« Soyez parfaits, comme votre Père céleste est parfait » (Matt.5v48)

La perfection selon Jésus ne nous parle pas d’une perfection où tout est beau, bien rangé, séduisant, complet et le reste. Ce mot veut dire qui est parvenu à ses fins, qui a atteint un certain accomplissement.
Affiche du film « a perfect day » de Fernando León de Aranoa

Matthieu 5:43-48 : « Vous avez appris qu’on a dit : « Tu dois aimer ton prochain et détester ton ennemi. » Mais moi, je vous dis: aimez vos ennemis. Priez pour ceux qui vous font souffrir. Alors vous serez vraiment les enfants de votre Père qui est dans les cieux. En effet, il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons. Il fait tomber la pluie sur ceux qui se conduisent bien et sur ceux qui se conduisent mal. Si vous aimez seulement ceux qui vous aiment, quelle récompense est-ce que Dieu va vous donner? Même les employés des impôts font la même chose que vous ! Et si vous saluez seulement vos frères et vos soeurs, qu’est-ce que vous faites d’extraordinaire? Même les gens qui ne connaissent pas Dieu font la même chose que vous ! Soyez donc parfaits, comme votre Père des cieux est parfait ! »

Philippiens 3:4-16 : « ……Je ne veux pas dire que j’ai déjà atteint le but, ou que je suis déjà parfait! Mais je continue à courir pour saisir le prix, parce que le Christ Jésus m’a déjà saisi. Non, frères et soeurs, je ne pense pas que j’ai déjà obtenu le prix. Mais j’oublie la route qui est derrière moi, je suis tendu en avant, et je fais la seule chose importante : courir vers le but pour gagner le prix. Dieu nous appelle d’en haut à le recevoir par le Christ Jésus. Nous qui sommes parfaits, nous devons penser de cette façon…..»

 « Moralement coupable, mais politiquement innocenté ». L’ancien président des États-Unis Donald Trump a finalement été acquitté samedi 13/02 lors de son deuxième procès en destitution. 57 sénateurs sur 100 ont voté pour sa destitution, dont sept Républicains, soit 10 voix de moins que les deux tiers requis pour aboutir à une condamnation. Ce qui ne signifie pas que l’ex-président en aurait fini avec les poursuites et d’éventuels blâmes dans les mois à venir. Le responsable principal de la mise en accusation de la Chambre, Jamie Raskin, démocrate du Maryland, s’est toutefois réjoui de ce résultat, le plus élevé pour la condamnation d’un président depuis Andrew Johnson en 1868 (ce président avait évité la destitution par une voix à peine). Dimanche, en entrevue sur les ondes de NBC, M. Raskin a dit « ne rien regretter ». « Chaque sénateur savait exactement ce qui s’est passé. Mais il est impossible d’amener à la raison des personnes qui agissent comme les membres d’une secte religieuse. » (1)

Pour Peter Wehner, ancien membre de plusieurs exécutifs américains républicains et chroniqueur au New York Times, les Républicains ont manqué l’occasion de rompre avec Donald Trump, soulignant à quel point l’emprise de ce dernier reste forte sur ce parti : « Pendant près d’une demi-décennie, les Républicains ont pris l’habitude de dire une chose et d’en penser une autre. Le vote de destitution était la dernière, la meilleure chance de rompre de manière décisive avec M. Trump. Pourtant, une fois de plus, la plupart des parlementaires républicains n’ont pas pu se résoudre à le faire. M. Trump semble encore les hanter, instiller de la peur chez eux. Plus encore, il est devenu eux, se faufilant dans leurs esprits et leurs communautés si facilement qu’ils ne sont plus capables de distinguer leurs propres sensibilités et limites morales des siennes, comme ils auraient pu le faire autrefois. Après ce vote de destitution honteux, la tâche pour les Républicains espérant se défaire des années Trump, qui était déjà difficile, sinon impossible, est devenue plus difficile encore. » (2)

Et ce, d’autant plus que, paradoxalement, même s’ils l’ont acquitté, plusieurs républicains ont reconnu dans les minutes suivant le vote l’implication de Donald Trump dans les émeutes du Capitole, comme l’a fait Mitch McConnell, leader de la minorité républicaine au Sénat et défenseur de l’ex-président durant ses quatre années de règne : « Il ne fait aucun doute que le président Trump est dans les faits et moralement responsable d’avoir provoqué les événements de cette journée [du 06 janvier] », a-t-il dit. « Les personnes qui ont pris d’assaut le bâtiment pensaient suivre la volonté et les instructions de leur président. » Selon lui, cette attaque a été induite par « un crescendo de fausses déclarations, de théories du complot et d’hyperbole imprudente que le président vaincu n’arrêtait pas de proférer »(3).

Ce type de décalage entre ce que l’on dit, pense et fait, illustre le fameux proverbe aux allures de « vérité d’évangile », à savoir que « la perfection n’est pas de ce monde ». Et c’est là que le bât blesse, lorsque nous lisons les Écritures : ainsi, pourquoi « la perfection ne serait pas de ce monde » si Jésus nous invite et nous incite dans le passage cité plus haut à être parfaits comme le père céleste est parfait ?

Peut-être parce que le mot « parfait » ne veut pas dire la même chose dans notre bouche que dans celle de Jésus ? Effectivement, le Seigneur a bien une autre conception de la perfection, puisque le mot qu’il emploie, dans le grec du Nouveau Testament, est un mot (teleios) qui ne nous parle pas d’une perfection où tout est beau, bien rangé, séduisant, complet et le reste. Ce mot veut dire qui est parvenu à ses fins, qui a atteint un certain accomplissement. L’idée de la perfection dont nous parle Jésus, c’est simplement qu’on ait atteint certains buts que le Seigneur a fixés. Et nous avons à être parfaits comme le Père céleste est parfait, dans la mesure où, pour Dieu, il n’y a pas de décalage entre ce qu’il ambitionne de faire et ce qu’il fait vraiment. Il y a pour lui une parfaite conformité entre ses projets, ses paroles et ses actes. Nous sommes plus approximatifs, dans ce registre…
Il nous arrive de bien comprendre ce que Dieu désire pour nous, mais c’est comme si nous étions en incapacité complète d’y parvenir. Les plus optimistes se disent qu’à force, on va bien y arriver. Certains sont enclins à la culpabilité en disant qu’ils ne sont bons à rien car ils savent fort bien quelle est la cible que le Seigneur leur a demandé de viser, et qu’ils n’y arrivent pas. D’autres encore essayent de se disculper en accusant l’adversaire, Satan, ou encore la société, qui est (par définition…) méchante, les parents qui nous ont laissé différentes ardoises dans l’existence, etc. Il y a des tas de bonnes raisons pour que nous vivions un pareil décalage entre les buts que Dieu nous donne, et le réel de ce que nous parvenons à vivre. Et il y a aussi des tas de mauvaises raisons que nous invoquons pour fuir nos responsabilités dans la foi. Nous sommes prêts à accuser tout le monde pour le fait que nous ne soyons pas des êtres accomplis. Et, ultimement, nous sommes même prêts à accuser Dieu, ce qui est assez présomptueux de notre part… Car, qui sommes-nous, pour juger Dieu et lui reprocher de ne pas faire son travail ?

Curieusement, alors que notre expérience nous fait croire que cette perfection est inaccessible, et alors que sévit dans nos têtes le fameux « proverbe » sur la perfection « qui ne serait pas de ce monde », Paul dit aux Philippiens : « Nous qui sommes parfaits, … ». Ce qui veut dire que Paul pense que les chrétiens de la ville de Philippes ainsi que lui-même sont des gens parfaits selon la définition du Seigneur. Quel orgueil, allons-nous penser ? Oui, quel orgueil, si nous gardons nos définition de la perfection, si nous nous appuyons sur nos sagesses humaines. Mais selon la définition de la perfection qui était dans l’esprit de Jésus, cette perfection est tout à fait de ce monde. Car ce n’est pas nous qui l’accomplissons, mais c’est Dieu qui l’accomplit en nous.

Cela, Paul l’argumente parfaitement en montrant combien il se croyait parfait autrefois, dans la mesure où il répondait à tous les critères de son groupe d’appartenance – il était un bon pharisien, qui obéissait en tout point à la loi, etc. Mais il a vu tout l’orgueil et toute la vanité de cette perfection qui ne tient qu’à des critères de conservatisme et de conventions sociales. La rencontre avec Christ a été radicale. C’est fini, maintenant ; tous ces critères sont invalides. Ils ne fonctionnent plus. La mode et les références du monde, de notre monde, il faut les abandonner à tout prix. Car en Jésus, Paul a réalisé que c’est Dieu qui s’est approché de lui. Il a été choqué de voir que Dieu, dans sa perfection céleste, avait pour projet de le rejoindre. Et donc tout ce qui faisait son orgueil, sa réputation, sa bonne conscience, sa morale, sa notoriété et sa gloire, tout est devenu caduc. Il le considère même comme une chute, comme quelque chose qui peut le perdre. Quand nous croyons que nous sommes bons par nous-mêmes, nous nous précipitons dans les bras du malin, qui adore que nous pensions que nous sommes bons, alors que Dieu seul est bon.
Tout ce qui faisait la gloire de Paul, sa perfection aux yeux de ses contemporains, c’est devenu au contraire quelque chose de répugnant dans sa tête. Ce qui faisait qu’il était somptueux est devenu pour lui quelque chose de hideux.

Racheté par le Christ, Paul découvre que désormais il est « parfait » dans le sens du Seigneur, c’est-à-dire qu’il a reconnu que ses objectifs dans la vie étaient complètement nuls, vaniteux et hautains. C’est donc dans le recadrage de ses objectifs de vie que Paul est parfait, au sens biblique. (…..) C’est ça, la perfection selon Dieu. C’est se soumettre aux projets de Dieu en toute humilité, et alors Dieu décide de ce qu’il fera pour nous, il nous donne des moyens que notre intelligence et notre force ne nous auraient jamais donnés. Le Paul « ancienne version », persécuteur de chrétiens, parfait selon la loi, aurait peut-être acquis une petite célébrité. Au mieux, on en parlerait dans un des livres sur l’histoire des Juifs du romain Flavius Josèphe, mais pas plus. Parce qu’il a abandonné son désir de se hisser par sa propre force sur l’échelle de la réussite, mais qu’il s’est mis humblement à l’écoute de la voix de Dieu, Paul est le chrétien le plus célèbre du monde, vraisemblablement. Il n’avait que faire de cette réputation. C’est Dieu qui lui a permis de transmettre la liberté de Jésus à des millions de personnes, des milliards même à cette heure. Qui aurait pensé à une pareille destinée ?
Paul a donc renoncé aux perfections du monde pour recevoir la force de la part de Dieu de mettre en conformité ses désirs, ses paroles, ses actes avec le projet de Dieu pour lui.

« Dans le même temps » et dans le même passage de sa lettre aux Philippiens, Paul dit qu’il n’est pas parfait et qu’il est parfait. Nous devons entendre derrière cette apparente contradiction du discours qu’il y a plusieurs phases dans la vie chrétienne et qu’il est bon de savoir les vivre en conformité avec le souffle de Dieu.
Paul est parfait en ce sens que Dieu est venu le faire naître de nouveau, qu’il l’a conduit à une révision complète de ses ambitions. Ses buts sont bien calés, il est parfait selon Dieu. Et pourtant, au-delà de cette grande révision qui intervient à notre conversion ou encore à notre baptême, il faut reprendre chaque jour le projet qui consiste à ajuster nos espérances sur le programme de Dieu.

A ce stade, ce n’est plus le temps de la conversion, mais plutôt celui de la libération et du perfectionnement. Dieu veut toujours aller plus loin avec nous, car il n’a pas les mêmes limites que nous. Une fois que nous avons été saisis par le Seigneur, nous devons nous saisir de ses plans pour les accomplir, et vivre la perfection dans ce sens que nos ambitions seront toujours en harmonie avec les ambitions de notre Seigneur. Certains appellent « sanctification » cette tâche importante et, ô combien, indispensable, à savoir que nous devenons saints, des gens spéciaux, des gens à part.
Paul est donc parfait car Dieu a opéré les révisions fondamentales de ses ambitions, mais il est aussi dans un chemin de perfectionnement parce que Dieu ne l’invite pas à s’endormir passivement sur le lieu de sa conversion (….) Il est donc à la fois parfait et appelé chaque jour à devenir parfait.

Qu’il en soit ainsi pour chacun d’entre nous. Que Dieu nous inspire de tels ajustements de chaque jour, afin que, nous aussi, puissions être « parfaits comme notre Père céleste est parfait » (4).

 

 

Notes :

(1) https://www.liberation.fr/international/amerique/acquittement-de-donald-trump-un-nouveau-coup-de-farce-20210214_GRRLTEYVYRCEBPTA4G63SI3WYM/ ;  https://www.ledevoir.com/monde/etats-unis/595250/trump-garde-son-emprise-sur-le-parti-republicain

(2) https://www.nytimes.com/2021/02/14/opinion/trump-impeachment-trial-republicans.html

(3) https://www.liberation.fr/international/amerique/acquittement-de-donald-trump-un-nouveau-coup-de-farce-20210214_GRRLTEYVYRCEBPTA4G63SI3WYM/ ;  https://www.ledevoir.com/monde/etats-unis/595250/trump-garde-son-emprise-sur-le-parti-republicain

(4) D’après une prédication du pasteur Gilles Boucomont (2011) http://1001questions.fr/aunomdejesus/etre-ou-devenir-parfaits/

 

 

Les Quatre Espèces: le Loulav et l’Etrog. Exprimer la joie de l’unité en Yeshouah le Messie

A Souccoth, les quatre espèces sont réunies dans un même bouquet et agitées ensemble : le signe de l’unité

[Initialement publié le 11/10/19 et mis à jour pour l’occasion]

Pendant les 7 jours de Souccot, la fête des Tabernacles ou des cabanes (excepté Shabbat), laquelle aura lieu du 02 octobre au 09 octobre, les Juifs ont coutume de prendre les Arba Minim, c’est-à-dire les « Quatre Espèces ». Que sont les Quatre Espèces ? En quoi, nous chrétiens, serions-nous concernés par ce rituel d’une « fête juive » ?

Ces « Quatre Espèces » sont décrites en Lévitique 23v40-41« Vous prendrez, le premier jour, du fruit [de beaux arbres] de l’arbre hadar (le cédratier, l’etrog), des branches de palmier (loulav), des rameaux de l’arbre avoth (le myrte), et des saules de rivière (aravot), et vous vous réjouirez, en présence de l’Éternel votre Dieu, pendant sept jours. Vous célébrerez chaque année cette fête à l’Eternel, pendant sept jours. C’est une loi perpétuelle pour vos descendants. Vous la célébrerez le septième mois. »

A Souccoth, ces quatre espèces sont réunies dans un même bouquet et agitées ensemble. Il convient de tenir le loulav dans la main droite (sauf si nous sommes gaucher), et de se tourner vers l’est en disant la bénédiction suivante :

Baroukh ata Ado-naï Elo-hénou melekh haolam achère kidéchanou bemitsvotav, vétsivanou al nétilat Loulav

Béni sois-Tu Éternel notre Dieu, Roi du monde, qui nous a sanctifié par Ses commandements et nous a commandé de prendre le Loulav.

Ensuite, l’on prend l’étrog dans la main gauche, et [Si c’est le premier jour de Souccot ou la première fois pendant Souccot que nous faisons cela], l’on dit :

Baroukh ata Ado-naï Elo-hénou melekh haolam chéhé’héyanou vékiyémanou véhiguiyanou lizmane hazéh

Béni sois-Tu Éternel notre Dieu, Roi du monde, qui nous a fait vivre, nous a fait exister et nous a fait parvenir à ce moment.

Enfin, il s’agit de rassembler le loulav et l’étrog et de les secouer dans les six directions : vers le sud, vers le nord, vers l’est, vers le haut, vers le bas et vers l’ouest. 

Comme souligné, ces quatre espèces sont réunies dans un même bouquet et agitées ensemble.

Ces quatre espèces nous enseignent l’unité en Jésus-Christ, Yeshouah le Messie.

L’unité dans la diversité des membres du peuple de Dieu : une unité qui maintient ces différences, qui vit et s’enrichit de ces différences. En effet, chacune de ces espèces symbolise une catégorie différente dans le peuple, dans son rapport à la Torah, la loi de Dieu.

L’Etrog (cédrat) possède un bon goût et une bonne odeur. Il représente le sage qui apprend et qui agit, celui que Jacques 1v22-25 appelle « le réalisateur agissant de la Parole : celui-là sera heureux dans ce qu’il réalisera ».

Le Hadas (myrte) possède une bonne odeur mais n’est pas comestible. Cela représente celui qui agit sans apprendre.

Le Loulav (branche de palmier) est comestible mais inodore. Il représente celui qui apprend sans agir.

La Aravah (feuille de saule) n’a ni goût ni odeur. Il représente celui qui ne fait ni l’un, ni l’autre.

Ceci constaté, quel intérêt aurait « le plus spirituel » des 4 à rester avec les 3 autres, marqués par divers degrés d’imperfection. Et quel intérêt d’intégrer celui qui « ne sert à personne », puisqu’il n’apprend pas et n’agit pas ?

Or, les quatre espèces sont réunies dans un même bouquet et agitées ensemble. Le bouquet n’est valable que si les quatre espèces sont présentes et réunies. De la même manière, nous devons nous voir, nous peuple de Dieu, de manière inclusive, à la manière de Rom.12v5 :  « Nous qui sommes plusieurs, nous sommes un seul corps en Christ, étant tous membres les uns des autres, chacun pour sa part ». Nous tous, enfants d’un même Père céleste, devons être solidaires et responsables les uns des autres devant le Seigneur (comme le peuple de Dieu l’a été pendant les jours de repentance de Yom Terouah à Kippour, tous reçoivent maintenant ensemble du Seigneur la joie de la fête de Soukkot).

Il n’y a donc pas de place pour l’individualisme, l’inégalité et la séparation, les distinctions entre « les experts » et « les non-initiés », « les plus spirituels » et « les moins spirituels », « ceux qui étudient et vivent les fêtes bibliques », « ceux qui étudient les fêtes mais ne les fêtent pas », « ceux qui vivent les fêtes sans les étudier » et « ceux qui ne font ni l’un, ni l’autre ». Nous ne vivons plus selon ces critères-là.

L’etrog nous enseigne comment considérer nos relations et juger ce qui est « spirituel »/ « pas spirituel », « Parfait »/ « imparfait »

L’Etrog est le fruit parfait et la plus précieuse des 4 espèces, puisque c’est la seule des quatre espèces à posséder une bonne odeur et un bon goûtL’odeur nous parle de l’extériorité et le goût de l’intériorité. Celui qui est parfait, c’est celui qui est cohérent : celui qui entend et qui met en pratique, celui qui dit et qui fait, en accord avec sa volonté et ses pensées.

Mais où trouver « l’etrog parfait » ? Qui, parmi nous, serait « le (plus que) parfait », « le plus spirituel », celui qui sait et met en pratique ? En réalité, le seul « homme-etrog » parfait est en Christ, le Messie Yeshouah !  Nous tous, nous sommes à des degrés divers d’imperfection, même si nous tendons vers la perfection mais sans y parvenir complètement. Nous sommes donc tous imparfaits.

Notre espérance : de même que lorsque nous saisissons le bouquet pour réciter la bénédiction, nous tenons l’Etrog rapproché de l’ensemble, Yeshouah est avec nous, lorsque nous sommes rassemblés. Cela nous enseigne que, comme Yeshouah le fait pour nous, le « plus spirituel » parmi nous doit se rapprocher du « moins spirituel », et non « l’éloigner de sa présence » cf Gal.6v1. Ainsi, nous tous, comme le dit l’Ecriture, « veillons les uns sur les autres pour nous inciter à mieux aimer et à agir en tout avec bonté », « encourageons-nous les uns les autres » (Hébreux 10v24-25)

En Yeshouah, toutes ces barrières/distinctions sont abattues et les relations sont désormais autres : « ce qui compte, c’est le Christ, qui est tout et en tous » (Col.3v11).

Cette perfection, nous pouvons la vivre en Yeshouah : « par une seule offrande (celle de sa vie), il a conduit à la perfection pour toujours les personnes qu’il a rétablies dans leur relation à Dieu » (Hébr.10v14).

Notre unité n’est pas à créer mais à maintenir. C’est l’unité en Yeshouah, selon Eph.4v3-6, « l’unité que donne l’Esprit par la paix qui nous lie les uns aux autres. Il y a un seul corps et un seul Esprit, de même qu’il y a une seule espérance à laquelle Dieu nous a appelés. Un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême ; un seul Dieu, le Père de tous, qui règne sur tous, agit par tous et demeure en tous ».

 Plus nous serons en Yeshouah, mieux nous serons proches les uns des autres, et mieux nous manifesterons le fruit doux et paisible qu’Il attend. Notre vie portera « la bonne odeur de Christ » et nous pourrons être « le sel de la terre », « avoir bon goût », à la gloire de Dieu.