« Reconquérir le terrain de la Sainteté » : une animation biblique pour Yom Kippour

Annoncées il y a environ deux semaines, les fêtes bibliques d’automne ont débuté avec Yom Terouah (le Jour des trompettes ou « la fête des trompettes »), pour se poursuivre avec le Yom Kippour (Jour d’expiation et du Grand Pardon), qui se fête ce 09 octobre, et se terminer avec Soukkot (Fête des tentes ou des tabernacles), qui aura lieu du 13 octobre au 20 octobre. 

Vu que Yom Kippour, « le jour le plus saint de l’année », a lieu aujourd’hui, voici une animation biblique possible (« testée » il y a deux ans, dans le cadre d’une soirée « entre frères »), de nature à nous faire entrer dans l’esprit de la fête, nous, « non-juifs ».

 Entrée en matière : « Cascade » (30 mn)

L’animateur annonce le thème choisi pour la cascade : « Saint ».

Il distribue papiers et stylos et demande à chacun de noter rapidement sur un papier 5 mots associés que lui suggère ce thème (des mots, pas des phrases !). Durée : 3 min.

Les participants se rassemblent ensuite par 2 et se mettent d’accord pour sélectionner 5 mots parmi les 10 dont ils disposent ensemble. Ils ne doivent ni ajouter de mots ni modifier ceux déjà notés. Durée : 5 min.

Rassembler ensuite 2 groupes de 2 personnes (groupes de 4). Ils choisissent 5 mots sur les 10 dont ils disposent, de la même manière. Durée : 5 min.

Enfin, 2 groupes de 4 personnes (groupes de 8) se rassemblent. Ils procèdent de la même façon qu’à l’étape précédente. Durée : 5 min

Sous total : 20 min. max

Pour terminer, l’animateur demande à 3 sous-groupes de dire les 5 mots qu’ils ont retenus et les note sur le paperboard. Il invite les autres sous-groupes à ajouter uniquement des mots très différents.

Si besoin, il demande aux groupes d’expliciter le sens qu’ils donnent aux mots choisis. L’animateur souligne d’une couleur les mots identiques (ou proches) et d’une autre couleur les mots qui n’apparaissent qu’une fois. C’est la fin de la cascade.

Total : 10 min.

 

Poursuivre avec « la visite guidée » du texte Lévit.16 (25-30 mn)

Intro :

Nous avons essayé de définir ensemble la sainteté ou ce qu’est un « saint ». Nous aurons rappelé que cela vient de l’hébreu « Qâdash » = « mettre à part ». Le saint est celui qui est « mis à part » par Dieu et pour Lui.

Or, la sainteté est un sujet difficile, qui ne fait pas l’objet d’un enseignement spécifique dans la Bible. Elle se découvre dans l’intimité d’une prière : Celle de Jésus qui prie pour la sainteté de ses disciples la veille de sa mort (Jean 17). La sainteté est le fruit de la prière de Jésus pour les siens, pour nous, ses disciples : « Père, sanctifie-les ».

« Soyez saints » ou « vous serez saints, car moi je suis saint ».

Il est difficile de parler de la sainteté de Dieu. Le mieux que nous puissions faire pour définir la sainteté, c’est de parler de la sainteté de l’homme, à travers celui qui est « au plus top » de la sainteté, le jour le plus saint : L’Ancien Testament nous parle du souverain sacrificateur, le seul à être appelé « le saint du Seigneur » (Ps.106v16) et censé nous donner à percevoir la sainteté de l’homme là où elle est la plus pure, la plus belle, la plus remarquable, lequel entre à la fête du Yom Kippour dans le sanctuaire (Lévitique 16), le seul jour de l’année où il peut aller « au-delà du voile », dans le lieu très saint, « le Saint des Saints », pour être face à face au Dieu « Trois fois Saint ».

Qui auriez-vous appelé à la fonction de souverain sacrificateur, « si vous étiez Dieu » ? Or, qui est le premier souverain sacrificateur ? C’est Aaron. En 1 Chron.23v13, il est rappelé qu’ « Aaron fut mis à part pour être sanctifié comme très saint, lui et ses fils à perpétuité, pour offrir les parfums devant l’Eternel, pour faire son service, et pour bénir à toujours en son nom ». Mais Aaron est l’auteur du veau d’or !

Nous vous invitons maintenant à une « visite guidée » d’un texte biblique (Lévit.16v1-34), pour nous aider à comprendre ce qu’est la sainteté et quelle est sa finalité.

Lecture à haute voix de Lévitique 16v1-34

A) Clés d’entrée dans le texte 

La première difficulté est que nous sommes chrétiens et pas juifs. Comment entrer dans cette fête et ce texte du Lévitique ? En suivant le chemin pris par l’auteur de l’épître aux Hébreux, laquelle est un commentaire de Yom Kippour.

Clé 1 : Jésus, notre « grand prêtre » (Hébr.4v14). Nous devons lire Lévit.16 en considérant que tout ce qui est dit d’Aaron concerne Jésus et le concerne de manière parfaite. Alors qu’Aaron [puis ses successeurs] doit vivre chaque année cette fête, Jésus l’a vécue une fois pour toutes par son sacrifice à la croix (9v12). Notre place est alors celle du peuple, en accomplissant tout ce qui lui est demandé et en nous mettant au bénéfice de tout ce que vit pour nous notre souverain sacrificateur.

Clé 2 : Nous sommes tous des « grands prêtres », parce que « Jésus est entré pour nous au-delà du voile comme notre précurseur » (6v20). Nous pouvons alors y entrer après lui.

Quel est le rôle d’un prêtre, dans l’AT ? Cf 1 Chron.23v13, leur service consiste en la prière/l’intercession dans le temple, à approcher le Dieu saint dans le lieu saint et « pour bénir (dire le bien de Dieu et non « mal dire ») à jamais en son nom ».  Pour cela, il faut être saint. C’est pour une vie de prière devant Dieu que les prêtres sont sanctifiés (par contraste, le rôle du diable consiste à accuser continuellement les saints). Jésus, en tant que souverain sacrificateur, prie et intercède pour nous, pour toi et ton frère. Que prie-t-il ? (« Père, pardonne-lui, car il ne sait ce qu’il fait… »)

Parmi tous les serviteurs de Dieu (rois, prêtres, prophètes…), les seuls à être mis à part sont les prêtres et les Lévites (2 chron.23v6), A noter que la Bible dit que tout le peuple est saint (Deut.14v2), « un peuple de prêtres » (Ex.19v6, 1 Pie.2v9), sanctifié par Dieu. C’est ce que les protestants appellent « le sacerdoce universel » : qui n’a rien à voir avec le pouvoir, la gouvernance de l’église (cf une démocratie), ou le privilège, mais qui signifie que tout membre du peuple de Dieu (et pas seulement « un homme de Dieu », un lieu, ou un objet) est considéré comme saint et peut s’approcher de Dieu dans la sainteté.

Clé 3 : quels sacrifices offerts ? En Hébr.9v25-26, Jésus n’a offert aucun animal sa vie entière mais il a offert sa propre vie. Et nous ? (Hébr.13v15, Rom.12v1). Le sacrifice saint et parfait a été offert une fois pour toute par Jésus seul. Nous, nous entrons en Christ, avec lui et en même temps que lui, au-delà du voile, avec nos vies offertes (« un sacrifice vivant » cf Rom.12) à Dieu.

Clé 4 : quel(s) sanctuaire(s) ? Sachant qu’il n’y a plus de temple depuis 70 ap JC, il existe un autre temple, encore plus grand et plus parfait que celui de Jérusalem, « non construit de main d’homme » (9v11), mais par Dieu lui-même(8v2) : un sanctuaire cosmique, qui englobe le ciel. Dieu n’a donc pas besoin que nous lui construisons de temple, Il en a un bien plus grand ! Un autre temple est décrit en Jer.31v31-34 (La loi de Dieu y est déposée, comme elle l’était dans l’arche) et en Jean 2v19-21, 1 Cor.3v16-17 (là où Dieu est) : il s’agit d’un sanctuaire intérieur. Notre corps est appelé par Jésus et par Paul « un temple », celui du Saint-Esprit.

Entrons maintenant dans Lévitique 16, munis de ces clés :

B) Un jour solennel, empreint de gravité 

Tout souverain sacrificateur doit connaître la liturgie détaillée dans Lévitique 16, laquelle commence par « Après la mort des deux fils d’Aaron… » (vv1-2) pour avoir offert des parfums devant Dieu.

Il s’agit d’un jour solennel, d’une grande gravité : « mourrais-je, moi aussi ? », alors que Dieu me demande d’entrer dans Sa présence pour lui présenter des parfums, doit se demander le souverain sacrificateur, qui « flippe à mort »….Mais Dieu lui enseigne un chemin.

Les vêtements (y compris les caleçons) d’Aaron (v4, 32) : ils sont saints. C’est lavé (Ex.30v18-21) et revêtu de sainteté, jusque dans la réalité la plus intime de sa chair, qu’il entre au-delà du voile. Et nous ? (Gal.3v27)

Comment vous habillez-vous, pour les jours les plus solennels de votre vie ? Et Aaron, pour le jour le plus saint ?

Aaron a deux séries de vêtements : « les vêtements en or » (Ex.28v1 et ss), pour les grandes fêtes, et les vêtements de lin pour les jours ordinaires (Lévit.6v3-5).

Or, c’est revêtu de lin, c’est à dire humblement, qu’il entre au-delà du voile, où il peut s’approcher le plus du Dieu « trois fois saint » ! Dieu invite le plus saint à s’approcher de lui revêtu d’humilité. Pourquoi ?

En Esaïe 6v2-3, les séraphins acclament l’Eternel : « Saint, saint, saint, l’Eternel » mais se voilent la face. Ils n’osent pas contempler la sainteté de Dieu. Esaïe, témoin de la scène, n’ose pas regarder non plus. Il constate d’ailleurs une chose surprenante dans cette scène : la position des séraphins et la position de Dieu ! Les séraphins se tiennent au-dessus de Dieu mais ils n’ont pas usurpé de place : c’est Dieu qui se tient au-dessous d’eux, par humilité.

Les séraphins ne disent pourtant pas « humble, humble, humble, est le Seigneur » mais « saint, saint, saint », car la sainteté de Dieu réside dans son humilité. Ce qui le rend unique et « tout autre ».

Seul un humble peut rencontrer un autre humble. Le chemin de sanctification est un chemin d’humilité.

Nous-mêmes, « baptisés en Christ, revêtus » de l’humble Christ (celui qui a lavé les pieds de ses disciples, donnant à voir ce qu’est le mini-stère), notre souverain sacrificateur, nous cheminons avec lui jusqu’au-delà du voile, à la rencontre du Dieu « trois fois saint », « parfaitement saint » et « parfaitement humble ». L’affaire, non d’un jour par an mais de tout le quotidien de la vie.

C) Le saint pécheur : Confession et prière de repentance

Le premier sacrifice offert par Aaron lors de Kippour ? Un sacrifice « d’action de grâce » ? Non. Lévit.16v3, 11 et 25 : un sacrifice pour le péché, pour lui-même, sa famille et le peuple. Il offre un taureau, un sacrifice qui ne passe pas inaperçu et qui rappelle un autre animal, le veau d’or.

Cela signifie que le plus saint du peuple…est un pécheur ! (« plus saint que moi tu meurs », je suis pécheur ! dirait Aaron)

C’est quoi être saint ? Pas d’être « sans péché », car il n’y aurait aucun saint (seul Christ est le saint sans péché), mais de prendre conscience de ses péchés et de toujours en demander pardon, humblement, sans cesse, jusqu’au bout, pour soi mais aussi pour les autres. Car tout pécheur convaincu de péché, repentant, est pardonné. La vraie repentance consiste pour nous à être brisé par la tristesse infinie d’une situation où nous nous sommes compromis. C’est parce que nous comprenons à quel point notre péché risque d’abîmer notre relation à Dieu et aux autres, que nous sommes dans une profonde conscience de notre culpabilité.

Prière : un domaine où je dois me repentir ? Où Jésus ne règne pas ?

Aaron confesse les péchés du peuple mais ne juge pas, car il sait qu’il est pécheur lui-même. Mais aussi parce que si le peuple pèche, c’est en partie à cause de lui, qui a entraîné tout le monde dans l’idolâtrie (la fête pour le veau d’or, présentée comme « une fête pour l’Eternel » !).

En Lévit.4, il est question des péchés involontaires, qui ne rendent pas les autres coupables, sauf quand il s’agit de ceux du souverain sacrificateur (Lévit.4v3). Et nous sommes tous souverains sacrificateurs ! Le plus responsable est aussi le plus coupable. Plus un homme est saint et plus la moindre de ses fautes, même involontaire, peut scandaliser/blesser les autres.

Le souverain sacrificateur est celui qui prie et intercède tout le temps. Il sait que les fautes involontaires, même cachées et inconnues des autres, polluent et troublent la prière et le discernement de celui qui doit conduire le peuple, mais aussi l’amour de celui qui doit transmettre au peuple l’amour même de Dieu. C’est pourquoi il ne doit pas cesser de se repentir.

La repentance est donc une clé de la vie chrétienne, de la sainteté.

La prière qui nous rapproche le plus de Dieu ? Le jour le plus saint de l’année, le jour où l’homme peut se rapprocher le plus de Dieu, Dieu attend de sa part une prière : une prière de repentance.

Les fautes non conscientes/collectives

Il est bon de ne pas attendre pour confesser ses fautes, une fois convaincu de péché par le Saint-Esprit. Mais que faire quand une faute reste cachée, non révélée ? Je peux avoir blessé et offensé quelqu’un sans le savoir.

Yom Kippour est le jour où le souverain sacrificateur demande à Dieu pardon pour toutes les fautes ignorées de ceux qui les ont commises mais connues de leurs victimes et de Dieu, aussi bien pour les fautes individuelles que collectives.

 La faute collective la plus grave, parce que souvent non consciente :

La mort de Christ à la croix. Qui a mesuré ce que cela a représenté pour le Père ? Jésus a prié : « Père, pardonne-leur… » (Luc 23v34)

« Tout bien portant est un pécheur qui s’ignore » ou pourquoi se culpabiliser alors que je ne me sens pas coupable ?

Nous ne faisons pas de nos fautes involontaires/non conscientes des sujets de repentance. Nous ne nous sentons pas coupables. La psychologie nous recommande de chasser tout sentiment de culpabilité. Mais en disant cela, nous pensons surtout à nous et pas à la victime de notre faute, qui, elle, souffre.

Mais l’appel à la repentance n’a rien à voir avec la culpabilisation.

Pierre, dans Actes 3v17, invite à la repentance en vue du pardon de Dieu, lorsque le peuple prend conscience de sa faute collective.

La repentance conduit au pardon et le pardon à la réconciliation, à la réparation et à la paix (non pas l’absence de ce qui dérange mais l’établissement de ce qui est bon. Et sans justice, pas de paix). Dieu pardonne le pécheur repentant et console celui qui a été blessé.

D) « Voir Dieu et mourir » : « Un feu étranger » (Lévit.10v1-2

Le début de Lévit.16v1-2 rappelle que s’approcher de Dieu dans la sainteté, c’est risqué. De quoi et pourquoi sont morts les fils aînés d’Aaron ?

La grâce faite aux deux fils aînés d’Aaron était de voir Dieu et ne pas mourir (Ex.24v9-11). « Cool », ont-ils dû se dire. Mais le risque est de « mal vivre » une telle grâce, comme les fils d’Aaron, qui se sont crus permis de prendre des initiatives et de faire ce que Dieu ne leur a pas demandé.

Se présenter devant Dieu avec « un feu(ou une passion) étranger(e) », tue et conduit à la mort. Ce feu est séducteur, autonome, subtil. Exemple : défier Dieu par orgueil ; abuser de son pouvoir pour manipuler les autres et même Dieu ; vaine gloire suite à des expériences spirituelles ; être « accro » aux expériences spirituelles au point de toujours en redemander sans jamais dire « merci »…..Il y a de nombreux chemins qui mènent à la mort.

Un seul chemin mène à la vie : Bien vivre la grâce comme Aaron, à qui Dieu promet deux fois : « Et il ne mourra pas… » 

Un chemin d’humilité et de repentance (car son péché – le veau d’or – a été grand) dans l’amour (pour Dieu et le peuple assoiffé du pardon de Dieu) et l’obéissance (aux prescriptions de Dieu pour Kippour).

Une promesse de Dieu : « J’apparaîtrai… » : Dieu invite au-delà du voile, non pas Moïse, mais Aaron, le fabriquant du veau d’or (fausse image de Dieu) et lui assure qu’Il se verra voir !

[« Tu as fait une fausse image de moi et égaré le peuple : je vais te révéler qui je suis vraiment et tu ne mourras pas de m’avoir vu »].

Le texte est très pudique à ce sujet : « j’apparaîtrai sur le propitiatoire », au-delà du voile et « dans la nuée »…une simple nuée produite par Aaron par sa cassolette à encens. Dieu choisit d’apparaître à travers l’inconsistance de la prière d’Aaron. Un rendez-vous dans le plus grand silence et dans l’intimité puisque sans témoin.

Un Dieu pressé, au point d’interrompre le sacrifice (v11-14) :

Dieu ordonne curieusement à Aaron d’interrompre le sacrifice pour offrir le parfum, avant l’aspersion du sang. Comme si Dieu était pressé d’apparaître à Aaron dans la nuée et avant que le Saint des Saints soit purifié par le sang et avant la confession des péchés.

Il veut montrer à Aaron sans délais qu’il ne mourra pas et que ses péchés sont pardonnés (cf le père dans la parabole coupant la confession du fils prodigue repentant dans Luc 15v20).

Kippour est donc une fête qui célèbre, non pas un « faire » de Dieu mais son « être » : sa bienveillance et sa miséricorde. Nous aussi, quittons « l’âge du faire »….

E) Après la vision

Aaron se rend compte qu’il est toujours vivant, par la grâce de Dieu. Il ne saute pas de joie mais poursuit la repentance, devenue plus douce et plus légère : (cf Luc 15v20-21) il peut confesser tous les péchés du peuple (v21), pour se libérer.

Pardonné, libéré, Aaron reçoit des forces nouvelles qui lui permettent de porter devant Dieu les fautes du peuple. Et pour lui dire « pardonne-nous nos offenses », délivre-nous et sois-nous favorable (= « kâphar », racine du mot « kippour ») en ce qui concerne nos fautes passées, présentes et à venir.

Deux boucs :

Dieu lui demande alors un autre sacrifice, d’expiation : celui d’un bouc, (v25), pour d’autres péchés plus profonds, cachés. (Existe-t-il un domaine de ta vie où Jésus ne règne pas ?)

Un deuxième -appelé le « bouc émissaire »- est chargé des péchés du peuple par Aaron, qui les confesse à haute voix pour que tout le monde entende. Puis le bouc était chassé et éloigné dans le désert.

Le premier bouc sacrifié représente la propitiation : la colère de Dieu s’apaise ainsi par ce sacrifice, qui annonce à l’avance celui -parfait- de Jésus. Avant la venue de Jésus, Dieu avait « patienté » vis-à-vis de la punition du péché. Par ce sacrifice de bouc, Dieu montre qu’il est juste, car le châtiment a eu lieu.

Le deuxième bouc représente l’expiation : ce n’est pas le pécheur que Dieu éloigne de lui mais le péché, qui, de la sorte, ne trouble plus notre relation avec Dieu.

Nous recevons ainsi, en vertu de ce sacrifice, la paix de Dieu et vivons la paix avec Dieu : la paix, ce n’est pas la tranquillité, l’absence de ce qui nous embête. C’est l’établissement de ce qui est bon. Nous bénéficions ainsi d’une nouvelle relation avec Dieu. Il ne nous voit plus comme des pécheurs, mais comme des fils, qu’il a adoptés pour Lui. Ex : dans la parabole, ce qui intéresse le père, c’est de retrouver son fils, « mort et revenu à la vie ».

Aux vv23-24, Aaron se lave, ôte ses vêtements de lin, revêt ses « vêtements d’or » et sort du sanctuaire. Pourquoi se laver pour sortir du lieu Très Saint vers un lieu moins saint, et pour quitter le Dieu « Trois fois saint » pour aller vers un peuple de pécheurs ?

Nous ne sommes pas faits pour vivre dans un face à face exclusif avec Dieu, à l’écart des autres. Mais pour être devant Dieu, pour mieux aller vers les autres et être avec eux.

Dehors, Aaron n’est plus seul et se retrouve avec le peuple, sur lequel il pose un nouveau regard – celui de Dieu : il n’a plus devant lui un peuple repentant, écrasé de péchés mais un peuple saint, purifié (v30), dont les péchés ont été expiés et emportés loin par le bouc émissaire. Un peuple qu’Aaron considère même comme plus saints que lui. Nous-mêmes, voyons-nous comme « une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, afin que nous annonçons les vertus de celui qui nous a appelés des ténèbres à son admirable lumière », nous « qui autrefois n’étions pas un peuple, et qui maintenant sommes le peuple de Dieu, nous qui n’avions pas obtenu miséricorde, et qui maintenant avons obtenu miséricorde » (1 Pie.2v9-10) ?

Aaron, après avoir vu Dieu au-delà du voile, sait que le peuple est pardonné, purifié, sanctifié par la grâce de Dieu. Il peut maintenant prononcer la bénédiction et prononcer le nom de Dieu imprononçable pour que le peuple soit encore plus sanctifié.

La bénédiction se lit en Nombres 6v22-27. C’est Dieu qui bénit. La bénédiction dit « toi », parce que chaque membre du peuple, unique devant Dieu, est béni personnellement.  Mais aussi parce que c’est le peuple qui est tutoyé collectivement, pour souligner l’unité et la communion profondes du peuple face à Dieu, qui soude cette unité.

Cette bénédiction nous donne à voir la lumière de la face de Dieu, qui se lève sur nous. Pas le visage de Dieu blessé par l’offense de la mort de Son Fils, mais la lumière de l’amour de Dieu qui te pardonne mais aussi nous pardonne collectivement. Le visage de Dieu ne s’abaisse pas vers nous mais se lève vers nous, comme s’il était à nos pieds, à genoux peut-être devant nous, comme Jésus s’est abaissé devant ses disciples pour leur laver les pieds (Jean 13v5) ; et comme Jésus s’est abaissé pour écrire par terre, avant de lever son visage pour prononcer une parole de grâce (Jean 8v8).

Aaron, en tant que souverain sacrificateur, a vécu ce jour dans le silence, l’obéissance et la prière de repentance. Lorsqu’il a pris la parole devant tout le peuple, c’est, non pour le maudire mais pour le bénir, de la bénédiction de Dieu. La bénédiction n’est pas la prière ; elle n’est pas tournée vers Dieu ou vers soi, mais vers les autres. Elle donne ce qu’elle a reçu de Dieu dans la prière. Elle donne à voir la lumière du Dieu Trois fois saint, qui manifeste une sainte humilité.

 

Conclusion : Comparer les résultats de la visite guidée avec les 5 mots retenus. Demander aux participants si, suite à l’exploration du texte biblique, ils aimeraient changer les 5 mots retenus par leur groupe lors de la cascade et pourquoi.

 Prière 

 

 

Source/inspiration : Bourguet, Daniel. Père, sanctifie-les ! Edition Olivétan, 2008 (collection veillez et priez)

L’action du mois : Fêter les fêtes bibliques d’automne

Les fêtes bibliques : une excellente occasion pédagogique pour (s’)édifier ! Source image : AJCF

En cette saison d’automne, à compter du 29 septembre, jusqu’au 20 octobre, les Juifs sont appelés à fêter Yom Terouah (le Jour des trompettes ou « la fête des trompettes », dans la Bible), le Yom Kippour (Jour d’expiation et du Grand Pardon) et Soukkot (Fête des tentes ou des tabernacles). Pour rappel, la journée juive commençant le soir, les fêtes commencent la veille de la date indiquée.

Quel intérêt d’en parler sur un blogue chrétien, me demanderiez-vous peut-être ?

Car certains chrétiens déclarent ne pas aimer fêter les fêtes religieuses [à la rigueur, en parler, les étudier, mais les fêter, non], qu’il s’agisse des « fêtes juives » ou des fêtes « chrétiennes », les estimant beaucoup trop…religieuses ou empreintes de formalisme rituel dénué de sens – cela peut être effectivement le cas. Et puis après tout, « nous ne sommes plus sous la loi mais sous la grâce ».

Sauf que les fêtes « juives » sont en réalité des fêtes bibliques. Instituées dans l’Ancien Testament, elles ont pour but de glorifier Dieu en se remémorant de façon objective son action dans l’histoire d’Israël (cf Exode 12v24-27). Elles n’ont pas un sens seulement social ou « festif », mais servent à communiquer la présence de Dieu avec son peuple et à transmettre l’enseignement de la foi aux générations successives. C’est pourquoi il serait dommage de passer à côté d’excellentes occasions pédagogiques pour (s’)édifier, en redonnant tout leur sens à ces fêtes et en se connectant à leur source : le Seigneur Jésus-Christ, lequel « est le même, hier, aujourd’hui et éternellement » (Hébr.13v8).

Ces fêtes bibliques d’automne sont donc les suivantes :

ROCH-HACHANAH, le Premier de l’an (1 et 2 tichri) aura lieu du 29 septembre au 1er octobre (2019). Dans la Bible, il s’agit de « Yom Terouah », « le jour (ou la fête) des trompettes ».
On commémore le jour de la création de l’Homme-Adam. On regarde aussi au dernier jour, le Jour du Jugement. On prie pour que la destinée de chacun soit inscrite, par la miséricorde de Dieu, selon un jugement favorable. La fête dure deux jours. Le premier jour, on lit dans les synagogues Genèse 21 (naissance d’lsaac) et 1 Samuel 1 et 2 (celle de Samuel). Le deuxième jour, Genèse 22 (ligature d’lsaac) et Jérémie 31v2-20 (souvenir de Rachel et Cantique d’Espérance). L’un des sommets de la liturgie est la sonnerie du chofar, destinée à rappeler le souvenir de Dieu et de sa miséricorde, à réveiller les cœurs pour la confession des péchés, et à annoncer la résurrection des morts, le Jugement dernier et la libération de toute l’humanité. Les 10 jours suivants que l’on appelle les Jours redoutables (Yamim noraïm) sont des jours de repentance, de réparation des fautes commises et de réconciliation avec le prochain (jeûne de Guedalyah, le mercredi 02 octobre).

YOM KIPPOUR Jour des expiations et du Grand Pardon (10 tichri) : du 08 octobre au 09 octobre
Ce jour achève les dix jours qui précèdent. C’est un jour d’humiliation et de jeûne complet qui comprend cinq offices à partir de la veille au soir. Les prières les plus solennelles de la liturgie implorent le Pardon de Dieu pour le cours de l’année qui vient et pour le jour du Jugement. On lit le matin Lévitique 16 et Esaïe 57 v 14-58. A midi, Lévitique 18 et le livre de Jonas. En Israël, l’absence totale de circulation dans tout le pays et le silence qui s’en suit donnent à ce jour un caractère unique et laisse toute la place aux chants des synagogues. La journée s’achève par l’office de Nella “fermeture des portes” (du Temple et de la Miséricorde), l’un des plus émouvants de la liturgie de la Synagogue. Dès le lendemain de Kippour, on commence à construire la souccah (cabane) qui doit être prête pour le 15 tichri.

SOUKKOTH, la Fête des Tentes ou des tabernacles (15 au 23 tichri) : du 13 octobre au 20 octobre

Fête joyeuse après l’austérité des fêtes précédentes. La souccah ou cabane rappelle les 40 années passées sous les tentes du désert et la précarité de la vie considérée comme un pèlerinage. On habite dans la souccah décorée de feuillages pendant toute la semaine et l’on y reçoit les hôtes et les amis. C’est une fête des récoltes abondantes des fruits d’automne. La fête dure 8 jours. On prie en tenant à la main un bouquet de 4 espèces de plantes aux significations symboliques : le loulav et l’etrog. Le premier jour, on lit Lévitique 23v26-44 et Zacharie 14v2-21. Le septième jour (13 octobre) est dite la Grande Prière Hochana Rabba pour la venue du Salut et la Résurrection des morts. Le huitième jour (14 octobre), Chemini-Atzéreth, clôt la fête, c’est un jour de jeûne.

Le neuvième jour (15 octobre), Simhat Torah, joie de la Torah, on chante et on danse avec exubérance dans toutes les synagogues illuminées. On termine la lecture annuelle de la Torah par Deutéronome 33 et 34 et l’on recommence une nouvelle année de lecture avec Genèse 1, c’est la fête mentionnée dans Jean 7(1).

En savoir plus sur l’esprit et le sens de ces fêtes, voir nos articles déjà publiés, ici et , sur la question.

 

 

 

Note : 

(1) http://blog.vraiment.net/?p=68

 

 

« Aujourd’hui, vendredi 13….la veille du Jour des Expiations »

Il y a exactement 10 jours, nous vous invitions à réfléchir(à partir d’un article de David Brickner, publié dans la dernière lettre de nouvelles de Juifs pour Jésus*) sur le sens de la Fête des Trompettes (« Roch Hachanah »), qui a été célébrée mercredi 4 septembre.

10 jours plus tard, nous sommes vendredi. Vendredi 13 (septembre). Jour de malheur, pour ceux qui lui donnent un caractère « néfaste ».
Mais, comme on dit, « ça porte malheur, d’être superstitieux » !

Plus sérieusement, l’on devrait plutôt se réjouir en ce vendredi 13, puisqu’ il est justement la veille du « Jour des Expiations »(« Yom Kippour »), fête biblique** qui suit(10 jours plus tard) la Fête des Trompettes dont nous avions déjà parlé. A la fin de notre billet sur ce sujet, nous vous proposions d’ailleurs l’énigme suivante :

« Sur quoi était centrée l’observance de cette fête ? »

Aviez-vous trouvé ?
Non ? Lisez alors ce qui suit :

Dans la suite de son article-« Christ dans les Grands Jours de Fête », David Brickner écrit :  « tandis que la Fête des trompettes signalait que Dieu entrait en jugement avec Israël, le Jour des Expiations apportait la rédemption et le pardon des péchés. L’observance biblique de ce jour férié était centré sur le sacrifice offert dans le Temple et le rôle indispensable du Grand Prêtre, un descendant d’Aaron. Après la destruction du Temple par les Romains en l’an 70 après JC et la cessation ultérieure de la prêtrise d’Aaron, les Juifs ne pouvaient plus observer les prescriptions bibliques à ce sujet. Finalement, ils observaient la consigne en Lévitique 23v27 : vous vous humilierez. Ce commandement fut interprété comme un devoir de jeûne, et ainsi dans la communauté juive de nos jours, le jeûne est le devoir fondamental associé au Jour des expiations… »
Mais nombreux sont ceux qui jeûnent parce que « c’est une coutume juive de le faire », sans se préoccuper du sens véritable du Jour des Expiations.
Ce « détachement » est « préoccupant », poursuit David Brickner. Mais il est lié à la disparition du Temple et de la prêtrise.

Une colle est posée :

Comment, alors, « diriger la compréhension spirituelle du peuple et consolider leur identité spirituelle », après la destruction du Temple ? Qui va faire l’expiation ?
C’est là tout le défi pour « ceux qui devenaient les gardiens du Judaïsme ». Mais c’est aussi justement là que l’accomplissement de la Fête des Expiations par Jésus devint une apologétique incontestable pour la foi chrétienne.
Jésus se rendait parfaitement compte de l’impact radical de ses paroles lorsqu’il proclama : détruisez ce temple et en trois jours je le relèverai« .
Par ses paroles-qui scandalisèrent les dirigeants juifs de son temps et qui devinrent l’accusation principale durant son procès***-
« Il annonçait en fait sa mort et sa résurrection,**** et comment il allait accomplir le but ultime et la signification de ce que représentait le Temple ».
Mais, précise David Brickner, Jésus a aussi accompli le rôle des prêtres : bien que n’étant pas un descendant d’Aaron, Jésus est identifié par l’auteur de l’épître aux Hébreux comme étant un Grand Prêtre supérieur, selon l’ordre de Melchisédek (Hebr.5-7)
Pour cette raison, Il était capable de faire une fois pour toutes l’expiation pour nous après sa mort et sa résurrection. Le jour où notre Grand Prêtre Jésus « pénétra derrière le voile »(Hébr.6v19) était l’ultime Jour des Expiations, le jour où Il obtient un pardon durable du péché pour tous ceux qui placent leur confiance en Lui.
Assurément, le Jour des expiations, les sacrifices du Temple et la prêtrise ont tous été accomplis en la personne de Jésus-Christ ».

Autant de raisons, conclut David Brickner, pour célébrer cette fête(au même titre que la précédente), durant ce mois de septembre.
Et ce, afin que Christ soit (re)connu dans les Grands Jours de Fête et afin que quiconque reçoive le salut éternel en Jésus-Christ.

Alors, « bon vendredi 13 » 😉 et, surtout, bon Jour des Expiations !

HAG SAMEAH !

 

 

Notes :
*Brickner, David. « Christ dans les Grands Jours de Fête ». Article publié dans la dernière lettre de nouvelles de Juifs Pour Jésus(septembre 2013, numéro 48)
**Voir Lévitique 23v27 et Lévitique 16, pour son détail et la conclusion(v30) : « en ce jour, on fera propitiation sur vous afin de vous purifier; vous serez purs de tous vos péchés devant l’Éternel. »
*** Marc 14v57-58
****Voir Jean 2v18-22 : « Les Juifs, prenant la parole, lui dirent : Quel miracle nous montres-tu, pour agir de la sorte ? Jésus leur répondit : Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai.Les Juifs dirent : Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce temple, et toi, en trois jours tu le relèveras ! Mais il parlait du temple de son corps. C’est pourquoi, lorsqu’il fut ressuscité des morts, ses disciples se souvinrent qu’il avait dit cela, et ils crurent à l’Écriture et à la parole que Jésus avait dite ».

Ce à quoi le son des trompettes nous appelle à faire…

http://www.publicdomainpictures.net/pictures/10000/nahled/1701-1252778335sH8n.jpg Certains seront-ils aux abonnés absents, le jour de la Fête des Trompettes ?

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Certains seront-ils aux abonnés absents, le jour de la Fête des Trompettes ?

Vous savez peut-être que la Fête des Trompettes (« Roch Hachanah »)aura lieu, demain, mercredi 4 septembre. Cette fête sera suivie par « Yom Kippour »(le Jour des Expiations), 10 jours plus tard, suivi par Soukkhot, 5 jours plus tard*.

Vous appartenez donc sans doute à une communauté juive (principalement orthodoxe). Ou alors, vous êtes chrétien et les fêtes bibliques ont du sens pour vous.

Mais la plupart d’entre vous, croyants ou non(voire « peu » ou « non pratiquants »)se sentiront sans doute peu concernés et se diront peut-être : « et alors ? »

« Et alors », je vous invite à découvrir un article de David BRICKNER sur ce sujet. Vous ne connaissez peut-être pas David BRICKNER, mais son article est véritablement génial. Il s’intitule « Christ dans les Grands Jours de Fête »**, et a été publié dans la dernière lettre de nouvelles de Juifs Pour Jésus(septembre 2013, numéro 48).

Juifs Pour Jésus, nous avons déjà eu l’occasion de faire allusion à ce ministère (également) génial, à découvrir ici.

Si vous êtes chrétiens et juifs, et surtout si l’Ancien(ou le Premier)Testament est Parole de Dieu pour vous, cet article(dont voici les meilleurs extraits) vaut le coup d’œil. Même si vous n’êtes ni croyant, ni juif, ni chrétien, il y a un message pour vous aussi.

David BRICKNER souligne que même si le Nouveau Testament « ne mentionne pas que Jésus a observé la Fête des Trompettes ou le Jour des Expiations(…)les thèmes et la signification théologique de ces deux jours de fêtes sont certainement en filigramme dans le Nouveau Testament et ont été en fin de compte accomplis en la personne et la mission du Christ ».

La Fête des Trompettes « est généralement appelée Roch Hachana » ou « la Nouvelle Année Juive », mais elle est « Yom Terouah »(le Jour des trompettes)dans la Bible.

« Le son des trompettes »(des cornes de bélier ou « shofar »)était « l’appel à la repentance pour Israël » et, loin d’être « une célébration de nouvelle année », annonçait « un jour de jugement »-celui où Dieu jugera son peuple.

De même, « l’annonce de la mission de Jésus et le contenu de son message étaient un appel à la repentance ».*** Et « Jean Baptiste préparait la venue de Jésus en criant repentez-vous, car le Royaume des Cieux est proche »****.

Que se serait-il passé, s’interroge David BRICKNER, « si Israël avait obéi à cet appel à la repentance ? » Aurait-il accepté Jésus « en masse » ?

De même, que se passerait-il aujourd’hui « si ceux qui suivent Jésus appelaient vraiment à la repentance » ?

A ce propos, il est possible que vous apparteniez à un milieu chrétien, où est il est très populaire « de souffler dans le shofar », comme symbole « de célébration ou de louange », par exemple. « Rien de mal à cela », souligne encore David BRICKNER, sauf qu’une telle pratique lui parait quelque peu « hors-sujet ».

Or, pour ne pas être « hors-sujet », il importe de saisir « ce que le son des trompettes nous appelle à faire » :

Tout d’abord, « être continuellement dans une attitude de repentance », car « la repentance change notre direction de sorte que nous pouvons cheminer avec Dieu… »*****

Enfin, « l’appel à la repentance lors de la Fête des trompettes anticipe(…)un événement qui arrivera bientôt(…)l’arrivée du jour du jugement dernier. Jésus a enseigné que cela arrivera lors de son retour ».******

Et aujourd’hui ?

Vivrons-nous un véritable « réveil, au son du shofar de Dieu » ? Serons-nous véritablement « réveillés » ?

Sur ce, bonne « Fête des Trompettes », demain !

En attendant « le Jour des expiations », 10 jours plus tard, qui apporte la rédemption et le pardon des péchés.

Sur quoi était centrée l’observance de cette fête ?

Devinez !

La suite prochainement, ou à chercher dans la Bible. On en trouve facilement pour le prix d’un café ! 😉

Notes :

*Sur ces fêtes, voir Lévitique 23v24-27 et v34

**pp 2-4, op.cit.

***Voir Marc 1v1-15 ; Matt.4v17

**** Matt.3v2 (citant Es.40)

***** Voir 1 Jean 1v5-9(Voir le lien entre le fait de se voir pécheur, la lumière et le fait que « le sang de Jésus nous purifie de tout péché »)

****** Voir Matt.24v31 et 1 Cor.15v52, 1 Thes.4v16

******* Un exemple de « réveil », soit une réponse à un appel à la repentance, peut se lire dans 2 Rois 22.