Pour toi qui as peur : Jésus-Christ est celui qui…

Port Hoorn 3 par X posid

Port Hoorn 3 par X posid

…. »est devenu comme [nous, qui sommes tous des êtres de chair et de sang] » , et « a participé à leur nature humaine*. C’est ainsi que, par sa mort, il a pu écraser le diable, qui détient la puissance de la mort, et délivrer ceux que la peur de la mort rendait esclaves durant leur vie entière »(Hébr.2v14-15).

Et :

« ….celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde »(1 Jean 4v4)

Il est « plus fort » que « l’homme fort », pourtant bien armé : vainqueur, il a enlevé « les armes » dans lesquelles cet homme fort « mettait sa confiance » et il a libéré ceux que l’homme fort tenait captifs (Luc 11v21-22) !

Note :

*A part le péché, nous dit Hébreux 4v15

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« C’est sous le radar qu’il faut guetter les pulsions de la société… »

 

Tour de contrôle par Petr Kratochvil

Tour de contrôle par Petr Kratochvil

J’ai longuement hésité avant de commenter l’événement qui suit. Particulièrement du fait de la nature de l’événement. Et de ce que cache cet événement.

Un certain Dominique Venner, 78 ans, s’est suicidé l’après-midi du 21/05/13 devant le maître-autel de Notre-Dame de Paris.

« Dominique qui ? » Il est probable que la plupart d’entre vous ignoraient jusqu’à aujourd’hui l’identité de cet essayiste et théoricien de l’extrême-droite.

C’est mon cas.

Que l’on ne le connaissait pas, c’est là « le plus frappant », au vu de sa longue biographie, et de sa non moins longue bibliographie », comme le constate Daniel Schneidermann, dans “Dominique qui ? Venner, sous le radar”, publié le 22/05/13 sur «Arrêt sur image ».

Pourquoi alors revenir sur ce drame et consacrer un billet à un parfait inconnu du grand public ? Pour plusieurs raisons :

1)Tout d’abord,  pour couper court à tout amalgame. Parce que les agences de presse ont affirmé que le dernier texte de son blog appelait à manifester le 26 mai contre « le mariage pour tous ». Or, et c’est là tout le malentendu, elles l’ont affirmé à tort.

Selon le journaliste Patrice de Plunkett,  dans un billet de son blog, datant du 21/05/13, intitulé « le suicidé de Notre-Dame »(un « étrange et sombre événement »), « il suffit de lire ce texte (sur le site du Point) pour voir qu’il qualifie dédaigneusement de « gentilles » les manifestations LMPT : selon Dominique Venner, ce type de rassemblement de masse ne « suffira pas ». À quoi ? À lutter, dit-il, contre « l’immigration afro-maghrébine », dont les conséquences sont « autrement catastrophiques que la détestable loi Taubira ». (Et « l’Eglise », ajoute Dominique Venner, fait partie de ceux qui ont « travaillé activement » à ce que la France tombe « au pouvoir des islamistes »). On voit que le monde mental du défunt était étranger, non seulement à celui des organisateurs des manifestations contre la loi, mais à celui de l’Eglise catholique.


2) Parce qu’il est essentiel d’éclairer la raison du suicide(mis en scène)
d’un païen assumé devant le maître-autel d’une cathédrale.

Car, l’a rappellé Gérard Leclerc, sur Radio Notre Dame,  le 23/05/13, « Dominique Venner s’est toujours réclamé d’un paganisme contraire au christianisme et il n’a jamais renoncé à polémiquer contre la vision biblique du monde à laquelle il reprochait son universalisme, solidaire de son monothéisme(…)sur son refus de la foi chrétienne, il ne transigea jamais, cultivant un différentialisme qui exaltait l’hétérogénéité des cultures, tout en professant un véritable culte de la force. Il rejoignait ainsi toute une thématique nietzschéenne».

Le geste de Dominique Venner, qui se veut sans doute spectaculaire, ne relèverait donc ni d’une défense des valeurs ni d’une volonté révolutionnaire, mais du nihilisme.
De quoi mesurer à quel point l’idéologie de cette homme était effectivement étrangère au christianisme.

Pourquoi s’attarder sur un tel fait divers ? Et pourquoi  s’attarder sur ce qui a nourrit un homme, semble-t-il, toute sa vie durant ?


3)Parce que ceux qui l’admirent et lui rendent hommage ne se taisent pas. Et parce qu’ interdire toute critique  pour contrer toute forme d' »hagiographie » ou contre toute tentation de fascination malsaine, c’est encourager une relecture de l’histoire. Ainsi que la banalisation de ses idées contraires à l’évangile.

Il est donc essentiel, à l’instar de Gérard Leclerc, de mettre en garde « contre la tentation de la fascination à l’égard de l’acte transgressif que(David Venner) a posé dans le lieu le plus symbolique qui soit. Il serait dangereux de ne pas avertir les jeunes gens, notamment, du caractère foncièrement ambigu du message qu’il a voulu adresser de la façon la plus spectaculaire. Il faudra peut-être prendre le temps d’analyser avec soin tous les motifs de son idéologie….. »

4)Et aussi, parce que, comme le souligne si bien Daniel Schneidermann, le fait « que Venner soit resté, jusqu’à sa mort, inconnu de ce que l’on appelle le « grand public », ne signifie pas que ses thèses ne rencontraient pas d’écho. Dans ce fameux dernier billet, Venner cite notamment, parmi ses compagnons de hantise, l’écrivain Jean Raspail, et son livre « Le camp des saints »,roman profondément raciste, et peut-être même fondateur du lepénisme actuel, rédigé en 1973. Raspail y dépeint la capitulation des élites françaises, confrontées à un déferlement, sur les côtes, de miséreux asiatiques. Ce roman a connu un beau succès et plusieurs rééditions, sans que Raspail, lui non plus, ne soit jamais invité dans les « grands medias » (…)

Bref, la mort de Venner nous rappelle, une fois de plus, que c’est sous le radar qu’il faut guetter les pulsions de la société ».

Il est enfin édifiant d’examiner, en comparaison des analyses ci-dessus, comment une même information est traitée ailleurs. Ici, par exemple, sur un blog « d’actualités chrétiennes », l’information traitée ressemble à une sorte de communiqué (avec les réactions de certaines personnalités politiques choisies) au ton se voulant curieusement « neutre ». Néanmoins,  la nature de ce traitement ne nous permet que difficilement de comprendre l’objectif du responsable du site. Et ce d’autant plus que l’on attend d’un journaliste qu’il rassure, explique, engage les gens à agir, et démonte les discours de la peur.

Chacun jugera.

Mais la plupart des commentaires (plus de 130 à ce jour-à lire à petites doses) qui suivent valent leur pesant de cacahuètes, dont celles du responsable du site lui-même : Rédaction 22 mai 2013 • 10 h 11 min « La problématique de l’immigration ne doit pas être regardé uniquement d’un point de vue économique. Et d’ailleurs, dans son article, Dominique Venner parle non pas d’économie, mais du danger de l’islamisation de la France. « 
Au milieu des 130 réactions, on notera celles de l’internaute « Guerinier », qui se présente comme un ex-FN converti et qui a du se sentir bien seul(comme quelques rares autres intervenants) :
GUERINIER 22 mai 2013 • 11 h 06 min  : Aucun CHRÉTIEN D’extrême droite ne peut atteindre le salut, nuance. Vous trouvez cela compatible vous ? J’étais, avant de rencontrer Jésus, d’extrême droite, je connais très bien ce parti aux idées dégueulasses….

Pour le coup, cela se passe de commentaire !

 
 
 

« Et la lumière brillait dans les seules maisons des hébreux… »

Voici un passage tiré de 1 Thes.5v4-11 et que nous connaissons peut-être tous :

Tard dans la nuit par Jani Ravas

Tard dans la nuit par Jani Ravas

« Mais vous, frères, vous n’êtes pas dans les ténèbres, pour que ce jour [le jour du Seigneur, cf versets précédents]vous surprenne comme un voleur;
vous êtes tous des enfants de la lumière et des enfants du jour. Nous ne sommes point de la nuit ni des ténèbres.
Ne dormons donc point comme les autres, mais veillons et soyons sobres.
Car ceux qui dorment dorment la nuit, et ceux qui s’enivrent s’enivrent la nuit.
Mais nous qui sommes du jour, soyons sobres, ayant revêtu la cuirasse de la foi et de l’amour, et ayant pour casque l’espérance du salut.
Car Dieu ne nous a pas destinés à la colère, mais à l’acquisition du salut par notre Seigneur Jésus-Christ,
qui est mort pour nous, afin que, soit que nous veillions, soit que nous dormions, nous vivions ensemble avec lui ».
C’est pourquoi exhortez-vous réciproquement, et édifiez-vous les uns les autres, comme en réalité vous le faites ».

Plusieurs choses ont retenu mon attention. Et vous ?

Si nous sommes « des enfants de la lumière », alors nous ressemblons à Notre Père !
Qui est-il ? Quelle est Sa nature ? Comment le reconnaît-on ?

1 Jean 1v5 nous rappelle que « Dieu est lumière et qu’il n’y a point en lui de ténèbres ».

Si nous sommes « des enfants de la lumière », quels fruits produisons-nous ? Quel est le « fruit de la lumière » ?
Eph.5v9 dit que « le fruit de la lumière consiste en toute bonté, et justice, et vérité ».

Ensuite, si nous sommes « des enfants du jour », nous ne sommes pas « de la nuit ». Et donc, nous veillons et ce que nous faisons est manifeste : « celui qui pratique la vérité vient à la lumière, afin que ses oeuvres soient manifestées, qu’elles sont faites en Dieu », dit le Seigneur(Jean 3v21).
Si « nous sommes du jour », nous ne dormons pas. Ceux qui dorment sont ceux qui sont morts, dit Eph.5v14.
Mais nous, nous vivons dans l’espérance présente et l’espérance future « de vivre avec Lui ».

Nous vivons et l’attendons donc.
C’est cette attente qui conditionne notre façon de vivre. Une façon de vivre « active »,  ni paresseuse, ni fanatique ou extrémiste.

Lampe par bruna pires

Lampe par bruna pires

Je me souviens encore qu’alors que les ténèbres frappaient l’Egypte (9ème plaie), la lumière brillait(brûlait)dans les seules maisons des hébreux(Ex.10v22-23).
Une maison, ce n’est pas seulement un bâtiment : c’est une famille.

Qu’est-ce qui peut seul entretenir cette lumière, cette flamme ?

Que jamais il ne manque d’huile dans nos maisons, pour que brûlent nos lampes en continue, de façon à éclairer ceux qui sont dehors…(Luc 8v16)

Ce que nous apprend(sur Jésus)le récit de la multiplication des pains

Ovins et de voiture par Petr Kratochvil Les foules, comme des brebis qui n'ont pas de berger, et que l'on pousse sans cesse

Ovins et de voiture par Petr Kratochvil
Les foules, comme des brebis qui n’ont pas de berger, et que l’on pousse sans cesse

Et les apôtres se rassemblent auprès de Jésus; et ils lui racontèrent tout: et tout ce qu’ils avaient fait, et tout ce qu’ils avaient enseigné.
Et il leur dit: Venez à l’écart vous-mêmes dans un lieu désert, et reposez-vous un peu; car il y avait beaucoup de gens qui allaient et qui venaient, et ils n’avaient pas même le loisir de manger.
Et ils s’en allèrent dans une nacelle en un lieu désert, à l’écart.
Et plusieurs les virent qui s’en allaient, et les reconnurent, et accoururent là, à pied, de toutes les villes, et arrivèrent avant eux, et se rassemblèrent auprès de lui.
Et Jésus, étant sorti, vit une grande foule; et il fut ému de compassion envers eux, parce qu’ils étaient comme des brebis qui n’ont pas de berger; et il se mit à leur enseigner beaucoup de choses.
Et comme l’heure était déjà fort avancée, ses disciples venant à lui, disent: Le lieu est désert et l’heure est déjà fort avancée,
renvoie-les, afin qu’ils s’en aillent dans les campagnes et les villages d’alentour, et qu’ils s’achètent du pain; car ils n’ont rien à manger.
Et lui, répondant, leur dit: Vous, donnez-leur à manger. Et ils lui disent: Irons-nous acheter pour deux cents deniers de pain, et leur donnerons-nous à manger?
Mais il leur dit: Combien de pains avez-vous? Allez et regardez. Et quand ils le surent, ils disent: cinq, et deux poissons.
Et il leur commanda de les faire tous asseoir par troupes sur l’herbe verte.
Et ils s’assirent en rangs, les uns de cent, et les autres de cinquante.
Et ayant pris les cinq pains et les deux poissons, et regardant vers le ciel, il bénit, et rompit les pains et les donna à ses disciples, afin qu’ils les missent devant eux; et il partagea les deux poissons entre tous.
Et ils mangèrent tous, et furent rassasiés.
Et ils ramassèrent des morceaux douze paniers pleins, et des restes des poissons.
Et ceux qui avaient mangé les pains étaient cinq mille hommes.

(Marc 6v30-44)

Depuis quelques temps, j’ai la conviction que Dieu veut nous, me parler, à travers ce récit bien connu.  Il figure dans plusieurs évangiles : Matt.14v13-21, Luc 9v10-17, Jean 6v1-14. Mais c’est dans le récit qu’en fait Marc (relu récemment-voir passage ci-dessus)que j’ai été attiré par plusieurs éléments qui m’ont paru essentiels.

Essentiels parce qu’ils nous enseignent et nous conduisent à réfléchir sur notre façon de présenter l’évangile et le Seigneur Jésus-Christ à ceux qui ne le connaissent pas encore(et peut-être même à ceux qui le connaissent ou pensent le connaître), sur notre propre regard sur les personnes et les situations, enfin  et sur notre rôle exact dans le processus de l’évangélisation.

Premièrement, en suivant le récit de Marc 6(voir passage cité ci-dessus), on remarque qu’

Rue passante par Peter Griffin

Rue passante par Peter Griffin

« il y avait beaucoup de gens qui allaient et qui venaient »(v31). Jésus  voit cette grande foule. Et il fut ému de compassion envers eux, parce qu’ils étaient comme des brebis qui n’ont pas de berger; et il se mit à leur enseigner beaucoup de choses.(v34)

Jésus pense à les nourrir : leur âme, évidemment, mais aussi leur corps. Et surtout, Il pense à nourrir leurs corps, en se souciant de ce que les foules puissent recevoir ce dont elles ont besoin avec dignité. En effet, Jésus « ne jette pas en pâture les pains aux foules », procédé dégradant qui aurait créé un climat de compétition parmi la foule et causé des inégalités et des frustrations-les mieux placés ou les plus forts auraient emporté les meilleures parts, au détriment des plus petits ou des plus faibles(femmes, enfants, handicapés, vieillards…)

Après s’être informé des provisions disponibles, Jésus pense à faire asseoir les gens, par troupes ou rangées, dans l’herbe verte.(v39)

A partir de là, quels sont les rôles respectifs de Jésus et des disciples, dans cette multiplication des pains ?

Jésus prend les pains et les poissons que les disciples lui apportent. Il les bénit, les rompt et les donne aux disciples….(v41)

Notre rôle ? Faire les présentations ! Panneau britanniques par George Hodan

Notre rôle ? Faire les présentations !
Panneau britanniques par George Hodan

Les disciples, quant à eux, servent de « courroie de transmission » ou de « distribution », allant et venant, de Jésus à la foule, et de la foule à Jésus, distribuant les pains déjà rompus.

On notera le « test » opéré par Jésus envers ses disciples(Vous, donnez-leur à manger…Irons-nous acheter pour deux cents deniers de pain, et leur donnerons-nous à manger? Mais il leur dit: Combien de pains avez-vous? Allez et regardez, etc….), pour les inciter à rechercher-au-delà de l’impossible- quelles étaient les ressources(dons ?)qu’ils avaient à disposition, même si lesdites ressources pouvaient paraître dérisoires. Et dérisoires, elles l’étaient bel et bien. Mais il était important qu’ils découvrent que leur part était de les confier avec foi à Jésus, avec l’assurance que Lui seul était qualifié pour savoir quoi en faire et les multiplier. Et ce, afin que toute gloire soit rendue à Dieu seul et non aux hommes.

On se souviendra ensuite que Jésus avait enseigné beaucoup de choses aux foules. Et on notera la nature de la pédagogie de Jésus et son enseignement de type « holistique », prenant en compte tous les besoins(âme, esprit et corps). Sans doute parce que Jésus estime qu’il est aussi spirituel de donner à manger du pain et des poissons aux foules, que de prêcher, et que le spirituel ne trouve son sens que dans un service concret et pratique, non déconnecté de la réalité quotidienne(voir aussi Jean 6-la multiplication des pains précédant son enseignement sur « le pain de vie »).

Une telle logique ne devrait pas nous surprendre : « Christ est venu en chair »(1 Jean 4v2). Veillons donc à ne pas « spiritualiser », ou séparer, opposer ce qui nous paraît purement(et exclusivement) »spirituel » de ce que nous pouvons parfois considérer comme étant « bassement matériel »*.

Nourrir les foules avec des pains et des poissons est « spirituel », pour Jésus, qui a ainsi manifesté concrètement sa compassion envers les foules.

Et nous ? Comment est notre « christianisme » ? Comment annonçons-nous l’évangile ? Avec la compassion de Jésus ou sans la compassion de Jésus ?

Jésus a partagé les pains, après les avoir bénis et les a fait distribuer, de sorte que tous ont pu recevoir, et être rassasiés(Marc 6v42). Et ceux qui avaient mangé les pains étaient cinq mille hommes. Et pourtant, l’abondance était telle que les disciples ont pu ramasser les morceaux restants(qui sont considérés comme quantité négligeable et finissent généralement à la poubelle, dans nos pays sur-développés, qui connaissent aussi leurs laisser-pour compte)…de quoi remplir 12 paniers pleins ! Soit un pour chaque disciple. Et chacun a pu, par la suite, prendre un repos salutaire et nécessaire.

Prendre une pause par Peter Griffin

Prendre une pause par Peter Griffin

Je dis « repos salutaire et nécessaire », et non « mérité ». Le repos n’est pas un « mérite », mais un commandement de Dieu, et un don pour l’homme qui en a besoin, et une grâce de Dieu qui a créé les cieux et la terre en 6 jours et qui s’est reposé le 7ème jour (cf Gen.2v1-3 ; Deut.5v12-15)

*A noter que, dans la Bible, le contraire de « spirituel » n’est pas « matériel »…mais « charnel »(voir Galates 5v16-25)

A Pentecôte ou Chavouot, comptons les bienfaits de Dieu !

Le présent billet m’a été inspiré par la lecture de la dernière lettre de nouvelles(numéro 45, mai 2013) de Juifs pour Jésus, dont certains d’entre vous connaissent peut-être le ministère.

A Noël, les chrétiens célèbrent la naissance du sauveur ; à Pâque, la résurrection du Seigneur…et à Pentecôte ?

Vieille calculatrice par George Hodan

Vieille calculatrice par George Hodan

On compte !
On compte les bienfaits de Dieu, car, compter, c’est remercier.

Dans l’Ancien Testament, on compte « 7 semaines » ou 50 jours, soit ce qui sépare la Pâque de Pentecôte ou Chavouot (fête de la moisson ou des prémices). « Depuis que la faucille commence à être mise aux blés, tu commenceras à compter sept semaines,  et tu célébreras la fête des semaines, et tu célébreras la fête des semaines à l’Éternel, ton Dieu, avec un tribut d’offrande volontaire de ta main, que tu donneras selon que l’Éternel, ton Dieu, t’aura béni ».(Deut.16v9-10 et voir aussi Lévit.23v15-21)

On compte.
On compte et on se souvient que l’on « peut compter sur Dieu », sur Sa fidélité, Sa bonté, Sa générosité.
On compte et on remercie. On exprime à Dieu sa reconnaissance pour l’abondance de la moisson et on lui offre les premiers fruits.

Aujourd’hui, comment le chrétien peut-il s’approprier cette fête biblique, par ailleurs moins familière(semble-t-il), en comparaison de Noël et Pâque ?

De la même façon, en comptant !

En exprimant à Dieu sa reconnaissance pour ses bienfaits, « qui sont sans repentir » (Rom.11v29).

En exprimant à Dieu sa reconnaissance pour le don du Saint-Esprit, accomplissement d’une alliance et d’une vie nouvelles.

En se gardant également d’oublier que l’on a « été serviteur (ou esclave) en Égypte »(Deut.16v12).

Et, tout en se réjouissant, en se gardant d’oublier les autres, notamment le pauvre, l’étranger, le lévite, la veuve et l’orphelin :

« Et (l’on se réjouit) devant l’Éternel, notre Dieu, (nous), et (notre) fils, et (notre) fille, sans oublier « (notre) serviteur, et (notre) servante, et le Lévite qui est dans (nos) portes, et l’étranger, et l’orphelin, et la veuve, qui sont au milieu (de nous), au lieu que l’Éternel, (notre) Dieu, aura choisi pour y faire habiter son nom ». Et on n’oublie pas de manifester de la bonté: Et quand vous ferez la moisson de votre terre, tu n’achèveras pas de moissonner les coins de ton champ, et tu ne glaneras pas la glanure de ta moisson; tu les laisseras pour le pauvre et pour l’étranger. Moi, je suis l’Éternel, votre Dieu».(Lévit.23v22. Voir aussi le livre de Ruth, notamment 1v22, 2v23. Ruth, une moabite, et donc une étrangère, a donné naissance au grand-père du roi David à Chavouot et a donc pu faire partie de la lignée du messie-cf Matt. 1v5-6)

On notera enfin que Pentecôte ou  Chavouot marque une rupture avec des malédictions :

-alors qu’au Sinaï, lorsque la première alliance a été donnée au peuple, 3000 d’entre eux ont péri par l’épée pour leurs péchés, suite au veau d’or (Ex.19-20 et 32v1-28), la nouvelle alliance a été scellée par le don du Saint-Esprit(Actes 2) promis et reçue par 3000 juifs (v41). Une riche moisson, et prémices d’une plus grande, résultat de l’action du Saint-Esprit !

-Et l’on remarquera que Pentecôte est l’ « anti-Babel », avec une dimension multiculturelle. « Babel est renversé, car on commence à s’entendre et à se comprendre à nouveau. L’Esprit Saint transcende des problèmes de langue et de culture ! » Et l’évangile peut être annoncé « à tout peuple, toute nation » !

 

Bénis donc, bénis sans cesse
Ce Père qui chaque jour
Répand sur toi la richesse
De son merveilleux amour.

   
Ref
Compte les bienfaits de Dieu,
Mets les tous devant tes yeux,
Tu verras en adorant
Combien le nombre en est grand !

(« Quand le vol de la tempête ». E.O. Excell/M. Perrenoud. Sur les Ailes de la foi numéro 45)

Un maire pro-vie dénonce la culture de mort : simple question de bon sens !

Vie et mort par Teodoro S Gruhl Si les fondements sont détruits, que fera le juste ? (Ps.11v3)

Vie et mort par Teodoro S Gruhl
Si les fondements sont détruits, que fera le juste ? (Ps.11v3)

Le caporal Blutch, héros de BD de la série « les Tuniques bleues », rappelait(dans l’album « Rumberley ». Ed. Dupuis) que les balles ne servent pas à guérir les blessures, mais à les provoquer.
Cette remarque pleine de bon sens a été récemment réactualisée par un élu, dans un contexte dramatique.

Le journaliste catholique Patrice de Plunkett relève le 13/05/13 sur son blog, que « lors du cortège de la fête des mères » du 12/05/13, « dix-neuf personnes » ont été blessés « dont sept femmes et deux enfants de dix ans, à la Nouvelle-Orléans : Opérées en urgence au LSU Public Hospital, plusieurs victimes sont dans un état critique ». La police déclare que trois personnes avaient ouvert le feu sur le défilé…*

Dans son article, le journaliste pointe « deux réactions contradictoires :
– celle du FBI (en pure langue de bois) veut « rassurer » les Américains en affirmant que cet attentat n’est pas « terroriste » mais relève de… « la violence ordinaire » ! Le FBI ne va pas jusqu’à invoquer le 2e amendement de la Constitution qui sacralise les armes à feu, mais l’idée affleure et la NRA s’en félicite**.
– En revanche, déclaration lucide du maire démocrate, le juriste catholique » et père de famille Mitchell J. Landrieu, qui qualifie de « culture de mort » le culte des armes à feu :
« Il est important que nous changions la culture de mort dans les rues de La Nouvelle-Orléans, en une culture de vie ».

C’est « un catholique qui parle », se félicite Patrice de Plunkett, saluant cet élu qui défend là « les valeurs chrétiennes »– et « qui sait que la « culture de vie » ne se limite pas à condamner l’avortement et l’euthanasie ». Et qui a compris qu’être « pro-vie », ce n’est pas insister davantage et seulement sur les deux extrémités de l’existence terrestre au point d’occulter tout ce qu’il y a entre deux, c’est-à-dire, en l’occurrence, des millions de citoyens vivants. (cf Philippe Malidor, journaliste à « Réforme »)

Enfants par Marcin Bartkowiak Défendre les enfants à naître ne suffit pas. Il faut aussi défendre ceux qui sont nés.

Enfants par Marcin Bartkowiak
Défendre les enfants à naître ne suffit pas. Il faut aussi défendre ceux qui sont nés.

Et que « Défendre les enfants à naître ne suffit pas. Qu’Il faut défendre ceux qui sont nés. »
Une autre remarque pleine de bon sens, allant dans le sens « de la vision équilibrée que Landrieu*** se fait de la doctrine sociale de l’Eglise », certes catholique.

Mais cette prise de position est-elle contradictoire avec la Parole de Dieu et les enseignements du Seigneur Jésus-Christ,  lequel a par ailleurs enseigné, que « tous ceux qui auront pris l’épée périront par l’épée » (Matt.26v52) ?
2 Tim.1v7 nous rappelle que nous avons reçu un « esprit de conseil » ou de « sobre bon sens »(version Darby) : ce sobre bon sens que l’on retrouve chez un élu américain, démocrate, catholique, père de famille et de formation jésuite, sera-t-il partagé par les évangéliques ?
Est-il possible de se dire « pro-vie », tout en soutenant le lobby pro-armes ?

Etre « pro-vie », n’est-ce pas aussi combattre les inégalités sociales et la pauvreté ?

Soyons donc pro-vie jusqu’au bout, pour lutter contre la culture de mort ! C’est simple question de bon sens !

Notes

*http://www.sudouest.fr/2013/05/13/nouvelle-orleans-une-fusillade-fait-19-blesses-dont-deux-enfants-1052160-4803.php
http://www.la-croix.com/Actualite/Monde/La-Nouvelle-Orleans-une-fusillade-fait-19-blesses-dont-deux-enfants-2013-05-13-959117
**Lequel lobby avait suggéré, en réponse à la tuerie de Newtown (le carnage dans une école maternelle en décembre 2012) que « La seule façon de stopper un méchant avec une arme, c’est de lui opposer un gentil avec un arme ». 

Par ailleurs, dénonce encore Patrice de Plunkett, « la National Rifle Association (NRA) pratique la pire démagogie. Puisque d’une part, elle tient en main les parlementaires pour les empêcher de restreindre le business des armes à feu. D’autre part elle incrimine « l’étatisme », avec cet argument typiquement libéral (et particulièrement infect dans la mesure où il vient de la NRA) : « les filles Obama sont protégées par le Secret Service. Les enfants du président sont-ils plus importants que les vôtres ? » Filles de président ou fils de garagiste, les enfants américains sont menacés par les armes dont la vente libre est sacralisée par la NRA ».

***Le même Landrieu ne « diabolise » pas non plus l’Etat, puisqu’accusant en 2010 la police de sa ville d’être incompétente et corrompue, il n’avait pas craint de demander à l’administration fédérale de venir assainir cette situation.

« Vous serez saints, car je suis saint… » (1 Pierre 1v13-21)

Lors de l’étude précédente, nous avions été exhortés à « marcher dans l’espérance ». Dans le passage qui nous occupe aujourd’hui, nous avons un appel à

Personnes marchant par Peter Griffin

Personnes marchant par Peter Griffin

« marcher dans la sainteté » : car « quiconque a cette espérance en lui se purifie, comme lui-même est pur » (1 Jean 3v3)

1 Pierre 1v13-21 : 
« C’est pourquoi, ayant ceint les reins de votre entendement, étant sobres, espérez parfaitement en la grâce qui vous sera apportée à la révélation de Jésus-Christ »(v13)Comme des enfants obéissants, ne vous conformant point aux convoitises que vous aviez autrefois, quand vous étiez dans l’ignorance (v14), mais comme Celui qui vous a appelés est saint, vous aussi soyez saints dans toute votre conduite(v15) ; attendu qu’il est écrit : Vous serez saints, parce que je suis saint.(v16). Et, si vous invoquez comme Père Celui qui, sans acception de personnes, juge selon l’œuvre de chacun, conduisez-vous avec crainte pendant le temps de votre séjour sur la terre(17) ; sachant que ce n’est pas par des choses périssables, par de l’argent ou de l’or, que vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre que vos pères vous avaient transmise(v18), mais par un sang précieux, comme celui d’un agneau sans défaut et sans tache, par le sang de Christ(v19), préconnu avant la fondation du monde, mais manifesté à la fin des temps à cause de vous(v20) ; qui par lui croyez en Dieu, qui l’a ressuscité des morts et lui a donné la gloire, en sorte que votre foi et votre espérance soient en Dieu »(v21).

Bleu Nylon Belt par Adrian Paulino

Bleu Nylon Belt par Adrian Paulino

« C’est pourquoi, ayant ceint les reins de votre entendement, étant sobres, espérez parfaitement en la grâce qui vous sera apportée à la révélation de Jésus-Christ » (v13).
Q 1 : qu’est-ce que « se ceindre » ? Pourquoi et quand ceignait-on ses vêtements ?
Voir Ephésiens 6.14 ; Luc 12.35 et Ex.12v11
Q 2 : pour le chrétien de l’époque de Pierre et pour le chrétien d’aujourd’hui, qu’est-ce « ceindre les reins de son entendement » ? Voir Hebr.11v8-16 et Gen.12-13
Q 3 : pourquoi est-il important d’être ou de rester sobre ? Voir 1Pierre 5.8 ; 1Thessaloniciens 5.6.
Q 4 : en quoi et en qui est-il important d’espérer ? Voir 1Pierre 1.7 ; 1Corinthiens 1.7 ; 2Thessaloniciens 1.7-10.
Quelles sont les conséquences, pour notre vie chrétienne, de vivre dans l’attente du retour de Christ ? Notamment dans les jours difficiles ? (voir Tite 2v10-13)
« Comme des enfants obéissants, ne vous conformant point aux convoitises que vous aviez autrefois, quand vous étiez dans l’ignorance (v14), mais comme Celui qui vous a appelés est saint, vous aussi soyez saints dans toute votre conduite(v15) ; attendu qu’il est écrit : Vous serez saints, parce que je suis saint. »(v16)
Quelles sont les caractéristiques des enfants d’obéissance ? (v. 22) A qui s’opposent-ils ? (Voir Ephésiens 2.2)
Pour vous aider à répondre, comparez aussi les expressions : enfants « de lumière, » Ephésiens 5.8 « de colère, » Ephésiens 2.3 « de malédiction, » 2Pierre 2.14.

Comment le fait d’être sauvé doit-il se traduire dans nos vies ? (Voir Rom.1v5, 1 Pie.1v2)
Q 5 : Quelles sont les trois exhortations données aux « enfants obéissants » ?(v14-16)
Note : les v15-16 sont des citations de Lévitique 11v44-45 ; 19v2 ; 20v7, 26. Que nous enseignent ces passages sur Dieu ?
Q 5 a. Peut-on se dispenser d’être saint ? (Voir 1 Jean 1v5 ; Habak.1v12-13…)
Q 5 b. Que signifie le mot saint ? (voir aussi 2 cor.6v14-7v1). D’où vient notre sainteté ? Dans quels domaines devons-nous « être saints » ?

« Et, si vous invoquez comme Père Celui qui, sans acception de personnes, juge selon l’œuvre de chacun, conduisez-vous avec crainte pendant le temps de votre séjour sur la terre »(v17)
Q 5c : Qu’est-ce que la « crainte de Dieu » ? Que rappelle Pierre à propos de Dieu (v17) ?

« Mais par un sang précieux, comme celui d’un agneau sans défaut et sans tache, par le sang de Christ »(v19),
Q 6 : Vous avez été rachetés(v18-19), de quoi ? (Voir aussi Romains 6, Romains 3.24 et ss ; Hébreux 9.15 ; Hébreux 2.14 et ss).
Q 6a : Pourquoi la conduite du pécheur est-elle déclarée vaine ? (comparez Ephésiens 4.17 ; Romains 8.20)
Q 6b : Quel est le prix de notre rachat ? Pourquoi pas par de l’argent ou de l’or ? (Comparer avec Lévitique 4.32 ; Exode 12.5). Comment l’or peut-t-il être « corruptible », ici ?
Pour la comparaison de Christ avec un agneau, voir Esaïe 53.7,9), et pour l’idée de la délivrance par le rachat, voir aussi Esaïe 44.22,24 ; 51.11 ; 52.3)
Q 6c : Pourquoi le sang de Christ est-il précieux ? (2Corinthiens 5.21 ; Hébreux 7.26 ; 9.12 ; 1Jean 3.5)
« Préconnu avant la fondation du monde, mais manifesté à la fin des temps à cause de vous » ;
Q 7 : Que signifie « Préconnu » ?
Qu’est-ce qui est préconnu ? (Voir 1Corinthiens 2.7 ; Ephésiens 1.4 ; Jean 17.24 ; Actes 17.31 ; Jean 3.16).
« Qui par lui croyez en Dieu, qui l’a ressuscité des morts et lui a donné la gloire, en sorte que votre foi et votre espérance soient en Dieu ».
Q 8 : Comment et par qui peut-on croire en Dieu ? (comparer avec 1 Cor.15v14-17)

Qui peut payer le prix ?

Fond d'argent par George Hodan

Fond d’argent par George Hodan

« Texas »* fait partie de «ces très bons films que l’on a souvent du mal à voir dans de bonnes conditions », commente « Tepepa », un blogueur amateur de westerns spaghettis, et dont l’excellente critique m’a permis de découvrir le métrage.

Et pendant longtemps, il a été difficile de voir le film dans de bonnes conditions. Lors de sa sortie en France, « Texas » avait été complètement mutilé, écourté de 20 minutes et expurgé de tout ce qui permettait de comprendre les dessous politiques de l’intrigue.

Aujourd’hui, l’éditeur Artus lui rend justice, en nous le proposant (depuis le 07 mai 2013, date de sortie du DVD)dans sa version restaurée et donc intégrale. Cette édition nous permet de constater qu’effectivement, « Texas » est un très bon film.
Personnellement, j’ai beaucoup apprécié la musique, ainsi que l’intrigue complexe et originale, qui transpose l’assassinat de JFK (1963) dans l’Ouest (fragile) de l’après guerre de Sécession. Et ce, six ans après les faits. Et tout y est déjà : le complot des « trois » (finances, loi, politique) s’appuyant sur l’extrême-droite comme élément déstabilisateur et croyant contrôler celle-ci, le risque d’exploiter le « tous pourris », le faux coupable (noir), les deux tireurs, la ville de Dallas, la volonté de réduire le Texas « à l’état » de territoire(terrain de chasse, de jeu ?)en lieu et place d’état…y compris une réplique du président(sur le rêve « des choses qui devraient ou pourraient être », plutôt que de se contenter de regarder « les choses comme elles sont »**), que l’on retrouvera dans la bouche d’un autre personnage de président d’ « I comme Icare », le film d’Henri Verneuil.

A cela s’ajoute la thématique de l’égalité des blancs et des noirs, de la (remise en) question de l’indépendance de la presse-soumise au pouvoir de l’argent, et des rapports du pouvoir fédéral et du Texas, que certains notables voudraient réduire au statut de « territoire »(espace de non-droit et de profit)plus que d’état véritable.

Texas est donc un « western spaghetti » à voir,  principalement en VOST(italien sous-titré français), le doublage français étant, pour une fois, très discutable. Et ce, d’autant plus que les doubleurs français ont jugé bon de transformer le Président des Etats-Unis en… simple gouverneur !)

On relèvera encore que le titre original italien est « Il Prezzo del Potere » , « le prix du pouvoir ».

Solide fond rouge par Junior Libby

Solide fond rouge par Junior Libby

Ainsi que l’obsession du « rouge sang ». Comme pour mieux illustrer « le prix(élevé)du pouvoir », trop grand pour que l’on succombe à cette tentation ?

Mais la Bible nous parle d’un autre prix, que seul peut payer le Seigneur Jésus-Christ : celui du rachat de notre « vaine conduite qui (nous) avait été enseignée par nos pères, non par des choses corruptibles, de l’argent ou de l’or, , mais par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache, préconnu dès avant la fondation du monde… »(1 Pie.1v18-20)

Notes :

* Western italien, réalisé en 1969 par Tonino Valerii, par ailleurs auteur du bien plus connu « Mon nom est personne ». Musique de Luis Bacalov.

**En fait, il s’agissait déjà une reprise d’une citation de JFK : « Certaines personnes voient les choses comme elles sont et se demandent : pourquoi ? Moi, je vois les choses comme elles pourraient être et je me dis : pourquoi pas ? »

Face au premier « publiciste » de l’histoire…comment être victorieux ?

Boite de chocolat par Petr Kratochvil

Boite de chocolat par Petr Kratochvil

A quoi sert la publicité ?

A susciter des besoins auxquels nous n’avions pas pensé, pour mieux y répondre par la suite.

Nous, hommes et femmes du XXIe siècle, chrétiens ou non, sommes environnés par la publicité. Mais qui est le premier « publiciste » de l’histoire ?

Le diable !

 

 

Le diable ou Satan n’est pas notre ami. Son nom signifie « adversaire », « diviseur ». Il est « celui qui séduit toute la Terre »(Apoc.12v9), « l’accusateur des frères » (Apoc.12v10), et, dit Jésus, « le prince de ce monde »(Jean 14v30), « le menteur et le meurtrier dès le commencement »(Jean 8v44).

Il veut nous détourner de Dieu et a cherché-sans y parvenir-à détourner le Seigneur Jésus du chemin de la croix(Matt.4v1-11).

Dès le commencement, il a eu ce « slogan » imparable, pour tenter Ève et attiser les convoitises(voir aussi 1 Jean 2v15-17) : « vous serez comme des dieux » !(Genèse 3v4-5 ).

Et ce, alors que l’homme et la femme avaient tout pour être heureux : la  présence et la communion avec Dieu, la possibilité de jouir de tout le jardin(de pouvoir manger de tout arbre du jardin), la responsabilité de dominer sur toute la création et de gérer celle-ci…

Car à l’inverse du tentateur(et il est plus important de grandir dans cette connaissance-là)Dieu est bon. Il est Celui qui a commencé par créer la lumière au milieu du chaos(Gen.1v2-4). « Il fit la Terre et les cieux »(Gen.2v5), Il « forma l’homme de la poussière de la terre, il souffla dans ses narines un souffle de vie et l’homme devint une âme vivante »(v7). Il « planta un jardin en Eden(…)et il y mit l’homme qu’il avait formé. » Il « fit pousser du sol des arbres de toute espèce, agréables à voir et bons à manger, et l’arbre de la vie au milieu du jardin, et l’arbre de la connaissance du bien et du mal. »(v9) Il « prit l’homme, et le plaça dans le jardin d’Eden pour le cultiver et le garder. L’Eternel donna cet ordre à l’homme : mangez, mangez de tous les arbres du jardin ! Mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras certainement. »(v15-17)….Il « créa l’homme à son image(…)Il les créa mâle et femelle. Dieu les bénit… »(Gen.1v27-28)

Or, c’est cette tentation qui a fait mouche :

« Vous serez comme des dieux »…Depuis, rien n’a changé et le slogan est toujours le même.

Cependant, écouter le premier « publiciste » de l’histoire a eu pour effet de nous donner une fausse image de Dieu(la première idole du commencement !), et donc de nous détourner de Lui, nous conduisant à nous recentrer sur nous-même. Le pasteur Robert « Bob » Ekblad rappelle, dans « Lire la Bible avec les exclus »*, que « du moment où nous portons un regard négatif sur Dieu, nous perdons confiance en Lui, et c’est ce qui nous amène à prendre par nous-même, plutôt que recevoir ce que Dieu a voulu comme un don de sa grâce ». Et quand nous nous détournons de Dieu, nous devenons vulnérables à la tentation.

Dans quelles mesures et dans quels domaines sommes-nous tentés d’être « comme des dieux »(ou nourrissons-nous cette tentation, cf Jacq.1v14-15) et de penser que Dieu veut nous « frustrer » de quelque chose ?

Ne pas nourrir les oiseaux! par Lucy Toner “Je ne peux pas empêcher les oiseaux de voler au-dessus de ma tête, mais je peux les empêcher de faire leur nid dans mon chapeau.” (Luther)

Ne pas nourrir les oiseaux! par Lucy Toner
“Je ne peux pas empêcher les oiseaux de voler au-dessus de ma tête, mais je peux les empêcher de faire leur nid dans mon chapeau.” (Luther)

Comment être victorieux de la tentation ? Comment auriez-vous répondu au serpent ?(Voir sa question en Gen.3v1 et la réponse de la femme aux v2-3)

En revenant à la source ! Le secret de la victoire nous est donné par le Seigneur Jésus lui-même en Matt.4v1-11(à lire en contrepoint de Gen.1-3 et Hebr.4v15). Soyons attentifs à la nature des tentations, à la façon dont Jésus répond(la source de ses réponses)et les réponses qu’Il donne.

Bonne (re)lecture et bonne étude !

Note :

* Ekblad, Bob. Lire la Bible avec les exclus. Ed. Olivétan, 2008. L’étude de Gen.2-3 se trouve aux pages 57 à 74. J’aurai l’occasion de revenir une autre fois sur cet excellent ouvrage.

« Débat sur le débat » : les questions que j’aimerai voir posées…

Débat du bois par Michael Meilen Vrai débat ou débat langue de bois ?

Débat du bois par Michael Meilen
Vrai débat ou débat langue de bois ?

« Débat » est un mot magique, qui semble incontournable dans nos sociétés démocratiques et médiatiques. Tellement incontournable qu’il a tendance à éclipser- un peu trop à mon goût- le terme de « discussion » ou de «dialogue».

De fait, l’intitulé (du moins sur le papier) de l’un de mes stages professionnels obtenus cette année, qui avait pour objet la place des médias dans le débat dit citoyen, m’avait justement paru très pertinent.

Le contenu du stage a-t-il répondu à mes attentes ? Malheureusement non. Il a plutôt (et souvent) été hors-sujet, même si j’ai pu relevé ici ou là quelques éléments intéressants.

Quelles sont les questions que j’aurai voulu voir aborder ?
Tout d’abord, que l’on commence par le commencement en questionnant sérieusement le terme « débat ».

Le débat : c’est quoi ? Entre qui ? Pour quoi ?

Microphone sans fil par Petr Kratochvil Le débat est-il connecté ou déconnecté de la réalité ?

Microphone sans fil par Petr Kratochvil
Le débat est-il connecté ou déconnecté de la réalité ?

Un sujet « qui fait débat », c’est quoi ? C’est ce qui nous engage tous, nous citoyens.

Quels sont les sujets « qui ne font jamais ou rarement débat » ? Par ex, le nucléaire, le choix d’une idéologie économique (le libéralisme) ou les conséquences du vote du « mariage pour tous »…

Comment choisit-on le sujet d’un débat ? Qui le choisit ? Dans quel but ?
Qui invite-t-on à « débattre » ?
Qui est le médiateur ?(un journaliste, par exemple ?) Quel est son rôle ?

Le médiateur doit connaître son sujet et avoir un but : éclairer, amener à comprendre et à se construire une « opinion éclairée ».

Le médiateur choisit des débatteurs, parce que lui, d’abord, « veut apprendre des choses » et permettre « d’apprendre des choses ».

Le médiateur choisit des débatteurs divers et de convictions diverses, qui ont réfléchit à la question posée, « qui fait débat » et ont des arguments (pour expliquer le fondement de leur conviction)

Le médiateur installe un climat de débat, basé sur l’écoute, le respect et le principe « je ne tiens pas à mes convictions, je tiens à la vérité… »

Le médiateur favorise un débat équitable et « éthiquable » : il pose de « bonnes questions »(des questions ouvertes, par exemple), bouscule l’un et l’autre débatteur, ne donne pas la primauté à une opinion sur une autre, cherche à déboucher sur une issue constructive. Il confronte les opinions(ne permet pas « d’esquive » de la part des débatteurs)et clarifie un terme trop jargonneux, par exemple.

Un médiateur doit-il, peut-il être « neutre » ?
Je ne crois pas vraiment à une neutralité absolue, mais attend à ce que le médiateur soit honnête.

Ce que le médiateur ne doit pas être : un « publiciste »(ou un « propagandiste »), un « passe-plat », un porte-parole d’une « opinion dominante »…Il aide à penser par soi-même et non dire ce qu’il faut(en)penser.

Lorsque le médiateur est un journaliste (sachant que « médiateur » commence comme « média », justement…), son rôle est d’expliquer, d’engager les gens à agir.

Celui ou celle qui assiste à un débat doit pouvoir se construire une opinion éclairée et être poussé à l’action, à l’engagement citoyen. L’on doit se dire à la fin du débat : « et maintenant ? Que fait-on ? »

L’exigence d’un débat de haute tenue est proportionnelle à la nature de l’engagement citoyen.

Le citoyen(c’est vous, c’est moi) a la responsabilité, notamment de s’informer sérieusement pour être en mesure de choisir, décider et prendre position.

Le citoyen(c’est vous, c’est moi) doit refuser le « faux débat », le « débat-spectacle » ou le « débat-bidon »(par exemple, celui où ne dominerait sur le plateau qu’un seul point de vue, avec des personnes-y compris celui qui est censé être modérateur- défendant une seule opinion) et détecter les « écrans de fumée » les sujets de diversion* et repérer les vrais enjeux.

Le citoyen (c’est vous, c’est moi) doit donc s’interroger positivement et acquérir des réflexes sur la façon de s’informer.

Autant de questions que je n’ai malheureusement pas vues abordées…..

Enfin, une question subsidiaire : le chrétien, celui qui « n’est pas du monde » (et notamment celui qui n’a pas la télévision, par exemple) doit-il se sentir concerné par le rôle des médias dans le débat citoyen et par l’éducation citoyenne ?  

Le sujet fait débat ! 😉

Une piste toutefois : le chrétien, s’il n’est pas du monde, est tout de même dans le monde (Jean 17v11-16). Et il est appelé à « éprouver toute chose »(1 Thes.5v21 ; Actes 17v10-11).

Bon débat !

Note :

*L’une des dix stratégies de la manipulation de masse implique « de détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique ».

De même, le documentariste Pierre Carles juge que le pouvoir (exercé par le présentateur du JT David Pujadas, qu’il dénonce) « ne consiste pas à dire aux téléspectateurs ce qu’ils doivent penser, mais à orienter leur perception du monde, par exemple en minimisant l’existence des conflits sociaux par une importance excessive accordée aux informations institutionnelles, aux résultats sportifs, aux faits divers, au « people »… Il ne cire pas ouvertement les pompes des dominants, mais écarte ou minore les informations susceptibles de les mettre dans l’embarras, comme la hausse des inégalités entre riches et pauvres, ou la misère économique, relationnelle et intellectuelle à laquelle le pouvoir condamne les sans-grades. C’est en ce sens qu’il détient une lourde responsabilité : non pas en télécommandant les gens, mais en occupant le terrain par des sujets futiles et en nous imposant un vocabulaire partisan ».