Ascension

Ascension de Jésus, par John Singleton Copley (1775)

Ascension de Jésus, par John Singleton Copley (1775)

Le livre des Actes des Apôtres, dans le Nouveau Testament, « commence avec le dernier éloignement de Jésus, son élévation au ciel(1). Jésus a continué à apparaître aux siens durant quarante jours et Luc, dans son évangile, tient à nous écrire qu’ils le virent vivant, donc non pas comme une vision, mais dans sa plénitude physique(2). C’est la belle promesse de la résurrection : qu’elle restitue les formes concrètes, que les sens en soient les témoins.

De ce jour d’adieu, après lequel Jésus ne devait plus apparaître à ses apôtres, il reste écrit un bref dialogue en ouverture du livre des Actes des Apôtres ; deux répliques seulement, mais essentielles. Certains demandent à Jésus si le moment du royaume d’Israël est proche, celui qui marque le temps final du monde. En réponse, ils obtiennent un refus, car il ne leur appartient pas de connaître ce temps-là. En revanche, ajoute Jésus, c’est à eux que revient la force de devenir ses témoins dans le monde. Jésus enseigne ainsi qu’il est vain de s’interroger sur les temps de l’échéance de la confection du monde, il est vain de chercher dans les Saintes Ecritures ou ailleurs, dans les livres d’astronomie, sa date d’extinction. De nombreuses prévisions d’apocalypse ont été tentées, mais il ne nous appartient pas de connaître le terme de l’histoire. Il appartient à l’homme, s’il a la foi, de devenir témoin auprès des autres de la nouvelle sacrée[« l’Evangile »]. Et de sentir dans cette foi la force d’accomplir ce devoir [ou cette mission]. Et pour écarter morgue et orgueil, qu’il sache[ce témoin]que cette force[ou cette puissance(3)] vient d’en haut et non pas d’eux-mêmes, qu’elle leur a été donnée par grâce et non par mérite.

Au terme du bref entretien, les apôtres le voient se hisser au-dessus d’eux et flotter en l’air pour disparaître dans un nuage. Ils ne voient pas plus loin, les sens ne vont pas plus loin, ni les leurs, ni les nôtres. Plus loin, il y a seulement la foi et cette force[cette puissance]qui descend d’en haut, saisit une personne et la lance dans le monde pour raconter.

Tel est le témoin direct, celui qui vient au nom de Dieu ». Mais les autres ? « Tous ceux qui n’ont ni force ni foi » ? Ils « peuvent du moins reconnaître dans ces personnes l’empreinte digitale, la trace du soulier de Dieu. Alors, même celui qui a du mal avec le ciel peut devenir un témoin indirect. Même s’il n’a pas vu Jésus se hisser dans les airs, il peut dire qu’il a vu la force de la foi descendre dans un de ses semblables. Il peut dire qu’il a vu la nouvelle dans un autre. »(Erri de Luca. Ascension IN Noyau d’olive. Folio, 2012, pp 36-38)

Nous-mêmes, ayant à la fois « la foi et la force », et qui n’étions pas présents, pouvons témoigner : « Jésus ? Nous « l’aimons sans l’avoir vu et nous croyons en Lui sans le voir encore, nous réjouissant d’une joie ineffable et glorieuse »(1 Pie.1v8). D’autant plus qu’il « viendra de la même manière » qu’il a été vu s’en être allé au ciel »(Actes 1v11)

Ecouter aussi, sur France culture : « l’Ascension, bien plus qu’un départ », avec la pasteure Caroline Bretones, de la paroisse du Marais, qui nous invite à observer ce récit biblique qui raconte la montée de Jésus au ciel, raconté par deux fois par l’évangéliste Luc, et qui plonge les disciples dans une sorte « d’entre deux » déstabilisant, mais ô combien nécessaire pour aller plus loin.

Initialement paru le 06 mai 2016 et mis à jour pour l’occasion.

Notes : 

(1) Lire le récit en Actes 1v1-11, livre dont Luc est également l’auteur.

(2) Résurrection sans laquelle « notre foi est vaine » cf 1 Cor.15v1-18. Voir aussi Luc 24.

(3) Cette « force » ou cette « puissance » est en réalité une personne divine : le Saint-Esprit(Actes 1v8, cf Jean 14v1616)

Face à ceux qui (se) disent « Pourquoi pas Le Pen », comment expliquer pourquoi « Pas Le Pen » ? (Version alternative)

Existe-t-il un « vote chrétien » ? Jésus serait-il le « président d’honneur » d’un parti quelconque ? (Source image : « Mockingbird »)

La réponse alternative des répondants Attestants, mouvement confessant protestant* – que je remercie – à cette question sur le site 1001 questions :

Nous n’allons pas vous dire pour qui voter.
Parce qu’il n’y a pas un vote chrétien.
Mais il y a des chrétiens qui votent.

Dans un second tour de présidentielle, il n’y a pas d’un côté un candidat qui serait du côté de Dieu, et de l’autre un candidat qui serait contre Dieu. Parce que le processus électoral républicain, bien qu’il soit plus démocratique que d’autres systèmes, permet juste au peuple de choisir son « César ».

Si l’on voulait cribler les propositions électorales des uns et des autres, on aurait bien du mal à savoir ce qui est conforme à notre foi ou ce qui ne l’est pas. Quels coefficients mettre à nos préoccupations ? L’éthique prime-t-elle sur le reste ? Jésus était tout sauf moral : il défendait ceux qui transgressaient des lois justes (une femme adultère), il brisait les interdits de la religion paisible en place (activité durant le sabbat), il promouvait des collaborateurs du système fiscal romain (Matthieu), etc.
Certains se sont récemment hasardé à lister les sujets et à cocher ce qui serait chrétien-compatible. Je pense que c’est une immense erreur : s’ils n’ont assurément pas oublié la question des unions civiles homosexuelles, presque tous ont oublié la préoccupation pour la justice sociale et l’équité, qui sont cent fois plus mobilisées dans les préoccupations du Dieu biblique…

Notre rôle de citoyens, c’est de voter, de faire des choix.
Notre rôle de chrétiens, c’est de prier pour la paix du pays, et prier pour les autorités afin qu’elles promeuvent la paix. Et dans cette paix, la liberté de conscience est de toute première importance.
Et là je ne suis pas sûr que les deux candidats soient à égalité.

Par ailleurs, en référence au statut d’Israël en Canaan et à l’identité de voyageurs et étrangers sur la terre qu’évoque Paul, les Écritures me semblent faire du respect des étrangers un point tout à fait crucial.
Et là je ne suis pas sûr que les deux candidats soient à égalité.

Ces deux candidats sont surtout à égalité sur le traitement privilégié de leurs collaborateurs, de leur compromission avec le pouvoir de l’argent (Mammon), leur caractère influençable par des grandes nations (USA et Russie par exemple), leur démagogie et leur désir de séduire, etc.

Bref, voter ne sera jamais élire la bonne personne contre la mauvaise personne.
Ce sera toujours choisir, faire un choix en conscience entre la peste d’un César-Jules et le choléra d’un César-Auguste. Mais n’oublions pas que le taux de létalité du choléra et de la peste n’est pas du tout le même… L’important sera donc de voter, parce que l’abstention est pour le coup la pire des lâchetés car elle consiste à se défaire de ses responsabilités (relisez la parabole de Jotam en Juges 9,7-21)

Aller plus loin : comment être chrétien en saison électorale ?

* Les Attestants : mouvement de chrétiens confessants né en 2015 « du désir de renforcer au sein de l’Eglise protestante unie de France (EPUdF) les piliers de la Réforme (Sola Scriptura, bien entendu, avec Sola Gratia, Sola Fide,, Solus Christus, Semper Reformanda et Soli Deo Gloria). Certaines décisions prises en synode leur ont semblé affaiblir la dynamique de l’Eglise et négliger son enracinement dans la révélation biblique ». De fait, les Attestants « partagent une même foi au Père créateur, au Christ Seigneur et sauveur [qu’ils confessent aussi comme étant pleinement Dieu et pleinement homme, mort pour nos péchés et ressuscité pour notre justification], à l’Esprit Saint consolateur et puissant. « Courant de conviction parmi d’autres dans l’EPUdF », ils souhaitent « promouvoir une façon de vivre la foi, la vie de famille, la formation, à la lumière d’une lecture exigeante de l’Evangile ». Ils se veulent, notamment, « force de proposition en matière de prière, de lecture de la Bible, d’édification pour la foi, de formation, d’accueil des plus humbles ».  Ils confessent enraciner leurs convictions dans les Ecritures. La liberté chrétienne (n’excluant) pas mais (impliquant) une interprétation respectueuse des textes, pour tout ce qui fonde la foi et structure la vie ».

Visiter leur site.

« Il était une fois…la foi » (Hébreux 11v1-3)

Première prédication d’une série sur le thème « environnés d’une si grande nuée de témoins » (Héb 12.1), dans laquelle on se pose la question de la foi. « Avoir la foi, certes. Mais ça veut dire quoi ? »

Prédication de la Pasteure Isabelle Coffinet (Temple de Cergy), à découvrir sur la chaîne youtube « vous êtes le temple ! », sur le texte biblique d’Hébreux 11v1-3.

« Ne les oublions pas » : En quoi les Huguenots nous parlent encore aujourd’hui

Ce que nous enseignent les Huguenots : résister, surfer complaisamment ou se laisser emporter ? (Source image : public domain pictures)

« Souviens-toi » est un commandement récurrent dans les Ecritures bibliques.

Cette parole est un indicateur de la liberté spirituelle, nous exhortant de prendre le temps de la contemplation et de la mémoire, ne serait-ce que pour prendre conscience que nous ne venons pas de nulle part, et que d’autres nous ont précédé. Ces « autres » sont les « Huguenots », dont nous (chrétiens dans son expression protestante ou protestante-évangélique) sommes les héritiers. L’article qui suit, publié initialement sur le blogue du Temple du Marais (Paris), est un témoignage et un encouragement édifiant pour notre foi. Il nous explique pourquoi il convient de ne pas les oublier, encore aujourd’hui, et en quoi ils restent actuels.

Les “Huguenots” sont le nom donné aux protestants français à partir des années 1560, au moment des guerres de religion. Le mot sera aussi utilisé pour parler des protestants français exilés du fait des persécutions, notamment après l’interdiction par Louis XIV du culte protestant et de la religion reformée en 1685. C’est avec cette émigration massive que le mot Huguenot sera connu internationalement pour désigner les protestants français, mais aussi, particulièrement dans « les pays du Refuge » (pays accueillant ces exilés : Pays-Bas, Suisse, Royaume-Uni, Amérique, Allemagne…), les émigrés ou descendants d’émigrés protestants français.

Les Huguenots sont nos ancêtres de la foi

Les Huguenots sont donc des protestants comme nous. Ils sont nos ancêtres dans la foi. Ils sont les premiers à avoir cru comme nous croyons. Ils ont la même foi que nous, luthérienne et/ou réformée [ou évangélique]. Jésus avait Abraham et Noé, comme ancêtres, nous avons les Huguenots ! Ils ont vécu une période très troublée, avec la guerre (8 guerres de religion au XVIème siècle et des heurts importants au XVIIème siècle comme le siège de la Rochelle ou au XVIIIème siècle comme la guerre des Camisards dans les Cévennes), les massacres comme la saint Barthélémy, l’exil et des persécutions. Malgré les problèmes vécus dès l’apparition de la Réforme, cette nouvelle façon de vivre sa foi, le protestantisme connaît un essor considérable dans toutes les couches de la société française et essaime à l’étranger. Mais ils sont restés une minorité, ce qui n’est pas forcément très facile à vivre.

Une histoire qui a marqué le protestantisme français

Cette histoire, difficile, a profondément marqué le protestantisme français et notre Eglise. L’idée même de persécution et de minorité est constitutive de notre identité. Inquiétés, emprisonnés, persécutés, traqués, mis au ban de la société, la vie n’a pas été simple pour ces Huguenots. Subissant des pressions, des brimades, des interdits, le risque de la mort, certains ont tenu bon, et se sont battus pour leur foi. D’autres se sont convertis au catholicisme, parfois de force. Et, d’autres encore ont fui. Certaines familles sont revenues, [comme le premier Pasteur du Temple du Marais, Paris], Paul Henri Marron, sa famille est revenue en France, d’autres non, comme les ancêtres des deux ministres allemands Lothar et Thomas de Maizière ou du président américain Franklin Delano Roosevelt.

Mais d’où vient ce mot ?

Vraisemblablement de l’allemand eidgenossen (“conjurés”, “confédérés”). Un mot allemand (comme Luther), utilisé à Genève (patrie de l’« hérésie » protestante), proche du nom du roi Huguet ou Hugon de Tours, qui, selon la légende, fut un fantôme cruel vivant la nuit, et la prononciation déformée permettent aussi de comprendre le caractère péjoratif et insultant du mot à l’origine. Mais les protestants français vont assumer et revendiquer ce mot comme leur appellation à partir de 1560. Ceux qui ont persévéré, ceux qui ont « protesté de leur foi », que peuvent-ils nous dire ? Nous vivons maintenant librement notre foi, avec des lieux de cultes publics et accessibles. Que nous apprennent les Huguenots ? Que nous laissent-ils en héritage ?

Les Huguenots nous apprennent à croire, quelle que soit la situation sociale, et politique autour de nous.

Même en des temps troublés, dans l’adversité, en étant persécutés, ils ont continué de croire, de vivre leur foi, de lire leur bible, de prier le Seigneur… Marie Durand enfermée à Aigues mortes en est un exemple extrême, elle ne renonce pas à sa foi. Ils nous redisent ce qu’est être une minorité, et combien cela peut être difficile un groupe stigmatisé. Cela peut nous parler aujourd’hui, où de nombreuses minorités ou des groupes de personnes vivant une différence sont souvent rejetés.

Ils nous rappellent les débuts de l’Eglise

Ils nous rappellent les débuts de l’Eglise, comment ils ont vécu et se sont organisés. Les pratiques communautaires avec des réunions discrètes chez l’un ou chez l’autre pour partager la lecture du Nouveau Testament, des psaumes et prier. La lecture de la bible dans sa propre langue et non en latin, une lecture seul mais aussi en famille et en groupe. Et un texte qui circule, car il est imprimé. C’est aussi un élément très important de leur vie : l’accès à l’écrit grâce à l’imprimerie. L’organisation des groupes, l’élection des représentants la désignation des pasteurs, la mise en place des sacrements (baptême et cène)… Comme l’Eglise primitive des Actes, ils nous parlent de comment on pratique, comment on vit la foi, comment on construit le corps du Christ au tout début. Ils nous permettent de retrouver les bases de notre foi, les prémices, les commencements. Les premiers textes aussi notamment les confessions de foi de La Rochelle (1571) comme celle d’Augsbourg (1530). Nous pouvons ainsi redécouvrir ce qui est permanent et qui fait le lien entre les générations.

Ils nous apprennent à rompre avec la société qui les entoure pour vivre mieux et en accord avec la foi.

Ils ont rompu avec les traditions, ils se sont singularisés et différenciés des autres, ils ont dû affirmer leurs particularités. Installant une pratique de la religion différente, ils ont souhaité épurer les pratiques, retrouver les origines, enlever les superstitions, refuser certains gestes. Ils ont dû rompre avec des pratiques communes, courantes et partagées. Ils se sont abstenus de tout un tas de pratiques et de croyances anciennes. Cette abstention implique une révolution mentale par rapport aux comportements ancestraux : il n’y a plus de temps, ni de lieu, ni d’image ou d’objet sacré. Ils ont bousculé les hiérarchies sociales et les valeurs de leur temps. Avec leur organisation et les élections de représentants, ils ont même pratiqué la démocratie avant sa mise en pratique. Calvin souhaitait que la Réforme pénètre tous les aspects de la vie quotidienne et que chacun puisse rendre compte de sa foi, à toute occasion. Les Huguenots nous invitent à faire la même chose avec notre société. Les Huguenots sont une source d’inspiration pour apprendre à rompre avec la société qui nous entoure quand elle va à l’encontre du Seigneur.

Les Huguenots nous parlent encore aujourd’hui

Enfin les Huguenots exilés nous parlent encore aujourd’hui, nous qui voyons tant de réfugiés, de migrants qui s’exilent de leur pays. Nous qui connaissons des chrétiens persécutés dans leur pays d’origine et qui viennent chez nous. Dans [nos églises] même nous vivons avec des frères et des sœurs venant de pays musulmans, de pays africains ou même de Chine où vivre leur foi était plus qu’un problème, une question de survie.

Terminons sur ce petit détail. Les Huguenots nous invitent aussi à retourner dans nos Bibles pour trouver des parallèles avec leur vécu. Ainsi le désert, référence à la traversée par Moise et son peuple du Sinaï, et l’espoir de la terre promise, est l’allégorie de la clandestinité des huguenots pendant les temps les plus forts des persécutions et de l’interdiction. Nous traversons aussi des déserts… Les Huguenots nous apprennent à résister, à tenir bon dans la foi, à s’appuyer, quoiqu’il arrive, sur le Seigneur. Ne les oublions pas…

La prière pour les cinq doigts

Une prière facile à apprendre : une prière pour les cinq doigts ! (Source image : public domain pictures)

Voici une courte prière à dire à Jésus chaque jour. Cette prière est très simple et comporte cinq mots, un pour chaque doigt de la main pour ne pas l’oublier : « Seigneur, montre-moi moi-même ! »

Attendez-vous avec confiance à ce que le Seigneur réponde à cette prière.

Faites suivre ensuite cette prière par cette autre, également en cinq mots : « Seigneur, montre-toi à moi ».

Soyez certains que Jésus répondra également à cette prière !

D’après « La prière pour les cinq doigts IN « Croire, ça s’apprend », de Patricia Saint-John. CLC éditions, 2005, pp 65-69.

« Le guichet sait déjà »

Certains considèrent leur religion comme « un crédit » acquis en haut, obtenu au « guichet » de Dieu, auquel ils se rendent régulièrement pour solliciter quelque chose… (Source image : public domain pictures)

L’écrivain allemand Heinrich Heine (1797-1856) parle dans son livre « idées » de l’époque où, jeune, il apprenait le français, rapporte Erri de Luca(1). « Un jour, son maître lui demanda six fois de suite comment on disait « glaube », foi, en français. Et six fois de suite, d’une voix brisée par les larmes, le jeune Heine répondit : « le crédit ».

A la septième, le maître, rouge comme un coq, s’écria : « on dit religion ! » Et il fit pleuvoir des coups sur son dos sous les ricanements de la classe. En conclusion, Heine dit que lorsqu’il entend ce mot-là , ses joues s’empourprent et un frisson de terreur parcourt son échine.

L’erreur quelque peu comique de l’écrivain a pu être contagieuse. Certains considèrent leur religion comme un « crédit » acquis en haut, obtenu au « guichet » de Dieu, auquel ils se rendent régulièrement pour solliciter quelque chose. Comme les requêtes sont abondantes, ils se rendent dans les nombreuses chapelles des saints munis d’une liste de demandes de grâces qui vont de la note en classe à l’emploi, de la fortune en amour au succès sportif…..Cela tient plutôt du crédit que de la religion ».

Et lorsque la prière est tellement centrée sur elle-même ou sur celui qui prie, au point que celui avec qui je suis censé être en relation ne compte plus, alors ce n’est déjà plus une prière….Or, prier ne devrait être qu’une façon de s’adresser à Dieu, sans rien demander. « Car Dieu votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant même que vous le lui demandiez », rappelle Matt.6v8. « C’est ce que dit Jésus lorsqu’il enseigne comment prier et réciter pour la première fois le Notre Père. Le guichet sait déjà »(1).

A mille lieux du « deal avec l’invisible », en vue d’en retirer quelque avantage, « la prière est le principal moyen d’expression de la vraie foi »(2), que nous accueillons avec reconnaissance, et le principal moyen de la confiance authentique dans le Dieu vivant et vrai, lequel est un Dieu relationnel parce que « Trine », Père, Fils, Saint-Esprit.

 

Notes :

(1)De Luca, Erri. Crédit IN Alzaia. Rivages, 1998 (Bibliothèque Rivages), pp 49-50.

(2) Comme le rappelle Michael Reeves dans « Retrouver la joie de prier », citant une expression de Jean Calvin.

 

 

« Ils ont aimé leur prochain », 4 ans après…. : Interview exclusive de Nicolas Fouquet

« La particularité d’un livre, c’est qu’une fois mis en librairie, il vit sa vie par lui-même » (Nicolas Fouquet)

Dans la foulée d’échanges par mails avec Nicolas Fouquet sur son dernier livre collectif – « parlons mieux ! » ou 13 expressions évangéliques décryptées à la lumière de la Bible (co-édité par BLF Éditions / WET et paru le 24/02/21) – j’ai été intéressé de connaître l’impact de son premier livre, « ils ont aimé leur prochain » ou comment 31 chrétiens nous montrent la voie de la solidarité (BLF Éditions / SEL, 2017) , 4 ans plus tard, d’où cette interview spontanée et improvisée par mail. Merci à Nicolas Fouquet d’avoir relevé le défi au pied levé !

 

Pep’s café : Bonjour Nicolas, peux-tu te présenter ?

Nicolas Fouquet : Bonjour ! Je m’appelle Nicolas Fouquet. En quelques mots : je suis chrétien, marié et père d’une petite fille de 14 mois. Nous vivons dans l’Oise, près de Compiègne. Je travaille au SEL et depuis peu à BLF Éditions également. En parallèle, je mène différents projets notamment éditoriaux, qu’il s’agisse de livres ou de jeux de société [« Fouilles en Galilée », Bibli’O, 2020, et  « Les villageois de Baobila », SEL, 2018, pour sensibiliser aux questions de pauvreté. NDLR]

Pep’s café : 4 ans plus tard depuis la publication de ton premier livre – mettant en valeur une autre forme de collectif, puisqu’il donnait à lire 30 portraits d’hommes et femmes « qui ont aimé leur prochain », quel bilan en tires-tu ?

Nicolas Fouquet : A titre personnel, le bilan est extrêmement positif. Ce projet a été une expérience formatrice dans mon parcours. J’ai notamment découvert le milieu de l’édition, ce qui m’a permis par la suite de mener à bien d’autres projets de création (de livres ou de jeux de société). La publication de l’ouvrage a été l’occasion également d’entrer en relation avec de nombreuses personnes inspirantes, qu’il s’agisse du Dr Mukwege qui a signé la préface ou de professionnels des médias. Au niveau du SEL, qui est l’ONG protestante dans laquelle je travaille et le cadre dans lequel a été mené ce projet, le bilan est là aussi positif. Ce projet a été l’occasion d’encourager les chrétiens à allier foi et action en matière de solidarité. Le livre a alors été l’un des éléments d’une campagne de sensibilisation plus vaste mêlant émissions radios, exposition et publications sur le web.

PC : Quel public ton livre a-t-il touché ? Quelles actions a-t-il inspiré ?

NF : Il m’est extrêmement difficile de répondre à cette question. D’un point de vue comptable, c’est facile. Le livre a été vendu à 2600 exemplaires (d’après BLF Éditions), ce qui est un bon résultat dans le milieu de l’édition évangélique. Ensuite, pour en dire davantage, c’est plus compliqué… La particularité d’un livre, c’est qu’une fois mis en librairie, il vit sa vie par lui-même. L’auteur ou l’éditeur reçoit de temps à autres quelques commentaires de lecteurs, mais leur visibilité sur le public du livre ou son impact reste malheureusement limitée.

PC :  A l’heure du vedettariat et de la recherche d’hommes ou de femmes « providentiel(e)s », notre époque a plus que jamais besoin d’hommes et de femmes « ordinaires », comme ces chrétiens d’hier et d’aujourd’hui – qui acceptent de répondre à l’appel et aux projets de Dieu, pour accomplir avec « la force qu’Il donne » (1 Pie.4v11) des choses extraordinaires, qu’ils sont incapables de faire et ne sauraient faire autrement, dans le but de rendre visible le Dieu véritable et sauveur. Est-ce (encore) vrai, aujourd’hui ? En quoi et pourquoi selon toi ?

NF : Je pense que Dieu appelle à son service des personnes avec des profils différents et qu’il les conduit à avoir des « carrières » différentes également. Certains seront célèbres, d’autres moins. Dans le livre, se côtoient des William Wilberforce ou William Booth, le fondateur de l’Armée du Salut, avec des Philadelphe Delord ou Mathilda Wrede. Tous ont leur place dans le corps de Christ. Et aucun d’eux n’était un surhomme. Il s’agissait de gens ordinaires, comme vous et moi, qui se sont mis au service d’un Dieu extraordinaire. Ils ont mis leur foi en action en aimant leur prochain de manière concrète et peuvent nous inspirer encore aujourd’hui !

PC : Tu viens de citer, outre Denis Mukwege, « l’homme qui répare les femmes », William Wilberforce, William Booth – le fondateur de l’Armée du Salut – Philadelphe Delord ou Mathilda Wrede. J’imagine que ces noms, parmi « les 30 » de ton livre, ne sont pas donnés « au hasard ». En quoi t’inspirent-ils en particulier ? Quels autres, encore, parmi « les 30 », t’inspirent également ? 

NF : J’aurais pu en prendre d’autres mais j’ai pris ces différents exemples car ils reflètent bien à mes yeux la diversité du corps du Christ. Il y a des hommes et des femmes, de différentes nationalités, des gens célèbres et d’autres moins mais aussi des vocations différentes (actions auprès des prisonniers, des lépreux, pour l’abolition de l’esclavage, etc.). Au travers de cette diversité, j’espère que le lecteur comprendra que l’idée du livre n’est pas d’inviter à copier l’une ou l’autre de ces figures mais bien de trouver son propre appel. A titre personnel, j’ai été particulièrement marqué par le parcours d’Anthony Ashley-Cooper. Je ne le connaissais pas avant de travailler sur le livre et j’ai trouvé quelques rapprochements avec mon propre cheminement. Je n’ai pas été élu député au Parlement (britannique) comme lui 🙂 mais j’ai fait des études en Sciences Politiques et c’est un domaine d’engagement qui m’interpelle particulièrement.

PC : Un dernier chapitre laissé « en blanc » reste encore à écrire. A la suite de ces 30, serais-je, moi lecteur, le 31ème ? Et d’ailleurs, ce 31ème portrait « laissé en blanc », doit-il être nécessairement un individu [toi, moi ?] ou une communauté, l’Église ? Chacune et chacun pouvant ainsi agir de manière complémentaire et interdépendante, « holistique », à la fois de manière « locale et globale ». Qu’en dis-tu ?

NF : Le 31e portrait « laissé en blanc » était là pour inviter le lecteur à prendre la suite de ces figures de la solidarité. Aimer son prochain n’est pas un commandement réservé à quelques personnes spécifiques. Il concerne tous les chrétiens. Après, la forme que ça revêt concrètement peut varier d’une personne à l’autre. Nous ne sommes pas tous appelés à devenir des « professionnels de la solidarité ». Par conséquent, le 31e portrait est une interpellation pour chaque chrétien individuellement. Et c’est ensemble, avec la diversité et la complémentarité de nos appels et dons, que nous formons l’Église et que nous pouvons répondre aux besoins qui nous entourent.

PC : Le dernier mot est pour toi !

NF : Bonne lecture ! 🙂 Et plus encore, à vous de jouer pour le 31e portrait 😉

 

Merci Nicolas Fouquet !

 

En bref, les ouvrages de Nicolas Fouquet :

« Ils ont aimé leur prochain : 31 chrétiens nous montrent la voie de la solidarité » (BLF Editions / SEL, 2017)

« Parlons mieux ! » 13 théologiens décryptent 13 expressions évangéliques à la lumière de la Bible » (BLF Editions / WET, 2021).

Disponibles chez l’éditeur ou dans toutes les bonnes librairies, par exemple ici ou .

Ce n’est pas ce qu’on voit qui importe (Luc 9v28-36)

Un complément édifiant de notre dernière recension de « La guerre des spectacles » de Tony Reinke, ouvrage consacré à ce qui nous captive si aisément, avec cette méditation étonnante du « Pain quotidien »*, relative à l’épisode de la Transfiguration, en Luc 9v28-36 :

Ou quand ce n’est pas ce qui captive notre regard qui importe….

Bonne écoute !

 

 

*Depuis le 16 mars 2020, « Le Pain quotidien » est une série de très courtes méditations (2 min maxi environ), postées chaque soir, à 20h00, sur youtube.

Mais enfin : qui est de bonne foi ?

Qu’est-ce qui différencie la « bonne foi » de la « mauvaise » ?

Travaillé par ce sujet, mon frère et ami Pierre-Louis s’est décidé de « monter au filet » comme on dit au tennis, pour s’attaquer au thème de la « bonne foi » et de ce qu’elle signifie pour lui d’après les Ecritures. Il nous propose cette lecture, laquelle résonne assez bien avec l’actualité outre-atlantique(1). Qu’il en soit remercié !

 

Accusations de fraude, votes par-dessus bord, démentis des accusés en charge de savoir compter… Toute cette histoire…

Nous amènerait-elle à en savoir plus sur deux notions associées à la foi ?

Fait amusant : bien que liées à la foi, nous les rencontrons généralement avant de recevoir la foi de Christ. Ces notions font souvent partie de notre tronc commun d’éducation, croyants ou non, dès l’âge de raison – cet âge équivaudrait à 7 ans d’après une source proche.

Quels sont ces deux opposés et que peuvent-ils bien vouloir définir à propos de « la foi » ?

A cet égard, le droit français nous aide à les appréhender de manière simple et précise.

La bonne foi est la croyance qu’a une personne de se trouver dans une situation conforme au droit, et la conscience d’agir sans léser les droits d’autrui.

La mauvaise foi est l’attitude volontaire et déloyale avec laquelle une personne agit envers une autre, afin de surprendre sa décision.

Un point commun existe entre ces deux notions pourtant opposées.

La bonne et la mauvaise foi sont définies sur la base d’un même point référence : le droit.

En bref, ce droit est définit par un code – ex. civil, pénal, fiscal – qui définit un ensemble de règles d’après lesquelles le sujet au droit – ex. le citoyen ou l’entreprise – doit se comporter d’une manière « droite », au risque d’être trouvé en défaut vis-à-vis de ce droit, et d’être sanctionné en conséquence.

Et si nous sommes enfants de Dieu, quel devient notre droit par excellence ?

La loi du Seigneur est parfaite, restaurant la vie (Psaumes 19.7a), et à la fois déclarant quiconque trébuche sur un seul point entièrement coupable (Jacques 2.10b). Conséquence, tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu (Romains 3.23).

Bonne nouvelle pour nous tous, cette loi a été accomplie (et non abolie) par Jésus-Christ (Matthieu 5.17). Il a réalisé pour nous l’expiation des péchés sur la croix. Nous sommes sauvés par grâce au moyen de la foi (Ephésiens 2.8). Ainsi s’accomplit la promesse faite en Habakuk 2.4b : « Le juste vivra par sa foi » – en tenant ferme, d’après la version NBS.

Et sinon, qu’est-ce qui différencie réellement la « bonne foi » de la « mauvaise » ?

Le sujet se conduisant avec une bonne foi ou en bon père de famille se croit en conformité au droit et ne croit pas léser le droit d’autrui. Il ne manipule pas, ne dissimule pas son motif d’agir pour induire en erreur  et soutirer un gain inavoué/inavouable.

Celui qui recherche un tel gain est de fait contraint d’employer un tour de chapeau pour manipuler autrui. Il emprunte une posture abusive et instrumentalise ou viole la loi. Il enfreint la liberté d’autrui, pour l’induire en erreur, l’amenant à une prise de décision biaisée, en faveur de son intérêt propre.

Quel angle de vue adopter si nous avons reçu « la foi de Christ » ?

Avant de proposer une réponse à cette question, examinons-nous nous mêmes, pour savoir si nous sommes dans la foi; éprouvons-nous nous-mêmes. Ne reconnaissons-nous pas que Jésus-Christ est en nous ? (2 Corinthiens 13.5, repris au nous)

Dieu pourrait-il qualifier de fidèle ou ayant la foi un enfant qui cherche à posséder l’objet des promesses qu’il s’est faite à lui-même, ou à d’autres hommes, plutôt qu’à obtenir, par la persévérance à bien faire, l’objet des promesses parfaites de Dieu que sont l’honneur, la gloire et l’immortalité ? (Romains 2.7) Et si nous faisons de Lui nos délices, ne nous donnera-t-il pas ce que nos cœurs désirent ? (Psaumes 37.4)

En définitive, nous devrions choisir une bonne fois si nous avons de meilleurs projets pour nous-mêmes ou si nous acceptons que Dieu ait souverainement formé des projets pour nous, projets de paix et non de malheur (Jérémie 29.11).

Et en espérant que nous serons en accord sur ce dernier point, nous pouvons nous engager à tenir ferme dans Sa bonne foi. Que notre moi soit comme un honnête président sortant acceptant de lâcher prise, pour Lui laisser le contrôle à bord en toute confiance  😉.

A écouter sur la même tonalité : Michael Card, That’s What Faith Must Be.

 

 

 

Note :

(1) Quelques éléments de contexte : Le candidat démocrate à l’élection présidentielle américaine du 03 novembre 2020, Joe Biden, a été déclaré vainqueur samedi dernier, après avoir franchi le seuil nécessaire de 270 grands électeurs, selon les résultats partiels transmis par les médias américains. Après l’annonce vendredi 13/11, au soir, des résultats qui manquaient encore, en Caroline du Nord et en Géorgie, Joe Biden l’emporte avec 306 grands électeurs contre 232 pour Donald Trump. Ce dernier refuse toujours de reconnaître la victoire de son adversaire.

Alors que Donald Trump tourne en boucle sur les réseaux sociaux en dénonçant des tricheries et fraudes massives, plusieurs autorités électorales américaines ont indiqué jeudi 12 novembre dans un communiqué commun, plus d’une semaine après la présidentielle, n’avoir trouvé « aucune preuve » de bulletins perdus ou modifiés, ou de systèmes de vote piratés.  « L’élection du 3 novembre a été la plus sûre de l’histoire des États-Unis », ont affirmé ces autorités locales et nationales en charge de la sécurité du scrutin – l’agence de cybersécurité et de sécurité des infrastructures (CISA), qui dépend du ministère de la sécurité intérieure, ainsi que le Conseil de coordination de l’infrastructure électorale et les Comités exécutifs de coordination de l’infrastructure électorale.

« Il n’existe aucune preuve d’un système de vote ayant effacé, perdu ou changé des bulletins, ou ayant été piraté de quelque façon que ce soit », soulignent-elles dans leur communiqué.  « Bien que nous sachions que notre processus électoral fasse l’objet de nombreuses affirmations sans fondement et de campagnes de désinformation, nous pouvons vous assurer que nous avons une confiance absolue dans la sécurité et l’intégrité de nos élections », insistent-elles.

Source : https://www.la-croix.com/Monde/Presidentielle-americaine-aucune-preuve-fraude-affirme-autorites-2020-11-13-1201124395 (Voir aussi https://www.france24.com/fr/am%C3%A9riques/20201115-contestation-pour-fraude-un-grand-cabinet-d-avocats-l%C3%A2che-donald-trump ). Voir aussi https://www.20minutes.fr/monde/2927543-20201208-presidentielle-americaine-cour-supreme-coule-derniers-espoirs-donald-trump?xtor=RSS-176 et https://www.courrierinternational.com/article/etats-unis-elections-la-cour-supreme-aneantit-les-derniers-espoirs-de-trump

Au final, Donald Trump et ses alliés ont essuyé plus de 50 échecs devant la justice, dont deux devant la Cour suprême, pour faire invalider les résultats dans certains Etats ! Et même le leader républicain du Sénat, Mitch McConnel, a fini par reconnaître la victoire de Joe Biden, confirmée par le vote des grands électeurs, cessant de soutenir Donald Trump et ses accusations non fondées de « fraudes électorales » ! cf https://www.courrierinternational.com/article/election-presidentielle-americaine-le-puissant-senateur-mitch-mcconnell-lache-trump-son-tour

 

Le Défi biblique de l’été : l’épître de Paul aux Galates, par Louis-Michel

Pourquoi retournerions-nous sous la loi alors que nous sommes sauvés par la foi ? (Source image : public domain pictures)

Louis-Michel, que je remercie pour son texte et pour avoir relevé de nombreux défis bibliques, nous présente l’épître de Paul aux Galates.

 

L’Épître :

Excusez mon originalité, mais j’imagine l’organisation télévisée d’un grand débat entre deux leaders : le premier représenterait la loi, le second serait le fer de lance de la foi. Incontestablement, c’est Paul, le défenseur de la foi qui l’emporte !

Il écrit sa lettre aux églises de Galatie en 49 ap. J.-C. Des prédicateurs partisans de la loi de Moïse pour les chrétiens veulent détourner les membres des églises de la foi toute simple que Paul avait prêchée lors de son premier voyage missionnaire.

Le défi :

C’est très simple : Je dois choisir entre vivre par la loi, et vivre par la foi. Paul, aux Romains, parle de la foi avec ces mots : « La loi de foi ». C’est ce que Jésus a fait par Son Esprit, nous donner de vivre, non avec la lettre qui tue, mais avec l’Esprit qui vivifie ! D’ailleurs, Luther, reprenant un mot de la Bible, s’écrie : « Mon juste vivra par la foi ! »

L’interpellation :

Ne nous laissons pas prendre par le légalisme ! C’est la plus grande menace contre l’Eglise. En effet, pourquoi retournerions-nous sous la loi alors que nous sommes sauvés par la foi ? Parce que nous voulons une église parfaite, sans aucun défaut, parce que nous voulons une belle apparence ?

Les versets :

« Nous avons compris qu’on est déclaré juste devant Dieu, non parce qu’on accomplit les oeuvres que commande la loi, mais uniquement par la foi en Jésus-Christ » (Ch.2:v.16).

« Tu n’es plus esclave, mais tu es fils ou fille, héritier des biens promis, grâce à Dieu » (Ch.4:v.7).

Question :

La loi vient des commandements de Dieu, doit-on les retirer de la Bible ? Il faut répondre à cela, que Jésus, à cause de l’amour divin, nous rend capables d’accomplir toute la loi selon l’Esprit !