« Les Anneaux de pouvoir », d’après Tolkien : une série tv pour notre édification

« Le Seigneur des anneaux : les anneaux de pouvoir »: une série TV pour découvrir en quoi le royaume de Numenor de Tolkien a encore des choses à nous apprendre….

Un démagogue charismatique séduit un puissant empire, prenant le pouvoir en promettant de restaurer la gloire passée. Un peuple trahit ses principes fondateurs, délaissant la foi de ses pères pour poursuivre des rêves d’immortalité. Leur capitale vacille jusqu’au bord de la guerre civile. Les fidèles restants sont traqués comme des traîtres par une foule déterminée à les anéantir.

Non, il ne s’agit pas là d’un résumé des prophètes de l’Ancien Testament ou de notre actualité récente, mais de quelques-unes des histoires contenues dans le Silmarillion [pas encore lu] de J. R. R. Tolkien, « la bible » des traditions de la Terre du Milieu.

Longtemps négligées, ces histoires ont enfin trouvé leur place sous les feux de la rampe, puisqu’Amazon vient de lancer sa série [pas encore vue] Le Seigneur des Anneaux : Les Anneaux du Pouvoir.

Réputée série télévisée la plus chère jamais produite, ce projet d’un milliard de dollars est une adaptation d’une toute petite partie de l’œuvre de Tolkien. Dans la chronologie fictive de l’auteur, l’histoire de la Terre du Milieu se déroule sur trois âges. La plupart du Silmarillion concerne le Premier Âge. La trilogie de livres et de films la plus célèbre et la plus appréciée [lus et vus], Le Seigneur des Anneaux, couvre la fin du Troisième Âge. La nouvelle série télévisée d’Amazon se situe entre les deux.

Tolkien n’a presque rien écrit sur cette période. Pourtant, le peu qu’il a élaboré fourmille de résonances politiques. Dans les 23 courtes pages d’« Akallabêth », un chapitre du Silmarillion, Tolkien raconte la gloire du royaume de Númenor, mais aussi son orgueil démesuré et sa folie.

Dans la moitié du chapitre suivant, « Les anneaux de pouvoir », Tolkien évoque ces fameux anneaux et décrit ce qui ressemble fondamentalement à la troisième guerre mondiale — un conflit cataclysmique si destructeur que le monde ne s’en est jamais remis, bien que les bons aient remporté la victoire.

C’est un récit extraordinaire (et extraordinairement pertinent), fait de passion, d’ambition, de manipulation et de tromperie politiques, d’intrigues géopolitiques, de guerre religieuse, de théodicée et d’apocalypse. C’est l’histoire de personnes qui parviennent à s’imposer par l’honneur, la tromperie ou la conquête, et une mise en garde contre les destructions que des hommes et des femmes ambitieux peuvent engendrer lorsqu’ils disposent d’un pouvoir considérable. Pour tous ceux qui s’intéressent à cette série, voici ce qu’il y a à savoir sur l’histoire dont elle s’inspire – et en quoi le royaume de Númenor décrit par Tolkien a encore des choses à nous apprendre aujourd’hui – dans un passionnant article de Paul D. Miller, professeur à l’université de Georgetown et chargé de recherche à l’Ethics & Religious Liberty Commission. C’est à lire en français sur le site web de Christianity Today.

Une série adaptée de Tolkien jugée audacieuse par Paul D. Miller, d’autant plus que « quand  la plupart des divertissements commerciaux répondent à la demande de résolutions complètes, il (en) faut de l’audace pour raconter une histoire mature sur un monde brisé et jugé, où tous les héros sont imparfaits et où chaque victoire terrestre reste conditionnelle.

Cette histoire est une source d’inspiration parce qu’elle est réaliste, même si elle est peuplée [d’êtres imaginaires]. Plus la série « Les Anneaux de pouvoir » sera fidèle à ces vérités, plus importante sera sa contribution, non seulement à notre divertissement, mais aussi à notre édification ».

En ce moment, j’écoute « Comigo estas » de Rachel Novaes

La connaissiez-vous ? Rachel Novaes est une chanteuse, musicienne, et compositrice chrétienne. Depuis 20 ans, elle partage, à travers sa musique, l’amour transformateur de Dieu aux côtés de son mari Marcelo Novaes (à la guitare). 

A découvrir (ci-dessus) l’un de ses titres : « Comigo estas » (Tu es avec moi).

Et bien d’autres compositions encore sur sa chaîne.

Découvrir également son site et son témoignage lors du culte du 19/06 au temple du Marais (Paris), où elle animait la louange.

Bonne écoute !

« On n’échappe pas à l’amour » : l’exposition immersive de Pâques

Source visuel de l’expo immersive de Pâques : Temple du Marais, Paris

« On n’échappe pas à l’amour » : « Habituellement, on dit qu’on n’échappe pas à la mort  (c’est le lot de toute l’humanité) mais pour le chrétien, il y a une autre perspective avec la passion et Pâques, c’est qu’ultimement nous n’échappons pas à l’amour de Dieu. C’est sa grâce qui nous sauve… ».

C’est ce que m’explique fin mars Caroline Bretones, Pasteure du temple du Marais (Paris), que je remercie, tout en me présentant un projet particulièrement original :

« On n’échappe pas à l’amour » est le titre d’une exposition immersive qui aura lieu les vendredi 15 et samedi 16 avril au Temple du Marais, à Paris, et une manière de faire réfléchir au sens de Pâques.

Par là même, la paroisse protestante, initiatrice et organisatrice du projet, nous invite à découvrir les évangiles dits de la passion. L’expo est conçue comme un cheminement existentiel et spirituel à travers les différentes étapes qui ont mené le Christ au tombeau, du temple de Jérusalem au Mont Golgotha où il fut crucifié.

 « Le projet est venu au cours d’une réflexion sur « comment vivre différemment les temps forts de la semaine sainte ? », me raconte encore Caroline Bretones. « L’an dernier, nous avions réalisé deux vidéos, l’une pour le jeudi saint et le dernier repas, l’autre pour le vendredi saint (lecture méditative et musicale).

Cette année, nous avions envie de vivre quelque chose de différent et de faire en sorte de pouvoir inviter largement, d’où l’expo.

On s’est vite aperçus que le temple se prêtait merveilleusement à un tel projet : le parcours que nous [une équipe de théologiens et d’artistes] avons conçu part du temple (juste après que Jésus a chassé les marchands), et se poursuit dans les différents espaces (choeur, grande sacristie, courettes, crypte, petite crypte) jusqu’à aboutir dans la petite loge attenante au temple qui donne sur la rue… Les gens ne se croiseront à aucun moment ! Nous avons imaginé aussi une bande son [réalisée par Estienne Rylle] qui accompagnera les visiteurs dans chaque espace pour favoriser le côté « immersif », ainsi que le livret qui donnera accès aux textes bibliques et à des petites méditations sur chaque scène. Nous avons aussi bénéficié de la créativité de nos artistes pour imaginer les mise-en-scènes ».

Le parcours à travers les différentes pièces « s’est imposé d’emblée », « de telle sorte que cela forme un vrai cheminement, qui va du chaos dans le temple (surabondance d’objets divers) au dépouillement extrême de la petite crypte qui représentera le tombeau. Nous avons ensuite travaillé à partir des textes bibliques que nous avons relus ensemble avec les artistes. Chacun est venu avec ses idées, des propositions de mise en scène, des impressions, des images. Idem pour la bande son. Nous avons fait des choix ».

Le temple du Marais souhaite « inviter largement », au-delà de la paroisse et du « cercle chrétien ». Mais comment quelqu’un, qui ne s’estime « pas croyant », ou même « sans culture biblique » (pour ne pas dire « religieuse »), peut-il se sentir concerné et entrer dans ce parcours immersif ? Et comment peut-il espérer en ressortir ?

« Notre principale cible cette année, ce sont justement ceux qui ne sont pas familiers des églises et de tout ce que représente la semaine sainte », précise encore Caroline Bretones. « Nous profiterons du fait que notre bâtiment attire le regard et que les gens ont spontanément envie d’y entrer pour visiter…

A partir de là, nous parions sur le fait que les mise en scènes et le livret vont leur permettre de vivre quelque chose de fort spirituellement. Et pourquoi pas, leur donner envie de venir célébrer Pâques le dimanche !! »

Merci, Pasteure Caroline Bretones, pour ce projet et pour toutes vos explications !

Chers lecteurs, à vous de jouer ! Et en vous souhaitant une « Joyeuse Pâques immersive » ce week-end !

En bref : 

 « On n’échappe pas à l’amour » : exposition immersive de Pâques

Lieu : Temple du Marais, 17 rue Saint Antoine 75004 Paris

Horaires de l’expo :

Vendredi 15 avril de 15h à 21h.

Samedi 16 avril de 11h à 17h.

Suivi d’un Culte de Pâques au temple du Marais, dimanche 17 avril 10h30 et 17h30 (culte en ligne : 10h25)

La vidéo de l’expo

Le parcours :

1er espace : La purification du temple

Lire : Marc 11, 15-19

Réflexion :

– Est-ce qu’il y a des choses qui encombrent ma vie aujourd’hui ?

– Y a-t-il des soucis ou des préoccupations que j’ai envie d’abandonner maintenant ?

2ème espace : Le dernier repas

Lire : Luc 22,7-22 et 33-34

Réflexion :

– Que représentent pour moi ce pain et ce vin ?

– Est-ce que je me sens invité(e) à cette table ?

3ème espace : Gethsémani

Lire : Marc 14, 32-52

Réflexion :

– Quels sont mes combats, mes résistances ?

– Est-ce que, moi aussi, j’ai du mal à prier, ou simplement à me tourner vers Dieu ?

4ème espace : Le reniement de Pierre

Lire : Luc 22, 54-62

Réflexion :

– Quel est le regard qui compte le plus pour moi : mon propre regard, celui des autres ou celui de Dieu ?

5ème espace : Le procès

Lire : Jean 18, 29-38 et 19, 4-16

Réflexion :

– Qui accuse ? Qui est accusé ? Quels sont les chefs d’accusation ?

– Quelle est la vérité qu’on veut faire taire ici ?

6ème espace : Les outrages

Lire : Mathieu 27, 27-31

Réflexion :

– Quel est mon rapport à la violence, au mépris, au désir de revanche ?

– L’amour a-t-il encore son mot à dire ?

7ème espace : La crucifixion

Lire : Luc 23, 26-49

Réflexion :

– Je regarde ma vie : y a-t-il des défaites qui sont devenues des victoires ?

– Qu’est-ce qui me submerge ici ?

8ème espace : La mise au tombeau

Lire : Marc 15, 42-47

Réflexion :

– Dieu est-il absent ou présent ou maintenant ?

La mort recouvre tout, tel ce drap qui recouvre le sol de la crypte.

Mais où est la tombe ? Où est le corps de Jésus ?

Quelque chose nous échappe. Ou nous saisit.

Nous devons traverser encore ce mystère, marcher sur la mort pour aller vers la lumière.

Le mois de la Bible se clôture « en live »

Pour terminer en beauté l’édition 2022 du Mois de la Bible, l’Alliance Biblique Française, dont la mission consiste à mettre la Bible à la portée de tous, s’associe à la Plateforme protestante des radios pour proposer un live exceptionnel le jeudi 31 mars de 20h00 à 22h30. Chanteur, réalisateur ou encore acteur se succèderont sur le plateau pour livrer leur éclairage sur la thématique de cette année : « Quand la Bible inspire les artistes ».

L’émission sera diffusée sur la chaîne YouTube de l’Alliance biblique française et sur les réseaux sociaux des différents partenaires (parmi lesquels la Fédération protestante de France et Radio Arc-en-ciel). Au programme de cette soirée exceptionnelle, des artistes (Meak – auteur compositeur, la conteuse Myriam de Beaurepaire, Estienne Rylle – d’Epiclèse, Claire Oberkampf etc.) mais aussi des chroniqueurs (Jean-Luc Gadreau – Solaé, sur France culture, Sara Le Levier – de l’Alliance Biblique Française, David Métreau – de Christianisme aujourd’hui, Claire Bernole – de Réforme, PRIXM – le média qui nous fait redécouvrir la Bible, etc.).

Pour ne rien manquer, il vous suffit de cliquer sur « définir un rappel » en vous rendant sur la page Youtube dédiée.  

En savoir plus sur l’Alliance Biblique Française et ses projets.

En attendant : vous l’avez peut-être « vu passer », mais ne manquez pas le nouvel épisode du podcast « au commencement », proposé par l’Alliance Biblique Française, ou « la grande histoire » biblique vue par le biais d’histoires personnelles qui l’émaillent. Plongez dans une histoire où la bienveillance et la loyauté permettent de traverser les épreuves. Celle de deux femmes : Noémi, brisée par les deuils successifs, et Ruth, fidèle et dévouée dans l’adversité.

Dans un autre genre et dans la même idée, il y a aussi « The Chosen », la première série multi-saisons sur la vie de Jésus-Christ et -particulièrement – de celles et ceux qui l’ont rencontré [à moins que ce ne soit le contraire] et entouré durant son ministère public.

« The Chosen », ou quand « le Verbe s’est fait chair et a habité parmi nous »

Bande annonce de la saison 1 de the Chosen

Vous n’y avez sans doute pas échappé : « The Chosen » est d’emblée présentée comme « la » première série multi-saisons phénomène sur la vie de Jésus-Christ et – particulièrement – de ceux qui l’ont rencontré et entouré durant son ministère public.

La trame de fond est l’Evangile selon Jean, avec d’autres scènes tirées des évangéliques synoptiques (Matthieu, Marc et Luc).

Sortie aux Etats-Unis en 2019, la série a trouvé son public outre-Atlantique, grâce notamment à un modèle de diffusion gratuite via la plateforme VidAngel et l’application the Chosen, soutenu par un financement entièrement participatif, et non par de grands studios américains. A ce jour, deux saisons de huit épisodes chacune sont disponibles. Une troisième est en cours de financement et devrait être visible en 2022. Sept, au final, sont prévues.

Réalisée par le chrétien évangélique Dallas Jenkins, dont le but est d’atteindre, à terme, un milliard de vues pour découvrir un « Jésus authentique », elle est considérée comme « une série catholiquement correcte » par le site web Le Verbe.com et a fait l’objet de commentaires favorables de la part d’autres médias catholiques, mais aussi de quelques sites protestants et évangéliques, dont TGC – Evangile 21.

En France, « The Chosen » est distribué par la société de distribution de films d’inspiration chrétienne Saje [lire l’interview de son directeur ici] et par la fondation ZeWatchers, qui investit dans des sociétés ou associations fondées par des chrétiens. Une première diffusion « en prime time » de la saison 1 à la télévision, sur une chaîne privée, est prévue durant les vacances de Noël, les 20 et 27 décembre 2021.

Certains reconnaissent en être devenus « accros », au point de visionner « en rafale » (ou d’une traite) plusieurs épisodes, voire même les deux saisons (8 épisodes chacun) actuellement disponibles en une nuit…. Et je #bingeJesus [littéralement « devenir obsessionnel pour Jésus »] est le hashtage promotionnel de la série !

Sinon, il est possible de visionner simplement et gratuitement, sans qu’il soit nécessaire de créer un compte, les premières saisons disponibles sur la plateforme VidAngel citée plus haut. Mais déjà, le premier épisode de la saison 1 (que j’ai vu, ainsi que les épisodes 2 à 8, et toute la deuxième saison, à ce jour, depuis samedi 18/12) permet de se faire une idée.

[La série est regardable en anglais sous-titrés. Pour sélectionner les sous-titres en français, disponibles parmi 100 autres langues, cliquer en bas, à droite, de chaque vidéo et choisir « french »]

Pour ceux qui s’apprêtent à visionner le premier épisode sans savoir à quoi s’attendre et en ayant en tête les adaptations précédentes de la vie et de l’œuvre de Jésus-Christ, il me paraît utile de les prévenir qu’ils risquent d’être surpris, vu l’angle choisi de la série. Celle-ci, très intelligente et subtile, est fort bien réalisée et interprétée avec justesse. Elle tourne autour des personnes évoquées dans les Évangiles, adultes et enfants, hommes et femmes, qui ont rencontré le Christ, tout à la fois « vrai Dieu et vrai homme », venu les rejoindre dans « le creux de leur vie », et montre en quoi leur vie a ainsi changé à son contact. De là certaines extrapolations qui ne sont pas dans les textes bibliques, mais aussi certains éléments intéressants et bienvenus de contexte politique et religieux de l’époque.

En cela, « The Chosen » est distinct des « 4 Évangiles, les films » (Lumno, 2014-2015 et édités en France par Bibli’O, en 2019, sous la forme d’un coffret de 4 DVD), lesquels proposaient déjà une expérience immersive pour découvrir la vie, les actes et les enseignements du Christ, avec le texte intégral narré, sans rien enlever/rajouter, et magnifié par l’image.

Certains dialogues ou choix narratifs de The Chosen peuvent surprendre, ou paraître très anachroniques, voire même franchement osés, mais la plupart sont bien vus et sonnent paradoxalement justes, avec une certaine cohérence et fidélité avec les Evangiles.

Alors, certes, on est tout à la fois en terrain connu et désarçonnés, puisque l’on retrouve Simon Pierre et André, Marie de Magdala, Matthieu, Nicodème, Jean le Baptiste, Thomas, Marie et Joseph….et Jésus, qui tarde à apparaître au début [par la suite, il se fera bien plus présent], dans des situations inattendues. Sont aussi surprenantes dans leur traitement et l’angle choisi, certaines scènes marquantes des Évangiles (ou susceptibles d’être connues de la plupart), telles que Jésus et les enfants(épisode 3 – mon préféré), la pêche miraculeuse (épisode 4), les noces de Cana (épisode 5), le paralytique conduit à Jésus (épisode 6), ou encore la rencontre nocturne entre Jésus et Nicodème (épisode 7).

Le déroulé de l’action peut être aussi difficile à suivre au début, et certains enjeux paraîtront complexes, voire incompréhensibles, pour qui n’est pas familier des Évangiles. D’où la nécessité de s’accrocher et/ou de se référer aux textes bibliques pour ne pas être perdu.

Au final, un parti pris artistique qui nous garde d’un Christ désincarné ou d’une lecture « mythologique, moralisante et édifiante » de l’Evangile, pour nous donner à découvrir la foi de gens réels, résultat d’une rencontre non moins réelle, dans des lieux réels, avec une personne bien réelle : Celui qui est « le Verbe (ou la Parole) fait chair » (Jean 1v14).

De l’aveu du réalisateur, l’idée est de donner envie à ceux qui connaissent (ou croient connaître) les Evangiles, comme à ceux qui ne les connaissent pas, peu ou mal, de s’y (re)plonger.

Néanmoins, une telle série peut-elle être de nature à rapprocher du Christ ?

A condition de bien faire la différence entre la réalité et la fiction, entre les choix artistiques, l’imagination et l’interprétation des scénaristes, et ce que dit vraiment le texte de l’Évangile.

Et à condition de ne pas passer tout son temps à « binger » [visionner d’une traite] cette série ;-), au point de devenir obsessionnel d’un produit artistique – « l’ombre » – qui deviendrait « culte » (un comble !), en oubliant Celui qui est la réalité, Christ – d’autant plus que 7 saisons sont annoncées (ce qui me paraît beaucoup), avec un premier tome du livre de la série !

Il s’agit en effet de se laisser rejoindre, dans notre vie réelle, non pas par un Christ d’une série télévisée, ou interprété par un acteur, aussi juste soit-il, mais par le Christ authentique des Evangiles et de la Bible, Celui qui est « le Dieu véritable et la vie éternelle » (1 Jean 5v20). Et ce, pour vivre une relation vivante et véritable, d’amour et de confiance, avec Lui, en découvrant à quel point que Dieu est concerné par toutes les réalités et qu’il n’y a pas de domaine de notre vie où Jésus-Christ ne règne pas.

The Chosen me paraît donc être une approche originale à tester et à découvrir. Mais je recommanderai toutefois de prendre le temps de lire ou de relire les 4 Evangiles, avant de commencer cette série, comme de revenir sur les textes déjà lus entre chaque épisode, pour mieux échanger ensuite en petits groupes ou entre amis.

En bonus, une scène de l’épisode 3 de la première saison, illustrant combien Jésus est l’ami des enfants et rappelant à quel point il convient d’être « comme les enfants », pour entrer dans le Royaume de Dieu (Marc 10v14) :

Hannouka : la lumière de la résistance et de l’espérance

[Un clip amusant et sympathique sur ce temps de célébration de Hannouka]

Hannouka – la fête de lumières ou de la dédicace, a débuté le soir du 28 novembre, en même temps que le premier dimanche de l’Avent [ou « l’arrivée », un temps de préparation pour les chrétiens, à cette attente de Dieu entrant dans l’histoire comme « une petite chose », un petit bébé], et se déroulera jusqu’au 06 décembre au soir. Nos amis Juifs allument chaque jour une bougie sur leur  » Hanoukkia » ou chandelier à 9 branches. Ils utilisent pour cela la branche centrale (appelée le Shamash c’est-à-dire le  » serviteur ») qui sert à allumer les 8 autres, soit au total 9 bougies.

Ce chandelier est généralement posé sur le rebord d’une fenêtre et, comme les lumières de l’avent, égayent l’obscurité de la saison même si leur origine diffère l’une de l’autre.

Dans un article publié sur Le Verbe.com, Sonia Sarah Lipsyc(1) nous parle de cette fête, laquelle commémore un fait historique, à l’instar de Pourim et de Pessah (= la Pâque). Ce fait historique, qui a eu lieu au 2e siècle avant l’Ère chrétienne et qui a servi de base à la décision rabbinique d’instituer la fête de Hannouka, est relaté dans les Maccabées – livres qui n’ont pas été retenus dans le canon de la Bible hébraïque (et absents de la plupart des éditions protestantes de la Bible). Sinon, cette fête est mentionnée pour la première fois dans la Bible…dans l’Evangile selon Jean, chapitre 10, verset 22, dans le Nouveau Testament !

« Cette fête célèbre à la fois la révolte victorieuse des Juifs sur la terre d’Israël contre l’emprise gréco-syrienne de la dynastie des Séleucides et le miracle d’une fiole d’huile retrouvée intacte et, selon les normes du rituel, dans l’enceinte du second Temple de Jérusalem ». Pour le peuple Juif, c’est aussi un symbole de la lumière de la création. »Que s’était-il passé à cette époque qui justifierait que les Juifs s’en souviennent et le fassent savoir au travers de leurs rites depuis des millénaires ? »

Sonia Sarah Lipsyc nous explique que les Juifs « avaient perdu leur souveraineté nationale et devaient subir, pour user d’un terme contemporain, l’impérialisme culturel et religieux d’un empire païen. Pire encore, ils étaient victimes de persécutions religieuses tant à l’encontre de leur personne que de la tradition juive monothéiste qu’ils incarnaient. On leur interdisait ainsi sous peine de mort, l’étude de la Torah, la pratique du jour consacré du shabbat, la circoncision et le respect d’autres commandements. On les obligeait aussi, sinon ils risquaient la mort, de transgresser les injonctions et l’éthique de la Torah en voulant leur faire manger publiquement, par exemple, des bêtes interdites à la consommation (porc) selon les règles exposées dans le livre du Lévitique et explicitées par la tradition orale juive. Le Temple et son sanctuaire avaient étés profanés par l’introduction d’idoles ou par d’autres humiliations.

Alors se leva un vieil homme de la tribu des Lévis, celle qui était dédiée au service du Temple, le prêtre Mathitiyaou de la famille des Hasmonéens. Il s’insurgea contre cette occupation et ce pouvoir coercitif qui menaçaient la pérennité nationale et spirituelle du peuple juif. Lui et ses fils, dont Judah Maccabée, qui prit sa succession, ont lutté alors qu’ils étaient peu nombreux. Contre toute attente, ils ont vaincu les oppresseurs. Maccabée est le sigle de leur étendard à partir des mots hébreux : « Qui est comme Toi parmi les dieux, Dieu » (Ex 15v11).

Ils ont nettoyé le Temple mais n’ont trouvé, pour allumer comme il se doit le candélabre du sanctuaire, qu’une fiole d’huile pure qui, au lieu de brûler une journée, brûla huit jours, le temps d’en produire d’autre conforme aux prescriptions bibliques.

C’est pourquoi avant d’allumer ces lumières, les Juifs rappellent dans leurs bénédictions : « Béni sois-Tu, Éternel notre Dieu, Roi de l’Univers, qui nous a sanctifiés par Ses commandements et nous a ordonné d’allumer les lumières de Hanouka (…) qui a fait des miracles pour ceux qui nous ont précédés en ces jours-là, en ce temps-ci (…) qui nous a fait vivre, exister et parvenir jusqu’à ce moment ».

 Ils rappellent également dans leurs prières au cours de cette période : « Tu as livré les puissants aux mains des faibles, les nombreux aux mains du petit nombre (…) Alors vinrent Tes ouailles (…) qui allumèrent des lumières dans les cours de Ton sanctuaire et instituèrent ces huit jours de Hanouka, pour remercier et louer Ton grand Nom ».

De là l’essentiel de cette fête pour les Juifs, laquelle célèbre « une persévérance non seulement identitaire, mais aussi dans la foi, et la capacité d’une résilience ».

Toutefois, précise Sonia Sarah Lipsyc, « si la défense de ces valeurs passe parfois par les armes, elle ne doit pas occulter la force de l’esprit. Et c’est le sens de ce passage du livre du prophète Zacharie (Za 4v6) que l’on récite durant cette fête : « Ni par la puissance, ni par la force, si ce n’est par mon esprit ».

Hanouka est l’occasion de raconter des histoires de martyrs (= témoins), comme celle de Hanna et de ses sept fils qui ont accepté d’être assassinés plutôt que de transgresser en public l’un des commandements de la Torah (2 Macc.7). Cette martyrologie illustre ce choix, dans la tradition judéo-chrétienne, de mourir pour sa foi (cad plutôt que d’abandonner sa foi), à mille lieux de celui de mourir au nom de sa foi, en assassinant d’autres personnes.

Tout ceci n’est très joyeux, me direz-vous. Au contraire, ce qui prédomine dans la célébration de Hanouka, ce sont la joie et le côté festif !

« Après l’allumage des bougies que l’on met bien en évidence pour donner de l’écho à ces miracles, on mange des mets frits, en rappel de la fiole d’huile, comme des latkes (galettes de pommes de terre) ou des soufganyot (des beignets). De l’argent ou des cadeaux sont offerts aux enfants qui jouent avec des toupies portant les initiales hébraïques de « un grand miracle s’est produit là-bas ». Là-bas, c’est ici chaque fois que l’on met un peu plus de lumière dans l’obscurité ».

Ce miracle nous rappelle un plus grand miracle encore : celui de Jésus-Christ, « Emmanuel » ou « Dieu avec nous » (Matt.1v23), qui est venu dans ce monde comme « une petite chose » aussi insignifiante que la petite fiole d’huile, et qui est entré dans le Temple en proclamant : « je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera plus dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie » (Jean 8v12). En Lui en effet se trouve la véritable lumière.

Jésus est aussi le « Shamash », « le parfait serviteur », puisqu’il est venu, « non pour être servi mais pour servir et donner (sa) vie (une fois pour toute) en rançon pour plusieurs » (Marc 10v45, cf Jean 13 et Hébr. 9v28)

Demandons-lui d’allumer chaque jour sur le « Hanoukkia de notre cœur » une bougie supplémentaire, pour que sa lumière nous illumine davantage, et disons-lui avec foi : « Seigneur, je veux t’aimer aujourd’hui plus qu’hier et bien moins que demain » avec le secours de ta grâce. Aide-moi, je t’en prie, à t’aimer vraiment en esprit mais aussi en vérité, en gardant et pratiquant ta Parole. Ainsi, je veux aussi aimer mon prochain « plus qu’hier et bien moins que demain », de sorte que de plus en plus de personnes que je rencontre reçoivent Ta lumière ! »

Malgré la sécularisation et le sentiment matérialiste qui prévaut aujourd’hui, et alors que les enseignes lumineuses des villes nous souhaitent « de bonnes fêtes de fin d’année », sans la mention de Noël, ayons ou gardons confiance en l’irrésistible et extraordinaire nature du message d’espérance de la naissance du Messie et Sauveur Jésus, la raison d’être de cette fête de la lumière. Aucune action qui tente de supprimer, ignorer ou étouffer l’histoire de la puissance salvatrice divine n’aboutira et ne pourra diminuer cette grande espérance en Jésus annoncée au monde. Cette espérance enracinée en Dieu « venu en chair » (Jean 1v14) est une profonde réalité qui donne aux croyants la force de résister aux attaques du doute et de surmonter le désespoir du monde, déçu par les faux messies politiques, religieux ou scientifiques.

Appuyons-nous alors sur cette espérance pour parler de la puissance qu’elle contient à ceux qui ne la connaissent pas encore, tout spécialement en ce temps inédit de célébrations. Des vies seront changées. Peut-être la vôtre, vous qui nous lisez ?

« Que le Dieu d’espérance vous remplisse de toute joie et de toute paix dans la foi pour que vous abondiez en espérance par la puissance de l’Esprit Saint » (Rom.15v13).

Hag Sameah Hannouka ! [Bonne fête d’Hannouka !], en attendant de se souhaiter prochainement un « Joyeux Noël » !

En bonus : Chaque soir de cette semaine, retrouvez Juifs pour Jésus [qui attestent que Yeshouah est le Messie attendu] sur leur chaîne youtube autour de l’allumage des bougies de Hannouka, pour découvrir le sens profond de cette fête des lumières, porteuse d’Espérance.

Et avec ce clip du groupe…The Maccabeats !

Initialement publié sur Pep’s café! le 12/12/20, et mis à jour pour l’occasion.

Notes :

(1) Cf cet article « Hanouka, la fête juive des lumières » sur le site web du Verbe.

Sociologue, rédacteure en chef pour La Voix Sépharade, auteure et dramaturge, Sonia Sarah Lipsyc est également chercheuse associée à l’Institut d’études juives de l’Université Concordia.

Se souvenir du 31 octobre pour suivre « Jésus-Christ et Sa Parole. Rien d’autre ».

Hier, les disciples de Jésus lui demandaient de leur apprendre à prier. Les disciples d’aujourd’hui lui oseront-ils lui demander de leur apprendre à Le suivre ? (Source : convergence bolcho-catholiques)

D’aucun auront certainement remarqué la coïncidence (avec un grand « D » ?) de date avec les fêtes païennes d’Halloween et la fête des morts qui précède la Toussaint. Le 31 octobre qui vient de passer est en effet l’occasion, pour la plupart des protestants, de se souvenir d’un autre 31 octobre, qui a eu lieu en 1517.

Cette date, qui marque l’événement fondateur de la Réforme protestante, correspond à l’affichage des 95 thèses de Martin Luther (1483-1546) sur les indulgences, contestant que le salut puisse être quelque chose que l’Église vende. Pour rappel, les chrétiens de l’époque étaient particulièrement angoissés par l’éternelle question : « que devient mon âme après la mort ? »

Cette date-anniversaire est l’occasion de repenser au message central de l’apôtre Paul redécouvert par le réformateur : le salut, obtenu par la grâce, par le moyen de la foi, ne se mérite, ni ne se monnaye. Dieu sauve gratuitement ceux qui placent leur confiance en Lui (cf Rom.1v16-17 ; Ephésiens 2v8-10). C’est aussi l’occasion de redécouvrir les textes bibliques suivants, que certains protestant lisent à l’occasion d’une « fête de la Réformation » instituée depuis le vivant de Luther, et qui perdure jusqu’à nos jours : Galates 5, 1-6 : l’appel à la liberté ; Romains 3, 20-28 : la justification par la foi ; Matthieu 5, 2-12 : les Béatitudes.

Les fameuses 95 thèses renferment déjà les principaux éléments de la pensée de Luther et les « grands écrits réformateurs » de 1520 présentent un exposé abouti de sa théologie :

Le message et les actions de l’Eglise doivent se fonder sur « l’Ecriture seule », la Bible. « Le vrai trésor de l’Eglise, c’est le sacro-saint Evangile de la gloire et de la grâce de Dieu » (thèse 62). A une Eglise qui préfère un message au goût du jour, « la grâce pour tous » en achetant des indulgences, Luther oppose la Parole de Dieu, laquelle est une Parole de miséricorde qui prend au sérieux les craintes humaines et qui réconforte, mais aussi Parole de vérité, qui ne tait pas les exigences divines.

A des croyants centrés sur leur propre salut, vivant leur piété de manière égoïste, Luther proclame la supériorité du partage et de la solidarité : « celui qui donne à un pauvre (…) fait mieux que s’il achetait des indulgences » (Thèse 43). Il ne s’agit plus, certes, de contraindre Dieu à récompenser de « bonnes œuvres », mais ces œuvres d’amour, libres et désintéressées, découlent tout naturellement du salut offert par Dieu.

Enfin, en critiquant les indulgences, Luther remet en cause le pouvoir du Pape sur l’au-delà (Datant du XIIe siècle, mais définie tardivement par le magistère de Rome, aux conciles de Florence, en 1439, et de Trente, en 1563, la croyance du purgatoire, où les défunts non réconciliés avec Dieu passaient un temps plus ou moins long dans les tourments) et contrarie les appétits financiers de son Eglise. Au début de 1521, il est finalement excommunié d’une Eglise qu’il voulait seulement rendre plus fidèle à l’Ecriture. Luther critique toutes les croyances et les pratiques qui ne se fondent pas sur les Bible, tel le célibat obligatoire des prêtres. Plus encore, il insiste sur le réconfort de l’Evangile. Ainsi, il emporte l’adhésion de milliers de lecteurs qui deviennent autant de partisans. Ainsi donc, sans Luther, pas de Réformation. Tous les grands Réformateurs après lui reprendront l’idée que l’Eglise ne gère pas, mais annonce le salut gratuit révélé dans l’Ecriture et acquis par Jésus-Christ

Ironie du sort, si faire mémoire de la Réforme se justifie parfaitement pour les raisons indiquées plus haut, cette pratique cultuelle serait assez choquante du point de vue d’un Calvin, dont l’Église réformée est issue, car elle hisse au rang de fête un événement sans rapport direct avec la vie du Christ ou de l’action de Dieu et de l’Esprit Saint.

En effet, les fêtes bibliques instituées dans l’Ancien Testament ont pour but de glorifier Dieu en se remémorant son action dans l’histoire de son peuple. Quant aux fêtes chrétiennes, certes non instituées bibliquement, elles commémorent aussi l’action de Dieu en prenant pour thème des moments importants de la vie de Jésus racontés dans les évangiles (Naissance du Christ, Mort et Résurrection, Ascension…) ou de l’action de l’Esprit (Pentecôte).

Ces fêtes sont là pour nous rappeler le Dieu véritable, seul centre possible de notre foi, ce qui nous décentre de nous-mêmes et nous invite à ne pas faire de nos identités particulières des idoles mortifères.

Inspirations/sources :

D’après « La Réforme, un bouleversement », une brochure dans la série « une Eglise de témoins » éditée en 2017 par l’EPUDF/l’UEPAL, et cet article du Pasteur Gilles Boucomont à lire sur son blogue.

Du même, une prédication le dimanche du 31 octobre 2021 (voir aussi ici), exhortant à suivre Jésus, « et rien d’autre », sur le texte de l’Evangile selon Jean 5v30-47.

Le commandement de Dieu le plus difficile…

Marchez pendant vous avez la lumière

La fête de Soukkot passera-t-elle inaperçue parmi les chrétiens, cette année ?

Quel est, parmi les commandements de Dieu, celui qui est le plus difficile à accomplir ?

Celui qui nous exhorte à « n’être que joyeux »(ou « à se livrer entièrement à la joie »), à l’occasion de la fête des Tabernacles(« soukkot »), cf Deut.16v15(voir aussi Néhémie 8v9-10 et ss), célébrée ce mois-ci par les Juifs du monde entier.

Des trois fêtes bibliques principales relevées dans les Ecritures(Deut.16 et Lévitique 23), Soukkot est la moins « défigurée » de nos jours. Sans doute parce qu’elle est la plus oubliée au sein des chrétiens, comme l’a rappelé récemment mon pasteur. Que signifie-t-elle ? Un « non Juif » peut-il se sentir concerné ? Sachant que, comme le souligne encore mon pasteur, beaucoup fêtent Noël qui n’est pas dans la Bible(ou même fêtent Pâque d’une façon qui n’est pas dans la Bible)…alors qu’ ils ne fêtent pas Soukkot qui est pourtant dans la Bible.

L’édito d’une lettre de nouvelles d’octobre de « Juifs pour Jésus »* souligne que, à cette occasion « les Juifs du monde entier fêtent la lumière parmi tant d’autres symboles de Soukkot. » Car « c’est par la lumière[en rappelant les prophéties d’Esaïe] que Jésus a pu montrer à ses détracteurs qu’il représente bien l’accomplissement des Ecritures(…)A la fin du premier jour de la fête de Soukkot, le temple était merveilleusement illuminé(…)La lumière était destinée à rappeler au peuple comment la glorieuse « Shekinah » de Dieu avait jadis rempli le Temple. Mais la gloire de Dieu était encore une fois dans le Temple, manifestée dans la personne de Jésus qui utilisa cette cérémonie pour illustrer ce fait. » Celui-ci déclara à tous ceux qui étaient assemblés là : « je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie »(Jean 8v12). Mais Jésus n’a pas été reconnu(cf Jean 7**). Beaucoup ont refusé que leurs ténèbres soient exposées à Sa lumière. Mais il y en a eu qui furent attirés à la lumière, dont le cœur brûla de la vérité de Jésus. » (Jean 3v19-21 ; Jean 1v8-14)Nous qui connaissons Jésus-Christ comme Messie, Sauveur et Seigneur, nous sommes ses témoins aujourd’hui. En attendant Son retour.

Pour ce mois-ci, tellement important pour le peuple Juif, laissons donc luire notre lumière pour ceux qui sont encore dans les ténèbres(cf Matt.5v16 ; Eph.5v8-13)et donnons à voir la lumière de Jésus. Célébrons donc la fête. Celle de l’Eternel, qui est donc la nôtre ! Et, conformément au commandement de Dieu, livrons-nous entièrement à la joie !

Initialement paru le 10/10/14

Notes :

*Octobre 2014, numéro 59, p1(Edito de Josué Turnil)

** Il est par ailleurs révélateur, dans ce chapitre 7 de Jean, que la fête des tabernacles soit appelée « la fête des Juifs » et non plus « la fête de l’Eternel ». Son sens véritable était-il déjà perdu à l’époque de Jésus ?

Il semble donc que cette fête soit la seule qui n’ait pas été véritablement accomplie lors de la première venue de Jésus et qu’elle le sera enfin lors de Sa seconde venue. Et Il « vient bientôt » !(Apocalypse 3v11 et 22v7-20 ). Désirons Sa venue !

Hack My Bible : l’esprit collaboratif d’un « hackathon » de 48 heures

Ce dimanche 19 septembre après-midi, j’avais une bonne raison de me rendre dans les nouveaux locaux de l’Alliance Biblique Française, au 6 rue Lhomond, 75005 Paris : rejoindre des passionnés de la Bible, pour assister à la clôture de la 3ème édition de HackMyBible (17 septembre-19 septembre), un événement qui encourage la créativité au service de la Bible, lors d’un « hackathon » collaboratif de 48 heures !

Merci à Laurène de la Chapelle – également chargée de communication pour l’ABF – pour m’avoir chaleureusement invité, et merci à Ana Aurouze, chef de projet et bibliste, pour les compléments d’information apportés en amont, comme à toute l’équipe de HMB pour son accueil

Pour ceux qui ne connaissent pas, HackMybible est un événement qui mobilise des jeunes (et moins jeunes) talents pour faire aboutir des projets innovants autour du texte biblique. 

Lors des années précédentes, un jeu de société chrétien (« Fouilles en Galilée ») et une application de mémorisation de la Bible ont été créés. 

Cette année, l’édition était moins axée sur le « digital » que les années précédentes – d’où un « plus », question créativité et « travaux manuels »- et l’angle choisi était « l’écologie intérieure ». Ou comment la Bible peut-elle rencontrer les attentes des personnes engagées dans des démarches de développement personnel ou de recherche de spiritualité ?

Selon la dynamique biblique, « l’écologie Intérieure » nous fait prendre conscience que « tout est lié » : notre relation à la nature, à l’autre, à soi, et à Dieu. S’il veut répondre aux enjeux colossaux de l’environnement et de la société, l’homme contemporain doit, plus que jamais, travailler au respect de sa propre nature intérieure et pour cela, s’autoriser à découvrir et nourrir son intériorité. Le défi du week-end du HMB 2021 a été de rappeler et de faire (re)découvrir que la Bible est une précieuse ressource pour cela.

25 participants, Jeunes et « moins jeunes » talents, qui ne se connaissaient pas auparavant, se sont ainsi mobilisés et regroupés en 5 équipes mélangées, le temps d’un week-end, pour imaginer et réaliser de nouvelles idées et projets innovants autour du texte biblique. Et ce, pour la gloire de Dieu et l’encouragement de tous, avec une créativité et une facilité déconcertantes ! Chaque projet devait être finalisé le dimanche à 15h.

Après avoir fait connaissance avec quelques participants bien sympathiques, nous tournons à plusieurs d’un atelier à l’autre, pour découvrir et tester les 6 projets retenus sur 12 propositions au départ : deux méditations pour le soin du corps et de l’âme (« aimé de Dieu » et « accueillir ses limites »), disponibles sur « Méditatio », la première appli de méditation chrétienne ; le box « kithéo », utilisable dans le cadre de la catéchèse, propose plusieurs manières créatives de dire et d’écouter un texte biblique en groupe – par exemple le psaume 23 – tout en pétrissant de la pâte à modeler ou en coloriant (pas toujours simple de faire les deux en même temps !), pour ensuite exprimer et partager ce que l’on ressent ; le « théo-boulot-dodo » est une initiation à l’écriture d’un journal professionnel quotidien, pour méditer sur une vision juste, équilibrée et biblique du travail, en se détachant des fausses croyances, tout en se reconnectant à Dieu, par des paroles bibliques qui font sens. L’un de mes préférés a été le « Sésame », un autre « kit » permettant de méditer un texte biblique (en lien avec la nourriture) tout en cuisinant, avec un choix de recettes, tels les délicieux « mantecaos ». A utiliser seul ou en famille ! Enfin, « Antidote » est un ingénieux jeu de cartes fort bien réalisé (on l’aurait cru sorti du commerce !), comportant un verset biblique et un défi viral, pour semer la bonté de Dieu autour de soi ! Lorsqu’un défi est réalisé, il faut laisser la carte à la personne bénéficiaire, qui a son tour vivra le défi et transmettra la carte. Enfin, Apir’A +, « le magazine de votre vie intérieure », se veut une « fenêtre ouverte » vers la Bible à travers des techniques de développement personnel, réconciliant culture millénaire et pratiques modernes. Un premier numéro découvert ce dimanche nous invite à développer nos talents avec la Bible tout en légèreté, avec sérieux et profondeur.

Chaque temps passé sur un projet a été l’occasion d’échanges passionnants (ainsi, « travaillerons-nous encore après notre mort ? », lors de l’atelier « journal professionnel ») et bienveillants, avec un partage de retours/conseils sur les points forts et sur ce qui peut être amélioré.

Au final, l’avenir nous dira ce qu’il adviendra des uns et des autres. Car, le plus grand défi pour nos joyeux hackhatoniens n’est-il pas de poursuivre la dynamique créative, pour aller au bout de leurs projets ? A bientôt de leurs nouvelles, j’espère ?

Sinon, le prochain HMB, c’est pour quand ?

HackMyBible est un programme international initié par la Société biblique française en 2018 et dirigé par l’UBS Global Mission Team.

Organisateurs : Ana Aurouze, Laurène de La Chapelle, Jonathan Boulet, Hugo Poette, Heather Krasker, Martina Mounir, Yves-Armel Martin.

En savoir plus, voir les sites https://hackmybible.com/ et https://hackmybible.com/, ainsi que https://www.alliancebiblique.fr/transmission/hack-my-bible

Sur « l’écologie intérieure », lire cet article publié sur Point-Théo.

Découvrir l’Alliance Biblique Française, dont la mission consiste à mettre la Bible à la portée de tous.

Shana Tova ! (Très bonne année !)

Très bonne année ! Shana Tova ! (Posté sur le compte twitter de Delphine Lancel, le 06/09/21)

« Shana Tova ! » C’est ainsi que nos amis Juifs se souhaitent une « Très bonne année » pour « Roch Hachana »(Le Nouvel an juif, qui est le 5782ème. Dans la Bible, il s’agit de « Yom Terouah », le jour ou la fête des trompettes ). En 2021, les festivités ont débuté lundi 6 septembre au soir, pour une célébration jusqu’à la soirée du mercredi 8 septembre. A partir de là, une période de recueillement de 10 jours est observée jusqu’à  » Yom Kippour », « le jour du grand pardon », qui a lieu cette année à partir du mercredi 15 septembre au soir et jusqu’au jeudi 16 septembre en 2021. 

Enfin, le cycle des fêtes bibliques d’automne se terminera avec Soukkot, la fête des tentes ou des cabanes, qui aura lieu du lundi 20 septembre au soir, jusqu’au mercredi 29 septembre. Il s’agit là d’une fête où l’on ne sera « que joyeux » (Deut.16v15), après l’austérité des fêtes précédentes.

Pour en savoir plus, lire nos articles sur ces fêtes bibliques et leur esprit :

Et à ne pas manquer : un office messianique de Roch Hachana, samedi 11/09, 17h00, sur la chaîne youtube de Juifs Pour Jésus