« Chrétien, majeur et vacciné » : les raisons qui éclairent une décision, au-delà du « mon choix, ma liberté »

Le « c’est mon choix, ma liberté » parodié par BROUTE, sur Canal +

« C’est mon choix » était le titre d’une émission controversée, connue pour ses sujets racoleurs, diffusée sur France 3 de 1999 à 2004, puis dans une nouvelle version sur Chérie 25 de 2015 à 2017.

« C’est mon choix, ma liberté » est la revendication de ce qui est considéré comme étant une valeur fondamentale, du moins dans le monde – mais aussi parmi certains chrétiens se disant attachés à « la liberté individuelle » – particulièrement pour justifier la décision de ne pas se faire vacciner.

Sur ce qui est fondamental, qu’en dit la Bible ? A la question de « ce qui est le plus important », le Seigneur Jésus-Christ, citant les Ecritures, n’a pas répondu : « tu respecteras le c’est mon choix, ma liberté! de ton prochain », mais « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de tout ton être et de toute ta pensée. C’est là le commandement le plus grand et le plus important. Et voici le second commandement, qui est d’une importance semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Toute la loi de Moïse et tout l’enseignement des prophètes dépendent de ces deux commandements. » (Matt.22v37-40)

Certes, Dieu se déclare comme le Dieu libérateur, dans la première des « 10 Paroles » (Exode 20v2), et Paul rappelle que nous avons été « appelés à la liberté » (Gal.5v13)….tout en précisant qu’il convient de nous auto-limiter à ce sujet, au nom de l’amour (v13-15) : 

Mais vous, frères et sœurs, vous avez été appelés à la liberté. Seulement, ne faites pas de cette liberté un prétexte pour vivre selon les penchants humains. Au contraire, laissez-vous guider par l’amour pour vous mettre au service les uns des autres. Car toute la Loi se résume dans cette seule parole : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » Mais si vous agissez comme des bêtes sauvages, en vous mordant et en vous dévorant les uns les autres, alors prenez garde : vous finirez par vous détruire les uns les autres.(Gal.5v13-15) [Lire aussi 1 Cor.6v12 et 1 Cor.10v23].

Le « c’est mon choix, ma liberté » n’est donc pas un absolu. L’amour, si.

Et c’est « l’amour du Christ » qui « nous étreint », qui « nous presse » (2 Cor.5v14), de ce poids de la gloire de Dieu.

D’autre part, si certains considèrent que « le plus grand pouvoir de l’homme » serait « le (libre) choix », un célèbre superhéros a rappelé qu’un « grand pouvoir implique de grandes responsabilités ».

Justement, face à l’épidémie de Covid-19, nous sommes tous responsables : non pas de l’apparition du virus, bien sûr, mais plutôt d’empêcher ou de freiner sa propagation [ceux qui ne veulent absolument pas se faire vacciner doivent alors nous expliquer comment ils comptent le faire, à moins qu’ils considèrent sans gravité la pandémie], comme nous sommes tous responsables de soutenir ceux qui soignent ou assistent les malades, cherchent et trouvent des vaccins, ou encore se battent pour que nous puissions continuer à nous nourrir, à communiquer….Nous sommes aussi responsables de notre prochain, notamment plus faible, isolé et fragilisé par l’épidémie(1), en respectant les gestes barrières et les consignes sanitaires, sans attendre les mesures du gouvernement ou du préfet. Le respect des gestes barrières implique aussi de ne pas se faire le relais de tout et n’importe quoi, comme de prendre la décision d’en finir avec le réflexe de repartager des idées/informations toxiques (surtout celles non fiables, non vérifiées et/ou lues « en diagonales »), et de pas (plus) s’y exposer.

C’est en prenant ainsi nos responsabilités (et dans la prière), que nous glorifierons notre Dieu et contribuerons à l’édification et à l’encouragement de tous.

Une de nos responsabilités devant les hommes est donc de les bénir, à l’instar des sacrificateurs de l’Ancien Testament devant le peuple, soit d’énoncer et de se mobiliser pour rendre possible ce que Dieu a déclaré comme étant « bien », « bon » ou « très bon », « très bien ». Et notre responsabilité devant Dieu est de lui exprimer notre reconnaissance. Et les sujets ne manquent pas : 

Ainsi, l’an dernier, nous avons beaucoup prié pour les vaccins. Voici aujourd’hui, non pas un, mais plusieurs vaccins disponibles. Merci donc pour ces vaccins aujourd’hui disponibles et produits à des centaines de millions d’exemplaires contre un virus en à peine dix huit mois ; merci pour les tests pcr gratuits, les vaccins gratuits, les soins gratuits, les salariés payés, les entreprises aidées et les aides pour les plus modestes ; merci parce que nous ne sommes pas à la place de nos gouvernants en charge de gérer cette crise (personnellement, j’en serai bien incapable)….

A-t-on rendu grâce à Dieu, notamment sur les blogues ou les réseaux @sociaux occupés par des chrétiens, pour tout cela ?

Quelqu’un pourrait-il me signaler les sites, blogues ou comptes FB/twitter chrétiens (ou non) exprimant de tels sujets de reconnaissances pour tout ce dont nous avons bénéficié en cette période de crise pandémique/sanitaire ? Merci par avance.

J’en connais au moins deux ou trois (ce qui me paraît insuffisant), tels le blogue d’Antoine Nouis, les comptes twitter et FB du pasteur Gilles Boucomont, et aussi cet article de Myriam Widmer, publié dans le mensuel mennonite « Christ Seul » : cette professionnelle de santé nous explique simplement et clairement que « se faire vacciner est une des multiples façons de choisir la Vie. La vie est un don de Dieu et je fais [non pas « ce que je veux », mais] ce que je peux pour la préserver : la mienne et celle des autres ». 

Lire cet article dans son intégralité pour découvrir la déclinaison de cette vérité biblique, concernant la vie comme un don de Dieu.

Extraits :  

Une information fiable

À titre personnel, je me suis posé la question en début d’année : vaccin ou pas ? On ne savait pas trop… C’est la lecture de la revue Prescrire qui m’a décidée. Prescrire est une revue médicale fiable, très sérieuse, indépendante des laboratoires car financée exclusivement par ses abonnés. Ses rédacteurs étudient toujours en détail les résultats des essais cliniques avant de donner leur avis sur un nouveau médicament. (Par exemple, ils ont toujours déconseillé de prescrire le Mediator® en raison de sa dangerosité). Leur analyse des études sur les vaccins était tout à fait favorable. Ils ont coté les vaccins contre le Covid « Intéressants ! », et une telle cotation de leur part est plutôt rare. L’efficacité des vaccins sur le variant Alpha était estimée à 95 % environ (Pfizer, Moderna) ou 70-80 % (Astra Zeneca). Les vaccins restent efficaces sur le variant Delta (2).

Solidaire

En me faisant vacciner, je suis solidaire des autres car je ne suis pas un ermite qui vit en autarcie sur une île déserte. En réduisant la contagiosité, je contribue à la protection des personnes à risque de forme grave (…) je suis aussi solidaire des enfants et des jeunes (….) des étudiants privés de cours en présentiel (…) En me faisant vacciner, je suis solidaire des soignants (…) en particulier aux personnels qui travaillent dans les services d’urgence et de réanimation et qui ont beaucoup donné ces derniers mois. J’ai discuté début août avec une infirmière de réanimation. Elle m’a confirmé qu’à cette période-là, tous les patients Covid présents dans son service étaient des non-vaccinés. On sentait une grosse lassitude de sa part… À l’échelle nationale, on estime que les non-vaccinés représentent 85 % des patients Covid en soins critiques. Alors si nous avons applaudi les soignants l’an dernier, soyons cohérents et encourageons-les aujourd’hui en nous faisant vacciner.(….)

Devant Dieu     

Certains chrétiens affirment : « Dieu me protège ! J’ai confiance en lui et je n’ai pas besoin du vaccin ! » Dieu me protège… et pourtant une Église sœur a été durement touchée par l’épidémie. Nos frères et sœurs ont droit à tout notre amour et notre compassion. L’épreuve qu’ils ont subie (eux et d’autres chrétiens) prouve qu’on peut être un enfant de Dieu et tomber malade quand même.

Il est écrit : « Tu ne tenteras pas le Seigneur, ton Dieu » (Dt 6.16 ; Mt 4.7). S’il existe un moyen de protection contre cette maladie contagieuse, et que je le néglige, qu’en pense Dieu ? » (…..)

Lire la suite de l’article ici.

Et « en bonus », une campagne pro-vaccination plutôt osée :

“Ne vous faites pas vacciner.” Signé: Pompes funèbres Wilmore. Photo « piquée » sur twitter

Une pub-choc au message simple pour se protéger contre le Covid, véhiculé par un camion noir des pompes funèbres Wilmore qui a sillonné les rues de la ville de Charlotte (Caroline du Nord) à la mi-septembre. Mission accomplie pour ce camion, au message retransmis par de nombreux médias locaux et nationaux et me paraissant illustrer ce verset biblique : « ….avertissez-les comme des frères » (Cf 2 Thes.3v15) !

Notes :

(1) D’après cette réponse à une question publiée sur 1001 questions.

(2) En complément, lire des réponses d’épidémiologistes à certaines objections sur les vaccins anti-covid, comme à certaines hésitations à se faire vacciner ici et . Sur ce qu’est un ARN Messager, lire ici et .

Le commandement de Dieu le plus difficile…

Marchez pendant vous avez la lumière

La fête de Soukkot passera-t-elle inaperçue parmi les chrétiens, cette année ?

Quel est, parmi les commandements de Dieu, celui qui est le plus difficile à accomplir ?

Celui qui nous exhorte à « n’être que joyeux »(ou « à se livrer entièrement à la joie »), à l’occasion de la fête des Tabernacles(« soukkot »), cf Deut.16v15(voir aussi Néhémie 8v9-10 et ss), célébrée ce mois-ci par les Juifs du monde entier.

Des trois fêtes bibliques principales relevées dans les Ecritures(Deut.16 et Lévitique 23), Soukkot est la moins « défigurée » de nos jours. Sans doute parce qu’elle est la plus oubliée au sein des chrétiens, comme l’a rappelé récemment mon pasteur. Que signifie-t-elle ? Un « non Juif » peut-il se sentir concerné ? Sachant que, comme le souligne encore mon pasteur, beaucoup fêtent Noël qui n’est pas dans la Bible(ou même fêtent Pâque d’une façon qui n’est pas dans la Bible)…alors qu’ ils ne fêtent pas Soukkot qui est pourtant dans la Bible.

L’édito d’une lettre de nouvelles d’octobre de « Juifs pour Jésus »* souligne que, à cette occasion « les Juifs du monde entier fêtent la lumière parmi tant d’autres symboles de Soukkot. » Car « c’est par la lumière[en rappelant les prophéties d’Esaïe] que Jésus a pu montrer à ses détracteurs qu’il représente bien l’accomplissement des Ecritures(…)A la fin du premier jour de la fête de Soukkot, le temple était merveilleusement illuminé(…)La lumière était destinée à rappeler au peuple comment la glorieuse « Shekinah » de Dieu avait jadis rempli le Temple. Mais la gloire de Dieu était encore une fois dans le Temple, manifestée dans la personne de Jésus qui utilisa cette cérémonie pour illustrer ce fait. » Celui-ci déclara à tous ceux qui étaient assemblés là : « je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie »(Jean 8v12). Mais Jésus n’a pas été reconnu(cf Jean 7**). Beaucoup ont refusé que leurs ténèbres soient exposées à Sa lumière. Mais il y en a eu qui furent attirés à la lumière, dont le cœur brûla de la vérité de Jésus. » (Jean 3v19-21 ; Jean 1v8-14)Nous qui connaissons Jésus-Christ comme Messie, Sauveur et Seigneur, nous sommes ses témoins aujourd’hui. En attendant Son retour.

Pour ce mois-ci, tellement important pour le peuple Juif, laissons donc luire notre lumière pour ceux qui sont encore dans les ténèbres(cf Matt.5v16 ; Eph.5v8-13)et donnons à voir la lumière de Jésus. Célébrons donc la fête. Celle de l’Eternel, qui est donc la nôtre ! Et, conformément au commandement de Dieu, livrons-nous entièrement à la joie !

Initialement paru le 10/10/14

Notes :

*Octobre 2014, numéro 59, p1(Edito de Josué Turnil)

** Il est par ailleurs révélateur, dans ce chapitre 7 de Jean, que la fête des tabernacles soit appelée « la fête des Juifs » et non plus « la fête de l’Eternel ». Son sens véritable était-il déjà perdu à l’époque de Jésus ?

Il semble donc que cette fête soit la seule qui n’ait pas été véritablement accomplie lors de la première venue de Jésus et qu’elle le sera enfin lors de Sa seconde venue. Et Il « vient bientôt » !(Apocalypse 3v11 et 22v7-20 ). Désirons Sa venue !

Hack My Bible : l’esprit collaboratif d’un « hackathon » de 48 heures

Ce dimanche 19 septembre après-midi, j’avais une bonne raison de me rendre dans les nouveaux locaux de l’Alliance Biblique Française, au 6 rue Lhomond, 75005 Paris : rejoindre des passionnés de la Bible, pour assister à la clôture de la 3ème édition de HackMyBible (17 septembre-19 septembre), un événement qui encourage la créativité au service de la Bible, lors d’un « hackathon » collaboratif de 48 heures !

Merci à Laurène de la Chapelle – également chargée de communication pour l’ABF – pour m’avoir chaleureusement invité, et merci à Ana Aurouze, chef de projet et bibliste, pour les compléments d’information apportés en amont, comme à toute l’équipe de HMB pour son accueil

Pour ceux qui ne connaissent pas, HackMybible est un événement qui mobilise des jeunes (et moins jeunes) talents pour faire aboutir des projets innovants autour du texte biblique. 

Lors des années précédentes, un jeu de société chrétien (« Fouilles en Galilée ») et une application de mémorisation de la Bible ont été créés. 

Cette année, l’édition était moins axée sur le « digital » que les années précédentes – d’où un « plus », question créativité et « travaux manuels »- et l’angle choisi était « l’écologie intérieure ». Ou comment la Bible peut-elle rencontrer les attentes des personnes engagées dans des démarches de développement personnel ou de recherche de spiritualité ?

Selon la dynamique biblique, « l’écologie Intérieure » nous fait prendre conscience que « tout est lié » : notre relation à la nature, à l’autre, à soi, et à Dieu. S’il veut répondre aux enjeux colossaux de l’environnement et de la société, l’homme contemporain doit, plus que jamais, travailler au respect de sa propre nature intérieure et pour cela, s’autoriser à découvrir et nourrir son intériorité. Le défi du week-end du HMB 2021 a été de rappeler et de faire (re)découvrir que la Bible est une précieuse ressource pour cela.

25 participants, Jeunes et « moins jeunes » talents, qui ne se connaissaient pas auparavant, se sont ainsi mobilisés et regroupés en 5 équipes mélangées, le temps d’un week-end, pour imaginer et réaliser de nouvelles idées et projets innovants autour du texte biblique. Et ce, pour la gloire de Dieu et l’encouragement de tous, avec une créativité et une facilité déconcertantes ! Chaque projet devait être finalisé le dimanche à 15h.

Après avoir fait connaissance avec quelques participants bien sympathiques, nous tournons à plusieurs d’un atelier à l’autre, pour découvrir et tester les 6 projets retenus sur 12 propositions au départ : deux méditations pour le soin du corps et de l’âme (« aimé de Dieu » et « accueillir ses limites »), disponibles sur « Méditatio », la première appli de méditation chrétienne ; le box « kithéo », utilisable dans le cadre de la catéchèse, propose plusieurs manières créatives de dire et d’écouter un texte biblique en groupe – par exemple le psaume 23 – tout en pétrissant de la pâte à modeler ou en coloriant (pas toujours simple de faire les deux en même temps !), pour ensuite exprimer et partager ce que l’on ressent ; le « théo-boulot-dodo » est une initiation à l’écriture d’un journal professionnel quotidien, pour méditer sur une vision juste, équilibrée et biblique du travail, en se détachant des fausses croyances, tout en se reconnectant à Dieu, par des paroles bibliques qui font sens. L’un de mes préférés a été le « Sésame », un autre « kit » permettant de méditer un texte biblique (en lien avec la nourriture) tout en cuisinant, avec un choix de recettes, tels les délicieux « mantecaos ». A utiliser seul ou en famille ! Enfin, « Antidote » est un ingénieux jeu de cartes fort bien réalisé (on l’aurait cru sorti du commerce !), comportant un verset biblique et un défi viral, pour semer la bonté de Dieu autour de soi ! Lorsqu’un défi est réalisé, il faut laisser la carte à la personne bénéficiaire, qui a son tour vivra le défi et transmettra la carte. Enfin, Apir’A +, « le magazine de votre vie intérieure », se veut une « fenêtre ouverte » vers la Bible à travers des techniques de développement personnel, réconciliant culture millénaire et pratiques modernes. Un premier numéro découvert ce dimanche nous invite à développer nos talents avec la Bible tout en légèreté, avec sérieux et profondeur.

Chaque temps passé sur un projet a été l’occasion d’échanges passionnants (ainsi, « travaillerons-nous encore après notre mort ? », lors de l’atelier « journal professionnel ») et bienveillants, avec un partage de retours/conseils sur les points forts et sur ce qui peut être amélioré.

Au final, l’avenir nous dira ce qu’il adviendra des uns et des autres. Car, le plus grand défi pour nos joyeux hackhatoniens n’est-il pas de poursuivre la dynamique créative, pour aller au bout de leurs projets ? A bientôt de leurs nouvelles, j’espère ?

Sinon, le prochain HMB, c’est pour quand ?

HackMyBible est un programme international initié par la Société biblique française en 2018 et dirigé par l’UBS Global Mission Team.

Organisateurs : Ana Aurouze, Laurène de La Chapelle, Jonathan Boulet, Hugo Poette, Heather Krasker, Martina Mounir, Yves-Armel Martin.

En savoir plus, voir les sites https://hackmybible.com/ et https://hackmybible.com/, ainsi que https://www.alliancebiblique.fr/transmission/hack-my-bible

Sur « l’écologie intérieure », lire cet article publié sur Point-Théo.

Découvrir l’Alliance Biblique Française, dont la mission consiste à mettre la Bible à la portée de tous.

L’action du mois : suivre la formation Libérer !

« Libérer ! » Le temps d’une formation pour vivre une transformation et expérimenter, sur un fondement de vérité, que Jésus « est le même » : certes « hier » mais aussi « aujourd’hui » et « éternellement ».

Libérer ! est une excellente formation certifiante à l’accompagnement spirituel, proposée par les Eglises protestante unies du Marais et de Belleville, à Paris. Elle s’inscrit dans le cadre du panier de formation inter-Eglises au sein de la Fédération protestante de France, intitulé byReformation.

Ne manquez pas la prochaine session Libérer! 1 d’automne, laquelle aura lieu du 08 octobre au 10 octobre 2021 au temple de Belleville, Paris.

Pour qui ?

Libérer ! est avant tout destiné aux chrétiens de toutes dénominations (pasteurs/anciens, prêtres, et tout responsable « laïc » engagé dans un ministère) qui ont la volonté de s’engager en Eglise et/ou d’être renouvelés pour des ministères d’accompagnement spirituel, de relation d’aide et de conseil pastoral, incluant notamment les dimensions de la guérison spirituelle et de la délivrance.

Enracinée dans les Écritures Bibliques, elle s’appuie sur plus de 10 ans d’expérience-« maison » novatrice de l’Église Protestante Unie du Marais en matière d’accompagnement spirituel (50 personnes formées à l’accompagnement, soit un peu plus de 80 heures de formation).

Une formation équilibrée

J’ai déjà suivi les modules 1 et 2 en 2015, et le module 3 en juillet 2019 et peut attester que la formation est très équilibrée sur les plans théologiques et pratiques.

Libérer ! ne propose pas « de truc » ou de « technique », mais nous invite à nous exercer à l’écoute de la Parole de Dieu – plutôt que d’agir de manière systématique et stéréotypée – et à mettre cette Parole en pratique. Il ne s’agit pas de souhaiter d’être « plus » ou « mieux » informés, mais de nous laisser transformer pour expérimenter, sur un fondement de vérité, que Jésus « est le même » : certes « hier » mais aussi « aujourd’hui » et « éternellement »(Hébr.13v8). Cette formation se veut donc tout à la fois « un lieu d’enseignement et de témoignage de l’action du Saint-Esprit », toujours actuel, « dans la vie des chrétiens ». L’on peut venir aussi « pour soi », pour vivre une guérison et une libération personnelle, dans la perspective de le retransmettre à d’autres. Personnellement, j’y ai beaucoup appris quant aux enjeux pratiques liés à l’autorité et au mandat libérateur du chrétien (délivrance, combat spirituel, guérison).

Enfin, la vision tripartite de l’homme (Dieu nous a fait corps, âme, esprit) de Libérer! nous permet de résoudre certaines difficultés, liées aux limites des approches exclusivement « spirituelles »/ « spiritualisantes » ou exclusivement « psychiques » (celle de la « relation d’aide », avec une vision anthropologique et intellectuelle inspirée de la psychanalyse/la psychologie). Elle nous permet ainsi de discerner si nous avons à affaire à du somatique, du psychique ou du spirituel, et d’apporter un « traitement holistique » adapté, sachant qu’aucun de ces domaines n’est véritablement étanche. Elle nous permet enfin de sortir de l’impasse due à l’opposition entre « délivrance » et « accompagnement » (pastoral), alors que les deux sont liés. En effet, apprend-t-on dans cette formation, selon les situations, certaines personnes auront d’abord besoin d’être libérées, avant de pouvoir être accompagnées. Et dans les deux cas, la repentance joue un rôle majeur. Elle est même une clé de la vie chrétienne.

C’est où ? C’est quand ? Comment s’inscrire ?

Sur le plan pratique, le cycle de formation, qui forme un tout, se compose de trois modules, chacun comportant des séquences d’enseignements, de travail en groupes et des temps de prière.

Libérer! 1 : Libérer le corps, l’âme et l’esprit (prochaine session : du 08 octobre au 10 octobre 2021, au temple de Belleville, Paris. Les personnes qui vivent Libé 1 pour la première fois seront prioritaires).
En développant une conception tripartite de l’humain (corps, âme, esprit), le Nouveau Testament nous éclaire sur les strates où doit se déployer la guérison de notre être. Le règne de Dieu s’étend sur toutes ces zones de notre intériorité.

Libérer! 2 : Libérer, délier, délivrer
Nous ne luttons pas contre la chair et le sang, nous ne nous battons pas contre les personnes, mais en Christ nous obtenons la victoire sur des puissances spirituelles qui agissent. Forts de l’expérience de Jésus, des apôtres, d’une part, et de l’anthropologie moderne (psychologique notamment), comment marcher vers la liberté ?

Libérer! 3 : Pratique de l’accompagnement spirituel et transmission (prochaine session : du 01 novembre au 05 novembre 2021, au temple du Marais, Paris)

Pour être éligible au Certificat Libérer! il faut avoir fait les trois stages et avoir validé l’examen final.

La formation est gratuite mais il est possible de faire une offrande pour soutenir ce ministère. Note : coût réel estimé au minimum à 200 euros/personne, sachant que les questions financières ne doivent pas être un frein à l’inscription)

En savoir plus et pour connaître les prochaines dates de formation : http://www.liberer.fr/

Une nouveauté : Libérer ! lance sa chaîne youtube !

Une première vidéo nous permet de découvrir une présentation des formations Libérer! par la Pasteure Caroline Bretones, du temple du Marais (Paris) :

En s’abonnant à la chaîne Youtube, il est possible de visionner un nouveau contenu tous les 10 jours, avec trois formats d’une durée approximative :

EN BREF : 2 minutes
EN QUELQUES MOTS : 10 minutes
EN LARGE ET EN TRAVERS : 45 minutes

[Article mis à jour le 21/09/21]

« Boulevard ossements » (…qui reprennent vie) : Ézéchiel 37

Voici aujourd’hui un texte mystérieux : une vision donnée par l’Éternel au prophète Ézéchiel d’une vallée pleine d’ossements.

Une prédication édifiante d’Isabelle Coffinet (Temple de Cergy) sur le texte d’Ézéchiel 37.1-14, avec une efficace mise en contexte et actualisation, pour ceux qui se questionnent quant à « la vision de leur vie ».

Les 3 premières « questions premières » de Dieu à l’humain

Dieu nous parle et nous pose même les « bonnes questions » : les toutes premières « questions premières », fondamentales

« La métaphysique », c’est l’art de (se) poser les bonnes questions, écrivions-nous il y a quelques années sur ce blogue.  Ces « bonnes questions » sont des questions dites « fondamentales » (en rapport au sens de la vie, à la mort, au bien et au mal, ou à Dieu…) que chaque être humain peut (ou est censé) se poser.

Au début du premier livre de la Bible, la Genèse, ce n’est pas l’homme qui se les pose ou les pose à Dieu, ces questions, mais c’est Dieu qui pose les toutes premières « questions premières » à l’humain, à un moment particulier où celui-ci est en faillite devant le projet divin.

Dieu nous pose ces questions, non « pour savoir » (comme s’il ne savait pas !), mais parce qu’il est bon que nous les entendions.

Question 1 : Où es-tu ? (Gen.3v9)

Dieu pose cette question à Adam, parce que ce dernier s’est caché de lui… de honte, car il a réalisé qu’il était nu, après avoir désobéi à Dieu.

Dieu pose cette question pour qu’Adam puisse répondre et dire la vérité sur sa situation, sur ce qu’il a espéré cacher à Dieu.

Dire la vérité ouvre une porte de sortie, avec la possibilité de se repentir et d’être pardonné, pour la restauration de la relation (Cf 1 Jean 1v5-9)

Actualisation : « Où (en) suis-je » dans ma vie ? (rapport à moi-même, aux autres, à ma foi, à ma capacité d’espérer, à ce qui a le plus de valeur ou ce qui prend le plus de place dans ma vie…?)

Evaluer ma capacité à tout vivre sous le regard de Dieu, qui connaît et voit toute chose, pour vivre dans la paix, la sécurité, la confiance et l’espérance.

Question 2 : Qui t’a appris (que tu étais nu…) ? (Gen.3v11)

Une question d’actualité ! Ou, dit autrement : Qui as-tu écouté ? Sous l’autorité de quelle parole t’es-tu placé ? Qui a parlé ? A quelle source d’info as-tu porté du crédit ? D’où tiens-tu cette idée ? Quelles sont tes sources d’inspiration, de connaissance, de ce que tu sais, de ce que tu crois, de ce sur quoi tu fondes ta vie ?

A quelle source fiable revenir ? Qu’est-ce qu’une source fiable ? « La recherche de la vérité est la condition d’une information digne de ce nom, crédible ». Christ est la vérité. La Parole de Dieu est la vérité. Le Saint-Esprit est l’Esprit de vérité, lit-on dans l’Evangile selon Jean.

Actualisation : « Seigneur, que veux-tu que j’apprenne de telle situation ? Inspire-moi par ta Parole et ton Saint-Esprit ».

Question 3 : Où est ton frère ? (Gen.4v9)

Une question qui nous décentre de nous-même, nous ouvrant aux autres, laissant entendre que la réponse ne peut jamais être : « je ne sais pas ».

Que suis-je en train de faire de mon frère ? De mon prochain ?

Qui est, d’ailleurs le plus souvent au centre, dans ma vie ?

Significatives de l’intention de Dieu à notre égard, ces « questions premières » sont à garder, pour nous les poser quotidiennement, pour faire le point sur notre situation, et ce sur quoi nous espérons, afin de vivre une vie plus conforme au projet de Dieu. « Ouvertes », ces questions nous libèrent en….nous ouvrant un avenir et une espérance.

Pour aller plus loin : découvrir, dans les Evangiles, comment Jésus a vécu ces trois questions.  Ex : Luc 9v51 ; Jean 11v6 ; Jean 5v20, 30 ; Jean 8v38-40 ; Matt.9v36 …..

D’après une prédication du Pasteur Gilles Boucomont, le 29/08/21

« Un seul mot peut tout changer »

« Un seul acte arrive à tout changer, un seul mot peut tout arranger… » [« Just one touch and everything changes, everything changes / With one word the world rearranges, the world rearranges »], dit un chant chanté lors du culte de dimanche dernier.

« Un seul mot » ou une seule parole…confessée, déclarée, donnée, accueillie…pour (re)venir, (se) réconcilier, se réajuster, révéler, remercier, recadrer, redresser, relever, encourager, édifier, consoler, pardonner, délier, libérer….

« S’il te plaît »

 « Pardon »,

« J’ai péché (contre toi, Seigneur et contre les hommes »)

« Je me repens »,

« Seigneur, prends pitié de moi, qui suis un pécheur… »

« Tes péchés sont pardonnés »,

« Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font »

« Reviens »

« Viens »

« Suis-moi »

« Reste avec nous »

« Toi qui a faim (et soif), viens » (et mange, bois gratuitement…). Voir d’autres paroles semblables ici, ou .

« Reçois »

« Merci ! »

« Ne crains pas »

« J’ai entendu et vu (ta détresse) »

« Grâce et paix »

« Je crois, Seigneur : viens en aide à mon manque de foi ! »

« Seigneur, sauve-moi ! »

« Ta foi t’a sauvé (guéri) »

« M’aimes-tu ? »

« Je t’aime d’un amour éternel »

…..

Quelle est cette « parole qui peut tout changer », pour vous, aujourd’hui ?

« Inculture au poing » : En finir avec l’idée reçue que les pauvres gèrent mal leur argent

Pauvreté et précarité : Trois préjugés qui ne résistent pas à la réalité (Source : Secours catholique)

« Malheur à vous, pauvres, car vous n’êtes que des assistés ! » (Luc 6v24 et Jacques 5v1)

« L’Esprit du Seigneur est sur moi, il m’a choisi pour son service afin d’apporter la bonne nouvelle aux riches » (Luc 4v18)

« Heureux celui qui s’intéresse au riche ! Au jour du malheur l’Éternel le délivre… » (Psaume 41v1)

« Opprimer le riche, c’est outrager celui qui l’a fait; Mais avoir pitié de lopulent, c’est l’honorer (Prov.14v31).

Si c’est là ce que tu lis dans ta Bible, change de Bible.

Pourtant, ce qui est parfois dit du haut de la chaire donne à penser que les affirmations ci-dessus se trouvent réellement dans la Bible….

Depuis le début de la pandémie, les personnes en difficultés sociales sont de plus en plus nombreuses. « Du jamais vu depuis la Seconde Guerre mondiale », alerte le Secours populaire.

Un regard critique, dévalorisant voire moralisateur est souvent porté sur les pauvres et leurs comportements. Ces derniers souffrent en effet d’une double peine : outre le fait d’être pauvres, ils sont souvent perçus comme des « assistés » et des « mauvais gestionnaires ».

Dans son ouvrage Où va l’argent des pauvres. Fantasmes politiques, réalités sociologiques (éditions Payot), le sociologue Denis Colombi démontre que les plus pauvres gèrent leur argent de manière tout à fait rationnelle

Il répond également à plusieurs questions sur le sujet dans un entretien à lire sur France culture, dont voici quelques extraits :

Utilisation de l’allocation de rentrée scolaire, files d’attente devant certains magasins : pourquoi les dépenses faites par les plus pauvres suscitent-elles des débats récurrents ?

Ces polémiques illustrent une forme de mépris vis-à-vis des pauvres ; et  une représentation assez forte selon laquelle, si les pauvres sont pauvres, c’est parce qu’ils sont incapables de gérer leur argent. Il faudrait donc contrôler leurs dépenses pour leur bien et ainsi les aider à sortir de la pauvreté.
Le débat sur le supposé détournement de l’allocation de rentrée scolaire est symptomatique. Il est d’autant plus étonnant qu’aucune source, aucun rapport, ne permet de dire que cette allocation est mal utilisée. Autrement dit, c’est un problème public qui n’est construit sur aucune recherche empirique, et qui est posé uniquement parce que l’on pense que les pauvres sont fautifs. 

Cela raconte aussi, paradoxalement peut-être, que l’on déconnecte la question de la pauvreté de celle de l’argent. On fait comme si ce dont avaient besoin les pauvres, c’était de tout sauf d’améliorer leurs conditions de vie. Comme si la pauvreté n’était pas due à un manque d’argent, mais à une tare, un défaut, une incapacité de la part des pauvres. Or tous les travaux dont je rends compte dans mon livre montrent que les pauvres ne gèrent pas plus mal leur argent que les autres. Et même dans certains cas, ils le font mieux. Et qu’en tout cas ce n’est pas leur capacité à gérer leur argent qui constitue un problème. 

Vous soulignez même la rationalité avec laquelle les plus pauvres gèrent leur argent. 

Effectivement il peut y avoir de bonnes raisons d’utiliser une allocation pour autre chose que ce pour quoi elle est prévue. Les plus pauvres gèrent leur budget avec des stratégies rationnelles, compréhensibles et souvent en fait assez malignes. Elles ne correspondent pas à une incapacité à se contrôler, mais répondent au contraire aux défis auxquels on fait face lorsque l’on est pauvre. Par exemple, l’une des façons de gérer la pauvreté est lorsqu’on touche un revenu, de tout dépenser immédiatement. Cela peut sembler complètement irrationnel quand on est de classe moyenne supérieure, parce qu’on se dit qu’il faudrait le garder ou faire la liste des dépenses. Mais la stratégie peut être de tout dépenser avant de devoir payer des agios ou autres. On peut certes remettre en cause ce type de rationalité, mais c’est alors un point de vue complètement extérieur à la pauvreté et qui souvent survalorise les capacités à s’en sortir.

A quoi et à qui servent ces représentations des pauvres ?   

Cela construit une image où les pauvres sont responsables de leur situation : ils font des erreurs, ne sont pas assez méritants… Et cela permet non seulement de valoriser ceux qui ne sont pas pauvres. Avec l’idée qu’ils méritent leur situation, parce qu’ils gèrent bien leur argent ou ont bien travaillé à l’école. Et cela donne une fonction à la pauvreté qui est de justifier moralement la richesse des autres, et les inégalités.  
Cela a aussi des implications directes sur la manière dont on gère les politiques publiques. Si on suppose les pauvres incapables de gérer leur argent, cela justifie d’en faire moins pour eux. Et de réduire les aides qui leur sont destinées. C’est le fameux “pognon de dingue” d’Emmanuel Macron à propos des prestations sociales. Alors qu’elles ont au moins le mérite de limiter les inégalités et le taux de pauvreté, ce n’est donc pas inefficace. 

Qu’est-ce qui nourrit ces phénomènes ?

D’abord une relative méconnaissance de ce qu’est la pauvreté. Les pauvres, et les classes populaires en général, ont peu accès à la parole publique et donc peu l’occasion de défendre leur façon de consommer, leur utilisation de l’argent etc.
Les travaux des sciences sociales là-dessus sont aussi mal connus et peu diffusés.
Enfin si chacun imagine facilement ce qu’il ferait s’il était riche, il est très rare qu’on se demande comment on vivrait ou consommerait si on était pauvre. Et si jamais on se pose la question, on le fait avec une forme d’ethnocentrisme de classe. 

(…)

Souvent, quand on aborde la question de la pauvreté, on donne l’impression qu’il faudrait que les pauvres adoptent le comportement qui leur permet de devenir vraiment riches. Par exemple, s’ils mettaient de l’argent de côté, ils pourraient lancer une entreprise. Alors que le plus souvent, le premier problème des pauvres, c’est simplement de survivre. Car pour devenir riches ils devraient faire des efforts démesurés par rapport à ce qui est vraiment possible.

Les travaux sociologiques montrent que ce qui explique la pauvreté, c’est d’abord la  pauvreté. Cela peut sembler être une tautologie, mais en fait c’est la condition dans laquelle on est, en tant que pauvres, qui fait que l’on adopte certains comportements, lesquels s’imposent à nous, comme les solutions pour gérer cette situation.
Pour mettre fin à cette situation il faut disposer d’assez de ressources pour ne plus être pauvres. Ce que disent de nombreux travaux, c’est que pour ne plus être pauvres, il faut donner de l’argent aux pauvres. 

(…)

Notre regard dépendra en fait de la mobilisation des associations, et de la manière dont nos dirigeants poseront le problème comme étant, soit une question de responsabilité des pauvres, soit une question de responsabilité politique. 

Lire l’entretien dans son intégralité sur https://www.franceculture.fr/economie/denis-colombi-en-finir-avec-lidee-que-les-pauvres-gerent-mal-leur-argent

Voir aussi : « les aides sociales rendent-elles vraiment les gens paresseux ? » Une idée reçue déconstruite par Esther Duflo, prix Nobel d’économie en 2019.

Trois livres et un site web (sinon rien) pour découvrir, explorer et comprendre la Bible

« Explorer la Bible » : le guide pour qui veut suivre le parcours de découverte du Livre des livres en huit sessions

Des outils et ressources en réponse à la « malnutrition biblique » :

Sur Pep’s café! le blogue, nous aimons tellement la Bible, la considérant comme une réelle richesse, Parole de Dieu vivante et agissante, que nous nous réjouissons de chaque contribution à l’éradication de la « pauvreté » biblique. En effet, et c’est là le paradoxe : bien que la Bible soit ce livre faisant partie du patrimoine de l’humanité, inspirant pour de nombreux artistes et pour tous ceux qui ont aimé leur prochain, au point de servir dans « les champs de mission » aussi divers que l’éducation, la santé, l’humanitaire, la lutte contre l’esclavage et toutes formes d’exclusions et d’oppressions….la Bible est aussi ce « best-seller » tout à la fois bien connu et fort mal connu.

D’où le cœur de mission d’une œuvre comme l’Alliance biblique française (ABF) : mettre la Bible à la portée de tous et la transmettre aux futures générations ; créer des ponts entre le texte biblique et la société civile, de sorte que le premier soit lu et compris par le second.

Bonne nouvelle ! Voici justement plusieurs outils et ressources récentes proposés par l’ABF, ayant pour but de répondre de manière complémentaire et pertinente à cet ordre de mission : «Explorer la Bible », « itinéraires », et (en avant-première) « découvrir la Bible ». Tous reçus gracieusement en « service presse » de la part de Laurène de la Chapelle, chargée de communication pour l’Alliance Biblique Française, que je remercie chaleureusement, ainsi que les éditions Bibli’O.

1) »Explorer la Bible »

« Donne un poisson à un homme, tu le nourris pour un jour. Apprends-lui à un pêcher, il se nourrira toute sa vie ». Ce célèbre proverbe chinois (à moins qu’il ne soit indien)trouve son application avec « Explorer la Bible », un parcours simple et convivial en 8 séances, pour suivre « la grande histoire » biblique, et la comprendre par soi-même.

Initié par la Société biblique britannique, ce programme connait un franc succès avec plus de 5 000 groupes créés dès les premiers mois de lancement au Royaume-Uni. Le voici maintenant en France et en français !

« Explorer la Bible » s’adresse à un public de 15 à 99 ans, et se vit en groupe sous la conduite d’un animateur.

Un site internet donne accès à des vidéos et des fiches d’animation pour aider l’animateur à mener chaque session. Pour y accéder, il suffit de se créer un compte gratuit. Enfin, un livret [commandable sur le site des éditions Bibli’O]a été élaboré dans le but de faciliter le suivi du parcours pour chaque participant : Il reprend les grandes lignes de chaque session, offre des espaces pour des notes personnelles, ainsi qu’un glossaire pour se familiariser avec le vocabulaire de la Bible.

Au cours des 8 sessions, on se familiarise avec la Bible, son histoire, sa composition, son impact et ses personnages. Chaque session suit le même rythme avec 2 vidéos d’environ 15 minutes chacune. Les séances sont interactives, incluant des temps d’enseignement, de discussion et de réflexion personnelle. Entre chaque session, un programme de lectures bibliques quotidiennes prépare pour la session suivante

Il ne vous manque plus qu’à vous procurer une Bible avant de vous lancer dans ce parcours ludico-utile ! Cela tombe bien : le livret comprend aussi des recommandations de lectures de la Bible en support papier/audio/sur le web, pour ceux qui la lisent pour la première fois ou souhaitent renouveler leur lecture,

L’aventure n’attend plus que vous !

En avant-goût, la bande annonce d’ « explorer la Bible ».

2) « ITINÉRAIRES : Balises pour explorer la Bible » ou « le guide du routard biblique »

« La Bible, un livre austère ? » Et si l’austérité était plutôt du côté du lecteur ? Des itinéraires provocateurs et rafraichissants.

Ce guide décapant, au ton décalé, de Jean-Claude Verrecchia, vient secouer son lecteur sûr de ses idées (reçues) sur la Bible, alors qu’il ne la connaît pas ou mal, ou prétend même la connaître trop bien. Ainsi, est-ce vrai que la Bible est « austère » et « ennuyeuse » ? Ou que la Bible est un livre « à défendre » ? Faut-il se réjouir de ce que la Bible soit ce « best-seller », le livre « le plus vendu » au monde ? Est-ce aussi vrai qu’il est « facile » de lire la Bible et qu’elle n’a « pas besoin d’être interprétée » ?…

Autant de questions soulevées dans cet ouvrage se voulant une vulgarisation éclairée, « grand public », non seulement en guise d’introduction à la Bible (pour découvrir d’où elle vient, comment elle a été composée et comment elle nous est parvenue jusqu’à aujourd’hui), mais – et c’est là son originalité – pour expliquer que si la Bible est un livre, celui-ci est fait pour être lu, quoique pas simple à lire, d’où la nécessité de bien connaître son mode d’emploi, ses clés de lecture et règles d’interprétation, pour bien la comprendre et l’utiliser..

Autre originalité, ces itinéraires, qui partent de la Bible, ont un point d’arrivée plutôt inattendu : le lecteur lui-même ! Celui-ci est en effet invité à se positionner au bout du parcours, pour répondre à cette question existentielle particulièrement impliquante : « qui es-tu (lecteur), toi qui veux comprendre (la Bible) ? ». « Que viens-tu chercher, toi qui t’approches de la Bible ? »

Et le lecteur de découvrir quel lecteur unique il est (ou veut être) et dont la Bible, qui attend patiemment d’être ouverte, lue et interprétée, a besoin aujourd’hui !

« ITINÉRAIRES : Balises pour explorer la Bible » ou une vulgarisation originale, passionnante et réussie, propre à réveiller le lecteur et sa curiosité pour Le Livre des livres. Disponible (comme les Bibles) dans toutes les bonnes librairies, ou chez l’éditeur.

Voir aussi : une présentation de l’ouvrage par l’auteur.

3) Et paru le 10 septembre 2021 : « Découvrir la Bible en 100 pages ».

« Papa, raconte-moi tout la Bible ! » « En 100 pages ? » « Oui ! »

La Bible, comme l’indique son nom, n’est pas « un livre » mais plutôt une bibliothèque rédigée sur plusieurs siècles par plusieurs dizaines d’auteurs. Une bibliothèque multipliant les styles littéraires les plus divers, des récits fondateurs aux récits apocalyptiques, en passant par les textes de loi et de sagesse, les prières, les chants d’amour, les songes et visions, les paraboles, les discours ou les lettres.

Comment alors s’y retrouver ?

Ce petit ouvrage d’Antoine Nouis relève le défi de nous présenter toute la Bible en 100 pages et cinquante-deux courts chapitres, soit autant de réflexions profondes : une invitation au voyage pour faire la connaissance des personnages, visiter les lieux et découvrir les épisodes marquants de la Bible, de la Genèse à l’Apocalypse.

Mieux encore : chaque chapitre est suivi d’une piste d’actualisation pour susciter la réflexion, engager le dialogue et jauger de la pertinence de la Bible pour notre temps et notre quotidien.

Ainsi, par exemple :

« La Bible et la science » ou « quand la Bible ne dit pas tant comment le monde a été créé que pourquoi, et pour quoi il l’a été ». Alors que les scientifiques reconnaissent que l’univers a eu un commencement, sans pouvoir dire les raisons de ce commencement, « la Bible pose une affirmation forte : l’humain n’est pas le résultat d’une rencontre entre le hasard et la nécessité, il est le fruit du désir de Dieu pour habiter le monde, à côté des animaux » (op. cit., p 3)

« La grammaire des commandements » : « la plupart des [10] paroles [données par Dieu à Son peuple] ne sont pas conjuguées à l’impératif, mais à un temps qui est assimilé au futur. Les dix paroles ne disent pas : n’aies pas d’autres dieux, ne te fais pas d’idole, ne tues pas et ne convoite pas, mais : tu ne te feras pas d’idole, tu ne tueras pas, tu ne convoiteras pas. Derrière cette conjugaison, se trouve une promesse : je te le promets, dit Dieu, il te sera possible de…. Il ne nous enferme pas dans une règle, il ouvre un chemin de liberté » (op. cit., p 23)

« Contre le mariage des jeunes filles » : « un verset énigmatique du Cantique [des cantiques] dit : nous avons une petite sœur qui n’a pas encore de seins ; que ferons-nous pour notre sœur le jour où on la demandera en mariage ? Le verset qui suit laisse entendre que si la jeune sœur oppose une muraille à cette demande, il faut l’encourager ; et que si elle ouvrage sa porte il faut l’en empêcher. Un des messages du livre est son opposition au mariage des jeunes filles pré-pubères, car il nie leur féminité et les destine à devenir la propriété de leur mari. » (op. cit., p 51).

« Le souffle et la respiration » : « le mot que l’on traduit par Esprit veut aussi dire le vent, le souffle, la respiration. S’il n’y avait pas de vents, le monde serait une fournaise ; sans souffle, la flûte n’émet aucun son ; et sans respiration, il n’y a pas de vie. Comme le disait un patriarche orthodoxe : sans l’Esprit Saint, le Christ reste dans le passé, l’Evangile une simple lettre morte, l’Eglise une organisation, l’autorité une domination, la mission une propagande, la prière personnelle un monologue stérile et l’agir chrétien une morale d’esclave ». (op. cit., p 81)

Disponible en librairie ou chez l’éditeur depuis le 10 septembre 2021.

[Article initialement paru le 04/08/21]

Shana Tova ! (Très bonne année !)

Très bonne année ! Shana Tova ! (Posté sur le compte twitter de Delphine Lancel, le 06/09/21)

« Shana Tova ! » C’est ainsi que nos amis Juifs se souhaitent une « Très bonne année » pour « Roch Hachana »(Le Nouvel an juif, qui est le 5782ème. Dans la Bible, il s’agit de « Yom Terouah », le jour ou la fête des trompettes ). En 2021, les festivités ont débuté lundi 6 septembre au soir, pour une célébration jusqu’à la soirée du mercredi 8 septembre. A partir de là, une période de recueillement de 10 jours est observée jusqu’à  » Yom Kippour », « le jour du grand pardon », qui a lieu cette année à partir du mercredi 15 septembre au soir et jusqu’au jeudi 16 septembre en 2021. 

Enfin, le cycle des fêtes bibliques d’automne se terminera avec Soukkot, la fête des tentes ou des cabanes, qui aura lieu du lundi 20 septembre au soir, jusqu’au mercredi 29 septembre. Il s’agit là d’une fête où l’on ne sera « que joyeux » (Deut.16v15), après l’austérité des fêtes précédentes.

Pour en savoir plus, lire nos articles sur ces fêtes bibliques et leur esprit :

Et à ne pas manquer : un office messianique de Roch Hachana, samedi 11/09, 17h00, sur la chaîne youtube de Juifs Pour Jésus