Testez-vous : nommez ces marques, nommez ces plantes

Le récit de la Genèse nous rappelle qu’Adam, disposant de l’autorité de Dieu, a donné un nom aux animaux(Gen.1v26-28, 2v15-20). Feriez-vous « mieux » que lui ? Testez-vous ! Nommez les marques, puis les plantes, ci-dessous, en vous minutant pour chaque catégorie.

Nommez ces marques ; nommez ces plantes (Source : Adbusters)

Nommez ces marques ; nommez ces plantes (Source : Adbusters)

 

 

 

 

 

 

 

C’est fait ? Quelles conclusions en tirez-vous ?

Quelques questions à (se) poser, parmi d’autres :

Qui êtes-vous ? A qui appartenez-vous ?

Raisonnez-vous, agissez-vous en « citoyens »(disposant d’une autorité)…ou en « consommateurs » ?

La suite du récit de la Genèse nous montre comment Adam a abdiqué son autorité, n’ayant rien eu à opposer à « la théologie » du premier « publicitaire » de l’histoire(Gen.3v1-6…). Et vous ? Qu’avez-vous fait de votre autorité(en tant que chrétiens, « enfants de Dieu », « citoyens du ciel »…ou, au moins, en tant que « citoyens de ce monde ») ?

D’autre part, nous connaissons sans doute les noms de nos stars ou personnalités politiques(préférées ou non)…Mais connaissons-nous notre Dieu ? Et qui est votre Dieu, d’abord ?

Bon test et bon week-end !

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L’ « Antydot » ? Il est « tombé du ciel » !

 

 

De l’album « Tombé du ciel » (« Antydot », 2014)
Auteur compositeur : David Prigent

« Antydot » est un groupe « Multi-style », qui trouve sa force dans la diversité musicale depuis 1997, et puise sa source(d’inspiration) « auprès d’un certain charpentier de profession, venu quelques 2000 ans plus tôt fouler notre sol, et dont les paroles, la vie et la résurrection nous ont fait découvrir une autre vie possible, ou Dieu révolutionne tout ».

On en parle, notamment sur la Rebellution.

Découvrir ce groupe via leur site.

Jésus n’a pas mangé ces « animaux abominables », qu’il ne fallait pas manger

Comment Jésus, « né sous la loi », a-t-il pu racheter « ceux qui étaient sous la loi » ? (cf Gal.4v4-5)

Un parallèle édifiant, entre la vie de Jésus sur Terre et les exhortations ou commandements suivants, énoncés en Jacq.4v7, 10, est à découvrir :

« Soumettez-vous à Dieu, résistez au diable et il fuira loin de vous…approchez-vous de Dieu et il s’approchera de vous…humiliez-vous devant le Seigneur et Il vous élèvera ».

En Luc 4v1-15, Jésus s’est soumis à Dieu en se laissant conduire par l’Esprit dans le désert, « pour y tenté par le diable ». Il a résisté au diable par la Parole(en répondant « Il est aussi écrit… », faisant trois citations du Deutéronome-un indice qu’il avait dû méditer ce livre avant la tentation, comme il est invité à le faire en Ps.1v2 et Josué 1v8), refusant de « faire » pour « être », pour prouver ce qu’il « est », ou pour atteindre un but de façon contraire au plan de Dieu. Il a ainsi montré d’autres priorités, notamment que « sa viande » est de « faire la volonté de Dieu »(Jean 4v34. Darby). Il n’a pas non plus cherché à attirer l’attention sur lui(pour fasciner, faire le buzz), ou même cherché la domination politique.

Il n’a pas cherché à mettre le grappin sur un titre ou une position (cf Philip.2v1-11, Hébr.5v4-10). Pourtant de « condition divine », Il n’a pas regardé l’égalité avec Dieu comme « une proie à arracher »(Philip.2v6. Segond). En cela, Lui, qui déclare ne pas être venu pour « abolir »(la loi), mais pour (l’)« accomplir »(ou lui donner tout son sens-BFC) cf Matt.5v17, a pratiqué l’esprit de la loi, témoignant de son refus de « manger les animaux abominables » qu’il ne fallait pas manger (cf la loi-en l’occurrence, les oiseaux de proie, qui ont des griffes : Lévit.11v13-19)*.

Il a été appelé et élevé. Il a été le modèle d’une vie de communion et de fidélité à Dieu, lequel a donné ce beau témoignage sur son fils, à de nombreuses reprises : Luc 3v22, 9v35(cf Matt.3v17, 17v5 ; Jean 5v37, 12v28…Hébr.1v5-12)

C’est ainsi que Jésus a pu « racheter ceux qui étaient sous la loi », ayant satisfait les deux exigences de la loi : celle qui exige une vie parfaite, ayant mené une vie parfaite ; et celle qui exige une mort, en cas de transgression de la loi (Gal.3v10-14), en donnant sa vie en rançon, lui « le juste », pour nous, « injustes ».(Rom.3v21-26 ; 1 Pie.3v18 ; Matt.20v28 ; 1 Tim.2v5-6… )

On notera enfin, sur ce passage de Luc 4, que Jésus part au désert « rempli de l’Esprit »(v1), et qu’Il sort vainqueur de l’épreuve et de la tentation « revêtu de l’Esprit »(v14), parlant ensuite avec grâce et autorité (vv 22, 36)

Sur ce, bon week-end.

 

Note :

*A ce sujet, M.A. Ouaknin, dans « Bibliothérapie », rappelle de façon fort pertinente que la pensée occidentale(opposée à la pensée biblique) est axée sur la « saisie », la classification, le déterminisme(soit le fait de « coller une étiquette » sur quelqu’un), la division, la conceptualisation… « une logique de la prise », « une pensée rapace qui griffe et qui déchire »(op. cit., Seuil 2008, collection « points sagesse », pp151-152)

Pourquoi « ce n’est pas bon » de « bénir » les couples homosexuels

(Et ce qu’est vraiment « bénir »)

 

Il s'agit de "bénir une alliance". Mais quelle alliance ? Est-ce "bon", pour Dieu ?

Il s’agit de « bénir une alliance ». Mais quelle alliance ? Est-ce « bon », pour Dieu ?

L’Église protestante unie de France (EPUdF) a voté dimanche 17 mai la possibilité pour ses pasteurs de bénir les couples homosexuels. Comme le précise le communiqué du synode, il s’agit d’une « possibilité ouverte », qui n’est ni un « droit, ni une obligation », et qui « ne s’impose à aucune paroisse, à aucun pasteur ».

Il n’empêche que « pour les croyants attachés au texte biblique, il s’agit là d’une bien triste décision », commente Guillaume Bourin sur son blogue*, donnant « 4 raisons pour lesquelles l’Eglise ne doit pas apporter sa bénédiction à l’union de deux personnes du même sexe ».

Il est d’ailleurs dommage qu’il n’ait pas été invité à débattre sur cette question avec James Woody(qui représente le protestantisme libéral) et Philippe Clanché(journaliste catholique-ancien de Témoignage Chrétien) sur Radio Notre Dame(RND : émission « le débat de la semaine », datée du 15 mai-qui n’a pas abordé que ce sujet). On y aurait gagné une meilleure vision des enjeux (et des conséquences) de la décision du synode national de l’Eglise Protestante Unie, au-delà d’un simple « moralisme »(« c’est bien », « c’est pas bien »), posture dans laquelle l’on souhaite enfermer l’Eglise. Il s’agirait plutôt de rappeler pourquoi nous avons affaire à une question « de vie ou de mort ». Nous y reviendrons plus loin.

A ce sujet, le pasteur Gilles Boucomont(qui aurait du être aussi invité sur RND, à l’émission pré-citée), pasteur d’une église dans le quartier du Marais, à Paris, me paraît rejoindre Guillaume Bourin quand il estime que la formule « bénir, c’est dire du bien » est « un mensonge ». Car, souligne-t-il, « Bénir, ce n’est pas dire du bien, mais énoncer ce qui est bien. Un groupe bénit ce qu’il cautionne. Pas ce qu’il trouve gentil ou joli (…) La bénédiction première dans le fil du récit biblique est celle du créateur qui lance son “C’est bon !” (TOV) au fil des réalités qu’il a créées en ordonnant le chaos (…)initial(…) C’est bon parce que Dieu dit que c’est bon[cf Gen.1v1-4…et même “très bon” cf Gen.1v30. Ou même “pas bon” cf Gen.2v18-24]Les adeptes de la bénédiction légère, celle qui dit du bien, restent au stade de la morale en pensant que le bien qui est proclamé par la bénédiction est quelque chose de l’ordre du cool, ou du sympa, qui sont les versions modernes du bien. Ces gens sont bien sympathiques alors on les bénit. Mais la bénédiction biblique n’est pas un bien qui est socialement paramétré, le fruit d’une mode, d’une pensée majoritaire ou d’un sentiment collectif[qui dirait que « tout est bien, tout est possible, aujourd’hui »]. Le bien de la bénédiction divine est le “Bien !” de Dieu ». Lire la suite de son billet datant du 05 mai(corrigé le 07/05), mais toujours d’actualité sur http://aunomdejesus.fr/

Sur ce fondement, quel devrait alors être la position de l’Eglise ? Certainement pas de répondre par le moralisme ou par plus de moralisme. Et certainement pas de s’aligner sur les évolutions de la société (ce qui serait adopter un autre « moralisme »). A ce sujet, Gilles Boucomont explique sans langue de bois que notre positionnement au sujet de l’homosexualité, « un piège majeur de notre époque », ne devrait pas être « moral », mais être « dans le même registre que celui de Jésus » : celui-ci, en effet, n’est pas venu pour « faire la morale aux gens », ou « pour accuser, condamner, faire chuter ». Mais « pour relever les personnes » ; « les faire passer de la mort à la vie ». On notera que dans la scène avec la femme adultère, en Jean 8v11, Jésus donne pour consigne, après le refus de condamner, « d’avancer ». Mais « pas de rechuter ».

L’exemple vivant d’une des communautés réformées en France où il y a le plus d’homosexuels est susceptible de nous édifier : ce qui y est proposé à ces derniers, « s’ils le veulent », c’est « un chemin qui est au-delà de la condamnation, mais qui consiste à aller », soit « à sortir de la prison dans laquelle les autres et soi-même, conjointement, les ont enfermés ». C’est le pas choisi par « beaucoup », témoigne Gilles Boucomont. Lequel ne craint pas de dire que « l’homosexualité est mortifère (et non « pas morale ») car « elle prive de cette libération de nos incomplétudes qu’offre l’union à la personne de l’autre sexe ». Certes, les homosexuels ont eux aussi le sens de l’altérité. Sauf que ledit sens de l’altérité « ne se fixe pas sur les bons objets » : « L’homosexualité, comme tous les autres troubles de la sexualité » serait donc « une structure idolâtrique ». Relevant, non « d’abord » du psychique, de la génétique, ou du moral, mais du spirituel. En cela, « l’homosexualité n’est pas en rien différente du célibat ou du « multipartenariat », ou de la violence conjugale, ou encore de l’adultère ; c’est une stratégie de survie par rapport à une souffrance qu’on n’arrive pas à gérer. »

Ce qui fait que cela ne sert à rien de condamner les homosexuels, en se plaçant plus du côté de ceux qui veulent lapider la femme adultère(cf Jean 8v1-11) que du côté de Jésus, ou en se plaçant du côté du « moraliste » par un « va et ne pêche plus », oubliant ce qui précède : « je ne te condamne pas non plus »(v11).

Le rôle de l’Eglise est, plutôt que d’enfoncer ou polémiquer, d’aider la personne « empêtrée dans l’homosexualité » à s’ouvrir au don de Dieu par la guérison et la délivrance. Mais « les avares, les ivrognes, les adultères, les menteurs, les médisants, les orgueilleux »…en ont tout aussi besoin, de guérison ou de délivrance ! (Rom.1v23-30 et cf 1 Cor.6v9-10)**

 

 

Notes :

* Voir aussi ce manifeste « pour une lecture biblique du Mariage d’un homme et d’une femme ! » http://www.ethiquechretienne.com/manifeste-pour-une-lecture-biblique-du-mariage-d-un-homme-et-d-une-fem-a117676168

La réaction du CNEF : http://lecnef.org/images/CNEF_communique_benediction_couples_meme_sexe_150518.pdf

Celle du sociologue Jean-Paul Willaime, directeur d’études à l’EPHE, qui « estime que la décision du synode de l’Église protestante unie de France (EPUdF) de permettre la bénédiction des couples de même sexe est une « ouverture prudente et non une rupture » ( http://reforme.net/une/societe/benediction-couples-homosexuels-decision-historique )

Celles des Evangéliques de la FPF : http://www.christianismeaujourdhui.info/articles.php/eglise-protestante-unie-la-benediction-des-couples-de-meme-sexe-n-ebranle-pas-les-evangeliques-de-la-fpf-12504.html

Bénir : les pour et les contre (http://reforme.net/une/societe/benediction-couples-homosexuels-arguments-et-contre )

Et cette réflexion de Philippe Golaz sur son blogue, suite à la décision du synode évoquée plus haut, relatif à la manière de manifester la paix et l’unité dans l’Eglise, au-delà des désaccords suscités par cet événement : http://philippegolaz.ch/une-eglise-de-temoins/

**D’après Boucomont, Gilles. Au nom de Jésus : libérer le corps, l’âme, l’esprit. Ed. Première Partie, 2010, pp 91-93

Votre vie est un film

"La fin du film(de la vie)" Scène de "Macadam à deux voies"(1971)de Monte Hellman.

« La fin du film(de la vie) »
Scène de « Macadam à deux voies »(1971)de Monte Hellman.

Beaucoup de décès, ce mois-ci. Sans doute « pas plus » que d’habitude, mais « assez » pour nous interpeller, d’autant plus qu’il s’agit de proches.
Certains appartenaient à Jésus-Christ, ayant vécu et partagé leur espérance autour d’eux, durant leur vie. Avec certitude, nous pouvons dire d’eux qu’ « ils rient (dans la joie) avec leur créateur », dans le ciel. D’autres ne connaissaient pas Jésus comme leur sauveur et seigneur, semble-t-il, ou du moins, n’avaient pas confessé ou proclamé que leur confiance (leur fondement, notamment pour être déclaré juste ») était en Lui. Où sont-ils maintenant ?

Une chose est certaine : au-delà de la peine, de la douleur, des souffrances, causées par le départ d’un proche ou d’un ami cher, il y a un message pour ceux qui restent. Encouragement et consolation, confiance, pour ceux qui partagent la même espérance ; avertissement et invitation à s’arrêter pour se poser « les bonnes questions » et réfléchir, pour les autres.

Ainsi, vous-mêmes ? Quelle est votre relation avec Jésus-Christ (comment le connaissez-vous ? Qui est-il pour vous ?), face au rendez-vous inéluctable de la mort ?
Êtes-vous « prêts à rencontrer votre Dieu » ? (Amos 4v12)

 

Notre vie est courte : elle se déroule comme un film, qui finira par brûler à la fin-à l’instar de la fin de « Macadam à deux voies », le film de Monte Hellman*.

Prenez-vous le temps de penser (et de répondre) à certaines questions essentielles (existentielles) : qui suis-je ? A qui est-ce que j’appartiens ? D’où est-ce que je viens ? Où vais-je ? Pourquoi suis-je là ? A quoi consacrer ma vie ? Quelles sont les choses véritablement « durables » ?

A moins que vous n’estimiez que ces questions ne soient pas pour vous, vous estimant :
– Trop jeunes
– Trop forts, trop sûrs de vous
– Trop heureux (vous êtes actuellement « comblés »)
– Trop occupés-à gagner votre vie, de l’argent, ou trop occupés à changer le monde…
– Trop « pourris », ou trop « justes »
– Trop intelligents, trop sérieux
– Trop malades
– Trop vieux
– Trop morts. Mais vous ne serez plus là pour lire ces lignes et il sera alors trop tard. N’attendez pas d’en être là !

 

 

 
Face à la mort et concernant le sens de la vie, ce message est toujours actuel :
Eccl.11v912v1-8, 13-14
Les choses véritablement durables : https://pepscafeleblogue.wordpress.com/2013/02/22/deux-choses-eternelles/
« Aujourd’hui… » est le mot de Dieu cf 2 Cor.6v2(« plus tard » étant un mot piège, vous empêchant de prendre les bonnes décisions cf Actes 24v25)
Venez donc à Jésus-Christ, « tels que vous êtes »(Jean 6v37-40). Il a le pouvoir de répondre à votre crainte de la mort(Hébr.2v14-15)

 

 

Note :

« Macadam à deux voies », un film de Monte Hellman (1971), avec James Taylor, Warren Oates, Laurie Bird, Dennis Wilson… qui questionne le rapport à l’espace et à la fuite : deux garçons quasi mutiques-« Mécano » et « Conducteur », et un quadragénaire-« GTO », rejoints par une fille versatile, « the Girl »-tous quatre sans nom et sans passé- « sillonnent les routes à deux voies des Etats-Unis. Chaque fin d’étape est ponctuée par des courses automobiles. Avec l’argent engrangé lors de ces rallyes urbains, nos compagnons d’infortune peuvent payer leur carburant et reprendre la route. Enfermés dans ce système absurde et sans fin, ils traînent nonchalamment de ville en ville, de bars en motels miteux ». (cf http://www.dvdclassik.com/critique/macadam-a-deux-voies-hellman )

Un film qui se distingue par son absence totale de violence, de sexe et de drogue.

« Deux messages essentiels de l’Évangile…»

 

"Venez comme vous êtes"... à Jésus ! (ce n'est pas une chaîne de fast-food qui l'a inventé !) Affiche du film "Etre et avoir" de Nicolas Philibert(2002)

« Venez comme vous êtes »… à Jésus ! (ce n’est pas une chaîne de fast-food qui l’a inventé !)
Affiche du film « Etre et avoir » de Nicolas Philibert(2002)

L’Evangile a « deux messages essentiels »….. a rappelé mon pasteur lors du culte de dimanche dernier :

-Tel que je suis, je viens à Jésus. Il m’assure qu’ « Il ne mettra point dehors celui qui vient à Lui »(Jean 6v37-40, cf Rom.5v6-8, 1 Jean 4v10), car Il m’aime.

-Il ne me laisse jamais tel que j’étais avant (cf 2 Cor.5v17-18 ; Tite 3v4-7)
Parce qu’Il m’aime, Il me change.

 

Lire : Zach. 3v1-5Eph.2v1-10 ; Luc 18v9-14 ; Rom.3v21-Rom. 8
Christ nous a gagné une position devant Dieu, au prix de Sa vie : si nous pouvons « librement »(ou avec « hardiesse ») nous approcher de Dieu, ce n’est pas à cause de nos mérites(cf Hébr.10v10-23).
Notre espérance n’est donc pas dans ce que nous faisons (pour espérer « être »), mais dans ce que nous sommes en Christ.

Pourriez-vous chanter « tel que je suis… » ?

 

 

« Rock of Ages » : ce chant a une histoire

Les "rochers des Âges" ("Rock of Ages"), dans la combe de Burrington, où Toplady est supposé s'être abrité.

Les « rochers des Âges » (« Rock of Ages »), dans la combe de Burrington, où Toplady est supposé s’être abrité.

Tu as été au misérable… un abri contre l’orage (Ésaïe 25v 4)

Lui seul est mon rocher et mon salut, ma haute retraite; je ne serai pas beaucoup ébranlé (Psaume 62v 2)

« L’Éternel dit : Tu ne pourras pas voir ma face, car l’homme ne peut me voir et vivre. L’Éternel dit : Voici un lieu près de moi ; tu te tiendras sur le rocher. Quand ma gloire passera, je te mettrai dans un creux du rocher, et je te couvrirai de ma main jusqu’à ce que j’aie passé…. »(Ex.33v20-23)

« Votre vie est cachée avec Christ en Dieu »(Col.3v3)

 

À l’abri dans la fente du rocher

Alors qu’il voyageait dans la campagne près de Burrington, le poète et pasteur anglais, Augustus Toplady (1740-1778) fut surpris par un orage aussi soudain que violent. Tonnerre, éclairs, trombes d’eau dévalant des falaises, rendaient le lieu particulièrement inhospitalier. Où trouver un abri de fortune? C’est alors qu’il aperçut dans la falaise qu’il longeait, une grande fente dans la roche. Sans hésiter, il se réfugia dans la cavité providentielle (où se trouve à ce jour une plaque commémorative). Ressentant de façon particulièrement intense la valeur de ce refuge, il pensa à celui que tout chrétien trouve dans l’œuvre de Jésus Christ. Cette délivrance lui inspira les paroles du cantique “Rock of Ages” (Éternel rocher), dont voici les paroles traduites en français:

Ô Christ, éternel rocher,

Je viens en Toi me cacher!

De ton côté s’écoulèrent

L’eau, le sang qui régénère:

Que par ce flot rédempteur

Du péché je sois vainqueur.

Tous les travaux de mes mains

Pour te plaire seraient vains,

Lors même qu’en ma détresse,

Mes pleurs couleraient sans cesse,

Ils ne sauraient me laver:

Toi seul peux et veux sauver!

Seigneur, je n’apporte rien,

Ta croix seule est mon soutien.

Nu, je viens au sacrifice

Qui me revêt de justice;

Souillé, je viens à la croix

Qui rend pur celui qui croit.

Dans mon passage en ces lieux

Et quand, ayant clos mes yeux,

Je serai devant le maître

Devant qui je dois paraître,

Ô Christ, éternel rocher,

En Toi tu veux me cacher.

(Calendrier de La bonne Semence. Feuillet du samedi 02 mai 2015 )

 

A écouter, cette version de Fernando Ortega :

 

Ou celle-ci, très « pep’s » de Jimmy Needham :

 

Ou encore, celle d’un chœur mennonite

 

 

 

 

« Tatouage »

« Les enfants scrutent les tatouages. La virile vanité des marins, comme la nostalgie des détenus, laisse le corps se prêter comme la feuille ou la toile à la plume pointue du graveur.
Au temps de la mer d’été je connaissais les dessins et les couleurs sur la peau des pêcheurs, noms, cœurs, bateaux, lunes.
Quand j’étais enfant, j’allais à la pêche[en bateau à moteur] avec mon oncle(…)Le plus souvent on y allait tout seuls, mais parfois avec un invité(…)

Une fois, un homme maigre, d’une quarantaine d’années, l’âge de mon oncle, nous accompagna. Avant de monter à bord, je lui fus présenté et il me donna une poignée de main, lente, distraite(…)
Il avait un tatouage sur le bras. Je le vis sur le bateau, car là il retroussa ses manches, plongeant ses mains dans l’eau, pour se mouiller les cheveux tandis que la barque avançait. Il n’était composé que de numéros. Je ne posais pas de questions aux hommes. Je savais qu’un enfant ne pouvait rester parmi eux qu’à condition d’être silencieux(…)Jamais je n’aurai demandé à l’invité ce qu’était le chiffre qu’il porté gravé : je pensais d’abord à un numéro de téléphone, puis à un message secret, enfin j’imaginais qu’y était inscrite la somme des jours d’une vie, peut-être la sienne(…)
Plus tard j’ai su qui était cet homme avec nous. Il faisait partie du petit nombre de rescapés des camps d’extermination. Ce numéro sur son bras n’était pas un tatouage, mais l’infamie d’un marquage. Il appartenait à cette humanité exterminée au gaz zyklon B, dont l’odeur a empoisonné notre siècle, et que personne ne connaît. »

(Erri de Luca. « Odorat : brioches et autres gaz ». Les coups des sens IN « Le Contraire de Un ». Gallimard, 2012(Folio), pp 110-115)

Deux verbes et une phrase-clé pour comprendre : méditation sur Jean 6

Une invitation à “manger”, et à vivre une relation de vie.

Une invitation à “manger”, et à vivre une relation de vie.

Certains ont l’art de dire tout et son contraire, comme pour ne jamais se tromper. Du genre :
« L’avenir s’annonce sombre, mais n’en porte pas moins des promesses d’éclaircissement. Ou pas. »
Cela marche avec tous les sujets.

Mais si vous en avez assez de ce type de « langue de bois », lisez attentivement Jn 6, 22-71.
Il contient notamment deux verbes qui se répètent et ayant un rapport entre eux : “manger” et “croire”. Une phrase-clé permettant de comprendre les paroles de Jésus est également à repérer au v63. Et par-dessus tout, il importe de « fixer les yeux sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi »(Hb12,2). Ses paroles, rapportées dans ce passage, contiennent des affirmations étonnantes-certaines particulièrement « dures à entendre »-, comme autant de promesses pour ceux qui auront « fait la bonne œuvre », « l’ œuvre de Dieu »(Jn 6, 28–29).
À Pâque, nous avons célébré et commémoré une libération, la sortie d’une situation d’esclavage, et le commencement d’une nouvelle histoire (Ex 12). Nous avons aussi mangé l’agneau pascal, immolé pour nous (1 Co 5,7).
L’agneau, c’est Christ : « l’agneau sans défaut et sans tache », dont « le sang précieux nous rachète de notre vaine conduite, héritée de nos pères ». (1 P 1,18-19)

Nous avons donc mangé cet agneau. Jésus dit : « En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous ne mangez la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez son sang, vous n’avez point la vie en vous-mêmes. Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang a la vie éternelle ; et je le ressusciterai au dernier jour (…) Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang demeure en moi, et je demeure en lui(…) celui qui me mange vivra par moi »( Jn 6,53-54, 55-56).Une parole « dure à entendre » (v52, 60). Mais Jésus donne la clé, permettant de le comprendre : « C’est l’esprit qui vivifie ; la chair ne sert de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et vie » (Jn 6,63), et elles ont pour moteur la compassion(Lc 7,13-15).
Nous « l’avons mangé ». Plus exactement, nous nous le sommes appropriés. Nous nous sommes mis au bénéfice de son œuvre expiatoire : c’est cela, « croire ». Nous croyons qu’Il a été « livré pour nos fautes et ressuscité pour notre justification »(Rm 4,25). Et Il « est réellement ressuscité ! »(Lc 24,34 ; 1 Co 15,17). Ce n’est pas une opinion, mais un fait d’une grande importance, la meilleure nouvelle qui soit et qui appelle une réponse immédiate. « Celui qui croit » en Lui « a la vie éternelle » (Jn 6, 40, 47 cf Jn 3,15-16, 36 ; Rm 6,23)
Jésus est « l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde ! » (Jn 1, 29.36). Cette proclamation vous fera-t-elle vous retourner et vous inciter à Le suivre et à demeurer avec Lui, pour mieux le connaître ? (Jn 1,37-39. à comparer avec Jn 6,26).
Car « Le connaître », personnellement et intimement, c’est là « la vie éternelle » (Jn 17, 3)

 

Initialement paru dans « Les Cahiers libres », le 16 avril 2015.

Foireux liens(9) : « L’activisme n’est pas du militantisme ! »

"Occupé, trop occupé !" Une malédiction ou...un sujet de gloire ?

« Occupé, trop occupé ! »
Une malédiction ou…un sujet de gloire ?

Serait-ce « l’appel du 1er mai », fête du travail en France ?

Pour le mois d’avril qui vient de s’écouler, je constate une drôle de « coïncidence », avec la présence de pas mal d’articles-voire d’occasions- abordant les thèmes du travail, du chômage, de l’activisme(de « l’overbooking ») ou du phénomène d’être « occupé, trop occupé ». Et ce, dans un contexte où le code du travail fait l’objet de nouvelles attaques.

En voici quelques-uns. Prenez donc le temps de consulter ces diverses et édifiantes contributions à cet éternel sujet :

 

« Depuis dix jours, plus personne ne répond à nos mails ». La raison ? Les gens sont débordés ! D’ailleurs, « presque tous les gens que nous connaissons sont débordés. Ils se sentent angoissés et coupables dès qu’ils ne sont plus en train de travailler ou de promouvoir leur travail. Quand ils consacrent du temps à leurs amis, ils le font comme de bons élèves font du bénévolat, parce que ça fait bien sur un CV », constate le journaliste et cartooniste Tim Kreider.

« Il n’y a pas longtemps », témoigne-t-il, « j’ai proposé à un copain qu’on se voie un jour dans la semaine. Il m’a répondu qu’il n’avait pas trop de temps mais de l’appeler si je faisais un truc : il arriverait peut-être à dégager quelques heures. J’ai failli lui dire que ma question n’était pas le préliminaire à une invitation mais l’invitation elle-même. Mais bon, il aurait fallu crier tellement fort pour qu’il m’entende par-dessus le bruit de son agitation que j’ai laissé tomber.

Même les enfants sont débordés, aujourd’hui. Entre l’école et les activités extra-scolaires, leur journée est réglée à la demi-heure. Quand ils rentrent le soir, ils sont épuisés comme des adultes… » (La suite sur « Moyen courrier », blog de Rue89 Lyon)

 

« Je suis très occupée ! », constate Ludivine sur « elle croit », son blogue féminin, donnant raison à ce qui précède. Va-t-elle « s’en sortir » ? Sauf qu’il ne s’agit pas d’ « une nouvelle situation d’urgence à régler particulièrement ce mois ci… C’est sa vie normale !  Moment de silence…»

Marquez une pause avant de lire sa critique de « Vie de fou » (Crazy Busy) de Kévin DeYoung, « un livre pour ceux qui sont toujours un peu occupés voire très occupés ! Ou/et qui ont besoin d’organisation ».

 

Puis, prenez le temps de lire attentivement les « 4 façons de remporter la victoire sur le surmenage » du pasteur J. D. Greear. Car, dit-il, “Être sur-occupé n’est pas seulement inconfortable, c’est aussi dangereux. Il y a peu de choses aussi destructrices (y compris pour l’âme) que le surmenage”. A découvrir sur TGC Evangile 21.

 

Ensuite, le code du travail français est-il « un carcan », empêchant « la libération des richesses de ce pays », comme j’ai pu récemment l’entendre, lors d’un séminaire ?*

Tout dépend certainement du côté où l’on se place. Et tout dépend du côté où Dieu se place (Deut.24v14-15 ; Es.58v3…), aurai-je envie de répondre. Comme de poser cette autre question : combien de pages valent la vie d’un homme ?

Gilles Balbastre y répond dans le Monde diplomatique dans un article de novembre 2014, toujours d’actualité.

D’ailleurs, notre vision sur cette question est-elle réellement biblique ? Car, au commencement, le travail est un don de Dieu, et même un bon projet de Dieu pour l’homme. Néanmoins, c’est le péché qui a déformé et rendu plus difficile ce qui était bon, au départ, provoquant les dérives présentées plus haut : trop ou pas assez, voire pas du tout(de travail). Pour aller plus loin,  le dernier numéro de « Promesses » d’avril-juin 2015, qui apporte une réflexion biblique pertinente sur « travail et chômage », est à découvrir. Equilibré, quoique manquant de contribution féminine, il mérite le détour : voir « les sept questions sur le travail » de Joël Prohin(« est-une malédiction ou un don de Dieu ? A quoi sert notre travail ? Comment le faire ? Que penser du travail rémunéré de la femme mariée ? Le chrétien peut-il se mettre en grève ?… ») ; « le chômage : qu’en dit la Bible ? » de Nathanaël Bourgeois ; « Le travail de Dieu » de Claude-Alain Pfenniger, qui nous présente Dieu comme le « travailleur par excellence », « sans rival » dans ce domaine. Lequel, dès le commencement, a su prendre le temps de contempler ce qu’Il fait, pour dire « c’est bon !…c’est même très bon ! »…« Patrons et employés : entre soumission zélée et devoirs réciproques » de Frédéric Mondin…et le bienvenu « L’inventeur des congés payés » de David Richir, lequel nous rappelle que le premier commandement de Dieu à son peuple…c’est de s’arrêter, de se reposer un jour par semaine(Ex.16v23) !

A commander sur le site et à offrir à vos amis… « overbookés » !

 
Le travail ! Comme pour tout sujet, il y a deux manières d’en parler, rappelle Benoît Sibille des « Cahiers libres » : celle des experts, qui, tout en « emplissant nos plateaux TV et nos partis politiques », réussissent le tout de force d’ « oublier de nous parler du travail en lui-même. Reste alors une deuxième méthode, celle du philosophe, qui consiste, elle, à donner la parole au réel : Qu’est-ce qui se donner à vivre dans le travail ? » Ecouter la chronique de Benoît Sibille pour Radio Notre Dame, sur « les Cahiers libres ».

 

Pour finir, profitez-en aussi pour voir ou revoir ces films sur le travail(sens, conditions…)et le chômage :

« Le sel de la terre » de H.J. Biberman(1953), dont nous avions déjà parlé : l’un des films les plus singuliers des années 1950, peut-être celui qui résume le mieux l’époque du maccarthysme, et qui a le mérite de ne pas oublier les conséquences morales et psychologiques d’un conflit social sur les rapports (raciaux, sociaux) des hommes entre eux, leur comportement/leur motivation et la vie des couples.

« La classe ouvrière va au paradis », un film italien d’E. Pietri(Palme d’or à Cannes en 1972) : ou comment un ouvrier zélé, doublé d’un consumériste docile, en arrive à faire grève. Le point de départ du film, qui « n’est pas un film sur une prise de conscience révolutionnaire », est l’idée du travail à la chaîne qui rend les hommes esclaves d’un même travail, pendant des années, sans même qu’ils sachent à quoi ça sert. Le « miracle italien » n’a eu lieu que parce qu’on a fait faire en huit heures des travaux qui devaient être faits en quinze**.  Ecouter la BO du film.

 

« The company men » de J. Wells (2010) : un film qui donne l’illusion d’avoir affaire à une énième fable hollywoodienne sur des héros ordinaires qui parviennent à surmonter une crise (ici financière) par la seule force des bons sentiments et des incontournables valeurs familiales. Or, The Company Men montre une Amérique que l’on n’a pas tant l’habitude de voir au cinéma : celle des cadres moyens supérieurs, qui croient dans un système qu’ils servent docilement, et qui se retrouvent d’autant plus désemparés quand ils sont sacrifiés à la faveur d’une « restructuration ».

 

Notes :

* Une pensée qui me paraît plus marquée par l’idéologie libérale que par la pensée biblique. Or, la tendance actuelle est plutôt, depuis plusieurs années, le « détricotage » du code du travail entraînant banalisation de la flexibilité, précarité…sans compter que les papas(mais aussi les mamans)rentrent de plus en plus tard à la maison, et « doivent » travailler le dimanche. Pourquoi « doivent » ?

D’autre part, l’actuel projet de loi « pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques » du ministre de l’économie Emmanuel Macron, (adopté en 1ère lecture à l’assemblée nationale le 19 février 2015 ; en discussion au Sénat- vote prévu le 12 mai) participe bien à cette logique : libéralisation des lignes d’autobus ; accroissement du travail du dimanche et de nuit ; limitation du rôle des prud’hommes ; affaiblissement du code du travail ; déréglementation de la profession des notaires ; privatisation de l’industrie de l’armement et des aéroports ; filialisation de centres hospitaliers universitaires ; assouplissement des normes environnementales…( cf http://www.legifrance.gouv.fr/affichLoiPreparation.do?idDocument=JORFDOLE000029883713&type=general&typeLoi=proj&legislature=14 ; http://www.la-croix.com/Actualite/France/Loi-Macron-les-principaux-points-2015-02-17-1281670 ; http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/citations/2015/04/28/25002-20150428ARTFIG00369-emmanuel-macron-n-exclut-pas-d-avoir-a-nouveau-recours-au-49-3.php )

Bref, le plus gros mensonge du libéralisme est de faire croire qu’il ne règne pas, qu’il n’a jamais régné, et qu’il doit régner. Et « qu’il n’y a pas d’autre alternative ».

 

 
** cf http://www.tamasadiffusion.com/sitesofficiels/classeouvriere/classeouvriere-documents/classeouvriere-petripartassone.pdf  ; http://www.dvdclassik.com/critique/la-classe-ouvriere-va-au-paradis-petri