« Personne ne porta les mains sur lui, car son heure n’était pas encore venue. »

Un leitmotiv frappant, avec une nuance importante, lorsqu’on lit les 4 Évangiles.

 

« Ce n’était pas son heure » :

Jean 7v30, 44 

Luc 4v28-30 ; Jean 10v11, 17-18, 39

 

Jusqu’à ce que…..

« C’est ici votre heure… »

ou plutôt, Son heure : Marc 14v41-49 ; Luc 22v53 ; Jean 18v1-9

« Le temps convenable » Rom. 5v6

 

 

 

 

Publicités

Rire d’un roi

La leçon sur le rire qui va suivre n’est pas celle de Bergson.

 

Le rire est une forme d'humilité

Le rire est une forme d’humilité

Napolitain né en 1950, ancien ouvrier-maçon, poète et romancier, Erri De Luca est un bien singulier personnage, qui entretient avec le judaïsme et le christianisme des rapports tout aussi singuliers et paradoxaux : ancien militant d’extrême gauche, il est fasciné par la Bible au point d’avoir appris l’hébreu en autodidacte et pratiqué l’herméneutique biblique depuis une vingtaine d’années(travail que l’on peut découvrir dans “Noyau d’olive”, “première heure”, “Et il dit”, “les saintes du scandale”….disponibles en poche, collection Folio)*.
Néanmoins, et c’est le paradoxe, le lecteur assidu des Ecritures Saintes “dans le texte” se considère, non comme un « athée », mais comme « quelqu’un qui ne croit pas »(cf “Première heure”, Folio, pp11-12). La faute à ces deux verrous : l’incapacité « à s’adresser à Dieu » et à  pardonner(“Noyau d’olive”, Folio, pp9-12)**.

Ceci dit, il reste mon auteur préféré***. Et il est absolument à découvrir.

Le 4 mai dernier, au cours de ma lecture de “Noyau d’olive”, je tombe sur ce texte sobrement intitulé “Rire”(op cit, p 81). Le rire de la joie. Cela tombe bien, car je suis particulièrement attiré par ce thème de la joie.

Le rire de la joie, celui du roi David, dansant devant l’arche et adorant Dieu “de toute sa force”(2 Sam.6v14-23). Voici ce qu’écrit à ce sujet Erri de Luca : David “rit : tel est le verbe joyeux et effronté qu’on ne peut contourner ni réduire à un divertissement. C’est un rire prolongé et déchaîné de la part d’un roi qui, le premier à avoir conquis la ville sainte, y conduit la plus précieuse fabrication sacrée, la caisse de bois d’acacia contenant les Tables de la Loi(…)Mikal, la fille du défunt roi Saül et femme de David, voit la scène de sa fenêtre et a honte de lui, de son attitude inconvenante de bouffon, de saltimbanque de Dieu. Elle va à sa rencontre avec tristesse et lui fait ouvertement le reproche de s’être rabaissé, d’avoir perdu toute majesté devant ses sujets. Elle a reçu l’éducation d’une princesse et veut donner une leçon de tenue à son époux qui, lui, en revanche, était un simple berger. David revendique le fait d’avoir ri devant Dieu(2 Sam.6v22)….en s’abaissant encore plus, et il ne sera pas méprisé pour cela, il n’en sera de même que plus respecté. David enseigne ici à Mikal que le rire**** est une forme d’humilité(…)celui qui s’en prive pour garder une contenance est un orgueilleux qui se retranche dans une présomptueuse dignité. La magnifique leçon de David sur le rire se termine par une dure conclusion(pour Mikal cf 2 Sam.6v23). Son royal mépris devient un étau qui serre ses entrailles. Pour faire des enfants, pour être féconde, il faut des ris. On jette des grains de riz aux mariés en signe de fécondité.

David s’est tordu de rire en face de Dieu(…)Ce n’était pas un manque de respect, mais une intensité d’adhésion physique, summum de participation totale de toutes ses fibres à la prière. Le corps loue le créateur en exultant. En récompense de cette dévotion, il est permis à David d’entendre, lui et pas un autre, le rire de Dieu. Dieu rit : avec le même verbe que celui de son serviteur, celui des hommes. David parle de cette expérience dans certains psaumes[Dieu rit des rois de la terre dans le Ps.2v4 ; de l’impie dans le Ps.37 ; des peuples entiers dans le Ps.59]…..Le plus beau rire de toute l’Ecriture Sainte [dans l’Ancien Testament]se trouve dans le livre des Proverbes, au chant de la sagesse, où la sagesse elle-même dit avoir été aux côtés de Dieu pendant la création : “et moi je fus ses joies jour après jour, riant devant lui en tout lieu. Riant dans le monde sur la terre”(Prov.8v30-31).

Albert Einstein, tirant la langue à ceux qui lui tirent le portrait...

« …Le savant qui ne rit pas ne peut découvrir, ni imaginer le monde »(Portrait d’Albert Einstein en 1951, tirant la langue à ceux qui lui tirent le portrait…)

La fabrication fondamentale de l’univers s’est accompagnée d’une sagesse souriante. Le renfrogné, le savant qui ne rit pas, ne peut découvrir, ni imaginer le monde”.(op cit pp 81-84)

Vérité proclamée par le Seigneur Jésus-Christ Lui-même, lequel, nous dit l’Ecriture[dans le Nouveau Testament], “tressaillit de joie[ou exulta] par le Saint Esprit, et il dit : Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et de ce que tu les as révélées aux enfants. Oui, Père, je te loue de ce que tu l’as voulu ainsi. »(Luc 10v21).

Le propre de l'enfant, c'est l'émerveillement

Le propre de l’enfant, c’est l’émerveillement

 

“Je te loue, Père…” : le propre de l’enfant est l’émerveillement. Soyons donc “sage dans l’entendement”, purs comme des enfants(1 Cor.14v20) et émerveillons-nous.

“Livrons-nous entièrement à la joie” : l’Eternel nous le commande(Deut.16v15). Adorons-le « de toute notre force ».

“La joie de l’Eternel sera(notre)force”(Neh.8v10)

 

 

Notes :

* Il est également l’auteur de traductions de la Bible: Kohèlet (1996), Il libro di Rut (1999), Vita di Sansone dal libro Giudio/Shoftim (2002), Vita di Noé/Nòa (2004)…Voir à ce sujet, dans “Comme une langue au palais”, Arcade, Gallimard, recueil de onze préfaces à ses traductions de la Bible, dans lesquelles il commente certains passages et les met en parallèle avec l’histoire contemporaine.

**Sur Erri de Luca, voir http://cei.revues.org/200 et http://legrand8.wordpress.com/2007/06/25/interview-erri-de-luca/

*** Auteur dont nous avons déjà parlé ici ou , sur ce blogue.

**** Le rire, et non pas la moquerie. Si le rire est une forme d’humilité, la moquerie est une arme au service des puissants, et au mépris du faible, de celui qui est différent.

Répondre à la question la plus fondamentale qui soit

 

"Sisyphes modernes", par Andy Singer

« Sisyphes modernes », par Andy Singer

« Juger que la vie vaut ou ne vaut pas la peine d’être vécue, c’est répondre à la question fondamentale de la philosophie », écrit Albert Camus à la première page de son « Mythe de Sisyphe »(Folio). Le reste n’est que jeu ou broutille. Si vos recherches, cogitations ou spéculations(philosophiques ou théologiques)diverses vous amènent à vous croire « mieux informés que les autres », mais sans pour autant vous apporter une réponse à la question fondamentale, elles n’ont strictement aucun(mais alors aucun)intérêt.

On ne sait pas comment Hénoc a découvert que la vie vaut la peine d’être vécue, mais une chose est certaine : c’est devenu une certitude pour lui. Genèse 5v21-29 ne nous parle pas des premières années de la vie d’Hénoc, mais un changement majeur est intervenu dans sa vie, avec un heureux événement : la naissance de son fils Mathusalem, à l’âge de 65 ans. A partir de là, le texte biblique nous apprend qu’Hénoc a vécu encore 300 ans….300 ans(de marche)avec Dieu, soit l’essentiel de sa vie. « Et il engendra(encore)des fils et des filles »(v22). S’est-il contenté de les voir grandir, dans un monde marqué par le péché et ses conséquences-la mort, qui touche tout homme, quelque soit la durée de sa vie ?(Gen.5v5, 8, 11, 14, 17, 20….)Sans doute pas. La première que nous transmettons à nos enfants est la vie. Que la  vie est un cadeau, et, non seulement qu’elle a un sens, mais comment elle a un sens. Comment la vie a un sens, Hénoc l’a transmis par sa marche(observable) de 300 ans avec Dieu(Gen.5v21-22). L’issue de sa vie de marche avec Dieu témoigne d’une promesse de rupture avec la malédiction originelle-la mort, conséquence du péché(Gen.2v16-17, 35) : Hénoc ne mourut pas, car Dieu l’enleva. Récompense de sa foi(Hebr.11v5-6).

Hénoc fut également l’arrière grand-père de Noé, dont le nom signifie « repos » : une « consolation » et une autre promesse de rupture avec la malédiction liée au travail, suite à la chute et au péché(Gen.5v29 cf Gen.3v17-19). Jusqu’à son plein accomplissement(1 Pie.1v18-21)

Et cela, parce qu’Hénoc, « avant son enlèvement, avait reçu le témoignage(d’être)agréable à Dieu », du fait de sa foi. « Or, sans la foi, il est impossible de(plaire à Dieu) ; car il faut que celui qui s’approche de Dieu croie que Dieu existe, et qu’il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent »(Hébr.11v5-6)

 

Kérygme*

« Qui disent les hommes que je suis », a demandé Jésus à ses disciples. Avant d’ajouter : « Et vous(mes disciples), qui dites-vous que je suis ? »(Marc 8v27-38)

« Le monde se divise en deux catégories », a dit un célèbre personnage de western spaghetti :
-D’un côté, « ceux qui disent » au sujet de Jésus. Peut-être faites-vous partie de cette catégorie…
-De l’autre, « les disciples de Jésus »(ceux que Jésus appellent « vous ») : en êtes-vous ?

Donc : Qui est Jésus-Christ, pour vous ? Qu’a-t-il fait pour vous ? Pourquoi(pour quelles raisons, par quel biais) le croyez-vous ?
Prenez le temps d’y réfléchir et d’y répondre !

Ensuite et une fois ensuite, consultez ces déclarations sur Jésus** :

Marc 8v29 ; Jean 1v1-36, 45-49 ; 11v27 ; Actes 2v22-40, 3v13-26, 4v10-12, 5v30-32, 13v23-39 ; Rom.10v9-13 ; 1 Cor.15v3-11….

Ainsi que ces déclarations de Jésus lui-même à son sujet :

Jean 3, 4v26, 58 ; 10 ; 12 ; 1415 ; Matt.12v22-30, 38-42

 


Notes :
* Billet inspiré par une conversation, lors d’une soirée « Cahiers libres », vendredi 13 juin.

**On peut avoir le nom de Jésus à la bouche, mais veillons à ne pas faire de Jésus, une « bannière sans contenu », nous met en garde Francis Shaeffer, dans son « démission de la raison » :

« Le mot(Jésus) n’est employé par (certains) théologiens(« de la mort de Dieu ») que pour ce qu’il évoque dans la mémoire de la race humaine.
Leurs théologies ne sont plus qu’un humanisme auquel le nom de Jésus sert de bannière, dont la signification est celle qui leur plaît.
(…)
Les « évangéliques » doivent se montrer prudents en face de certains d’entre eux qui affirment que l’important n’est pas de prouver la véracité
ou la fausseté d’une doctrine, mais « de rencontrer Jésus »[ou « de faire une expérience avec Jésus »]….Une rencontre avec Vishnu ne serait-elle pas tout aussi valable ? Et pourquoi ne pas chercher une telle « expérience », sans référence à quelque nom que ce soit, dans la drogue ?

J’en suis arrivé au point de craindre l’énoncé du mot « Jésus » – ce mot si rempli de sens, pour moi, à cause de la personne du Jésus de l’histoire et de son oeuvre –,car ce mot est devenu une bannière sans signification sous laquelle nos contemporains sont invités à se ranger.
N’étant plus soumis aux critères de la Parole de Dieu et de la raison, le mot sert à communiquer un enseignement contraire à celui de Jésus. (…)
Face à cette situation en rapide évolution, je me demande si Jésus ne pensait pas à cela lorsqu’il annonçait qu’à la fin des temps il y aurait d’autres Jésus.
N’oublions jamais que l’ennemi, c’est l’Anti-Christ, c’est-à-dire celui qui cherche à prendre la place du vrai Christ, et non une apparence illusoire.
Au cours des dernières années, ce « Jésus »-ci, déconnecté de l’Ecriture, est devenu l’ennemi du Jésus de l’histoire, le Jésus qui est mort et ressuscité,
et qui va revenir, le Fils éternel de Dieu. Soyons sur nos gardes.
Si les « évangéliques » se mettent, à leur tour, à accepter la dichotomie entre les deux « niveaux » de la connaissance et s’ils considèrent possible une rencontre personnelle avec Jésus en dehors de l’enseignement de l’Ecriture (même des parties vérifiables de celle-ci), ils se retrouveront, sans l’avoir voulu, prisonniers, avec la génération montante, du système moderne, système monolithique consensuel et englobant ».

(Francis Shaeffer. Démission de la raison. Chapitre 6-« La Folie », p 53-55
La Maison de la Bible, Genève 1971. Traduction revue : Pierre Berthoud, 5e édition, 1993)
A lire ici : http://www.samizdat.qc.ca/cosmos/philo/Demission_FS.pdf
Ou à se procurer là : http://www.maisonbible.net/mb3262/demission-de-la-raison

« Et c’est ainsi qu’on fabrique colère et lassitude chez le téléspectateur frustré … »

« ….au lieu de lui donner les outils pour raisonner et participer au débat ».

A découvrir cet excellent récent billet de blogue d’Aliocha, journaliste, à propos de deux grands événements récents : la coupe du monde 2014 et la grève de la SNCF…et de la façon dont on nous en informe : une information « optimale », « en continu », pour le premier, et une information « bien moins optimale », pour le second. Et avec quelles conséquences  ? Et, surtout(la réponse à cette dernière question, telle « la morale de l’histoire », peut faire mal)pourquoi un tel traitement de la part des médias ?

Car, enfin, qu’attendons-nous des médias ?

Pour en savoir plus, lire ici : http://laplumedaliocha.wordpress.com/2014/06/16/des-emmerdes-et-des-jeux/

« Résistance » : « Résiste et tance… »

« …..apostrophe, interpelle, réveille… »

 

Voici un mot marquant, et une action, qui m’a occupé l’esprit ces dernières semaines : « Résistance » ou « résister ».

On se souvient peut-être de Marie Durand, l’une des plus grandes figures emblématiques des Huguenots, emprisonnée à 19 ans et pendant 38 ans à la Tour de Constance, de 1730 à 1768, et de son fameux « Register » (résister, en patois vivarais), gravé sur le mur de la margelle de sa prison.

« Résister » signifie « ne pas céder », « tenir bon ».
« Résister » à quoi, à qui ? Et surtout, pour quoi ?
A ce sujet, il est intéressant de constater que « Résistance » est composée des mots « résiste » et « tance ». « Tance », dans le sens d’une interpellation, d’une « apostrophe ». On résiste donc pour faire (ré) agir et réveiller. Ce qui implique que l’on soit soi-même « réveillé » au préalable.
Cette condition essentielle trouve son fondement en Jacq.4v1-8(particulièrement le v7)* :

« D’où viennent les luttes, et d’ou viennent les querelles parmi vous ? N’est-ce pas de vos passions qui combattent dans vos membres ?
Vous convoitez, et vous ne possédez pas ; vous êtes meurtriers et envieux, et vous ne pouvez pas obtenir ; vous avez des querelles et des luttes, et vous ne possédez pas, parce que vous ne demandez pas.
Vous demandez, et vous ne recevez pas, parce que vous demandez mal, dans le but de satisfaire vos passions.
Adultères que vous êtes ! ne savez-vous pas que l’amour du monde est inimitié contre Dieu ? Celui donc qui veut être ami du monde se rend ennemi de Dieu.
Croyez-vous que l’Écriture parle en vain ? C’est avec jalousie que Dieu chérit l’esprit qu’il a fait habiter en nous.
Il accorde, au contraire, une grâce plus excellente ; c’est pourquoi l’Écriture dit : Dieu résiste aux l’orgueilleux, Mais il fait grâce aux humbles.
Soumettez-vous donc à Dieu ; résistez au diable, et il fuira loin de vous.
Approchez-vous de Dieu, et il s’approchera de vous ».
L’on peut également découvrir d’autres définitions de ce qu’est « la résistance » ou de « résister », via une interview du « veilleur » Gaultier Bès de Berc** pour « Libertés politiques », que nous nous proposons de décrypter par le biais des enseignements de la Bible :

 

« Nous sommes des amoureux de la vie, c’est-à-dire de ce qui se transmet.»
Le professeur de philosophie Angélique del Rey, dont nous avions déjà parlé sur notre blogue, estime que « le point d’ancrage d’une résistance, au sens de pouvoir créer autre chose », est, justement, la transmission.

L’on transmet la vie, et plus, que cela, que la vie vaut la peine d’être vécue. Ainsi Hénoc, qui, malgré la destinée inéluctable des hommes pécheurs(Le « et il mourut » clôture chaque fin de vie, même chargée de jours, cf Gen.5), a choisit d’engendrer des fils et des filles, et de marcher 300 ans avec Dieu cf Gen.5v21-24.
L’on transmet aussi que la vie a un sens, et donc Celui qui fait sens, Celui qui est « le Chemin, la Vérité et la Vie »(Jean 14v6)

« Veiller, c’est justement renoncer à son confort idéologique et à sa bonne conscience morale. C’est accepter d’être désarçonné » et « Si les Veilleurs veillent dehors, c’est pour pouvoir aussi bien interpeller qu’être interpellés »

Outre la référence à Jacq.4v1-8, lire également : Es.40, et son « Une voix dit : crie ! » (cf Luc 3v1-20) ; les interpellations de Daniel (4v24-27), de Jérémie (22v2-5,15), de la Sagesse en Prov.8, et d’Amos (3v1-8)

¡No pasarán! Sachons dire non si nécessaire et faire preuve de discernement

¡No pasarán!
Sachons dire non si nécessaire et faire preuve de discernement

« Nous sommes de la tradition d’Antigone ***, C’est-à-dire l’individu qui se lève contre la puissance établie pour réaffirmer qu’au-dessus de la loi positive il y a des lois immémoriales qu’il est dangereux de transgresser, que tout ce qui est légal n’est pas légitime…. » Ainsi, si Jésus a rappelé qu’il convient de « rendre à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu »(Marc 12v17 , cf Rom.13v1-7), « Veiller, c’est donc en somme rappeler à César qu’il n’est pas Dieu, que son pouvoir n’est pas un blanc-seing, et qu’il ne lui appartient pas par exemple de définir et de modifier à son gré, de manière arbitraire, la réalité en travestissant le sens des mots ».
« César n’est pas Dieu » : voir la fin d’Hérode qui se croyait tel (Actes 12v21-23), et la leçon apprise par Nebucadnetsar, le Roi de Babylone, dans Daniel 4.
« Ce qui est légal n’est pas forcément légitime » : c’est pour cette raison que des femmes et des hommes courageux ont risqué leur vie pour sauver des juifs, condamnés par les lois de Vichy, en 1940. C’est pour cette raison que Martin Luther King et les siens ont combattu les lois ségrégationnistes, dans les années 50-60, aux USA. C’est pour cette raison que les parents de Moïse, qui ont vu que leur enfant était beau, n’ont pas craint l’édit du Roi »(Heb.11v23, Ex.2v1-2). C’est pour cette raison, et parce qu’elles avaient la crainte de Dieu, que les Sages femmes ont résisté à l’ordre du Roi (Ex.1v15-21). Si la Bible nous exhorte à être soumis aux autorités(Rom.13v1-7), elle rappelle que, dans certains cas, « Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes. »(Actes 5v29)

La résistance, c’est aussi refuser d’être enfermé dans une case ou un discours : « Les Veilleurs…veulent s’engager mais refusent d’être du troupeau, quel qu’il soit. Voilà déjà une forme essentielle de révolte contre les schémas artificiels, ces cases, si l’on veut jouer avec les mots, qui deviennent bientôt des cages où l’on vous neutralise, et finalement des caves où l’on vous cache, vous invisibilise…… »
Et de refuser « les mots pipés de l’adversaire….….L’intelligence sémantique est la condition sine qua non de la clairvoyance politique ».

Ainsi, le Seigneur Jésus-Christ a toujours refusé d’être enfermé dans une case, un discours, ou un personnage. Voir, concernant le sens du mot « Messie » et de Sa mission, face aux pharisiens ou même à Pierre : voir Matt.12, Marc 8v27-38, Jean 5-8…..
« Résister, c’est aussi ne pas céder à la tentation du militantisme étroit qui risque toujours de se dégrader en sectarisme partisan.
Résister en tant que Veilleur, c’est se détourner des faux clivages….C’est ne pas succomber à la facilité du manichéisme, c’est accepter de se confronter à la complexité ».

Pièges dans lesquels sont tombés Jacques et Jean : Marc 9v38-40, Luc 9v51-56

« Résister, c’est d’abord faire face et tenir dans la durée. C’est ainsi que nous éviterons la facile et confortable posture de l’indigné pour atteindre le principe du résistant, qui sait ce qu’il affronte, ce qu’il risque, et qu’il lui faudra payer de sa personne s’il veut que son action soit féconde »

Ces belles paroles de Jésus : Jean 10, 12v24-25
« Veiller, c’est chercher ce qui peut nous relier ». Et témoigner de Celui qui « est notre paix » et a renversé les murs de séparation(Eph.2v13-18)

En guise de conclusion, cette belle prière du XIIIè siècle, attribuée, sans certitude, à François d’Assise :

Seigneur, fais de nous des ouvriers de paix.
Seigneur, fais de nous des bâtisseurs d’amour.

Là où se trouve la haine, que nous apportions l’amour,

Là où se trouve l’offense, que nous apportions le pardon,

Là où se trouve la discorde, que nous apportions l’union,

Là où se trouve l’erreur, que nous apportions la vérité,

Là où se trouve le doute, que nous apportions la foi,

Là où se trouve le désespoir, que nous apportions l’espérance,

Là où se trouve les ténèbres, que nous apportions la lumière,

Là où se trouve la tristesse, que nous apportions la joie.

Fais, Seigneur,
que je ne cherche pas tant
d’être consolé que de consoler,
d’être compris que de comprendre,
d’être aimé que d’aimer,
parce que c’est en se donnant que l’on reçoit,
en s’oubliant soi-même que l’on se trouve soi-même,
en pardonnant qu’on obtient le pardon,
en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie.
Seigneur, fais de nous des ouvriers de paix.
Seigneur, fais de nous des bâtisseurs d’amour.

 
Note :

* Voir aussi Rom.12v2, 1 Jean 2v15-17

* *Agé de 25 ans, Gaultier Bès de Berc est professeur agrégé de lettres dans un lycée public de la banlieue sud de Lyon. L’un des premiers animateurs du mouvement des « veilleurs », et co-auteur de « Nos limites : pour un écologie intégrale »(édition « Le Centurion »)

Il sera également l’invité(avec Henrik Lindell, journaliste à La Vie et auteur de « Les Veilleurs, enquête sur une résistance) d’une soirée rencontre ce vendredi 13 juin, à 19h30, à la Librairie Téqui, autour du thème “Les Veilleurs, pour quoi faire ?” (8 rue de Mézière, Paris VIe)
La soirée se poursuivra à partir de 20h30 au Parloir (8 rue du Vieux Colombier, Paris VIe) animée par l’équipe des Cahiers Libres”, qui sera l’occasion de libres discussions autour d’un verre avec les deux invités.

Sur les veilleurs : http://www.lavie.fr/actualite/societe/quels-lendemains-pour-les-veilleurs-16-07-2013-42567_7.php ;
http://plunkett.hautetfort.com/archive/2014/06/07/communique-des-veilleurs-5386390.html

http://plunkett.hautetfort.com/archive/2014/04/06/henrik-lindell%C2%A0-les-veilleurs-enquete-sur-une-resistance-sal-5340966.html

Leur site : http://www.les-veilleurs.eu/wp/ (avec leur bibliothèque : http://www.les-veilleurs.eu/wp/les-textes-de-la-semaine/) et leur page Facebook : https://fr-fr.facebook.com/LesVeilleursOfficiel

***Antigone, personnage mythologique : http://mythologica.fr/grec/antigone.htm

Foireux liens(4) : le mondial « battra-t-il sa coulpe » ?

De nouveaux foireux liens pour une coupe foireuse…..

 

"Eduquons, éduquons ! Pas besoin de la coupe !"

« Eduquons, éduquons ! Pas besoin de la coupe ! »

Voici un pays qui, à lui seul, est 15 fois plus grand et 3 fois plus peuplé que la France. Un pays qui est la 8e économie du monde.

Ce pays sera(il l’est déjà) particulièrement au centre de l’attention médiatique, à partir du 12 juin 2014(en attendant les JO d’été de 2016) :
En effet, des millions de supporters du monde entier se préparent à vivre  « la coupe des Coupes »,  dans un pays où tout le monde est « fou de foot ». Mais comment ce gigantesque événement est-il organisé au Brésil ? Avec quelles conséquences économiques, sociales et morales, sur les Brésiliens ?

Or, le Mondial n’a pas encore commencé qu’il se fait déjà tacler :

-Par les brésiliens eux-mêmes : « des manifestations ont déjà rassemblé plus d’un million de personnes qui s’offusquent des dépenses d’argent public engendrées par cet événement : des 10 milliards prévus, la douloureuse s’élève déjà à plus de 11 milliards d’euros », une somme astronomique qui aurait pu être utilisé pour les transports, la santé ou encore l’éducation. Et ce, alors que le Brésil se trouve dans une importante crise économique. « Ex-star du ballon rond, idole nationale après avoir été sacré champion du monde en 1994, Romario, aujourd’hui député, avoue lui-même que « les 3,5 milliards de reais [environ 1,1 milliard d’euros] qu’il a fallu ajouter au pot du Mondial permettraient de construire près de 500 nouveaux établissements d’enseignement technique au Brésil ». On pouvait déjà le lire le 22 octobre 2013, dans le journal « L »âge de faire ».

Par les évêques brésiliens : A quelques jours du coup d’envoi entre le Brésil et la Croatie, ces derniers dénoncent le gaspillage de l’argent public par les organisateurs alors qu’une partie de la population n’a pas accès aux services de base, dans une brochure distribuée dans toutes les paroisses du pays.

Par les graffeurs de rue, qui,  à Rio de Janeiro et São Paulo, ont décoré les murs de leur quartier avec des graffitis qui accusent la FIFA d’exploiter le Brésil et avec des dessins qui dénoncent la négligence de leur gouvernement sur les besoins des pauvres(particulièrement à l’heure où l’on privilégie des politiques libérales de « baisses de dépenses publiques »), et le choix prioritaire de donner de l’argent à cet évènement sportif.

Parmi ces graffitis, celui-ci

La coupe du monde, vu par l'artiste Paulo Ito. Lequel a peint ce graffiti à l'entrée d'une école de São Paulo

La coupe du monde, vu par l’artiste Paulo Ito. Lequel a peint ce graffiti à l’entrée d’une école de São Paulo

a fait le tour du monde.

 

Bref,  »était-ce vraiment le moment d’organiser un Mondial quand des millions de Brésiliens manquent de tout  », s’interrogent des journaux brésiliens ? « Les gaspillages financiers pour la Coupe constituent un problème moral », relève le journaliste Patrice de Plunkett, lequel brosse un bilan de la politique économique et sociale de Dilma Roussef.

 

Il est de fait pertinent de regarder en dessous du tapis et de découvrir les dessous de « la coupe des coupes ». A ce sujet, voici une enquête effectuée dans l’une des 12 villes hôtes, Fortaleza, capitale du Céara, l’un des Etats les plus pauvres du Brésil :  « Copa Para Quem ? » , un webdoc sur les conséquences sociales de la Coupe du Monde de football, réalisé par Maryse Williquet et Clémentine Delisse, deux journalistes indépendantes. Un webdocumentaire disponible sur http://copaparaquem.com/fr/
Voir aussi ce dossier consacré à la coupe du monde sur http://www.autresbresils.net/

 

Décidément, « la coupe est pleine ». Le Mondial « battra-t-il sa coulpe » ?
Mais « l’espérance » ou « l’espoir » est peut-être ailleurs, puisque la coupe du monde a son magazine « 100 % chrétien », informe La Vie. Ce magazine pour la Suisse romande(et quelques points en France), au format rappelant le « 20 minutes », a pour ambition d’offrir « Le Quart d’heure pour l’essentiel ».
Préparé pour la coupe du monde et distribué dans les boites aux lettres et les clubs de foot, l’objectif de la publication-intéressant en soi-est de « proposer un lieu de dialogue sur des questions existentielles autour de grands évènements », et de « mettre en contact le grand public avec les valeurs chrétiennes » : « entendre des joueurs qui ont la foi, comprendre la foi qui se développe sur le terrain à partir de gestes qui font penser parfois à de la superstition, ou apprendre à gérer vos échecs, et à faire survivre votre couple au-delà d’un Mondial ».

Cependant, Le « quart d’heure essentiel » sera-t-il accordé aux brésiliens qui déclarent « ne pas avoir besoin de la coupe », mais que l’on se préoccupe d’un meilleur usage des biens publics…pour « le bien public », justement ? (les transports, la santé ou encore l’éducation) ? Lira-t-on des témoignages de chrétiens (joueurs ou non)brésiliens prenant position, « au nom de l’Évangile et du Christ », à ce sujet ?

Concernant le  Christianisme au Brésil, et notamment de « l’évangélisme », c’est la « croissance » de celui-ci, « passé de 6,6% à 22,2% de la population en dix ans », qui a beaucoup attiré l’attention : « Un christianisme démonstratif et prosélyte, tout dernièrement exprimé par des « Marches pour Jésus » qui ont rassemblé des centaines de milliers de manifestants », comme le relève le sociologue Sébastien Fath.

Néanmoins, on peut s’étonner du décalage entre cette « croissance évangélique » et la situation brésilienne, ainsi que du peu d’effet apparent de cette « croissance », comme lumière et sel, sur ladite société. On peut s’étonner de ce qu’un pays à ce point si christianisé, et comportant tant d’évangéliques, puisse témoigner d’ une situation à ce point dégradée économiquement, socialement et moralement*.

A quand « une marche » pour les pauvres et contre l’injustice sociale, « au nom de Jésus » ?

 

Mais en guise de mot de la fin, pour celles et ceux qui l’auraient manquée, voici une déclaration de Michel Platini, président de l’UEFA et candidat à la présidence de la FIFA, en réponse aux protestations toujours croissantes, qui menacent de « casser l’ambiance », la veille du coup d’envoi :

Une déclaration qui aura inspiré à Jérôme Latta ce commentaire sur son blog, taclant au passage l’ex-international français : « Le football peut encore faire efficacement diversion, mais il fait de moins en moins illusion. Quel que soit son pouvoir narcoleptique, au-delà d’un certain seuil il ne suffit pas à anesthésier les souffrances et les injustices au milieu desquelles il plante son chapiteau, ni à masquer le caractère de plus en plus obscène de sa propre prospérité »

« C’était le mot de la fin ! »

 

 

Note :
*Une question à laquelle Landa Cope, doyenne à l’Université des Nations de JEM, apporte une réponse, ou du moins, des pistes pour une vision du monde biblique,  dans « Modèles pour la société »(JEM édition).

 

 

 

Le chrétien et sa mission pour les nuls(2) : changeons de perspective !

Pour la discerner sans se tromper et répondre à l’appel de Dieu, il est essentiel de changer de perspective, et de s’aligner sur les pensées de Dieu. C’est pourquoi, à contre-courant des habituels conseils des coachs en développement personnel, le SEL, association protestante d’entraide et de liaison, nous propose une solution simple, en 4 points étonnants :

– Vise plus bas

– Pense plus petit

– Lâche prise

– Et va prendre un café  !

 

Découvrez de quoi il retourne ici :

http://www.enseignemoi.com/sel/video/vise-plus-bas-pense-plus-petit-lache-prise-10551.html

 

A lire, également : Matt. 18v10-14 ; Rom.12v1-16 ; 1 Cor.12v12-27 ; Philip.2v1-21

L’amour commence avec le verbe « donner »

C’est ce que mon pasteur a rappelé, lors du culte d’hier. C’est absolument vrai.

Un principe illustré par cette bouleversante parabole, intitulée « le don »(« Gift »), un court métrage de Daniel Yam :

 

Mais surtout, un principe que le Seigneur Jésus-Christ a enseigné et merveilleusement affirmé, par sa propre vie :

« Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir »(Actes 20v35 : une parole de Jésus qui ne figure pas dans les évangiles)

« Car Dieu a tant aimé le monde, qu’il a, plus que livré, donné Son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle. »(Jean 3v16)

« Je suis le bon berger », dit encore Jésus. « Le bon berger donne sa vie pour ses brebis(…)Le Père m’aime, parce que je donne ma vie, afin de la reprendre. Personne ne me l’ôte, mais je la donne de moi-même ; j’ai le pouvoir de la donner, et j’ai le pouvoir de la reprendre : tel est l’ordre que j’ai reçu de mon Père. »(Jean 10v11, 17-18)

« En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain qui est tombé en terre ne meurt, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit »(Jean 12v24)

« Car vous connaissez la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ, qui pour vous s’est fait pauvre, de riche qu’il était, afin que par sa pauvreté vous soyez enrichis ». (2 Cor.8v9)

« Nous avons connu l’amour, en ce qu’il a donné sa vie pour nous ; nous aussi, nous devons donner notre vie pour les frères ». (1 Jean 3v16)

 

A notre tour, donnons aux personnes notre amour et non pas nos « j’aime ».

Nous le pouvons, parce que « l’amour de Dieu est répandu dans nos coeurs par le Saint-Esprit qui nous a été donné »(Rom.5v5 et ss. Voir aussi Actes 2, Eph.1v13, )

 

« (In)culture au poing ! »(2) Le dico de PEP’S CAFE !

Souvenez-vous, le 4 octobre 2013, nous lancions notre premier « dictionnaire des idées reçues »*, à la manière de celui de Gustave Flaubert.
Le voici de retour(notre dictionnaire, pas Flaubert) : nullement exhaustif , mais volontairement sélectif. Des « idées reçues »*(ou « pas reçues »), pour prendre du recul, par rapport à notre façon de considérer Dieu, et particulièrement ce que nous croyons savoir…du savoir, de l’éducation, de l’apprentissage, d’un maître et d’un disciple, et de la façon dont nous construisons nos propres échelles de valeurs.
N’hésitez pas à vous prêter à ce petit jeu (littéraire et intellectuel) et nous proposer vos propres définitions !

 

« Ancien » : ne veut pas dire « périmé »(voir « nouveau »).

« Apprendre » : on ne sait pas vraiment ce qu’est « apprendre », aujourd’hui. Apprendre fait peur, car « apprendre », c’est toujours se transformer, changer, s’ouvrir, être touché, remis en question, bouleversé, « passé à la moulinette »…

« Cravate » : « ne sert à rien », « objet de croyance »(dixit Alain Auderset). Mon pasteur prêche ou célèbre la Sainte-Cène sans cravate : est-ce un « homme de Dieu » ? Ce savant présente sa nouvelle découverte sans cravate : peut-on le prendre au sérieux ?(voir « Le Petit Prince » de Saint-Exupéry)

« Disciple » : implique une « discipline » et un maître. Celui qui est son propre maître est l’élève d’un imbécile. Le disciple fait le maître, mais « n’est pas plus que le maître ». Voir « maître ».

« Eduquons ! » Se dit deux fois de suite, à l’exclamative. Exprime plus un besoin fondamental qu’une insulte.

« Indépendant » : ne veut pas dire « libre ».

« Libre » : à ne pas confondre avec « indépendance ».

« Maître » : n’est pas « celui qui sait », par rapport à « celui qui ignore ». Tout « savant » n’est pas, de fait, un « maître ». On reconnaît le maître à sa manière de vivre, son humilité et à sa capacité de « transmettre », de donner du sens à ce que nous ignorons ou connaissons(ou croyons connaître). Voir « disciple » et « savoir ».

« Nouveau » : ne le reste généralement pas longtemps. Voir « Ancien ».

« Parler » : « Dieu parle une fois, deux fois(ou : tantôt d’une manière, tantôt d’une autre)et l’on n’y prend pas garde »(Job 33v14). Il est remarquable que Dieu ait choisit de nous parler ou de se révéler de cette manière particulière, au travers d’un livre(la Bible)et d’une personne(Jésus-Christ).

« Perdu, « (re)trouvé » : Vous avez certainement entendu ici ou là le témoignage de quelqu’un qui a déclaré avoir « trouvé Dieu ». En réalité, nous ne « trouvons pas Dieu ». Dieu n’était pas perdu. C’est Dieu qui, descendant du ciel, nous a trouvé, après nous avoir longuement et patiemment cherché(cf Jean 1v1-14). Le meilleur exemple à ce sujet est la parabole de la brebis, dite « perdue » et « retrouvée » dans Luc 15v1-7.

« Savoir » : un savoir est ce qui se transmet. Confondu aujourd’hui avec « compétence ». L’on construit, aujourd’hui, son savoir, « seul », de façon « individuelle », via « internet », « la télévision »…voire « les jeux vidéos »…à l’exclusion des livres et des êtres humains. Voir « maître » et « disciple ».

« Silence » : celui de Dieu, bien entendu. Est révélateur d’une écoute, d’une disponibilité de Dieu, plus que d’une « absence de Dieu ».

« Valeur »(échelle de) : subjectif. Plutôt que de parler de « valeurs bibliques » ou de « valeurs chrétiennes », préférons le terme de « vertu biblique ». Les valeurs  de Dieu ne sont pas les nôtres. Une évidence et un lieu commun. Mais jugeons plutôt de ce qui fait la joie du berger retrouvant, non pas « une », mais « la » brebis perdue, et de ce qui fait la joie dans le ciel : Luc 15v3-7. Voir « perdu, (r)etrouvé ».

 

Notes :

* « Idées reçues », c’est aussi la première BD d’Alain Auderset. Et aussi ma première BD, par laquelle je suis entré dans l’univers de cet auteur.