« Les Anneaux de pouvoir », d’après Tolkien : une série tv pour notre édification

« Le Seigneur des anneaux : les anneaux de pouvoir »: une série TV pour découvrir en quoi le royaume de Numenor de Tolkien a encore des choses à nous apprendre….

Un démagogue charismatique séduit un puissant empire, prenant le pouvoir en promettant de restaurer la gloire passée. Un peuple trahit ses principes fondateurs, délaissant la foi de ses pères pour poursuivre des rêves d’immortalité. Leur capitale vacille jusqu’au bord de la guerre civile. Les fidèles restants sont traqués comme des traîtres par une foule déterminée à les anéantir.

Non, il ne s’agit pas là d’un résumé des prophètes de l’Ancien Testament ou de notre actualité récente, mais de quelques-unes des histoires contenues dans le Silmarillion [pas encore lu] de J. R. R. Tolkien, « la bible » des traditions de la Terre du Milieu.

Longtemps négligées, ces histoires ont enfin trouvé leur place sous les feux de la rampe, puisqu’Amazon vient de lancer sa série [pas encore vue] Le Seigneur des Anneaux : Les Anneaux du Pouvoir.

Réputée série télévisée la plus chère jamais produite, ce projet d’un milliard de dollars est une adaptation d’une toute petite partie de l’œuvre de Tolkien. Dans la chronologie fictive de l’auteur, l’histoire de la Terre du Milieu se déroule sur trois âges. La plupart du Silmarillion concerne le Premier Âge. La trilogie de livres et de films la plus célèbre et la plus appréciée [lus et vus], Le Seigneur des Anneaux, couvre la fin du Troisième Âge. La nouvelle série télévisée d’Amazon se situe entre les deux.

Tolkien n’a presque rien écrit sur cette période. Pourtant, le peu qu’il a élaboré fourmille de résonances politiques. Dans les 23 courtes pages d’« Akallabêth », un chapitre du Silmarillion, Tolkien raconte la gloire du royaume de Númenor, mais aussi son orgueil démesuré et sa folie.

Dans la moitié du chapitre suivant, « Les anneaux de pouvoir », Tolkien évoque ces fameux anneaux et décrit ce qui ressemble fondamentalement à la troisième guerre mondiale — un conflit cataclysmique si destructeur que le monde ne s’en est jamais remis, bien que les bons aient remporté la victoire.

C’est un récit extraordinaire (et extraordinairement pertinent), fait de passion, d’ambition, de manipulation et de tromperie politiques, d’intrigues géopolitiques, de guerre religieuse, de théodicée et d’apocalypse. C’est l’histoire de personnes qui parviennent à s’imposer par l’honneur, la tromperie ou la conquête, et une mise en garde contre les destructions que des hommes et des femmes ambitieux peuvent engendrer lorsqu’ils disposent d’un pouvoir considérable. Pour tous ceux qui s’intéressent à cette série, voici ce qu’il y a à savoir sur l’histoire dont elle s’inspire – et en quoi le royaume de Númenor décrit par Tolkien a encore des choses à nous apprendre aujourd’hui – dans un passionnant article de Paul D. Miller, professeur à l’université de Georgetown et chargé de recherche à l’Ethics & Religious Liberty Commission. C’est à lire en français sur le site web de Christianity Today.

Une série adaptée de Tolkien jugée audacieuse par Paul D. Miller, d’autant plus que « quand  la plupart des divertissements commerciaux répondent à la demande de résolutions complètes, il (en) faut de l’audace pour raconter une histoire mature sur un monde brisé et jugé, où tous les héros sont imparfaits et où chaque victoire terrestre reste conditionnelle.

Cette histoire est une source d’inspiration parce qu’elle est réaliste, même si elle est peuplée [d’êtres imaginaires]. Plus la série « Les Anneaux de pouvoir » sera fidèle à ces vérités, plus importante sera sa contribution, non seulement à notre divertissement, mais aussi à notre édification ».

« Perdu(e) : Quand le rêve tourne au cauchemar » ou le petit livre blanc des jeunes

Le coeur de l’Evangile dans un petit livre blanc pour jeunes

« C’est quoi, l’Evangile ? », m’a un jour demandé un jeune adulte, pourtant engagé dans l’enseignement, au sein de son église locale.

« L’Evangile ? Ca ne peut pas faire de mal », s’est dit un jour une jeune étudiante, avant de confesser Jésus-Christ comme son Sauveur et Seigneur.

« L’Evangile ? » Une bonne nouvelle qui se résume ainsi : Jésus accueille les pécheurs ! 

C’est là, en effet, le coeur du message de l’Evangile tel qu’il est présenté aux adolescents, de façon vivante, percutante et stimulante, par Jonty Allcock dans « Perdu(e) : quand le rêve tourne au cauchemar », paru aux éditions Scriptura le 13 mai 2022.

Dans ce but, ce « petit livre blanc des jeunes » illustré nous invite à une visite guidée impliquante pour (re)découvrir une histoire que Jésus raconte en Luc 15v11-32, parce qu’il est critiqué pour avoir « fait bon accueil aux pécheurs » et avoir mangé avec eux (v2) : l’histoire d’un père qui a deux fils. Le premier lui tourne le dos pour poursuivre son rêve d’aventure et de liberté. Le deuxième fils reste sagement à la maison. Mais bien vite, le rêve tourne au cauchemar, et nous comprenons le rapport entre le sous-titre et l’illustration du livre [un cochon confortablement installé dans un fauteuil, un verre de vin à la patte].

Nous comprenons aussi que le plus perdu des deux fils n’est pas celui que l’on pense, et ce que Jésus entend par « être perdu et retrouvé » par Dieu. Au fil de la lecture, nous allons de surprise en surprise, en étant surpris par le père, surpris par les fils et surpris….par ce que cette histoire nous raconte sur notre propre cœur !  Sans oublier la plus grande surprise de toutes…Une surprise carrément époustouflante, que vous découvrirez une fois que le livre entre les mains !

En bref : 

« Perdu(e) : quand le rêve tourne au cauchemar », de Jonty Allcock. Scriptura, 2022. Reçu gracieusement en service presse de la part de Laurène de La Chapelle, chargée de communication pour l’Alliance Biblique Française, que je remercie !

Illustré, court et clair, avec des questions à chaque fin de chapitre, cet ouvrage, destiné aux adolescents à partir de 12 ans, est aussi un excellent outil pour les responsables jeunesse.

Recommandé, outre par Pep’s café!, par

Les Groupes Bibliques Lycéens (Laetitia Bardina),

Alpha Jeunes et Alpha Campus (Pascaline St Georges),

Et le Chemin Neuf Jeunes (Père Mustapha Amari)

Disponible chez l’éditeur ou dans toutes les bonnes librairies, dont celle-ci.

Pour les plus jeunes (dès 5 ans), je recommande également ce magnifique album de Christiane Herrlinger et Matthias Weber, intitulé « Le Fils prodigue », paru aux éditions Bibli’O en mai 2022.

Que choisir : Notre environnement ou notre économie ?

La pollution et la mort de l’homme : un « classique » qui garde toute sa pertinence et son actualité, 40 ans après…

 « Si vous pensez vraiment que notre environnement est moins important que notre économie, essayez juste d’arrêter de respirer le temps que vous comptiez votre argent ». Guy McPherson (1)

A lire : « la pollution et la mort de l’homme », notre recension du livre de Francis Schaeffer

Et « pourquoi je crains le réchauffement climatique », une analyse de Charles Eisenstein, philosophe américain et conférencier, dont les travaux couvrent un large éventail de sujets, de l’histoire de la civilisation humain à l’économie du don, en passant par l’écologie.

Initialement paru le 16/06/2021

Note :

(1) Guy Mc Pherson (né en 1960) est un ancien professeur d’université d’écologie. Il a quitté le monde de la recherche universitaire, et la vie dans la société américaine pour exploiter, conformément à ses valeurs,  une ferme écologique, changement  qu’il a décrit dans un livre, ‘Walk away from the Empire‘ et dans son blog.  Le livre ‘Going dark’ expose ses inquiétudes pour la Planète. Aujourd’hui, il expérimente personnellement un mode de vie écologique. Il élève des chèvres et  cultive son jardin. Ses recherches l’ont mené à prendre très au sérieux la vitesse à laquelle les espèces vivantes disparaissent aujourd’hui et le changement climatique (Source : Le Temps.ch)

La croyance dans « les canards blancs au long cou d’étendue d’eau » n’est-elle pas d’une importance secondaire ?

« Si vous voyez un grand canard blanc au long cou, soyez sûr qu’il s’agit…d’un cygne ! (Source image : public domain pictures)

« Beaucoup de gens croient que nous touchons à la fin des temps. Tous les signes terribles peuvent le faire croire. Mais cette croyance n’est-elle pas d’une importance secondaire ? Chaque homme, quelle que soit l’époque à laquelle il vit, ne doit-il pas se tenir toujours prêt à ce que Dieu l’appelle à rendre des comptes d’un moment à l’autre ? Comment savoir si je serai encore en vie demain ? »

(Sophie Scholl. Journal, 09 août 1942 IN Hans et Sophie Scholl. Lettres et carnets. Tallandier, 2008 , p 315. Hans et Sophie Scholl étaient deux jeunes frère et soeur allemands exécutés par les Nazis, le 22 février 1943, pour avoir élaboré et distribué 6 tracts du réseau de résistance « la Rose Blanche ». Lui avait 25 ans et elle 22. Une lecture recommandable aux jeunes gens, lycéens et étudiants -et même au-delà – qui y trouveront à la fois la spontanéité de la jeunesse, les contraintes du contexte historique, et les interrogations sur le sens de la vie et de l’histoire).

La carte de l’Inconnu (celle que vous n’avez pas)

« Vous l’avez, la carte de l’inconnu ? » (Montage original par Jacques B.)

Un jour de soleil, j’arrivai avec mon neveu de 10 ans pour son cours de foot-bol.
A peine arrivé au terrain, il courut de l’autre côté du champ pour rejoindre une petite foule d’enfants réunis en cercle. Ces derniers criaient des noms que je ne pouvais pas comprendre. Au fur et à mesure que je m´approchais, l’un des noms est parvenu à mes oreilles : « Seigneur de la mort ! Ouais, trop bien ! Wesh, c’est la tête de la mort qui gagne ! »
J’ai été frappé ! Le coup de sifflet de l’entraineur a réveillé tout le monde, et les enfants se lancent et pendant 30 minutes ils courent avec un sourire aussi grand que leur sueur ! Fini le match, les enfants se réunissent rapidement au-dessous du toit. Ils s’installent par terre et de leurs sacs sortent des paquets de cartes ! « La pieuvre ! Lord Magus ! Soldat du trident ! Sorcière de Baal ! Zombie ! Troll vertigo ! L’aveugle tordu ! Angelo Furioso ! » Et j’ai crié : « LA CARTE DE L´INCONNU ! »
Les enfants se tournent vers moi avec les yeux grands comme des œufs ! Je leur dis : « vous l’avez, la carte de l’Inconnu ? »
-(L’un des enfants avec un T-shirt blanc) : il est comment, l’Inconnu ?
(silence)
– (Moi) Vous ne connaissez pas celui « qui a les yeux de feu ? (1) Par sa bouche sort une épée à double tranchant » (2) ?!
– (Enfant avec les yeux noirs) Quoi ?
-(Moi) L’Inconnu est celui qui vit au-dehors du temps et de l’espace, Il traverse le ciel et le centre de la terre jusqu’à l’extrémité de l’univers, il « monte sur un cheval blanc » indestructible et « derrière lui une armée de millions d’anges » (3) qui lui obéit, rien ne peut l’arrêter, rien ne peut le vaincre. IL est le tout-puissant ! (4) Quand il n’y avait rien de créé, Il était déjà là ! (5)
Leur regard était fixé et leur bouche ouverte…
-(Moi) Vous voulez connaitre le mystère de l’Inconnu ?
-Oui ! continue s’il te plaît (dit un jeune de cheveux frisés) et j’ai continué :
– (Moi) la carte de l’Inconnu a « un Nom qui est au-dessus de tous les autres noms » des autres cartes créées ! « IL est le Roi » sur toutes les cartes ; tous les démons, les zombies, les dragons et les géants « fléchissent leurs genoux devant Lui » et le reconnaissent comme Le Héros imbattable ! (6) Le prince de l’obscurité et le seigneur de la mort tremblent de peur et s’enfuient devant Lui ! (7) Il est la vraie lumière et son visage brille mille fois plus fort et plus puissant que le soleil ! (8) Son feu purifie et détruit tout ! Quand il avance, le ciel et la terre font silence !
(Silence)
– (Moi) Je vais vous dire son nom… c’est un secret qui vient du ciel…vous êtes choisis aujourd’hui pour connaitre le nom de l’inconnu… Approchez-vous !
(Ils s’approchent avec une soif curieuse et retiennent leur respiration)
– (Moi, je leur murmure) …Yeshoua
– Trop bien ! ça veut dire quoi ?
– Oui ! ça veut dire quoi ?
– (Moi) Sauveur… ça veut dire Yeshoua Le sauveur.
– Trop cool ! Et il a sauvé qui ? (a répondu le plus petit d’entre eux, placé à ma droite.)
– Wesh, il les gagne comment ses ennemis ? (enfant à chemise bleu)
– (Moi) Vous avez tous écouté le mystère de la carte de l’inconnu et son Nom révélé est Yeshoua, parce qu’il a sauvé ses amis et sa famille avec son sang ! (9) Car ses ennemis l’ont tué ! Il est mort pendant trois jours et trois nuits (10) …
– Quoi ? Wesh ! pour l’Inconnu !
– Pas vrai ! Je savais que quelque chose était pas bien dans ce truc…
-(Moi) Écoutez la suite ! L’histoire continue… Il a vaincu la mort ! (11) Il s’est réveillé avec toute la force et la puissance de la vie en Lui ! Il a pris la tête de la mort et il l’a écrasé ! (Geste avec mon pied) CRASH !!!
(Encore les yeux comme des œufs)
Si ça vous dit, je vous la raconterai le prochain samedi.
Et j’ai pris mon neveu, qui en me regardant, me demande :
– Tonton, tu en as une ?
– (Moi) une quoi ?
– (Neveu) …et bien une carte de Yeshoua pour gagner tout le monde !
J´l´a trouve comment ?
(Et je souriais).

« La carte de l’Inconnu » (celle que vous n’avez pas). Initialement parue sur Pep’s café le 20/12/17. Anecdote inédite et véridique racontée par Jacques Broquet, notre plume invitée que je remercie chaleureusement. Jacques est artiste chorégraphe, danseur, metteur en scène, père de 3 filles – Gabriela, Clara et Camila. Plus de 37 ans marié et heureux avec Adriana. Le nom inconnu du sauveur s’est révélé à lui et maintenant il vit dans le royaume de Yeshoua en France avec toute sa famille.

Notes :

(1) Apoc.1v14, 2v18 
(2) Apoc.1v16 
(3) Apoc.19v11, v14 
(4) Apoc. 1v8 
(5) Prov.8v23 et ss, Jean 1v1-2
(6) Philip.2v9-11, Apoc. 17v14, 19v16 
(7) Cf Col.2v15, 1 Jean 3v8, Jacq.2v19 
(8) Apoc. 1v16, Jean 8v12 
(9) Apoc.1v5 
(10) Marc 9v31 
(11) 1 Cor.15v4, 1 Cor.15v24-26, Hébr.2v14 , Apoc.1v18

Noël : une bonne nouvelle pour les grévistes !

« Si vous voulez offrir un cadeau à Dieu ce Noël, sortez de la chaîne de montage du péché et n’y retournez jamais. Prenez votre place dans le piquet de grève de l’amour. Joignez-vous à la grève de Noël… ». Scène du film « Le Sel de la terre », de Herbert J. Biberman (1954)

« Le Fils de Dieu a paru afin de détruire les œuvres du diable. » (1 Jean 3v8)

Que veut Jésus, pour ce Noël ?

Vous avez bien lu : il s’agit en effet de ce que Jésus veut, et non de ce que nous désirerions pour Noël.

En clair, il s’agit pour nous de discerner quel cadeau offrir à Jésus à cette occasion et non d’en attendre, d’un hypothétique (faux) « Père Noël ».

L’Avent ou la période de l’attente de « l’arrivée » du Sauveur est censée être propice pour un tel exercice. C’est un temps pour adorer Jésus. Dans « La Bonne Nouvelle d’une grande joie » de John Piper, sorti en 2021 chez BLF, 25 méditations quotidiennes nous sont proposées pour nous aider dans cette préparation à recentrer nos regards et nos cœurs sur Jésus, notre plus beau cadeau, pendant la période de l’Avent. 

L’une de ces méditations est une savoureuse parabole, rappelant que Noël est aussi une bonne nouvelle pour…. les grévistes ! Jugez-en plutôt :

« La chaîne de montage de Satan produit des millions de péchés chaque jour. Il les emballe dans d’immenses avions-cargos et les transporte aux cieux et les répand devant Dieu en riant et riant et riant.

Certaines personnes travaillent à plein temps sur la chaîne de montage. D’autres ont quitté leur emploi là-bas et n’y reviennent que de temps à autre.

Chaque minute de travail sur la chaîne de montage fait de Dieu la risée de Satan. Le péché relève de Satan parce qu’il déteste la lumière, la beauté, la pureté et la gloire de Dieu. Rien ne lui plaît plus que lorsque les créatures ne font pas confiance et désobéissent à leur Créateur.

Par conséquent, Noël est une bonne nouvelle pour l’homme et une bonne nouvelle pour Dieu.

« C’est une parole certaine et entièrement digne d’être reçue, que Jésus-Christ est venu dans le monde pour sauver les pécheurs, dont je suis le premier. » (1 Timothée 1.15)

C’est une bonne nouvelle pour nous. « Le Fils de Dieu a paru afin de détruire les œuvres du diable » (1 Jean 3.8), lesquelles sont manifestes, vu que le diable est l’accusateur, le diviseur, le menteur et le meurtrier.

C’est aussi une bonne nouvelle pour Dieu. Noël est une bonne nouvelle pour Dieu parce que Jésus est venu mener une grève à l’usine d’assemblage de Satan. Il est entré directement dans l’usine, a appelé à la solidarité des fidèles et a commencé une grève massive.

Noël est un appel à se mettre en grève à l’usine de montage du péché. Pas de négociations avec la direction. Pas de marchandage. Juste une opposition résolue et inébranlable au produit. Nous ne participerons plus à sa fabrication.

La grève de Noël a pour but d’immobiliser les avions-cargos. Elle n’utilisera ni la force ni la violence, mais avec une dévotion inébranlable à la vérité, elle exposera les conditions destructrices de l’industrie du diable.

La grève de Noël ne cessera pas tant qu’un arrêt complet n’aura pas été opéré.

Quand le péché aura été détruit, le nom de Dieu sera entièrement exonéré. Personne ne rira plus.

Si vous voulez offrir un cadeau à Dieu ce Noël, sortez de la chaîne de montage du péché et n’y retournez jamais. Prenez votre place dans le piquet de grève de l’amour. Joignez-vous à la grève de Noël jusqu’à ce que le nom majestueux de Dieu soit blanchi, et qu’il se tienne debout glorieux parmi les accolades des justes ».

D’après John Piper – La Grève de Noël IN La Bonne nouvelle d’une grande joie : 25 méditations quotidiennes pour l’Avent. BLF éditions, 2021.

Ouvrage reçu gracieusement en service presse de la part de l’éditeur, que je remercie.

« Voici maintenant » : 3 questions

Le temps favorable, c’est maintenant ! (Source image : convergence bolcho-catholiques)

« Voici maintenant », non pas une, mais trois questions existentielles :

Quel est le meilleur moment pour agir ?

Quelle est la personne la plus importante ? 

Quelle est la meilleure chose à faire ?

Réponse :

Il y a un seul moment important dans la vie, et ce moment c’est maintenant. La personne la plus importante est toujours celle avec laquelle tu es. Et la chose la plus importante est d’être bon avec la personne qui est à tes côtés.

(D’après 3 questions de Léon Tolstoï IN Dernières Paroles Traduction par J.-Wladimir Bienstock. Mercure de France, 1905)

ἰδοὺ νῦν

καιρὸς εὐπρόσδεκτος,

ἰδοὺ νῦν

ἡμέρα σωτηρίας.

[« Voici, maintenant, le temps favorable, Voici, maintenant, le temps du salut », lit-on dans la Bible dans 2 Corinthiens 6v2b]

Et « voici maintenant » l’occasion de savoir un peu de grec !

Lectures : Jean 4, Luc 19v1-10, Marc 1v40-45

Aller plus loin : lire notre article Arrête « d’éviter » mais commence « à inviter » (et à aimer) les « gens ennuyeux » dans ta vie….

Christianisme : les privilèges politiques nuisent gravement à sa santé

Le favoritisme : un piège pour la vitalité chrétienne ! (Source image : public domain pictures)

Qui l’eut cru ?  La plus grande menace à la vitalité chrétienne n’est pas la persécution, la richesse, le niveau d’éducation ou le pluralisme. C’est le soutien de l’État. 

De quoi battre en brèche l’espoir illusoire en un « défenseur de la chrétienté » pour « des questions de survie ».

Espoir d’autant plus illusoire – et dangereux – s’il se donne une caution théologique.

Une analyse de 166 nations à ce sujet à lire, dans la langue de Molière, sur Christianity Today, laquelle analyse relève trois paradoxes ayant trait à la vitalité du christianisme : le paradoxe du pluralisme, le paradoxe des privilèges et le paradoxe de la persécution.

Aime ton frère bien vivant (celui du XXIe siècle) !

Comment prétendre aimer Dieu « que nous ne voyons pas », si nous n’aimons pas notre frère « que nous voyons ». Source image : Affiche du film « Interview avec Dieu » de Perry Lang (2018)

« L’empereur Constantin est une des figures les plus blâmées et maudites de l’histoire chrétienne, une de celles que l’on adore détester. On lui prête d’avoir joué au calife Uthman avec la Bible, d’avoir choisi le christianisme pour des raisons purement politiques, d’avoir corrompu l’Église, d’être un faux chrétien, etc ». Dans une série d’articles(1), mon ami et frère en Christ Etienne, contributeur au blog « par la foi », entreprend de « synthétiser différents chapitres du livre Peter J. Leithart Defending Constantine », lequel a pour objet de tenter de « dissiper la plupart de ces malentendus » et de « s’efforcer de rétablir une juste image de notre frère(sic) Flavius Valerius Aurelius Constantinus, fils de Constance Chlore et notre sœur Hélène ». Ce qui ne saurait étonner quand on sait qu’Etienne se revendique lui-même “constantinien” convaincu.

Ceci dit, l’apôtre Jean relevait que nous ne saurions prétendre aimer Dieu « que nous ne voyons pas », si nous n’aimons pas notre frère « que nous voyons » (1 Jean 4v20). De fait, pouvons-nous prétendre appeler « notre frère » quelqu’un – une figure controversée de l’histoire (2) – qui a vécu (et qui est mort) il y a très, très, très, très longtemps, que nous n’avons donc jamais vu et que nous ne pourrons jamais vraiment bien connaître, quand nous construisons « dans le même temps » toutes sortes de barrières théologico-identitaires pour ne pas vivre de communion pratique (3) avec nos frères du XXIe siècle, bien vivants, plus proches de nous, et dont la foi en Christ est sans ambiguïté ?
« Quant à nous, nous aimons parce que Dieu nous a aimés le premier (…) Voici donc le commandement qu’il nous a donné : celui qui aime Dieu doit aussi aimer son frère ou sa sœur » (1 Jean 4v19, 21). Sachant qu' »aimer son frère ou sa soeur » implique d’être avec lui ou avec elle, de manger/prier/s’édifier/s’encourager/oeuvrer… ensemble, comme de se réjouir/de pleurer avec lui ou avec elle 

Aller plus loin : 
Sur ce sujet inépuisable, je vous recommande de visionner (à nouveau) les vidéos des temps forts (tables rondes seulement) du forum des Attestants du 06 février 2021, dont le thème était justement… « Communion, un défi ? » Ou quelle est la nature d’une communion fraternelle authentique ? Pourquoi est-elle réellement indispensable ? Quels sont ses fondements ? Comment la créer et la maintenir ? A quoi et vers quoi nous pousse-t-elle ?


Introduction : Forum des Attestants 2021- introduction

Table ronde 1 : La communion fraternelle – table-ronde – Forum des Attestants 2021

Table ronde 2 : Limites de la communion – table-ronde – Forum des Attestants 2021

Pour une synthèse écrite de cette rencontre, voir également le regard du pasteur Martin Hoegger, de l’Eglise Evangélique Réformée du canton de Vaud et membre du mouvement R3 (Rassemblement pour un renouveau réformé), dans cet article consultable ici.

 

 

 

Notes :

(1) Cette série d’articles peut se lire sur le site du blogue « Par la foi ».

(2) L’empereur Constantin reste pour les historiens une figure à la fois fascinante et énigmatique, pleine d’attrait et de mystère, qui n’a pas encore livré son dernier secret. Comment comprendre au juste son évolution religieuse, qu’en est-il exactement de sa « conversion » ? Il est tout d’abord attaché au paganisme classique, à la théorie de la Tétrarchie qui fait de lui un descendant d’Hercule, puis peu à peu il se met à pratiquer le culte du soleil ; à partir de 312 il manifeste une sympathie de plus en plus marquée pour l’Église, en 324, par sa victoire sur Licinius, il apparaît comme le champion de la cause chrétienne contre le paganisme ; en 325 il convoque le premier concile œcuménique de l’histoire et finalement il se fait baptiser sur son lit de mort. Comment relier entre eux tous ces faits pour en donner une explication satisfaisante ? Constantin s’est-il effectivement converti au christianisme ? S’il y a eu conversion, quand s’est-elle produite ? Quels en sont les motifs profonds ? Ou bien ne s’est-il converti que pour la forme, visant surtout à utiliser le christianisme à des fins politiques ? Ces questions ne sont pas nouvelles. Déjà Lenain de Tillemont les avait entrevues et discutées et depuis elles n’ont cessé de hanter les générations successives d’historiens sans que pourtant ceux-ci aient réussi à y apporter une solution définitive et satisfaisante. Si l’on voulait faire l’historique de la question, on constaterait que, parmi les chercheurs, il y a toujours eu nombre de conservateurs qui, fidèles à la tradition chrétienne, ont accepté sans plus la réalité d’une conversion de l’empereur…(Chapitre VIII. La « conversion » de Constantin, Marcel Simon, André Benoit Dans Le judaïsme et le christianisme antique (1998), pages 308 à 334)

Et aussi ce point de vue catholique sur « la conversion de Constantin ».

(3) (Re)lire également notre article : « communion : le défi inclusif de Jésus face à nos tentations exclusives ».