Week-end « Discipleshift » à Paris : entretien avec Raphaël Anzenberger sur la « transition ecclésiologique »

C’est une première en France : Une rencontre francophone « discipleshift » aura lieu les 25 et 26 novembre 2022 à Paris ! Raphaël Anzenberger, l’un des organisateurs, a bien voulu se prêter au jeu des questions-réponses pour nous en dire plus : qu’il en soit remercié !

Bonjour Raphaël Anzenberger, peux-tu te présenter ?

Je suis Alsacien, et j’habite à Montréal ! Je dirige l’Union des Eglises Baptistes Francophones du Canada. Je suis également enseignant-chercheur en missiologie.

Caroline Bretones, Pasteure au temple du Marais, Paris [que je remercie], m’a parlé d’un prochain événement auquel elle est associée et qu’elle estime intéressant pour les églises. Il s’agit d’une rencontre francophone autour du « discipulat », qui sera organisée sur deux jours à Paris, à l’Espace Charenton (25 et 26 novembre prochains), par Exponential Europe.

Qu’est-ce que « Exponential » ? Quel est son but et pourquoi ce nom ?

Nous définissons Exponential comme une « communauté de praticiens préoccupés par la question de multiplication ». Il y a plusieurs occurrences du mot « multiplier » dans le livre des Actes. On y voit que l’évangile se multiplie (Ac 6v7, 12v24), les disciples se multiplient (Ac 6v1, 6v7), et les églises se multiplient (Ac 9v31). C’est notre préoccupation ! Exponential est un mouvement international avec des rencontres en Amérique (Exponential.org) et en Europe (Exponential.eu).

Qu’est-ce qui a conduit à l’organisation de la rencontre des 25 et 26 novembre prochains, à Paris ?

Tous les deux ans, nous organisons une rencontre Européenne francophone sur un sujet. C’est la première cette année de ce cycle de deux ans. Les autres années, nous organisons des rencontres par ville.

Quel est ton rôle, dans cette rencontre ?

Je suis l’un des organisateurs du côté Français et Québécois. J’animerai la table ronde du Samedi matin avec Anne-France de Boissière d’Alpha France, et un atelier sur la formation de disciples dans un monde sécularisé l’après-midi.

Que peux-tu nous dire quant à son esprit et son but, ainsi que le public visé ?

Nous aurons deux jours de travaux. Le 25, la journée sera consacrée à la réflexion sur les modèles de transition vers des paroisses qui favorisent la formation et la multiplication d’églises. Sous format de communauté d’apprentissage, 300 pasteurs et responsables d’œuvres échangeront, débattront et proposerons des modèles propres au terreau francophone Européen.

Le 26, nous attendons 900 participants pour réfléchir autour du thème de la formation de disciples : qu’est qu’un disciple, comment former des disciples, qui forme qui, quels types d’églises favorisent la formation de disciples. Il y aura 17 ateliers, 4 tables rondes, des études bibliques, un village d’experts et des livres offerts !

Qu’est-ce qui a motivé le choix des intervenants, durant ce week-end ?

A Exponential, nous voulons mettre en avant les meilleures pratiques sur le sujet en puisant dans l’expérience des collègues, qu’ils soient protestants, évangéliques ou catholiques. C’est ainsi que vous trouverez des responsables de différents milieux qui partagent tous la préoccupation de l’annonce de l’évangile. Ce que Sébastien Fath appelle « l’œcuménisme kerygmatique » [de « Kerygme », ou l »annonce première » selon 1 Corinthiens 15v3-4. NDLR]. Ce sont des hommes, des femmes, des prêtres, des pasteurs, des laïcs, bref une pluralité d’intervenants qui reflètent la pluralité de l’Eglise !

Par exemple, qui pourra-t-on croiser, parmi les intervenants, lors de cette rencontre ?

On est encore en train de confirmer mais sont déjà assurés: Caroline Bretonnes, Anne-France de Boissière, Daniel Liechti, Eric Zander, Christian Kuhn, Mario St Pierre, David Nolent, Alain Stamp, Grégori Reyes pour les plus connus du circuit..  

Il sera question de « DiscipleShift » : de quoi s’agit-il exactement ?

DisciplesShift est un jeu de mot anglais qui parle de « shift », c’est-à-dire de transition, dans la façon de concevoir la formation de disciples. L’expérience montre que la catéchèse, ou l’enseignement didactique dans nos paroisses, n’aboutissent pas forcément à la formation de disciples de Jésus. Les raisons sont multiples et beaucoup y voient une conséquence du manque d’engagement missionnaire de l’église dans le monde. Il nous faut un « shift » dans notre manière de s’y prendre !

Après « la transition écologique », voici maintenant « la transition ecclésiologique » : pourquoi ce choix d’angle, pour une rencontre sur le discipulat ?

Parce que nos structures ecclésiastiques ne sont pas neutres. Elles racontent une histoire. Dans certaines traditions historiques, la formation de disciples est systémique, le plus souvent au travers du schéma baptême, catéchèse, confirmation/communion. Dans d’autres traditions, la formation de disciples relève du mandat pastoral. Dans d’autres encore, chaque disciple est appelé à former d’autres disciples. Nous partons du principe qu’une bonne transition ecclésiologique vise à faire converger ces trois approches : systémique, pastorale et de chaque membre. C’est à la rencontre de ces trois réalités que nous voyons une formation de disciples féconde.

En quoi le programme peut-il être intéressant pour les églises ? Pourquoi s’inscrire ?

Ce programme de deux jours s’adresse en particulier aux collègues pasteurs, responsables de ministères ou d’œuvres, qui souhaitent échanger et partager sur le sujet. Nous ne prétendons pas avoir réponse à tout. Mais nous croyons que dans l’échange des meilleurs pratiques, dans la richesse et le respect de nos différentes traditions ecclésiales, s’opère la dynamique apostolique que nous recherchons tous. Si vous avez à cœur que tout l’évangile soit proclamé par l’Eglise au monde entier, ce rendez-vous est pour vous !

En mai 2020, tu participais à la troisième édition du séminaire « L’Eglise qui croît », organisé via zoom par les Attestants, sous l’angle de ce qui va, peut ou doit « Mourir, survivre ou vivre », avec Anne-France de Boissière, et bien d’autres. Aujourd’hui, ton engagement pour une rencontre axée « discipulat » et « transition » : est-ce « un hasard » ? Ou alors « un hasard avec un grand D » ?

Nous en parlions justement avec les amis à l’époque ! L’idée est d’aller plus loin dans une mise en pratique de nos réflexions. Je suis heureux de voir que deux ans après, nous sommes au rendez-vous Divin !

Le dernier mot est pour toi !

Je crois que c’est la première fois que nous voyons une telle mobilisation œcuménique autour de la question de la formation de disciples. C’est une première en France en tout cas. Le Saint Esprit nous invite à aller plus loin ensemble. Je veux le rejoindre dans sa mission. C’est ma préoccupation, et celle de beaucoup de ceux qui nous lisent aujourd’hui. Alors rejoignez le mouvement ! 

Merci, Raphaël !

« Les Anneaux de pouvoir », d’après Tolkien : une série tv pour notre édification

« Le Seigneur des anneaux : les anneaux de pouvoir »: une série TV pour découvrir en quoi le royaume de Numenor de Tolkien a encore des choses à nous apprendre….

Un démagogue charismatique séduit un puissant empire, prenant le pouvoir en promettant de restaurer la gloire passée. Un peuple trahit ses principes fondateurs, délaissant la foi de ses pères pour poursuivre des rêves d’immortalité. Leur capitale vacille jusqu’au bord de la guerre civile. Les fidèles restants sont traqués comme des traîtres par une foule déterminée à les anéantir.

Non, il ne s’agit pas là d’un résumé des prophètes de l’Ancien Testament ou de notre actualité récente, mais de quelques-unes des histoires contenues dans le Silmarillion [pas encore lu] de J. R. R. Tolkien, « la bible » des traditions de la Terre du Milieu.

Longtemps négligées, ces histoires ont enfin trouvé leur place sous les feux de la rampe, puisqu’Amazon vient de lancer sa série [pas encore vue] Le Seigneur des Anneaux : Les Anneaux du Pouvoir.

Réputée série télévisée la plus chère jamais produite, ce projet d’un milliard de dollars est une adaptation d’une toute petite partie de l’œuvre de Tolkien. Dans la chronologie fictive de l’auteur, l’histoire de la Terre du Milieu se déroule sur trois âges. La plupart du Silmarillion concerne le Premier Âge. La trilogie de livres et de films la plus célèbre et la plus appréciée [lus et vus], Le Seigneur des Anneaux, couvre la fin du Troisième Âge. La nouvelle série télévisée d’Amazon se situe entre les deux.

Tolkien n’a presque rien écrit sur cette période. Pourtant, le peu qu’il a élaboré fourmille de résonances politiques. Dans les 23 courtes pages d’« Akallabêth », un chapitre du Silmarillion, Tolkien raconte la gloire du royaume de Númenor, mais aussi son orgueil démesuré et sa folie.

Dans la moitié du chapitre suivant, « Les anneaux de pouvoir », Tolkien évoque ces fameux anneaux et décrit ce qui ressemble fondamentalement à la troisième guerre mondiale — un conflit cataclysmique si destructeur que le monde ne s’en est jamais remis, bien que les bons aient remporté la victoire.

C’est un récit extraordinaire (et extraordinairement pertinent), fait de passion, d’ambition, de manipulation et de tromperie politiques, d’intrigues géopolitiques, de guerre religieuse, de théodicée et d’apocalypse. C’est l’histoire de personnes qui parviennent à s’imposer par l’honneur, la tromperie ou la conquête, et une mise en garde contre les destructions que des hommes et des femmes ambitieux peuvent engendrer lorsqu’ils disposent d’un pouvoir considérable. Pour tous ceux qui s’intéressent à cette série, voici ce qu’il y a à savoir sur l’histoire dont elle s’inspire – et en quoi le royaume de Númenor décrit par Tolkien a encore des choses à nous apprendre aujourd’hui – dans un passionnant article de Paul D. Miller, professeur à l’université de Georgetown et chargé de recherche à l’Ethics & Religious Liberty Commission. C’est à lire en français sur le site web de Christianity Today.

Une série adaptée de Tolkien jugée audacieuse par Paul D. Miller, d’autant plus que « quand  la plupart des divertissements commerciaux répondent à la demande de résolutions complètes, il (en) faut de l’audace pour raconter une histoire mature sur un monde brisé et jugé, où tous les héros sont imparfaits et où chaque victoire terrestre reste conditionnelle.

Cette histoire est une source d’inspiration parce qu’elle est réaliste, même si elle est peuplée [d’êtres imaginaires]. Plus la série « Les Anneaux de pouvoir » sera fidèle à ces vérités, plus importante sera sa contribution, non seulement à notre divertissement, mais aussi à notre édification ».

Le Premier livre des Psaumes : texte hébreu et texte grec

C’est un bien curieux recueil de prières à Dieu que les Psaumes, cette partie de la Bible, qui semblent dire tout et son contraire, soit à la fois l’absence et « le silence » de Dieu, la détresse et la misère de l’homme, le sentiment d’être abandonné et entourés d’ennemis ; mais aussi la louange, la victoire, la grande affirmation du pardon et de la bienveillance de Dieu.

De même, c’est là un bien curieux objet que ce « premier livre des Psaumes », édité par Bibli’O et reçu gracieusement en « service presse » cet été,  de la part de Laurène de La Chapelle, chargée de communication auprès de l’Alliance Biblique Française, que je remercie chaleureusement, avant sa parution prévue le 23 septembre 2022.

Certes, les ouvrages de qualité sur les Psaumes ne manquent pas. Mais celui-ci est une excellente surprise !

Original à plus d’un titre, il nous propose une traduction comparée des versions en hébreu, mais aussi…en grec de la Septante, du premier livre des Psaumes (1–40), assortie de commentaires à la fois linguistique et spirituel, nous invitant à « avancer en eaux profondes ». En fin d’ouvrage, un lexique inédit avec plus de 110 pages d’aide à la lecture du texte grec.

L’auteure est Soeur Marie-Vincent, membre de la communauté catholique des Oblates de l’Eucharistie. Un ordre féminin contemplatif de droit diocésain. Elle vit en solitude depuis de nombreuses années. D’abord autodidacte dans l’étude du grec et de l’hébreu bibliques, elle a ensuite suivi une formation par correspondance avec la faculté de théologie de Toulouse.

L’ouvrage s’organise ainsi :

Pour chaque page occupée par les textes et les traductions, le lecteur peut lire, verset par verset, à gauche le texte hébreu massorétique, et à droite le texte grec de la Septante. L’un et l’autre sont suivis d’une traduction dont la typographie permet de visualiser rapidement les correspondances et les différences.

Suit un commentaire livre, au fil du texte, avec l’objectif d’éviter de redire ce que nous lisons dans les notes de nos Bibles.

Soeur Marie-Vincent précise que si elle n’a pas voulu « christianiser les Psaumes », des références sont toutefois données dans ce commentaire, signifiantes pour un mot ou une forme verbale qu’un lecteur chrétien saura apprécier.

Ce parti pris d’une traduction comparée pourra sans doute surprendre ou dérouter, mais l’auteure le justifie ainsi, dans l’avant-propos de l’ouvrage : « savoir que la traduction grecque de la Bible est le reflet de textes antérieurs au texte [hébreu] massorétique donne envie de s’y intéresser, de comparer et donc, de traduire ». Et la traduction dite de « la Septante rappelle au chrétien qui lit les Psaumes que ce texte a influencé les lectures postérieures de la Bible : celle d’écrivains juifs, des auteurs du Nouveau Testament et aussi des Pères de l’Eglise. Elle lui rappelle également que, de nos jours, des églises d’Orient lisent et prient la Parole de Dieu dans la Septante » (Le Premier livre des Psaumes. Avant propos, p 7).

Ce travail [réalisé dans le cadre d’une vie de solitude, il n’était initialement pas destiné à être publié] peut aussi sembler s’adresser à des initiés ou à des étudiants, en tant qu’outil d’étude idéal pour se préparer à une rentrée universitaire – ce qu’il peut être.

Cependant, souligne encore l’auteure dans son avant-propos, « tout être humain peut se reconnaître dans les Psaumes, avec les joies, les questions, les souffrances et les violences qui l’habitent, devant quelqu’un qui écoute, répond ou garde le silence, Dieu. Parce que les Psaumes permettent aux hommes et aux femmes de toute génération d’espérer, ce livre ne peut qu’être ouvert à tous ». Ce qui est la prière d’Israël est devenu la prière des chrétiens, demandant « d’y appliquer son intelligence et son cœur ; c’est le prix à payer pour en savourer tous les fruits » (op. cit., pp 7-8)

Un frère en Christ qui dit aimer la poésie, au point de la lire et de l’écrire, me partage « ne jamais sortir indemne », lorsqu’il se plonge dans les Psaumes : il a en effet l’impression que « la main de Dieu prend la (sienne) et (le) tire vers des lieux élevés ». Il y découvre « un Dieu du cœur » et apprend sans cesse à s’exprimer librement devant Lui. « Le livre des Psaumes me ramène sans cesse au Dieu Tri-Un Père, Fils, et Saint-Esprit. C’est mon livre de prière. C’est aussi mon plus agréable loisir ».

Qu’un tel plaisir soit partagé est ce que l’on peut souhaite de mieux à tout lecteur ! Puisse également cet ouvrage être utile au plus grand nombre, suscitant le désir et la joie d’approfondir la lecture des Psaumes dans les deux langues bibliques ! Une « invitation au voyage » assortie d’une promesse :

Comme le souligne Sœur Marie-Vincent dans son commentaire du psaume 25 [qui reste mon préféré], « méditer [celui-ci] en suivant le psalmiste, et nous aurons envie d’entrer dans le chemin de l’Alliance ; et nous serons étonnés de nous sentir corps et âme en repos devant Dieu plein d’amour et de vérité » (op. cit., p 186).

Et « l’homme qui craint Dieu, en se tenant dans le chemin de l’Alliance, qui est chemin d’amour et de vérité, connaît une intimité particulière ; il est dans le secret de Dieu » (op. cit., p 184).

En bref :

Le Premier livre des Psaumes : texte hébreu et texte grec – Traductions et commentaires, de Sœur Marie-Vincent. Editions Bibli’O, septembre 2022. Disponible chez l’éditeur et/ou dans toutes les bonnes librairies.

Pierre et sa Montgolfière : un conte musical pour « se donner des ailes »

« S’il te plaît, donne-moi des ailes » est l’élan du coeur des élèves de l’école privée Protestante Les Sarments-93, de Villemomble, ainsi que le thème de leur année scolaire 2021-2022. 

Tout d’abord, les  élèves de maternelle et d’élémentaire ont découvert le conte musical « Pierre et sa montgolfière » de Serge Hubert et Elvine, sorti à l’automne 2021 et édité par les éditions Scriptura. Le travail commun – auteur, illustratrice, éditrice – a fait l’unanimité de tous, au sein de la communauté éducative !
Puis, invités dans les locaux de l’établissement par l’association « Dessine-moi une école », gestionnaire de l’école, l’auteur et l’illustratrice se sont prêtés avec enthousiasme au jeu de l’interview, répondant aux questions préparées par les élèves, le vendredi 25 mars après-midi. Enfants comme adultes ont vécu un moment de partage inoubliable !

L’équipe pédagogique a ensuite élaboré une comédie musicale inspirée de l’album. Les élèves de la compagnie des « Petits Sarments » ont ainsi joué leur première représentation le mardi 24 mai 2022 au théâtre Georges Brassens de Villemomble.

Ce qui suit est le message donné à cette occasion :

Pierre et sa Montgolfière est une histoire qui a germé dans l’imagination de son auteur Serge Hubert, après un voyage humanitaire au Sénégal, quand il a rencontré de nombreux orphelins qui vivaient dans des conditions vraiment difficiles.

Cette histoire est une parabole, une histoire tirée de la vie réelle et quotidienne, qui contient une vérité cachée à découvrir.

Cette histoire n’est pas seulement l’histoire de Pierre, mais la nôtre. Elle nous émeut et nous interpelle, cette histoire d’orphelin en quête de reconnaissance et d’adoption. Elle nous concerne même intimement.

Au début, Pierre survit dans sa décharge, ramassant des bouteilles qu’il espère voir acceptées à leur juste valeur.  Puis, il reçoit cette invitation inattendue à rejoindre « le pays des adoptés » qui lui « donne des ailes » et lui ouvre des horizons pour vivre autre chose, quelque chose de beaucoup plus beau et de beaucoup plus grand.

Cette bonne nouvelle lui vient du « semeur d’espoir ». L’Evangile nous apprend que ce « semeur d’espoir » n’est autre que Jésus-Christ, lequel se présente comme « le chemin », le seul chemin vers Dieu le Père.

Dieu est Père : c’est un langage pour dire qu’il est un Dieu relationnel. Dans l’Evangile, ce Père nous aime tellement qu’il nous appelle ses enfants. Il est un Père adoptif qui nous cherche jusqu’à ce qu’il nous trouve, pour adopter comme ses enfants tous ceux qui auront confiance en Lui et accepteront son amour.

La bonne nouvelle est que le Dieu de la Bible, de l’Evangile, pratique le recyclage : avec Lui, c’est « zéro déchet ». Comme pour Pierre, le Dieu de la Bible veut et peut s’emparer des « détritus de nos vies » pour en faire quelque chose de beau, de noble, de bon, et de juste.

Mais si ce Dieu existe, ce Dieu qui me cherche, attend-il quelque chose de moi ? Y-a-t-il quelque chose à faire pour attirer son attention, le convaincre, lui plaire ?

Autre bonne nouvelle : comme Pierre dans le conte, nous n’avons pas besoin de « mériter de vivre », de justifier notre vie par des actes pour être reconnus et aimés du Père.

C’est ainsi que « le juste vivra par la foi ». Cette affirmation de la Bible a une puissance libératrice. Elle nous dit que Dieu attend de l’homme la foi, rien que la foi, la confiance en Son amour de Père. La foi nous libère donc de notre quête désespérée d’être reconnus : se savoir accepté tel que nous sommes nous « donne des ailes », en nous redonnant confiance en nous-même et en nous permettant de l’accorder aux autres. Toutes nos actions de solidarités humaines, d’engagements associatifs ou politiques, en sont alors transformées : elles expriment désormais notre «merci », notre reconnaissance d’être accepté et aimé par Dieu. C’est ainsi qu’elles peuvent être des actions bonnes et gratuites.

En bref :

Pierre et sa montgolfière, un conte musical de Serge Hubert (auteur) et Elvine (illustratrice). Editions Scriptura, 2021

Album accompagné d’un CD audio, qui comporte le conte raconté ainsi que 7 chansons composées et chantées par Serge Hubert.

Disponible aussi en MP3 (à télécharger grâce à un mot de passe présent dans le livre)

Pour les 6-10 ans, mais les plus petits et les plus grands apprécieront également :

Le message d’espérance de l’Evangile est ainsi mis à la portée du plus grand nombre. Ferez-vous partie du voyage aérien ?

Renseignements : www.ecolelessarments.fr
Se procurer le livre chez l’éditeur, ou dans toutes les bonnes librairies.

Interview de l’auteur, Serge Hubert :

L’Ecole Les Sarments-93 remercie les auteurs Serge Hubert et Elvine pour leur participation et leur encouragement, ainsi que l’Alliance Biblique Française* et les éditions Scriptura pour leur soutien au projet de comédie musicale des « petits Sarments ».

*Voir le numéro de juin 2022 de son Biblioscope, en page 9.

Parents centrés sur l’Evangile : devenir une famille selon le coeur de Dieu

Mis au défi cet été par mon ami Pepscafé de réaliser une recension de Parents centrés sur l’Evangile, de Tim Chester & Ed Moll (2022), j’embarquai dans nos valises, quelque part entre couches et jouets, l’ouvrage d’une centaine de pages. Ce dernier a vocation d’accompagner les parents chrétiens à construire leur édifice familial sur le seul fondement véritable : Jésus-Christ. Edifiante, utile, pratico-pratique sans oublier la doctrine biblique, cette lecture a été pour moi un bénéfice. Mais pourquoi ? Lisez la suite !

Au premier coup d’œil : la forme au service du fond.

Vous êtes père ou mère de famille, vous disposez en moyenne de 2 minutes de calme entre chaque sollicitation : Parents centrés sur l’Evangile vous est destiné. Le livre est rédigé sous forme de chapitres courts et percutants, au sein desquels nous retrouvons des sous-parties identiques. Dans chaque chapitre, les parents sont guidés dans leur réflexion sur un principe de parentalité. La lecture est dynamique, passant successivement d’une situation du quotidien, à la méditation d’un texte biblique, à la compréhension biblique des enjeux identifiés, et à une phase de questionnement critique permettant aux parents de s’approprier personnellement les principes abordés.

Les sections peignant les situations du quotidien sont particulièrement utiles au lecteur. Derrière la scène de vie, le parent pourra lui-même considérer avec honnêteté son expérience et sa conception de la parentalité avant d’être confronté au miroir de la Parole de Dieu, seule règle de vie et de foi.

A tête reposé : un contenu centré sur l’Evangile.

Avec la même approche systématique sont abordés autant de thèmes en rapport à la vie de famille : témoigner de l’Evangile dans la famille, centrer sa perspective parentale sur la grâce, discipliner son enfant, enseigner la Parole de Dieu, servir Dieu en famille…

Ces thématiques aideront les parents à (re)penser un cadre familial où les enfants disposent d’un environnement ad hoc pour comprendre l’Evangile par l’exemple de parents chrétiens fidèles à Dieu et sa Parole. Ce livre expose les principaux moyens par lesquels Dieu utilise le cadre familial comme moyen de grâce au service des petits et grands par la connaissance de Christ, et le témoignage de la transformation que cette connaissance opère en chacun. Un pont intéressant est fait avec la vie de la famille dans le cadre de l’église locale (et vous, avez-vous déjà pensé à servir votre assemblée avec vos enfants ?).

L’utilité de ce livre ?

Un des points que j’ai mieux compris au cours de ma lecture, c’est que l’Evangile et ses implications a besoin d’être enseigné dans le domaine de la parentalité comme dans tout autre domaine de la vie du chrétien. Si celui-ci souhaite glorifier Dieu dans son rôle de père ou de mère, et pas seulement à appliquer une loi qui est en lui par l’exemple (imparfait) de ses propres parents, il doit renouveler sa conception de la parentalité en fonction du message de l’Evangile.

Parents centrés sur l’Evangile sera donc bien plus utile aux parents qui se savent en situation de besoin, qui constatent leur faillite à différents niveaux dans leurs responsabilités (et privilèges !) de parents. Il sera un outil didactique de qualité pour initier et conduire des discussions au sein de votre couple, de votre famille, de votre église locale, et même dans un contexte d’évangélisation (la famille aussi est appelée sur le champ de mission !).

Un dernier mot ?

Insistons finalement sur ce qui fait de ce livre un bienfait pour nous, parents, et nos enfants : la fidélité au message de la bonne nouvelle de Jésus-Christ, notre Sauveur, notre Seigneur. Le chrétien, parent ou enfant, est sauvé par grâce, au moyen de la foi en Christ, et par cette même grâce, Christ vit en lui, le faisant porter du fruit pour son royaume éternel. Tel est le témoignage important, qui ne fait pas défaut dans Parents centrés sur l’Evangile, et nous conduit à la raison d’être de nos familles comme de tout homme : glorifier le seul vrai Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit.

Je remercie affectueusement Pepscafé pour son amitié en Christ, et pour m’avoir permis de connaître ce livre, pour mon édification et celle de toute ma famille !

Merci également à BLF éditions, pour m’avoir gracieusement offert cet ouvrage « en service presse ».

De mon ami et frère Pierre-Louis, « plume invitée » du jour, qui remercie tout le monde, et que je remercie d’avoir relevé ce défi !

En bref : Parents centrés sur l’Evangile : devenir une famille selon le cœur de Dieu, de Tim Chester & Ed Moll. BLF éditions, 2022 Disponible dans toutes les bonnes librairies, ici ou , ou chez l’éditeur.

Watch it (again) : « American Gospel : Christ Alone »

Croyons-nous en l’Evangile que nous prêchons ? Sommes-nous concernés par cet Evangile ? En avons-nous besoin tous les jours ? Le connaissons-nous bien ? Notre Evangile est-il « un autre Evangile » ? Les critiques comme quoi nous déformerions Jésus et l’Evangile sont-elles fondées ? Qu’est-ce être chrétien ? Et qu’est-ce que l’Evangile, en fin de compte ? Devenir de « bonnes personnes » ? Est-ce possible ? Est-ce là le cœur du message biblique ? La Bible est-elle ce « livre dont je suis le héros » ?

Autant de questions soulevées dans le documentaire « American Gospel : Christ Alone », écrit et réalisé par Brandon Kimber en 2018, et qui m’avait jusque-là échappé. Je l’ai découvert le 24 août grâce à une analyse du pasteur suisse Philippe Golaz, publiée sur son blogue « Théologiquement vôtre », dont je vous recommande la lecture après le visionnage du documentaire.

J’ai pu notamment apprendre que l’évangéliste américain Todd White, après avoir initialement refusé de regarder ce film et l’avoir vivement critiqué, s’est finalement repenti publiquement le 25 juillet « pour avoir prêché un évangile incomplet ».

De quoi parle « American Gospel : Christ Alone » ?

Son sujet est l’Evangile. Durant 2h19, le documentaire présente et réfute, de manière biblique et argumentée, les différents fondements théologiques et anthropologiques de « l’évangile » dit « de la prospérité ». Pour cela, interviennent ou témoignent plusieurs théologiens, pasteurs et apologistes, tels Matt Chandler, Bryan Chapell, Phil Howell, Jackie Hill-Perry, Michael Horton, Julius Kim, Paul Washer, mais aussi Katherine Berger (atteinte de plusieurs maladies génétiques), Justin Peters (né avec une paralysie cérébrale) et Costi Hinn, le neveu de Benny Hinn.iv

Il est possible de regarder une version de 58 minutes du film [inclus : les 40 premières minutes du documentaire, suivies d’une bande annonce et de témoignages, ainsi qu’une avant première de sa suite : « American Gospel : Christ crucified »], en accès gratuit sur le site du film et en VOST.

A l’instar de Philippe Golaz, je dirai aussi qu’« American Gospel : Christ Alone » est effectivement « une oeuvre précieuse qu’il nous faudrait regarder attentivement ». Car, loin de nous montrer une réalité à des années-lumière de la nôtre, ce film est réellement interpellant sur nos manières de vivre et d’annoncer l’Evangile, nous conduisant à examiner nos propres fondements.

Nous pouvons rejeter (avec raison) l’Evangile de la prospérité comme un « faux Evangile » ou « un autre Evangile », dénoncé par Paul dans sa lettre aux Galates, tout en nous persuadant d’être peu concernés en Europe par ce phénomène venu des Etats-Unis.

En réalité, nous sommes susceptibles d’être exposés, même en Europe, « à ses sous-produits », ersatz de « programme d’amélioration morale » ou de « développement personnel » [« soyez une bonne personne et Dieu vous aimera »], et de reprendre sans discernement des « recettes » qui semblent « marcher » ailleurs. Autant de messages non pas « sous-chrétiens » mais bien « anti-chrétiens », plaçant l’homme – et non plus Dieu – au centre, et condamnant à l’orgueil ou au désespoir, sans la repentance qui libère, selon les intervenants du documentaire !

A voir : les 40 premières minutes du documentaire, suivies de bandes annonces et de témoignages, lesquelles sont en accès gratuit et en VOST sur le site du film ou sur youtube.

A lire ensuite : l’analyse du pasteur Philippe Golaz sur son blogue « Théologiquement vôtre ».

L’auteur présente quatre aspects de l’évangile de la prospérité tels que mis en avant dans « American Gospel : Christ Alone », ainsi que la manière dont il retrouve cette même dimension dans la théologie post-libérale. A chaque fois, il accompagne son analyse d’un extrait de la Bible qui vient questionner ces fondements.

En toute humilité, le pasteur-blogueur « espère que cette analyse nous permette de prendre un peu de recul par rapport à nos théologies respectives afin de progresser ensemble vers le sommet, vers le véritable Evangile, en ayant à l’esprit ces mots de Paul » dans sa lettre aux Philippiens, ch.3v12-16 :

« Ce n’est pas que j’aie déjà remporté le prix ou que j’aie déjà atteint la perfection ; mais je poursuis (ma course) afin de le saisir, puisque moi aussi, j’ai été saisi par le Christ-Jésus. Frères, pour moi-même je n’estime pas encore avoir saisi (le prix) ; mais je fais une chose : oubliant ce qui est en arrière et tendant vers ce qui est en avant, je cours vers le but pour obtenir le prix de la vocation céleste de Dieu en Christ-Jésus. Nous tous donc qui sommes des hommes faits ayons cette pensée, et si sur quelque point vous avez une pensée différente, Dieu vous révèlera aussi ce qu’il en est. Seulement, au point où nous sommes parvenus, avançons ensemble ».

En bref :

« American Gospel: Christ Alone », un documentaire écrit et réalisé par Brandon Kimber (USA, 2018). Durée : 2h19

Avec la participation de Katherine Berger, Russell Berger, Robert M. Bowman Jr., Marshall Brandon, Dan Burgoyne, Matt Chandler, Bryan Chapell, Scott Clark, Ray Comfort, Kenneth Copeland, Amber Demars, Sean Demars, Mark Dever, Michael Durham, Mike Gendron, J.D. Greear, Don Green, Jackie Hill-Perry, Benny Hinn, Costi Hinn, Michael Horton, Phill Howell, Phil Johnson, David W. Jones, Sanj Kalra, Julius Kim, Steve Kozar, Steven J. Lawson, John MacArthur, Justin Peters, Nate Pickowicz, Nabeel Qureshi, Emilio Ramos, Todd White, Simeon Williams, Trevin Wax, Paul Washer, Constance Troutman, Anthony Silvestro, Chris Rosebrough, Anthony Wood.

En bonus, à écouter le chant « In Christ alone »(« en Jésus seul »)

Initialement paru le 29/08/20 sur Pep’s café!

En ce moment, j’écoute « Comigo estas » de Rachel Novaes

La connaissiez-vous ? Rachel Novaes est une chanteuse, musicienne, et compositrice chrétienne. Depuis 20 ans, elle partage, à travers sa musique, l’amour transformateur de Dieu aux côtés de son mari Marcelo Novaes (à la guitare). 

A découvrir (ci-dessus) l’un de ses titres : « Comigo estas » (Tu es avec moi).

Et bien d’autres compositions encore sur sa chaîne.

Découvrir également son site et son témoignage lors du culte du 19/06 au temple du Marais (Paris), où elle animait la louange.

Bonne écoute !

En ce moment, j’écoute : « Elohim Ta’ase She Nigdal », de Chaim Israel (et autres chants de louange hébraïques)

En ce moment revient en boucle cette anthologie de chants de louange hébraïques [près de 2h20 d’écoute], dont « Elohim Ta’ase She Nigdal », de Chaim Israël [à partir de 02:01], de nature à nous faire voyager.

Les paroles en français :

Même si la peur survient,
Et que la guerre menace d’éclater,
L‘amour de Dieu est ma force dans la vie.
Ma bouche dira tes louanges,
Les cieux chantent tes œuvres,
Je prie pour que nous obtenions la bénédiction de la joie.

Dieu fais que nous grandissions,
Que nous accomplissions les commandements sans cesse,
Que nous aimions toute chose et que nous éclairions les ténèbres,
Que nous brillions comme une étoile dans l’espace.
Dieu fais que nous grandissions,
Que nous nous réjouissions et que nous dansions, que nous aimions aimer,
Que nous recevions tout sans poser de question,
Seigneur.


Les nuages sont au-dessus de nous,
Un immense bonheur habite notre cœur,
Les cieux sont vastes et nous recueillons les instants,
Le jour viendra de nouveau
Où notre cœur battra dans le firmament,
Un amour suprême et une union avec la lumière éternelle.

Dieu fais que nous grandissions…

L’anthologie musicale, dans le détail : bonne écoute !

01. In Time N – Avinu malkeinu [02:01]

02.Chaim Israel – Elohim Ta’ase She Nigdal [04:01]

03. Yosi Azulai – Avi HaTov SheBaShamaim [05:02]

04.Lehakat Segol – Hine ani [07:40]

05.Yosef Karduner -Aleinu [03:32]

06.Etti Ankri – Baruh haShem [04:13]

07.HaSodot OST – Venisgav Hashem [03:15]

08.Yehouda Zeitoun – Ata Nisi [03:19]

09.Yariv Goldman – Rahamim Avakesh [04:01]

10.Chaim Israel – Ata Kadosh [04:27]

11.Moshav Band – Shabos Kodesh [03:53]

12.Lakahat Sagol – Shir Lamaalot [07:28]

13.Ben Snof – Shuvi [03:40]

14.Kobi Aflalo – Shma [04:24]

15.Moshe Perets – Shir Lemaalot [06:42]

16.Gad Elbaz – Yedid Nefesh [03:09]

17.Chaim Israel – Shar veOhev [03:35]

18.Josef Chaim (Arthur Akilov) – Avinu Malkeinu [06:49]

19.Shoham Simchi – Shorashai [03:55]

20.Boaz Mauda Ft. Sirusho & Jelena Tomasevic – Time To Pray [04:12]

21.Various Artists & the B’Nai Jeshurun Congregation – Adon Olam [03:11]

22.Chaim Israel – Adon Hakol [03:37]

 23.DD & Apple Pai – Baruh Adonai [03:50]

24.Diwan HaLev – Keayal Taarog [04:47]

25.Eyal Golan – Malchey Hamlachim [04:06]

26.Boaz Mauda – Lahzor Habaita [03:40]

27.Yossi Azulai – Vehi Sheamda [05:09]

28.Jonathan Settel – Adonai S’fatai [04:04]

 29.Yehouda Zeitoun – Mi Kamoha [04:20]

30.Yossi Azulay – Elohim leoreh hayam [04:41]

31.HaSodot OST – Shomer Israel [03:02]

32.Etti Ankri – Mizmor leDavid [04:02]

33.Iris & Ofer Portugaly with Israeli Gospel Choir – Yom Gadol [03:50]

Le top 10 des Magazines chrétiens à lire pendant l’été

Et si nous profitions de l’été pour (re)découvrir une presse résolument chrétienne, et donc revendiquant « Christ seul » ?

L’été est là et nous avons déjà évoqué la question existentielle du mois susceptible de se poser au moment de préparer sa valise en vue de grands voyages ! Comment réussir à bien choisir ses livres à emporter, et surtout comment les caser dans ladite valise ? Sans oublier les magazines ! 

Pep’s café!, également grand lecteur de périodique papier, vous propose son top 10 en matière de presse et publication chrétienne. Bonnes (re)découvertes !

Christ seul :  magazine des Eglises Evangéliques Mennonites de France, qui paraît 11 fois par an, et dont l’ objectif est « de contribuer à une foi et une éthique chrétiennes fondées sur Jésus-Christ, vécues en Eglise, pour le bien de tous ». Découvrir le site du journal et le blogue. Une bonne publication, au très beau nom, pour mieux connaître cette branche du protestantisme, issue du mouvement anabaptiste parfois qualifié de « Réforme radicale ». Ces premières « Eglises de professants » se caractérisent par : la primauté de la démarche personnelle de choix de la part du croyant, le baptême des seuls adultes, la pratique de la non-violence, et la participation de tous-sans distinction entre clercs et laïcs-« à une vie de simplicité, de partage et de prière ».

Croire et Vivre : Un magazine destiné à « donner l’envie de croire », quel que soit le lectorat mais particulièrement pour ceux qui se posent des questions sur leur foi. Il appartient à Croire-Publications, fruit de la rencontre de plusieurs revues complémentaires nées au sein de la FEEBF(Fédération des Églises Évangéliques Baptistes de France)  : Croire et lire, Hokhma, Les cahiers de l’école pastorale…

Foi & Vie, la revue de culture protestante. A la croisée de plusieurs courants théologiques, une excellente revue fondée en 1898, qui se propose de porter un regard chrétien (protestant) sur les mutations de notre monde.

La Croix. Fondé en 1880, un des meilleurs(le meilleur ?) quotidiens nationaux français, qui a su rester lui-même, indépendamment des modes. Appartenant au groupe Bayard, il prône un catholicisme moderne et progressiste. Points forts : informations internationales et couverture de faits sociaux. Pas de faits divers. A noter que le responsable du service photo est très à cheval sur les questions éthiques liées à l’image, le respect de la dignité des personnes faisant directement écho aux valeurs du journal.

La Croix, c’est aussi La Croix l’Hebdo, « le magazine des questions essentielles », qui, chaque semaine depuis le 04/10/19, nous invite à nous « extraire du flot de l’info, pour mieux comprendre les enjeux radicaux du monde et y trouver (notre) place ».

Le Christianisme Aujourd’hui : il est actuellement, à ma connaissance, le seul mensuel d’information et de réflexion protestant évangélique francophone de référence. A ce titre, une source d’information essentielle sur cette branche du christianisme. Né en 2003 de la fusion du « Christianisme au XXIe siècle » (fondé en 1871 !) et du mensuel « L’Avènement », il est publié en deux éditions distinctes, l’une française et l’autre suisse. Le Christianisme Aujourd’hui fait partie du groupe de presse protestant Alliance Presse, qui propose plusieurs magazines, notamment pour les enfants, les jeunes, la famille(Family), ou les femmes(SpirituElles).

Le Verbe : d’esprit évangélique (au sens premier du terme), le Verbe témoigne de l’espérance chrétienne dans l’espace médiatique, en conjuguant foi catholique et culture contemporaine. La joyeuse équipe québecquoise (journalistes, artistes, penseurs – chrétiens ou non) produit un magazine bimensuel de 20 pages (distribué gratuitement dans les places publiques), un numéro spécial biannuel (mook) de 116 pages (envoyé gratuitement par la poste aux abonnés), un site web animé par une quarantaine de collaborateurs réguliers et une émission de radio hebdomadaire, On n’est pas du monde (diffusée sur les ondes de Radio Galilée, Radio VM et aussi disponible en baladodiffusion). S’adresse aux hommes (et femmes) de bonne volonté, en quête de vérité, bonté et beauté. Rafraîchissant, édifiant et sympathique…d’autant plus que l’équipe du Verbe vit d’amour, d’eau fraîche et….de café !

« Limite ». Première revue d’écologie intégrale, fondée en septembre 2015, « Limite » entend peser dans le débat public pour promouvoir une conversion écologique à la fois radicale et enracinée. D’inspiration chrétienne, la revue est ouverte à toutes les personnes soucieuses d’opposer à la technique sans âme et au marché sans loi un mode de vie plus juste, plus décent et plus durable. Engagée sur les grands enjeux environnementaux, sociaux, économiques et bioéthiques de notre temps, « Limite » milite [répéter très vite, 10 fois de suite] avant tout pour la décroissance et la convivialité.

Promesses, revue de réflexion biblique : une excellente revue dont Pep’s Café! a déjà dit le plus grand bien. S’il y en avait qu’une, ce serait celle-là…Pour découvrir les coulisses de cette publication édifiante et pratique, à la longévité étonnante(elle paraît depuis 1967 !), et dont la mission est « d’être une référence biblique solide dans un monde en perte de repères », c’est par ici.

Réforme. Hebdomadaire emblématique du Protestantisme français. Créé à la Libération(le premier numéro paraît le 24 mars 1945) par Jean Bosc, Albert-Marie Schmidt, Denise Berthoud (la fille du pasteur Boegner) et Albert Finet, des protestants français, résistants actifs ou philosophiquement engagés. Réforme représente surtout les sensibilités réformée et luthérienne, mais est très ouvert à l’œcuménisme. On peut apprécier tout particulièrement sa volonté d’être « au plus près de l’actualité », son goût pour la confrontation des idées et les débats contradictoires par-delà les sensibilités, sa façon de « problématiser » et sa capacité à prendre des risques face aux grands événements de l’histoire contemporaine : en témoignent son engagement en faveur de la décolonisation, sa dénonciation des tortures pendant la guerre d’Algérie, son soutien de la construction européenne, sa recherche du sens de la contestation de mai 68, comme son opposition au choix de la France de développer l’énergie nucléaire et au surarmement….

Revue Projet : Une excellente publication qui propose des alternatives à « Notre projeeet ! », et entend, au croisement de l’action de terrain et de la réflexion universitaire, aider ses lecteurs à comprendre le monde, mais aussi à le réinventer.  La Revue Projet veut mettre en débat les questions politiques et sociales partiellement traitées ailleurs, et porte en particulier le souci du sort des plus fragiles et de l’avenir de la planète, de la vitalité démocratique comme des équilibres économiques et sociaux, en France, en Europe et dans le monde. 

Et (en anglais) le 11ème pour la route : Christianity Today : un excellent magazine mensuel d’information et de réflexion chrétien évangélique américain [si, si, ça existe !], basé à Carol Stream aux États-Unis. Fondé par Billy Graham, sa première publication remonte à 1956. Qualifié de « magazine phare de l’évangélisme » par le Washington Post et de « magazine évangélique grand public » par le New York Times, CT dispose également d’un site web, qui propose une sélection d’articles en français.

A part la Croix, La Croix l’hebdo, et Limite, disponibles sur abonnement et en kiosques/relais presse, la majorité de ce top 10 et+ est disponible sur abonnement et/ou en librairie chrétienne. 

« Perdu(e) : Quand le rêve tourne au cauchemar » ou le petit livre blanc des jeunes

Le coeur de l’Evangile dans un petit livre blanc pour jeunes

« C’est quoi, l’Evangile ? », m’a un jour demandé un jeune adulte, pourtant engagé dans l’enseignement, au sein de son église locale.

« L’Evangile ? Ca ne peut pas faire de mal », s’est dit un jour une jeune étudiante, avant de confesser Jésus-Christ comme son Sauveur et Seigneur.

« L’Evangile ? » Une bonne nouvelle qui se résume ainsi : Jésus accueille les pécheurs ! 

C’est là, en effet, le coeur du message de l’Evangile tel qu’il est présenté aux adolescents, de façon vivante, percutante et stimulante, par Jonty Allcock dans « Perdu(e) : quand le rêve tourne au cauchemar », paru aux éditions Scriptura le 13 mai 2022.

Dans ce but, ce « petit livre blanc des jeunes » illustré nous invite à une visite guidée impliquante pour (re)découvrir une histoire que Jésus raconte en Luc 15v11-32, parce qu’il est critiqué pour avoir « fait bon accueil aux pécheurs » et avoir mangé avec eux (v2) : l’histoire d’un père qui a deux fils. Le premier lui tourne le dos pour poursuivre son rêve d’aventure et de liberté. Le deuxième fils reste sagement à la maison. Mais bien vite, le rêve tourne au cauchemar, et nous comprenons le rapport entre le sous-titre et l’illustration du livre [un cochon confortablement installé dans un fauteuil, un verre de vin à la patte].

Nous comprenons aussi que le plus perdu des deux fils n’est pas celui que l’on pense, et ce que Jésus entend par « être perdu et retrouvé » par Dieu. Au fil de la lecture, nous allons de surprise en surprise, en étant surpris par le père, surpris par les fils et surpris….par ce que cette histoire nous raconte sur notre propre cœur !  Sans oublier la plus grande surprise de toutes…Une surprise carrément époustouflante, que vous découvrirez une fois que le livre entre les mains !

En bref : 

« Perdu(e) : quand le rêve tourne au cauchemar », de Jonty Allcock. Scriptura, 2022. Reçu gracieusement en service presse de la part de Laurène de La Chapelle, chargée de communication pour l’Alliance Biblique Française, que je remercie !

Illustré, court et clair, avec des questions à chaque fin de chapitre, cet ouvrage, destiné aux adolescents à partir de 12 ans, est aussi un excellent outil pour les responsables jeunesse.

Recommandé, outre par Pep’s café!, par

Les Groupes Bibliques Lycéens (Laetitia Bardina),

Alpha Jeunes et Alpha Campus (Pascaline St Georges),

Et le Chemin Neuf Jeunes (Père Mustapha Amari)

Disponible chez l’éditeur ou dans toutes les bonnes librairies, dont celle-ci.

Pour les plus jeunes (dès 5 ans), je recommande également ce magnifique album de Christiane Herrlinger et Matthias Weber, intitulé « Le Fils prodigue », paru aux éditions Bibli’O en mai 2022.