Comment reconnaître une #FAKENEWS ?

Aujourd’hui, il semble venu ce moment « où certains ne veulent plus écouter l’enseignement juste. Mais suivant plutôt leurs désirs, ils font appel à une foule de maîtres qui leur disent ce qu’ils ont envie d’entendre. Ils ferment leurs oreilles à la vérité et les ouvrent pour écouter des histoires fausses » (2 Tim.4v3-4. Parole de Vie). 

« Depuis le prophète jusqu’au prêtre,
Tous usent de tromperie. […]
Paix ! paix ! disent-ils ;
Et il n’y a point de paix. » (Jérémie 6v13-14)

Souvenez-vous…« Fake news » avait été désigné « mot de l’année » par le dictionnaire Collins en 2017. Le terme-valise de « fake news » désigne « des fausses nouvelles qui peuvent prendre en réalité plusieurs aspects. Ce sont des formes de désinformation spécifiques aux réseaux sociaux : ainsi, les fausses informations inventées de toutes pièces, les faits détournés, ou encore les informations présentées selon un certain angle »(1).

Aujourd’hui, Emmanuel Macron veut « protéger la vie démocratique des fausses nouvelles ». Le Président français a déclaré, lors de ses vœux à la presse, mercredi 3 janvier, qu’il souhaitait une nouvelle loi pour renforcer le contrôle sur internet et lutter contre les « fake news » en période électorale. Mais quel contenu peut être considéré comme une « fausse nouvelle » ? Quelles mesures seraient mises en place ? Mais au-delà des nombreuses interrogations soulevées par le projet du chef de l’État(2), comment reconnaître des « fake news » dès qu’elles se présentent ?

La grâce peut-elle être « bon marché » ou a-t-elle un prix ?

Ainsi, par exemple, « l’Évangile de la grâce à bon marché » en est-il une, comme le demande l’internaute « Henry » aux « Répondants » de « 1001 questions » ?

La question peut se poser en effet, car il n’y a pas que les politiques qui sont des trompeurs. Les théologiens le sont aussi souvent. On prétend même méchamment que le saint patron des théologiens est le Serpent de la Genèse. Car il est le premier à avoir enclenché la sacro-sainte « pensée critique » avec son : « Mais… Dieu a-t-il vraiment dit… ? » (Genèse 3v1).

Une fausse prophétie est une fausse information.

Une parabole tordue pour la mettre à notre service est une fausse information, un mensonge.
Une prédication de la grâce qui ne conduit pas à la repentance, à l’humilité, à fuir le péché et à changer de vie est une fausse information, une grâce qui n’est pas donnée par Dieu.

La suite sur 1001 questions.

 

Notes : 

(1) Essais de définitions sur La Croix et Télérama.

(2) Lire, par exemple, l’analyse de France Info.

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« L’imitation de Jésus-Christ » : veiller à son intimité

« On n’agit pas en cachette quand on veut s’affirmer. Puisque tu accomplis de telles œuvres, manifeste-toi au monde ! » disent ses frères à Jésus, alors qu’ils ne croyaient pas en lui.
(Dessin de Andy Singer)

Lectures :

« Dans la suite, Jésus continua à parcourir la Galilée ; il préférait en effet ne point parcourir la Judée, où les autorités juives cherchaient à le faire périr. Or c’était bientôt la fête juive des Tentes. Ses frères lui dirent : « Passe d’ici en Judée afin que tes disciples, eux aussi, puissent voir les œuvres que tu fais.  On n’agit pas en cachette quand on veut s’affirmer. Puisque tu accomplis de telles œuvres, manifeste-toi au monde ! En effet, ses frères eux-mêmes ne croyaient pas en lui.» (Jean 7v1-5)

« Le soir venu, après le coucher du soleil, on se mit à lui amener tous les malades et les démoniaques. La ville entière était rassemblée à la porte. Il guérit de nombreux malades souffrant de maux de toutes sortes et il chassa de nombreux démons ; et il ne laissait pas parler les démons, parce que ceux-ci le connaissaient. Au matin, à la nuit noire, Jésus se leva, sortit et s’en alla dans un lieu désert ; là, il priait.

Simon se mit à sa recherche, ainsi que ses compagnons, et ils le trouvèrent. Ils lui disent : « Où étais-tu ? Tout le monde te cherche. » (Marc 1v32-37. Traduction libre)

Ces deux textes des Évangiles résonnent en nous, étonnamment de façon très actuelle. « L’anonymat dans la vie réelle comme sur Internet devient de plus en plus difficile », constatent les juristes Marie Bastian et Justine Pate-Koenig, dans un fort intéressant document consacré au pseudonymat sur internet (dont nous avions parlé ici« Les notions de «protection de la vie privée», «d’intimité», « de droit à l’image » s’effacent. Tout devient public. La transparence est le maître mot. Si vous n’avez rien à cacher, vous n’avez pas à vous inquiéter », dit-on. « Or, il faut être capable de se justifier pour tout et tout le temps, et votre « jardin secret » n’a pas de raison d’être selon les tenants de la transparence ».

Constat tout à fait partagé par le rabbin et philosophe Marc-Alain Ouaknin, qui relève, parmi toutes les crises (économiques, écologies, sociales…) que nous connaissons, « une crise de l’intime » : en effet, dénonce-t-il, « la communication nous assaille de toutes parts. Le téléphone, le téléphone cellulaire, l’ordinateur, l’ordinateur portable… régissent désormais nos vies. Chaque fois qu’on téléphone à quelqu’un, on lui demande: “Tu es où?” Comme si on ne pouvait plus être quelque part sans avoir à donner des explications et un compte rendu du lieu où on se trouve. À partir du moment où on est surexposé dans l’information de soi par rapport aux autres, il n’y a plus la possibilité de se retrouver “chez soi” et d’avoir une intimité, ce qu’on appelle en grec l’oikos, qui est le véritable sens de l’écologie. L’écologie c’est le discours, la raison, la pensée de la maison, c’est-à-dire la pensée de l’intime. Or, aujourd’hui, la question de l’intime est absolument dévastée par cette surexposition du sujet qui fait, en fin de compte, qu’il n’y a presque plus de sujet. Dans le passé, le sujet était un “Je” ou un “Je suis” qui avait la capacité de se retirer dans un “chez soi”.

Comment alors être (chez) soi ?

Face à cette nouvelle « théoulogie » [de : « t’es où ? »] qui, parce qu’elle promet de façon illusoire un monde sans vie privée, s’avère peut-être l’un des plus grands dangers qui nous menace, à l’instar des déluges contemporains médiatiques, imitons plutôt Jésus-Christ, qui est « Je suis ». Et apprenons de sa théologie, plutôt que de se contenter de dire « le monde évolue », donc « suivons-le » ! Jésus, en effet, bien qu’étant un « personnage public », sait parfaitement protéger son intimité.

Il n’agit jamais sous la pression « médiatique », particulièrement quand il s’agirait de « prouver qui il est », et sait prendre son temps.

Il sait distinguer « le temps favorable » pour agir en public et le temps nécessaire et vital, à prendre régulièrement « à part » avec le Père, plutôt que de se laisser submerger par l’activisme.

Il comprend que tout ne doit pas être montré : Il raconte des paraboles en public, mais en privé, il explique tout à ses disciples (Marc 4v34).

Il recommande de se garder « de pratiquer (sa) religion devant les hommes pour attirer leurs regards ; sinon, pas de récompense pour (nous) auprès de (Dieu, notre) Père qui est aux cieux » (Matt.6v1-4) ; et quand nous voulons prier, d’entrer dans notre chambre « la plus retirée », de « verrouiller » notre porte et d’adresser notre prière à notre Père [qui est un Dieu relationnel et avec qui nous pouvons avoir une relation personnelle] qui est là dans le secret. Et notre Père, qui voit dans le secret, nous le rendra » (v6). Enfin, Jean 17 nous rapporte une très belle prière de Jésus, laquelle est faite, non en public, « au micro », mais en privé, dans l’intimité, en présence des siens.

Ce soin extrême porté à la sauvegarde de son intimité est-il de nature à dévaluer la portée du ministère public de Jésus ? Bien au contraire ! Il le renforce même.

Et nous-mêmes, qui nous disons « disciples de Jésus-Christ » ? « Le disciple n’est pas au-dessus de son maître, ni le serviteur au-dessus de son seigneur. Au disciple il suffit d’être comme son maître, et au serviteur d’être comme son seigneur », dit Jésus (Matt.10v24-25)

 

 

 

Dieu a-t-il besoin d’être disculpé de la responsabilité de la tentation ?

Depuis le 03 décembre 2017, comme décidé et annoncé par la Conférence des Évêques de France, les catholiques ne seront plus « soumis à la tentation » en disant le Notre Père….

Ou quelles sont les raisons – et ses conséquences pratiques – du changement catholique  dans la formulation commune du Notre Père ?

 

La juriste-blogueuse « Aliocha » est revenue sur le fait qu’ « un million d’auditeurs ont entendu le philosophe Raphaël Enthoven affirmer [le 21/11/17] sur Europe 1  que les catholiques avaient modifié la célèbre prière du Notre Père par pure islamophobie. Il est exact que [depuis le 3 décembre], la phrase « Et ne nous soumet pas à la tentation » du Notre Père [a été] remplacée par « Et ne nous laisse pas entrer en tentation ». Ceci dit, Aliocha nous invite à « (observer) la chronique de plus près », décomposant le raisonnement[qu’elle estime peu argumenté] du philosophe : les deux formules sont équivalentes, ne diffère que le verbe « soumettre ». Or le verbe « soumettre » renvoie nécessairement et uniquement à l’Islam (…). Donc si les catholiques suppriment « soumettre », c’est qu’ils le font à cause de l’Islam (…). Et s’ils le font à cause de l’Islam c’est pour s’en démarquer (…). Et s’ils s’en démarquent, ce ne peut être que par islamophobie (….).

« En réalité », souligne-t-elle, « et contrairement à ce qu’affirme le « philosophe », « les deux formules de cette prière sont si peu équivalentes que les débats ayant abouti à cette nouvelle traduction remontent aux années 60. (…) L’utilisation du verbe « soumettre » ne renvoie pas à l’Islam, mais au rapport que les catholiques entretiennent avec leurs propres écritures. De fait, l’intervention de ce « philosophe » relève de l’erreur de débutant : affirmer sans la démontrer l’existence d’une corrélation entre deux événements, ici la modification d’une prière catholique et l’Islam ».

L’utilisation du verbe « soumettre » ne renvoie donc pas à l’Islam, mais au rapport que les catholiques entretiennent avec leurs propres écritures…..A moins qu’elle ne soit le reflet d’un rapport à (et d’une vision de) Dieu ? A ce propos, au-delà de la polémique soulevée par les propos de M. Enthoven [qui est, par la suite, revenu sur ses déclarations, en faisant son « mea culpa »], l’intéressante question de l’internaute « David » (cette « nouvelle traduction du Notre Père par l’Église catholique est-elle meilleure que la traduction œcuménique actuelle ? ») posée sur « 1001 questions », un site animé par le courant confessant protestant des « Attestants », permet de creuser un peu plus les raisons d’un tel changement.

Selon les « répondants » pasteurs et théologiens du site, « l’Église catholique a décidé ce changement dans la formulation commune du Notre Père : « Ne nous soumets pas à la tentation » est remplacé par « ne nous laisse pas entrer en tentation »Le problème est que le verbe grec eispherein, que l’on trouve aussi bien dans le texte de Matthieu que dans celui de Luc, signifie bien « transporter, mener,  induire, conduire, faire entrer dans ». Et non pas « laisser entrer ». Ce n’est pas la même chose ! Les tentatives de justifier ce changement sur la base d’une source littérale araméenne de la prière de Jésus paraissent très conjecturales, et surtout guidées par un présupposé : « Dieu ne peut pas nous tenter, c’est l’œuvre du Diable ». Mais Dieu a-t-il « besoin » d’être « disculpé » de la responsabilité de la tentation ?

Les répondants Attestants relèvent que Jésus lui-même a été poussé au désert par l’Esprit Saint pour y être tenté, éprouvé, le Diable lui-même étant soumis à la volonté de Dieu. Jésus a été tenté (y compris à Gethsémané et sur la croix) dans sa foi, dans sa relation au Père ; La tentation est la condition de tout croyant. Dès que je crois, je suis exposé au combat -contre le doute. Et Paul précise que Dieu nous donne, avec l’épreuve-tentation, le moyen d’en sortir (1 Corinthiens 10v13).

La suite de la réponse à découvrir sur le site 1001 questions.

 

 

L’action du mois : suivre la formation Libérer !

« Libérer ! » Le temps d’une formation pour vivre une transformation et expérimenter, sur un fondement de vérité, que Jésus « est le même » : certes « hier » mais aussi « aujourd’hui » et « éternellement ».

Libérer ! est une excellente formation certifiante à l’accompagnement spirituel, proposée par les Eglises protestante unies du Marais et de Belleville, à Paris. Elle s’inscrit dans le cadre du panier de formation inter-Eglises au sein de la Fédération protestante de France, intitulé byReformation.

Pour qui ?

Libérer ! est avant tout destiné aux chrétiens de toutes dénominations (pasteurs/anciens, prêtres, et tout responsable « laïc » engagé dans un ministère) qui ont la volonté de s’engager en Eglise et/ou être renouvelés pour des ministères d’accompagnement spirituel, de relation d’aide et de conseil pastoral, incluant notamment les dimensions de la guérison spirituelle et de la délivrance.

Enracinée dans les Écritures Bibliques, elle s’appuie sur plus de 10 ans d’expérience-« maison » novatrice de l’Église Protestante Unie du Marais en matière d’accompagnement spirituel (50 personnes formées à l’accompagnement, soit un peu plus de 80 heures de formation).

Une formation équilibrée

J’ai déjà suivi les modules 1 et 2 l’an dernier et peut attester qu’elle est très équilibrée sur les plans théologiques et pratiques.

Libérer ! ne propose pas « de truc » ou de « technique », mais nous invite à nous exercer à l’écoute de la Parole de Dieu – plutôt que d’agir de manière systématique et stéréotypée – et à mettre cette Parole en pratique. Il ne s’agit pas de souhaiter d’être « plus » ou « mieux » informés, mais de nous laisser transformer pour expérimenter, sur un fondement de vérité, que Jésus « est le même » : certes « hier » mais aussi « aujourd’hui » et « éternellement »(Hébr.13v8). Cette formation se veut donc tout à la fois « un lieu d’enseignement et de témoignage de l’action du Saint-Esprit », toujours actuel, « dans la vie des chrétiens ». L’on peut venir aussi « pour soi », pour vivre une guérison et une libération personnelle, dans la perspective de le retransmettre à d’autres. Personnellement, j’y ai beaucoup appris quant aux enjeux pratiques liés à l’autorité et au mandat libérateur du chrétien (délivrance, combat spirituel, guérison).

Ensuite, l’équilibre de cette formation vient de ce qu’elle nous invite à sortir hors des « disputes théo » clivantes (et parfois stériles), entre les supposés partisans d’un « modèle ekbalistique » (du grec « ekballô« =  « chasser » –  des démons, s’entend) et les partisans d’un supposé « modèle pastoral » ou « biblique » de l’accompagnement (ces derniers, sauf erreur, s’opposent généralement à la pratique de la délivrance sous prétexte qu’à partir du moment où nous sommes « en Christ », il ne peut y avoir d’autre présence de Christ en nous).

Enfin, la vision tripartite de l’homme (Dieu nous a fait corps, âme, esprit) de Libérer ! nous permet de résoudre certaines difficultés, liées aux limites des approches exclusivement « spirituelles »/ « spiritualisantes » ou exclusivement « psychiques » (celle de la « relation d’aide », avec une vision anthropologique et intellectuelle inspirée de la psychanalyse/la psychologie). Elle nous permet ainsi de discerner si nous avons à affaire à du somatique, du psychique ou du spirituel, et d’apporter un « traitement holistique » adapté, sachant qu’aucun de ces domaines n’est véritablement étanche. Elle nous permet enfin de sortir de l’impasse due à l’opposition entre « délivrance » et « accompagnement » (pastoral), alors que les deux sont liés. En effet, apprend-t-on dans cette formation, selon les situations, certaines personnes auront d’abord besoin d’être libérées, avant de pouvoir être accompagnées. Et dans les deux cas, la repentance joue un rôle majeur. Elle est même une clé de la vie chrétienne.

C’est où ? C’est quand ? Comment s’inscrire ?

Sur le plan pratique, le cycle de formation, qui forme un tout, se compose de trois modules, chacun comportant des séquences d’enseignements, de travail en groupes et des temps de prière.

Libérer! 1 : Libérer le corps, l’âme et l’esprit
En développant une conception tripartite de l’humain (corps, âme, esprit), le Nouveau Testament nous éclaire sur les strates où doit se déployer la guérison de notre être. Le règne de Dieu s’étend sur toutes ces zones de notre intériorité.

Cette première session aura lieu les vendredi 1er et samedi 2 décembre 2017. Il est encore possible de s’inscrire ici ou , que vous habitiez la région parisienne ou non.

Libérer! 2 : Libérer, délier, délivrer
Nous ne luttons pas contre la chair et le sang, nous ne nous battons pas contre les personnes, mais en Christ nous obtenons la victoire sur des puissances spirituelles qui agissent. Forts de l’expérience de Jésus, des apôtres, d’une part, et de l’anthropologie moderne (psychologique notamment), comment marcher vers la liberté ?

28, 30 avril et 1er mai 2018

Libérer! 3 : Pratique de l’accompagnement spirituel et transmission

Du 25 au 29 juin 2018

Pour être éligible au Certificat Libérer! il faut avoir fait les trois stages et avoir validé l’examen final.

La formation est gratuite mais il est possible de faire une offrande pour soutenir ce ministère. Note : coût réel estimé au minimum à 200 euros/personne, sachant que les questions financières ne doivent pas être un frein à l’inscription)

En savoir plus : http://www.liberer.fr/

 

L’argent : dieu ou don de Dieu

Un livre qui a la pertinence d’aborder le sujet de l’argent sous plusieurs angles plutôt que sous le seul angle de la prospérité financière

Voici un livre très important et bienvenu, que j’ai reçu en cadeau de la part des éditions BLF (merci à eux !), sur ces éternels tabous : « votre argent et Dieu » ! Deux sujets que nous avons tendance à éviter parce qu’en parler nous met mal à l’aise, quand il n’est pas une source de conflit. Pourtant, ces questions sont trop importantes pour être remises à plus tard, d’autant plus que l’argent a envahi l’espace public, et que l’Eglise est invitée à se positionner à son sujet : « s’en servir » pour servir Dieu ou « servir » l’argent – Mamon [la seule divinité appelée par son nom par Jésus en Matt.6v24] en croyant se servir, au risque d’être asservi.

L’auteur nous invite à consacrer « une heure ou deux » de notre temps à la lecture de son livre, pour aborder l’argent sereinement, que nous soyons « chrétien ou non, riche ou pauvre, ouvrier ou col blanc, retraité, travailleur à temps plein ou sans emploi », célibataire, marié ou parent (il est possible d’y trouver des principes pour enseigner et impliquer ses enfants dans la bonne gestion de l’argent), et « même si nous ne sommes pas prêts à parler d’argent ».

Ce ne sera pas du temps perdu, puisque le livre a cette pertinence d’aborder le sujet sous plusieurs angles plutôt que sous le seul angle de la prospérité financière.

Le livre débute de manière inattendue par un interpellant « de quoi avez-vous peur ? », une question qui est « le meilleur point de départ » parce qu’elle a valeur de test et d’évaluation au sujet de nos motivations les plus profondes concernant l’argent. Nous sommes donc invités à « haïr » l’argent comme (mauvais) maître au premier chapitre, avant de l’aborder dans le second, avec l’esprit, non « du propriétaire », mais « du gérant » ou « de l’intendant fidèle »(cf Luc 12v42), sachant que nous aurons à rendre compte devant Dieu de ce qu’Il nous aura confié.

L’auteur nous rappelle également fort opportunément que la Bible nous enseigne « une vérité plus belle » que toutes nos fausses théologies sur l’argent : sont ainsi tour à tour dénoncés les pièges de « la théologie de la prospérité » (qui sème la confusion en établissant un lien entre les richesses matérielles dans cette vie et la bénédiction/la faveur de Dieu) mais aussi l’impasse de « la théologie de la pauvreté » (être pauvre est considéré comme une forme de sainteté et être riche comme une forme de péché).

Les chapitres suivants, plus pratiques, sont à appréhender sur cette base de manière globale – et non cloisonnée, pour une approche équilibrée de l’argent : « budgétisez-le », « gagnez-le », « dépensez-le », « économisez-le », « investissez-le », « donnez-le » [un chapitre particulièrement important], « multipliez-le » et….« ne vous en souciez pas ».

Pour aller plus loin, l’on trouve en annexe un guide d’étude biblique pour examiner l’enseignement de ce livre en groupe pendant cinq semaines, avec Luc 12 comme base scripturaire, ainsi que plusieurs ouvrages et ressources (outils d’éducation, de budgétisation et de planification financière…) recommandées par l’auteur.

Au final – et c’est ce qui me paraît être le plus beau message de ce livre pertinent et interpellant – la vie ne réside pas dans une « liste de choses à faire » ou de « recettes-miracles » à appliquer pour « gagner » ou « garder » ce qui aurait le plus de valeur à nos yeux. Le message fondamental du livre est une invitation à la confiance et à la gratitude, mais aussi à l’espérance que ce domaine « tabou » de notre vie peut être placé sous le règne du Seigneur Jésus-Christ, pour vivre en homme (ou femme) réellement libre.

L’alternative est alors claire : soit nous considérons l’argent comme un dieu et un dû – quand nous ne considérons pas qu’en avoir serait de facto indu – et nous vivrons une vie placée sous le règne de la cupidité, de l’avidité, du mérite et de l’inquiétude ; soit nous le considérons comme un don de Dieu – « un don excellent, nécessaire et utile » – et nous vivrons une vie placée sous le règne de la grâce, empreinte de gratitude, et de la générosité.

Il s’agit donc pour nous d’apprendre et de nous encourager mutuellement, en faisant preuve d’humilité, à considérer que tout ce que nous avons, nous l’avons en réalité reçu. Ce que nous aimons aura ainsi toujours plus de valeur lorsque nous le verrons avec le regard de Dieu, comme un cadeau qui nous est offert, mais aussi, surtout, à offrir et à partager(cf Actes 20v35), plutôt que comme une propriété chèrement conquise !

Ne manquez pas de vous le procurer auprès des éditions BLF ou en vous rendant dans votre librairie chrétienne favorite !

 

En bref :

MUNSON, Jamie. L’Argent, dieu ou don de Dieu. BLF éditions/Cruciforme, 14/09/17

Extrait de la présentation éditeur : Pour nous aider « à remettre l’argent à sa juste place : un outil à utiliser pour glorifier Jésus, une jauge pour évaluer la santé spirituelle de votre cœur et une bénédiction de Dieu dont il est parfaitement légitime de profiter ».

L’auteur, Jamie Munson, est le coprésident de Storyville Coffee Company, une entreprise prospère et très respectée à Seattle, dans l’État de Washington. Il aime développer des outils utiles pour aider les leaders et les organismes à atteindre leur plein potentiel.

 

 

 

« Foireux liens » de septembre (23) : « the mortal storm »

Dessin de Chappatte paru dans Le Temps (Suisse)

Au menu de ces « Foireux liens » de rentrée, des catastrophes et des débats : ouragans, terrorisme et réchauffement climatique, bras de fer entre Trump et la Corée du Nord, « sexe neutre », réforme du code du travail 2017, l’économie selon Jésus, les mensonges du sucre, épouser un robot…. A lire, bien entendu pas d’une seule traite mais à votre rythme.

1) « Vous êtes victime d’un cyclone ? Soyez positif : vous êtes en vie »
« La planète est menacée. Multiplions les initiatives positives dans le monde entier. » Bienvenue au « Global Positive Forum », qui a réuni le 1er septembre dernier 1.200 personnes, « les principaux acteurs mondiaux appelés à accélérer et réussir cette révolution positive dans l’intérêt des générations futures ». Qu’est-ce que c’est, « penser positif ? » Comment se remonter le moral, alors que « les médias » nous assaillent de nouvelles plus négatives les unes que les autres ? Alors que l’on n’a plus que trois ans pour limiter le changement climatique à 2 degrés, ou encore que les pluies torrentielles au Bangladesh, en Inde et au Népal auraient affecté des millions de personnes ? « Pour cesser de nous démotiver », une journaliste a décidé d’aller chercher une bouffée d’optimisme en se rendant à la journée organisée par l’économiste et proche du président de la République, Jacques Attali, pour que « demain soit meilleur qu’aujourd’hui ».

2) Un journaliste conservateur accuse les alertes ouragans d’être « un complot des médias de gauche »
Avant que l’ouragan Irma ne fasse au moins huit morts et 23 blessés dans les îles de Saint-Martin et Saint-Barthélémy, Rush Limbaugh, l’animateur radio le plus populaire des États-Unis a dit à ses millions d’auditeurs que les médias créent la panique au sujet des ouragans pour faire croire au réchauffement climatique et forcer les gens à acheter des bouteilles d’eau.

Voir aussi : Pourquoi le changement climatique renforce l’intensité des ouragansInterview – L’effet de serre et la montée du niveau des mers qui en résulte rendent les ouragans plus dévastateurs, explique la climatologue Valérie Masson-Delmotte. Et encore sur https://theconversation.com/avec-le-changement-climatique-des-cyclones-plus-intenses-66862 (un article datant initialement du12 octobre 2016, mis à jour le 6 septembre 2017)

3) « Terrorisme et réchauffement, quelle tambouille ! »

Lorsqu’Emmanuel Macron a abandonné l’espace de cinq secondes son générateur xyloglotte automatique pour la formule choc : « on ne peut pas prétendre lutter efficacement contre le terrorisme, si on n’a pas une action résolue contre le réchauffement climatique », cette phrase a suscité pis que l’incompréhension, l’hilarité. Selon de nombreux commentateurs, Emmanuel Macron aurait par cette phrase défendu l’idée ahurissante que le réchauffement climatique était la cause du terrorisme – et donc que les terroristes avaient une très bonne excuse. Pour d’autres, le raisonnement présidentiel envisagerait de couper les vivres à Daech en cessant d’utiliser le pétrole dont il tire ses revenus, et ce serait « une incongruité monumentale ». En effet. Sauf que ce n’est pas le propos présidentiel. Pas du tout.

4) Trump et la Corée du Nord : les États-Unis perdants à tous les coups
Le sixième essai nucléaire nord-coréen, réalisé dimanche 3 septembre, montre que le régime de Pyongyang pourrait bientôt mettre au point une ogive nucléaire miniaturisée, à même d’être déployée dans un missile balistique intercontinental. En effet, la secousse tellurique de magnitude 6,3 sur l’échelle de Richter qui a été enregistrée en Corée du Nord a été provoquée par une explosion nucléaire qui pourrait être celle d’une bombe à hydrogène. Ce séisme artificiel a été approximativement 10 fois plus puissant que celui enregistré lors des derniers essais nucléaires nord-coréens, en septembre 2016. La crise diplomatique créée par l’explosion nord-coréenne place les États-Unis dans une situation dont ils sortiraient à tous les coups perdants. Cette impasse aggrave d’ailleurs la crise, puisque la réaction de l’administration américaine à cet essai nucléaire peut s’avérer très ferme. Prenons donc le temps d’envisager quelques scénarios.

Voir aussi : Lim Ji Hyun : « piégée au Nord et au sud ».

5) Réforme du Code du travail 2017 (réforme Macron) : ce qui va changer
Le président Macron souhaite que la réforme du Code du travail entre en vigueur par ordonnances dès cet automne. Explications sur le contenu de cette réforme qui modifiera en profondeur le droit du travail français.

6) Faut-il reconnaître le « sexe neutre » ? Saisie du cas d’une personne intersexuée, la Cour de cassation a refusé que la mention « sexe neutre » figure à l’état civil. Lourde de sens sur le plan anthropologique, la question divise les juristes.
Voir aussi : « Reconnaître le sexe neutre change l’ordre juridique et social ». Le point de vue du Père Bruno Saintôt, jésuite, responsable du département Éthique biomédicale au Centre Sèvres. Entretien.

7) Théologie : La déclaration de Nashville sur le genre et la sexualité
Le Conseil pour la masculinité et la féminité bibliques (Council on Biblical Manhood and Womanhood – CBMW) a annoncé le 29 août 2017 la parution de la Déclaration de Nashville (Nashville Statement), un communiqué officiel de la coalition pour une sexualité biblique.

Que devons-nous faire de cette déclaration ?

Etienne Omnès, qui l’a signée et qui y adhère, a repéré plusieurs points de confusion lors des débats, qu’il se propose d’éclaircir par cet article publié sur son blogue, notamment pour expliciter quel genre de démarche est cette déclaration de foi. Selon lui Nashville est un cadre théorique qui attend une mise en pratique.

8) N.T. Wright : « la justification par la foi n’est pas au cœur du message du Nouveau Testament »
Certes, un titre un peu racoleur, mais dont le contenu est très pertinent :  Pourquoi ce spécialiste du Nouveau Testament mondialement connu et proche des milieux évangéliques estime que faire de la justification par la foi seule le cœur du message des Réformateurs du XVIe siècle est un « résumé infidèle » à ce qui est l’essentiel du message du Nouveau Testament.

9) Chrétiens : vous vous trompez de combat !

Personne n’a oublié le sociologue Tony Campolo qui, s’adressant à des chrétiens, commence généralement ses discours ainsi : « Aujourd’hui, je souhaite vous dire trois choses. La première, c’est que, cette nuit, alors que vous étiez dans votre lit, 30 000 enfants sont morts de faim, de maladie, de malnutrition. La deuxième, c’est que la plupart d’entre vous n’en a absolument rien à foutre. La dernière chose et non la moindre, c’est que vous êtes plus indignés du fait que j’aie dit « rien à foutre » que du fait que 30 000 enfants soient décédés la nuit dernière ». Certains ont alors réagi de la sorte : « D’accord, je vois. Néanmoins, il aurait pu le dire d’une manière plus correcte… » Mais c’est justement là la clé de son propos. Car l’essentiel de son discours n’est pas le décès des enfants — c’est bien évidemment le sujet le plus important. Mais le but de son argumentaire est plutôt de démontrer la manière dont nous, chrétiens, nous offusquons des mauvaises choses.

10) Libéralisme ou collectivisme? Le discours économique de Jésus décrypté
Alors que l’actualité nous présente souvent des personnalités politiques conjuguant les références à leur foi chrétienne et un goût prononcé pour le libéralisme dérégulé, le discours de Jésus s’inscrit dans une perspective complexe, entre reconnaissance de la propriété et mépris de l’argent.

Voir aussi : Ingalls n’aurait jamais travaillé pour Monsanto
Les évangéliques entretiennent un rapport ambigu avec l’économie et le consumérisme. A témoin, la nomination d’un ministre de l’Agriculture évangélique qui roule pour l’industrie agro-chimique.
Onzième épisode d’une série sur les enjeux du protestantisme évangélique à l’échelle de la francophonie, Une contribution de l’historien du CNRS Sébastien Fath.

11)  Education. La bataille de la mixité sociale au collège

82 expérimentations ont été mises en place par des villes volontaires, dans le cadre du plan « Agir pour la mixité sociale et scolaire au collège » initié par la précédente ministre de l’Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, en novembre 2015. Une vingtaine d’expériences ont débuté à la rentrée 2016. Les autres suivent cette année. Ce plan s’appuyait sur un constat : la forte concentration d’élèves issus d’un milieu social défavorisé dans certains collèges. En effet, parmi les 7 075 collèges de l’Hexagone, 70 accueillent plus de 82 % d’élèves d’origine sociale défavorisée, selon le ministère de l’Education nationale. A contrario 10 % des collèges en comptent moins de 15 %. Or, la ségrégation sociale creuse les inégalités scolaires. Mais quid de l’expérimentation avec le nouveau ministre, Jean-Michel Blanquer, qui considère que « l’ennemi du service public, c’est l’égalitarisme » ?

12) Vieillissement. « Veiller sur mes parents » : faire payer la relation humaine rend les facteurs mal à l’aise

La Poste a lancé le service « Veiller sur mes parents » le 22 mai 2017 à grand renfort de publicité. Elle propose un ou plusieurs passages par semaine du facteur au domicile de personnes âgées, suivi d’un compte rendu de la visite par le biais d’une application sur smartphone. Un service payant pour se positionner sur le marché du vieillissement de la population, alors que les politiques publiques tardent à répondre à cet enjeu démographique.

13) A voir et à revoir : « Sucre, le doux mensonge »

Une enquête édifiante de Michèle Hozer (All/Can, 2015, 90 min) sur la manière dont l’industrie du sucre s’ingénie à en augmenter la consommation, faisant fi des risques sanitaires (initialement diffusé sur Arte à 20 h 50 le 01/08/17).

Ou :  https://youtu.be/wZR5_0c0BYc

« Insolite » :
14) J’ai épousé un robot, Elisa
Une expérience fictive, qui fait froid dans le dos, partagée durant l’été sur le blog de « Zeboute ». Si vous avez manqué ce récit surréaliste, voici une séance de rattrapage. Mais est-ce encore de la science-fiction de nos jours ?

« Insolite » (bis) :
15) Nemo, chien de transparence
Connaissez-vous Nemo ? Il s’agit du chien adopté par le couple présidentiel. Nemo n’est pas un chien de race acheté en élevage mais un labrador croisé avec un griffon que le couple a trouvé à la SPA.  Analyse « d’Aliocha » sur son blog à propos de l’importance accordée à un non-événement relevant de l’ordre de l’intime. Où nous mène cette transparence ? Vers « une société positive » qui éradique totalement le négatif et donc toute forme de dialectique….

 

 

 

Foireux liens de juillet-août(22) : « mission/démission », « réformer/déformer »

Les « Foireux liens » de l’été 2017 : une actualité placée sous le signe de la « réforme », laquelle soulève des protestations !

Voici nos « foireux liens » de juillet-août : il y sera question, entre autres, de « génération Y », de « super-pouvoirs », de réformes autour du code du travail en France et de la santé aux USA, et de la meilleure façon de la théologie avec le hand-spinner ! A lire, bien entendu pas « d’un seule traite » mais à votre rythme, pendant l’été.

 

1) Pourquoi la génération Y est-elle en train de démissionner ?

« Née dans les années 80, elle est réputée difficile à manager, à rester concentrée, accusée d’être instable, paresseuse même parfois, elle fait l’objet de diverses études cherchant à comprendre pourquoi elle rencontre tant de difficultés à s’intégrer en entreprise. Ceux qui la composent disent rechercher une mission davantage qu’un travail, un mentor plutôt qu’un chef et veulent avant tout avoir de l’impact, de l’influence dans ce qu’ils font. Quitte à prendre le risque de tout abandonner s’ils ne l’obtiennent pas. (…) La génération Y continuera de démissionner tant que l’on sera incapable de faire le bon diagnostic et réorganiser le travail de façon à s’adapter aux modes de vies d’aujourd’hui ».

« Je vais sauver notre mariage », « Tu vas arrêter de boire, de me tromper, de me battre et tu vas consulter? », « Mon Dieu non ! Je vais voter pour interdire le mariage gay ! »

2) « Dieu est-il homophobe » ? Un rapport soumis au vote du Synode de l’Église anglicane en 2016 réaffirmait la vue traditionnelle du mariage entre un homme et une femme. Ce rapport valorisait toutefois certains aspects de l’homosexualité. Sam Allberry, chrétien et pasteur, et aussi attiré par les personnes du même sexe, s’est réjouit du maintien de cette vue traditionnelle. Il s’inquiète pourtant devant la forte pression qui est faite pour permettre à l’Église anglicane de bénir les couples homosexuels. Il est l’auteur du livre Dieu est-il homophobe ?, paru aux éditions BLF le 15 juin 2017.

Écouter sa prise de position, à cette occasion, ici, dans cette vidéo.

Et lire le témoignage de celui « qui a su replacer l’attirance pour les personnes du même sexe dans la perspective d’une vie de disciple. Loin de présenter une injuste spécificité des personnes attirées par le même sexe, en réalité », Sam relève que la vie de disciple a un coût, « qui est le même pour tous » : renoncer à « laisser libre-court à ses convoitises en matière de désirs charnels ».

3) Qu’est-ce qui constitue une approche pastorale ? Ou qu’est-ce que signifie « être pastoral » ? Par Kevin DeYoung. Selon nous, une «approche pastorale» implique la douceur, la patience et beaucoup d’écoute. Si quelqu’un est «pastoral», il est relationnel, sensible et a un effet calmant sur le autres. Le « soin pastoral », cela suppose de réconforter les malades, rendre visite aux veuves et prêter une épaule pour pleurer. Ce sont tous de bons exemples qui qualifient un bon pasteur. (…) ‪Mais ces exemples ne viennent pas à bout de ce que la Bible entend par le «ministère pastoral». Nous ne devons pas permettre aux vertus douces du soin pastoral d’en éclipser les vertus dures, de sorte qu’une «approche pastorale» devienne synonyme de ce qui est inoffensif, thérapeutique et réconfortant….

4) « Vaincre les idoles cachées » : une méditation de 2 Rois 17v9-19 proposée par Laurent Descos, pasteur et blogueur : C’est donc « en secret » que les Israélites s’étaient bâti des hauts lieux, qu’ils s’étaient fait des pierres levées et des poteaux cultuels sur toutes les collines. Étonnant, n’est-ce pas ? En secret de qui, si c’était à la vue de tous ? En secret d’eux-mêmes ! Combien de compromis en effet, cachés à nos propres yeux, faisons-nous avec l’ennemi dans nos vies ?

« Grand pouvoir….grandes responsabilités ! » (Source : blog du SEL)

5) Des pistes d’action contre la pauvreté en dessinVoici la 3ème série de dessins que le SEL publie sur le sujet de la pauvreté. Après une série sur le combat contre la pauvreté et une autre sur les causes de la pauvreté, cette série a pour but de nous amener à réfléchir sur certains passages de la Bible. Bien souvent on les connait bien, mais on les applique peu… Que le Seigneur nous change, au moyen de ces dessins, pour nous amener à vivre une vie d’amour et de service auprès des autres !

6) L’intox du « grand remplacement musulman »L’Europe a peur. Un des épouvantails agité aujourd’hui par les partis xénophobes et nationalistes qui prospèrent sur le Vieux Continent est le « grand remplacement ». Décryptage par le sociologue Sébastien Fath.

 7) Vivre en « chrétien engagé » est-il (in)compatible avec un engagement d’homme politique ? Bien entendu, un chrétien peut s’engager en politique, s’il perçoit un appel particulier à ce sujet, et même, pourquoi pas, faire partie des hautes instances dirigeantes d’un parti. Néanmoins, personne ne devrait douter que sa foi est plus importante, à ses yeux, que la politique. Et comme par un fait exprès, l’éternel débat de la compatibilité de la foi chrétienne avec l’engagement politique me paraît être relancé par la récente décision de l’ « évangélique » britannique Tim Farron, qui est aussi le chef du parti libéral-démocrate. « Déchiré » entre sa foi chrétienne et son rôle d’homme politique, Tim Farron a finalement choisi…..de démissionner de ses fonctions, le 14 juin, à la surprise générale. Deux journalistes chrétiens, l’évangélique Henrik Lindell, pour « La Vie », et le catholique Pierre Jova, pour « Famille chrétienne », analysent l’un et l’autre les raisons dans deux articles complémentaires. 

8) Le chiffre insolite au second tour des élections législatives françaises- surtout postprésidentielles : 57 % d’abstentions. Ailleurs en Europe, l’élection nationale aurait été invalidée faute de participants !

9) « Un incroyable talent », et bientôt « des superpouvoirs ». Pour quoi faire ? (Publié avant les résultats des législatives). Le président Emmanuel Macron va obtenir « des super-pouvoirs que de Gaulle n’avait pas eus. Sa victoire annoncée est énorme. Pratiquement pas d’opposition ; une vie parlementaire circonscrite à des centaines de députés macroniens, au garde-à-vous dans les débuts ; néanmoins, des ordonnances pour mener au pas de charge des réformes graves dont il aurait fallu débattre. Jusqu’à quel point peut-on déréguler ? Peut-on accepter que ce gouvernement exhume le faux dogme du « ruissellement », selon lequel enrichir les plus riches finit par profiter aux pauvres ? Peut-on laisser plafonner les dommages-intérêts dus aux salariés abusivement licenciés (ce qui encouragera les abus) ? Voilà le genre de questions qui ne seront posées à l’Assemblée que par une poignée de gens, dans l’indifférence de l’énorme majorité », représentant « les heureux de la mondialisation ».

10)  Non à une République qui marche «au pas»! Une note de blogue publiée le 15 juin de Barbara Romagnan, député sortante candidate à sa succession…avant d’être « sortie » le 18 juin face à une candidate LREM : « En République, c’est le Parlement qui contrôle le Gouvernement, et non l’inverse. En République, c’est aux citoyens qu’il appartient de décider si les représentants sont dignes de confiance. En République, un député élu par des citoyens libres doit être une voix libre – et non pas la voix du Président. En somme, une République qui « marche », ce n’est pas une République qui marche « au pas ».

 

11) Faut-il assouplir le code du travail ? Flexibiliser le code du travail, comme le gouvernement projette de le faire à la rentrée, est-il efficace pour lutter contre le chômage ? En réalité, 30 ans de dérégulation n’ont pas réussi à endiguer le phénomène… Mais le mauvais procès instruit contre le code du travail est tenace. Explications en vidéo. Trois minutes pour comprendre.

12) Loi travail bis : La France va-t-elle suivre le modèle allemand et transformer ses chômeurs en travailleurs pauvres ? Après les lois Macron, Rebsamen et El-Khomri(1) sous le précédent quinquennat, le gouvernement d’Edouard Philippe prépare une réforme encore plus profonde du droit du travail(2), précédant une remise à plat de l’assurance chômage. Ce big bang annoncé a un modèle : les réformes « Hartz »(3), engagées en Allemagne au début des années 2000, aujourd’hui parées de toutes les vertus par de nombreux commentateurs avec, en apparence, l’un des taux de chômage les plus bas d’Europe. La réalité des chiffres montrent au contraire que ces réformes du marché du travail n’ont pas radicalement réduit le chômage et la sous-activité et, surtout, ont provoqué une explosion des travailleurs pauvres, dont le nombre est l’un des plus élevés d’Europe.

13) La libéralisation du transport ferroviaire « en marche », en France ? Deux sénateurs ont mis en chantier une proposition de loi qui pourrait encadrer l’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire de voyageurs. Une chose à ne pas faire, vu qu’au Royaume-Uni, « 20 ans après », « la privatisation des chemins de fer déraille » : Hausse incontrôlée du prix des billets, trains supprimés et réduction du personnel, conduisant près de deux Britanniques sur trois à souhaiter une renationalisation complète.

14) Pollution atmosphérique et hausse du prix des titres de transport en IDF :  Gel du tarif des tickets « origine-destination » et du ticket de métro, augmentation du Pass Navigo, ticket Mobilis « grande banlieue »… Voyager en illimité dans toute l’Île-de-France coûtera plus cher à partir du 1er août 2017. Le prix du Pass Navigo augmentera de 3% pour atteindre 75,20 euros contre 73 euros aujourd’hui, comme l’annoncera Valérie Pécresse, la présidente de la région d’IDF lors du conseil d’administration du Stif (Syndicat des Transports d’Île-de-France), le 28 juin prochain, dévoile Le Parisien mardi. Les usagers ne manqueront pas de s’interroger sur de telles hausses, alors que le service rendu ne s’est guère amélioré ces derniers mois. Et ce, alors que s’est déclenchée une nouvelle procédure d’information et de recommandation(4) par la préfecture de police, pour la journée du mardi 20 juin, en IDF, concernant la pollution atmosphérique, selon les données transmises par AIRPARIF.

 

« Jésus-Christ guidant Donald Trump dans son offensive contre l' »Obamacare » ? Un chromo délirant et inquiétant qui se propage sur la toile de façon virale depuis le 20/01/17 !

15)  USA : Comment Trump tente de défaire l’Obamacare…..

Les Etats-Unis détiennent deux tristes records. Celui des coûts de santé par habitant, qui s’élevaient à plus de 9 451 dollars en 2015, contre 3 612 dollars en France, selon l’OCDE. Et celui des inégalités de santé. C’est un pays riche en équipements de pointe pour soigner et réparer les corps. C’est en même temps un pays où des individus se retrouvent lourdement endettés après une opération chirurgicale dont le coût peut atteindre plusieurs dizaines de milliers de dollars. Alors que le président Donald Trump lance une virulente offensive législative pour revenir sur l’Obamacare, l’emblématique réforme du système de santé de son prédécesseur, essayons de comprendre ce qui se joue outre-Atlantique. Que peut-il advenir de ce système d’assurance maladie particulièrement complexe, à l’issue des manœuvres en cours ?

….. et se retrouve dans le bourbier de la réforme de santé : Après avoir promis d’abroger l’assurance santé mise en place par Obama, Donald Trump est confronté à la division des sénateurs républicains, et à l’opposition de citoyens (dont des handicapés) attachés à l' »Obamacare ».

16) Insolite(bis) : le « Covfefe Act » : Le député démocrate Mike Quigley a introduit une proposition de loi baptisée Covfefe Act (abréviation de Communications Over Various Feeds Electronically for Engagement ) !! L’objectif de cette proposition de loi est de modifier le Presidential Records Act pour y inclure les publications du Président des Etats-Unis sur les réseaux sociaux. Cela inclurait notamment les tweets publiés par Donald Trump et ses successeurs sur leur compte Twitter personnel. Ces publications ne pourraient ainsi plus être effacées et devraient être obligatoirement archivées en tant que communications présidentielles officielles, au même titre que les communiqués de la Maison Blanche et autres documents écrits.

Et pour finir :

17) Insolite (ter) : Faire de la théologie avec le « hand spinner » ? C’est possible !

 C’est le gadget à la mode : un petit objet que l’on fait tourner entre ses doigts et aurait des effets positifs contre le stress et pour la concentration. Vertus auxquelles on pourrait donc ajouter… la théologie trinitaire.

 

 

 

Notes : 

(1) Code du travail 2017 – PDF en ligneLe texte intégral du Code du travail de 2017, à jour de la loi Macron, de la loi Rebsamen et de la loi travail parues en 2015 et 2016, est librement téléchargeable ici sous la forme d’un fichier PDF de 3040 pages. Ce document comprend tous les articles figurant dans les parties législative et réglementaire du Code du travail. Vous pourrez notamment y retrouver les règles applicables au licenciement, au paiement du salaire, aux congés payés, à la période d’essai, à la procédure de rupture conventionnelle ou à la démission.

Important : le Code du travail a été modifié en profondeur en 2016 avec la nouvelle loi travail promulguée en août dernier. Pour en savoir plus sur les changements intervenus, voir loi El Khomri (loi travail) – Ce qui a changé. Le contenu du Code devrait à nouveau être grandement modifié en 2017 avec l’entrée en vigueur de la réforme du Code du travail voulue par Macron.

(2) Code du travail, la réforme Macron : Le président Macron souhaite que la réforme du Code du travail soit mise en oeuvre dès cet été 2017. Le point sur le contenu de cette réforme qui modifiera en profondeur le droit du travail français.

(3) La loi dite Hartz, du nom de Peter Hartz, ancien DRH de Volkswagen qui a dirigé la commission ayant concocté ces réformes sous le gouvernement du social-démocrate Gerhard Schröder. Trois autres réformes ont suivi, lesquelles se sont attaquées à l’assurance chômage, en réduisant la durée d’allocation et en renforçant les contrôles et la surveillance des chômeurs, et ont ouvert grand la porte au développement des emplois à bas-salaire. A noter que pour le sociologue Sébastien Fath, ce que Gerhard Schröder a accompli en Allemagne  est comparable, en dépit de différences notables, avec les propositions  qu’il estime « assez proches et profondément respectables » – et qu’il range sous la « bannière réformiste du courage politique » – d’ Emmanuel Macron et François Fillon, deux hommes selon lui « pondérés et très déterminés ».

(4) Pour en savoir plus sur la procédure.

 

 

« En marche », au crible de la Bible…

Choisir de traduire « en marche » pour les béatitudes pose un problème théologique….

Une question insolite, justifiée par l’actualité, a été posée sur le site « 1001 questions » : « La politique nous incite à relire les béatitudes(1) avec le choix d’André Chouraqui [dans sa traduction de la Bible] : « En Marche ! ». Qu’en penser ?

La réponse donnée à l’internaute nous invite à en « rester au texte », tout « en nous réjouissant que l’actualité nous incite à lire la Bible. Pour comprendre le terme que Jésus a utilisé, on peut s’appuyer sur la version grecque des Septante », laquelle « traduit toujours par l’équivalent grec « makarios », heureux, un mot formé sur l’une des deux racines hébraïques « ’ashar ». Le nom à l’état construit pluriel « ’asherei » en hébreu ne signifie pas « en marche » (aucune préposition « be » ou « le »), mais littéralement « bonheurs de ». C’est l’adjectif « makarioi » (pluriel) qu’on lit dans les béatitudes. Le projet d’André Chouraqui était un projet très libre, en particulier par rapport à l’exactitude linguistique, bien qu’il ait été par ailleurs capable de trouvailles géniales.

Choisir de traduire par « en marche » pour les béatitudes pose un problème théologique, car cela transforme la promesse du Christ – qui seul peut dire les béatitudes, et seulement à ses disciples – en une sorte de do it yourself ……

La suite ici.

 

 

Note :

(1) A lire, dans l’Evangile selon Matthieu, ch.5v1-11.

 

Foireux liens de mai (21) : Comment prier pour notre nouveau président et notre pays ?

Les « Foireux liens » de mai : comment être des « ouvriers de paix » et intercéder positivement, intelligemment et spirituellement, pour notre pays et notre nouveau président ?

Emmanuel Macron vient d’être élu 25ème président de la République Française à 66,10 % des voix [Avis – piqué sur twitter – aux complotistes « mystico-biblico-paranoïaques » : le vrai Chiffre de la Bête est en fait 665,9793 mais il a été arrondi]. Ce n’est peut être pas votre choix, mais notre responsabilité est désormais de prier positivement pour lui, comme nous l’avons certainement tous fait pour son prédécesseur, et pour notre pays. Reste à savoir comment, dans quel but, et avec quel secours. Les présents « foireux liens » sont là pour nous y aider.

1)En guise d’introduction, un peu d’anecdotique :

 « Présidentielle : élu à 100% des voix, abstention massive et choc des générations… les insolites du scrutin de 2017 »

2) 12 (pas moins) manières de prier pour le nouveau président, proposées par « Le Bon Combat ».

D’autres points d’accroche :

3) « L’Economie du Royaume » : prédication sur Luc 9v 23-27 donnée le 9 août 2015 par Gilles Boucomont au Temple du Marais à Paris.

Il est la seule « divinité » évoquée nommément par Jésus, et en plus ce dernier prend bien le soin de souligner la stricte impossibilité de servir Dieu et Mammon. Le choix est radical. Il va même joindre la parole au geste car Mammon a envahi le Temple de Jérusalem : il va tout casser dans le temple en renversant les tables des changeurs. Jésus est catégorique et nous appelle à l’être, dans un monde de capitalisme libéral avancé où Mammon est plus roi que jamais.

4) « Qui est dangereux pour qui ? » : une autre prédication à partir de Marc 13v9-13.

Au moment où Marc rédige son évangile, les chrétiens ont déjà commencé à avoir des problèmes. Ils proposent un type de vie qui est radicalement différent des autres propositions. Ce type de vie est suffisamment différent pour s’opposer au judaïsme dans sa forme de l’époque, parce que ce judaïsme s’était enfermé dans un type de religiosité qui lui faisait proposer de temps en temps de compromissions avec l’envahisseur romain. Ces Juifs convertis au Messie Jésus, ou ces païens de toutes origines, convertis encore plus à un Messie qu’ils n’attendaient même pas, se retrouvent dans une situation où ils sont en danger. Ils sont en danger parce qu’ils ne veulent pas se conformer au temps présent. Ils ne veulent pas se conformer à la pression du Temple et des prêtres, dont quelques histoires du Nouveau Testament nous font penser qu’elle était devenue plus économique qu’autre chose….

Et si l’on ne jouait plus « à (se) faire peur » ? Les chrétiens en premier ?

5) Comment journaux télévisés et chaînes d’information contribuent à la montée du Front National

Comment la télévision biaise-t-elle notre regard sur la société ? Quelle est son influence sur nos choix politiques, en cette période électorale ? Obsession sécuritaire des médias, reportages et micro-trottoirs contribuant à la banalisation de FN, journalistes acquis au néolibéralisme, éditorialistes convaincus de savoir ce que pensent les Français… Samuel Gontier, journaliste à Télérama et animateur du blog « Ma vie au poste », dresse le portrait de ce paysage télévisuel français, fortement droitisé, incapable de prendre du recul sur les idéologies qu’il distille à longueur d’antenne, et se nourrissant de son propre discours.

6) Complotisme : un internaute dénonce des « signes franc-maçonniques » dans un manuel de Maths. A peine remis du discours d’Emmanuel Macron devant la pyramide du Louvre, les complotistes ont déjà trouvé leur nouvelle cible : les manuels de mathématiques. Sur internet, un spécialiste de la question affirme y avoir décelé des dizaines de signes franc-maçonniques. Le fin mot de l’histoire à découvrir, pour qui saura lire avec attention, sur Edukactus.

7) Appelons les choses par leur nom : Est-ce Dieu qui commande de tuer les faux prophètes et de détruire en Deutéronome 13 ?

 Une question fondamentale, contenant deux éléments en un, et une proposition de réponse à lire sur 1001 questions.

8) Construire une paix qui ne vient pas

Il est rare – et prions certes et agissons pour qu’il en reste ainsi (…) – que le terrorisme, dans un pays occidental, devienne une cause première de mortalité. En France, les accidents de la route tuent vingt fois plus, les accidents domestiques 70 fois plus, les suicides 60 fois, et le tabac trois cents. À l’aune de la peur que nous inspire le terrorisme, le nombre de cancers mortels, et parmi eux, de cancers à cause environnementale, devrait nous inspirer une terreur permanente plongeant la population dans l’hypocondrie. Et aucun politique ne devrait pouvoir être pris au sérieux sans un projet en béton contre l’abus de pesticides et de perturbateurs endocriniens. Si la sécurité est la première des libertés, rationnellement, c’est d’abord cette sécurité médicale et sanitaire qui devrait truster les unes. Il n’en est rien. Pourquoi ? L’acte terroriste est vu comme intolérable, car évitable, anormal. C’est vrai. Il n’est pas question de « nous y faire ». Mais n’en va-t-il pas de même des suicides, des cancers à cause environnementale, des accidents de la route et de la plupart des accidents domestiques ? La suite de la réflexion sur le blogue de ce naturaliste catholique (parce que ça existe !).

On en oublierait presque de……

9) Rendre grâce pour notre pays !

Ou comment cultiver une attitude de reconnaissance, à l’instar de cette exhortation de Phil.4v6, rappelée par Timothée Minard sur son blogue : En cette période électorale, la tendance est à la colère, au rejet, à l’inquiétude. On focalise nos regards vers ce qui ne va pas, vers les difficultés de notre pays, vers le péché des uns et des autres. On nous montre le malaise ambiant, le chômage, les injustices, la corruption, l’immoralité… Et cela nous pousse notamment, en tant que chrétiens, à l’intercession. A juste titre. Toutefois, ce que ce verset de Philippiens nous rappelle, c’est que nous sommes appelés à prier « dans une attitude de reconnaissance » (traduction Segond 21).

Un antidote face à l’injonction assénée chaque jour, notamment via nos postes de TV, radios et écrans : « ayez peur ! » et « consommez » !

Voici deux articles plutôt « théo », sur le même thème, mais dont la lecture parallèle est édifiante :

10) De la Trinité sainte à l’inspiration des Écritures

Le souffle de l’Esprit, vie et force pour le monde

Ou comment, en cet anniversaire des 500 ans de la Réforme, il est légitime de se poser la question du rapport de l’Esprit avec les Ecritures. Et du coup celle de la relation entre l’Esprit, l’Ecriture et le croyant. Mais croire en un Dieu unique, et aussi relations en lui-même au point d’être trois, c’est tout de même un étrange mystère. D’autre part, en « ajoutant » le Fils et le Saint-Esprit à la foi au Dieu unique, les chrétiens ne rendent-ils pas le dialogue impossible avec les autres croyants ? Il y a donc un défi aujourd’hui à clarifier nos convictions pour que, sans renoncer à ce qui fonde notre foi, nous soyons suffisamment au clair en nous-mêmes pour poursuivre un dialogue avec d’autres. Quelle est notre image de Dieu ? Qui est Jésus par rapport au Père ? Comment le connaissons-nous ? Et quelle est notre vision de l’homme ?

11) Sur Point théo, « une version longue des grandes réponses théologiques face aux versions courtes » du site « 1001 questions » :  Le Saint-Esprit, « option + » de l’Évangile ?

En guise de conclusion :

12) On en a peu parlé le 7 mai mais voici une nouvelle d’importance…..

 

Dieu est-il « omniscient », « omnipotent », « omni –un tas de choses » ?

Le fait de présenter Dieu comme descendant sur terre est vraiment une façon de dire un Dieu en relation avec l’humain, qui va au contact.
(BD de Marc-Antoine Mathieu. Edition Delcourt, 2009)

Telle est la question qui me paraît ressortir d’une autre question initialement posée à l’équipe de « 1001 questions » et dont la réponse a été publiée hier sur le site :

En fait, le concept d’omniscience ne vient pas de la culture biblique mais plutôt de la culture grecque. C’est une façon de parler de Dieu à partir de l’humain, ce que la théologie appelle « anthropomorphisme », c’est-à-dire que l’on fait prendre une forme humaine à Dieu. Dans ce cas, quand on dit que Dieu est omniscient, c’est juste une façon de définir Dieu comme un humain amélioré : l’humain peut savoir vraiment beaucoup, donc Dieu sait tout.

Or, le Dieu que présente la Bible est plutôt un Dieu relationnel.

C’est typiquement ce qu’exprime, par exemple, un passage comme Genèse 18v21. C’est vrai qu’on peut s’imaginer que Dieu aurait les informations sans descendre sur terre. Le fait de le présenter comme descendant sur terre, c’est vraiment une façon de dire un Dieu en relation avec l’humain, qui va au contact. Un peu comme quand il demande à Adam : « Où es-tu ? » — comme s’il ne savait pas… — juste pour qu’ils discutent à nouveau.

Bref, c’est plus le concept d’omniscience (tout savoir) qu’il faut questionner comme une sorte d’aspiration humaine trop humaine. Dans le même registre, nous savons que la toute-puissance de Dieu ne veut pas dire qu’il fait tout : il peut tout faire, mais choisit ce qu’il fait ou ne fait pas. Et c’est surtout son amour qui est tout-puissant, car… relationnel !