Les Quatre Espèces: le Loulav et l’Etrog. Exprimer la joie de l’unité en Yeshouah le Messie

A Souccoth, les quatre espèces sont réunies dans un même bouquet et agitées ensemble : le signe de l’unité

[Initialement publié le 11/10/19 et mis à jour pour l’occasion]

Pendant les 7 jours de Souccot, la fête des Tabernacles ou des cabanes (excepté Shabbat), laquelle aura lieu du 02 octobre au 09 octobre, les Juifs ont coutume de prendre les Arba Minim, c’est-à-dire les « Quatre Espèces ». Que sont les Quatre Espèces ? En quoi, nous chrétiens, serions-nous concernés par ce rituel d’une « fête juive » ?

Ces « Quatre Espèces » sont décrites en Lévitique 23v40-41« Vous prendrez, le premier jour, du fruit [de beaux arbres] de l’arbre hadar (le cédratier, l’etrog), des branches de palmier (loulav), des rameaux de l’arbre avoth (le myrte), et des saules de rivière (aravot), et vous vous réjouirez, en présence de l’Éternel votre Dieu, pendant sept jours. Vous célébrerez chaque année cette fête à l’Eternel, pendant sept jours. C’est une loi perpétuelle pour vos descendants. Vous la célébrerez le septième mois. »

A Souccoth, ces quatre espèces sont réunies dans un même bouquet et agitées ensemble. Il convient de tenir le loulav dans la main droite (sauf si nous sommes gaucher), et de se tourner vers l’est en disant la bénédiction suivante :

Baroukh ata Ado-naï Elo-hénou melekh haolam achère kidéchanou bemitsvotav, vétsivanou al nétilat Loulav

Béni sois-Tu Éternel notre Dieu, Roi du monde, qui nous a sanctifié par Ses commandements et nous a commandé de prendre le Loulav.

Ensuite, l’on prend l’étrog dans la main gauche, et [Si c’est le premier jour de Souccot ou la première fois pendant Souccot que nous faisons cela], l’on dit :

Baroukh ata Ado-naï Elo-hénou melekh haolam chéhé’héyanou vékiyémanou véhiguiyanou lizmane hazéh

Béni sois-Tu Éternel notre Dieu, Roi du monde, qui nous a fait vivre, nous a fait exister et nous a fait parvenir à ce moment.

Enfin, il s’agit de rassembler le loulav et l’étrog et de les secouer dans les six directions : vers le sud, vers le nord, vers l’est, vers le haut, vers le bas et vers l’ouest. 

Comme souligné, ces quatre espèces sont réunies dans un même bouquet et agitées ensemble.

Ces quatre espèces nous enseignent l’unité en Jésus-Christ, Yeshouah le Messie.

L’unité dans la diversité des membres du peuple de Dieu : une unité qui maintient ces différences, qui vit et s’enrichit de ces différences. En effet, chacune de ces espèces symbolise une catégorie différente dans le peuple, dans son rapport à la Torah, la loi de Dieu.

L’Etrog (cédrat) possède un bon goût et une bonne odeur. Il représente le sage qui apprend et qui agit, celui que Jacques 1v22-25 appelle « le réalisateur agissant de la Parole : celui-là sera heureux dans ce qu’il réalisera ».

Le Hadas (myrte) possède une bonne odeur mais n’est pas comestible. Cela représente celui qui agit sans apprendre.

Le Loulav (branche de palmier) est comestible mais inodore. Il représente celui qui apprend sans agir.

La Aravah (feuille de saule) n’a ni goût ni odeur. Il représente celui qui ne fait ni l’un, ni l’autre.

Ceci constaté, quel intérêt aurait « le plus spirituel » des 4 à rester avec les 3 autres, marqués par divers degrés d’imperfection. Et quel intérêt d’intégrer celui qui « ne sert à personne », puisqu’il n’apprend pas et n’agit pas ?

Or, les quatre espèces sont réunies dans un même bouquet et agitées ensemble. Le bouquet n’est valable que si les quatre espèces sont présentes et réunies. De la même manière, nous devons nous voir, nous peuple de Dieu, de manière inclusive, à la manière de Rom.12v5 :  « Nous qui sommes plusieurs, nous sommes un seul corps en Christ, étant tous membres les uns des autres, chacun pour sa part ». Nous tous, enfants d’un même Père céleste, devons être solidaires et responsables les uns des autres devant le Seigneur (comme le peuple de Dieu l’a été pendant les jours de repentance de Yom Terouah à Kippour, tous reçoivent maintenant ensemble du Seigneur la joie de la fête de Soukkot).

Il n’y a donc pas de place pour l’individualisme, l’inégalité et la séparation, les distinctions entre « les experts » et « les non-initiés », « les plus spirituels » et « les moins spirituels », « ceux qui étudient et vivent les fêtes bibliques », « ceux qui étudient les fêtes mais ne les fêtent pas », « ceux qui vivent les fêtes sans les étudier » et « ceux qui ne font ni l’un, ni l’autre ». Nous ne vivons plus selon ces critères-là.

L’etrog nous enseigne comment considérer nos relations et juger ce qui est « spirituel »/ « pas spirituel », « Parfait »/ « imparfait »

L’Etrog est le fruit parfait et la plus précieuse des 4 espèces, puisque c’est la seule des quatre espèces à posséder une bonne odeur et un bon goûtL’odeur nous parle de l’extériorité et le goût de l’intériorité. Celui qui est parfait, c’est celui qui est cohérent : celui qui entend et qui met en pratique, celui qui dit et qui fait, en accord avec sa volonté et ses pensées.

Mais où trouver « l’etrog parfait » ? Qui, parmi nous, serait « le (plus que) parfait », « le plus spirituel », celui qui sait et met en pratique ? En réalité, le seul « homme-etrog » parfait est en Christ, le Messie Yeshouah !  Nous tous, nous sommes à des degrés divers d’imperfection, même si nous tendons vers la perfection mais sans y parvenir complètement. Nous sommes donc tous imparfaits.

Notre espérance : de même que lorsque nous saisissons le bouquet pour réciter la bénédiction, nous tenons l’Etrog rapproché de l’ensemble, Yeshouah est avec nous, lorsque nous sommes rassemblés. Cela nous enseigne que, comme Yeshouah le fait pour nous, le « plus spirituel » parmi nous doit se rapprocher du « moins spirituel », et non « l’éloigner de sa présence » cf Gal.6v1. Ainsi, nous tous, comme le dit l’Ecriture, « veillons les uns sur les autres pour nous inciter à mieux aimer et à agir en tout avec bonté », « encourageons-nous les uns les autres » (Hébreux 10v24-25)

En Yeshouah, toutes ces barrières/distinctions sont abattues et les relations sont désormais autres : « ce qui compte, c’est le Christ, qui est tout et en tous » (Col.3v11).

Cette perfection, nous pouvons la vivre en Yeshouah : « par une seule offrande (celle de sa vie), il a conduit à la perfection pour toujours les personnes qu’il a rétablies dans leur relation à Dieu » (Hébr.10v14).

Notre unité n’est pas à créer mais à maintenir. C’est l’unité en Yeshouah, selon Eph.4v3-6, « l’unité que donne l’Esprit par la paix qui nous lie les uns aux autres. Il y a un seul corps et un seul Esprit, de même qu’il y a une seule espérance à laquelle Dieu nous a appelés. Un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême ; un seul Dieu, le Père de tous, qui règne sur tous, agit par tous et demeure en tous ».

 Plus nous serons en Yeshouah, mieux nous serons proches les uns des autres, et mieux nous manifesterons le fruit doux et paisible qu’Il attend. Notre vie portera « la bonne odeur de Christ » et nous pourrons être « le sel de la terre », « avoir bon goût », à la gloire de Dieu.

« Reconquérir le terrain de la Sainteté » : une animation biblique pour Yom Kippour

[Initialement publié le 09/10/19 et mis à jour pour l’occasion]Annoncées il y a plusieurs semaines, les fêtes bibliques d’automne ont débuté avec Yom Terouah (le Jour des trompettes ou « la fête des trompettes »), pour se poursuivre avec le Yom Kippour (Jour d’expiation et du Grand Pardon), et se terminer avec Soukkot (Fête des tentes ou des tabernacles), qui aura lieu du 02 octobre au 09 octobre. 

Vu que Yom Kippour, « le jour le plus saint de l’année », a eu lieu lundi 28/09, voici une animation biblique possible (« testée » il y a deux ans, dans le cadre d’une soirée « entre frères »), de nature à nous faire entrer dans l’esprit de la fête, nous, « non-juifs ».

 Entrée en matière : « Cascade » (30 mn)

L’animateur annonce le thème choisi pour la cascade : « Saint ».

Il distribue papiers et stylos et demande à chacun de noter rapidement sur un papier 5 mots associés que lui suggère ce thème (des mots, pas des phrases !). Durée : 3 min.

Les participants se rassemblent ensuite par 2 et se mettent d’accord pour sélectionner 5 mots parmi les 10 dont ils disposent ensemble. Ils ne doivent ni ajouter de mots ni modifier ceux déjà notés. Durée : 5 min.

Rassembler ensuite 2 groupes de 2 personnes (groupes de 4). Ils choisissent 5 mots sur les 10 dont ils disposent, de la même manière. Durée : 5 min.

Enfin, 2 groupes de 4 personnes (groupes de 8) se rassemblent. Ils procèdent de la même façon qu’à l’étape précédente. Durée : 5 min

Sous total : 20 min. max

Pour terminer, l’animateur demande à 3 sous-groupes de dire les 5 mots qu’ils ont retenus et les note sur le paperboard. Il invite les autres sous-groupes à ajouter uniquement des mots très différents.

Si besoin, il demande aux groupes d’expliciter le sens qu’ils donnent aux mots choisis. L’animateur souligne d’une couleur les mots identiques (ou proches) et d’une autre couleur les mots qui n’apparaissent qu’une fois. C’est la fin de la cascade.

Total : 10 min.

 

Poursuivre avec « la visite guidée » du texte Lévit.16 (25-30 mn)

Intro :

Nous avons essayé de définir ensemble la sainteté ou ce qu’est un « saint ». Nous aurons rappelé que cela vient de l’hébreu « Qâdash » = « mettre à part ». Le saint est celui qui est « mis à part » par Dieu et pour Lui.

Or, la sainteté est un sujet difficile, qui ne fait pas l’objet d’un enseignement spécifique dans la Bible. Elle se découvre dans l’intimité d’une prière : Celle de Jésus qui prie pour la sainteté de ses disciples la veille de sa mort (Jean 17). La sainteté est le fruit de la prière de Jésus pour les siens, pour nous, ses disciples : « Père, sanctifie-les ».

« Soyez saints » ou « vous serez saints, car moi je suis saint ».

Il est difficile de parler de la sainteté de Dieu. Le mieux que nous puissions faire pour définir la sainteté, c’est de parler de la sainteté de l’homme, à travers celui qui est « au plus top » de la sainteté, le jour le plus saint : L’Ancien Testament nous parle du souverain sacrificateur, le seul à être appelé « le saint du Seigneur » (Ps.106v16) et censé nous donner à percevoir la sainteté de l’homme là où elle est la plus pure, la plus belle, la plus remarquable, lequel entre à la fête du Yom Kippour dans le sanctuaire (Lévitique 16), le seul jour de l’année où il peut aller « au-delà du voile », dans le lieu très saint, « le Saint des Saints », pour être face à face au Dieu « Trois fois Saint ».

Qui auriez-vous appelé à la fonction de souverain sacrificateur, « si vous étiez Dieu » ? Or, qui est le premier souverain sacrificateur ? C’est Aaron. En 1 Chron.23v13, il est rappelé qu’ « Aaron fut mis à part pour être sanctifié comme très saint, lui et ses fils à perpétuité, pour offrir les parfums devant l’Eternel, pour faire son service, et pour bénir à toujours en son nom ». Mais Aaron est l’auteur du veau d’or !

Nous vous invitons maintenant à une « visite guidée » d’un texte biblique (Lévit.16v1-34), pour nous aider à comprendre ce qu’est la sainteté et quelle est sa finalité.

Lecture à haute voix de Lévitique 16v1-34

A) Clés d’entrée dans le texte 

La première difficulté est que nous sommes chrétiens et pas juifs. Comment entrer dans cette fête et ce texte du Lévitique ? En suivant le chemin pris par l’auteur de l’épître aux Hébreux, laquelle est un commentaire de Yom Kippour.

Clé 1 : Jésus, notre « grand prêtre » (Hébr.4v14). Nous devons lire Lévit.16 en considérant que tout ce qui est dit d’Aaron concerne Jésus et le concerne de manière parfaite. Alors qu’Aaron [puis ses successeurs] doit vivre chaque année cette fête, Jésus l’a vécue une fois pour toutes par son sacrifice à la croix (9v12). Notre place est alors celle du peuple, en accomplissant tout ce qui lui est demandé et en nous mettant au bénéfice de tout ce que vit pour nous notre souverain sacrificateur.

Clé 2 : Nous sommes tous des « grands prêtres », parce que « Jésus est entré pour nous au-delà du voile comme notre précurseur » (6v20). Nous pouvons alors y entrer après lui.

Quel est le rôle d’un prêtre, dans l’AT ? Cf 1 Chron.23v13, leur service consiste en la prière/l’intercession dans le temple, à approcher le Dieu saint dans le lieu saint et « pour bénir (dire le bien de Dieu et non « mal dire ») à jamais en son nom ».  Pour cela, il faut être saint. C’est pour une vie de prière devant Dieu que les prêtres sont sanctifiés (par contraste, le rôle du diable consiste à accuser continuellement les saints). Jésus, en tant que souverain sacrificateur, prie et intercède pour nous, pour toi et ton frère. Que prie-t-il ? (« Père, pardonne-lui, car il ne sait ce qu’il fait… »)

Parmi tous les serviteurs de Dieu (rois, prêtres, prophètes…), les seuls à être mis à part sont les prêtres et les Lévites (2 chron.23v6), A noter que la Bible dit que tout le peuple est saint (Deut.14v2), « un peuple de prêtres » (Ex.19v6, 1 Pie.2v9), sanctifié par Dieu. C’est ce que les protestants appellent « le sacerdoce universel » : qui n’a rien à voir avec le pouvoir, la gouvernance de l’église (cf une démocratie), ou le privilège, mais qui signifie que tout membre du peuple de Dieu (et pas seulement « un homme de Dieu », un lieu, ou un objet) est considéré comme saint et peut s’approcher de Dieu dans la sainteté.

Clé 3 : quels sacrifices offerts ? En Hébr.9v25-26, Jésus n’a offert aucun animal sa vie entière mais il a offert sa propre vie. Et nous ? (Hébr.13v15, Rom.12v1). Le sacrifice saint et parfait a été offert une fois pour toute par Jésus seul. Nous, nous entrons en Christ, avec lui et en même temps que lui, au-delà du voile, avec nos vies offertes (« un sacrifice vivant » cf Rom.12) à Dieu.

Clé 4 : quel(s) sanctuaire(s) ? Sachant qu’il n’y a plus de temple depuis 70 ap JC, il existe un autre temple, encore plus grand et plus parfait que celui de Jérusalem, « non construit de main d’homme » (9v11), mais par Dieu lui-même(8v2) : un sanctuaire cosmique, qui englobe le ciel. Dieu n’a donc pas besoin que nous lui construisons de temple, Il en a un bien plus grand ! Un autre temple est décrit en Jer.31v31-34 (La loi de Dieu y est déposée, comme elle l’était dans l’arche) et en Jean 2v19-21, 1 Cor.3v16-17 (là où Dieu est) : il s’agit d’un sanctuaire intérieur. Notre corps est appelé par Jésus et par Paul « un temple », celui du Saint-Esprit.

Entrons maintenant dans Lévitique 16, munis de ces clés :

B) Un jour solennel, empreint de gravité 

Tout souverain sacrificateur doit connaître la liturgie détaillée dans Lévitique 16, laquelle commence par « Après la mort des deux fils d’Aaron… » (vv1-2) pour avoir offert des parfums devant Dieu.

Il s’agit d’un jour solennel, d’une grande gravité : « mourrais-je, moi aussi ? », alors que Dieu me demande d’entrer dans Sa présence pour lui présenter des parfums, doit se demander le souverain sacrificateur, qui « flippe à mort »….Mais Dieu lui enseigne un chemin.

Les vêtements (y compris les caleçons) d’Aaron (v4, 32) : ils sont saints. C’est lavé (Ex.30v18-21) et revêtu de sainteté, jusque dans la réalité la plus intime de sa chair, qu’il entre au-delà du voile. Et nous ? (Gal.3v27)

Comment vous habillez-vous, pour les jours les plus solennels de votre vie ? Et Aaron, pour le jour le plus saint ?

Aaron a deux séries de vêtements : « les vêtements en or » (Ex.28v1 et ss), pour les grandes fêtes, et les vêtements de lin pour les jours ordinaires (Lévit.6v3-5).

Or, c’est revêtu de lin, c’est à dire humblement, qu’il entre au-delà du voile, où il peut s’approcher le plus du Dieu « trois fois saint » ! Dieu invite le plus saint à s’approcher de lui revêtu d’humilité. Pourquoi ?

En Esaïe 6v2-3, les séraphins acclament l’Eternel : « Saint, saint, saint, l’Eternel » mais se voilent la face. Ils n’osent pas contempler la sainteté de Dieu. Esaïe, témoin de la scène, n’ose pas regarder non plus. Il constate d’ailleurs une chose surprenante dans cette scène : la position des séraphins et la position de Dieu ! Les séraphins se tiennent au-dessus de Dieu mais ils n’ont pas usurpé de place : c’est Dieu qui se tient au-dessous d’eux, par humilité.

Les séraphins ne disent pourtant pas « humble, humble, humble, est le Seigneur » mais « saint, saint, saint », car la sainteté de Dieu réside dans son humilité. Ce qui le rend unique et « tout autre ».

Seul un humble peut rencontrer un autre humble. Le chemin de sanctification est un chemin d’humilité.

Nous-mêmes, « baptisés en Christ, revêtus » de l’humble Christ (celui qui a lavé les pieds de ses disciples, donnant à voir ce qu’est le mini-stère), notre souverain sacrificateur, nous cheminons avec lui jusqu’au-delà du voile, à la rencontre du Dieu « trois fois saint », « parfaitement saint » et « parfaitement humble ». L’affaire, non d’un jour par an mais de tout le quotidien de la vie.

C) Le saint pécheur : Confession et prière de repentance

Le premier sacrifice offert par Aaron lors de Kippour ? Un sacrifice « d’action de grâce » ? Non. Lévit.16v3, 11 et 25 : un sacrifice pour le péché, pour lui-même, sa famille et le peuple. Il offre un taureau, un sacrifice qui ne passe pas inaperçu et qui rappelle un autre animal, le veau d’or.

Cela signifie que le plus saint du peuple…est un pécheur ! (« plus saint que moi tu meurs », je suis pécheur ! dirait Aaron)

C’est quoi être saint ? Pas d’être « sans péché », car il n’y aurait aucun saint (seul Christ est le saint sans péché), mais de prendre conscience de ses péchés et de toujours en demander pardon, humblement, sans cesse, jusqu’au bout, pour soi mais aussi pour les autres. Car tout pécheur convaincu de péché, repentant, est pardonné. La vraie repentance consiste pour nous à être brisé par la tristesse infinie d’une situation où nous nous sommes compromis. C’est parce que nous comprenons à quel point notre péché risque d’abîmer notre relation à Dieu et aux autres, que nous sommes dans une profonde conscience de notre culpabilité.

Prière : un domaine où je dois me repentir ? Où Jésus ne règne pas ?

Aaron confesse les péchés du peuple mais ne juge pas, car il sait qu’il est pécheur lui-même. Mais aussi parce que si le peuple pèche, c’est en partie à cause de lui, qui a entraîné tout le monde dans l’idolâtrie (la fête pour le veau d’or, présentée comme « une fête pour l’Eternel » !).

En Lévit.4, il est question des péchés involontaires, qui ne rendent pas les autres coupables, sauf quand il s’agit de ceux du souverain sacrificateur (Lévit.4v3). Et nous sommes tous souverains sacrificateurs ! Le plus responsable est aussi le plus coupable. Plus un homme est saint et plus la moindre de ses fautes, même involontaire, peut scandaliser/blesser les autres.

Le souverain sacrificateur est celui qui prie et intercède tout le temps. Il sait que les fautes involontaires, même cachées et inconnues des autres, polluent et troublent la prière et le discernement de celui qui doit conduire le peuple, mais aussi l’amour de celui qui doit transmettre au peuple l’amour même de Dieu. C’est pourquoi il ne doit pas cesser de se repentir.

La repentance est donc une clé de la vie chrétienne, de la sainteté.

La prière qui nous rapproche le plus de Dieu ? Le jour le plus saint de l’année, le jour où l’homme peut se rapprocher le plus de Dieu, Dieu attend de sa part une prière : une prière de repentance.

Les fautes non conscientes/collectives

Il est bon de ne pas attendre pour confesser ses fautes, une fois convaincu de péché par le Saint-Esprit. Mais que faire quand une faute reste cachée, non révélée ? Je peux avoir blessé et offensé quelqu’un sans le savoir.

Yom Kippour est le jour où le souverain sacrificateur demande à Dieu pardon pour toutes les fautes ignorées de ceux qui les ont commises mais connues de leurs victimes et de Dieu, aussi bien pour les fautes individuelles que collectives.

 La faute collective la plus grave, parce que souvent non consciente :

La mort de Christ à la croix. Qui a mesuré ce que cela a représenté pour le Père ? Jésus a prié : « Père, pardonne-leur… » (Luc 23v34)

« Tout bien portant est un pécheur qui s’ignore » ou pourquoi se culpabiliser alors que je ne me sens pas coupable ?

Nous ne faisons pas de nos fautes involontaires/non conscientes des sujets de repentance. Nous ne nous sentons pas coupables. La psychologie nous recommande de chasser tout sentiment de culpabilité. Mais en disant cela, nous pensons surtout à nous et pas à la victime de notre faute, qui, elle, souffre.

Mais l’appel à la repentance n’a rien à voir avec la culpabilisation.

Pierre, dans Actes 3v17, invite à la repentance en vue du pardon de Dieu, lorsque le peuple prend conscience de sa faute collective.

La repentance conduit au pardon et le pardon à la réconciliation, à la réparation et à la paix (non pas l’absence de ce qui dérange mais l’établissement de ce qui est bon. Et sans justice, pas de paix). Dieu pardonne le pécheur repentant et console celui qui a été blessé.

D) « Voir Dieu et mourir » : « Un feu étranger » (Lévit.10v1-2

Le début de Lévit.16v1-2 rappelle que s’approcher de Dieu dans la sainteté, c’est risqué. De quoi et pourquoi sont morts les fils aînés d’Aaron ?

La grâce faite aux deux fils aînés d’Aaron était de voir Dieu et ne pas mourir (Ex.24v9-11). « Cool », ont-ils dû se dire. Mais le risque est de « mal vivre » une telle grâce, comme les fils d’Aaron, qui se sont crus permis de prendre des initiatives et de faire ce que Dieu ne leur a pas demandé.

Se présenter devant Dieu avec « un feu(ou une passion) étranger(e) », tue et conduit à la mort. Ce feu est séducteur, autonome, subtil. Exemple : défier Dieu par orgueil ; abuser de son pouvoir pour manipuler les autres et même Dieu ; vaine gloire suite à des expériences spirituelles ; être « accro » aux expériences spirituelles au point de toujours en redemander sans jamais dire « merci »…..Il y a de nombreux chemins qui mènent à la mort.

Un seul chemin mène à la vie : Bien vivre la grâce comme Aaron, à qui Dieu promet deux fois : « Et il ne mourra pas… » 

Un chemin d’humilité et de repentance (car son péché – le veau d’or – a été grand) dans l’amour (pour Dieu et le peuple assoiffé du pardon de Dieu) et l’obéissance (aux prescriptions de Dieu pour Kippour).

Une promesse de Dieu : « J’apparaîtrai… » : Dieu invite au-delà du voile, non pas Moïse, mais Aaron, le fabriquant du veau d’or (fausse image de Dieu) et lui assure qu’Il se verra voir !

[« Tu as fait une fausse image de moi et égaré le peuple : je vais te révéler qui je suis vraiment et tu ne mourras pas de m’avoir vu »].

Le texte est très pudique à ce sujet : « j’apparaîtrai sur le propitiatoire », au-delà du voile et « dans la nuée »…une simple nuée produite par Aaron par sa cassolette à encens. Dieu choisit d’apparaître à travers l’inconsistance de la prière d’Aaron. Un rendez-vous dans le plus grand silence et dans l’intimité puisque sans témoin.

Un Dieu pressé, au point d’interrompre le sacrifice (v11-14) :

Dieu ordonne curieusement à Aaron d’interrompre le sacrifice pour offrir le parfum, avant l’aspersion du sang. Comme si Dieu était pressé d’apparaître à Aaron dans la nuée et avant que le Saint des Saints soit purifié par le sang et avant la confession des péchés.

Il veut montrer à Aaron sans délais qu’il ne mourra pas et que ses péchés sont pardonnés (cf le père dans la parabole coupant la confession du fils prodigue repentant dans Luc 15v20).

Kippour est donc une fête qui célèbre, non pas un « faire » de Dieu mais son « être » : sa bienveillance et sa miséricorde. Nous aussi, quittons « l’âge du faire »….

E) Après la vision

Aaron se rend compte qu’il est toujours vivant, par la grâce de Dieu. Il ne saute pas de joie mais poursuit la repentance, devenue plus douce et plus légère : (cf Luc 15v20-21) il peut confesser tous les péchés du peuple (v21), pour se libérer.

Pardonné, libéré, Aaron reçoit des forces nouvelles qui lui permettent de porter devant Dieu les fautes du peuple. Et pour lui dire « pardonne-nous nos offenses », délivre-nous et sois-nous favorable (= « kâphar », racine du mot « kippour ») en ce qui concerne nos fautes passées, présentes et à venir.

Deux boucs :

Dieu lui demande alors un autre sacrifice, d’expiation : celui d’un bouc, (v25), pour d’autres péchés plus profonds, cachés. (Existe-t-il un domaine de ta vie où Jésus ne règne pas ?)

Un deuxième -appelé le « bouc émissaire »- est chargé des péchés du peuple par Aaron, qui les confesse à haute voix pour que tout le monde entende. Puis le bouc était chassé et éloigné dans le désert.

Le premier bouc sacrifié représente la propitiation : la colère de Dieu s’apaise ainsi par ce sacrifice, qui annonce à l’avance celui -parfait- de Jésus. Avant la venue de Jésus, Dieu avait « patienté » vis-à-vis de la punition du péché. Par ce sacrifice de bouc, Dieu montre qu’il est juste, car le châtiment a eu lieu.

Le deuxième bouc représente l’expiation : ce n’est pas le pécheur que Dieu éloigne de lui mais le péché, qui, de la sorte, ne trouble plus notre relation avec Dieu.

Nous recevons ainsi, en vertu de ce sacrifice, la paix de Dieu et vivons la paix avec Dieu : la paix, ce n’est pas la tranquillité, l’absence de ce qui nous embête. C’est l’établissement de ce qui est bon. Nous bénéficions ainsi d’une nouvelle relation avec Dieu. Il ne nous voit plus comme des pécheurs, mais comme des fils, qu’il a adoptés pour Lui. Ex : dans la parabole, ce qui intéresse le père, c’est de retrouver son fils, « mort et revenu à la vie ».

Aux vv23-24, Aaron se lave, ôte ses vêtements de lin, revêt ses « vêtements d’or » et sort du sanctuaire. Pourquoi se laver pour sortir du lieu Très Saint vers un lieu moins saint, et pour quitter le Dieu « Trois fois saint » pour aller vers un peuple de pécheurs ?

Nous ne sommes pas faits pour vivre dans un face à face exclusif avec Dieu, à l’écart des autres. Mais pour être devant Dieu, pour mieux aller vers les autres et être avec eux.

Dehors, Aaron n’est plus seul et se retrouve avec le peuple, sur lequel il pose un nouveau regard – celui de Dieu : il n’a plus devant lui un peuple repentant, écrasé de péchés mais un peuple saint, purifié (v30), dont les péchés ont été expiés et emportés loin par le bouc émissaire. Un peuple qu’Aaron considère même comme plus saints que lui. Nous-mêmes, voyons-nous comme « une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, afin que nous annonçons les vertus de celui qui nous a appelés des ténèbres à son admirable lumière », nous « qui autrefois n’étions pas un peuple, et qui maintenant sommes le peuple de Dieu, nous qui n’avions pas obtenu miséricorde, et qui maintenant avons obtenu miséricorde » (1 Pie.2v9-10) ?

Aaron, après avoir vu Dieu au-delà du voile, sait que le peuple est pardonné, purifié, sanctifié par la grâce de Dieu. Il peut maintenant prononcer la bénédiction et prononcer le nom de Dieu imprononçable pour que le peuple soit encore plus sanctifié.

La bénédiction se lit en Nombres 6v22-27. C’est Dieu qui bénit. La bénédiction dit « toi », parce que chaque membre du peuple, unique devant Dieu, est béni personnellement.  Mais aussi parce que c’est le peuple qui est tutoyé collectivement, pour souligner l’unité et la communion profondes du peuple face à Dieu, qui soude cette unité.

Cette bénédiction nous donne à voir la lumière de la face de Dieu, qui se lève sur nous. Pas le visage de Dieu blessé par l’offense de la mort de Son Fils, mais la lumière de l’amour de Dieu qui te pardonne mais aussi nous pardonne collectivement. Le visage de Dieu ne s’abaisse pas vers nous mais se lève vers nous, comme s’il était à nos pieds, à genoux peut-être devant nous, comme Jésus s’est abaissé devant ses disciples pour leur laver les pieds (Jean 13v5) ; et comme Jésus s’est abaissé pour écrire par terre, avant de lever son visage pour prononcer une parole de grâce (Jean 8v8).

Aaron, en tant que souverain sacrificateur, a vécu ce jour dans le silence, l’obéissance et la prière de repentance. Lorsqu’il a pris la parole devant tout le peuple, c’est, non pour le maudire mais pour le bénir, de la bénédiction de Dieu. La bénédiction n’est pas la prière ; elle n’est pas tournée vers Dieu ou vers soi, mais vers les autres. Elle donne ce qu’elle a reçu de Dieu dans la prière. Elle donne à voir la lumière du Dieu Trois fois saint, qui manifeste une sainte humilité.

 

Conclusion : Comparer les résultats de la visite guidée avec les 5 mots retenus. Demander aux participants si, suite à l’exploration du texte biblique, ils aimeraient changer les 5 mots retenus par leur groupe lors de la cascade et pourquoi.

 Prière 

 

 

Source/inspiration : Bourguet, Daniel. Père, sanctifie-les ! Edition Olivétan, 2008 (collection veillez et priez)

« Réveillons-nous « ! La Fête des trompettes (2)

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Suite et fin de l’étude sur La Fête des trompettes – 1ere partie de la fête tripartite de Souccoth, Par « Vincent de Vienne », notre plume invitée du jour que je remercie. Mixe de Notes de son prêche (ca octobre 2011), d’études et réflexions personnelles sur le sujet, enrichies d’enseignements de Paul Ghennassia et d’Henri Viaut Murat.

 

Quelle est la signification de la Fête des Trompettes chez les Juifs ?

Elle est multiple.

Le son de la trompette, ou plutôt du shofar (corne de bélier), est tout d’abord destiné à rappeler aux Juifs que le Dieu d’Israël est un Dieu de miséricorde, mais aussi un Dieu de jugement.

Le son de la trompette est un appel à la repentance, tout en rappelant à Dieu Sa miséricorde pour ceux qui se repentent.

C’est aussi l’annonce du jugement pour ceux qui refusent de se repentir.

Dans le Judaïsme, la Fête des Trompettes évoque encore plusieurs choses :

– Traditionnellement, le jour de la Fête des Trompettes commémore la création d’Adam, au sixième jour de la création, immédiatement avant le repos divin du shabbat.

Pour nous chrétiens, il représente le jour béni où notre corps sera ressuscité ou changé en un clin d’oeil, avant l’enlèvement de l’Eglise, qui précède les sept années des noces de l’Agneau dans le Ciel, avant le grand Shabbat de la terre que représente le Millénium.

– Ce jour marque aussi le premier jour de l’année civile Juive, ou Rosh Hashanah.

– Le jour de la Fête des Trompettes est aussi le jour anniversaire de la naissance de Noé.

Noé est une figure de l’enlèvement de l’Eglise (Genèse 7:6 et 8:13).

C’est aussi le jour où il ôta la couverture de l’arche, quand la terre eut séché.

Quel est notre rôle en tant qu’Eglise ?

Jé 4. 5-6 : « Annoncez en Juda, publiez à Jérusalem, et dites : Sonnez de la trompette dans le pays ! Criez à pleine voix, et dites : Rassemblez-vous, et allons dans les villes fortes ! Élevez une bannière vers Sion, fuyez, ne vous arrêtez pas ! Car je fais venir du septentrion le malheur et un grand désastre. »

LES RESULTATS DE LA TROMPETTE

Ps 47. 6. « Dieu monte au milieu des cris de triomphe, L’Éternel s’avance au son de la trompette. »

Un avertissement

– Ce jour annonce aussi le jour du jugement divin et celui de la résurrection des morts (Jérémie 30:6-7. Sophonie 1:14-16).

Il s’agit du grand Jour de l’Eternel.

Ce jour annonce la « tribulation de Jacob, » qui se produira lors de la Grande Tribulation, quand l’Antichrist persécutera à mort les Juifs qui auront refusé de l’adorer comme Dieu.

Mais Jacob sera finalement délivré de cette tribulation par le Messie, au moment de Son retour glorieux sur la terre.

Un rassemblement

– Ce jour de la Fête des Trompettes est celui du rassemblement des élus de Dieu (Nombres 29:1-6).

Le shofar était toujours utilisé pour rassembler le peuple, et tout particulièrement pour rassembler les troupes, ou pour « lever le camp. »

(Voir 1 Thessaloniciens 4:16 : « Car le Seigneur lui même, à un signal donné, à la voix d’un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement »).

Le jugement

En ce jour du Yom Teruah, des « livres sont ouverts dans les cieux. »

Pendant dix jours, jusqu’à la Fête du Yom Kippur, chacun est appelé à s’examiner devant le Seigneur, à se repentir, et à mettre sa vie en ordre, avant le grand jour du Yom Kippur, jour de la rédemption d’Israël.

Car c’est en ce jour du Yom Kippur que les livres sont fermés, et qu’est prononcée la sentence divine.

Le Seigneur veut toujours avertir les pécheurs avant de prononcer Ses jugements.

Ceux qui se repentent échappent à Son jugement.

Rappelons que le jour du Yom Kippur est celui qui devrait voir le retour du Seigneur sur la terre avec l’Eglise.

Tous les Juifs rescapés de la Grande Tribulation reconnaîtront alors « Celui qu’ils ont percé », et ils se convertiront à Jésus leur Messie (Romains 11:12).

Il est intéressant de savoir que, dans la tradition juive, quand Moïse descendit pour la deuxième fois du Mont Sinaï, avec les Tables de la Loi, ce fut le jour du Yom Kippur.

C’est en cette même Fête du Yom Kippur que Jésus doit revenir pour la deuxième fois sur la terre.

Plus tard, quand il assembla et consacra le Tabernacle, ce fut le premier jour du premier mois (Exode 40:1).

C’est ce premier jour du premier mois (mois de Nisan) qui marque le début de l’année religieuse.

Ezéchiel reçoit la vision du Temple du Millénium le jour du Yom Kippur, le dixième jour du premier mois (Ezéchiel 40:1).

En revanche, quand Salomon a consacré le Temple de Jérusalem, ce fut le jour de la Fête des Tabernacles, figure du Millénium (2 Chroniques 5:3).

– Les trompettes sont aussi sonnées pour annoncer le jour du mariage du Messie (Joël 2:15-16).

C’est aussi en ce jour que l’Eglise ressuscitée sera unie pour toujours avec son Seigneur, quand Il viendra l’enlever de cette terre à Sa rencontre dans les airs, pour la conduire aux noces de l’Agneau.

Les fiançailles et le mariage

A ce propos, il est bon de rappeler comment se déroulait le mariage de l’époque :

Le mariage était arrangé et approuvé par les parents, en particulier par le père.

– Le fiancé devait se présenter au domicile de sa future fiancée avec trois choses : une forte somme d’argent, un projet de contrat de mariage, et une outre de vin.

– Un prix était fixé pour « l’acquisition » de la mariée. Ce prix devait être payé par le fiancé.

– La fiancée devait donner son consentement.

Le prix de l’Eglise et de son mariage fut le sacrifice de Jésus à la croix !

– Dès que l’accord était conclu, on versait du vin dans une coupe, pour sceller l’alliance. Les fiançailles étaient alors conclues. Les fiancés étaient légalement liés en tant que mari et femme, mais sans pouvoir encore cohabiter.

– Un document écrit était alors établi, le ketubah, qui fixait le « prix » de la fiancée, les promesses faites par le fiancé, et les droits de la fiancée.

– Le fiancé donnait ensuite des cadeaux à sa fiancée.

– La fiancée devait passer par un bain rituel, ou « mikveh, » symbolisant l’abandon de son ancienne vie et son passage à une vie nouvelle.

– Le fiancé retournait dans la maison de son père, pour préparer une place à sa fiancée. Cette place était appelée la « chambre. »

– La fiancée se préparait de son côté à sa future vie d’épouse et de mère, et au retour de son fiancé.

– Seul le père du fiancé pouvait fixer la date de ce retour, car il fallait qu’il soit entièrement satisfait des préparatifs faits par son fils pour sa fiancée.

– Le retour du fiancé se faisait en général la nuit, au son du shofar.

Il emmenait sa fiancée dans sa « chambre, » où leur union était consommée.

Puis une grande fête de sept jours réjouissait tous les invités.

L’Église universelle (fiancée) réunie pour l’Eternité avec son Roi (Le fiancé)

– Les trompettes sont aussi sonnées pour annoncer le couronnement du Messie, du Roi d’Israël (Psaumes 47 et 98:6-9).

L’AVENEMENT DU ROYAUME SUR TERRE

Le Seigneur est couronné comme Roi d’Israël et du monde.

Sa souveraineté est alors affirmée.

Il est intéressant de savoir que les rois d’Israël et de Juda étaient en général couronnés en ce jour de la Fête des Trompettes.

C’est alors qu’ils étaient proclamés rois, qu’ils montaient publiquement sur le trône, qu’ils recevaient l’onction d’huile royale, et qu’ils étaient acclamés par tous leurs sujets, venus leur rendre hommage et allégeance.

Dans quel état spirituel se trouvera l’Eglise au moment de l’Enlèvement ?

Au moment de l’Enlèvement, l’Eglise fidèle sera prête !

Elle sera trouvée veillant et priant.

Elle ne sera pas surprise comme par un voleur dans la nuit.

C’est l’Eglise morte qui sera surprise.

Voici ce que dit Paul aux Thessaloniciens : « Pour ce qui est des temps et des moments, vous n’avez pas besoin, frères, qu’on vous en écrive. Car vous savez bien vous-mêmes que le jour du Seigneur viendra comme un voleur dans la nuit. Quand les hommes diront : Paix et sûreté ! alors une ruine soudaine les surprendra, comme les douleurs de l’enfantement surprennent la femme enceinte, et ils n’échapperont point. Mais vous frères, vous n’êtes pas dans les ténèbres, pour que ce jour vous surprenne comme un voleur ; vous êtes tous des enfants de la lumière et des enfants du jour. Nous ne sommes point de la nuit ni des ténèbres. Ne dormons donc point comme les autres, mais veillons et soyons sobres. Car ceux qui dorment dorment la nuit, et ceux qui s’enivrent s’enivrent la nuit. Mais nous qui sommes du jour, soyons sobres, ayant revêtu la cuirasse de la foi et de la charité, et ayant pour casque l’espérance du salut. Car Dieu ne nous a pas destinés à la colère, mais à l’acquisition du salut par notre Seigneur Jésus-Christ » (1 Thessaloniciens 5:1-9).

Le texte grec pour : « Pour ce qui est des temps et des moments » parle des « temps et des saisons. »

Paul faisait référence aux temps et aux saisons des convocations solennelles de l’Eternel, lors des Fêtes sacrées de l’Eternel.

Paul dit clairement que les Chrétiens qui vivent comme des enfants du jour et de la lumière ne seront pas surpris par ce jour !

Ce sont les Chrétiens de l’Eglise morte qui seront surpris, comme Jésus le dit, dans l’Apocalypse, à l’Eglise de Sardes : « Ecris à l’ange de l’Eglise de Sardes : Voici ce que dit celui qui a les sept esprits de Dieu et les sept étoiles : Je connais tes oeuvres. Je sais que tu passes pour être vivant, et tu es mort. Sois vigilant, et affermis le reste qui est près de mourir ; car je n’ai pas trouvé tes oeuvres parfaites devant mon Dieu. Rappelle-toi donc comment tu as reçu et entendu, et garde, et repens-toi. Si tu ne veilles pas, je viendrai comme un voleur, et tu ne sauras pas à quelle heure je viendrai sur toi » (Apocalypse 3:1-3).

L’Eglise de Sardes est morte, et, si elle ne se repent pas, elle ne saura pas à quelle heure le Seigneur viendra.

Dans la tradition, le souverain sacrificateur et le capitaine des gardes du Temple étaient aussi surnommés des « voleurs dans la nuit. »

En effet, les sacrificateurs qui veillaient constamment sur le feu sacré et sur l’entretien du chandelier ne devaient jamais s’endormir au cours de leur service.

Si le souverain sacrificateur ou le capitaine des gardes, au cours d’une visite inopinée, surprenaient un sacrificateur endormi, ils mettaient le feu à ses vêtements.

Le fautif devait se débarrasser de ses vêtements enflammés, et s’enfuir honteux, « pour que la honte de sa nudité ne paraisse pas » (Apocalypse 3:18).

Il en résulte que l’Eglise vivante, elle, saura à quel moment le Seigneur reviendra, même si elle n’en sait ni le jour ni l’heure !

Elle ne se laissera pas surprendre, parce qu’elle veille en permanence.

Le Seigneur Jésus a dit : « Prenez garde à vous-mêmes, de crainte que vos cœurs ne s’appesantissent par les excès du manger et du boire, et par les soucis de la vie, et que ce jour ne vienne sur vous à l’improviste ; car il viendra comme un filet sur tous ceux qui habitent sur la face de toute la terre. Veillez donc et priez en tout temps, afin que vous ayez la force d’échapper à toutes ces choses qui arriveront, et de paraître debout devant le Fils de l’homme » (Luc 21:34-36).

Abraham est un type de l’Eglise fidèle, et Lot un type de l’Eglise infidèle.

Dans Matthieu 24, Jésus a dit : « Quel est donc le serviteur fidèle et prudent, que son maître a établi sur ses gens, pour leur donner la nourriture au temps convenable ? Heureux ce serviteur, que son maître, à son arrivée, trouvera faisant ainsi ! Je vous le dis en vérité, il l’établira sur tous ses biens. Mais, si c’est un méchant serviteur, qui dise en lui-même : Mon maître tarde à venir, s’il se met à battre ses compagnons, s’il mange et boit avec les ivrognes, le maître de ce serviteur viendra le jour où il ne s’y attend pas et à l’heure qu’il ne connaît pas, il le mettra en pièces, et lui donnera sa part avec les hypocrites : c’est là qu’il y aura des pleurs et des grincements de dents. » (Matthieu 24:45-51).

Ni le bon, ni le mauvais serviteur, ne connaissaient l’heure exacte du retour de leur maître. Mais le bon serviteur a continué fidèlement à accomplir sa tâche.

C’est ce que l’Eglise fidèle continuera à faire jusqu’au bout.

 

Soyons donc réveillé, éveillé, veillant et fidèle jusqu’à ce que le glas de la trompette retentisse et annonce le retour majestueux de Notre seigneur Jésus. Maranatha !

« Réveillons-nous » ! La Fête des trompettes (1)

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La Fête des trompettes 1ere partie de la fête tripartite de Souccoth

Par « Vincent de Vienne », notre plume invitée que je remercie.

Mixe de Notes de son prêche (ca octobre 2011), d’études et réflexions personnelles sur le sujet, enrichies d’enseignements de Paul Ghennassia et d’Henri Viaut Murat. Vu sa densité et sa richesse, cette étude est scindée en deux parties.

 

Définition de veiller: « agrupneô » en grec; être circonspect, attentif, prêt – Thayer.

Veiller est donc le contraire d’être insouciant, « d’être dans la lune », d’être endormi.

Synonyme de veiller « agrupneô ». grègoreô (s’efforcer de rester éveiller) et de nèphô (s’abstenir de l’excès d’alcool pour garder un état d’alerte exempt de toute somnolence qui permet d’éviter les dangers spirituels qui nous guettent)

VERSETS

« Soyez sobres (nèphô), veillez (grègoreô). Votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera ». (1 Pierre 5:8)

Marc 14 : 38 : « Veillez… »

Ephésiens 5 : 14 : « Réveille-toi, toi qui dors , Relève-toi d’entre les morts, Et Christ t’éclairera. »

Es 58. 1. « Crie à plein gosier, ne te retiens pas, élève ta voix comme une trompette, et annonce à mon peuple ses iniquités, à la maison de Jacob ses péchés ! »

Ap 8. 2. « Et je vis les sept anges qui se tiennent devant Dieu, et sept trompettes leur furent données. »

Ap 9. 21. « Et ils ne se repentirent pas de leurs meurtres, ni de leurs enchantements, ni de leur impudicité ni de leurs vols. »

Matt 22 : 1-14

 

INTRODUCTION

La Fête des Trompettes est appelée faussement  » Rosh Ashana » ou (qui veut dire) « Tête de l’année », ce qui n’est pas du tout le cas puisqu’elle est la 5e fête placée au 7e mois de l’année du calendrier biblique, selon Dieu (voir au début le Calendrier juif des fêtes bibliques).

En réalité, la  » tête de l’année  » c’est Pâques, car Dieu a dit: « Ce mois-ci (le mois de Nissan) sera pour vous le premier des mois de l’année «  (Exode 12: 1). La tradition « dite Juive moderne » s’est permise de transformer la Parole de Dieu…. AU LIEU DE NOUVELLE ANNEE DISONS alors NOUVELLE SAISON OU ENCORE SECONDE PARTIE D’ANNEE qui se veut à la fois dans le naturel… (Nouvelle en Israël, car cette période défini la saison sèche de la saison des pluies)

La fête :

Lev 23 : 23-25 : « L’Eternel parla à Moïse, et dit:  Parle aux enfants d’Israël, et dis: Le septième mois (Le mois de Tichri), le premier jour du mois, vous aurez un jour de repos, publié au son des trompettes, (un mémorial de jubilation, une commémoration publiée au son des trompettes,  un mémorial de jubilation) et une sainte convocation., Vous ne ferez aucune œuvre servile, et vous offrirez à l’Eternel des sacrifices consumés par le feu ».

LES CYCLES DE DIEU 

Les 7 fêtes de l’Eternel déterminant la destinée de l’humanité : 2 fêtes triptyques.
Le fait que les quatre premières étapes prophétiques du ministère de Jésus correspondent aux quatre premières Fêtes du printemps nous permet de penser que les trois dernières étapes prophétiques de Son ministère seront aussi inaugurées les jours mêmes des trois dernières Fêtes de l’automne.
L’Enlèvement de l’Eglise, qui est aussi le jour de la résurrection des morts en Christ, pourrait donc se produire lors d’une prochaine Fête des Trompettes [mais cela reste hypothétique]

Les quatre fêtes du printemps ont correspondu, au jour exact, à un événement précis de la vie du Seigneur et de l’Eglise :
– Jésus-Christ est mort le jour même de la Fête de la Pâque juive.
– Il a été enseveli le premier jour de la Fête des pains sans levain.
– Il est ressuscité le jour même de la Fête des Prémices.
– L’Esprit-Saint est descendu sur l’Eglise le jour même de la Fête de Pentecôte.

On peut donc raisonnablement penser que les trois fêtes de l’automne vont également correspondre à un événement capital de la vie du Seigneur et de Son Eglise.(1)

 

Les Sacrifices de la Fête des Trompettes

Nombres 29:1-6 : « Le premier jour du septième mois, vous aurez une sainte assemblée. Vous n’effectuerez aucun travail pénible. Ce jour sera proclamé parmi vous au son des trompettes.
Vous offrirez en holocauste dont l’odeur est agréable à l’Eternel un jeune taureau, un bélier et 7 agneaux d’un an sans défaut. 3 Vous y joindrez l’offrande de fleur de farine pétrie à l’huile: 6 litres et demi pour le taureau, 4 litres et demi pour le bélier, 4 et 2 litres pour chacun des 7 agneaux.
Vous offrirez un bouc en sacrifice d’expiation, afin de faire l’expiation pour vous.
Vous offrirez ces sacrifices, en plus de l’holocauste mensuel et de l’offrande végétale qui l’accompagne ainsi que de l’holocauste perpétuel et de l’offrande végétale et des offrandes liquides qui l’accompagnent, d’après les règles établies. Ce sont des sacrifices passés par le feu dont l’odeur est agréable à l’Eternel ».

Voici les événements auxquels vont probablement correspondre ces fêtes de l’automne : (ATTENTION C’EST HYPOTHETIQUE)

– L’Enlèvement de l’Eglise devrait se produire lors de l’une des prochaines Fêtes des Trompettes, ce qui marquera le début de la Grande Tribulation.

– Le retour du Seigneur sur la terre devrait se produire le jour même de la Fête du Yom Kippour de la septième année qui suit l’enlèvement de l’Eglise.

Car c’est à ce moment que tous les Juifs rescapés de la Grande Tribulation se convertiront au vrai Messie.

– Le début du Millénium devrait être proclamé le jour de la Fête des Tabernacles qui suit la fête précédente, celle du Yom Kippur.

Puisque nous sommes au moment de cette Fête des Trompettes, qui [devrait] marquer l’Enlèvement de l’Eglise, il nous a semblé important d’approfondir l’étude de cette fête.

De même que les quatre fêtes du printemps ont correspondu à la première venue de Jésus, les trois fêtes de l’automne doivent correspondre à la seconde venue du Seigneur.

Ces deux séries de fêtes sont séparées par une longue période de quatre à cinq mois, période qui correspond au temps de l’Eglise.

C’est le temps du mûrissement de la récolte et de la moisson.

C’est aussi un temps de grande sécheresse en Israël.

La Fête des Trompettes est la seule à être célébrée un jour de nouvelle lune.

La tradition juive dit qu’Elle doit se célébrer sur deux jours, qui forment une seule longue journée.  » (ceci en dehors de la terre d’Israel)

Elle était connue comme la fête « dont on ne connaissait jamais ni le jour ni l’heure. »

Dès que le premier croissant de lune était observé par les deux témoins chargés de cette mission, on sonnait 100 coups de trompette : 11 séries de neuf coups brefs, suivies d’un son puissant et prolongé, celui de la « dernière trompette. » (Voir Apocalypse)

C’est de cette « dernière trompette » dont parle l’apôtre Paul dans 1 Corinthiens 15:51-53.

Il ne s’agit donc pas de la dernière des sept trompettes de l’Apocalypse, dont Paul ne connaissait pas l’existence au moment où il a écrit aux Corinthiens.

Cet ordre précis de différents sons, brefs et long, indiquait aussi au peuple Hébreu, dans le désert, qu’il devait se préparer à décamper, pour se diriger vers un nouveau lieu de repos.

SIGNIFICATION DU SON DES TROMPETTES

Dans le calendrier prophétique des temps, cette fête des trompettes est bien à sa place en 5e position, dernière phase avant le retour du Seigneur.

Le Son de la trompette ( » térouah »> signifie, d’après sa racine hébreu, « le réveil « ) : un signal qui doit provoquer l’attention et réveiller celui qui l’entend !… Le « Shoffar « , qui est employé comme trompette jusqu’à ce jour par le peuple d’Israël, est une corne de bélier dont le son puissant profondément POIGNANT garde une portée prophétique, tout en « marquant » des événements graves et importants. Le  » Shoffar » retentit pour certaines fêtes ou convocations exceptionnelles ou encore dans de graves dangers, etc….

Nombres 10.9-10 : « Lorsque, dans votre pays, vous irez à la guerre contre l’ennemi qui vous combattra, vous sonnerez des trompettes avec éclat, et vous serez présents au souvenir de l’Éternel, votre Dieu, et vous serez délivrés de vos ennemis. Dans vos jours de joie, dans vos fêtes, et à vos nouvelles lunes, vous sonnerez des trompettes, en offrant vos holocaustes et vos sacrifices d’actions de grâces, et elles vous mettront en souvenir devant votre Dieu. Je suis l’Éternel, votre Dieu ».

La prophétie parle beaucoup de la trompette, surtout en ce qui concerne  » les temps de la fin « . Le rétablissement d’Israël en 1948 est la conséquence de ce grand coup de trompette dont Isaïe le prophète a parlé:  » En ce temps-là, l’Eternel secouera des fruits depuis le cours du fleuve jusqu’au torrent d’Egypte et vous serez ramassés un à un, enfants d’Israël !… En ce jour, on sonnera de la grande trompette (« Shoffar Gadol « ) et reviendront ceux qui étaient exilés..  » (Esaïe 27: 12 à 13).

Ce « grand son de trompette » c’est aussi celui qui a produit un tel « mouvement sur les os « , selon la prophétie d’Ezéchiel (Ez 37: 1 à 14),

C’est actuellement un temps de préparation et d’attente. Bientôt résonnera le son de trompette dont parle l’Écriture : « Le Seigneur lui-même, à un signal donné, à la voix d’un archange étau son de la trompette de Dieu, descendra du ciel et les morts en Christ (le Messie) ressusciteront premièrement, ensuite nous les vivants qui seront restés, nous serons tous ensembles enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs » (I Thessal 4: 16 à17)… « Tous nous seront changés en un instant; en un clin d’oeil à la dernière trompette » (c’est-à-dire la 7e trompette dont parle Apocalypse 11 : 15)… « la trompette sonnera et les morts ressusciteront incorruptibles, et nous,  nous serons changés » (I Corinth. 15 : 51 52 53).

Parlant de son propre retour, le Seigneur Jésus a dit: « Le Fils de l’homme paraîtra…, il enverra ses anges avec la trompette retentissante et ils rassembleront ses élus des quatre vents… «  (Matth.24: 30, 31).

Mais avant cette 7e trompette qui sonnera la délivrance de beaucoup…, il y en a 6 autres qui sonneront les heures graves d’un monde sous le jugement!… Les chapitres 8 et 9 de l’Apocalypse décrivent ces coups de trompettes, successifs, lesquels, traduits dans un langage moderne, prennent un relief étonnant et bouleversant:

Nous [serions], prophétiquement et historiquement à l’époque des trompettes, car le retour du Messie est proche et, c’est en prévision de ces temps-là que le prophète Amos disait très justement ; « Prépare-toi à la rencontre de ton Dieu O Israël ! » (Amos 4: 12).

Mt 24. 31 : « Il enverra ses anges avec la trompette retentissante, et ils rassembleront ses élus des quatre vents, depuis une extrémité des cieux jusqu’à l’autre. »

Ez 33. 3 : « Si cet homme voit venir l’épée sur le pays, sonne de la trompette, et avertit le peuple ; 4 et si celui qui entend le son de la trompette ne se laisse pas avertir, et que l’épée vienne le surprendre, son sang sera sur sa tête. 5 Il a entendu le son de la trompette, et il ne s’est pas laissé avertir, son sang sera sur lui ; s’il se laisse avertir, il sauvera son âme. 6 Si la sentinelle voit venir l’épée, et ne sonne pas de la trompette ; si le peuple n’est pas averti, et que l’épée vienne enlever à quelqu’un la vie, celui-ci périra à cause de son iniquité, mais je redemanderai son sang à la sentinelle. »  Celle-là même qui était chargée de sonner et d’avertir avec le shofar.

Os 8. 1 : « Embouche la trompette ! L’ennemi fond comme un aigle sur la maison de l’Éternel, parce qu’ils ont violé mon alliance, et transgressé ma loi. »

L’homme au service de Dieu doit ici sonner du chofar.

Os 5. 8 : « Sonnez de la trompette à Guibea, sonnez de la trompette à Rama ! Poussez des cris à Beth-Aven ! Derrière toi, Benjamin ! 9 Ephraïm sera dévasté au jour du châtiment ; J’annonce aux tribus d’Israël une chose certaine. »

1 Th 4. 16 : « Car le Seigneur lui- même, à un signal donné, à la voix d’un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement. »

(A suivre)

 

 

Note :

(1)Concernant ces fêtes :

PESSAH :

– La Fête de la Pâque : le 14 du mois de Nisan. Première pleine lune de printemps.

– La Fête des Pains sans Levain : du 15 au 22 du mois de Nisan.

– La Fête des Prémices : le premier jour de la semaine qui suit le shabbat de la Pâque du mois de Nisan.

Cela pouvait être le 16 du mois, si le 15 était un shabbat. Sinon, il fallait attendre le premier jour de la semaine qui suivait le premier shabbat de la Pâque.

SHAVOUOT :

– La Fête de Pentecôte (Shavouot) : le 6 du mois de Sivan.

SOUCCOT :

– La Fête des Trompettes : le premier du mois de Tishri (7iem mois).

– La Fête des Expiations : le 10 du mois de Tishri.

– La Fête des Tabernacles : le 15 du mois de Tishri. (7ieme fête du 7ieme mois

 

Dernière Pâque

En ce temps de confinement, se réunir en famille pour Pâque est tout un défi ! (Source : medium.com)

« Je suis très content d’être avec vous ce soir », dit Jésus à ses amis.

Ce soir-là, Lui et ses disciples sont à table pour fêter la Pâque, une fête de la Bible [Exode 115] qui raconte l’histoire d’un passage, d’une sortie et d’une naissance.

Normalement cette fête se passe dans les maisons, en famille. Jésus, lui, était avec ceux qui sont sa vraie famille : ses disciples qui croient en lui et qui le suivent.

Qu’ont mangé Jésus et ses disciples ce soir-là ? Ils ont mangé ce qu’ont mangé les israélites la première nuit de la Pâque (Exode 12) :

Des pains sans levain, pour se rappeler que le peuple était parti très vite d’Egypte.
Des herbes amères, pour se souvenir que les conditions d’esclavage du peuple en Egypte n’étaient pas drôles du tout. Le peuple était même à « à l’étroit » en Egypte.
Imaginez : tous les jours, pendant des heures, sous le soleil brûlant, des milliers d’hébreux devaient fabriquer des briques, des briques et des briques pour le pharaon, pour construire des villes.

Et de l’agneau rôti, pour se souvenir de celui qu’ont mangé les israélites cette première nuit de la sortie d’Egypte. Et cette fameuse nuit, où l’Eternel a frappé les premiers nés de l’Egypte (Ex.11v4-8, 12v29-30), le peuple était, lui aussi, confiné : Dieu avait donné à tous l’interdiction formelle de quitter leurs maisons, seuls lieux sûrs cette nuit-là, car marquées par le sang de l’agneau pascal sacrifié (Ex.12v21-28). Ce signe manifeste que du sang a déjà coulé. Il n’est plus besoin de faire couler du sang à nouveau.

Ils n’ont pas mangé debout, à la va-vite, comme lorsque le peuple était esclave, mais à table, comme des hommes libres, des riches et des rois.

Ils ont bu aussi 4 coupes pleines de vin rouge, pour dire merci à Dieu pour sa délivrance et pour nous avoir donné une vie débordante : plus de tristesse ! De la joie !

Un disciple, sans doute le plus jeune, a demandé : « et pourquoi cette nuit est-elle différente de toutes les autres ? » (1)

Jésus répond : C’est que nous étions esclaves du Pharaon en Egypte, mais Dieu nous a aimés et il a voulu que tous les hommes soient libres pour le servir.

Le disciple : Mais Jésus, nous n’avons jamais été esclaves, et encore jamais en Egypte !

Jésus : chacun doit se considérer comme s’il était lui-même sorti d’Egypte. Ce n’est pas seulement nos Pères, mais nous-mêmes qu’il a sauvés avec eux. Ce que Dieu a fait autrefois, Il le fait toujours aujourd’hui ! Il nous aide à « sortir » (des ténèbres, de l’enfermement, de l’esclavage, de la peur…) pour vivre une vie nouvelle, riche et débordante.

« Sortir », c’est une libération et une nouvelle naissance : comme l’exprime de manière poétique Erri de Luca, « Je t’ai fait sortir(d’Egypte) : du réseau de canaux du grand fleuve pour te mettre au sec de la liberté. Le Sinaï s’appelle aussi Horeb, assèchement. Telle est aussi la naissance, se trouver projeté à l’air libre. Une fois sorti d’Egypte, tu as entendu le bruit de grandes eaux se refermer après ton passage, une porte claquée dans ton dos. La sortie fut une naissance, aventure d’un aller simple. »(Erri de Luca. Et Il dit, pp 42-43)

Mais ce soir-là, ce repas de la Pâque n’était pas comme les autres. Jésus a même dit à ses disciples que c’était là son dernier repas avec eux. Cela les a rendu très tristes.

Jésus a aussi fait des choses bizarres et nouvelles pour leur dire à quel point il les aime : il leur a lavé les pieds ; il a partagé le pain et le vin, en disant que c’était « son corps », « son sang » (sa vie) qu’il donnait volontairement pour nous.

Jésus, c’est « l’agneau de Dieu [comme l’agneau de la Pâque] qui enlève le péché du monde », notre péché, pour que nous soyons pardonnés, réconciliés avec Dieu, et pour que nous vivions une vie nouvelle, débordante, et une relation nouvelle avec Dieu qui nous aime tant.

En effet, « ce n’est point par des choses périssables, argent ou or, que (nous avons) été rachetés de la vaine manière de vivre héritée de (nos) pères, mais par le sang précieux (de cet) agneau sans défaut et sans tache, prédestiné avant la fondation du monde et manifesté à la fin des temps à cause de (nous). Par lui (nous croyons) en Dieu qui l’a ressuscité des morts et lui a donné la gloire, de telle sorte que (notre) foi et (notre) espérance reposent sur Dieu ». (1 Pie.1v18-21). Le sang de cet agneau parfait ayant été versé une fois pour toutes, le sang n’a plus besoin de couler à nouveau. C’est ainsi que Christ est le sacrifice ultime, qui n’a plus besoin d’être répété.

A la fin du repas, Jésus et ses disciples ont remercié Dieu en disant des prières et en chantant les psaumes 113 à 118. et le psaume 136. Ils ont certainement chanté le « Dayènu » – « ça nous suffit », poème lyrique qui apparaît en première partie du seder et par lequel l’on remercie Dieu pour toutes ses œuvres de libération en Egypte. A chaque rappel de ces interventions divines, le choeur répond : « dayènu », « ça nous suffit ».

Ceux qui chantent se souviennent aussi pourquoi Dieu les a fait sortir.  « Quand tes descendants demanderont pourquoi je t’ai fait sortir, ils compteront la valeur numérique de hotzetikha, « je t’ai fait sortir », et ils la trouveront égale à levasser, « pour annoncer ». Je t’ai fait sortir pour apporter une annonce. »(Erri de Luca, op. cit. p 43)

Ils sont sortis pour servir Dieu et pour annoncer la victoire de leur libérateur sur leurs oppresseurs. Ce libérateur, c’est Jésus, dont le nom signifie « Dieu sauve » et « Dieu élargit ».

Et toi ? Comment vas-tu le remercier ?

 

D’après la saynète de la pasteure Ulrike Richard-Molard, de l’UEPAL

 

Note : 

(1) Chanté par le plus jeune enfant, c’est le Ma Nishtana (« qu’est-ce qui change ? »), le plus populaire des chants de Pessah.  Deux versions « décoiffantes » et amusantes (pour les enfants et les adultes) sont à découvrir ici et . En savoir plus sur les chants du seder.

L’action du mois : fêtons Pâque(s)

« Christ, notre agneau pascal, a été sacrifié pour nous. » (1 Corinthiens 5v7). Source image : public domain pictures

Cette année, les juifs célèbrent Pessah (« passage » ou la Pâque) du 08 avril au soir jusqu’au 16 avril, tandis que les chrétiens d’Occident célébreront Pâques le dimanche 12 avril (dimanche 19 avril pour les chrétiens d’Orient).

La Pâque « juive » est en réalité une fête biblique. Instituée dans l’Ancien Testament, comme toutes les autres fêtes de la Bible, elle a pour but de glorifier Dieu en se remémorant de façon objective son action dans l’histoire d’Israël – ici, la sortie d’Egypte et la naissance d’Israël en tant que peuple, cf Exode 12v24-27. Elle n’a pas un sens seulement social ou « festif », mais sert à communiquer la présence de Dieu avec son peuple et à transmettre l’enseignement de la foi aux générations successives.

Pâques est une fête chrétienne, c’est-à-dire non instituée bibliquement mais commémorant aussi l’action de Dieu en prenant pour thème des moments importants de la vie du Seigneur Jésus-Christ racontés dans les évangiles (naissance, mort et résurrection, ascension…), ou de l’action de l’Esprit (Pentecôte). Les fêtes chrétiennes ont également pour rôle de valoriser l’aspect festif et communautaire de la foi.

De même que la Pâque biblique est l’une des « fêtes de l’Eternel » les plus importantes, au cœur de la foi juive, le chrétien devrait estimer Pâques – bien plus que Noël – comme le cœur de sa foi, vu qu’il célèbre à cette occasion que Jésus-Christ est « réellement ressuscité » ! (cf Luc 24v34). Et si Christ n’est pas ressuscité, « notre foi est vaine » (1 Cor.15v14-19).

Si Pâque (« juive ») et Pâques (« chrétienne ») ne commémorent pas les mêmes événements bibliques, les deux fêtes ont beaucoup de points communs, à commencer par le fait qu’elles étaient autrefois célébrées à la même date, le 14 du mois de nissan, avant que le premier concile de Nicée de l’an 325 ne décale la fête chrétienne de Pâques au dimanche qui suit. Il y a aussi continuité avec le judaïsme (avec le souvenir d’un événement fondateur dans l’histoire du salut – « une sortie » et « une naissance ») et « en même temps » radicale nouveauté (de Moïse à Jésus, quoique le premier ait annoncé le second dans Deut.18v15).

Par ailleurs, les deux fêtes évoquent « une sortie d’Egypte » et un « passage », de l’esclavage à la libération, et de la mort à la vie.

L’agneau pascal est mangé durant les deux fêtes. Jésus est lui-même par ailleurs décrit dans le Nouveau Testament comme étant « l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde » (Jean 1v29, 35) et « Notre Pâque », qui a été sacrifiée (1 Cor.5v7-8). De même que les Juifs font la chasse au hametz (levain) durant Pessah, le chrétien est invité à se « (purifier) du vieux levain pour être une pâte nouvelle, puisque (nous sommes) sans levain » et à « (célébrer) la fête, non pas avec du vieux levain, ni du levain de méchanceté et de perversité, mais avec des pains sans levain : dans la pureté et dans la vérité ». (1 Cor.5v7-8).

Enfin, pour le chrétien, chaque dimanche est une Pâque(s), puisque c’est chaque dimanche que se vit le mémorial de la résurrection de Jésus, événement fondateur de notre foi, quand le shabbat est mémorial de la création du monde ou de la libération d’Egypte.

 

C’est ainsi que l’une et l’autre sont autant d’excellentes occasions pédagogiques pour (s’)édifier, en redonnant tout leur sens à ces fêtes et en se connectant à leur source : le Seigneur Jésus-Christ, lequel « est le même, hier, aujourd’hui et éternellement » (Hébr.13v8).

Pour aller plus loin : ne manquez pas de fouiller dans ce blogue, pour découvrir d’autres ressources sur le sens de Pâque(s). « Qui cherche trouve ! »

 

Hag Pessah Sameah ! « Le Seigneur est réellement ressuscité ! »

 

 

 

 

L’action du mois : Fêter les fêtes bibliques d’automne

Les fêtes bibliques : une excellente occasion pédagogique pour (s’)édifier ! Source image : AJCF

En cette saison d’automne, à compter du 29 septembre, jusqu’au 20 octobre, les Juifs sont appelés à fêter Yom Terouah (le Jour des trompettes ou « la fête des trompettes », dans la Bible), le Yom Kippour (Jour d’expiation et du Grand Pardon) et Soukkot (Fête des tentes ou des tabernacles). Pour rappel, la journée juive commençant le soir, les fêtes commencent la veille de la date indiquée.

Quel intérêt d’en parler sur un blogue chrétien, me demanderiez-vous peut-être ?

Car certains chrétiens déclarent ne pas aimer fêter les fêtes religieuses [à la rigueur, en parler, les étudier, mais les fêter, non], qu’il s’agisse des « fêtes juives » ou des fêtes « chrétiennes », les estimant beaucoup trop…religieuses ou empreintes de formalisme rituel dénué de sens – cela peut être effectivement le cas. Et puis après tout, « nous ne sommes plus sous la loi mais sous la grâce ».

Sauf que les fêtes « juives » sont en réalité des fêtes bibliques. Instituées dans l’Ancien Testament, elles ont pour but de glorifier Dieu en se remémorant de façon objective son action dans l’histoire d’Israël (cf Exode 12v24-27). Elles n’ont pas un sens seulement social ou « festif », mais servent à communiquer la présence de Dieu avec son peuple et à transmettre l’enseignement de la foi aux générations successives. C’est pourquoi il serait dommage de passer à côté d’excellentes occasions pédagogiques pour (s’)édifier, en redonnant tout leur sens à ces fêtes et en se connectant à leur source : le Seigneur Jésus-Christ, lequel « est le même, hier, aujourd’hui et éternellement » (Hébr.13v8).

Ces fêtes bibliques d’automne sont donc les suivantes :

ROCH-HACHANAH, le Premier de l’an (1 et 2 tichri) aura lieu du 29 septembre au 1er octobre (2019). Dans la Bible, il s’agit de « Yom Terouah », « le jour (ou la fête) des trompettes ».
On commémore le jour de la création de l’Homme-Adam. On regarde aussi au dernier jour, le Jour du Jugement. On prie pour que la destinée de chacun soit inscrite, par la miséricorde de Dieu, selon un jugement favorable. La fête dure deux jours. Le premier jour, on lit dans les synagogues Genèse 21 (naissance d’lsaac) et 1 Samuel 1 et 2 (celle de Samuel). Le deuxième jour, Genèse 22 (ligature d’lsaac) et Jérémie 31v2-20 (souvenir de Rachel et Cantique d’Espérance). L’un des sommets de la liturgie est la sonnerie du chofar, destinée à rappeler le souvenir de Dieu et de sa miséricorde, à réveiller les cœurs pour la confession des péchés, et à annoncer la résurrection des morts, le Jugement dernier et la libération de toute l’humanité. Les 10 jours suivants que l’on appelle les Jours redoutables (Yamim noraïm) sont des jours de repentance, de réparation des fautes commises et de réconciliation avec le prochain (jeûne de Guedalyah, le mercredi 02 octobre).

YOM KIPPOUR Jour des expiations et du Grand Pardon (10 tichri) : du 08 octobre au 09 octobre
Ce jour achève les dix jours qui précèdent. C’est un jour d’humiliation et de jeûne complet qui comprend cinq offices à partir de la veille au soir. Les prières les plus solennelles de la liturgie implorent le Pardon de Dieu pour le cours de l’année qui vient et pour le jour du Jugement. On lit le matin Lévitique 16 et Esaïe 57 v 14-58. A midi, Lévitique 18 et le livre de Jonas. En Israël, l’absence totale de circulation dans tout le pays et le silence qui s’en suit donnent à ce jour un caractère unique et laisse toute la place aux chants des synagogues. La journée s’achève par l’office de Nella “fermeture des portes” (du Temple et de la Miséricorde), l’un des plus émouvants de la liturgie de la Synagogue. Dès le lendemain de Kippour, on commence à construire la souccah (cabane) qui doit être prête pour le 15 tichri.

SOUKKOTH, la Fête des Tentes ou des tabernacles (15 au 23 tichri) : du 13 octobre au 20 octobre

Fête joyeuse après l’austérité des fêtes précédentes. La souccah ou cabane rappelle les 40 années passées sous les tentes du désert et la précarité de la vie considérée comme un pèlerinage. On habite dans la souccah décorée de feuillages pendant toute la semaine et l’on y reçoit les hôtes et les amis. C’est une fête des récoltes abondantes des fruits d’automne. La fête dure 8 jours. On prie en tenant à la main un bouquet de 4 espèces de plantes aux significations symboliques : le loulav et l’etrog. Le premier jour, on lit Lévitique 23v26-44 et Zacharie 14v2-21. Le septième jour (13 octobre) est dite la Grande Prière Hochana Rabba pour la venue du Salut et la Résurrection des morts. Le huitième jour (14 octobre), Chemini-Atzéreth, clôt la fête, c’est un jour de jeûne.

Le neuvième jour (15 octobre), Simhat Torah, joie de la Torah, on chante et on danse avec exubérance dans toutes les synagogues illuminées. On termine la lecture annuelle de la Torah par Deutéronome 33 et 34 et l’on recommence une nouvelle année de lecture avec Genèse 1, c’est la fête mentionnée dans Jean 7(1).

En savoir plus sur l’esprit et le sens de ces fêtes, voir nos articles déjà publiés, ici et , sur la question.

 

 

 

Note : 

(1) http://blog.vraiment.net/?p=68

 

 

« Read it (again) » : 5 méditations (et un bonus) pour célébrer et donner tout son sens à Pâque/Pessah

Faisons la fête : Notre Pâque a été sacrifiée pour nous. (I Corinthiens 5v7).

Cette année, Pessah et Pâque(s) tombent aux mêmes dates, ce qui est un phénomène très rare. Ainsi, alors que les Juifs célèbrent Pessah du 19 avril au soir jusqu’au 27 avril, les chrétiens d’Occident célèbrent Pâques le dimanche 21 avril et les chrétiens d’Orient le dimanche 28 avril.

S’y préparer est l’occasion de redécouvrir des billets déjà publiés à ce sujet sur Pep’s café, pour comprendre le sens de (la) Pâque(s) et vivre cette fête de façon la plus biblique possible :

Deux lectures originales pour Pâque(s), à partir de l’Évangile selon Jean :

« C’est maintenant ou jamais où se décide le sort de ce monde » et « deux verbes et une phrase-clé pour comprendre » des paroles du Seigneur Jésus-Christ…. »dures à entendre » !

Si demain, ton fils te demande « que signifie ceci ? » que lui répondras-tu ?

Vivre l’esprit de (la) Pâque(s)

Et parce que Pessah/Pâque(s) commémore une libération, il est important de comprendre de quoi chacun doit être libéré et qui nous libère aujourd’hui.

Le savoir nous conduit à remercier notre Libérateur pour toutes ses oeuvres de libération. Voici une façon quelque peu « décoiffante » de le faire !

Hag Pessah Sameah ! « Le Seigneur est réellement ressuscité ! »

Bonus pour Pessah : « Dayenu, Coming Home » – The Fountainheads Passover Song

« Dayènu » – « ça nous suffit », est un poème lyrique – certainement chanté par Jésus avec ses disciples, le dernier soir de sa mort – qui apparaît en première partie du seder juif et par lequel l’on remercie Dieu pour toutes ses œuvres de libération en Egypte. A chaque rappel de ces interventions divines, le choeur répond : « dayènu », « ça nous suffit ».

Voici, via ce clip vidéo, une version moderne, « décoiffante » et pleine d’humour, interprétée en 2011 par « The Fountainheads », un groupe composé de jeunes danseurs, de chanteurs et d’acteurs israéliens, tous diplômés ou étudiants de la « Ein Prat Academy », l’académie israélienne du leadership.

Le croyant en Christ, quant à lui, peut aussi dire « ça me suffit », puisqu’il n’est pas un « tonneau sans fond » réclamant toujours « plus, plus », à l’instar du consommateur rendu perpétuellement insatisfait par la publicité. Il est censé vivre par l’Esprit (Gal.5v25 Rom.8v914)et connaître ainsi perpétuellement la plénitude, au point de déborder positivement sur les autres (cf Eph.5v18 et ss). Celui qui est en Jésus, et le connaît comme Son Sauveur et Seigneur, n’a plus besoin de questionner. Il ne connaît pas « plus », mais mieux.

Pourquoi Jésus est le Messie

Jésus est le Messie. Mais pas un messie politique. Pas un messie comme certains peuvent en attendre…..(Source : « Mockingbird »)

Jésus est le Messie.

Parce qu’il a vaincu l’ennemi ultime.

Jésus est le Messie pour Israël. Il n’est pas un « messie politique », comme les juifs en attendaient pour chasser l’occupant romain, ou comme d’autres en attendent aujourd’hui, qu’ils aient pour noms « François », « Marine », « Marion », « Laurent », « Emmanuel » ou « Donald »….

Jésus est venu pour libérer Israël de son ennemi ultime, qui est aussi celui de tout le genre humain.

Cet ennemi est bien plus puissant que l’occupant romain de l’époque, et plus puissant que toutes les oppressions possibles, qu’elles soient politiques, religieuses, économiques, sociales ou physiques. Cet ennemi n’est pas « la Sécu », « les impôts » (servant normalement à financer les services publics, lesquels ne sont pas non plus l’ennemi), « le gauchisme », « les étrangers », « les pauvres », « les chômeurs », « les écologistes », « les grévistes »….

Pâque, c’est « sortir » et « faire sortir »…

Cet ennemi ultime est la mort. Et Jésus est venu libérer l’humanité de ce dernier ennemi(1 Cor.15v26), jusque-là considéré comme « faisant partie de la vie » et dont personne ne pouvait imaginer que l’on puisse en être délivré.

Jésus est le libérateur par excellence : crucifié et ressuscité durant la fête biblique de Pessah (Pâque ou « passage »), il est la Pâque ultime. En ressuscitant, il est celui qui nous fait passer de la mort à la vie.

La Pâque est le mémorial, le souvenir pour les juifs de la libération de l’esclavage en Égypte et la célébration du début d’une vie libre, libre de servir l’Éternel qui les a fait sortir du « pays des angoisses » à « main forte et à bras étendu ».

Aujourd’hui, il est important de comprendre de quoi chacun doit être libéré : pour cela, il s’agit de pouvoir nommer ces oppressions.

Jésus a été – et est encore – le plus grand libérateur de l’histoire. Toujours vivant, il continue de libérer ceux qui sont prêts à accepter Son règne comme Seigneur dans ces parties de leur vie où Il ne règne pas encore….