« Hymnes et Cantiques 15e-21e »

Chanter, c’est célébrer et témoigner ! Source : ZeBible

« Le Christ a-t-il chanté ? Probablement oui ! Et sur tous les tons de la vie ! »(1)

Voici quelques sites, parmi d’autres, qui nous invitent à « marcher à sa suite », afin « de poursuivre humblement son chant », et en nous donnant « les moyens de chanter le Christ en toutes circonstances et en tous lieux »(1).

Shir.fr : « Shir » est un mot hébreu (שִיר) qui signifie « chant ». Mis en ligne le 09 octobre 2011, Shir.fr a pour but de rassembler le plus grand nombre de chants chrétiens de louange en français, avec paroles et accords. Il y a déjà 1 116 chants, et l’équipe continue d’en répertorier de nouveaux !

 « Hymnes 21 », un site d’ « Evangile 21 – The Gospel Coalition », créé, sauf erreur, fin 2016, qui propose des ressources pour la louange en commun : des articles, des tutoriels et des chants de louange riches en théologie, en musicalité, et en poésie. Et ce, dans le but « de glorifier Dieu et d’édifier l’Église francophone en l’accompagnant à « progresser encore » (1 Thessaloniciens 4.1) ». Les auteurs du site, des pasteurs et des musiciens, souhaitent également « provoquer des réflexions pour l’Église sur ses choix concernant le fond et la forme de sa louange  en commun et l’assister en proposant des ressources ».

L’origine du site se découvre ici.

Cantiques.fr, quant à lui, est un projet musical de l’Eglise Protestante Unie de France, né en 2014. Il se présente comme « une plateforme de soutien et de partage pour promouvoir et valoriser la musique de différentes traditions dans l’Eglise aujourd’hui ». Au menu, ressources, chants, vidéos, et partitions, pour enrichir nos temps de célébration et la vie cultuelle des paroisses/églises locales.

« Il fait partie d’un processus plus large de renouvellement de l’hymnologie protestante, voulue au sein de l’EPUdF », vu que « le protestantisme est riche d’un patrimoine exceptionnel qui ne cesse de se renouveler : psaumes, chorals, cantiques… à la suite des Luther, Goudimel, Bach, Haendel et tant d’autres ! Il s’enrichit aujourd’hui de créations ou adaptations modernes, et s’élargit aux dimensions de l’Église universelle ».

Plusieurs axes sont mis en valeur :
– Redécouverte des richesses de nos héritages musicaux
– Encouragement à la création de nouvelles formes de musique pour le culte
– Développement de ressources théologiques et pratiques pour les paroisses
– Développement de formations pratiques (animation musicale, accompagnement musical, chorales…)

Nous terminerons en rappelant cette superbe initiative de jeunes (certains du site « La Rebellution ») datant de 2015 et qui a pour but de « sensibiliser » leur génération « à chanter des hymnes et des cantiques aux paroles profondes et bibliques ».

Parce que « la culture de l’honneur », c’est aussi cela : « transmettre d’une génération à l’autre » et, donc s’approprier – pour le faire vivre et l’honorer – un bel héritage musical à la gloire de Dieu !

 

 

Notes :

(1) Voir cet « A propos », sur le site cantiques.fr

Ne dites plus « ne nous donnez plus de pizzas ! » Dites : « Je vous invite. C’est fait maison ».

« Quelles sont ces pizzas dont on sature les jeunes, mais qui ne rassasieront pas leur homme intérieur ? » Source : Pexels

« ….les disciples le pressaient : « Rabbi, mange donc. Mais il leur dit : J’ai à manger une nourriture que vous ne connaissez pas (…) Ma nourriture, c’est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé et d’accomplir son œuvre ». (Jean 4v31-34. TOB)

Ce que j’apprécie le plus, lorsque je consulte un blogue ? Certains commentaires, publiés aux pieds des articles publiés. Certains sujets généreront beaucoup, peu ou pas du tout de commentaires, ce qui est en soi révélateur de l’intérêt accordé auxdits sujets. Bien entendu, nous pouvons trouver le pire comme le meilleur, quantité ne signifiant pas toujours qualité, loin de là.

Une fois n’est pas coutume : voici un exemple notable, où le commentaire d’un article s’avère aussi (sinon plus) bon que le billet commenté lui-même.

A l’origine, un billet de « Benjamin E. », 22 ans, étudiant à l’Institut Biblique Belge, coordo de l’excellent blogue jeunesse La Rébellution et blogueur sur christestmavie.fr., intitulé : « ne nous donnez pas des pizzas. Donnez-nous l’Evangile ! », publié le 20/03 sur le blogue « Le Bon Combat ».

« Comment intéresser les jeunes du 21ème siècle ? De quoi ont-ils besoin ? Que faut-il leur donner ? », se questionne l’auteur, lui-même « encore dans la tranche d’âge jeune » et conscient « que le ministère parmi les jeunes est un vrai casse-tête aujourd’hui ». En effet, « ils ne semblent plus intéressés par toutes les méthodes un peu vieilles du siècle passé. Dans une ère où Facebook est roi, où on tweet plus vite qu’on ne l’a jamais fait – comment intéresser les jeunes du 21ème siècle ?(…) On pense souvent que les jeunes d’aujourd’hui ont besoin de plus de [c’est moi qui souligne] jeux, plus d’attractions, plus de fun. On pense souvent que le Groupe de Jeunes doit se résumer à une soirée jeux-vidéo, des pizzas et 5 minutes de partage biblique hyper-simplifié pour pas perdre l’attention des jeunes. Non, le plus grand besoin des jeunes au 21ème siècle, c’est l’Evangile. Un Evangile clair, complet et fidèlement présenté.

Parce que les pizzas ne vont pas nourrir nos âmes ! Ce dont nous avons besoin, ce n’est pas de nouvelles méthodes, plus de fun ou quoi que ce soit d’autre. Notre vrai besoin, la vraie solution, c’est l’Evangile. La solution se trouve dans la Parole de Dieu, vivante et efficace. C’est de cette Parole dont nous avons besoin, cette Parole qui peut transformer nos cœurs et produire, par l’Esprit, la vie dans un cœur qui était spirituellement mort ».

Curieusement, l’article, publié par un jeune, ne suscite qu’un seul commentaire, et ce, et alors que les articles plus « théo » inspirent habituellement une pléiade de commentaires, et moults débats passionnés et enflammés.

Le commentaire est de l’internaute « Francine », habituée du blogue « Le Bon combat ». Et il vaut absolument le détour, dépassant même le billet commenté (ceci dit, sans préjudice pour l’article de Benjamin E.) pour la réflexion qu’il suscite. Jugez-en plutôt :

Il est bien votre article Benjamin ! Pour l’approfondir un peu, il faudrait, je pense développer votre illustration de la pizza. Pourquoi de la pizza ? Vous le savez d’expérience, la pizza est le plat de prédilection du programmeur, accompagnée éventuellement d’une bonne bière. Elle contient des calories faciles, plein de sel et de gras, vite engloutie, vous vous remettez immédiatement à votre code.

Seulement le règne spirituel ne s’étend pas sur de stupides machines qui obéissent à la commande, mais sur des esprits, des âmes, des volontés, et donc la pizza ne va pas le faire pour s’y aventurer. En clair, quelles sont ces pizzas dont on sature les jeunes, mais qui ne rassasieront pas leur homme intérieur ? Les slogans, les bouquins superficiels, les partis-pris, le vocabulaire philosophique pédant et creux. Vous avez raison de rappeler que le péché est notre principal problème à tous. Mais qu’est-ce que le péché une fois que l’on a mis de côté la drogue et la pornographie ? Tout mensonge, toute entorse consciente à la Vérité est un péché. Or la vanité, l’orgueil, l’esbroufe, la prétention, l’obstination personnelle sont des péchés, et très courants dans le ministère de la pizza évangélique.

La solution : faites votre cuisine vous-même ! Paul écrivait à Timothée : « Que personne ne méprise ta jeunesse ». N’offrir aux jeunes que des pizzas, c’est au fond les mépriser ; c’est supposer qu’ils sont trop bêtes pour se nourrir d’autre chose. Eh bien mettez en pratique le conseil de Paul « Applique-toi à la lecture » ; repoussez les pizzas du buzz, appliquez-vous à la lecture de vrais livres. Devenez pointu en exégèse biblique, maîtrisez le grec et l’hébreu, l’histoire de l’Église, et vous deviendrez un chef étoilé qui pourra cuisiner pour les autres.

Benjamin, ne dites donc plus aux vieux : « Arrêtez avec vos pizzas ! », car il n’y a pas grand-chose attendre des vieux. Jésus, Paul, et même Jean qui est mort presque centenaire, étaient jeunes d’esprit. Dites plutôt : « Je vous invite. C’est moi qui l’ai préparé ! Prenez et goûtez… »

 Et souhaitez, non pas « plus, plus de… » mais mieux. Le meilleur.

 

Peut-on être chrétien et être obsédé par « la pureté de la race » ?

"Saint Matthieu écoutant l'ange lui dicter le Nouveau Testament" par le Caravage (Première version, 1602. Refusée par les commanditaires du tableau, détruit en 1945)

« Saint Matthieu écoutant l’ange lui dicter le Nouveau Testament » par le Caravage(1571-1610), peintre italien d’inspiration biblique. Première version de l’oeuvre (1602). Refusée par les commanditaires du tableau, détruit en 1945)

…. « Chrétien », c’est à dire « petit Christ », celui qui aime, suit et obéit au Christ, son Sauveur et son Seigneur.

La réponse, dans le chapitre 1, versets 1 à 16, de l’évangile selon Matthieu :

Ledit évangile « commence par une liste de noms », à l’instar du livre de l’Exode, dans l’ Ancien Testament, qui commence par un « voici les noms ».

« Elle hattoledot », elles, les générations

Il est édifiant de noter que « le début du Nouveau Testament ne part pas de zéro, à partir de Jésus, mais ressent le besoin de nommer les générations qui l’ont précédé. Ces dernières croisent David, ancêtre obligatoire du Messie, pour les juifs et les chrétiens (…)

Trois douzaines et demie de générations se succèdent dans l’espace des seize premiers vers de Matthieu, des noms d’hommes devenus des stations d’une ligne aboutissant au terminus du monde, au Messie. Au milieu de la liste, exceptionnellement et par contraste, se détachent trois femmes [étrangères]. Une est Rahab, la prostituée de Jéricho qui sauva les espions envoyés par Josué. Les deux autres étrangères au peuple du livre sont Tamar, la cananéenne, et Ruth, la moabite. Elles épousent des juifs, restent veuves sans enfants. Elles se dépensent sans compter pour rester dans la maison et dans la foi rencontrée. Puissantes de fertilité réprimée et inexaucée, elles donneront des fils à la terre et aux gens de Judas, quatrième fils de Jacob. Elles donneront des fils à la descendance du Messie.

Tamar et Ruth : deux femmes d’autres peuples entrent dans la lignée la plus sacrée et ont le très pur privilège d’être les premiers noms féminins du Nouveau Testament, avant même celui de Marie.

Le Messie qui contient en lui les semences et la concorde de peuples hostiles se déclare ainsi loin de toute pureté de sang. Deux femmes : pour enseigner que le mélange génétique n’est pas une exception, mais qu’il répond à une volonté. Deux fois : dans l’Ecriture la répétition est un sceau de confirmation [Cf Deut.19v6, 15 ; 2 Cor.13v1]….Ainsi se renouvelle la parole de l’Ancien Testament rapportée par Esaïe (1) : « Les fils de l’étranger qui s’attachent au SEIGNEUR pour assurer ses offices, pour aimer le nom du SEIGNEUR, pour être à lui comme serviteurs, tous ceux qui gardent le sabbat sans le déshonorer et qui se tiennent dans mon alliance, je les ferai venir à ma sainte montagne,
je les ferai jubiler dans la Maison où l’on me prie ; leurs holocaustes et leurs sacrifices seront en faveur sur mon autel, car ma Maison sera appelée : « Maison de prière pour tous les peuples » (Es.56v6-7. TOB).

Ruth : une étrangère au peuple de Dieu, qui se retrouve intégrée dans la généalogie du Messie et qui donne son nom à un livre de la Bible ! ("L'été ou Ruth et Booz" de Nicolas Poussin. 1660-1664. Musée du Louvre, Paris)

Ruth : une étrangère au peuple de Dieu, qui se retrouve intégrée dans la généalogie du Messie et qui donne son nom à un livre de la Bible !
(« L’été ou Ruth et Booz » de Nicolas Poussin. 1660-1664. Musée du Louvre, Paris)

Dans ce message d’accueil, le Nouveau Testament colle à l’Ancien et honore Tamar et Ruth, filles de l’étranger, en les nommant à l’entrée de sa maison.

La vie de Ruth se passe au temps des Juges (….), la période qui suit la conquête de la Terre promise mais non offerte en cadeau (….) Quand disparaît la génération du désert, témoin des colossales interventions de Dieu, manne comprise, les Hébreux se dispersent. Ils subissent les offensives des autres peuples(…).

Parmi les différents peuples qui arrivaient à l’emporter alors sur Israël, il y eut les Moabites, qui vivaient à l’est du Jourdain. Leur domination sera brisée par un téméraire attentat. Ehud, un gaucher de la descendance de Benjamin, réussira à plonger sa courte épée jusqu’à la garde dans le surabondant embonpoint d’Eglon, roi de Moab. Et il parviendra aussi à s’échapper et à appeler à l’insurrection. Pendant la révolte, dix mille Moabites tombent (…) aux gués du Jourdain[Juges 3v15-30]. Quand on lit, en ouverture du livre de Ruth, qu’une famille juive émigre en terre de Moab au temps des Juges, il faut savoir que les relations entre les deux peuples n’étaient pas cordiales. Et pourtant, la famille d’Elimélekh, une femme et deux fils, fuyant la famine de la terre de Judée, est accueillie avec générosité. Les habitants de Moab les hébergent, donnent une épouse aux deux fils. Ce peuple, malgré les deuils de la guerre, a accueilli les émigrants de la nécessité. Mais la famille d’Elimélekh porte en soi une grave faute : elle est la première, depuis la conquête de la Terre promise, à l’abandonner. C’est une désertion que les hommes de cette famille, responsables de la décision, paieront de leur vie.

Ce n’est qu’à la mort du dernier mâle que Naomi, veuve d’Elimélekh, sera libre de choisir et elle choisit vite : elle revient. Une des belles-filles moabites, Ruth, s’attache à elle et veut suivre sa belle-mère. Elle s’attache : l’hébreu emploie le verbe « davak », celui du psaume 137 (v6) : « s’attachera[tidebbak] ma langue à mon palais si je ne me souviens pas de toi, si je ne fais pas monter Jérusalem sur la tête de mon allégresse ». Comme la langue au palais, ainsi Ruth s’attache à Naomi par dévouement et par entraînement d’amour pour le peuple d’Israël, pour sa foi. Les gestes qui préparent le futur partent de sentiments inexorables.

C’est une des histoires que les générations apprennent et se transmettent. Tout lecteur a le droit de se sentir héritier du tout, d’en souligner un verset, une figure. Ici, on célèbre Ruth, femme de conjonction des deux alliances, les testaments réunis pour nous dans le format Bible »(2).

 

 

Notes : 

(1) La traduction d’Erri de Luca donne : « Et fils de l’étranger prêtés à Yod pour son culte et pour amour du nom de Yod, afin d’être pour lui des serviteurs ; ceux qui observent le sabbat sans le profaner et ceux qui se renforcent dans mon alliance. Et je les ferai venir vers ma montagne sainte et je les remplirai de joie dans la maison de ma prière, leurs offrandes et leurs sacrifices sont selon ma volonté sur mon autel : car ma maison, maison de prière sera appelée pour tous les peuples »(« Comme une langue au palais ». Arcades Gallimard, 2006, p88)

(2) D’après « Comme une langue au palais », dans le recueil éponyme d’Erri de Luca. Arcades Gallimard, 2006, pp 85-91). Du même, où l’on retrouve ce commentaire de la généalogie du Messie : « Les Saintes du scandale ». Folio, 2014.

Voir aussi, sur cette généalogie : Céline Rohmer, « L’écriture généalogique au service d’un discours théologique : une lecture de la généalogie de Jésus dans l’évangile selon Matthieu », Cahiers d’études du religieux. Recherches interdisciplinaires [En ligne], 17 | 2017, mis en ligne le 06 janvier 2017, consulté le 12 février 2017. URL : http://cerri.revues.org/1697 ; DOI : 10.4000/cerri.1697

« Captain fantastic » : un film dérangeant sur l’éducation et la transmission d’une vision du monde

"Captain fantastic", de Matt Ross(2016) : "préparer au monde", là est la question !

« Captain fantastic », de Matt Ross(2016) : « préparer au monde », là est la question !

« Captain fantastic »(1) est le titre trompeur d’un curieux film américain vu cet été, donnant à penser qu’il s’agit d’un énième « blockbuster » mettant en scène des super-héros !

En réalité, si « personnages d’exception » il y a, ils n’ont pas de « super pouvoirs ». Le film traite plutôt de la liberté de choix : liberté de choix d’éducation et de vie, de croyance…et de fin de vie, indépendamment – et de façon alternative – aux institutions/modèles/ idées dites « classiques »/« dominantes » (sociales, économiques, religieuses…). Ainsi, le refus du matérialisme, de la société de consommation, de l’hypocrisie et de l’égoïsme grégaire….

Pour mieux l’analyser et l’apprécier, il convient premièrement de bannir le mot « intéressant » de notre vocabulaire, et de prendre pour fil conducteur la scène-clé de l’analyse de « Lolita » de Nabokov par Kielyr, l’une des filles de la famille. De même que ce roman « ose affronter le malaise du lecteur en adoptant le point de vue de Humbert Humbert »(2), l’on pourra juger ce film particulièrement dérangeant, puisqu’il présente un point de vue susceptible de remettre en question nos principes fondateurs, valeurs et « philosophies de vie ».

Et justement, il s’agit justement de ne pas perdre de vue qu’il s’agit là d’un point de vue : celui d’un père entraînant ses enfants dans son choix de vie, dont la légitimité peut être elle-même questionnée et remise en question. Néanmoins, le film, via son personnage principal, nous pousse à nous interroger sur la normalité, ce qu’est « connaître », et sur ce qu’est une « éducation véritable », cohérente, ouverte sur le monde et ancrée dans le monde réel, qui élève vraiment et conduit sur le chemin de l’autonomie.

D’autre part, le chrétien que vous êtes, et qui avez vu le film, a pu être choqué par la façon dont votre foi est ici déconsidérée, alors qu’une philosophie spécifique(le bouddhisme – il faut bien compenser le refus de Dieu par une autre forme de spiritualité !) est mise en avant. La meilleure attitude sera sans doute de prendre un certain recul et d’être prêt à répondre de la meilleure façon possible aux défis soulevés par le film, d’autant plus qu’un christianisme bien compris ne devrait pas conduire à cautionner une vie matérialiste, consumériste, irresponsable, injuste, égoïste, au mépris des autres et de la création. « Aimer son Dieu de tout son cœur, de toute son âme, de toute sa force »(Deut.6v5), et « de toute sa pensée », ajoute le Seigneur Jésus-Christ(Luc 10v27), conduit à « aimer son prochain, comme soi-même »(Lévit.19v8). Et « la grâce » de Dieu, « source de salut pour tous les hommes, nous enseigne…à vivre pieusement, sagement, justement » (Tite 2v12 ).

Et l’on se souviendra qu’ « Eduquer, ou élever un enfant, c’est « conduire hors de »(educere), cf Jean 10v3. « C’est l’aider à tirer de lui-même ce qui y est en germe, en sommeil. C’est l’aider à grandir, à se hausser (elevare) dans son corps et son âme, dans tout son être spirituel », soit lui apprendre « à sortir de lui » et à rencontrer les autres. « Par éducation », l’on entend aussi « la somme totale des processus par lesquels une société transmet d’une génération à l’autre son expérience et son héritage accumulés dans les domaines social, intellectuel et religieux »(3).

 

 

 

 

Notes :

(1)  « Captain fantastic ». Réalisation : Matt Ross(USA, 2016). Avec : Viggo Mortensen, Frank Langella, George Mackay

Prix de la mise en scène dans la catégorie « Un certain regard » au Festival de Cannes 2016.

Résumé : Dans les forêts reculées du nord-ouest des États-Unis, vivant isolé de la société, Ben, un père dévoué, a consacré sa vie toute entière à faire de ses six jeunes enfants d’extraordinaires adultes. Mais quand le destin frappe sa famille, ils doivent abandonner ce paradis qu’il avait créé pour eux. La découverte du monde extérieur va l’obliger à questionner ses méthodes d’éducation et remettre en cause tout ce qu’il leur a appris.

Niveau/âge : à partir du lycée – jeune adulte

Extrait : 

(2) http://www.critikat.com/panorama/festival/festival-de-cannes-2016/captain-fantastic.html

Autres critiques :

http://www.leblogducinema.com/critiques/captain-fantastic-lutopie-melodramatique-94457/

http://www.cinechronicle.com/2016/05/cannes-2016-captain-fantastic-de-matt-ross-critique-104505/

(3) Voir http://larevuereformee.net/articlerr/n244/leducation-protestante-chemin-vers-la-liberte 

 

Que retenir du 7ème Salon de l’Education chrétienne ?

Etre disponible pour "donner" une "éducation véritable", c'est vital ! (Image du blog "Ze Bible")

Etre disponible pour « donner » une « éducation véritable », c’est vital !
(Image du blog « Ze Bible »)

Nous voici de retour, après une longue absence de plus d’un mois ! Merci à vous tous, lectrices et lecteurs, pour votre fidélité, puisque le blogue a été bien visité pendant cette période. Mais il nous paraît bien difficile de reprendre le clavier !

Comme déjà annoncé, ce « silence » s’explique par notre engagement comme co-organisateur, au sein de l’association « Dessine-moi une école », d’un événement interdénominationnel, le Salon de l’Education chrétienne. Sa 7ème édition(depuis 2008) a eu lieu le week-end du vendredi 15 avril au dimanche 17 avril. Le thème était « donner et recevoir une éducation véritable : une question de vie ou de mort »(1).

Qu’en retenir ? Nous concernant, cela a été l’un de nos meilleurs salons, sinon le meilleur, autant pour l’esprit et l’ambiance, comme pour la qualité de ces enseignements et interventions, particulièrement édifiants et encourageants. Alors, en valait-il la peine ? En valait-il la peine de se déplacer ? Certains, par exemple venant d’Alsace ou même de Londres, ont estimé que c’était le cas !

Sinon, ce salon, occasion d’excellentes nouvelles rencontres, nous aura permis de mettre des visages sur des noms ou des voix. Il nous inspire aussi plusieurs mots-clés : 

« Disponibilité » : seule condition véritable pour entendre et reconnaître la voix de Dieu, soit pour « donner » et « recevoir » ;

« Consécration », et non « vedettariat », qualifiant les orateurs et intervenants de cette année. Des personnes de toutes générations, engagées pour l’éducation (scolaire ou non) au service des enfants, de la famille et de l’Eglise  !

« Libération », « restauration », « réconciliation », de l’identité et des relations « pères-fils » / adultes – enfants.

Un point à soulever : la difficulté de saisir concrètement ce qu’implique « la corde à trois brins », soit les relations (« alliancielles ») entre « Famille, Ecole, Eglise ». Il y a là tout un enjeu que de comprendre toute la globalité de l’éducation chrétienne, à notre époque si prompte au cloisonnement !

Pour finir, cette anecdote particulièrement touchante et d’une simplicité désarmante, qui est pour moi la meilleure conclusion du culte spécial « éducation » du dimanche 17/04, clôturant le salon. La petite fille d’un couple ami, venant me confier : « j’aime Jésus. » C’est de cette génération-là, « passionnée de Jésus »(2), aspirant à « recevoir une éducation véritable », fondée sur Celui qui est « le Maître au-dessus des autres »(3), que je souhaite me rapprocher et développer des liens. La transmission d’une telle éducation (« donner et recevoir ») passera par des relations véritables entre les générations.

 

Pour en savoir plus et suivre/soutenir l’oeuvre de l’association « Dessine-moi une école », initiatrice du Salon de l’Education chrétienne, et porteuse d’un projet d’école primaire, voir ici ou .

Et merci à (pour avoir relayé l’information du Salon -Pardon si j’oublie quelqu’un ! ) : les publications : l’hebdo protestant RéformeLa revue adventiste ; les blogues, sites/plateformes : ACPERVIEACSI, CNEFCPDHElle croit.comFiléoLa rebellutionLe Bon CombatProtestants.orgTPSGSamizdat ; et un fidèle lecteur : « Anthon »….

 

 

 

Notes : 

(1) Les plénières et la table ronde sont disponibles sur CD audio.

(2) A ce propos, Don Carson relevait que « nos auditeurs sont inévitablement attirés par ce qui nous passionne le plus ». 

(3) « Le Maître au-dessus des autres »(« epistatès » en grec) : c’est ce qui qualifie le Seigneur Jésus-Christ, qui n’est donc pas un simple « maître » parmi d’autres. A noter que Luc est le seul à employer ce terme d' »épistatès »,  exclusivement pour Jésus, dans son évangile : Luc 5v5 ; 8v24, 45 ; 9v33, 49 ; 17v13. Les écoles chrétiennes que nous défendons souhaitent avoir Jésus, « l’épistatès », et Sa Parole, au centre.

Ensemble, les Pères, Priez pour l’Education et l’Ecole

L'éducation, cela concerne aussi les hommes, et les pères.

L’éducation, cela concerne aussi les hommes, et les pères.

Vous les pères, et de manière générale, nous les hommes. Et ce, au nom de « l’Eternel des Armées », ce « Héros qui sauve » ! Ce Père, qui nous aime et nous éduque !(Deut.8) Et au nom du Seigneur Jésus-Christ, le Maître qui enseigne.

– Parce que nous, les « mâles »(« Zakhar »), sommes ceux « qui se souviennent » et « qui transmettent » à la génération suivante ce qui leur a été confié.

– Parce que l’homme, époux et père, est un sacrificateur dans sa maison.

– Parce qu’il y a un enjeu de vie ou de mort, liant l’enfant et l’éducation.

– Parce que l’enfant connaît trois lieux d’influences : l’Ecole, la Famille, l’Eglise….plus un quatrième et un cinquième. Où et avec qui passe-t-il le plus de temps ? Et quand vous vous retrouvez tous « en famille », à la maison, l’enfant est-il vraiment « là », avec vous ? « Il y a plusieurs demeures(ou plusieurs pièces) dans la maison (du) Père », dit Jésus (Jean 14v2). Et aucune ne devrait être étanche. Peut-on circuler de l’une à l’autre, de manière interdépendante ? La famille vit-elle vraiment « ensemble » ?
A moins que les uns et les autres ne soient chacun dans son coin ou sur son écran ?

Parce que si ce n’est pas le père qui enseigne et éduque l’enfant, ce seront ses paires. Lesquels se « ressourcent » via les jeux vidéo, la télévision, internet…

Ensemble, les Pères, les hommes ! Prions et intercédons pour l’Education et l’Ecole, ce week-end ! Main dans la main avec nos épouses et les sœurs de notre église. Car nous sommes concernés. Nous sommes tous concernés.

« Tout est sur internet » : qu’ont à nous apprendre encore « les vieux » ?

Est-il encore nécessaire d' »apprendre » et même de « transmettre » ? Quid des relations inter-générationnelles ? Une réponse est donnée ici :

Une vidéo que vous connaissez sans doute déjà, mais découverte pour ma part via un article de Pierre Thiesset, « Petite poucette sauvera-t-elle le monde ? » paru dans le numéro 117 de mars 2015 de La Décroissance (pp 8-9). Extrait :

« Born for the internet » : « occidentalisation du monde, fantasme de l’auto-engendrement, triomphe de l’autonomie totale vis-à-vis de la société à commencer par les parents, disparition des différentes étapes du développement…tout y passe dans ce film publicitaire indien[datant d’avril 2014] pour une société de télécommunications où un monstrueux nouveau-né geek sort du ventre de sa mère pour commencer par faire un selfie avec la sage-femme ». Moralité : « qu’ont à nous apprendre encore les vieux ? Tout est sur internet », quand ce n’est pas sur Google…

En parallèle, l’on se souviendra avec bonheur qu’un autre modèle de « croissance » et de développement est possible, tel qu’il est décrit en Luc 2v40-52…..

Interstellar : « la situation est grave et désespérée, mais rassurez-vous, on gère ! »

 

"Interstellar", de Christopher Nolan(2014), avec Matthew McConaughey(sur la photo). "C'est cassé ? T'inquiètes, je gère..." !

« Interstellar », de Christopher Nolan(2014), avec Matthew McConaughey(sur la photo).
« C’est cassé ? T’inquiètes, je gère… » !

Sorti sur les écrans français le 05 novembre 2014(et vu il y a quelques jours), Interstellar est un film de science-fiction réaliste, « dans l’air du temps », pour les thématiques qu’il aborde.

D’abord, le thème de la crise écologique sans précédent que connaît ce futur proche : maltraitée, la Terre « vomit ses habitants » et ne peut plus les nourrir. Les ressources naturelles se raréfient et les céréales( à part le maïs) se meurent. Les hommes tombent malades, victimes d’une poussière persistante et de terribles tempêtes de sable. On pense à une conséquence de la désobéissance et de l’infidélité du peuple de Dieu, décrite dans ces versets de Deutéronome 28v23-24 : « Le ciel sur ta tête sera d’airain, et la terre sous toi sera de fer. L’Éternel enverra pour pluie à ton pays de la poussière et de la poudre ; il en descendra du ciel sur toi jusqu’à ce que tu sois détruit ».

A une époque, on s’en serait pris à Dieu. Ce n’est plus le cas dans le futur d' »Interstellar », où Dieu est le grand absent ou le grand oublié, comme le souligne fort justement Charles Vaugirard, dans son très intéressante critique du film dans « Les Cahiers libres ». On ne semble plus s’occuper de lui, lui préférant un « retour aux sources » ou aux « mythes fondateurs » des Etats-Unis, tels l’esprit du pionnier ou la conquête(de l’Ouest, de l’espace). Le fait que notre bonne vieille planète atteigne ses limites, au point d’en crever et de condamner l’espèce humaine, « ne devrait pas » nous empêcher de pousser les limites(humaines)de l’exploration pour trouver une nouvelle planète habitable(plan A), ou tenter une forme de colonisation s’appuyant sur le développement in vitro d’embryons humains congelés(Plan B). Bref, on n’a donc pas ou plus besoin de Dieu, mais plutôt de la technique, semble-t-il.

De là cet autre thème, abordé « avec intelligence », selon Charles Vaugirard, encore : la question de la place de la technique ou de la technologie.« Est-elle à craindre ? Ou peut-elle contribuer au sauvetage de l’humanité ? ». Une question pertinente, particulièrement aujourd’hui. S’y ajoutent les problématiques de « l’odyssée de l’espèce(humaine)et de l’espace »(dans le sens de trouver un nouvel espace habitable pour l’homme. Ou le dilemme « la Terre, si tu l’aimes, tu la quittes »), de la transmission(« d’une génération à l’autre » en général, et d’un père à sa fille, en particulier. Que léguer, derrière soi ?) et de l’éducation-ici, à visée plutôt utilitariste. En effet, pourquoi apprendre et qu’apprendre, dans un monde condamné, à l’heure où l’urgence est de former des agriculteurs, aux dépends des ingénieurs(et donc des programmes spatiaux), devenus « inutiles » ?

« Interstellar » est donc, pour toutes ces raisons, un film dans « l’air du temps ». Mais c’est aussi un film rassurant, qui nous délivre, en fin de compte, une « vérité bien rassurante » : notre monde est mort, ou en passe de mourir, mais l’homme est tellement intelligent qu’il trouvera une solution. Il s’en sortira toujours, comme le croit le personnage de « Cooper », joué par Matthew McConaughey. Dans le film, la solution est proche de nous, quand « le problème est ailleurs ». Elle est « en nous », voire « nous-mêmes », alors que la Bible affirme que « nous sommes le problème et que la solution vient d’ailleurs », souligne Matthieu Giralt, co-animateur du blogue « Notre église point com », dans une critique complémentaire de celle de Charles Vaugirard.

A propos du problème, il serait pertinent d’en rechercher les causes. Mais Christopher Nolan, le réalisateur, ne veut pas parler de cela. L’important pour le spectateur est de comprendre que la technique est un allié et non un problème(ou en tout cas, responsable du désastre écologique), et que l’on ne pourra faire quoique ce soit sans elle. La technique est au service de l’homme. Les robots(non humanoïdes)sont gentils, bienveillants, et même plus marrants que le sinistre HAL 9000(l’ordinateur fou de « 2001, l’Odyssée de l’espace »). Les robots sont rassurants. L’homme maîtrise. L’homme gère. Dans quel état ? Bien, semble-t-il.

Cette pirouette évoquant une question métaphysique nous permet de soulever que nous sommes également censés voir dans le film une portée « clairement métaphysique »*, selon Matthieu Giralt, co-animateur du blogue « Notre église point com ». « Le contraste entre l’immensité de l’espace et la fragilité de la vie humaine » est censé nous pousser à nous interroger « sur notre place dans le monde ». Mais, constate Matthieu Giralt, « assez paradoxalement, le film ne s’arrête jamais, le temps de réfléchir(…)Toute la dimension métaphysique est presque vidée : toutes les questions[notamment celle de Dieu, ou « des dieux »] ont trouvé leurs réponses ».

En définitive, « Interstellar » est un assez bon film, plutôt réussi(autant les parties intimistes que les parties d’exploration dans l’espace), offrant plusieurs niveaux de lecture et qui nous permet de réfléchir sur pas mal de sujets. A la condition de prêter attention(en sachant les lire et sans se laisser distraire par la mise en scène, la beauté des images, la musique, l’émotion) « aux silences » du film(à l’image du silence dans l’espace ?) : silences à propos de Dieu, ou des causes du désastre écologique…. et à la condition de prêter attention à ce qui est présenté comme normal, banal ou positif. Ainsi, le fameux « plan B », consistant en une forme de colonisation s’appuyant sur le développement in vitro d’embryons humains congelés. Un « plan B » dans l’air du temps, puisque susceptible de donner  naissance à une nouvelle génération…mais de quel ordre ? Avec quels pères et quels repères ?**

 

En bref :

Interstellar
Etats-Unis(2014). Réalisation: Christopher Nolan. Date de sortie: 5 novembre 2014
Avec : Matthew McConaughey (Cooper), Anne Hathaway (Dr Amelia Brand), Michael Caine (Pr Brand), John Lithgow (Donald), Jessica Chastain (Murphy Cooper adulte), Matt Damon (Dr Mann)…
 Durée: 2h50

Bande annonce :

 

Sur le sujet de la Bible, de la création et de l’écologie, voir cet excellent article de « Promesses, revue de réflexion biblique ».

Et si vous voulez de la « métaphysique pour les nuls au cinéma », voir ici : https://pepscafeleblogue.wordpress.com/2013/02/28/la-metaphysique-pour-les-nuls-au-cinema/

Notes :

* Parlant d’influences : outre « 2001, l’Odyssée de l’espace » de Kubrick, je pense aussi à « Solaris »- notamment la version récente, avec Georges Clooney, plus psychanalytique que réellement métaphysique, où l’on cite aussi du « Dylan Thomas ».

** Il était facile de la ressortir, cette formule !

Le 6e Salon de l’Education Chrétienne a eu lieu hier : et après ?

 

Grand-père et petit-fils par George Hodan Une ère où tout ce qui est vieux est dévalorisé

Grand-père et petit-fils par George Hodan
La transmission : cela concerne toutes les générations

Le 6e Salon de l’Éducation Chrétienne, événement éducatif interdénominationnel, a eu lieu hier, jeudi 29 mai.

Une excellente journée, sur le thème de « la transmission, d’une génération à l’autre », riche et dense en enseignements, en exposants et en relations, et où toutes les générations étaient présentes. Sans oublier l’inoubliable spectacle d’ouverture d’Alain Auderset-« Athée non pratiquant »-du mercredi soir, 28 mai. Pour rappel, les plénières, la table ronde, ainsi qu’un atelier, ont été enregistrés et sont disponibles sur CD. Un DVD est également en préparation.

Vous qui lisez ceci et qui y étiez, vous avez reçu ? Alors, transmettez !

Vous avez été personnellement touchés ? Levez-vous et, à votre tour, touchez personnellement tous ceux qui sont proches de vous, pour leur parler de ce que vous avez reçu, concernant la vision de l’éducation chrétienne-fondée sur Jésus-Christ et la Bible, y compris scolaire.

Vous souhaitez que « l’éducation bouge en France » ? Bougez(vous)pour l’éducation, et l’éducation bougera en France !

 

A ce sujet, la Bible, Parole de Dieu, nous parle des conditions pour une transmission réussie : « Et ce que tu as entendu de moi en présence de beaucoup de témoins, confie-le à des hommes fidèles, qui soient capables de l’enseigner aussi à d’autres. »(2 Tim.2v2).

Une transmission réussie(comme pour une communication réussie)va de pair avec l’établissement de relations véritables et durables, comme aime à le rappeler l’un des intervenants du Salon, Jacques Caruel, missionnaire à Juifs Pour Jésus, et consultant en « cométhique ». Des relations véritables et durables, entre les générations, bien entendu.

La transmission, un travail d'équipe !

La transmission, un travail d’équipe !

La transmission, c’est certes une action individuelle, mais surtout un travail d’équipe, où nous sommes tous solidaires et où personne n’est en concurrence : « souffre avec moi comme un bon soldat de Jésus-Christ », dit Paul à Timothée(2 Tim.2v3). Portons ensemble et mutualisons nos efforts, nos énergies, nos dons. Car, dans ce champ de mission de l’éducation chrétienne, et face à ce mandat de « transmettre, d’une génération à l’autre », la Famille, l’Ecole et l’Eglise ne sont ni en contradiction, ni en opposition ou en concurrence, mais constituent « la corde à trois brins, qui ne se rompt pas facilement. »(Eccl.4v12). Et cela concerne toutes les générations.

Alors…si vous avez reçu, transmettez !

 

Pour en savoir plus et suivre le Salon de l’éducation chrétienne, voir ici. Page Facebook .

 

 

Pep’s café ! reprend son rythme hebdomadaire habituel à partir de lundi prochain. Merci à tous ceux qui ont continué à nous lire pendant cette période de pause. Sur ce, un bon week-end  !

 

« D’une génération à l’autre : quelle transmission ? » On en parle au Salon de l’Education chrétienne(28-29 mai 2014)

6ème Salon de l'Education chrétienne(28-29 mai 2014) Recto

6ème Salon de l’Education chrétienne(28-29 mai 2014)
Recto

Chacun connaît peut-être ce proverbe, dont l’auteur est inconnu : « celui qui s’est fait tout seul est l’élève d’un imbécile ».

Une telle affirmation, à contre-courant de l’individualisme ambiant et du mythe du « self made man », nous invite, sans langue de bois, à (re)considérer la façon dont nous apprenons, ainsi que la pertinence de toute transmission.

Mais qu’est-ce que « transmettre » ? Qui transmet ? A qui ? Et, surtout, que transmettre ? Dans quel but ?

« La transmission manifeste la continuité tout autant que la finitude des individus destinés à disparaître et à laisser la place » à ceux qui arrivent, peut-on lire dans « Transmettre, apprendre », de Marcel Gauchet, Marie-Claude Blais et Dominique Ottavi (Ed.Stock, 2014, p 60).

Enfin, Selon le professeur de philosophie Angélique del Rey*, « la transmission »est « le point d’ancrage d’une résistance, au sens de pouvoir créer autre chose ». Or, la transmission « est de plus en plus compliquée. Beaucoup d’observateurs parlent de coupure de transmission. Transmettre, c’est permettre que des valeurs, des savoirs, des savoirs-faire soient intégrés par les nouvelles générations, qu’elles s’en imprègnent et les transforment à leur façon ».

 

« D’une génération à l’autre : quelle transmission ? »  est un sujet d’actualité. Il sera le thème d’un prochain événement éducatif, le Salon de l’Éducation chrétienne**, qui aura lieu le jeudi(férié)29 mai, à Saint-Denis, de 9h00 à 18h00.

Il sera ouvert par « Athée non pratiquant »,

"Athée non pratiquant" : un show d'Alain Auderset, qui ne vous laisser pas froid...

« Athée non pratiquant » : un show d’Alain Auderset, qui ne vous laissera pas froid…

 

 

le one man show décapant d’Alain Auderset, à destination des jeunes à partir de 12 ans et adultes, croyants et leurs amis non croyants, le mercredi 28 mai à 19h30 (arrivée conseillée à 19h00).

 

 

 

 

 

 

Toute la journée du jeudi,

6ème Salon de l'Education chrétienne(28-29 mai 2014) Programme détaillé

6ème Salon de l’Education chrétienne(28-29 mai 2014)
Programme détaillé

des plénières avec Dany Hameau et Daniel Neuhaus, une table ronde, des ateliers-avec notamment Jacques Caruel, pour formateur, de nombreux exposants( stands associatifs servant la jeunesse, la famille, l’Ecole et l’Eglise), des animations gratuites pour les enfants de 3 à 12 ans.

Informations, inscriptions et billetterie du spectacle sur le site :

http://www.salon-educationchretienne.fr

La vidéo, en résumé : http://youtu.be/DwAulemQL5I .

 

 

La cause de l’Éducation étant fédératrice(c’est l’affaire de tous), chacun, se sentant concerné ou interpellé, est le bienvenu : qu’il soit jeune, parent, grand-parent, professionnel de l’éducation et de l’enseignement, « leader de jeunes » ou engagé dans un ministère parmi la jeunesse et les enfants, pasteur, ancien, prêtre, diacre….

N’hésitez pas à venir réfléchir et discuter avec nous sur cette thématique de la transmission, et à découvrir quelques alternatives (chrétiennes) éducatives. N’hésitez pas non plus à relayer l’information autour de vous !

A bientôt !

 

 

Notes :

* auteur de « A l’école des compétences »(La Découverte, 2010) et de « La tyrannie de l’évaluation(La découverte, 2013). Propos recueillis dans le cadre d’un débat publié dans le numéro 100 de juin 2013 de « La Décroissance », pp 14-15 et dont nous avons déjà parlé dans ce billet du 27 juin 2013.

** Le Salon de l’Education chrétienne est un événement éducatif interdénominationnel, organisé depuis 2008 par l’association « Dessine-moi une école »(Je suis l’un des responsables), membre de la Fédération Protestante de France). Il est au service des intérêts éducatifs et spirituels de la jeunesse, de la famille et de l’Eglise. Plus d’infos ici : http://www.salon-educationchretienne.fr/

 

A noter que le blogue prendra une pause durant ce mois de mai, jusqu’à la fin de l’événement et reprendra début juin.