Tous les médias mentent-ils ?

« On t’a fait connaître, ô homme,ce qui est bien » (Michée 6v8). Source : Découvert sur le compte twitter de Gilles Boucomont(publié le 3 mai 2017)

« Tous les médias » mentent-ils ? Nous trompent-ils, se trompent-ils tous sur Trump, actuellement sous le coup d’une procédure d’impeachment (1)?

Un certain Guy Millière en est convaincu et nous le fait vivement savoir dans un texte publié initialement sur « Dreuz info » le 03/11/19, et relayé par certains sites sous le titre « Les médias mentent. « Non, Trump n’est pas “mis en difficulté” par une “procédure de destitution”. Il n’y a toujours pas de procédure de destitution conforme ». La version originale du titre de ladite tribune est encore plus éloquente : « Un procès de Moscou mené par des disciples de Staline se tient à Washington ».

Cet article m’a été communiqué récemment [comme sans doute à plein d’autres] par une connaissance chrétienne que j’estime. Mais le plus gênant dans l’affaire est que cette personne est certainement convaincue d’avoir un bon motif (spirituel ? A des fins d’édification ?) de le faire.

D’une manière générale, lorsque l’on nous communique une information, nous devons impérativement nous poser les questions suivantes, avant de relayer quoique ce soit à tous nos contactsQui me parle de quoi ? Avec quelle légitimité ? Dans quel contexte et avec quelles intentions réelles ? Pourquoi me le dit-il ? Est-il bien placé pour le savoir ? Comment le sait-il ? D’où le tient-il ? Est-ce vrai ? Puis-le vérifier ? L’ai-je vérifié ?

Nous recevons des informations de toutes sortes, venant de canaux très différents qui nous sont plus ou moins familiers : famille, voisins, amis, collègues de travail, médias, institutions…Une « masse » qu’il faut savoir trier, vérifier…et même « vérifier deux fois » (c’est une règle de base à la BBC). Quel que soit notre maturité ou nos connaissances, nous pouvons être soumis à la manipulation, à la propagande ou bien au marketing publicitaire. Si nous reprenons une nouvelle quelconque, et quand bien même elle proviendrait d’un ami/proche (quelles sont, d’ailleurs, ses propres motivations ?), celle-ci doit être absolument certaine et vérifiée plusieurs fois. En aucun cas, nous ne pouvons la communiquer telle quelle. Dit autrement et crûment : si nous croyons une chose uniquement parce qu’un proche/ami/figure d’autorité nous l’a dit, nous sommes mûrs pour la manipulation.

Ceci dit, voyons ensemble ce qu’il en est, concernant le texte de Guy Millière.

D’abord, son auteur. Les notices wikipédia et wikibéral nous renseignent sur cet « essayiste néo-conservateur français »(2).

Ensuite, le genre du texte. Cet article est une tribune d’opinionexprimant une vision personnelle sur l’actualité. Il s’agit aussi d’un jugement : soit un énoncé persuasif, interprétatif, passionnel, s’adressant aux sens, aux émotions ou aux bas instincts (peur, désir, colère…). Et non d’une analyse (Étude minutieuse et précise, faite pour dégager les éléments qui constituent un ensemble, pour l’expliquer, l’éclairer et faisant appel à la raison).

Le texte se distingue également par son style outrancier, aux accents pamphlétaires. Pour rappel, le pamphlet est un « court écrit satirique et polémique, souvent politique, d’un ton violent et polémique, qui défend une cause, se moque, critique ou calomnie quelqu’un ou quelque chose » (Synonymes : diatribe, libelle). Son principal défaut vient de son absence d’efficacité, due à sa violence excessive, l’usage fréquent de la mauvaise foi et le fait que son contenu se périme très vite, trop proche de l’actualité.

Son auteur, M. Millière, nous donne son opinion sur la politique américaine, ce qui est son droit le plus absolu, sauf qu’il la martèle avec force [par des « non », « non », « non »] pour lui donner le caractère de l’absolu.

« Tous les médias (Le Figaro, Le Point, Le Monde, La Croix…) mentent » donc….sauf celui qui affirme ceci« Quelques mots relevés dans des articles de la presse française concernant ce que manigancent les Démocrates en ce moment à Washington : “les Démocrates sont en position de force pour gagner en 2020”, “Trump a été élu in extremis”, “Trump est mis en difficulté par une procédure de destitution”, “Donald Trump a abusé de ses pouvoirs à des fins personnelles, notamment en gelant l’argent pour forcer Kiev à coopérer”. Bien sûr, tout est faux. Dire que les Démocrates ont mis en œuvre une procédure de destitution est faux aussi. Reprenons les choses dans l’ordre ».

L’article « pèche » par excès d’arguments et par diabolisation – tout serait « tout blanc, tout noir » (Républicains vs Démocrates) – ou par exagération, amalgame : il mêle les propos apologétiques, flatteurs (sur Donald Trump, principalement, mais aussi louant « le seul article publié sur le sujet dans la presse française qui soit présentable » – en l’occurrence, le mensuel « Causeur »), discriminants, discréditant, calomnieux et dépréciatifs. Il généralise et donc stigmatise (Ce qui suit est à lire à petites doses ) :

« Non, les Démocrates ne sont pas “en position de force” pour gagner. Pour l’heure, les trois candidats qui sont en tête dans les élections primaires sont deux marxistes à penchants antisémites et très islamophiles, Elizabeth Warren et Bernie Sanders (qui montre qu’on peut être né juif, antisémite et islamophile), et un socialiste qui a des déficiences mentales, et un passé de corruption massive, Joe Biden (…)Non, Trump n’est pas “mis en difficulté” par une “procédure de destitution”. Il n’y a toujours pas de procédure de destitution conforme aux textes et à la loi. [Impeachment qualifiée de « BULLSHIT » par l’intéressé ](…) Le parti Démocrate aura tout juste fait un peu davantage la démonstration de ce qu’il est devenu un parti totalitaire et répugnant. Les grands médias américains auront eux-mêmes fait un peu davantage la démonstration de ce qu’ils sont devenus des officines de vile propagande et de désinformationLes grands médias français auront fait un peu plus la démonstration qu’ils sont des sous officines de propagande et de désinformation(….) Le reste de ce qui est publié sur le sujet en France est bon pour la poubelle, et si la poubelle est assez grande, on pourrait y jeter les auteurs des articles en même temps que les articles, ils y seraient à leur place(sic)….. La déontologie journalistique n’existe plus du tout. (…)Si des gens tels que Nancy Pelosi [Présidente de la Chambre des Représentants, à majorité démocrate], Bernie Sanders, Elizabeth Warren, Joe Biden, Pete Buttigieg, Adam Schiff, devaient l’emporter, c’en serait fini de la démocratie américaine. Je viens d’apercevoir un titre en concluant cet article : “Nancy Pelosi, la bête noire de Donald Trump”. Un titre exact pourrait être : “Nancy Pelosi, la bête immonde qui menace la démocratie américaine”(sic). Etc….

Le problème de cette critique, outre son style outrancier, c’est que, comme dans la fameuse parabole, le roi révèle aux aveugles qu’ils se trompent tous, sauf que, bien sûr, le roi n’est pas aveugle. Dans notre cas, affirmer ainsi que « tous les médias mentent », c’est soi-même prétendre détenir la vérité dans son ensemble, c’est professer que sa propre vision des choses/lecture de l’actualité est supérieure à toutes les autres. C’est là que le bât blesse. Car ce type de chroniqueur n’applique pas cette règle à lui-même. Désormais il faut se méfier de tout le monde. Sauf de lui.  S’il convient de ne pas être naïf, en croyant que « tout serait vrai » sur internet ou dans les médias, il est un autre extrême à éviter : croire ou faire croire que « tout serait faux » et qu’il ne faudrait croire personne…sauf celui qui énonce cette « vérité », une croyance de nature à nourrir tous les fantasmes et autres délires complotistes.

A l’inverse, souligne le Pasteur Gilles Boucomont dans un autre contexte, quand bien même le Seigneur connait ce qui est dans le cœur de l’homme et nous invite à la prudence, il ne veut pas que nous soyons pris dans un discours paranoïaque. Comme lui-même a été envoyé par le Père, Lui-même nous envoie proclamer et manifester le Règne de Dieu en faisant des choses significatives, propres à transformer positivement la vie des gens : guérir, purifier, libérer et rendre chacun acteur de sa libération.

Ainsi, un média digne de ce nom pourra « être critique, mordant à l’occasion, mais préférera l’ironie à la diatribe, ne sera jamais défaitiste et ne se revendiquera délibérément d’aucune mouvance politique. Il aura l’ambition de faire réfléchir et non de dire ce qu’il faut penser », et aura l’ambition de réveiller en nous, non pas nos bas instincts, mais plutôt une acuité perdue dans la banalité du quotidien (3).

Une bonne prédication est censée nous conduire à l’humilité [nous, pécheurs que nous sommes, du prédicateur qui se le prêche d’abord à lui-même, à l’auditeur], exalter le Sauveur et promouvoir la sainteté. En comparaison, celui qui prétend nous informer se doit de nous inviter au recul, expliquer, engager les gens à agir, ainsi que démonter les discours de la peur ou de haine et non d’alimenter ces derniers à coup de chroniques enflammées et lapidaires, au mépris de la dignité humaine, remplaçant un supposée propagande par une autre.

L’objectivité est la qualité de celui qui informe, soit de décrire des faits avec exactitude et juger sans parti pris [le parti pris est « un péché », rappelle Jacq.2v1, 9]. Certes, il est difficile de l’être « à 100 % », mais celui qui prétend nous informer sérieusement se doit avant tout d’être honnête (envers lui-même), équitable (envers les personnes), prudent (dans le jugement) et prendre en compte la diversité des points de vue.

Rien de tel dans cette tribune, laquelle, particulièrement clivante, est également dangereuse, puisqu’elle polarise sur autre chose (ici Trump) que Christ, ce qui s’appelle de l’idolâtrie, poussant les lecteurs à se diviser en partis antagonistes.

Il est stupéfiant qu’un tel article ait pu être relayé dans le milieu chrétien.

Nous, chrétiens, avons une très grande responsabilité, puisque nous sommes appelés au discernement, propre à l’adulte (Hébr.5v14). Exerçons-nous donc au discernement. Les médias peuvent se tromper et certains journalistes refuser de reconnaître leurs erreurs. C’est pourquoi nous avons besoin de discernement, lequel est un don de Dieu. « Et nous n’avons pas à faire des guides ecclésiaux avec des bons-points ou à produire de la haine et du dénigrement », rappelle encore Gilles Boucomont.

Demandons également la sagesse. Non pas une sagesse « bas de plafond ». Celle-là « ne vient pas d’en haut ; elle est terrestre, animale, démoniaque » (Jacq.3v15). Mais plutôt « la sagesse d’en haut », laquelle « est « tout d’abord pure, puis pacifique, douce et raisonnable ; riche en bonté et en actions bonnes ; sans parti pris et sans hypocrisie. Ceux qui créent la paix autour d’eux sèment dans la paix et la récolte qu’ils obtiennent, c’est une vie juste » (Jacq.3v17-18).

Pour aller plus loin, lire nos autres articles sur l’évaluation de l’information.

 

 

Notes : 

(1) Comprendre le processus et les raisons, concernant Donald Trump.

(2) Il est « l’un des rares professeurs d’université français qui ait publiquement soutenu George Walker Bush aux élections présidentielles américaines de 2000 et 2004, et à prédire sa réélection en 2004 ». En 2003, « il argumente en faveur de l’invasion de l’Irak » et « plaide même depuis des années pour que les États-Unis procèdent à une totale « recomposition » du monde (du monde arabe notamment), y compris par des moyens militaires. Il approuve l’usage de « méthodes fortes » par les États-Unis à l’égard de leurs ennemis, y compris l’emploi de la torture ». Durant la campagne de la dernière élection présidentielle américaine, il soutient Donald Trump. Après l’élection de ce dernier, il est « l’un des commentateurs francophones qui expliquent et soutiennent résolument l’action (du nouveau président américain) par de nombreux articles et par un livre ».

Ses positions économiques se rapprochent du libéralisme, façon Hayek, qu’il a co-traduit. De fait, « Guy Millière jette un regard très critique sur la France et est l’auteur de plusieurs ouvrages polémiques qui la décrivent comme gangrenée et condamnée à terme par l’étatisme de droite comme de gauche ».

Parmi ses propositions (qu’il espère voir mises en pratique par un « visionnaire » qu’il appelle de ses voeux), publiées le 07 février 2012 sur Dreuz info, sous le titre « une leçon d’économie pour les candidats(nuls) à l’élection présidentielle » et relayées notamment ici  : « Il a été démontré depuis longtemps que les administrations publiques fonctionnent sur un mode radicalement différent du monde de fonctionnement des entreprises. Une entreprise est incitée, c’est sa raison d’être, à faire des profits : c’est ainsi qu’elle se développe et contribue à la croissance. Une administration est incitée à faire des pertes : c’est là la condition qui lui permet de demander des budgets plus importants année après année. La privatisation de toutes les activités du gouvernement qui sont privatisables fera passer celles-ci du statut d’administration à celui d’entreprise, et doit impérativement être mise en œuvre.

D’une même façon, une réforme du système de santé mettant en place un système d’assurances privées et de comptes épargne santé devra se trouver mise en place. A moins de courir vers la faillite du système de santé. Une réforme du système de retraite faisant passer celui-ci d’un fonctionnement de répartition, qui relève de l’escroquerie et ressemble à un plan façon Bernard Madoff, à un fonctionnement de capitalisation devra se trouver mise en place. A moins de courir vers la faillite du système de retraites ». Par les temps qui courent, une telle déclaration vaut son pesant de cacahuètes….

(3) Tel était le projet du défunt Tigre, « curieux magazine magazine » (2006-2014)

Les Jeunes sont-ils « l’avenir de l’église » ?

Devons-nous nous réjouir lorsqu’une église assemble essentiellement des « jeunes » ? (Source : rawpixel)

Enfin une génération de jeunes qui se lèvent pour Jésus ! C’était super de voir une église dans laquelle il n’y a que des jeunes … ça bouge enfin ! Il n’y avait pas de vieux, personne de plus de 50 ans. Les responsables c’était les jeunes ! Enfin une église de jeunes, et ça c’est vraiment l’avenir de l’église !

Je crois que c’est le temps que Dieu a choisi pour lever une grande armée de jeunes—une génération de Josué. Des jeunes qui brûlent de passion pour Jésus et qui ont le coeur de voir une transformation radicale dans leur nation.

*

« Voilà. Ce sont les générations Josué, Daniel ou encore Joseph ! Il y en a autant que de « jeunes » dans les pages de la Bible. Et chacun y va de son personnage biblique. Etrangement la seule « jeune » qu’on ne trouve pas … c’est Marie. Et oui ! Pas de « Génération Marie » sur le web évangélique. Pas de Génération Timothée non plus (c’est plutôt la mode des « Formations Timothée). Et comme il faut faire « dans le temps » pour être crédible, on affuble de sigles improbables les nouvelles formations. « Génération Joseph 2.0 » … pourquoi pas. Inventons un slogan : « La nouvelle mise à jour des jeunes qui s’engagent pour ranimer le feu dans l’église ».

Ceci dit « franco » par Yannick Imbert,  professeur d’apologétique et doyen de la Faculté Jean Calvin à Aix-en-Provence dans…« un vieil article » mais ô combien d’actualité.

Et ce qui précède ne « ne sont que quelques commentaires » qu’il déclare avoir « entendu assez régulièrement », tout en étant « bien certain que ce genre de commentaires (nous) sont aussi bien familiers. Ils font les titres des journaux chrétiens, et font l’objet de livres et articles de mission, d’évangélisation. On appellera le « feu » du renouveau à venir sur « cette » génération—sans préciser pour autant de quelle génération il peut bien s’agir ! C’est bien en tous cas le sens des commentaires dans le deuxième paragraphe en italique en début d’article ».

« Cependant », précise-t-il, « c’est le premier commentaire en italique qui me perturbe particulièrement. Alors autant le dire de suite, ce n’est pas je pense que les jeunes ne sont pas importants dans l’église. Leur place est très importante et je ne suis pas convaincu qu’ils l’aient encore vraiment trouvée. Je ne veux donc pas insinuer dans le reste de ces quelques pages que nous n’avons pas à nous préoccuper des jeunes dans l’église. Je crois même que lorsque nous disons que les jeunes sont « l’avenir » de l’église nous insinuons en fait sans le vouloir qu’ils sont l’avenir de l’église et pas son présent. Ce qui est une sérieuse erreur ». Plus encore, Yannick Imbert se dit « plus que sceptique quant à cette réjouissance irréfléchie face à une « église de jeunes ». Pour le demander clairement : devons-nous nous réjouir lorsqu’une église assemble essentiellement des « jeunes »—ce par quoi beaucoup veulent dire les moins de 30 ans ? Faut-il se réjouir qu’il y ait plus de jeunes que de « vieux »—ce par quoi d’autres veulent dire les plus de 35-40, dont je fais donc quasiment partie ? »

Yannick Imbert nous répond et nous explique en deux temps trois mouvements pourquoi « il ne faut pas forcément s’en réjouir, et que dans la situation présente il ne faut peut-être pas du tout s’en réjouir ».

L’une des clés de réponse concerne la nature du mandat missionnaire de l’église, lequel mandat, « résumé par l’envoi de Matt.28 », concerne le monde entier. Ce mandat commence « par ceux qui nous sont proches, déjà au niveau national. Il nous faut aller par toute la terre faire des disciples, les baptiser et leur enseigner à garder le fondement biblique communiqué par Dieu dans sa révélation. Il nous faut donc aller vers. Et vers qui ? Vers tous ceux qui composent la diversité démographique du monde dans lequel nous vivons !

En d’autres termes, il faut que notre ministère, que l’effort missionnaire, diaconal, et évangélisateur de nos églises reflète (plus ou moins) les conditions de notre société. Conditions ethniques, socio-économiques, et bien sûr, démographiques. Autant dire qu’une église manifeste que son ministère est pertinent pour notre société lorsqu’elle manifeste qu’elle est prémices du royaume, c’est à dire qu’elle proclame qu’elle est ambassadrice de la réconciliation. On pense souvent que cette réconciliation touche d’abord, et essentiellement, les rapports entre hommes et femmes, ou encore entre peuples et personnes d’origines religieuses différentes. Mais cette réconciliation ne s’applique-t-elle pas finalement à tout ce qui divise les autres communautés humaines ? Là où des pays sont divisés à cause de la « race » ou de l’origine ethnique et tribale. Là où des communautés étaient divisées par leur genre biologique, notre société contemporaine n’est-elle pas divisée … démographiquement ? Ne sommes-nous pas dans une société du mythe de la jeunesse éternelle, une société qui valorise la jeunesse et parce que ses seniors dans des lieux soit disant « adaptés » lorsqu’ils ne sont plus productifs ou « utiles » pour la société ? L’église, ambassadrice de la réconciliation n’aurait-elle pas un message d’espérance à proclamer ? Et d’ailleurs, ne faudrait-il pas le vivre ? »

Lire la suite sur son blogue.

 

 

Face à l’actualité, ce repère solide demeure….

Il est temps de lever le nez de l’info en continu et de certains programmes politiques, pour se replonger davantage dans les Ecritures bibliques !

(Vu récemment sur twitter) :

En cas de doute face à l’actualité, il est bon d’avoir un repère solide :

« Tu n’exploiteras, ni n’opprimeras l’émigré, [car au pays d’Egypte, vous étiez des émigrés]… » (Ex.22v20).

Sans oublier : « Car c’est le Seigneur votre Dieu qui est le Dieu des dieux et le Seigneur des seigneurs, le Dieu grand, puissant et redoutable, l’impartial et l’incorruptible, qui rend justice à l’orphelin et à la veuve, et qui aime l’émigré en lui du pain et un manteau. Vous aimerez l’émigré, car au pays d’Egypte vous étiez des émigrés ». (Deut.10v17-19)

Foireux liens de Novembre (36) : « mythes et légendes »

Les « Foireux liens » de Novembre : une édition qui nous donne l’occasion d’explorer et d’écorner quelques mythes….

Bonjour ! Vos « Foireux liens » tant attendus sont de retour ! Cette édition nous donne l’occasion d’explorer et d’écorner quelques mythes, qu’il s’agisse de la « pensée unique » et de la liberté d’expression, de la mémoire et de l’apprentissage, de « laisser agir notre colère pour se sentir mieux », de Greta Thunberg ou des 30 ans de la chute du mur de Berlin. Egalement au menu de ces « foireux liens » : fermetures d’églises en Algérie, laïcité, accusations de « prosélytisme », réforme de l’Assurance-Chômage et privatisations en France, conversions de célébrités au Christianisme, reconnaissance faciale …..

1) Fermetures d’églises en Algérie : « L’État invoque la loi, mais il existe d’autres explications »

Les autorités algériennes ont procédé à la mise sous scellés de plusieurs églises depuis le 15 octobre. Si ces fermetures n’ont rien d’exceptionnel, c’est surtout leur multiplication récente qui interpelle, d’autant plus qu’elles touchent principalement les églises protestantes de Kabylie.

2) La laïcité bousculée par le voile

Après trois semaines de polémiques ininterrompues sur le voile musulman, des représentants religieux s’inquiètent de voir poindre une définition plus rigide de la laïcité, qui voudrait renvoyer les religions au domaine strictement privé.

3) Réponse des AFP et du CNEF aux propos de Madame la sénatrice sur « les évangélistes ».

Lettre cosignée par la fédération nationale des associations familiales protestantes et le CNEF (Conseil National des Evangéliques de France) adressé à Madame la sénatrice Laurence Rossignol en réponse à ses propos sur les  » évangélistes  » sur France Inter.

4) Accusé de prosélytisme pour avoir fait étudier la Bible : « L’acharnement contre cet enseignant est aberrant »

L’Éducation nationale fait appel de la réhabilitation d’un professeur accusé de prosélytisme pour avoir fait étudier la Bible à ses élèves. Pour l’historien François Huguenin, le débat sur la laïcité souffre d’une confusion entre la religion en elle-même, et l’usage politique qui peut en être fait.

5) Ce n’est pas Eric Zemmour le problème mais la légitimité que lui confèrent les médias

« Je ne suis pas d’accord avec vous, mais je me battrai pour que vous ayez le droit de le dire » : la phrase de Voltaire que les défenseurs d’Éric Zemmour s’emploient à réactiver n’est-elle pas des plus commodes ?

Tout démocrate est pour la liberté d’expression, sauf à se l’octroyer de façon exclusive. Mais la question concernant Éric Zemmour, nouveau chroniqueur attitré de CNews n’est pas là. Elle est dans ce phénomène nouveau de notre société postmoderne : les modes de diffusion et de circulation de la parole. Toute parole personnelle, dès lors qu’elle se répand dans les réseaux sociaux et qu’elle est prise en relais par les médias d’information, devient ce qu’on appelle une « parole publique ». La question est : qu’est-ce qui légitime une parole publique ?

Ce n’est donc pas ses propos que l’on examine ici, mais leur légitimité comme parole publique.

Voir aussi https://philitt.fr/2019/10/11/ce-que-revele-le-mythe-de-la-censure-deric-zemmour/

6) Climat : Finissons-en avec Greta Thunberg (et avec les excuses foireuses)

Quand on peut lire ceci sur un certain site que je ne nommerai pas : « Je suppose que si on écoute un peu les nouvelles il est impossible de ne pas avoir entendu parler de Greta Thunberg et son discours extraordinaire(ment culpabilisant) aux Nations Unies [« culpabilisant » ? Pour qui ?]. Elle est certaine que la fin du monde c’est dans dix ans… Et la planète se fait faire la morale par une fillette (sic)de 16 ans…Sainte-Greta, une fillette de 16 ans… », l’on peut lire mieux ailleurs sur le même sujet : « Oui, arrêtons avec Greta Thunberg. Ça suffit. Personne n’a été autant injurié en public par notre classe politique et médiatique en ce siècle, pas même les terroristes les plus barbares, que Greta dans cet incroyable défilé compilé sur son compte Twitter. « Vestale fiévreuse », a vociféré l’un d’eux : mesdemoiselles, surtout suédoises, votre job c’est d’être sexy pour faire vendre des bagnoles. Compris ? ». Pour le grand public, ce qu’elle dit est nouveau, sorti de nulle part (…) Pour (les) écolos de terrain, (qui réunissent) depuis des décennies données, études, expériences de terrain, le phénomène Greta Thunberg ne change rien sur le fond. Son message ? Mais c’est (celui des écologistes). Sa présence n’est que la concrétisation du fait que l’alerte écologique venue de la science a fini par assez imprégner société pour que de telles figures émergent. Une tendance sans visage a fini par s’en donner une. Voilà tout. Elle n’apporte, si l’on peut dire, « rien » qu’un espoir nouveau d’être entendus ».

Voir aussi l’analyse du « rapport du club de Rome » par Jean-Marc Jancovici :

Le rapport Meadows & al. fait probablement partie, comme le rapport du GIEC sur le changement climatique aujourd’hui, de ces documents que 99% des personnes qui le citent n’ont pas lu, vu la quantité de conclusions que l’on attribue à ce papier dont on ne trouve pas trace lecture faite. Ainsi, il est fréquent d’entendre que le Club de Rome (en fait l’équipe Meadows) aurait « prédit » la fin du pétrole pour l’an 2000, ce qui n’est pas arrivé, et donc qu’il y a urgence à ne tenir aucun compte de ce travail prospectif, qui ne peut être qu’une oeuvre fantaisiste de quelques farfelus terrorisés par l’avenir. Mais il n’y a nulle trace d’une telle prévision sur la pénurie de pétrole en l’an 2000 dans ce rapport Meadows ! (…) En fait, non seulement ce rapport n’a pas « prédit » la fin du pétrole en 2000, mais il n’a pas plus prédit quoi que ce soit d’autre de manière précise. Sa seule conclusion forte est que la croissance matérielle perpétuelle conduira tôt ou tard à un « effondrement » du monde qui nous entoure, et que, même en étant très optimiste sur les capacités technologiques à venir, l’aptitude à recycler ou à économiser les matières premières que nous consommons, le contrôle de la pollution, ou encore le niveau des ressources naturelles (…), l’effondrement se produit avant 2100.

7) Aux États-Unis, les fous du climat

Parmi les soutiens farouches au climatosceptique Donald Trump, une majorité chrétienne conservatrice, dont des évangéliques. En Suisse romande, leur discours ne passe pas. Au contraire.La Haute école de théologie (HET-pro), institution protestante de sensibilité évangélique, organise en novembre prochain une journée d’étude sur l’environnement. Cette journée doit «donner à chacun la possibilité de se construire une position fondée bibliquement sur la question de l’écologie» à travers de nombreux exemples théologiques et pratiques. A mille lieues du climatoscepticisme de leurs coreligionnaires américains.

8) Berlin 1989-2019 : derrière la saga de la “Chute-du-Mur”

Le peuple de RDA ne s’était pas débarrassé du SED (et de la Stasi) pour être jeté en masse au chômage par le capitalisme de la RFA. C’est pourtant ce qui lui est arrivé….

9) « Je n’ai jamais vu ça, un durcissement aussi violent » : des agents de Pôle emploi « horrifiés » par la réforme

La réforme de l’Assurance-chômage entre en vigueur ce 1er novembre. 1,3 million de demandeurs d’emploi, dont les plus précaires, verront leurs indemnités baisser dans l’année qui vient. Basta ! a rencontré des agents de Pôle emploi qui décryptent le nouveau système et ses conséquences.

10) Privatisation d’Aéroports de Paris : les réseaux Macron en plein conflits d’intérêts ?

De la loi votée à l’Assemblée nationale privatisant Aéroports de Paris jusqu’aux acheteurs potentiels de l’entreprise publique, on retrouve les réseaux Macron à la manœuvre. Une forte interconnexion entre politique et intérêts privés qui pose question. La loi dite Pacte, pour « plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises », adoptée au printemps 2019, prévoit la privatisation d’Aéroports de Paris (ADP), de la Française des Jeux, mais aussi d’Engie et de GRTgaz, sa filiale en charge des gazoducs et des terminaux gaziers français.

11) Interdiction de la reconnaissance faciale : la lettre adressée par la CNIL à la présidence de la région PACA
La CNIL a  estimé que le dispositif de reconnaissance faciale installé à l’entrée de deux lycées de la région PACA était illicite au regard du RGPD. La situation provoque la fureur des élus locaux Christian Estrosi, Eric Ciotti et Renaud Muselier. Next INpact diffuse la lettre adressée par la CNIL à la présidence de la région PACA.

12) Mastodon, Diaspora, PeerTube… : des alternatives « libres » face aux géants du Net et à leur monde orwellien

En vingt ans, Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft ont investi notre quotidien, colonisé nos imaginaires, mis la main sur nos données personnelles. Peut-on leur échapper ? Pour chacun de ces services, les alternatives aux « Gafam » existent déjà, et rassemblent, pour certaines d’entre elles, plusieurs millions d’utilisateurs. Basta ! nous les présente.

13) Avez-vous une mémoire visuelle ou auditive ?

Nous pensons tous avoir des facilités plutôt dans l’une ou l’autre, mais c’est une idée reçue. Chaque information est traitée par plusieurs aires cérébrales. Pour apprendre et retenir mieux, il faut être capable d’étudier un sujet sous différents angles. Encore un neuromythe qui tombe !

14) Est-ce bénéfique de libérer sa colère ?

Un mythe existe : il est sain d’exprimer sa colère. Et s’il faut la libérer, quoi de mieux que de se lâcher sur un punching ball. Un coussin ! Mythe ou réalité ?  Lisez le résultat d’études sur le sujet.

15) Les droits culturels, un chemin vers l’altérité

Les « droits culturels » sont souvent méconnus. Pourtant, en permettant à chacun de composer sa manière d’être au monde, ils confèrent le droit de participer à la vie de la cité et rendent possible la relation, au-delà de nos différences.

16) Jésus, l’Eglise, et Kanye West

Tout le monde n’est pas enchanté de la conversion de Kanye West et de la sortie de son dernier album. Si ce n’est pas très étonnant venant des milieux athées, cela me pose des questions quand cela vient des milieux chrétiens. Et si nous apprenions plutôt à nous en réjouir ?

Voir aussi : Kanye West, Justin Bieber, que faire avec les conversions de célébrités ?

Quand une célébrité se réclame du christianisme, nous voyons se manifester une paire de réactions parmi les chrétiens. Certains se précipitent pour louer la superstar et pour partager, tous azimuts, les grandes choses qui sont dites au sujet de l’amour et de la grâce de Dieu. D’autres jettent un œil circonspect sur cette célébrité, répondant avec cynisme pour ce qui concerne les paroles et les actions de la star. Qu’y a-t-il sous la surface de ces réactions courantes ? Je me demande parfois si notre réponse à des conversions de célébrités n’en dit pas plus sur nous que sur les célébrités en question. Voici pourquoi.

17) Pourquoi tant de chrétiens ne veulent plus fréquenter nos églises ?

Au milieu des années 80, tous les chrétiens étaient fiers d’appartenir à une Église locale. Mais ça, c’était il y a 30 ans. Aujourd’hui, les chrétiens sans Église ne cessent d’augmenter. Ce n’est pourtant pas les Églises qui manquent, surtout si on ajoute toutes celles qui s’implantent ici et là. Alors, pourquoi l’idée d’appartenir à une communauté chrétienne locale déplaît-elle autant maintenant ?

Et le dernier pour la route :  Osez la Parole !

Nos choix de chants pourraient suggérer que c’est moi qui dis à Dieu pourquoi je suis là et ce que j’attends de Lui. On serait ainsi tombé dans une conception anthropocentrique de la louange. Cependant, si le but de la louange est de rencontrer le Dieu de la Bible, de l’entendre, de l’écouter, j’aimerais suggérer qu’écouter ses paroles plutôt que les nôtres ne peut qu’être bénéfique.

 

Ces « Foireux liens » sont terminés. J’espère qu’ils ont retenu toute votre attention. Prochaine édition en janvier.

« Quand je vois de la pub, cela me dégoûte »

S’agit-il de s’indigner face à certaines publicités ou face à la publicité en général ?Source : Reflets.info

« Quand je vois ces pubs, ça me dégoûte », exprime Benjamin E. sur l’excellent blogue jeunesse de La Rebellution.

Et le lecteur sait « à quelles pubs » il fait référence : « ces publicités qui mettent en avant la débauche plutôt que la pureté, la nudité plutôt que l’élégance, la sensualité plutôt que la vérité. Que ce soit à la télé, dans la rue, ou sur internet, ces pubs sont partout. Nous les croisons chaque jour du regard (c’est d’ailleurs ce qui rend le combat pour la pureté dans les regards encore plus difficile) ». Et Benjamin de conclure : « Oui, l’indignation est une juste réaction face à ces publicités. Cependant, cette indignation devrait nous amener à être des témoins encore plus actifs de la grâce de Dieu en Jésus-Christ. Seule cette grâce transforme véritablement ».

Il a raison, Benjamin, de nous partager ainsi son indignation face à ces publicités-là, dans le but de nous sensibiliser à un réel enjeu spirituel.

Néanmoins, sommes-nous autant, sinon plus, indignés face à des publicités d’autres natures, telles les pubs de paris en ligne – particulièrement omniprésentes – ou celles insérées dans les programmes pour enfants ? Bien entendu, ce type de pub ne véhicule pas de sexe ou de sang, mais elle se véhicule elle-même, en tant que pub, avec tout ce que cela suppose ensuite.

Au final, s’agit-il de s’indigner face à ces publicités-là ou face à la publicité en général ? Selon la synthèse par Serge Lellouche du « bonheur conforme » de François Brune, un essai sur la normalisation publicitaire (publié en 1985 et réédité en 2012), « on ne s’en affranchira pas tant que l’on ne reconnaîtra pas les finalités du monde publicitaire pour ce qu’elles sont : une colonisation accélérée de nos imaginaires et de notre langage, une conquête sans répit de nos inconscients psychiques et de nos âmes, destinées à nous maintenir dans l’utérus artificiel de nos pulsions infantiles, savamment stimulées, remodelées et orientées vers un seul et unique réflexe pavlovien : ACHETER. Avec ses «créneaux», ses «cibles» et ses «campagnes», l’armée des publicitaires livre une guerre d’une violence et d’une perversion abyssales, soigneusement camouflées sous l’apparence sucrée et souriante de ses messages séducteurs, sexy et rigolos. Ce déchaînement quotidien de violence à l’allure festive n’a qu’un but : que l’être ne se vive plus autrement (sans même qu’il ne le sache) que comme un consommateur standardisé, docile et policé, ayant fini par prendre goût à sa confortable condition d’esclave, et même à l’aimer. En novlangue militaro-publicitaire, cela s’appelle faire rêver les gens».

Dit sous un autre angle, « le fait n’est pas que la publicité manipule le consommateur ou influence directement ses choix. Le fait est que cela fait du consommateur un toxicomane, incapable de vivre sans des pertes de plus en plus importantes de stimulation et d’excitation d’origine externe ».

De fait, une théologie digne de ce nom – et au Nom de Jésus (= « Dieu sauve » et « Dieu élargit », celui qui est venu pour libérer et affranchir les prisonniers et les esclaves) devrait analyser et renverser les mécanismes de la société de la dépendance, celle qui nous rend accro à des jouets superflus pour mieux nous empêcher de réfléchir par nous-mêmes. Et de là, conduire à une prise de conscience qu’au sein même de la captivité il est possible d’espérer autre chose : c’est là le sens de l’Evangile, qui est, non seulement « la Bonne Nouvelle », mais « la meilleure » et « la plus grande » des nouvelles.

 

Foireux liens de septembre (35) : (in)cohérence des luttes

Les « Foireux liens » font leur rentrée en septembre

Bonjour ! Les « Foireux liens » font leur rentrée ! Au menu de cette 35ème édition : Amazonie, réforme des retraites, bioéthique, économie sous angle chrétien, lutte contre les violences faites aux femmes …..Bonne lecture !

 

1) L’Amazonie brûle. Le scepticisme flambe

Panorama : « La forêt du Midi aussi. Ça repousse et ça lui fait même du bien. » ; « Rien de nouveau. Mais ça permet d’attaquer un président souverainiste et qui défend les valeurs. Sinon comment vous expliquez cette hystérie alors que pendant des années les ONG n’ont rien dit ? » ; « Il y a autant d’incendies en Afrique et ça ne gêne personne. C’est bien la preuve que la forêt, en réalité, n’intéresse pas les écolos. ». « L’Amazonie n’est pas le poumon de la planète : un poumon ça absorbe l’oxygène, ça n’en produit pas ! » Voyons voir.

Voir aussi https://www.bastamag.net/Amazonie-incendies-deforestation-Bolsonaro-soja-boeufs-fazendeiros-corruption-peuples-autochtones

2) Baisse des pensions, creusement des inégalités : ce qu’annonce le projet de réforme des retraites

Les grandes lignes du projet de réforme de retraites de Macron ont été dévoilées en plein mois de juillet. Le passage au système à points, l’abandon du calcul sur les 25 meilleures années, et la possibilité d’un taux plein à seulement 64 ans auront une conséquence évidente : la réduction des pensions et le creusement des inégalités entre retraités, cadres et ouvriers, hommes et femmes. Tout en ouvrant un peu plus les retraites aux marchés financiers, via le système de la capitalisation.

L’argument des partisans d’un recul de l’âge de la retraite, on le connaît : l’espérance de vie augmente, donc il faut bien travailler plus longtemps pour financer la totalité des pensions. La logique semble imparable. Mais c’est oublier qu’espérance de vie et espérance de vie en bonne santé sont deux choses biens différentes……

3) « Bioéthique : les musulmans absents et les Evangéliques exclus des auditions »

C’est l’un des moments attendus du processus législatif sur la bioéthique. La commission spéciale chargée d’examiner le projet de loi a reçu le 29 août les représentants des cultes. En novembre 2012, les députés avaient reçus six représentants religieux pour entendre leur position sur le mariage entre personnes de même sexe. Cette année, ils ne seront que trois : Haim Korsia, Grand rabbin de France, Pierre d’Ornellas, archevêque de Rennes et responsable du groupe de travail des évêques de France sur la bioéthique, et François Clavairoly, président de la Fédération protestante de France (FPF).

PMA pour les couples de femmes et les femmes seules : la position de François Clavairoly

Auditionné lors de la commission spéciale bioéthique,  le  Président de la Fédération Protestante de France (FPF) se montre « réticent » à l’ouverture de la PMA à des femmes célibataires et aux couples de femmes. Il ne souhaite pas « encourager la fabrication d’enfants à la demande » et refuse « une médecine visant à satisfaire des souhaits ». Il dit « réticence et donc vigilance ».

4) Campus protestant fait peau neuve

Lancé le 18/10/17 à l’initiative de deux pasteurs également journalistes, Antoine Nouis et Jean-Luc Mouton, Campus protestant produit et met en ligne gratuitement des vidéos de conférences, de colloques, d’enseignements, de cours et de présentations de livres. Le site propose 5 rubriques thématiques : BibleThéologieEthiqueHistoireReligions, et 6 formats : Conférences et colloques, Les mots de la foi, Évangile du dimanche, En librairie, Cours et enseignements, 5 min pour comprendre. L’objectif : inciter tout un chacun à se former et à s’informer sur la pensée chrétienne de tradition protestante et sur les grands moments passés ou récents du Protestantisme et de ses composantes. Campus protestant est complété d’une chaîne YouTube, d’une page Facebook et d’un compte Twitter.

5) Comment étudier l’Economie sous un angle chrétien ?

Le sujet du Travail et de l’Economie est peut-être le moins abordé dans l’église évangélique, au point où l’on est persuadé que le christianisme et la Bible n’ont rien à dire sur notre modèle économique. Si jamais la Bible a quelque chose à en dire, c’est pour condamner le méchant socialisme et soutenir le « capitalisme » (mais allez savoir quelle définition…). Comment alors faire émerger une véritable vision chrétienne de notre étude de l’économie, en évitant les erreurs courantes dans les traitements évangéliques de l’Economie ? Un super article à ne pas manquer !

Voir aussi cette série sur les « emplois vains ».

6) Culte Michée France du 20 octobre : pour une économie généreuse

Une invitation à vivre un prochain culte Michée France du 20 octobre 2019 sur le thème de « L’économie généreuse » avec une emphase sur l’économie sociale et solidaire comme moyen pour l’Église de briller dans le tissu économique de la ville où elle se trouve. Plus d’infos sur

7) En panne ou épuisé : le burn out

« Essayons-nous de sauver le monde par nos propres forces ? »

Eglise de Nonza, Cap corse

 

8) Entendre l’appel de Dieu : pas sur portable !

[« Piqué » sur le blogue de Patrice de Plunkett, journaliste catholique]

 

 

 

 

 

9) (Le faux) évangile dit « de la prospérité » résumé dans cette vidéo :

10) (La) formation « Libérer » fait sa rentrée :

Libérer ! est une excellente formation certifiante à l’accompagnement spirituel, proposée par les Eglises protestante unies du Marais et de Belleville, à Paris. Libérer ! est avant tout destiné aux chrétiens de toutes dénominations (pasteurs/anciens, prêtres, et tout responsable « laïc » engagé dans un ministère) qui ont la volonté de s’engager en Eglise et/ou être renouvelés pour des ministères d’accompagnement spirituel, de relation d’aide et de conseil pastoral, incluant notamment les dimensions de la guérison spirituelle et de la délivrance. J’en parle ici.

Renseignement et inscription à la première session, qui aura lieu les 05 et 06 octobre 2019 à Paris, au palais de la femme.

11) Grenelle contre les violences faites aux femmes : Une pasteure baptiste réagit

Mardi 3 septembre, le Grenelle contre les violences faites aux femmes s’est ouvert à Matignon. Jusqu’au 25 novembre, il rassemblera acteurs de terrain, forces de l’ordre, familles de victimes et juristes. Joëlle Sütter-Razanajohary, pasteure de l’Église évangélique baptiste de Metz, s’exprime sur un fléau qui ne s’arrête pas aux portes des églises.

Lutte contre la violence faite aux femmes : l’incohérence

(Lu sur twitter) : « Incohérence pure que d’organiser d’un côté un #grenelledesviolencesconjugales afin que le corps des femmes ne soit plus martyrisé et de l’autre préparer le chemin de la #GPA qui transformera ce même corps en « supermarché à bébé » ! »

12) J comme … Jézabel ?

Beaucoup de femmes qui enseignent se sont déjà faites traiter de « Jézabel ». Il suffit pour s’en convaincre de lire les #thingsonlychristianwomenhear [#ChosesQueSeulesLesFemmesChrétiennesEntendent] sur Twitter ou de discuter brièvement avec des femmes en situation d’enseignement dans les Églises.

13) Hongrie : le christianisme de façade à l’index

Des églises rénovées et une rhétorique gouvernementale conservatrice qui s’appuie sur le christianisme : autant de paravents qui cachent en Hongrie une polarisation de la société avec un nombre croissant de sans-abri. Dans ce pays européen où le populisme bat son plein, reportage auprès de figures de résistance…

14) Le Grand Débat : Qui avait raison dans le conflit entre Paul et Barnabas ? 

Dans l’émission « Que dit la Bible », sur le blog Le Bon Combat, une question sur un passage bien connu du livre des Actes : « Qui avait raison dans le conflit entre Paul et Barnabas ? (Actes 15v36-40) Le fait que le récit suive Paul par la suite et le fait que l’Eglise ait recommandé Paul n’implique-t-il pas que c’est ce dernier qui avait raison ? » Afin de répondre à cette question, Guillaume Bourin traite des points suivants :  (1) Le contexte menant à ce conflit (2) Les motivations de chaque protagoniste (3) Peut-on réellement répondre à la question de départ ? (4) Peut-on réellement parler de conflit ou de division ?

15) « L’heure de vérité a sonné ». Grand mélomane, l’internaute « Jean-Luc 1er degré » a remarqué « que certains artistes ne se gênaient pas pour asséner des contre-vérités dans leurs chansons ». N’écoutant que son courage, il a décidé de nous les révéler sur twitter. « Et tant pis s’il faut écorner le mythe ! »

Ainsi, « Je me présente, je m’appelle Henri », affirme Daniel Balavoine dans « Le chanteur ». Son prénom n’est pourtant pas Henri mais Daniel.

U.S.A. for Africa signe un immense tube en 1985 avec « We are the World » (« Nous sommes le monde »). Un mensonge éhonté : le collectif ne réunit que 44 artistes alors que le monde compte 6 milliard d’habitants.

Dans « Rockollection » (1977), Laurent Voulzy déclare : « On a tous dans le cœur une petite fille oubliée. » En réalité, on a tous dans le cœur deux oreillettes et deux ventricules.

Etc…

16) Non, les jeunes ne sont pas de plus en plus violents ! Dix idées reçues sur la délinquance des mineurs

Les « jeunes délinquants » seraient plus violents, moins punis que leurs aînés. La justice serait à leur égard indulgente, lente, inefficace. Autant de préjugés non confirmés par les faits. Alors que la ministre Nicole Belloubet envisage de réformer par ordonnance la justice des enfants – donc sans débat parlementaire – voici dix idées reçues démontées par des professionnels du secteur.

Ce texte est issu du guide « Idées fausses sur la justice des mineurs : déminons le terrain ! 10 réponses pour en finir avec les préjugés ». Le texte complet est disponible à cette adresse.

17) Selon que vous serez médiatique ou misérable

Savez-vous qui a écrit de l’Abbé Pierre « Il est petit, épais comme un Juif version Buchenwald, porte des binocles pour mieux voir le fric (…) et une barbe de père Noël pouilleux qui serait resté trop longtemps à distribuer des cadeaux aux pensionnaires d’Auschwitz. Faut dire, vu le nombre de cheminées qu’il y avait là-haut, il devait y avoir du pain (grillé) sur ces planches qui ont servi à casser du Youpe, etc. » ? Ou bien encore à propos de la famine en Ethiopie « Après les six millions de Juifs soi-disant morts dans les camps en carton pâte que la Metro Goldwyn Meyer a fait construire un peu partout en Europe pour le compte (en banque) de quelques Juifs avides de pognon, on réinvente l’actualité pour renflouer les caisses de quelques dictateurs nègres dont le roseau de 30 cm ne suffit plus à aguicher les putains d’Adis-Abeba. » Et c’est encore le même qui a dit  « En fait, ces nègres maigres n’existent pas. Ce ne sont que les négatifs des photos truquées par les Juifs sur les prétendus camps de la mort. » ? Ces propos sont des écrits de jeunesse de Yann Moix. Révélés lundi par l’Express, ils étaient déjà   pardonnés dimanche par toute la communauté germanopratine, à commencer par son protecteur et mentor, BHL lui-même. Sauf que « l’indulgence pour l’erreur de jeunesse, il faut la plaider pour tous ou se taire ».

18) Signes, prodiges et miracles dans le Nouveau Testament

Une nouvelle série à suivre sur le blog de Timothée Minard, adaptation d’une conférence donnée lors de la cérémonie de clôture de l’Institut Supérieur de Théologie Évangélique (Antananarivo – Madagascar), le 13 juillet 2019.

Du même auteur : « la diversité des ministères : réflexions à partir d’Ephésiens 4 ».  La mention des « apôtres, prophètes, évangélistes, pasteurs et enseignants » en Éphésiens 4.11 est parfois utilisée pour organiser la vie de l’Église autour de ces « cinq ministères ». Cela a certes le mérite de questionner la tradition protestante qui s’est généralement focalisée autour du seul ministère de direction de l’Église locale, qu’il soit nommé pasteur ou ancien. Dans cet article, l’auteur montre néanmoins qu’il n’est pas forcément judicieux de se focaliser sur ces « 5 ministères », encourageant à retenir « l’esprit » de ce texte : celui-ci nous interpelle sur la nécessité de prendre en compte de la diversité des ministères, une diversité voulue par Dieu.

19) Taux élevé de fécondité en France : « Il faut chercher les explications ailleurs que dans la présence des immigrées »

Beaucoup de gens pensent que si le taux de fécondité est si élevé en France, […] c’est parce que les immigrées font beaucoup d’enfants. Les statistiques racontent une autre histoire. » Et ces chiffres balayent au passage plusieurs idées reçues

20) The Family… la face sombre d’un pseudo-évangélisme conquérant

Une enquête au cœur d’une organisation chrétienne conservatrice super secrète à Washington D.C. nommée The Fellowship Foundation, mais appelée en interne The Family. Selon Jeff Sharlet, l’auteur du livre publié en 2008 sur lequel se base la série, ses membres croient que « le vrai message du Christ n’est pas tant l’amour que la force ». Bien sûr, cela peut sembler quelque peu assez innocent au premier regard, enfin jusqu’à ce que tu réalises que l’organisation a beaucoup de pouvoir dans le monde entier, et qu’elle ne l’utilise pas vraiment forcément pour le meilleur…

Et le dernier pour la route :  Trouver des livres gratuits sur le web

 Certains parmi mes lecteurs me demandent parfois « où trouver des livres gratuits ». Personnellement, je n’en fournis pas, mais peux vous orienter vers certains sites ressources : ainsi, ce blogue au nom prédestiné, lequel fait la promotion et la catégorisation de livres électroniques chrétiens disponibles en français (près de 1000 ouvrages différents).

 

Ces « Foireux liens » sont terminés. J’espère qu’ils ont retenu toute votre attention. Prochaine édition en Novembre.

 

 

 

 

 

 

L’action du mois : pourquoi il ne t’est plus possible d’acheter sur Amazon

Après les librairies, Amazon menace les supermarchés (Dessin de Chappatte, dans The New York Times. 22/06/17)

« Acheter un livre sur Amazon. Rien d’immoral là-dedans ! » (sic)

Peut-être partages-tu ce point de vue (lu sur la toile) de celui qui « ne peut pas s’empêcher de rester fasciné par l’entreprise Amazon et l’ambition(re-sic) du fondateur Jeff Bezos ».

Effectivement, lorsque tu achète sur Amazon, « tout est fluide, rapide et simple » (1) comme un simple « clic », promesse d’un « monde meilleur » où tous les services et les plaisirs sont à portée de main, « sans effort »(2). A quel prix ?

Comme le souligne « Zeboute » sur son blogue(1), il n’est pas question ici du prix de ce que tu achètes, mais « du prix de (ta) petite conscience ». En effet, préfère-tu « rester un citoyen qui a une conscience, une éthique ou oublier ce qui se cache ? »

Tu peux revendiquer la meilleure vision biblique du monde, pour mieux glorifier Dieu dans tous les aspects de ta vie, et être en décalage avec cette même vision en achetant (ou en encourageant à faire ses courses) sur Amazon !

Tu pourrais être surpris en osant « regarder dans l’arrière-boutique d’Amazon », dans laquelle « tout n’est pas aussi simple. Ni fluide. C’est plutôt une dure réalité »(1).  Et même une « utopie bidon », selon la formule du documentariste Pierre Carles, car « ce monde meilleur » est en réalité « synonyme de sang et de larmes pour la majorité de la population mondiale… » (2)

Ok, ok. Tu en as certainement déjà entendu sur ce sujet. Tu choisis de zapper. « Mais si (tu mets) bout à bout tous les sujets autour de l’entreprise Amazon, (tu pourras) prendre conscience, en toute objectivité sur l’intégralité de l’attitude tellement formidable d’Amazon ! » (1)

Ainsi, veux-tu t’offrir « le beau produit pas cher, en écrasant les salariés ? »

Serais-tu « d’accord d’être licencié par une machine ? » [En un an, l’entreprise est capable de licencier sur un même site 300 personnes.- soit de recycler et jeter des salariés, notamment des salariés à faible formation. Qui finiront au chômage].

Veux-tu « cautionner le désastre écologique et cynique d’Amazon ? » [Alors qu’en France, les restos du coeur demandent à lutter contre la pauvreté. Alors que les associations humanitaires se battent au quotidien pour offrir à Noel à des enfants nécessitant des cadeaux, Amazon, lui détruit des millions d’objets neufs (pour) éviter les taxes sur les stocks que chaque entreprise doit payer (…)ces produits qu’Amazon stocke sont ceux de leurs vendeurs de la market place. Amazon laisse libre choix (sic) aux vendeurs de payer des frais inconsidérés de stockage, ou de détruire leurs produits, pour une bouchée de pain]

Veux-tu être surveillé dans ta chambre par Amazon ?

Veux-tu laisser Amazon vendre les techniques de reconnaissance faciale aux gouvernements ?

Veux-tu laisser Amazon devenir un monopole du commerce mondial ? [Qui dit monopole – lequel n’est pas que d’Etat –  dit arrangement, pratiques déloyales, fin de la concurrence. Et l’impossibilité de laisser la place à de nouveaux acteurs sur le marché ! Et laisser le monopole décider. Vous n’aurez plus le choix. Même si aujourd’hui est propice : rapidité, bon prix…..]

Veux-tu te promener dans des centres ville morts ? [Estime-tu que voir disparaître les librairies des villes où elles sont présentes physiquement est « un progrès » ?]

Veux-tu qu’Amazon pille les logiciels gratuits et ouverts, développés par toute la communauté de développeur dans le monde entier. Pour les reconditionner sous forme de services managés payants ?

[Veux-tu la mort de la diversité culturelle ?]

Veux-tu que le monde suive les « bonnes pratiques » d’Amazon ? (1)

(…)

 

Personnellement, je n’achète plus sur Amazon depuis longtemps, sachant tout cela, et pour une question de cohérence. J’achète mes livres en librairie.

« Autrefois, vous étiez ténèbres ; maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur. Vivez en enfants de lumière. Et le fruit de la lumière s’appelle : bonté, justice, vérité » (Eph.5v8-9).

« Tu ne voleras pas (…)Et si tu travailles pour un salaire, le prix de ta peine te sera payé le jour même. Ainsi est-il dit à celui qui t’engage : « Dans sa journée, tu lui donneras son salaire et le soleil ne passera pas au-dessus de lui, car il est pauvre et vers ce salaire il lève sa respiration. » (Deutéronome, 24, 15). Celui qui retient chez lui la paie due à l’ouvrier qui a fait son travail est semblable au voleur, mais il opprime un pauvre, ce qui est pire […]. Si la personne humaine est rabaissée au niveau d’une marchandise, d’un butin, celui qui la réduit à ça est un voleur ».

Tel est le commentaire d’Erri de Luca de l’une des « 10 Paroles » du Deutéronome (Et il dit, Gallimard, 2012, « Du Monde entier », pp 79-80)

A toi de jouer !

 

 

Notes : 

(1) https://zeboute-infocom.com/2019/05/28/pourquoi-ne-pas-acheter-amazon-boycott/  (Voir aussi https://antigone21.com/2016/02/16/4-bonnes-raisons-ne-pas-commander-chez-amazon/)

(2) http://www.acrimed.org/article3488.html

 

 

« Création en crise ? » Un numéro de Promesses consacré à l’écologie

En 2100, la Terre privée d’ours polaires
Dessin de Kal. Courrier international, 15/11/04
L’Arctique fond à grande vitesse ! Les pôles dégoulinent ! Un désastre écologique menace !
« Les mecs… je l’sens pas. Personne ne fait attention à nous, les ours polaires !
— Non !
— Tu rigoles !
— Qu’est-ce qu’on fait ?
— Faut trouver quelque chose qui attire l’attention des gens…
— Quelque chose d’irrésistible ! »
Crise morale en Arctique ! Droit au mariage pour les ours polaires gay ! Un Esquimau antiavortement avalé par un épaulard gauchiste !

Contrairement à ce qu’une vision caricaturale pourrait laisser entendre, l’intérêt des protestants évangéliques aux questions écologiques n’a jamais cessé, et ce, depuis quarante ans.

En témoigne ce numéro de juillet-septembre 2019 de la revue « Promesses »(1), lequel soumet « quelques approches bibliques de l’écologie » à notre réflexion, nous invitant à un regard équilibré à ce sujet. En prime, notre recension de « La pollution et la mort de l’homme » de Francis Schaeffer, initialement parue sur Pep’s Café le blogue !

Au-delà de ces pistes « théo-écologiques » sérieuses, non exhaustives – j’ai particulièrement apprécié « l’avenir de la création » de Joël Prohin (à propos des « nouveaux cieux » et de la « nouvelle terre ») et l’article documenté d’Hélène Farelly sur les OGM – il s’agira, pour le lecteur, d’en tirer des conséquences cohérentes et pratiques : louer Dieu pour sa création ; vivre dans ce monde en témoin, de manière responsable, et dans l’espérance…..C’est ainsi que ce numéro aura atteint son objectif !

Plus d’informations/s’abonner à la revue ici.

 

 

 

Note :

(1) A lire, nos articles sur la revue : https://pepscafeleblogue.wordpress.com/2013/04/05/la-revue-promesses-edification-reflexion-et-application/ et https://pepscafeleblogue.wordpress.com/2018/09/14/dans-les-coulisses-de-promesses-revue-de-reflexion-biblique/

Foireux liens de juillet (34) : « vivre avec son temps », « être moderne »

Les « Foireux liens » de juillet : une actualité « chaude » qui nous invite à réfléchir en toute lucidité sur ce qu’est « être moderne »….

Bonjour ! Vous l’attendiez, la voici un peu plus tôt que d’habitude : la 34ème édition de vos « Foireux liens » !

Au menu : PMA/GPA, préjugés, canicule et droit du travail, néo-management, réchauffement climatique et économie circulaire, biométrie, modernité, antisémitisme et protestantisme, droits de l’homme…..Bonne lecture !

 

1)Le casse-tête de la PMA pour toutes

Le projet de loi sur la bioéthique est examiné par le Conseil d’Etat, il sera arbitré en juillet par Emmanuel Macron, présenté le 26 juillet en conseil des ministres, et adopté à la rentrée, sans doute à une majorité écrasante puisque ce texte-là sera voté aussi par les députés de gauche et même une grande partie des députés de droite. Oui : d’anciens adversaires du “mariage pour tous” vont voter la “PMA pour toutes”, c’est-à-dire la reconnaissance d’un “droit à l’enfant”, y compris pour les couples de femmes homosexuelles. Ce “droit à l’enfant” va contraindre le législateur à modifier, de fil en aiguille, des chapitres entiers du Code civil : tout ce qui concerne le droit de la famille et de la filiation ! Il faudra résoudre des problèmes sans précédent.

Voir aussi : Marketing : et voici la GPA (qui n’aura pas tardé !)

2)Un regard protestant sur la PMA

La Faculté Jean Calvin vient de mettre en ligne l’ensemble des interventions de son Carrefour théologique dédiée à la question de la PMA. Cette conférence, qui a lieu début mars 2019, regroupait des spécialistes comme Donald Cobb, Michel Johner, Rodrigo de Sousa, Anthony Perrot, Marjorie Legendre, Henri Blocher, Matthieu Améra, Jean-Philippe Bru, et Pierre-Sovann Chauny. La publication de ces ressources n’est pas un hasard, vu le calendrier législatif à ce sujet. De quoi nous inciter à prendre le temps d’écouter ces ressources

3) « Vivre avec son temps », « être moderne »

« La droite doit apprendre à vivre avec son temps. À devenir moderne, non par idéologie mais par évidence. C’est l’exigence posée à notre génération (….) Je propose que la droite se pose au moins la question de l’ouverture de la procréation médicalement assistée, qui serait une avancée sociale comme le furent de fait le mariage pour tous, et avant le PACS, et avant l’IVG »…..Dixit Geoffroy Didier, secrétaire général des Républicains et directeur de la campagne européenne du pourtant très conservateur (et anti-IVG) François-Xavier Bellamy, après la défaite historique de son parti à ces élections….

4) C’est l’été : petite FAQ Nature sauvage (v2019)

Bien sûr, l’actualité, ce n’est pas ça. L’actualité, c’est les gilets jaunes, les migrants, la GPA, et beaucoup d’autres choses encore. Et le climat. Mais aussi, c’est vrai, parfois, la perte de biodiversité.  C’est l’été. C’est une saison où on est souvent dehors, où on rencontre la Nature plus souvent. Et tout aussi fréquemment, on observe un phénomène curieux… et on appelle le naturaliste du coin pour en savoir plus ! Alors, voici quelques-unes de ces questions classiques….

5) Travailler en cas de forte chaleur, que dit le droit ?

La canicule sévit depuis ce lundi 24 juin et des mesures exceptionnelles sont prises dans différents domaines. Le plan canicule proposé par le ministère des Solidarités et de la Santé précise les recommandations en cas de forte chaleur. Le brevet des collèges est reporté, des brumisateurs sont installés dans les maisons de retraite, mais qu’en est-il sur le lieu de travail ? Une rumeur urbaine tend à laisser croire que l’employeur est contraint par le code du travail au delà d’une certaine température. Or, il n’en est rien.

6) Occultisme en pack de six

Quand une marque d’eau minérale – propriété d’une multinationale – se met à tenir un inquiétant langage surnaturel…

7) Des sénateurs LR veulent une carte Vitale biométrique

Comment lutter contre la fraude aux prestations sociales ? Tout simplement en injectant un doigt de biométrie. C’est en tout cas l’idée portée par une proposition de loi présentée par les sénateurs LR Philippe Mouiller et Bruno Retailleau, soit Une carte embarquant les empreintes digitales du titulaire….

8) Néo-management ; « Looser », « opposant », « timide » : au CHU de Toulouse, un document suggère de cataloguer des soignants

Seriez-vous un « looser », fragilisé par des situations difficiles de travail ? Ou un « opposant » qui conteste trop souvent la direction ? Ou encore un « pessimiste » ? C’est en ces termes qu’une docteure influente a proposé de cataloguer les personnels soignants du centre hospitalier universitaire (CHU) de Toulouse qui participent à certaines réunions de crise, suite au décès d’un patient notamment. Une manière de « neutraliser » les avis divergents, et un exemple supplémentaire de la façon dont la parole des soignants est considérée par la hiérarchie, alors que les mouvements sociaux se multiplient au sein des hôpitaux publics.

9) Répondre aux préjugés

Marre de lire des commentaires mal informés sur les sites d’info en ligne ou sur les réseaux sociaux ?  Répondez-y ! Répondre aux idées reçues, mais pour quoi faire ? Le site Répondreauxpréjugés.com, de sensibilité progressiste et découvert via le blog de Zeboute, vise à décrypter les préjugés, idées reçues et fausses, que l’on trouve le plus souvent sur le net. Et surtout à proposer, avec un argumentaire thématique, des pistes de réponses. Ces réponses sont basées sur des sources en ligne, ainsi que sur des données factuelles ou chiffrées. A tester, en exerçant son discernement.

10) Réchauffement climatique : le déni

Comme il en a marre d’expliquer sur Twitter pourquoi il fallait agir contre le réchauffement climatique, Tristan Nitot [promoteur du libre et du respect de la vie privée, ancien président de Mozilla Europe et maintenant chez Qwant] explique tout dans un billet de blog intitulé « le déni ».

11) Pourquoi l’économie circulaire ne doit pas remplacer la sobriété

La double « externalité positive » de l’économie circulaire en fait un modèle pour l’économie de demain. Elle encourage la société à créer de la valeur tout en réduisant l’empreinte écologique de son activité, mais présente toutefois certaines limites, voire des effets pervers….

12) Affaire Torondel : coup dur pour la défense des droits humains en France

La Cour d’appel de Douai a confirmé, lundi 24 juin, la condamnation de Loan Torondel pour diffamation pour avoir publié sur Twitter une photographie de policiers se tenant au-dessus d’une des nombreuses personnes systématiquement expulsées des camps informels de Calais. Le communiqué d’Amnesty international.

13) Accueillir la souffrance qui dure

« ….la souffrance des autres nous met en échec, si nous nous donnons pour tâche de les aider à aller mieux. Il nous faut déplacer l’objectif ».

14) USA : « Les évangéliques soutiennent Trump par peur, pas pour des questions de foi. »

Éclairage en anglais.

15) Quand protestantisme rime avec antisémitisme

Retour sur un colloque qui s’est tenu à Oxford, en mai….

16) Sommes-nous prêts à accueillir une théologie du Royaume ?

Nous devons nous rendre prêts à accueillir une théologie du Royaume, ce qui très concrètement veut dire, à la suite de Paul (2 Cor 4) que l’évangile n’est pas que paroles, mais qu’il est une dynamique puissante, que le Saint-Esprit mobilise pour nous faire sortir de nos vies qui trop souvent manifestent plus la faillite et le désarroi, que la liberté et la joie qui résident en Christ.

Et les deux derniers pour la route :

17) Cet objet oublié : le petit commerce de proximité !

Le commerce de proximité, les magasins, les hyper marché ont disparu. Et on se retrouve seul devant un écran. Mais j’ai tout immédiatement et pas cher ! C’est génial ! Vraiment ?

18) S’accaparer ou conserver : Le choix des Poules

Admettons l’hypothèse suivante : vous possédez le même objet que votre voisin, le même. Mais celui-là a quelque chose de mieux que le vôtre : c’est votre voisin qui l’a.  La convoitise est un trait basique du comportement. Des poules en donnent même une illustration édifiante. Cela peut s’expliquer ainsi : deux systèmes, l’un intuitif et l’autre raisonné, agissent ensemble et il arrive que le premier prenne le pas sur le second.

 

Ces Foireux liens sont terminés. Je vous remercie d’avoir pris le temps de les lire attentivement. Prochaine édition en septembre.

 

 

Foireux liens de mai (33) : « fuir le monde » ou « s’engager dans le monde »

Les « Foireux liens » de mai : Européennes, réforme, feuilletons…

Bonjour ! Voici notre 33ème édition des « Foireux liens ». Au menu, Européennes 2019, projet de réforme « de la défiance », nouveaux épisodes de feuilletons politico-médiatico-judiciaires, Notre Dame de Paris, Vincent Lambert, GAFA, Transhumanisme, Fake news, travail dominical, Amazon….

Bonne lecture !

 

1) Européennes : « Tout ça pour ça » : Le score RN se ramène finalement à 23,3 %, soit 0,9 % d’avance sur la liste LREM (d’où même nombre de sièges à Strasbourg), et font moins bien qu’en 2014. Les macronistes se retrouvent un peu ballots après avoir clamé pendant des semaines qu’une vague brune déferlait et que seul M. Macron pouvait en préserver les peuples… Il n’y avait pas de vague brune : on le savait d’avance.

Voir aussi : Européennes 2019 : Les résultats des élections dans toute l’Union

Ce scrutin modifie les équilibres politiques dans l’hémicycle. « Contexte », média web français spécialisé sur les institutions, les politiques publiques et la fabrique de la loi, publie une série d’infographies sur les résultats, à comparer avec la composition du Parlement 2014-2019.

Et : découvrez les 74 députés français du Parlement européen

RN : 5 millions d’euros d’argent public détournés, une 20aine d’élus mis en examen, 40 collaborateurs soupçonnés dont la tête de liste aux Européennes 2019. Résultat : 1er parti français au Parlement européen durant les 5 prochaines années…

2) Ecole : Le projet de loi « de la défiance » amendé et adopté par le Sénat

Mardi 21 mai, le Sénat a approuvé le projet de loi « pour une école de la confiance » par 213 voix contre 95, après l’avoir largement amené (60 amendements adoptés, dont certains controversés, telle la possibilité d’une retenue sur les allocations familiales pour lutter contre l’absentéisme, ou cet autre amendement LR visant à interdire les signes religieux ostentatoires pour les parents accompagnateurs lors des sorties scolaires). Les sénateurs ont également supprimé l’amendement qui prévoyait la création des établissements publics des savoirs fondamentaux (EPSF), des structures qui regroupent un collège avec plusieurs écoles. Cette annonce avait suscité la colère grandissante des enseignants et des parents d’élèves. Députés et Sénateurs vont maintenant tenter de se mettre d’accord pour une adoption définitive rapide d’un texte inspirant, jusqu’à présent « la défiance » des enseignants et des parents.

Voir aussi le projet de loi « Pour une école de la confiance ».

3) Notre-Dame de Paris : une étrange manoeuvre financière risque de disperser les donateurs
Président de la Fondation du patrimoine depuis 2017, Guillaume Poitrinal décide unilatéralement de clore la souscription Notre-Dame et de diriger une partie de l’argent vers d’autres chantiers. Désarroi chez les donateurs. Désapprobation au ministère de la Culture, aux Monuments nationaux, à la Fondation Notre-Dame, à la Fondation de France. Et perplexité de l’opinion….

4) Affaire Vincent Lambert : le monde politique divisé après la reprise des traitements

La reprise des traitements étant acquise, les parents du patient réclament désormais son transfert, tandis que les responsables politiques opposent droit à la vie et droit à mourir dans la dignité.

Voir aussi : Vincent Lambert : quels enjeux juridiques et éthiques ?

5)  Pourquoi vous ne pouvez plus acheter chez Amazon

Lorsque vous achetez sur Amazon, tout est fluide, rapide. Tout est simple pour vous. Et c’est une réalité. Mais à quel prix ? Je ne parle pas du prix de ce que vous achetez. Mais le prix de votre petite conscience. Préférez-vous rester un citoyen qui a une conscience, une éthique ou oublier ce qui se cache ? Ainsi, voulez-vous vous offrir le beau produit pas cher, en écrasant les salariés ? Seriez vous d’accord d’être licencié par une machine ? Voulez-vous cautionner le désastre écologique et cynique d’Amazon ? Voulez-vous être surveillé dans votre chambre par Amazon ? Etc….

Voir aussi : Sept femmes enceintes licenciées par Amazon : 7 procès en 8 ans

Et Chez Amazon, un algorithme vire les employés « pas productifs »

6) Vous n’arrivez pas à vous déconnecter des GAFA ? Embrouillez-les !

Vous n’échapperez pas à la surveillance de masse, mais vous pouvez la gêner. Le livre « Obfuscation, vie privée, mode d’emploi » explique comment…

7) Quand Internet est devenu un objet mutant dysfonctionnel

Nous nous sommes trompés sur un point essentiel : Internet n’est pas une utopie mais un outil. Et pour comprendre cet outil nous devrions nous replonger dans les lectures d’Ivan Illich. Pour lui dès qu’un outil est institutionnalisé et s’impose comme ce qu’il qualifie de « monopole radical », un outil dont personne ne peut se passer et dont l’usage devient une injonction de consommation, il devient dysfonctionnel et détruit l’objectif qu’il est censé servir (…) En quelques années, Internet est devenu un objet mutant dysfonctionnel. Il était censé rapprocher les hommes, il les fracture. Au lieu de rendre la planète plus intelligente, il développe une sous-culture de la médiocrité.

8) Non, les « digital natives » ne sont pas tous des geeks, ils ne savent pas forcément utiliser les outils disponibles en ligne et ils ne font pas preuve d’un esprit critique à toute épreuve devant les flots d’information. Ne confondons pas la familiarité avec un médium et la connaissance approfondie de la manière de s’en servir. La ligne de partage ne passe pas par la date de naissance mais par la culture générale et l’éducation aux médias numériques.

9) Quand la paresse intellectuelle nous rend plus facilement manipulable

Aujourd’hui, l’information doit se faire la plus brève possible pour être susceptible d’attirer l’attention du chaland au risque de paraître “relou” et se faire zapper. Combien de fois ai-je entendu : “Mais tu es sûre que tu ne veux pas transmettre ton témoignage aussi en vidéo car tu attirerais plus de monde, tu sais les gens de nos jours n’aiment plus lire blablablablabla?” Sauf que l’information de qualité ne peut pas se résumer en quelques caractères….

10) «Attaque» de la Pitié-Salpêtrière. La fake news venait de l’Intérieur

Non, contrairement à ce qu’a affirmé Christophe Castaner, le ministre de l’intérieur, l’hôpital parisien n’a pas été pris d’assaut et dégradé par des manifestants mercredi 1er mai. Décryptage d’un emballement inquiétant.

11) Quand Marine Le Pen prônait l’interdiction des manifestations en période d’urgence

En mai 2016, en plein mouvement contre la loi travail, Marine Le Pen [qui se présente aujourd’hui comme la « grande défenseure des Gilets jaunes »] fustigeait les manifestations, appelant à leur interdiction, ainsi qu’au renforcement des forces de répression. A (re)découvrir, cet article publié sur Public Sénat et datant de 2016….

12) Le Conseil économique, social et environnemental : une institution méconnue, méprisée… et précieuse

La Ve République dispose avec lui d’une institution capable d’anticiper les grands mouvements sociaux, d’apprécier les évolutions de la société et de s’en faire le porte-voix. Plutôt que de créer de toutes pièces de nouvelles institutions, il serait sage d’utiliser celles qui existent déjà et dont c’est le rôle tel que prévu par la Constitution. Par exemple, le conseil économique, social et environnemental, de nature à être force de proposition sur tous les grands thèmes de société et anticiper d’éventuels difficultés ou blocages. C’est ainsi qu’il était en mesure d’anticiper le mouvement des « gilets jaunes », sans forcément avoir été écouté…..

13) Licenciements chez Cora : le «chaos législatif» du travail dominical

Le licenciement pour faute grave de deux salariés de la chaîne d’hypermarchés, opposés au travail le dimanche, pose à nouveau la question de son encadrement. Si les employés sont censés avoir le droit de refuser, ils n’en ont pas souvent la possibilité concrète.

14) Le succès du coaching à l’épreuve du professionnalisme

L’émoi suscité par l’émission de France Inter, diffusée en novembre 2018, sur « les dérives du coaching », met en exergue l’enjeu de la professionnalisation des coachs. Dans ce secteur en pleine expansion, la certification par les associations professionnelles (ICF, SF Coach…) ou écoles est un premier pas, mais elle n’est pas suffisante à la formation de professionnels compétents. Ceux-ci ont besoin de s’ouvrir à des approches leur permettant de mieux comprendre les contextes dans lesquels ils interviennent et d’instruire les dilemmes et tensions qui surgissent de leur pratique (…). Trois critiques alimentent de manière récurrente les analyses sociologiques du coaching.

15) Écriture inclusive et exclusion sociale

Les complexités de l’écriture inclusive ne sont pas seulement techniques si l’on considère les conséquences sociales éventuelles. Ne nuiraient-elles pas à l’égalité sociale ?

16) Des médias s’unissent pour documenter les effets du changement climatique en France

Fin 2018, Basta !MediapartPolitisReporterre et la Revue Projet se sont associés pour constituer un groupe de journalistes sur le climat. Jeudi dernier, 18 avril, ces médias ont poursuivi ce travail collectif en publiant sur leurs sites respectifs, une deuxième série d’articles concernant l’impact de la crise climatique en France chez les jeunes, les victimes de catastrophes naturelles, les agriculteurs, les personnes souffrant d’allergies… Un site baptisé « Jiec.fr » pour « Journalistes d’investigation sur l’écologie et le climat » est dédié à ces publications communes.

17) Bygmalion :Sarkozy sera bien jugé en correctionnelle

C’est un nouveau pas vers un procès en correctionnelle pour Nicolas Sarkozy. Le Conseil constitutionnel a estimé, vendredi 17 mai, que rien ne s’opposait à ce que l’ancien président soit jugé dans l’affaire Bygmalion pour financement illégal de sa campagne présidentielle de 2012.

La justice reproche à Nicolas Sarkozy d’avoir dépensé au moins 42,8 millions d’euros, soit plus de 20 millions d’euros au-dessus du plafond autorisé, grâce à un système de facturation frauduleux. L’ex-chef de l’Etat a été renvoyé en février 2017 devant le tribunal correctionnel pour répondre de ce délit, mais sa défense a soulevé une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) pour contester cette décision. Franceinfo répond à cinq questions sur cette décision.

18) Mais que devient François Fillon ?

François Fillon sera bel et bien jugé pour détournement de fonds publics, recel de détournement de fonds publics, abus de biens sociaux et manquement aux obligations déclaratives de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique. Son épouse, Pénélope Fillon, est quant à elle renvoyée devant le tribunal pour complicité et recel de détournement de fonds publics et recel d’abus de biens sociaux. S’il va donc bien devoir répondre de ses actes passés devant la justice, l’ancien premier ministre de Nicolas Sarkozy coule, depuis sa retraite forcée de la vie politique, des jours plutôt heureux. Il ne lui a, en effet, pas fallu plus de trois mois après sa cuisante défaite lors du premier tour de l’élection présidentielle pour décrocher un job en or, en devenant associé du prestigieux fonds d’investissement Tikehau Capital.

19) Etats-Unis : Comment le parti républicain a abandonné la question du porno

Autrefois, la lutte contre la pornographie était au coeur du combat culturel américain. Aujourd’hui, la porno est une énorme industrie – nocive – sans réels adversaires. Qu’est-il arrivé ?

20) Nationalisme, populisme, politiques et identité des évangéliques

Contribution de l’alliance évangélique européenne (EEA), extrait du projet Issachar à une période où, en Europe, beaucoup s’engagent dans des politiques identitaires , il est très important que les chrétiens aient une juste compréhension de leur propre identité et sachent que penser et comment prier et s’engager dans les questions politiques. C’est notamment le cas devant la tentation de réagir en se conduisant comme un groupe identitaire en présence des défis du libéralisme et de l’islam….

21) L’État, la Société se porteraient-ils mieux ou moins bien si les chrétiens étaient mêlés au pouvoir ?

A la dernière présidentielle, suite aux résultats du premier tour (Macron-Le Pen), certains chrétiens voire pasteurs, sur les réseaux sociaux ou blogs avaient appellé à « investir la société, ne pas juste être spectateur mais acteur ». Investir, d’accord, mais de quelle manière ?

22) Comment faire Église aujourd’hui ? Le point de vue d’un Attestant

Pascal Geoffroy, pasteur, membre des Attestants, revient sur la création de ce mouvement, au regard de l’histoire.

23) Une communauté nourrie par la prière

Dans un précédent article, le pasteur Philippe Golaz expliquait que « la prière était ce qui permettait de rester spirituellement vivant, en étant relié au Père ». Plus récemment, lui-même a mis un frein à sa frénésie du faire et à la pile de projets en attentes pour prendre un temps d’écoute et de discernement. De là cette conviction que la première chose à faire, était de réinvestir le domaine de la prière. Que si la relation au Père n’était pas entretenue en amont, alors tout le reste serait vide de sens et ne porterai pas de fruit, ou alors beaucoup plus difficilement.

24) « The Bible Project » maintenant en français

Connaissez-vous le site “The Bible Project” ? Lancé en 2014, ce site qui contient de nombreuses vidéos est une véritable mine d’or pour tous ceux qui veulent creuser les Écritures. A l’occasion des fêtes de Pâques, une version du site et des vidéos est désormais accessible en français.

25) Quand je croyais que Dieu voulait que je sois avec un non croyant

Une note de blogue adressée aux “missionnaires de l’amour” autrement dit tous ceux et celles qui pensent que Dieu les appellent à être en couple avec des personnes ne partageant pas leur foi pour les convertir par la suite.

26) Quand Rien créa Tout

Toi, tu crois en rien », réplique Paul (joué par Edouard Baer), musicien tendance punk-anar à son fils, dans « la lutte des classes » de Michel Leclerc(2019). Olivier Keshavjee, le théologeek, nous partage sa traduction autorisée d’un article de Joe Carter, lequel propose une tentative de méta‐narratif athée‐matérialiste simple et compréhensible qui explicite la question de la compréhension de soi. Il s’agit donc du regard constructif d’un chrétien sur une vision du monde scientifique réductionniste ontologique…..

27) Le corps, humus sans espoir

Nous vivons, et nous mourons. C’est un fait indépassable de la vie humaine. Qui que nous soyons, dans ce monde dans lequel nous vivons maintenant, nous vivons et nous mourons. Pour ceux qui voient s’éteindre des proches, que cela signifie-t-il ? Douleur, perte, deuil. Séparation. Dans ce processus de deuil, ce qui arrive au corps de la personne décédée a de l’importance. L’humanité a d’ailleurs toujours eu conscience de cela, d’où l’importance des rites funéraires qui apparaissent très tôt dans l’histoire humaine. Les deux « rites » autorisés en France sont la crémation et l’inhumation. Mais une autre alternative a fait le titre d’un article du Monde : l’humusation, c’est à dire la transformation du corps en humus.

28)Aux origines du transhumanisme

Le récit transhumaniste commence dès le livre de la genèse, le premier livre du pentateuque avec cette promesse « vous ne mourrez pas », tous les mythes et légendes anciennes, celles des sumériens de la Mésopotamie, des fables de l’odyssée de Homère, l’élixir des alchimistes des chinois et leurs pilules d’immortalité, nous rapportent des rêves de dépassement de l’humanité et de conquêtes contre la mort.

L’histoire très ancienne de ces récits nous évoquent de fait la mémoire d’une humanité à la quête de son paradis perdu et sa volonté de conquérir le fruit interdit en gommant si possible le récit construit de la civilisation humaine fondée depuis la chute, sur l’idée de la mort. Décryptage sur le blog « La Déconstruction de l’homme » d’Eric Lemaître, partenaire de Pep’s café.

29)Sortir ! Recension du livre de Natalia Trouiller, un essai sur la stratégie que l’église devrait adopter pour traverser notre époque post-moderne.

Comment se fait-il que nous soyons plus prompt à considérer l’impureté du monde et vouloir le fuir, plutôt que de vouloir comme Christ nous incarner dedans et embrasser à pleine bouche son impureté et sa crasse pour la purifier par l’Esprit?

Réponse, selon l’auteur: Parce que nous avons développé une disposition collective de type gnostique. Nous séparons le corps de l’âme, nous rejetons la matière pour embrasser le pur spirituel, nous fuyons le monde pour embrasser la Connaissance Salvatrice. Nous nous satisfaisons de connaissance et de saine doctrine, en refusant de nous laisser transformer par elle pour agir ensuite. Nous avons développé un habitus de cathare. Et ce n’est pas un compliment. La suite sur Phileo-sophia, le blog d’Etienne Omnès.

Et le dernier pour la route :

30) « Les plantes sont extraordinaires : c’est un modèle décentralisé dont tous les membres participent à la décision »

Pour Stefano Mancuso, fondateur du laboratoire de neurobiologie végétale, tout ce que nous construisons au niveau de nos organisations sociales est bâti sur le modèle du corps animal. Or les animaux – humains compris – ne représentent que 0,3 % de la vie sur la terre, bien moins que les trois autres catégories que sont les végétaux, les champignons et les êtres monocellulaires. L’écrasante majorité des êtres vivants utilise des modèles différents du nôtre, qui est très fragile. Il suffit d’enlever la tête et toute l’organisation s’écroule. Il y a eu des empires, comme ceux des Aztèques et des Incas, des civilisations très avancées, dont l’organisation reposait exclusivement sur l’Empereur. Il a suffi aux Espagnols de s’attaquer à ce dernier pour que tout le système s’écroule instantanément. Par son organisation horizontale, une plante survit même si, par exemple, un animal mange ou détruit une partie de son corps, quand un animal meurt dès qu’un de ses organes vitaux ou son cerveau sont ôtés ou détruits. Comment ce modèle peut nous inspirer dans l’organisation des sociétés humaines ?

 

Ces « Foireux liens » sont terminés : merci d’avoir pris le temps de les lire attentivement. Prochaine édition en juillet.