L’Ecologie pour les Nuls

Piqué sur le compte twitter de Phylloscopus, naturaliste catholique blogueur (publié le 16 mai 2018)

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Mariages alternatifs

A facetime wedding and a conceptual wedding are explained as possible alternatives to a traditional wedding
(Par Andy Singer : « le mariage numérique » : personne. Juste des ordinateurs portables, des ipads et smartphones. Et plein de superbes photos !
« Mariage conceptuel » : concept de mariage imaginaire, avec des schémas, envoyé aux participants)

« (In)culture au poing » : Jésus ne parlait pas anglais

Le projet des témoins du Christ – et de Dieu – était que cette Bonne Nouvelle aille « jusqu’au bout de la terre »…

Jésus ne parlait pas anglais. Plus exactement, Lui, Juif, et au prénom parfaitement juif (« Yeshouah » ou « Dieu sauve ») ne parlait pas l’anglais « de l’époque », c’est-à-dire le grec, langue du commerce et des relations marchandes. Et il s’adressait essentiellement, au début, à des Juifs, « les brebis perdues de la maison d’Israël ». Il ne semblait donc pas avoir de prétention universaliste à la base, à priori.

Pourtant, lorsqu’on y regarde de plus près, la foi chrétienne, qui s’appuie sur les paroles, faits et gestes d’un tel Messie Juif, est étrangement universelle et universaliste, puisqu’elle est le fruit d’une étonnante rencontre entre le peuple d’Israël et la culture la plus mondialisée qui n’ait jamais existé, la culture gréco-romaine.

Nous comprenons aussi qu’au travers de ses rencontres, Jésus, logiquement préoccupé par les gens de son entourage et de sa culture, ait finalement été « ému de compassion » par ceux qui n’étaient « pas de son peuple » et considérés comme « sans foi, ni loi » ou idolâtres(cf Eph.2v11-17). La grande surprise des événements de la croix, du tombeau vide et de la Pentecôte (un « anti-Babel »), fut une formidable ouverture au monde entier. Et ladite ouverture fut traduite principalement par le fait que les témoins majeurs de ces moments incroyables ont composé leur narration en grec, « l’anglais de l’époque ». Désormais, Jésus est connu partout sur terre sous le nom de « Christ » : une appellation grecque pour décrire une fonction plutôt sémitique, le fait d’être « oint de Dieu », ce qui se dit « Messie » (« Mashiah ») dans les langues sémitiques

Que toute l’aventure de ce Messie Juif « qui ne parlait pas anglais » soit racontée dans la langue internationale de l’époque n’est pas anodin. Le projet des témoins du Christ était que cette Bonne Nouvelle aille « jusqu’au bout de la terre ». Mais il peut paraître improbable, sinon impossible, qu’un peuple sans armes, refusant la soumission à l’empereur surpuissant de l’époque, ait pu diffuser en l’espace de 150 ans une proposition de foi complexe et exigeante. Pire, cette spiritualité semblait même plutôt précaire, étant transculturelle, à cheval entre les deux univers mentaux des grecs et des sémites. Et pourtant, cette foi s’est répandue dans tout le bassin méditerranéen, autant dire dans tout le monde connu, sans violence, ni contrainte aucune ! Il est bon, en effet, de se rappeler que les missions guerrières et autres « croisades », l’Inquisition et les guerres de religion, sont tardifs dans le christianisme, n’arrivant qu’après la « conversion-compromission » de Constantin, quand l’Eglise s’unit à l’empire et donc à César.

Une chose est certaine, pour le croyant : ce projet était motivé par Dieu lui-même, et cette bonne nouvelle s’est surtout répandue grâce à une puissance d’en haut. Et aujourd’hui, cette bonne nouvelle est arrivée jusqu’au XXIe siècle, c’est-à-dire jusqu’à nous qui lisons ceci.

(D’après Boucomont, Gilles. Au Nom de Jésus : libérer le corps, l’âme, l’esprit. Ed. Première Partie, 2010, pp11-13)

A lire : Matt 15v21-28 ; Marc 7v24- 30.

 

 

« Je crois que je suis en train de perdre la foi » : « tu crois ou tu en es sûr ? »

Le must de « la crise de foi » : « croire » perdre la foi et en parler à Jésus !
(Source : convergence bolcho-catholiques)

– Seigneur, je crois que je suis en train de perdre la foi…

– Au cas où, tu es en train de me parler.

– Ah oui… Mon problème est sans doute ailleurs.

– Sans doute, je crois.

[Piqué sur le compte twitter de Robin Reeve, enseignant d’Ancien Testament à la HET-PRO, Haute école de théologie en Suisse romande] 

Le Grand Prix des Malfaiteurs de l’Humanité

Qui va recevoir le Grand Prix des Malfaiteurs de l’Humanité ? (Scène du film « 007 Spectre » de Sam Mendes, 2015)

– Je produis des avions qui détruisent des avions, des machines qui construisent en quelques jours et démolissent en trois poignées de secondes….

– Foutaises ! Moi, je répands les épidémies aux quatre coins du monde, je fabrique les maladies et les médicaments qui vont avec…

– Je fais beaucoup mieux : des médicaments qui rendent les gens malades !

– Je suis le numéro un de l’intoxication universelle, je répands mes poisons dans l’eau, dans l’air et dans les aliments, on me paie pour cela, à la caisse des supermarchés et des stations services, des compagnies de l’eau, des hôpitaux, de la Sécurité Sociale.

– Moi, je fais mieux encore, je mets partout des sens uniques et des giratoires, cela fait des accidents à chaque coin de rue, des vies à réparer et de la croissance du PIB.

– La croissance, c’est ma spécialité : tout ce qui était gratuit, je le rends payant et plus c’est cher, plus ça attire les convoitises, plus c’est nouveau, plus les gens se précipitent et plus ça fait de crédit, de soumissions à des emplois inutiles et nuisibles.

…….

Ainsi se succédaient les prises de parole, chacun rivalisant d’arguments sur les ravages de ses prouesses. Un sentiment de lassitude semblait gagner les membres du jury : qui allait triompher au Grand Prix des Malfaiteurs de l’Humanité ?

Aucun des prétendants n’emportait la conviction, jusqu’à ce que se présente un nouveau rival :

– Ce que chacun propose isolément, je le réunis dans un produit unique. Toutes les nuisances que l’on peut entrevoir dans ses rêves les plus pessimistes, je les concentre dans une technologie : l’extase pour les mirages, le flicage volontaire, la servitude acclamée…tout ce qui brûle, qui rend aveugle au monde et à soi-même, ce qui rend sourd aux chants d’oiseau, aux cris des torturés, tout ce qui fait écran entre soi et les autres, ce qui devenir la Terre inhabitable de jour en jour….

 

Et le vainqueur fut……………………

 

 

………le Smartphone !

 

[« Parabole » d’un lecteur, paru dans le courrier des lecteurs de la revue « Silence », février 2015, N°431, p42]