La Bible ? Pas un livre, mais une véritable bibliothèque

Et si tu relevais le défi de commencer de lire ta Bible avec ton café ? (Source : Rawpixel)

« Hein ? La Bible ? »

Non, les membres de la « Reb’Team » ne sont pas en train de passer un casting pour un prochain film, « Les ch’ti, the last generation » ! Mais via cette vidéo, ils te lancent un défi pour t’encourager à t’intéresser au livre qui a changé l’histoire de l’humanité. Loin d’être un livre dépassé, la Bible peut avoir un réel impact dans ta vie. Relèveras-tu le défi de la lire ? Il te suffit d’abord de commencer !

Alors, si tu es plutôt du genre…(1)

Roman d’amour ?

Lis Ruth

Récit fantastique ?

Apocalypse now !

Mystère ?

Jean 20

Policier ?

Josué 7v1-26

Saga familiale ?

Genèse 12 à 50

Appel à la liberté ?

Lettre de Paul aux Galates

Coup de gueule ?

Ose Amos

Grande épopée ?

Exode 1 à 20

Péplum ?

Genèse 37-46

Méditation sur le sens de la vie ?

L’Ecclésiaste

Pratique ?

Proverbes

Politique ?

1-2 Rois

Sensible à la cause des pauvres et des marginaux ?

Lis la Bonne Nouvelle selon Luc

« Spécial origines » ?

Genèse 1-11

Humour ?

Jonas

Méditatif ?

Récite et chante les Psaumes

Action, avec un dénouement tragique ?

Marc

 

 

 

Note :

(1) Inspi d’après une carte de visite du Temple du Marais (Paris)

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Comment Dieu nous parle-t-il ?

Ecoute ! Dieu te parle !

Voici un exemple de question posée à « 1001questions.fr », excellent site dont nous avons déjà parlé ici : « comment Dieu nous parle-t-il ? »

La réponse, postée le 18/03 :

De tas de manières différentes ; il est libre !

Mais l’outil qui m’est donné pour l’entendre, c’est le texte biblique. Ce qui suppose un certain nombre de précautions propres à ce media particulier. Ainsi, il faut d’abord lire intelligemment le texte, en usant des mêmes moyens que pour n’importe quel texte (les notes qui accompagnent le texte y aident parfois) : le sens des mots et expressions, le contexte littéraire (= la Bible elle-même, à commencer par ce qui entoure le texte choisi) et historique (= ce qu’on sait du temps et du lieu de l’écriture), etc. Et puis il faut se demander ce que le texte m’apprend, me dit sur Dieu, sur moi, sur mes relations aux autres. Enfin il faut demander à Dieu de me faire comprendre ce qu’il veut me faire entendre, lui qui est une vraie personne vivante, à moi qui en suis une autre.

Il faut aussi accepter que Dieu se taise, ou dise autre chose que le texte biblique (choisi à bon escient ou au hasard). Mais c’est toujours la Bible qui reste le critère : si j’entends Dieu me dire le contraire, alors ce n’est pas Dieu ! Comme toute parole, celle de Dieu est un acte relationnel, qui m’implique autant que lui. C’est ma foi, pas mes connaissances, qui est sollicitée, elle concerne ma propre vie. C’est la parole d’amour d’un père, par elle je reçois la vie du Christ qui est mort et ressuscité pour moi. Dans le concret de mon existence. À proprement parler, c’est lui, Jésus, qui est la parole de Dieu pour moi.

Le critère pour savoir si c’est Dieu qui parle et pas mon inconscient ou l’air du temps : « sola scriptura » ! L’Ecriture seule a autorité.

Je puis donc aussi entendre cette parole à travers l’Église, les autres, les événements, la tradition, la nature, etc. Mais dans tout ça, je n’ai pas de moyen de savoir que c’est Dieu plutôt que mon inconscient ou que l’air du temps. Là encore, le critère, c’est la fidélité de ce que j’entends à la révélation biblique. C’est ce que les théologiens protestants appellent le « sola scriptura » : l’Écriture seule a autorité…

A cette réponse claire et précise, je rajouterai ceci : il est toujours frappant(mais pas étonnant) de constater que ceux ou celles qui remettent en question une telle autorité ont généralement tendance à lui substituer une autre parole et donc une autre autorité. La leur, le plus souvent…..

 

Voir aussi cette autre question, sur le même site : « comment entendre la voix de Dieu ? »

Où en êtes-vous dans votre lecture de la Bible ?

"La Bible ? Je l'ai !" me dis-tu... Mais l'as-tu lu ? Combien de fois ?

« La Bible ? Je l’ai ! » me dis-tu… Mais l’as-tu lu ? Combien de fois ?

Aujourd’hui, je ne vous demande pas si « vous avez déjà lu la Bible », mais plutôt « combien de fois l’avez-vous lue ? »

Pour vous aider à ce sujet, voici un outil pratique que m’a transmis un cousin, bénévole à La Maison de la Bible de Lyon : imprimez les « Bible map » ci-joints (plan-lecture-de-la-bible-mb-nt-at ; plan-lecture-de-la-bible-mb-at-nt) et cochez au stylo les cases à votre rythme, au fur et à mesure de votre lecture quotidienne, selon le plan adopté.

Commencez par l’Ancien ou le Nouveau Testament, et alternez Ancien et Nouveau Testament.

Bonne route !

« Ta parole est une lumière sur mon sentier.»(Ps.119v105)

L’Evangile.net : la Bonne Nouvelle à découvrir par soi-même et à partager

"L'Evangile.net" : un média, invitant à oser(se)questionner et à partager sur la foi, comme à créer des liens....

« L’Evangile.net » : un média, invitant à oser(se)questionner et à partager sur la foi, comme à créer des liens….

Ces jours-ci, j’ai le plaisir de découvrir « L’évangile.net »(1), reçu en « avant-première », de la part des éditions BLF, que je remercie pour leur amabilité.  A première vue, l’objet – très bien pensé et très bien conçu, très agréable à regarder et à manipuler -ressemble à un carnet. Mais il s’agit en réalité d’un livre….d’un genre un peu particulier. J’ai là entre les mains « un évangile interactif » permettant de découvrir par soi-même la foi chrétienne via l’Évangile selon Jean, une partie du Nouveau Testament, avec l’aide de commentaires et de plusieurs vidéos explicatives. Il sortira le 4 Octobre sur BLF Store.

De prix abordable et de par son format, il est le cadeau idéal à offrir à toute personne en quête de sens dans un monde troublé, et désireuse de découvrir directement par elle-même qui est Jésus-Christ, quel est le contenu et la portée de son message, ainsi que ce que signifie « croire en Dieu », autrement que par des sources de seconde ou de troisième main.

L’Evangile.net se décline en l’Évangile selon l’apôtre Jean en version papier, dans une traduction accessible et dynamique (« Parole vivante »), et en un site web où se trouvent des vidéos qui aident le lecteur à comprendre et à méditer ce qu’il lit.

L’évangile selon Jean a été choisi, parce que son sujet principal est Jésus-Christ, parce qu’il utilise des mots simples pour aborder de questions profondes, et parce qu’il privilégie une approche progressive de la foi.

Conçu pour rendre accessible la lecture de l’Evangile à la nouvelle génération et aux « digitals natives », « l’Evangile.net » réconcilie plusieurs approches :

Premièrement, nous sommes invités à une lecture dite « traditionnelle », puis à la méditation(2) d’un livre papier, dont le texte tient sur les pages de gauche. Les pages de droite, quant à elles, sont réservées à la prise de notes de réflexions personnelles et de questions nourries par la lecture et contiennent des commentaires, des questions et 14 liens vidéo(3). Celles-ci sont à regarder en dernier. Elles fournissent à la fois des « explications de texte » de douze passages choisis du livre et des réponses aux principales objections vis-à-vis de la foi, mais aussi des témoignages de chrétiens racontant leur expérience avec Dieu.

L’approche nécessite une certaine disponibilité de la part du lecteur (L’on découvre ainsi que la Bible parle d’elle-même si on la questionne), analogue à la disponibilité requise pour écouter et dialoguer avec quelqu’un d’autre.

D’ailleurs, si l’Évangile.net a été fait spécialement pour ceux que ne connaissent pas le Christianisme, quelque soit leur arrière-plan, ou leur absence d’arrière-plan religieux, il est aussi un excellent média permettant aux chrétiens de partager leur foi et de discuter avec leurs amis de sujets très concrets de la vie : la souffrance, la joie, la mort, la justice, l’amour vrai, la confiance, la vérité, la liberté, le mal, le besoin spirituel….

Mais plus qu’un outil, l’Evangile.net est un bel objet novateur, susceptible de passer de main en main, invitant à oser (se) questionner et à donner un témoignage « incarné », comme aussi à créer du lien. Et rien que pour cela, l’initiative mérite d’être encouragée !

 

Et comme « une image vaut mieux qu’un long discours », voici un lien pour découvrir, entre autres : le reportage diffusé sur France2 à ce sujet, le contenu des vidéos, la genèse du projet…

Il est enfin possible de feuilleter le livre ici.

 

Notes :

(1) Une co-édition BLF/collectif « Majestart ».

(2) A noter qu’ici, « méditer » ne signifie pas « faire le vide » en soi, mais plutôt à « mettre en relation » ou à relier ce que nous séparons si souvent : pensée et action, « vie intérieure et extérieure », l’esprit et le corps. « Méditer » implique une priorité de disponibilité et d’écoute du texte, puis de « cueillir » et « recueillir » nos découvertes de lecture par l’écriture couchée sur le papier….ou encore de « retenir » pour soi « un (….) noyau d’olive à retourner dans la bouche »(Erri de Luca. « Noyau d’olive ». Folio 2012, p.43)

(3) Le site web, où se trouvent les vidéos, est gratuit et accessible à tous. On peut gratuitement utiliser l’Évangile.net avec une Bible standard. L’application mobile est, elle aussi, gratuite et disponible pour Android et iOs. Le site et l’appli sont disponibles depuis le 4 Octobre 2016 (Date du lancement officiel)

 

Comment et pourquoi étudier la Bible ? (1)

Avant d'ouvrir la Bible, il convient d'abord d'être "ouvert" soi-même....

Avant d’ouvrir la Bible, il convient d’abord d’être « ouvert » soi-même….

Bonjour ! Pep’s café revient pour un rythme plus régulier, après la pause estivale !

Pour bien démarrer ce nouveau mois de Septembre de façon « studieuse », voici une nouvelle série d’articles vous invitant à partir ensemble à la (re) découverte d’un livre à la fois « bien connu » et « méconnu » : la Bible ! Mais il ne s’agit pas tant d’une invitation à découvrir la Bible pour elle-même que d’une invitation à nous y attacher (et au-delà, à nous attacher à Celui dont elle parle), à l’écouter, la lire, l’étudier, la mémoriser et la méditer régulièrement, de sorte qu’elle fasse autorité dans nos vies.

Bon parcours, quelque soit votre arrière plan et vos convictions philosophico-religieuses !

 

Première partie : nos motivations. Pourquoi lire et étudier la Bible ?

Quel est le point commun entre la Bible et un parachute ? Il ne faut pas oublier de l’ouvrir !

1) Nous lisons dans la Bible que « Dieu a parlé… »(Hébr.1v1), avec cette invitation, ou cet ordre : « Ecoutez, cieux ! Terre, prête l’oreille ! C’est le Seigneur qui parle… » (Es.1v2) ; « ciel, prête l’oreille et je parlerai ; terre, écoute les mots que je vais prononcer »(Deut.32v1).

De là ces questions : « Dieu a parlé ». Comment ? Que dit-il ? A qui ? Suis-je concerné ? Suis-je prêt à prêter l’oreille à ce qu’Il dit, et, selon Deutéronome 4v9, à « ne pas oublier ces paroles que (mes) yeux ont vues » ?(1) Et, surtout, à y obéir, à l’instar de Samuel : « parle Seigneur, ton serviteur écoute » (1 Sam.3v9-10. Voir aussi 1 Sam.15v22) ?

Dieu a parlé de plusieurs manières (Hébr.1v1) : Dieu a parlé à Jérémie par cette Parole semblable à « un feu, un marteau qui brise le roc » (Jer.23v29 ; 20v9) et qui le fait « trembler comme un homme ivre » (23v9). A Elie, Dieu a fait entendre « un murmure doux et subtil » (1 Rois 19v11-13). Et c’est au moment où Job et ses amis se sont arrêtés de discuter, que Dieu a parlé sans être interrompu ! (Job 38-41)

« Que toute chair fasse silence devant l’Eternel ! »(Zach.2v13) est la condition pour écouter Dieu nous parler, d’autant plus que Dieu ne cesse pas d’être Seigneur, quand Il parle. Cette « mise en condition » implique aussi, de notre part, de nous examiner et de nous « éprouver nous-mêmes » (2 Cor.13v5). Car nous pouvons bien affirmer : « Je sais qui j’ai cru » (2 Tim.1v12).  Mais sur quel fondement ? Quelle autorité ?

Avons-nous « des convictions » ? Ou « des croyances » ? D’où viennent-elles ? Une conviction est une idée qui me porte, alors qu’une croyance est ce à quoi je tiens. L’une ou l’autre devrait passer le test suivant :

 2) « L’heure de vérité » (et non pas « leurre de vérité ») 

Le Seigneur Jésus nous enseigne que « c’est la vérité qui (nous) rendra libre. » (Jean 8v32) Mais sommes-nous vraiment attaché à la vérité ? A moins que nous ne tenions trop à nos croyances, nos traditions, nos opinions, pour les lâcher …

« La vérité nous rendra libre »…mais « qu’est-ce que la vérité ? » demande Pilate à Jésus, en sortant ensuite avant d’entendre la réponse ! (Jean 18v38) Pourtant, Jésus est sans équivoque à ce sujet : Lui-même déclare, en Jean 14v6, être « la vérité »(2) et que la vérité est aussi le Saint-Esprit (Jean 15v13) et la Parole de Dieu (Jean 17v17). Les trois ne se contredisent pas et rendent témoignages l’un à l’autre (cf Jean 5v31-47 ; Jean 14v26, 15v26, 16v13-15 ; 1 Jean 5v9…).

Ceci posé, connaître la réponse à la question-ce qu’est la vérité-et savoir qu’il existe une vérité absolue est un premier pas, mais non suffisant. Car il ne s’agit pas de « connaître » la vérité de façon théorique, intellectuelle : il s’agit surtout d’y croire, et de « marcher dans la vérité ». C’est-à-dire, de vivre en accord avec les commandements de Dieu (1 Jean 2v3-6) et être vrai quant à Dieu, à soi et aux autres (1 Jean 1v5-10, Jean 8v31-32). Une promesse est d’ailleurs donnée à ce sujet en Luc 11v28 par le Seigneur Lui-même : « bienheureux sont ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent ! »

Mais la meilleure façon de « marcher » nécessite…de commencer à « marcher ». C’est-à-dire, d’avoir un « point de départ ».

 

 3) Quel est notre « point de départ » ?

Pour avoir déjà utilisé un GPS ou acheté un billet de train dans une gare, nous savons que pour aller quelque part, il nous faut un point de départ. Et tout navigateur sait que celui qui ne sait pas où il va suivra toujours « le sens du vent », et sera « ballotté çà et là à tout vent de doctrine… » (Eph.4v14)

« D’où partons-nous » ? Quel est notre fondement de foi et de vie ? Qu’est-ce qui fait autorité dans notre vie ?

Un fondement nous est donné par Dieu ; il nous parle par les Ecritures, la Bible, que nous avons complète.

La Bible n’est pas plus « ringarde » aujourd’hui qu’hier, comme en témoigne la conclusion de la parabole racontée par Jésus en Luc 16v27-31. Le riche tourmenté dans le séjour des morts dit à Abraham : « Je te prie donc, père, de l’envoyer dans la maison de mon père, j’ai cinq frères, en sorte qu’il les adjure; de peur qu’eux aussi ne viennent dans ce lieu de tourment. Mais Abraham lui dit: Ils ont Moïse et les prophètes; qu’ils les écoutent. Mais il dit: Non, père Abraham; mais si quelqu’un va des morts vers eux, ils se repentiront. Et Abraham lui dit: S’ils n’écoutent pas Moïse et les prophètes, ils ne seront pas persuadés non plus si quelqu’un ressuscitait d’entre les morts. »

Recevons-la donc avec foi et joie (Jer.15v16) ; ne la « boudons pas » pour de « la viande » (Nombres 11v4-20). Imitons plutôt :

  • Les Béréens (Actes 17v10-12) : de « sentiments nobles », ils recevaient la parole qui leur avait été enseignée « avec beaucoup d’empressement, et ils examinaient chaque jour les Écritures, pour voir si ce qu’on leur disait était exact ».
  • Timothée (2 Tim.3v10-17) : il connaissait « les Saintes Lettres » dès sa jeunesse (v15) ; quand Paul lui a prêché l’Evangile, il a été convaincu que ce message était conforme aux Ecritures et « digne d’être entièrement reçu » ; il a ensuite vu vivre Paul (vv10-13) et il a pu constater que c’était un homme de Dieu. C’est ainsi qu’il a su qu’il pouvait demeurer dans ce qu’on lui avait enseigné.

La qualité de la marche de ces croyants dépendait donc de ce que la Bible était leur norme de vie et leur fondement de foi.

 

Voici encore d’autres bonnes raisons de fonder sa vie sur les Ecritures bibliques, Parole de Dieu :

Le prophète Jérémie nous rappelle ce qui nourrit vraiment : « le froment » (la Parole de Dieu) et non « la paille »(les songes), laquelle peut servir de couverture ou de lit, mais non de nourriture ! (Jer.23v24-28)

L’apôtre Pierre nous exhorte à « (désirer), comme des enfants nouveau-nés, le lait spirituel et pur, afin que par lui (nous croissions) pour le salut » (1 Pie. 2v2).

Et l’auteur de l’épître aux Hébreux définit ce qu’est un adulte : celui « dont le jugement est exercé par l’usage à discerner ce qui est bien et ce qui est mal », et qui se nourrit de « nourriture solide » (Hébr.5v14) – ici la Parole de Dieu.

Qu’en est-il pour vous ? Faites le point !

Sans oublier ces avertissements toujours actuels :

  • « Ne pas oublier ces paroles que (nos) yeux ont vues », ou lues (Deut.4v9).
  • Nous avons « Moïse et les prophètes » (l’Ancien Testament) et même tout le Nouveau Testament en plus : « écoutons-les » ! (Luc 16v27-31)

(A suivre)

 

 

Notes :

(1) Le verset de Deut. 4v9 (habituellement traduit dans les versions Darby, Segond, TOB, Colombe…par « prends garde à toi….de peur que tu n’oublies les choses-ou événements- que tes yeux ont vues ») peut aussi se traduire par « tu n’oublieras pas les paroles que tes yeux ont vues ».  Dans l’original hébreu, le terme employé pour « mots » est « dabar » (« דָּבָר »). Ce qui peut vouloir dire » 1) Parole, mot, ordre, commandement, sentence, oracle, conseil…., 2) Chose, événement, action, 3) Cause, motif, 4) Affaire en Litige. Une des règles importantes en matière de traduction est de prendre en compte le contexte direct. Ainsi, les traductions « mot » ou « choses » peuvent être considérées comme des hypothèses valables. Quant aux termes « événement » ou « choses », employés par la plupart de nos versions, ils semblent correspondre à l’ensemble des événements qui sont décrits dans les versets suivants, notamment : « L’Éternel vous a parlé du milieu du feu ; vous avez entendu le son des paroles, mais vous n’avez point vu de figure ; il n’y avait qu’une voix. » (v.12, soit un événement à la fois auditif et visuel). L’intérêt de traduire par « choses » ou « événement » permet d’englober l’ensemble des choses décrites dans les versets suivants. Enfin, les interprétations rabbiniques à ce sujet sont également intéressantes en ce qu’elles soulignent « l’inscripturation » des commandements sur les tables de pierres (v13). Dans tous les cas, Moïse rappelle au peuple, « communauté de l’Alliance », qu’écouter Dieu est un premier impératif. Et aujourd’hui comme hier, lire les Saintes Ecritures, Parole de Dieu, c’est aussi obéir à ce commandement prioritaire de l’écoute.

(2) Et Paul rappelle que « la vérité est en Jésus »(Eph.4v21)

 

Foireux liens de mai(15) : « ne passons pas à côté de l’essentiel ! »

Les "Foireux liens" de Mars : une actualité "chaude", qui ne devrait pas vous laisser "froid"...

Les « Foireux liens » de Mai : une invitation à « ne pas se conformer au monde présent » et à adopter une vision sociale et sociétale biblique !

Et « l’essentiel », c’est avant tout les relations. D’avoir de bonnes relations. Et surtout, de cultiver ces relations, sachant que la fidélité n’est pas acquise pour toujours. Les liens ci-dessous ont trait aux relations avec Dieu, premièrement, puis « les uns les autres » – un enjeu, surtout à une époque du cloisonnement et de l’atomisation.
1)Ainsi, comment prendre ne seraient-ce que « quatre minutes » avec Dieu par la Bible et la prière « pour une bonne journée » ? Une décision vitale, face au stress, « au surbooking et à un rythme de vie décapant ». C’est le défi que nous invite à relever ce « guide expresso » (1)pour les 25-45 ans de la Ligue pour Lecture de la Bible(LLB). Un programme qui peut paraître peu ambitieux(en comparaison du défi relevé chaque matin par l’écrivain napolitain Erri de Luca), à moins qu’il ne s’agisse de « réalisme ». Mais quatre minutes seront-elles « suffisantes » pour se nourrir, ou « toujours trop », par « manque de temps » ?

Pour les visuels – et les pressés – une présentation vidéo ici :

Si nous prenons la peine et le temps de lire et d’étudier la Bible, nous nous poserons les questions suivantes, avec le bibliste Joël Sprung :

2) « Dans la loi qu’est-il écrit ? Comment lis-tu ? » Le « bon sens » (est-il) « près de chez vous » ?

L’animateur du blog « pneumatis » souligne que « nous vivons une époque dans laquelle la confrontation des méthodes exégétiques, dans les milieux chrétiens, est très vive(…)Quoiqu’il en soit, il convient au moins de rappeler ici que cette confrontation est au moins aussi ancienne que la pluralité des milieux de réception de l’Ecriture. Dès lors, comment s’y retrouver ? Une « méta-méthode », qui pourrait prétendre à faire l’unanimité, et qui pourrait sinon être au moins le mouvement premier du lecteur croyant, consisterait finalement à interroger l’Ecriture elle-même, pour savoir ce qu’elle dit de la manière de l’interpréter. Étrange paradoxe alors, a priori, que de devoir lire pour savoir comment lire ! »

3) « Mais que dit la Bible ? » Notamment à propos de ce sujet controversé et sensible de l’homosexualité, à découvrir sur TGC – Evangile 21. Pour Kévin de Young, « en tant que chrétiens vivant au milieu de la controverse, il y a trois choses que nous devons garder ouvertes : nos cerveaux, nos cœurs et nos Bibles ».

4) « Que dit la Bible » : une question qui ne porte pas seulement(et exclusivement)sur des « questions de société », mais qui porte aussi sur des « questions sociales ». On se reportera donc avec profit sur cette étude d’Alain Nisus – « Connaissance de Dieu et justice sociale chez le prophète Jérémie » : Ou comment il ne saurait y avoir « de disjonction entre la piété et l’éthique ; entre la pratique de la justice sociale et la pratique du culte ; entre l’orthodoxie et l’orthopraxie. La piété authentique s’exprime aussi par un souci de justice sociale ». Et comment il ne saurait y avoir « de disjonction entre l’éthique sociale et l’éthique sexuelle ».

5) Un autre sujet de société : le célibat. Serait-il « Hors norme », notamment de nos jours ? « Pour une valorisation(et une vision biblique) du célibat », il est possible de lire l’édifiante recension du livre d’Albert Hsu sur « elle croit », de nature à inspirer toute réflexion sur cet éternel sujet.

6) Mondialisation : Le « globish » serait-il « la langue de Babel » ?
Est-ce « s’isoler » que de « parler français aux Français, en France » ? s’interroge Patrice de Plunkett, relayant sur son blogue une tribune de Xavier Combe (enseignant à Paris-X et président de l’Association française des interprètes de conférence), à lire intégralement sur Libération. En effet, mot-valise formé à partir de « Global » et de « English », le « globish » est devenu « la langue véhiculaire de la planète » et surtout « la langue de la mondialisation ». Mais, « contrairement au mythe de Babel », estime Xavier Combe, « la malédiction serait que les hommes ne disposent plus que d’une seule langue, d’une unique et même façon de penser ».

7) « Ubérisation » :  un néologisme devenu omniprésent dans la presse, également orthographié «uberisation» sans accent aigu, en référence à « Uber », la fameuse entreprise de mise en relation de chauffeurs professionnels indépendants et de client.
« Au carrefour de l’économie du partage, de l’innovation numérique, de la recherche de compétitivité et de la volonté d’indépendance des Français »(sic), un « phénomène » vu par un « observatoire de l’ubérisation »(2), comme « une lame de fond » susceptible d’ « impacter [ou de bouleverser ]petit à petit tous les secteurs de l’économie traditionnelle des services ». Voici six exemples de ces bouleversements : la profession de taxi, les libraires et l’édition (investie par Amazon), les hôtels, les professions juridiques, les banques et les restaurateurs….Un point commun : offrir la possibilité de se servir tout seul, rapidement, avec la suppression des intermédiaires.

Avec quelles conséquences ? Est-elle « une chance pour l’économie » ?

Faut-il (et peut-on y) résister ?(3) « Uberisation » rime-t-il aussi avec « paupérisation » et « précarisation » ? Chacun – et notamment le chrétien, invité à « ne pas se conformer au monde présent »(cf Rom.12v2) – est appelé à s’interroger.

8) D’ailleurs, il y a deux ans, dans un article consacré à Althusius, un penseur politique protestant, nous soulignons cet affaiblissement des « corps intermédiaires » entre l’Etat et l’individu, soit de toutes les formes de vie associative non gouvernementale, y compris la famille et l’Église(cela concerne aussi l’entreprise).  Un affaiblissement qui favorise l’essor de l’individualisme et du libéralisme, lequel « fait de l’individu et de ses droits inaliénables (liberté, propriété…) le centre et l’origine des relations sociales ». La « main invisible » a aussi un effet destructurant par essence, puisqu’elle « disloque la société, mais ne la conserve pas ». L’occasion de reconsidérer une contribution oubliée de la pensée politique protestante, soit une vision de la vie sociale et politique fondée sur les notions d’alliance et de consensus. Une vision de nature à nous faire réfléchir, d’une part, sur l’exercice équilibré de l’autorité dans la société, en termes de consensus, et, d’autre part, sur l’importance des institutions médiatrices entre l’Etat et l’individu.

Dit autrement :

9) « Comment bâtir des relations authentiques ? » Ou « comment entretenir des relations où les gens se sentent assez à l’aise pour se montrer vulnérables ? » Un article découvert via elle croit.com, et un enjeu fondamental qui concerne aussi les hommes !

Et pour finir :

10) Cette excellente intervention récente de Benoît, des « Cahiers libres », sur le sens de la grève contre la loi travail : une « scandaleuse atteinte aux droits des consommateurs » ? A moins de se souvenir que le consommateur est aussi un travailleur. Et si on donnait prioritairement la parole à ce dernier, pour le laisser s’exprimer sur ses droits légitimes ? C’est sur le « blog notes » de Radio Notre Dame, et c’est à (ré)écouter sur les « Cahiers libres ». Ne pas manquer le démontage en règle du fameux sophisme : « faciliter les licenciements et précariser le travailleur permettra de lutter contre le chômage » !

 

Notes : 

(1) Parmi les contributeurs, on y retrouve entre autres Olivier Keshavjee, théologien réformé et « animateur de paroisse » en Suisse. Il est aussi censé animer son blogue « Théologeek ». Mais si vous en avez assez d’attendre qu’« une particule de créativité traverse le vide interstellaire(j’allai écrire « intersidéral »)pour s’écraser sur un de ses neurones »(ce qui n’est plus arrivé, à l’heure où j’écris, depuis le 9 avril 2015), vous pouvez toujours le lire sur le guide « Express’o » !

(2) On notera que ledit « observatoire » a été fondé par des auto-entrepreneurs (FEDAE) et l’association « Parrainer la Croissance ». Il se donne « pour but d’accompagner l’ubérisation, d’apporter un constat précis et de proposer des pistes de réflexion autour de la réforme du code du travail, du dialogue social, de l’évolution du Droit… ». 

(3) Cf cet article du Monde diplomatique. Voir aussi ces autres exemples pour l’économie et l’université.  A lire, également, « ultramoderne solitude », entretien avec Philippe Breton, dans « La Décroissance », avril 2016, numéro 128, pp3-5 : « sur l’uberisation de l’économie, il y a des résistances très fortes, on voit ce que donne la déréglementation du travail. Les partisans des nouvelles technologies nous flattent en disant : « l’individu moderne n’a pas besoin de régulation ». Mais les gens voient que tout n’est pas possible, que la toute-puissance de l’individu est relative, que les professions doivent être réglementées. Ils ont conscience que ce sont les règles collectives qui nous permettent de vivre en société, qu’il faut des normes, des médiations, des régulations. On sent que dans un monde non régulé, la violence refait rapidement surface »(op. cit., p 5).

 

« Que celui qui a soif vienne » et dise « viens ! »

"Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi, et qu'il boive", dit Jésus. "Celui qui croit en (Lui), des fleuves d'eau vive couleront de son sein, comme dit l'Écriture".(Jean 7v37-38)

« Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive », dit Jésus. « Celui qui croit en (Lui), des fleuves d’eau vive couleront de son sein, comme dit l’Écriture ».(Jean 7v37-38)

« Avec (sa) Bible et son couteau », Benoît, des « Cahiers libres », qui attend le retour du Seigneur, raconte comment, « depuis quelques mois » lui et « quelques amis » prennent « l’habitude de (se) retrouver régulièrement pour lire la Bible mot par mot ». Ils n’appartiennent « à aucune école exégétique » et ils « se foutent éperdument de savoir si l’exégèse historico-critique vaut mieux ou non que l’exégèse narrative. Sans aucune précaution méthodologique », ils « lisent avec acharnement », « mangent » la Parole[à l’instar du prophète Jérémie« en tentant de n’en perdre aucune miette ».

« Entre les lettres de Paul », elle fait « un petit détour dans le livre d’Esther » depuis le mois de décembre.
Le principe est simple : lire le passage proposé, le méditer, puis partager sa propre méditation sur le blogue dans les commentaires. L’intérêt étant de faire sa propre méditation du passage avant de lire la méditation qu’elle propose chaque jour.
Un rendez-vous mensuel autour de la Bible : ce "vieux bouquin" ou  la Parole de Dieu  ?

Un rendez-vous mensuel autour de la Bible : ce « vieux bouquin » ou la Parole de Dieu ?

Pour ma part, en parallèle de ce blogue, mon groupe d’étude et de partage de la Parole de Dieu, pour hommes de mon église locale, se réunit chaque mois, pour la sixième année consécutive, autour d’un livre de la Bible(ou du moins, une partie) qui nous occupera toute l’année. Pour 2015-2016, nous avons choisi de revenir « aux commencements », avec Genèse 1-11. Nous prenons notre temps(nous en sommes à Gen.3v1-6), dans un esprit convivial et fraternel, et sur un mode interactif, pour écouter le Seigneur nous parler.

Lors de notre première réunion de l’année 2016, l’un de nous(qui vient depuis le début « parce qu’il en a besoin ») a invité un ami-un vieux monsieur de soixante-dix ans. Lequel, actuellement « en chemin » et ayant déclaré « ne pas connaître grand chose », est venu avec l’essentiel : sa très grande soif et son énorme besoin de communion spirituelle. Sa présence nous a fait un bien fou à tous, ouvrant une fenêtre sur l’extérieur et nous rappelant qu’un groupe d’étude biblique ne saurait rester replié sur lui-même, ni garder pour lui-même ce qu’il reçoit et découvre. Le Seigneur Jésus-Christ invite d’ailleurs quiconque « a soif » à venir à Lui, et boire. Car « celui qui croit en (lui), des fleuves d’eau vive couleront de son sein, comme dit l’Ecriture »(Jean 7v37-38)
« Celui qui boira de l’eau (qu’il lui donnera) n’aura jamais soif, et l’eau (qu’il lui donnera )deviendra en lui une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle »(Jean 4v14).
 
A donc sa place dans de tels groupes celui qui entend cette invitation de l’Esprit : « Viens ». « Et que celui qui entend dise[à son ami, à son voisin en recherche, ouvert à la Parole] : Viens. Et que celui qui a soif vienne; que celui qui veut, prenne de l’eau de la vie, gratuitement »(Apoc.22v17 cf Es.55v1-3). Et « à celui qui a soif »(et seulement à celui-là) Dieu lui donnera « de la source de l’eau de la vie, gratuitement »(Apoc.21v6)
Si ce n’est pas une invitation, ça….

Comment lis-tu ?

Verres optiques par George Hodan

Verres optiques par George Hodan

L’été est là depuis quelque temps, même si le temps dont nous disposons ne nous aide pas toujours à le croire. Mais ne râlons pas…

L’été est là et les vacances d’été(pour certains !)débutent.

Une question demeure : que faire ? Que et qui voir ? Où aller ? Qu’emporter dans nos bagages ? (pour ceux qui pourront partir en vacances)

Que lire ?

Tiens, puisque l’on parle de « lecture » ! Parlons encore de la lecture de la Bible ! Et surtout d’une certaine façon de lire :

Quand je lis, ici ou là, certaines façons de lire ou d’interpréter les Ecritures(mais aussi certaines façons de considérer les Ecritures-ce qui est la même chose !), je pense souvent à ce passage de 2 Jean 9 :
« Quiconque va plus loin et ne demeure pas dans la doctrine de Christ n’a point Dieu. »

« Aller plus » ou « trop loin », c’est courir le risque de ne pas demeurer dans la doctrine de Christ(Et donc de s’en écarter)et de ne point avoir Dieu.

2 Jean v9 est une mise en garde pour quiconque, érudit, sage, intelligent ou moins instruit(mais sachant lire et comprendre).

Ainsi, il est possible de prendre beaucoup d’énergie et de temps pour fouiller, décortiquer, creuser, des notions de la Bible. Il est dommage que cela ne nous conduise pas toujours à un émerveillement simple, réel et franc, quant à ce que Dieu a fait pour nous.
La théologie peut être utile, comme, parfois, de discuter. Dieu nous exhorte à creuser Sa Parole, mais à la condition de ne pas perdre de vue, et le fil rouge-Christ-et et la finalité : grandir dans une meilleure connaissance, plus vivante, plus authentique, plus vraie, de Dieu et de Jésus-Christ, ainsi qu’une plus grande obéissance et soumission à Dieu. L’obéissance, la soumission à Dieu(et l’amour), c’est là l’essentiel.

Pour l’avoir oublié, Eve a été trompée : elle a voulu discuter avec le premier théologien de l’histoire(Gen.3)et cela l’a conduit à douter de Dieu et à prendre du fruit défendu. Pierre a aussi « oublié » de se soumettre au Seigneur et a voulu discuter avec Lui(Jean 13v36-38 et Matt.16v21-22). Résultat, il n’a pas pu veiller même une heure avec Jésus et on connaît la suite à Gethsémané…
De même, enfin, le peuple juif (en réalité sans doute plus « le peuple de l’interprétation des Ecritures » que « du Livre ») : ils scrutaient, sondaient les Ecritures, mais ont oublié l’essentiel(Jean 5v39). Résultat, lorsque le Messie est venu, ils ne l’ont pas reconnu. Mieux : ils savaient où Il devait naître, mais ne se sont pas déplacés pour l’adorer.

A l’inverse, le Seigneur ne discute jamais avec l’adversaire, notamment sur Son identité et Sa mission, et affirme la Parole avec autorité(Matt.4 et Marc 5)

Bref, que conseiller(si je puis conseiller quelque chose !)de « faire » (ou de vivre)cet été ? 

La lecture du Livre par Peter Griffin

La lecture du Livre par Peter Griffin

De se (re)plonger dans la Parole de Dieu écrite : la Parole et rien que la Parole de Dieu(du premier au dernier livre, NT et AT) pendant les deux mois qui viennent. Vous verrez : ce livre, vivant, est passionnant ! Il vous parle d’une personne toute aussi vivante et passionnante !

– De « creuser » cette Parole vivante d’une façon différente, comme pour y trouver des trésors, sources d’émerveillement…dans le but d’ »aller plus loin », dans une communion et une connaissance(et une soumission) plus profonde, plus vraie, plus vivante, plus juste et meilleure avec Christ. Nos perspectives pourraient être totalement différentes !

Bonne lecture à chacune et chacun !

Et bonne « chasse au trésor »…. »si tu veux aller loin » !*

Que le Seigneur vous conduise !

PS : pour ma part, j’avais eu, au départ, idée de consacrer un ou deux billets(pour terminer juillet)à quelques critiques de films ou de livres.

Au final, je n’en conseillerai donc qu’un(ou plutôt : une bibliothèque de 66 livres en un volume de poche) pour l’été. Plusieurs plans de lecture de la Bible sont disponibles sur ce blog, dans la partie « étudier la Bible ».

Je reparlerai d’autres livres(autres que la Bible, mais que j’ai trouvés édifiants et intéressants) et de films, à la rentrée(peut-être, au plus tôt, fin août).

En attendant, ce blog et son bloggeur se mettent au repos pour juillet-août. Je compte mettre à profit ce temps pour continuer à mettre en pratique que j’ai conseillé plus haut.

Profitez-en pour vous promener sur le blog et pour lire les autres billets (qui ne sont pas si nombreux après presque six mois d’existence !)

Grâce et paix en Jésus-Christ à vous tous !

Note :

*Hommage à Ralph Shallis !

Lisons la Bible ! 4 plans de lecture

Femme jeunesse d'esprit par Petr Kratochvil

Femme jeunesse d’esprit par Petr Kratochvil

Quel est le conseil le plus judicieux que l’on peut donner à quelqu’un, chrétien ou non, s’il veut connaître Dieu ?

Lire la Bible !

A ce sujet, nous avions déjà consacré quelques billets, notamment ici.

Lire de façon régulière et systématique chaque livre de la bible d’un bout à l’autre constitue l’une des cinq voies privilégiées, pour une bonne prise en main et une compréhension saine de la Bible. Elle permet en effet d’avoir une vue d’ensemble des Écritures.
Il est possible de le faire en un an, si l’on lit, en moyenne, au moins trois chapitres par jour. Nous vous avions promis plusieurs cycles de lectures. Les voici : Plan de lecture systématique de la Bible 2013

Ce plan se découpe en quatre cycles de lecture, chaque cycle correspondant à un an de lecture. Il est toutefois possible de commencer par le cycle qui nous convient le mieux.

Le 1er cycle propose de lire toute la Bible en un an, en alternant Nouveau et Ancien Testaments et en proposant la variante suivante : débuter la lecture de l’AT par les livres « de la sagesse » (Eccl., Proverbes, Job, cant. et les psaumes)

Un 2e cycle comprend la lecture(en s’y attardant particulièrement) de 10 livres essentiels en un an

Un 3e cycle propose des livres courts et/ou moins familiers, pour s’exercer à une lecture/ étude systématique en un an

Enfin, un 4e et dernier cycle comprend 20 livres représentatifs du contenu de la Bible (sur un an)

Alors….que vous la lisiez sur ce support, ou….

Femme sms lecture par Petr Kratochvil

Femme sms lecture par Petr Kratochvil

                ….sur celui-là….

Saint Bible par Vinicius de Carvalho Venâncio

Saint Bible par Vinicius de Carvalho Venâncio

Lisez la Bible, en vous souvenant qu’elle parle de Jésus-Christ !

Bonne lecture !

« Deux jambes ou un bout d’oreille… » : des restes dérisoires ?

Je ne crois pas aux coïncidences.

Ce matin, un verset du livre du prophète Amos me revient subitement en mémoire :
« Ainsi dit l’Éternel: Comme le berger sauve de la gueule du lion
deux jambes ou un bout d’oreille, ainsi seront sauvés les fils d’Israël… »(Amos 3v12)

agneau-belantLa dernière fois que j’ai lu ce passage, c’était il y a environ deux mois(Le 30/10/12 pour être exact): il était cité dans deux livres lus le même jour, à quelques heures d’intervalle :
« A qui est cet enfant? » de Bill Wilson, engagé dans un ministère d’évangélisation parmi les enfants des banlieues défavorisées de New York(PP 183-184) et « Première heure » d’Erri de Luca, écrivain italien, dont on reparlera encore une autre fois(PP 9-10).

Le premier, qui se questionne sur ce que signifie « un coeur de berger », commente cette illustration d’un lion, d’un agneau et d’un berger contenue dans Amos 3v12. « Un agneau se fait prendre dans la mâchoire d’un agneau, mais on ne sait pas pourquoi il s’est fait attraper…on nous dit seulement qu’il est pris(…)L’agneau est pris dans la gueule du lion. Le berger arrive et se trouve confronté à deux choix. Dans ce cas-ci, il agit(…)Le berger accourt et essaie de retirer l’agneau des mâchoires du lion. Il s’y efforce tellement qu’il finit par arracher la patte de l’agneau… », puis « une autre patte », même si l’agneau est en train de mourir. Et « dans un ultime effort », même si son geste paraît désespéré et au risque de voir le lion se retourner contre lui*, « il attrape et déchire un morceau d’oreille de l’agneau.
Deux jambes et un bout d’oreille-pourquoi ? »

Bill Wilson n’a peut-être « que deux pattes et un morceau d’oreille ». Son engagement pour sortir des enfants défavorisés de leurs misères morales, sociales et spirituelles peut paraître « dérisoire ». Néanmoins, il reste persuadé que nous savons pourquoi l ne baisse pas les bras.

(* une autre histoire de berger ne craignant pas pour sa vie peut se lire dans l’évangile selon Jean 10v11-15, 17-18)

Cette histoire de morceaux de jambes ou d’oreille arrachés à la gueule d’un lion a beaucoup réconforté Erri de Luca, comme lui-même l’explique dans la préface de son livre, « Première heure » : « tout au long de (ses)années de vie d’ouvrier », celui qui est maintenant un écrivain feuilletait « les Saintes Ecritures et leur hébreu ancien une heure avant de partir au travail. Il (lui)semblait ainsi saisir un peu de chaque jour nouveau avant qu’il ne soit dérobé par la fatigue(…)Encore maintenant, alors (qu’il)n’exerce plus ce métier, (ll a)gardé cette habitude et cet horaire. »

Pour Erri de Luca, cette « heure prise au reste de la journée est le bout d’oreille, la patte (qu’il a) retirée au gaspillage inexorable, grand dévorateur du temps accordé ».

« Un bout d’oreille, deux jambes »…des morceaux qui peuvent paraître dérisoires, mais quels morceaux !
« Un bout d’oreille » pour écouter Dieu dès le matin, à travers la Bible, Parole de Dieu ; et « deux jambes », pour « marcher », mettre en pratique ce que l’on aura reçu et compris de la Parole du jour.

Ainsi, écouter sans avoir la volonté d’appliquer est perte de temps et vain(l’inverse est aussi vrai).

« Qui es-tu Seigneur ? » et « que veux-tu que je fasse », demandait Paul à Jésus, sur le chemin de Damas(Actes 9v5-6).
Si l’on ne se pose pas la deuxième question, il est inutile de se poser la première.

Bonne journée à vous !