Lutter contre le racisme, le genou à terre

Un nouvel article de « Jo », notre plume invitée, que je remercie !

Depuis bientôt deux ans, le sujet du racisme semble gagner de la visibilité en société et soulever des débats passionnés et des conversations sensibles entre amis, en famille et parfois en église. (*)

Mon constat au fil des années : tous nos efforts militants variés, et toute la bonne volonté du monde ne suffisent pas à faire reculer le racisme de manière significative dans les mentalités et dans la construction de la société. Bien qu’il y ait eu du progrès au fil des époques, les choses ne semblent pas avancer de manière notable et définitive dans la bonne direction. A chaque petite avancée, un mouvement de résistance ou répression vient se dresser en opposition.

En tant que croyant.e, vouloir lutter contre le racisme me semble légitime car c’est une forme d’injustice.

Il serait très tentant de réduire ce combat à la lutte contre les systèmes oppressifs – qui doivent effectivement être démantelés- pour rendre nos sociétés plus justes.

Il me semble que la justice est bien au coeur du projet de Dieu pour l’humanité et que les Ecritures bibliques regorgent d’exhortations à limiter ou éradiquer la prolifération de l’injustice sous toute forme dans les vies et dans les sociétés. S’engager pour plus de justice sociale est donc une démarche alignée avec le royaume de Dieu, et va surement au-delà de notre activisme moderne à base de “hashtags” (ou mots-balise).

Cependant, cette lutte contre des injustices à l’échelle de la société peut nous distraire d’un autre volet fondamental du combat contre le racisme -et contre toute autre cause d’injustice.

Voici ce que nous dit l’apôtre Paul :

Ephésiens 6.12 : « En effet, ce n’est pas contre l’homme que nous avons à lutter, mais contre les puissances, contre les autorités, contre les souverains de ce monde de ténèbres, contre les esprits du mal dans les lieux célestes ».

Je déduis que les hommes et les institutions manifestent dans le monde visible ce qui se passe dans l’invisible. Et c’est bien dans le champ de l’invisible que se trouve l’autre aspect du combat contre le racisme : dans la prière.

Le combat que nous menons est d’abord spirituel : l’ennemi de Dieu continue d’utiliser le racisme pour diviser les humains alors que l’Esprit Saint œuvre à notre unité.
Il va falloir utiliser les armes spirituelles dont Christ nous équipe pour libérer complètement les captifs de ce système en commençant par nous-mêmes. (cf 2 Corinthiens 10.4)

Sans armure spirituelle il est facile de s’épuiser dans le militantisme et s’enfermer dans la frustration.

La prière est un sujet parfois négligé lorsque l’on s’intéresse aux sujets de justice sociale. Pourtant le combat spirituel est réel, à en croire Paul. Quel que soit le domaine concerné par le combat spirituel, nous ne pouvons pas y aller la fleur au fusil, sans un discernement de Dieu et sans comprendre les règles du combat.

Je suis persuadée que les systèmes ségrégationnistes de l’apartheid en Afrique du Sud ou de Jim Crow aux Etats unis sont tombés grâce à une conjonction de choses, dont la prière fidèle de chrétiens mobilisés spirituellement.

Quel rapport entre le combat spirituel et le racisme ?

Essayons de comprendre ce qu’il se passe.

Certains disent que les Noirs sont maudits et sont donc voués à l’échec et à la servitude (je l’ai entendu de Noirs eux-mêmes). Toute une théologie a été développée autour de cette idée à partir de l’histoire de Noé et son fils Cham, mais elle est fausse.

Pour moi toute l’humanité est maudite, quelle que soit notre expérience de vie, car désalignée du projet de Dieu pour les relations humaines.

Ce projet est résumé au début de la Genèse :

Lors de la création du monde, le mandat divin pour les humains était qu’ils dominent sur la terre (sans pour autant la maltraiter), qu’ils voyagent, fassent des bébés et qu’ils collaborent dans leur travail avec les autres humains en tant que représentants de Dieu sur Terre. Jamais un humain n’était censé être violent, maltraitant, dominant sur l’autre, que ce soit par la force, l’argent ou tout autre moyen.
Dans le projet de Dieu les humains ont pour seul “chef” ou “maître” le Seigneur lui-même.

Cependant, très rapidement, une autre dynamique relationnelle se met en place dans les premières pages de la Genèse. Cette dynamique a perduré jusqu’aujourd’hui : partout sur la planète des humains ont mis en place des systèmes basés sur la domination (économique, politique, etc) qui bénéficient aux uns et désavantagent les autres – de génération en génération…depuis très longtemps.
NB: ce type de système se voit le plus clairement dans toutes les structures de forme pyramidale (pensez “pharaon”) qui existent aujourd’hui. Et oui, même dans certaines églises.

Dominer sur un autre humain ne rend pas gloire à Dieu : c’est une œuvre satanique.
Ce qui honore Dieu c’est de se mettre volontairement au service de l’autre, dans une relation d’égal à égal et non plus de dominant et dominé.

C’était cela le projet, c’était l’exemple donné par Christ lors de sa vie sur Terre et c’est aujourd’hui notre défi dans l’Eglise.

L’Eglise doit résister à la tentation d’instituer des formes de domination en son sein ou collaborer avec les systèmes de domination en place dans la société.

Voilà où se situe le combat spirituel: vivre le projet d’égalité pensée par Dieu pour nous.

Comment faire?

L’étape incontournable se trouve au pied de la croix : nous devons tous y abandonner ce qui nous lie spirituellement aux dynamiques dominant-dominé.
Par exemple: des héritages (familiaux, ethniques, nationaux) ou des manières de penser basées sur de fausses identités (d’esclave, de maître, etc) et autres faux raisonnements. Mais ce n’est pas un exercice facile de s’humilier, se repentir pour recevoir de Dieu ce dont nous avons besoin: un coeur nettoyé, un esprit renouvelé.

Dans sa grâce Dieu nous donne en échange de ce que nous abandonnons, une identité en Lui, qui devient alors notre marqueur le plus important.
NB: Il ne nous appelle pas à gommer tout notre héritage culturel ou nos différences; il nous appelle à ne pas en faire un objet de fierté et à en garder ce qui est bon, ce qui porte la trace du royaume de Dieu.

Une fois habillés de cette nouvelle identité, nous pourrons manifester en tant que peuple de Dieu, qu’une autre manière de vivre est possible.

En effet, dans la famille de Dieu nous ne sommes plus considérés principalement par le prisme de la couleur de peau mais d’abord comme des enfants du Père, tous égaux devant Lui et vivant dans une logique à l’opposé des systèmes de ce monde: celle de la fraternité en Christ, le don, le partage, la justice.

En tant qu’enfants de Dieu, nous sommes également appelés à devenir « le bon samaritain » pour les plus faibles : aider celui qui est victime du péché d’autrui (comme dans la parabole qui porte ce nom).
C’est notre confiance en Dieu qui nous poussera à faire de bonnes oeuvres en agissant concrètement pour l’avancée de la justice sociale. C’est un tout, on ne peut pas prendre l’un sans l’autre ou annoncer l’un sans l’autre.
Nous ne pouvons pas nous contenter d’avoir renoncé à une identité de dominé ou dominant: notre nouvelle identité, si nous sommes prêts à la vivre pleinement, se manifestera forcément dans de nouveaux engagements et sur la durée.

De même, nous ne pourrons pas militer sur le long terme sans puiser à la source de vie, sans être renouvelés par le Saint Esprit.

Comment pourrions-nous nous engager à lutter contre le fléau du racisme (et tout autre cause que Dieu mettra dans nos coeurs) à petite et grande échelle?

Commençons par poser la question à Dieu lui-même: “Que puis-je faire à mon niveau, Seigneur ?” C’est l’Esprit de Dieu qui doit nous inspirer l’action, au risque de se perdre dans des projets vains.

Tous ne seront pas des Martin Luther King Jr, mais chacun de nous peut faire quelque chose à son niveau et il y a du travail.

Cela va forcément impliquer des changements dans nos priorités, nos emplois du temps, nos finances…et c’est normal : après tout, si l’Evangile ne nous fait pas changer, ne nous bouscule pas dans notre confort, est-ce vraiment l’Evangile?

Puisse le Seigneur attirer notre regard vers les plus faibles, nous sortir du silence et de l’indifférence en nous remplissant de courage chacun là où nous sommes. Le monde attend la révélation des enfants de Dieu, encore aujourd’hui. (selon Romains 8.19)

Le combat spirituel contre le racisme se mènera au quotidien sur les deux fronts de la prière et de l’action dans la société: le genou à terre, implorant le Seigneur et servant notre prochain.

Le genou à terre (comme certains manifestants lors des marches antiracistes!) implorons un déversement puissant du Saint Esprit, afin que nous retrouvions chacun notre identité en Lui, qui a préséance sur notre couleur de peau et notre nationalité.

Le genou à terre, remplis d’un courage venu d’en haut, mettons-nous au travail pour agir pour la paix, la justice, l’équité, la réconciliation, la guérison, pour notre monde et pour la gloire de Dieu.

Amen.

(*) Non que le sujet n’ait jamais fait l’objet d’étude et de lutte, mais depuis le meurtre de George Floyd, un mouvement beaucoup plus global s’est emparé du sujet. Sur tous les continents divers peuples font lumière et mémoire des réalités des faits coloniaux avérés, de l’esclavage trans-africain et transatlantique, des lois racistes instaurées pendant la période des empires coloniaux, et de leurs conséquences dans le monde du XXIème siècle. Des mobilisations importantes pour dénoncer les inégalités basées sur la notion de race ont commencé en Mai 2020 et se poursuivent, dans les rues et sur les réseaux sociaux.

Sur l’origine du « genou à terre », bien avant Georges Floyd, le football américain et Martin Luther King, voir aussi ici.

De notre plume invitée : Jo est ingénieure, amatrice de réflexion, de lecture et discussions pour refaire le monde (dont l’Eglise!) entre amis et en famille. 

A tous les abandonnés

« Quand je suis abandonné, quand je vois que d’autres sont rejetés, ma seule espérance est de me tourner vers Jésus, l’abandonné »
(Source image : public domain pictures)

« Comment rendrai-je au SEIGNEUR tous ses bienfaits envers moi ? Je lèverai la coupe du salut et j’invoquerai le nom du SEIGNEUR » (Psaume 116v12-13)

Parole du jour : 

« Et à trois heures, Jésus cria d’une voix forte : « Eloï, Eloï, lama sabaqthani ? » ce qui signifie : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Marc 15v34)

Méditation

Voici ce qu’a coûté le salut du monde. La grâce est gratuite, mais elle n’est pas bon marché. Jésus, qui durant toute sa vie a vécu dans la présence de Dieu, meurt avec le sentiment que Dieu s’est éloigné. La mort de Jésus est la mort de tous ceux qui se sent trahis, abasourdis, perdus sans aucun espoir. Quand je suis abandonné, quand je vois que d’autres sont rejetés, ma seule espérance est de me tourner vers Jésus, l’abandonné.

Prends la décision aujourd’hui d’abandonner quelque chose de valeur et qui compte pour toi. Donne à cette oeuvre de bienfaisance plus que tu n’avais envisagé. Donne le temps qu’il faudra à cette personne qui va prendre de ton précieux temps plus que tu n’aurais souhaité. Laisse à quelqu’un la place que tu voulais, la priorité que tu voulais, et que tu méritais.

Prière

Dieu souffrant, garde-moi attentif aujourd’hui aux besoins de ceux qui se sentent dupés et perdus. Préserve-moi des paroles bon marché et des gestes vains. Donne-moi le courage d’aller au-delà de mes certitudes confortables et ainsi de m’abandonner à toi afin de pouvoir apporter réconfort et confiance à ceux qui sont délaissés, et sans ressources, par Jésus le Christ, notre Seigneur crucifié.

(D’après Sheppy, Paul. Chaque matin, chaque soir. Un compagnon pour la prière quotidienne. Editions Olivetan, 2011, p 84)

Pour chaque jour de carême, « une discipline, un programme d’entraînement », pour aller à la rencontre du Christ ressuscité

« Bientôt pâques ! » Comment te préparer à la rencontre du Christ ressuscité ? Source image : première de couverture de l’ouvrage édité chez BLF)

« Cherchez le bien et non le mal, afin que vous viviez. Et ainsi le Seigneur, le Dieu des puissances sera avec vous » (Amos 5v14)

L’un des articles les plus visités de ce blogue est celui intitulé Un protestant-évangélique peut-il « faire le carême » ? Comment jeûner de façon « non religieuse » mais « biblique » ? Article rédigé le 1er mars 2017, suite à la question d’une connaissance. Merci à vous tous, pour l’avoir lu et partagé !

Le temps de carême m’est offert en vue de me préparer pour Pâques. Comme un athlète, je laisse derrière moi tout ce qui m’environne dans ma course vers le Christ ressuscité. L’Evangile nous rapporte qu’au désert, Jésus a décidé qu’il n’y avait pas de raccourci pour accomplir la volonté de Dieu : les gestes spectaculaires auraient attiré l’attention sur lui, mais dans leur émerveillement, les spectateurs auraient manqué Dieu. La sainteté commence par l’obéissance quotidienne.

Etablis pour chaque jour une discipline, un programme d’entraînement, pour aller à la rencontre du Christ ressuscité. Chaque jour, cherche le bien de ceux qui font surtout l’expérience du mal. Donne du courage à ceux qui ne rencontrent que déceptions. Donne de l’espoir à ceux qui l’ont perdu. Abandonne un peu de ton temps, de ta sympathie, de toi-même, afin que, de ton dépouillement, d’autres puissent être enrichis.

Prière

Alors que je prends le chemin solitaire qui mène vers le Christ ressuscité, apprends-moi à nourrir les autres comme tu me nourris. Apprends-moi à un être un lieu de rafraîchissement tout comme tu es une oasis pour moi. Apprends-moi à ne pas m’accrocher à ce que je possède, puisque tu m’appelles à me vider de moi-même devant toi. Garde-moi tout près de toi, de sorte que je puisse te rencontrer dans ceux qui ont besoin de moi, comme moi j’ai besoin de toi, par Jésus le Christ, Notre Seigneur.

(D’après Sheppy, Paul. Chaque matin, chaque soir. Un compagnon pour la prière quotidienne. Editions Olivetan, 2011, p 80)

Un défi spirituel : « Rester calme aujourd’hui »

« Lâchez les armes ! Reconnaissez que je suis Dieu !
Je triomphe des nations, je triomphe de la terre ».
(Psaume 46v11. TOB)

« Dis plutôt : ils sont heureux ceux qui écoutent la Parole de Dieu et qui lui obéissent » (Luc 11v28. PDV)

Parole du jour

Comme il est facile de lire ou d’entendre les mots de l’Ecriture et de les oublier ! Jésus dit à un auditeur enthousiaste que la véritable bénédiction vient de la persévérance. Les paroles de Jésus peuvent nous émouvoir par leur beauté ou leur idéal élevé ; mais la charge émotionnel ne conduit pas à l’action, son effet est semblable à celui d’une cartouche à blanc : un éclair, du bruit, un peu de fumée, et rien de plus.

Méditation

Rester calme aujourd’hui va demander de la concentration. Avant d’être agités par le stress de la journée, nous avons besoin de trouver le silence intérieur et de savoir que Dieu est Dieu. Devant tout ce qui réclame dans l‘urgence notre temps, notre attention et nos engagements, nous devons discerner ce qui est d’une importance centrale. Pour cela, nous avons besoin de tranquillité, la tranquillité du centre autour duquel tournent les événements, la tranquillité de Dieu qui agit selon son dessein, et non pas selon celui qui crie le dernier ou le plus fort.

Prière

Quand tu as parlé, Ô Dieu créateur, tu as fait sortir l’ordre du chaos. Mets de l’ordre dans ma vie, afin que je puisse ne pas être distrait par le bruit et la confusion de ce qui est urgent, en perdant de vue ce qui a une véritable importance. Dans toute cette clameur, aide-moi à entendre ta voix, et lorsque je l’entends, donne-moi la grâce de lui obéir, par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

Notre Père

« Notre Père qui es aux cieux,
fais connaître à tous qui tu es,
fais venir ton Règne,
fais se réaliser ta volonté
sur la terre à l’image du ciel.
Donne-nous aujourd’hui le pain dont nous avons besoin,
pardonne-nous nos torts envers toi,
comme nous-mêmes nous avons pardonné à ceux qui avaient des torts envers nous,
et ne nous conduis pas dans la tentation,
mais délivre-nous du Tentateur ».

(Matt.6v9-13. TOB)

(Source : d’après « Chaque matin, chaque soir : un compagnon pour la prière quotidienne », de Paul Sheppy. Editions Olivétan, 2011, p32)

La prière pour les cinq doigts

Une prière facile à apprendre : une prière pour les cinq doigts ! (Source image : public domain pictures)

Voici une courte prière à dire à Jésus chaque jour. Cette prière est très simple et comporte cinq mots, un pour chaque doigt de la main pour ne pas l’oublier : « Seigneur, montre-moi moi-même ! »

Attendez-vous avec confiance à ce que le Seigneur réponde à cette prière.

Faites suivre ensuite cette prière par cette autre, également en cinq mots : « Seigneur, montre-toi à moi ».

Soyez certains que Jésus répondra également à cette prière !

D’après « La prière pour les cinq doigts IN « Croire, ça s’apprend », de Patricia Saint-John. CLC éditions, 2005, pp 65-69.

Vœux pour accueillir

Ce que l’on peut se souhaiter de mieux : recevoir et accueillir…. Source image : public domain pictures

Je te souhaite pour les temps qui viennent

Non pas de réussir dans toutes tes entreprises,

Mais de recevoir et d’accueillir

Dans ton cœur et dans ta vie,

Jour après jour et pas après pas,

L’amour de Dieu qui donne sens à l’existence.

Je te souhaite, non de ne subir aucun échec,

Mais d’accueillir comme un don

La force qui permet de rester debout malgré les lourds fardeaux.

Je te souhaite non des jours paisibles,

Mais la capacité de te laisser déranger par les autres,

D’accueillir celui qui est différent comme un envoyé de Dieu.

Je te souhaite non d’avoir réponse à toutes les questions,

Mais de savoir recevoir les interrogations des autres,

De porter avec eux leurs peines, leurs soucis, leurs conflits,

Pour être auprès d’eux une sœur, un frère solidaire,

Porteur d’amour et de paix.

(Chemin d’Avent, Ed. du Signe 1995, p 55. Texte cité par le Pasteur Didier Crouzet, le 25/07/21, en fin de culte, au moment de « l’envoi »)

Sujets de reconnaissance

Et si nous prenions le temps de faire la liste de toutes les bonnes choses que nous avons en France…pour mieux rendre grâce à Dieu pour chaque bienfait ? (Source image : rawpixel)

Quelle chance (ou quelle grâce) nous avons d’être en France !

Prions pour nos gouvernants qui font essentiellement ce qu’ils peuvent.

Quelle catastrophe ce serait, si c’était moi qui gérais cette crise !

 

Je rends grâce à Dieu pour l’école : je n’arriverais pas vraiment à gérer d’avoir la jeune génération à la maison.

Je rends grâce à Dieu pour les vaccins proposés.

Je rends grâce à Dieu d’être dans un pays aussi généreux en prêts gratuits, compensations fiscales, chômage partiel, etc.

Je rends grâce à Dieu pour la Sécurité Sociale et l’abondance.

Et j’intercède pour ceux qui souffrent malgré tout

(Piqué sur la page FB du Pasteur Gilles Boucomont)

 

Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur; je le répète, réjouissez-vous. Que votre douceur soit connue de tous les hommes. Le Seigneur est proche. vous inquiétez de rien; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces. Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos coeurs et vos pensées en Jésus-Christ.Au reste, frères, que tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable, tout ce qui mérite l’approbation, ce qui est vertueux et digne de louange, soit l’objet de vos pensées.(Philip.4v4-8)

Faites en tout temps par l’Esprit toutes sortes de prières et de supplications.(Eph.6v18)

En réponse à Adam qui échoue, Yeshouh, Celui qui réussit

Jésus n’est pas venu dans ce monde adulte, comme un « super-héro », mais bébé, passant par toutes les étapes de la vie. Source image : bibleetpartage.com

Merci Père de nous avoir donné Jésus.

Voyant que nous n’arrivions pas à vivre ton projet, tu nous as envoyé Celui qui a réussi à vivre le projet et à être en harmonie avec toi : Non pas « le premier Adam », celui qui échoue, mais « le Nouvel Adam », Yeshouh (Jésus),  qui réussit.

Et merci de ne pas nous l’avoir envoyé adulte, comme un « messie botté et casqué », mais bébé, dans la faiblesse même, le faisant passer par toutes les étapes de la vie. Ce que nous avons vécu, il l’a aussi vécu et a été éprouvé comme nous, à part le péché (cf Jean 8v46 et Hébr.4v15)

 

« C’est ainsi qu’il est écrit : le premier homme Adam fut un être animal doué de vie, le dernier Adam est un être spirituel donnant la vie. Mais ce qui est premier, c’est l’être animal, ce n’est pas l’être spirituel ; il vient ensuite.

Le premier homme tiré de la terre est terrestre. Le second homme, lui, vient du ciel.

Tel a été l’homme terrestre, tels sont aussi les terrestres, et tel est l’homme céleste, tels seront les célestes. Et de même que nous avons été à l’image de l’homme terrestre, nous serons aussi à l’image de l’homme céleste ». (1 Cor.15v45-49)

« Oui, par un seul homme, par la faute d’un seul, la mort a frappé tout le monde. Mais par le seul Jésus-Christ, les êtres humains reçoivent beaucoup plus de Dieu : il leur donne gratuitement ses bienfaits et il les rend justes. Par le Christ, ils vivront et ils seront rois avec lui.

 Finalement, la faute d’un seul a eu pour résultat de condamner tous les êtres humains. De même, l’action juste d’un seul a pour résultat de rendre justes tous les êtres humains, et par là, ils ont la vie.

Autrefois, un seul homme a refusé d’obéir à Dieu, et un grand nombre de gens sont devenus pécheurs. De même, un seul homme a obéi, et un grand nombre de gens seront rendus justes ». (Rom.5v17-19)

 

 

La prière façon « évangile de prospérité » n’est pas la prière biblique

Aurons-nous l’humilité de demander à Jésus de nous apprendre à prier, comme nous lui demanderions de nous apprendre à Le suivre ?
(Source : convergence bolcho-catholiques)

La prière façon « évangile de prospérité » (1) est la prière perçue comme une demande, un deal avec l’invisible en vue d’en retirer quelque avantage ; du spirituel qui apporte des bénéfices en termes de développement personnel, de santé, de productivité, et autres pratiques diverses destinées à connaître l’avenir…..

A ce stade, lorsque la prière est tellement centrée sur elle-même ou sur celui qui prie, au point que celui avec qui je suis censé être en relation ne compte plus, alors ce n’est déjà plus une prière….  Au contraire, rappelle Michael Reeves dans « Retrouver la joie de prier » (2), citant une expression de Jean Calvin, « la prière est le principal moyen d’expression de la vraie foi », que nous accueillons avec reconnaissance, et le principal moyen de la confiance authentique dans le Dieu vivant et vrai, lequel est un Dieu relationnel parce que « Trine », Père, Fils, Saint-Esprit (3).

 

 

Notes :

(1) Concernant « l’Evangile » dit de la prospérité, et l’Evangile tout court, voir le documentaire « American Gospel : Christ alone ».

(2) Voir notre recension de l’ouvrage.

(3) Avec l’honnêteté de dire que « la seule chose que nous sachons, c’est que nous ne savons pas prier » !

 

Prendre ses désirs pour la réalité

Il est essentiel, notamment pour un chrétien, de ne pas prendre « ses vessies pour des lanternes » ou de prendre ses désirs pour la réalité » (Source image : public domain pictures)

Ce soir, vendredi 6 novembre 2020, à 20h : formation « Libé! confinés » par zoom, proposée par l’équipe Libérer! sur le thème (toujours d’actualité !) Autorité vs. Toute-puissance ou « Comment restaurer et déployer notre autorité en Jésus-Christ, notamment dans la prière ou le combat spirituel, sans pour autant basculer dans la pensée toute-puissante où nous finirions par croire que notre volonté est forcément celle de Dieu ? »

Plus d’infos sur le cycle de formations « Libé! confinés » ici.
Attention : Fermeture des inscriptions à 14h. Réouverture samedi soir pour les vendredis suivants. Vous n’avez pas besoin de vous réinscrire si vous l’êtes déjà.
Si vous les avez raté, lire nos articles : « deux façons de demander : savoir ou obtenir » (pouvant être associé à nos façons de prier) et ce qu’est un « blasphème sans rémission » pour Dieu.