Jésus-Christ devait-il être crucifié ? Quel est le sens de son sacrifice ?

Le sacrifice de Jésus-Christ à la croix : mais pourquoi ? Quel est son sens ?

« Pourquoi Jésus devait-il être crucifié ? Pourquoi Dieu ne pourrait-il pas simplement nous pardonner sans ce sacrifice terrible de son Fils ? » 

Telle est cette question posée par l’internaute « Eric » à l’équipe des Répondants du site 1001 questions, qui a reçu la réponse suivante :

« Le sens de la mort de Jésus, sa portée et sa cause font l’objet de beaucoup de remises en question depuis des décennies. Certains ne veulent y voir qu’un acte héroïque du témoin de la vérité et de la justice, une dénonciation de la violence des hommes (Matthieu 23,31). Ou une victoire sur les puissances de mort (Apocalypse 12,10ss) qui oppriment les humains. Ou encore, une preuve d’amour total de Jésus envers nous (év. Jean 15,13)  ou d’obéissance/confiance absolue envers le Père (voir Jean 14,31, ou l’attitude de Jésus crucifié face aux moqueries et aux défis qui lui sont lancés). Liste non exhaustive. Ces sens sont bien présents dans le Nouveau Testament, mais la question de l’internaute contient le terme le plus important parmi les interprétations que donne l’Ecriture de la mort de Jésus : « sacrifice ». Le fait que son sang a été répandu pour effacer nos fautes (idée de substitution), comme, symboliquement, le sang de l’animal répandu sur l’autel, effaçait les souillures (Lév 17,11) ». 

« Scandale » pour les uns et « folie » pour les autres (1 Cor.1v23), mais c’est par ce sacrifice ultime de Jésus-Christ, victime parfaite offerte une fois pour toutes,  que « Dieu dit « non » à ce que nous sommes ou tentons d’être sans lui », mettant fin « à tous les sacrifices et à toutes les tentatives humaines pour s’auto-purifier devant Dieu ».

La suite sur le site 1001 questions !

« La nature exposée » d’Erri de Luca : le scandale d’une vérité nue

« La nature exposée » d’Erri de Luca, un « récit théologique »

De même que l’on ne saurait apprécier la subtilité d’un vin en le buvant « cul sec », un livre d’Erri de Luca ne se lit pas d’une traite mais à petites gorgées.

« La nature exposée »(1), ouvrage d’Erri de Luca que j’ai terminé fin avril, est « un récit théologique », dont le sujet vient d’une écoute.

Dans un village au pied de la montagne, un sculpteur aide des clandestins à franchir la frontière. Il se fait payer, « comme les autres », comme ses collègues passeurs, sauf qu’il rend l’argent une fois les clandestins conduits « de l’autre côté ».

Un jour, ce geste est médiatisé par l’un de ceux que le sculpteur a accompagné – un écrivain, qui en fait un livre, qui se trouve avoir du succès ! « De la camelote », réplique le sculpteur, estimant que « les lecteurs d’aujourd’hui ne sont pas difficiles ». Par ces mots prêtés à son personnage, Erri de Luca me paraît égratigner au passage cette mode du « storytelling » et de la surmédiatisation de l’exploit individuel, une dérive qui nous fait passer à côté des vrais sujets.

Le sculpteur décide alors de quitter le village. Je pense au Seigneur Jésus-Christ, qui, lorsqu’ « il apprit que les Pharisiens avaient entendu dire qu’il faisait plus de disciples et en baptisait plus que Jean », décida de « quitter la Judée pour regagner la Samarie » (Jean 4v1-3). Il se voit confier par un curé une bien étrange mission : restaurer une croix de marbre et révéler « la nature » qui se cache sous le pagne du Christ. L’enjeu est de taille, d’autant plus que d’autres sculpteurs consultés ont déjà renoncé……

Présenté ainsi, le traitement du sujet paraît osé, scandaleux et irrévérencieux, mais à l’instar de son personnage de sculpteur, Erri de Luca est parfaitement conscient de la valeur et du caractère sacré du matériau qu’il manipule(2). En tant qu’auteur, il est bien « créateur », en ce qu’il « force les limites en s’écorchant les mains pour ouvrir un nouveau passage », mais sans oublier d’être humble (op. cit.p 45). Paradoxalement, alors qu’il se définit, non pas comme un athée, mais comme « quelqu’un qui ne croit pas », Erri Luca nous permet d’approcher de manière nouvelle et naturelle l’humanité du Christ, et par là même la valeur et la vérité de son sacrifice, non pas avec orgueil ou vanité, mais « avec crainte et tremblement ».

Retrouver « l’original », c’est assurer le scandale d’une vérité nue(3), d’autant plus qu’est « scandale le messie crucifié » et « folie (pour ceux qui se perdent) le langage de la croix ». Mais pour ceux qui croient, il est « puissance et sagesse de Dieu » (1 Cor.1v18, 23).

Lecteurs « peu exigeants », « touristes » et « indifférents », s’abstenir…..

 

 

Notes :

(1) La Nature exposée, Erri de Luca. Gallimard, 2016 (Folio junior)

(2) « Les mots du crucifié sont sacrés » et « la raison pour laquelle il accepte le sacrifice sans se dérober est sacrée », explique le personnage du sculpteur (op. cit., pp 49-50).

(3) Celle qui nous apprend que « dans les crucifixions le condamné était hissé nu » (Op. cit., p 31).

 

 

En ce moment, j’écoute « Montre-moi l’aurore » (« The Power of the Cross ») de Keith Getty et Stuart Townend

Voici un très bel hymne moderne, particulièrement profond, que l’on croirait composé il y a un siècle. Il nous invite à contempler ce « jour le plus noir » où Christ a été « jugé par des pécheurs, battu et cloué sur une croix ». Il célèbre aussi « la puissance de (cette) croix », sur laquelle « Christ s’est fait péché pour moi », a pris sur lui la colère, et par laquelle je suis pardonné. Écrit en 2005 par Keith Getty et Stuart Townend, dont la première collaboration, en juin 2001, a donné le fameux « En Jésus seul » (In Christ Alone).

« C’est maintenant le moment où se décide le sort de ce monde » : lecture de Pâque(s) selon Jean

Plante verte par George Hodan

Plante verte par George Hodan

Nous sommes vendredi. Voici une lecture pour Pâque(s). Originale. Selon Jean.
Voici d’étranges et mystérieuses déclarations du Seigneur Jésus-Christ, qui semblent-en apparence-« à côté de la plaque », vu les questions de départ posées. A moins qu’elles ne nous prennent à contre-pied et nous invitent à une décision personnelle à son sujet.
Une lecture sans commentaire. Pour que nous soyons attentifs au texte même et aux paroles du Seigneur Jésus.

Bonne lecture, bonne méditation et réflexion(n’hésitez pas à nous faire part de vos réactions à ce passage au pied du présent billet) ! Et un bon « Jésus-Christ est(réellement)ressuscité ! »(Luc 24v34)

 

Parmi ceux qui étaient venus(à Jérusalem)pour adorer Dieu pendant la fête, il y avait quelques Grecs. Ils allèrent trouver Philippe qui était de Bethsaïda en Galilée et lui firent cette demande : nous voudrions voir Jésus.
Philippe le dit à André, puis tous deux allèrent ensemble le dire à Jésus.
Celui-ci leur répondit :
L’heure est maintenant venue où le Fils de l’homme va entrer dans sa gloire. Vraiment, je vous l’assure :

si le grain de blé que l’on a jeté en terre ne passe pas par la mort, ll reste ce qu’il est, un grain unique. Par contre, s’il meurt, il donne naissance à d’autres grains et il porte du fruit en abondance.Celui qui est attaché à sa vie propre la perdra, mais celui qui fait peu de cas de sa vie en ce monde la retrouvera pour la vie éternelle. Si quelqu’un veut être à mon service, il devra me suivre et passer par le même chemin que moi. Mon serviteur sera là où je serai. Si quelqu’un est à mon service, le Père lui fera honneur.
A présent, je suis angoissé, mon coeur est en émoi. que dois-je faire ? Vais-je dire : Père, épargne-moi cette heure de souffrance ? Mais c’est précisément pour passer par cette heure-là que je suis venu ! Je dirai : Père, glorifie ton nom.
Alors, une voix se fit entendre, venant du ciel :
J’ai déjà fait éclater ma gloire, et je continuerai à le faire.
Les gens qui se trouvaient là et qui avaient entendu le son de cette voix crurent que c’était un coup de tonnerre. D’autres disaient :
Un ange vient de lui parler.

Mais Jésus leur déclara :
Ce n’est pas pour moi que cette voix s’est fait entendre, c’est pour vous. C’est maintenant le moment où se décide le sort de ce monde. Oui, maintenant, le prince de monde va être destitué.

"La vieille croix" : en réalité toujours d'actualité et nécessaire pour nous. Gardons-nous de "la neuve" ou de la prétendue "originale", "dans le vent", mais sans puissance

« Et quand j’aurai été élevé de la terre, j’attirerai tous les hommes à moi », dit Jésus

Et moi, quand j’aurai été élevé de la terre, j’attirerai tous les hommes à moi.
Par cette expression, il voulait faire allusion à la manière dont il allait mourir.

La foule objecta : la loi nous apprend que le Messie vivra éternellement. comment peux-tu dire que le Fils de l’homme doit être élevé au-dessus de la terre ? Au fait, qui est donc ce Fils de l’homme ?
Jésus leur dit alors :
La lumière est encore parmi vous, mais plus pour longtemps. Marchez tant qu’il fait clair, pour ne pas vous laisser surprendre par l’obscurité, car celui qui marche dans l’obscurité ne sait pas où il va. Tant que vous avez la lumière, croyez en la lumière, confiez-vous en elle afin que vous deveniez vous-mêmes des enfants de lumière.

Après avoir dit cela, Jésus s’en alla et se tint caché loin d’eux.

(Jean 12v20-36. version « Parole vivante »)

Foireux liens (3) : « grandir et vivre… »

Une foire aux médias(chrétiens)et non des "foireux médias" !

Des foireux liens sur le thème de la sagesse, en réponse à la démesure actuelle

Pour ces nouveaux « Foireux liens », voici un zoom sur quelques personnalités marquantes de ces derniers mois(notamment d’Avril)qui nous exhortent à plus de maturité et de sagesse(ou d’équilibre, de sobriété et de discernement) face aux dérives éthiques et à une accélération de la perte des repères moraux. Lesquelles dérives ont un nom : « démesure », ou ce que les Grecs anciens appelaient « hybris ».

La plupart des personnalités mentionnées plus haut sont non chrétiennes, mais comme l’a dit le Seigneur : « les enfants de ce siècle sont plus avisés à l’égard de leurs semblables que ne le sont(ou ne semblent l’être) les enfants de lumière »(ou ceux qui prétendent l’être ?) cf Luc 16v8

D’autant plus que la Parole de Dieu nous exhorte à la modération(Tite 2v2-6) et que « la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes…nous enseigne à renoncer l’impiété et aux convoitises mondaines et à vivre dans le présent siècle sagement(ou sobrement), justement et pieusement »(Tite 2v11-12)

Seule la sagesse de Dieu nous garde de la démesure (cf Eccl.7v11-19). Et le sage « est celui qui connaît ses limites » et qui se confie en Celui qui est plus grand que lui.

 

Tour d’horizon :
– Jacques Testart : vous a-t-on parlé de cet article du « Monde diplomatique » d’avril contre la dérive néolibérale de la PMA ?
Patrice de Plunkett attire notre attention, dans une récente note de blogue, sur la « toute la dernière page » du mensuel, qui est « consacrée à un article fracassant du biologiste Jacques Testart » (pionnier de la fécondation in vitro et qui vient de publier « faire des enfants demain » aux éditions du seuil, 2014) :  »Repenser la procréation médicalement assistée ».

Extrait du « Testart » : « L’eugénisme mou arrive déjà, par exemple quand la biomédecine […] trie les embryons pour retenir le plus conforme à une demande qui n’est pas toujours médicalement justifiée. Ce que l’on peut nommer l’instrumentation consentie, mouture affligeante de la liberté, pourrait conduire insensiblement à un monde biopolitique créé par l’engendrement en laboratoire d’individus programmés. […] Y suffira l’élargissement de l’assistance médicale à des  »raisons sociétales ». Ces  »raisons sociétales » mériteraient d’être interrogées : que signifie la revendication d’un  »droit à l’enfant » grâce à l’assistance médicale, surtout s’il n’est pas justifié par la stérilité ? […] Y aurait-il un rapport entre le  »désir d’enfant » et la pulsion de consommation d’objets de toutes sortes, caractéristique de notre ère de libéralisme  »épanouissant » ? »

Veillons à ne pas oublier le libéralisme économique, dans notre lutte contre le libéralisme culturel et sociétal. Puisque le premier nourrit, engendre le second !

Veillons à ne pas oublier le libéralisme économique, dans notre lutte contre le libéralisme culturel et sociétal. Puisque le premier nourrit, engendre le second !

Ou comment « le libéralisme économique engendre – in vitro – le libéralisme sociétal », commente Patrice de Plunkett. « Il en sortira, dit Testart, le projet  »transhumaniste » où l’homme  »augmenté » sera combiné avec des  »machines intelligentes »…L’espèce humaine, menée là sous prétexte de satisfaire tous ses désirs, se retrouvera dominée par  »les marchands d’électronique, de vaccins et de sperme », dans une société contrôlée et surveillée jusque à l’intime par la technique et l’économie. La déshumanisation ! Comment empêcher ce cauchemar ? »

On retrouve également Jacques Testart dans ces entretiens :
Dans Bastamag : « Demain, il n’y aura plus de limite au tri génétique ».

Tests génétiques, sélection des embryons, multiplication des fécondations in vitro : jusqu’où ira la médicalisation de la procréation ? Avec la sélection des profils génétiques, « nous finirons par orienter l’espèce humaine en fonction d’impératifs économiques », prévient Jacques Testart, biologiste et « père » du premier bébé éprouvette. Dans son ouvrage Faire des enfants demain, le chercheur alerte sur les risques d’eugénisme qu’amènent ces démarches.

-et dans le numéro 108, d’avril 2014 de « La Décroissance »(en kiosque) : « vers l’eugénisme »(p 5).

 

– Vincent Cheynet : après une carrière de publiciste, il fonde l’association « Casseurs de pub » en 1999, puis le mensuel « La Décroissance » en 2003…

Pourquoi notre dissociété casse-t-elle « la famille, dernier rempart du gratuit face à la marchandisation du monde »* ? C’est encore une étape de l’invasion de nos vies par l’idéologie (marchande) de l’illimité… Synthèse du livre de Vincent Cheynet « Décroissance ou décadence » (éditions Le pas de côté, 2014), dans lequel l’auteur questionne la volonté de liberté sans limites qui se donne à voir dans nos sociétés, à lire sur le blogue de Patrice de Plunkett.  (Voir aussi cette interview du même Vincent Cheynet dans La Vie)
Extraits : « Plus nettement qu’il ne l’a peut-être jamais fait, Vincent Cheynet articule dans une commune dynamique le libéralisme économique et le libéralisme culturel : la logique du productivisme et du sans limite relèvent d’un fait social total, venant se loger jusqu’au plus intime des êtres. En cela, toujours sous couvert «d’émancipation» et de «progrès des droits», le mariage pour tous, la PMA-GPA, la banalisation du divorce, l’ouverture des magasins le dimanche, la pression pour la légalisation du cannabis, sont symptomatiques d’un libéral-libertarisme transformé en rouleau compresseur, faisant tomber toutes les limites, lois et interdits ».

 
Erri de Luca : le poète(« Aller simple ») et romancier napolitain de 64 ans, dont nous parlons souvent sur Pep’s Café ! est sur le devant de la scène médiatique, pour avoir appelé au sabotage d’un « grand projet inutile » : la ligne Lyon-Turin**.

Patrice de Plunkett, encore, saisit l’occasion de reparler de ce personnage singulier, qui se définit non comme un « athée », mais comme « quelqu’un qui ne croit pas ». Quelqu’un qui « partage le voyage » des hébreux depuis la sortie d’Egypte « mais non la destination »(Canaan). Néanmoins, il aime suffisamment la Bible pour avoir choisi d’apprendre l’hébreu afin de lire les Ecritures dans le texte, et lui avoir consacré des essais : Première heure (Rivages 2000), Et Il dit, Noyau d’olive (Gallimard 2004), Les saintes du scandale (Mercure de France 2013) ; et des traductions : Kohèlet (1996), Il libro di Rut (1999), Vita di Sansone dal libro Giudio/Shoftim (2002), Vita di Noé/Nòa (2004)…

« Dans (noyau d’olive), De Luca souligne le vrai sens du livre de la Genèse : tout autre chose qu’un permis de saccager la terre, selon le contresens commis depuis Lynn White en 1967 et qui vient de l’ignorance. En effet, explique l’hébraïsant, la polysémie de l’hébreu se perd dans les traductions « quand un seul verbe est disloqué en divers synonymes traduit avec des sens différents » : « Les verbes du travail et de la garde de la terre, avad et shamar, sont les mêmes, terriblement les mêmes, que celui du service dû à Dieu. Pour cette écriture ancienne, travailler la terre et la servir sont le même mot, le même empressement dû au service du sacré. Les voici : laavod et haadama, « servir le sol » (Bereshit/Genèse 2,5) et laavod et Yod Elohenu, « servir Yod/Dieu notre Elohim » (Shmot/ Exode 10,26). La terre est dans la sollicitude de Dieu. Les règles du repos sabbatique, un jour par semaine, un an tous les sept ans, marquent une insistance à la protéger d’une exploitation forcenée. Elles expliquent que la terre n’appartient pas à l’espèce de l’Adam, locataire et non propriétaire du sol… »

 

Gaël Giraud : « L’avenir de l’économie est dans les mains des jeunes »

Propos recueillis dans La Vie par Constance de Buor :

Pour sa quatrième édition, le prix lycéen « Lire l’économie » a été remis au jésuite et directeur de recherches au CNRS Gaël Giraud, pour son livre Illusion financière (éditions de l’Atelier). En décembre dernier, 3000 lycéens de seconde, de bac général, technologique et professionnel tertiaire ont récompensé l’économiste, déjà coauteur avec Cécile Renouard de « Vingt Propositions pour réformer le capitalisme » (Flammarion) qui mise sur la transition écologique pour sortir l’Europe des suites de la crise financière pour cet ouvrage pédagogique.

 
Gilles Boucomont : le pasteur publie sur son blogue un article tous les tremblements de terre, mais cela vaut le coup d’attendre ! Si vous avez manqué le tout dernier : « sortir de la culture du débat » , ne le manquez plus, car il est excellent, pertinent et corrosif (nous en avions parlé ici). A lire et à relayer.

 

 

 

"La vieille croix" : en réalité toujours d'actualité et nécessaire pour nous. Gardons-nous de "la neuve" ou de la prétendue "originale", "dans le vent", mais sans puissance

« La vieille croix » : en réalité toujours d’actualité et nécessaire pour nous. Gardons-nous de « la neuve » ou de la prétendue « originale », « dans le vent », mais sans puissance

A.W. Tozer : « la vieille croix »

Né en 1897 et mort en 1963, il a exercé un fructueux ministère de pasteur, de prédicateur et d’écrivain aux États-Unis. L’ article qui suit(« La vieille croix », initialement publié dans « Promesses ») a beau avoir été rédigé il y a bientôt un demi siècle, il n’a rien perdu de sa pertinence et de son actualité. Particulièrement en ces temps et au moment où les chrétiens fêtent Pâque(s). TGC Evangile 21 le remet en valeur :
« Sans avertir et presque inaperçue, une nouvelle croix*** s’est introduite dans les milieux évangéliques populaires de notre époque.

Elle ressemble à l’ancienne, mais elle est différente : les similitudes sont superficielles, les différences fondamentales.

De cette nouvelle croix a germé une nouvelle philosophie de la vie chrétienne, et de cette philosophie une nouvelle technique évangélique : un nouveau style de réunion et un nouveau genre de prédication.

Cette nouvelle évangélisation emploie le même langage que l’ancienne, mais son contenu n’est pas le même et sa puissance n’est plus comme auparavant.
La vieille croix n’avait aucun rapport avec le monde. Pour la chair orgueilleuse d’Adam, elle signifiait la mort. Elle mettait à exécution la sentence imposée par la loi du Sinaï.

La nouvelle croix, elle, n’est pas opposée à la race humaine ; elle en est, au contraire, une partenaire amicale et, si je comprends bien, elle alimente un flot d’amusements légitimes et bons, et d’innocentes réjouissances.

Elle laisse Adam vivre sans entraves, avec une motivation inchangée ; il peut continuer à vivre pour son plaisir et, maintenant, au lieu de se réjouir à chanter des chansons douteuses en buvant des boissons fortes, il se réjouit à chanter des cantiques et à regarder des films religieux. L’accent reste toujours sur la jouissance qui se tient sur un plan plus élevé ! »
(…)

La suite ici.
Un article salutaire. A ce sujet, un évangéliste m’avait dit un jour fort justement que « si l’on n’a pas prêcher la croix, on n’a pas annoncé l’évangile ». D’où l’importance de bien comprendre la (vieille)croix et sa place dans l’évangile.

 

 

 

 
Notes :

*A propos de la famille : celle-ci est-elle « à défendre », parce qu' »institution traditionnelle en péril » et « valeur morale menacée » ?
A moins qu’elle ne soit plutôt un « projet à vivre », « un projet d’ordre créationnel et anthropologique, dont l’idéal demeure accessible avec le secours de la grâce de Dieu, la prière et une écoute confiante de la Parole ». A découvrir le dernier numéro de la revue de réflexion biblique « Promesses » (numéro 188, avril-juin) : « la famille, un défi pour aujourd’hui ». Des articles de Bernard Sautel, Florent Varak, Louis Schweitzer….

 

**Chantier titanesque, le TGV Lyon-Turin suscite la colère des écologistes des deux côtés de la frontière. Les habitants du val de Suse, en Italie, sont mobilisés depuis des années contre ces travaux qui impliquent le percement d’un tunnel de 57 km entre Suse, dans le Piémont, et Saint-Jean-de-Maurienne, en Savoie. Maintes fois repoussé, ce projet de transport mixte, fret et voyageurs, a été lancé en 1991, acté dans un traité international en 2001 et longtemps ajourné faute de financements. L’ensemble devrait coûter 25 milliards d’euros, dont 8,5 pour le tronçon international. Et ce, alors que le trafic se raréfie.

D’autres « grands projets inutiles », rapportés par « La Décroissance » d’avril(« misons sur l’avenir », p 9) : En Angola, contre du pétrole, la Chine a construit 500.000 logements mais comme les habitants n’ont pas les moyens, Kilamba est devenue la plus grande ville fantôme du monde(http://www.afriquinfos.com/articles/2012/7/4/kilamba-ville-fantome-plus-grande-monde-205681.asp ; http://www.lefigaro.fr/immobilier/2012/07/05/05002-20120705DIMFIG00822-en-angola-la-ville-fantome-batie-par-la-chine.php). …..l’aéroport de Notre Dame des Landes, un projet de 250 millions d’euros, qui répondrait à une demande de croissance de transport aérien…alors que la France possède déjà 170 aéroports contre 26 en Espagne ou 19 en Allemagne….Des exemples de grands projets inutiles dans la Bible ? La tour de Babel, qui n’a jamais servi(Gen.11) ou encore la statue de Nabucadnetsar, entièrement en or, haute de soixante coudées et large de six coudées, dressée dans la vallée de dura, dans la province de Babylone(Dan.3v1, 29-30)

 

*** Quant à la « nouvelle croix », il semble qu’on la retrouve dans ce commentaire du responsable d’un blogue « d’actualités chrétiennes » :

Rédaction(12 avril 2014. 10h06 min) : La croix c’est justement le salut la guérison la délivrance et la bénédiction !

Cette affirmation n’est pas fausse et doit être bien entendu replacée dans son contexte, avec les autres commentaires et le court billet qui précède, dans lequel son auteur se livre à un « (Paul)Washer bashing », à l’encontre d’un missionnaire américain qui « a le malheur » de ne pas être « cool » à ses yeux.  A noter que ledit « Washer bashing » prend des allures de « récidive », comme on peut le constater .

 

« Le mystère de la piété est grand » : un condensé de l’évangile ?

Un « mystère », selon la Bible, est quelque chose de caché, en attente d’être révélé.

Voici aujourd’hui, en guise de « partage » et de « méditation biblique », un passage d’une très grande profondeur, qui me touche particulièrement :

« Et, sans contredit, le mystère de la piété est grand: – Dieu a été manifesté en chair, a été justifié en Esprit, a été vu des anges, a été prêché parmi les nations, a été cru au monde, a été élevé dans la gloire. »(1 Tim.3v16)

– « Le mystère de la piété » : Il s’agit là d’un condensé de l’évangile, qui nous révèle le secret d’une véritable consécration ou d’un véritable attachement à Dieu.
– « Dieu manifesté en chair » : il s’agit de Jésus-Christ(cf Jean 1v14, Rom.8v3*, 1 Jean 4v2) et de Lui seul, qui a rendu visible le Dieu invisible(Jean 1v18, Jean 14v9 ;
Colossiens 1v15; 2v9)et qui est le seul médiateur entre Dieu et les hommes(1 Tim.2v5-6). « Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec Lui-même« (2 Cor.5v19).
L’homme, à l’inverse, « est né de la chair »(Jean 3v6), et non « manifesté en chair ».
– « A été justifié par l’Esprit » : « justifié », dans le sens d’un témoignage positif, d’une approbation. Cette approbation, c’est celle de Dieu : Jésus a été approuvé de Dieu dans Sa vie, Ses actions(Matt.3v17, 12v18, 17v5 ; Jean 12v28), Son oeuvre expiatoire à la croix(Hébr.9v14) et dans Sa résurrection(qui rend juste et qui atteste que Jésus n’est pas mort sur la croix à cause de Ses péchés ou dans Ses péchés : Rom.1v4, 1 Cor.15v3-4, Actes 2v22-36-cf Ps.16)
– « Vu des anges » : ceux-ci ont été les témoins de sa naissance, de sa vie parfaite, de ses souffrances et de sa mort, de sa résurrection et de sa glorification(Luc 12, 22v43 ; Luc 24…).
– « Prêché au monde » : à tous les hommes et non pas à une minorité de privilégiés. Par ailleurs, il est souvent rappelé dans les évangiles que Christ est venu pour les pécheurs.(Matt.9v12-13)
– « Cru dans le monde » : le salut est gratuit et il se reçoit par la foi-et non par les oeuvres-par ceux qui sont convaincus d’en avoir besoin(Matt.9v12).
– « Elevé dans la gloire » : la réponse de Dieu le Père, glorifié par le Fils sur la Terre(Jean 17v1)

Ce « mystère de la piété » commence donc par l’incarnation et l’abaissement du Fils de Dieu, et se conclue par l’élévation du Fils de l’Homme glorifié.
Ce « mystère » n’est pas abstrait, mais fondé sur la personne même de Jésus-Christ, qui « incarne » l’évangile.

Il est le « Dieu véritable et la vie éternelle ».

« Séparé de (Lui), nous ne pouvons rien faire ».

 

 

« Attachons-nous » donc à Lui !

 

 

 

 

 

 

 

 

Notes :

*« Dieu a accompli ce qui était impossible pour la loi de Moïse, parce que la faiblesse humaine la rendait impuissante : pour enlever le péché,
il l’a condamné dans la nature humaine en envoyant son propre Fils vivre dans une condition semblable à celle de l’homme pécheur ».(Rom.8v3 – version français courant)

« Un mystère, une merveille »

« Et, sans contredit, le mystère de la piété est grand :
– Dieu a été manifesté en chair, a été justifié en Esprit, a été vu des anges, a été prêché parmi les nations, a été cru au monde, a été élevé dans la gloire ».
(1 Tim.3v14)

L’amour de Dieu, manifesté en Jésus-Christ….(Jean 1v1-18)

Traverser par Radu Pasca

Traverser par Radu Pasca

La croix…..(1 cor.1v18-31)
Jésus, le Saint, sans péché(Actes 4, 1 Pie.2v22, 1 Jean 3v5-comp avec Es.40v25), « fait péché pour nous »(2 Cor.5v21)….
Jésus, le Saint, qui s’est fait baptiser du baptême de Jean-alors qu’Il n’en avait pas besoin pour Lui-même-pour s’identifier avec l’humanité pécheresse…
(Matt.3v13-17)

Jésus, le Saint, qui a touché des lépreux, mangé avec des pécheurs et qui a été touché par une femme ayant une perte de sang…
(Marc 1v40-42, Matt.11v5, Matt.9v10-13, Marc 5v24-34)

Jésus, le Saint, « qui a été tenté en toutes choses comme nous, à part le péché »….(Hébr.4v15)

C’est un mystère, une merveille !

« Avant », « pendant », « après » : dans l’anticipation de la résurrection du Seigneur Jésus-Christ…

…..et donc de Sa gloire.

Croix par Petr Kratochvil

Croix par Petr Kratochvil

Lecture de Jean 12 :

1    Jésus donc, six jours avant la Pâque, vint à Béthanie où était Lazare, le mort, que Jésus avait ressuscité d’entre les morts.
2    On lui fit donc là un souper; et Marthe servait, et Lazare était un de ceux qui étaient à table avec lui.
3    Marie donc, ayant pris une livre de parfum de nard pur de grand prix, oignit les pieds de Jésus et lui essuya les pieds avec ses cheveux; et la maison fut remplie de l’odeur du parfum.
(….)
9    Une grande foule d’entre les Juifs sut donc qu’il était là, et vint, non-seulement à cause de Jésus, mais aussi pour voir Lazare qu’il avait ressuscité d’entre les morts.
10    Mais les principaux sacrificateurs tinrent conseil, afin de faire mourir aussi Lazare;
11    car, à cause de lui, plusieurs des Juifs s’en allaient et croyaient en Jésus.
12    Le lendemain, une grande foule qui était venue à la fête, ayant ouï dire que Jésus venait à Jérusalem,
13    prit les rameaux des palmiers, et sortit au-devant de lui, et criait: Hosanna! béni soit celui qui vient au nom du Seigneur, le roi d’Israël!
14    Et Jésus, ayant trouvé un ânon, s’assit dessus, selon qu’il est écrit:
15    Ne crains point, fille de Sion; voici, ton roi vient, assis sur l’ânon d’une ânesse.
16    Or ses disciples ne comprirent pas d’abord ces choses; mais quand Jésus eut été glorifié, alors ils se souvinrent que ces choses étaient écrites de lui et qu’ils avaient fait ces choses à son égard.
17    La foule donc qui était avec lui, lui rendait témoignage, parce qu’il avait appelé Lazare hors du sépulcre, et qu’il l’avait ressuscité d’entre les morts.
18    C’est pourquoi aussi la foule alla au-devant de lui, parce qu’ils avaient appris qu’il avait fait ce miracle.
19    Les pharisiens donc dirent entre eux: Vous voyez que vous ne gagnez rien; voici, le monde est allé après lui.
20    Or il y avait quelques Grecs, d’entre ceux qui étaient montés pour adorer pendant la fête.
21    Ceux-ci donc vinrent à Philippe qui était de Bethsaïda de Galilée, et ils le priaient, disant: Seigneur, nous désirons voir Jésus.
22    Philippe vient, et le dit à André; et puis André vient, et Philippe, et ils le disent à Jésus.
23    Et Jésus leur répondit, disant: L’heure est venue pour que le fils de l’homme soit glorifié.
24    En vérité, en vérité, je vous dis: A moins que le grain de blé, tombant en terre, ne meure, il demeure seul; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit.
25    Celui qui affectionne sa vie, la perdra; et celui qui hait sa vie dans ce monde-ci, la conservera pour la vie éternelle.
26    Si quelqu’un me sert, qu’il me suive; et où je suis, moi, là aussi sera mon serviteur: si quelqu’un me sert, le Père l’honorera.
27    Maintenant mon âme est troublée; et que dirai-je? Père, délivre-moi de cette heure; mais c’est pour cela que je suis venu à cette heure. Père, glorifie ton nom.
28    Il vint donc une voix du ciel: Et je l’ai glorifié, et je le glorifierai de nouveau.
29    La foule donc qui était là et qui avait entendu, dit qu’un coup de tonnerre avait eu lieu; d’autres disaient: Un ange lui a parlé.
30    Jésus répondit et dit: Cette voix n’est pas venue pour moi, mais pour vous.
31    Maintenant est le jugement de ce monde; maintenant le chef de ce monde sera jeté dehors.
32    Et moi, si je suis élevé de la terre, j’attirerai tous les hommes à moi-même.
33    Or il disait cela pour indiquer de quelle mort il allait mourir.
34    La foule lui répondit: Nous, nous avons appris de la loi, que le Christ demeure éternellement: et comment, toi, dis-tu qu’il faut que le fils de l’homme soit élevé? Qui est ce fils de l’homme?
35    Jésus donc leur dit: Encore pour un peu de temps la lumière est au milieu de vous; marchez pendant que vous avez la lumière, afin que les ténèbres ne s’emparent pas de vous; et celui qui marche dans les ténèbres ne sait où il va.
36    Pendant que vous avez la lumière, croyez en la lumière, afin que vous soyez fils de lumière.(…)
37    Et quoiqu’il eût fait tant de miracles devant eux, ils ne crurent pas en lui;
38    afin que la parole d’Ésaïe le prophète, qu’il prononça, fût accomplie: « Seigneur, qui est-ce qui a cru à ce qu’il a entendu de nous, et à qui le bras du Seigneur a-t-il été révélé? ».
(…)
41    Ésaïe dit ces choses parce qu’il vit sa gloire et qu’il parla de lui.
42    Toutefois plusieurs d’entre les chefs mêmes crurent en lui; mais à cause des pharisiens ils ne le confessaient pas, de peur d’être exclus de la synagogue;
43    car ils ont aimé la gloire des hommes plutôt que la gloire de Dieu.
44    Et Jésus s’écria et dit: Celui qui croit en moi, ne croit pas en moi, mais en celui qui m’a envoyé;
45    et celui qui me voit, voit celui qui m’a envoyé.
46    Moi, je suis venu dans le monde, la lumière, afin que quiconque croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres.

Nous pouvons distinguer :

1)Ceux qui viennent voir le miracle de la résurrection (v9, 18) : Lazare, « que Jésus avait ressuscité des morts »(v1)

2)Celle qui anticipe la gloire du Seigneur Jésus ressuscité : Marie et le parfum(v3)

3)Ceux « qui étaient avec Jésus quand il appela Lazare du sépulcre et le ressuscita des morts », et qui rendent témoignage à Jésus(v17)

4)Ceux « qui ne (comprennent)pas d’abord ces choses », mais qui se souviendront plus tard « que ces choses étaient écrites(du Seigneur), lorsque Jésus « eut été glorifié » et « qu’ils les avaient accomplies à son égard »(v16)

5)Ceux qui « désirent voir Jésus ».(v21)

Traverser par Radu Pasca

Traverser par Radu Pasca

6)Celui(le Seigneur)qui annonce que « l’heure est venue où le Fils de l’homme doit être glorifié »(v23), indiquant « de quelle mort(par la croix)il devait mourir », pour glorifier le Père(v33 et v24-32).

7)Ceux qui « aimèrent la gloire des hommes plus que la gloire de Dieu »(v43) et ceux qui doutent de la croix, ayant « appris de la loi, que le Christ demeure éternellement » et ne comprenant pas « qu’il (fallait) que le fils de l’homme soit élevé… »  (v34)

A ceux-là, Jésus leur dit aujourd’hui :

Lumière dans les ténèbres par consuelo suarez

Lumière dans les ténèbres par consuelo suarez

« Encore pour un peu de temps la lumière est au milieu de vous; marchez pendant que vous avez la lumière, afin que les ténèbres ne s’emparent pas de vous; et celui qui marche dans les ténèbres ne sait où il va.
Pendant que vous avez la lumière, croyez en la lumière, afin que vous soyez fils de lumière ».(v35-36)

Et encore : « Moi, je suis venu dans le monde, la lumière, afin que quiconque croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres ».(v46)

Et vous ? Où vous situez-vous ?

« Veille sur toi-même et sur ton enseignement » : une exhortation pour tout enseignant, moniteur et parent

(Ce qui suit a été reçu le 05/02/10. A la base, il y a eu une discussion avec un jeune adulte sur la parabole de l’ivraie. Laquelle discussion m’a, de fil en aiguile, conduit à toute une réflexion. Celle-ci, mise une première fois par écrit, a été reformulée le 27/10/11, synthétisée et transmise comme exhortation à des moniteurs d’école du dimanche et parents le 13/05/12. Je la publie ici en espérant qu’elle sera utile)

Pourquoi une telle exhortation ?

Mare et poulains par Karen Allen

Mare et poulains par Karen Allen

Parce que tout enseignant est confronté au défi suivant en ces temps difficiles que nous vivons : répondre à un refus d’apprendre/d’être enseigné et à un rejet de ce qui nourrit.

Or, nous ne devons pas nous décourager et nous souvenir que Dieu nous dit qu’ «aujourd’hui est le jour du salut !»(2 cor.6v2) : nous devons être, à la fois actifs et persévérants pour le Seigneur, et actifs pour chercher, transmettre la vérité. Car, combien de temps encore pourrons-nous le faire ? Le Seigneur « revient bientôt », « promptement ». Nous, chrétiens, vivons dans cette espérance de son retour et comme si ce jour était le dernier.

Recentrons-nous sur les priorités : pour nous, enseignants, moniteurs, ou parents, ces priorités que nous avons choisis sont les enfants et la Parole de Dieu. Seules choses « durables » et éternelles.

Dans cette perspective, la présente exhortation se résumera à  : « veille sur toi-même » et « sur ton enseignement ».

Passages de référence : 1 et 2 Timothée ; 2 Rois 2, 4, 6(exemples d’Elisée)

I)« Veille sur toi-même »

Tout enseignant enseigne d’abord ce qu’il est. Nous, enseignants, moniteurs et parents,

Vigne par gabile gabile Soyons attachés au cep pour porter du fruit

Vigne par gabile gabile
Soyons attachés au cep pour porter du fruit

nous sommes ce que nous sommes, parce que nous sommes avant tout rattachés « au Cep », le Seigneur Jésus-Christ. Parce que nous connaissons Jésus-Christ comme sauveur et seigneur de nos vies.

A)Nous sommes exhortés à persévérer dans la fidélité et le témoignage.

Dans 1 et 2 Timothée (lettre de Paul à son disciple, Timothée), plusieurs verbes à l’impératif : « garde », « demeure », « tiens ferme ». Dieu nous demande « d’être » et de « vivre », plus que de « faire ».

« Garde-toi (ou conserve-toi) pur » (1 Tim.5v22), c’est-à-dire, « sans mélange », sans compromis.

« Sois un modèle…en paroles, en conduite, en amour, en foi, en pureté » (1 tim.4v12)

« Garde le bon dépôt » (2 Tim.1v13-14, 1 Tim.6v20)

« Combat le bon combat, en gardant la foi et une bonne conscience » (1 Tim.1v18)

Child and Book par George Hodan Demeurons dans un enseignement d'avenir

Child and Book par George Hodan
Demeurons dans un enseignement d’avenir

« Demeure dans les choses que tu as apprises et reconnues certaines » (2 Tim.3v14)

Nous sommes exhortés à « nous exercer » et « à rechercher » : ici, toujours dans Timothée, un mot-clé, qui revient avec une certaine insistance. C’est-là la clé, ce qui fait la différence. C’est le mot « piété » : ce qui plaît à Dieu. Cultivons donc l’amour et l’amitié de Dieu.

« Exerce-toi à la piété » (1 Tim.4v8, 6v6) ; « Recherche la piété » (1 Tim.6v11)

Une promesse :

« Le Seigneur sait délivrer de l’épreuve les hommes pieux » (2 Pie.2v9) ; Dieu « aime la piété et non les sacrifices… » (Osée 6v6)

Dieu réclame de nous un élan du cœur, un don de l’être tout entier par amour : c’est ce qui motive aussi pour enseigner les (nos) enfants.

« Le mystère de la piété est grand » : l’incarnation et la glorification du Seigneur (1 Tim.3v16)

« La doctrine est selon la piété » (1 Tim.6v3)

B) Nous sommes exhortés à « déclarer », « exposer », « rappeler », «enseigner la vérité » (1 Tim.4v6, 11 ; 2 tim.2v14 ; 2 Tim.4v2)

« Présente-toi devant Dieu comme un homme éprouvé (…) qui dispense droitement la parole de la vérité » (2 Tim.2v15)

« Reprends », « exhorte » (1 Tim.5v20-21 ; 2 Tim.2v24-25 ; 2 tim.4v2)

« Applique-toi à la lecture…à l’enseignement. » (1 tim.4v13, 2 tim.3v15-17) : sois un homme (ou une femme) de la Parole de Dieu !

[Parenthèse pratique : mieux vaut une modeste lecture sur un temps court, mais régulière, systématique et suivie d’un livre – commencer par un « petit livre », comme 1 Jean, Galates, Philippiens…puis Jean, Deutéronome, Esaïe « le cinquième évangile ». Exemples de plans de lecture ici]

II) « Veille sur ton enseignement » (1 Tim.4v16)

Sur quoi ou sur qui se recentrer, recentrer ? Quel doit être le nœud de notre enseignement ?

Trois exemples avec Elisée, « un type de Christ » :

A)« Les eaux de Jéricho » (2 Rois 2v19-22) : la grâce de Dieu
B)« La mort dans la marmite » (2 Rois 4v38-41) : Christ, dans son humanité, son incarnation
C)« La cognée perdue » (2 Rois 6v1-7) : la croix qui libère

A)« Les eaux de Jéricho »

« les eaux sont mauvaises » et le pays « stérile » (2 Rois 2v19). Il est important de remonter à la source du mal (v21). Du sel est ajouté, « jeté » à la source des eaux, qui furent « assainies » et « il n’en proviendra plus ni mort, ni stérilité » (v21-22).

Cristaux pour le bain par Talia Felix

Cristaux pour le bain par Talia Felix

Le sel purifie et renvoie à la grâce de Dieu : « ayez toujours une parole pleine de grâce, assaisonnée de sel, pour communiquer la grâce… » (Col.4v6)

B)« La mort dans la marmite » 

Un contexte de famine (2 Rois 4v38) : que donner à manger ?
On décide de cuire un potage. Mais le contenu du potage est rendu amer par des « coloquintes sauvages », que « l’on ne connaissait pas » (v39). Nous tous, moniteurs, contribuons « à faire la soupe », mais veillons à ne rien apporter quoique ce soit de contraire à Christ et à la Bible.
A noter que la marmite n’a pas été renversée : de la farine a été ajoutée au contenu.
La farine renvoie au pain, donc au corps de Christ « donné  pour nous » (Luc 22v19).

Est-il prêt par Donna Cosmato

Est-il prêt par Donna Cosmato

Cela nous parle de Christ dans son humanité, son incarnation (cf 1 Jean 1v1-4. « Tout esprit qui déclare publiquement que Jésus-Christ est venu en chair est de Dieu », cf 1 Jean 4v1-3).

C)« La cognée perdue »(2 rois 6v1-7) 

« Elisée coupa un morceau de bois, le jeta à la place de la cognée perdue et fit surnager le fer ». Le bois « libère le fer » : de même, la croix nous a libéré de la mort qui nous retenait captif. (Comparer avec Exode 15v22-27).

Traverser par Radu Pasca

Traverser par Radu Pasca

Enseigner la croix est essentiel, car sans la croix on n’a pas enseigné l’évangile. C’est le seul chemin qu’a suivit le Seigneur, bien que le diable ait tenté (sans succès) de lui faire prendre « un raccourci », de même que Pierre sans doute bien intentionné(« surtout pas ce chemin-là, voyons, Seigneur »…)

Au centre de notre enseignement et de notre vie chrétienne : la grâce, la personne de Christ « parfaitement Dieu et parfaitement homme », la croix.

Nous devons donc enseigner une personne, car la vérité est une personne : « la vérité est en Jésus » (Ephésiens 4v21), qui se présente comme lui-même comme « le chemin, la vérité et la vie »(Jean 14v6).

Conclusion : Quelques mots-clés

Le mot du diable est toujours « demain », « plus tard ». De toute façon, il trouve toujours quelque chose à faire pour nous occuper…et nous rendre dépendants de choses qui nous asservissent.(alcool, drogue, jeu, travail, sport, divertissement…technologie !)

Le mot de Dieu est toujours « aujourd’hui », car « aujourd’hui est le jour du salut »(2 Cor.6v2). Demain sera sans doute trop tard.

Le Seigneur revient. Le temps est à l’urgence. Profitons-en pour être actif dans et pour le Seigneur.

Trois mots d’ordre :

"3 singes modernes"Ceux du monde (cf les 3 convoitises de 1 Jean 2v16)sont : « consomme », « amuse-toi » et « sois (reste) jeune ».

Ceux de Dieu (2 Tim.2v3-6), sachant que nous sommes exhortés à «se « fortifier dans la grâce qui est en Jésus-Christ »(2 Tim.2v1) et à « souffrir comme des bons soldats de Jésus-Christ »(2 Tim.2v3), à dire non à nous-même et oui à Dieu, car cela a été le chemin du Seigneur sur la terre :

Toujours Ensemble par George Hodan

Toujours Ensemble par George Hodan

« Plais » au Seigneur, sois loyal envers Lui (image du soldat) ; « respecte les règles »(image de l’athlète) et ne prends pas de raccourcis ; « travaille en prenant de la peine », si tu veux récolter les fruits(image du cultivateur)

Ne te décourage pas ! (2 Tim.4v5)