Pentecôte, « l’anti-Babel » ou « la bonne idée » de Dieu

« La grande Tour de Babel » de Brueghel l’Ancien (1563)

Cette année, nos amis Juifs ont célébré Chavouot (« pentecôte ») du 16 mai au 18 mai.

En hébreu, Chavouot est la fête des semaines, célébrée sept semaines après la Pâque. Sept est un chiffre évoquant dans la Bible l’achèvement et la perfection.

Cette fête très importante rappelle le don des Dix Paroles (la Torah) par Dieu à son peuple, après l’avoir sorti « à main forte et à bras étendu » d’Egypte, « la maison de servitude ». Elle est aussi l’anniversaire de la naissance du peuple d’Israël, peuple du Dieu qui se révèle et offre alliance, et dont on remémore l’action dans l’histoire d’Israël. « Chavouot » vient ainsi conclure le processus de libération initié à Pessah, la Pâque, avec le don de la Torah qui donne un sens à cette liberté. La période entre les deux fêtes peut être vue comme une sorte de préparation spirituelle pour recevoir la loi de Dieu. Et « Il n’y a d’homme libre que celui qui s’adonne à l’étude de la Torah », selon le chapitre 6v2 du traité Avot (« Éthique de nos Pères »).

En Actes 2v1-11, la Pentecôte [du grec pentékosté, « cinquantième »] est devenue pour les disciples de Jésus-Christ, qui la fêtent cette année le dimanche 23 mai, l’événement fondateur de l’Eglise chrétienne, avec le don de l’Esprit Saint. En effet, l’Esprit du Christ crucifié et ressuscité est offert ce jour-là aux Apôtres, et avec eux, les foules de Juifs pieux originaires « de toutes les nations qui sont sous le ciel » (Actes 2v5), rassemblées pour le temps de la fête à Jérusalem [les non-Juifs recevront ce même Esprit plus tard, en Actes 10]. Les multitudes peuvent désormais connaître « les merveilles de Dieu » (Actes 2v11) et comprendre quelque chose du Royaume de Dieu annoncé par Jésus et les Apôtres, malgré la barrière de la langue, abattue en ce jour par l’effusion de l’Esprit.

Pentecôte, c’est « l’anti-Babel ».

Peut-être connaissez-vous ce récit des plus célèbres et des plus habiles maçons de l’histoire, qui se mirent à construire une tour capable d’atteindre le ciel ? Une petite histoire racontée au chapitre 11 du premier livre de la Bible, que nous appelons « Genèse », mais que les Juifs intitulent « Bereshit ». L’histoire se passe dans la vallée de Chinéar, sans doute en Mésopotamie. Une entreprise gigantesque, totalisante et particulièrement visionnaire, de rassemblement : après le déluge, construire un lieu qui ne serait plus jamais englouti et une hauteur qui fonderait une alliance avec le ciel(1).

Ceux qui ont lu (ou entendu) l’histoire savent que cette entreprise échoua d’une manière retentissante. Non du fait d’une lassitude des constructeurs ou du constat de limites techniques, mais à la suite d’une confusion : ils cessèrent brusquement de se comprendre, de parler la même langue. Dieu les détourna ainsi de cette impasse de croire qu’il était possible d’atteindre le ciel avec des pierres et de la chaux.

L’Ecriture biblique nous dit que cette humanité du début employait des mots uniques (« devarim ahadim »). En réalité, ce ne fut pas vraiment une privation, mais un don venant de Dieu, celui des langues multiples, de l’infinie variété des façons de désigner le même pain, la même vague, le même soleil. Sur le moment, les hommes ne l’apprécièrent pas, et ce fut Dieu qui les dispersa sur toute la surface de la terre, nous dit l’Ecriture (Gen.11v1-9).

Voici qu’avec les multiplications des langues se multiplient les horizons.

Par la suite, les hommes n’ont plus tenté de « fabriquer le ciel », mais ont érigé d’autres constructions monumentales servant, non plus à rassembler, mais à séparer : de « vrais » murs autour des villes ou des frontières, ou encore des murs – ou des systèmes d’idées – « identitaires »….(1)

La « Pentecôte chrétienne » est un anti-Babel, en ce qu’elle inaugure une nouvelle alliance de Dieu, lequel fait une unité de ce qui était alors divisé, renversant les barrières de langues et les murs de séparation.

Mosaïque de la Pentecôte. Basilique Constantin de Trêves, Allemagne ( (Holger Schué / Pixabay).

Le « souffle du violent coup de vent » (Actes 2v2) est venu mettre de l’ordre dans le désordre et la cacophonie des nations, mais pas selon un projet à la Babel, par une réunification de l’humanité où tout le monde parlerait une même langue, utilisant les mêmes mots. Dieu invente un projet inédit et visionnaire où chacun comprend une même vérité dans sa propre langue, dans son environnement culturel, dans ses représentations, et dans sa réalité (Actes 2v7-11).

Aucun humain n’aurait pu ne serait-ce qu’imaginer un tel projet : Dieu créé l’Eglise chrétienne en ordonnançant le chaos de la diversité des religions et des langues, par la puissance de son Souffle, comme « au commencement » décrit au premier chapitre de la Genèse, où le Souffle de Dieu a ordonnancé un monde qui était un chaos, informe et vide(Gen.1v2). Et par là même, Dieu marque l’humanité du sceau de la réconciliation.

Alors, préparons-nous à célébrer « la bonne idée » de Dieu !

Note :

(1) D’après Erri de Luca. Maçons IN Première heure. Folio, 2012, pp 17-19 ; et (du même auteur) Babel IN Noyau d’olive. Folio, 2012, pp 56-58

« Ce pain vous rappellera que vous avez quitté l’Egypte très vite » (Deut.16v3)

Pessah Matsa par Marina Shemesh

« Au repas de la fête, vous mangerez seulement du pain sans levain. Vous mangerez de ce pain pendant sept jours, et il vous rappellera que vous avez quitté l’Égypte très vite. En mangeant ce pain de misère, vous vous souviendrez pendant toute votre vie du jour où vous êtes sortis d’Égypte ». (Deut.16v3)

Ce samedi soir, 27 mars, débute la fête biblique de Pessah (Pâque), laquelle se déroule jusqu’au dimanche soir 04 avril. A noter que la fin de la fête coïncide avec le jour de la « fête chrétienne » de Pâques.

A l’instar du plus jeune de l’assistance, vous (vous) poserez sans doute cette question : « pourquoi cette fête ? Qu’est-ce que cela veut dire ? »

De là la réponse : cette fête est la Pâque, une fête de la Bible [Exode 115] qui raconte l’histoire d’un passage, d’une sortie et d’une naissance d’un peuple. Ceux qui fêtent la Pâque se souviennent, pour ne jamais oublier, de Celui qui les a fait sortir : « Je suis l’Eternel  ton Dieu, Celui qui t’a fait sortir d’Egypte, du pays où tu étais esclave », du pays où tu étais très à l’étroit et très angoissé (Exode 20v2), pour vivre une vie nouvelle, abondante et débordante.

A l’instar du plus jeune, encore, vous (vous) poserez sans doute cette autre question : « pourquoi mangeons-nous [lors de cette fête] des choses que nous ne mangeons pas d’habitude ? »

Durant le repas de cette fête, l’on mange ce qu’ont mangé les israélites la première nuit de la Pâque (Exode 12), avec d’autres choses rajoutées :

1) Des herbes amères, pour se souvenir que les conditions d’esclavage du peuple en Egypte n’étaient pas drôles du tout. Le peuple était même à « à l’étroit » en Egypte. Ils ne s’arrêtaient jamais de travailler. Imaginez : tous les jours, pendant des heures, sous le soleil brûlant, des milliers d’hébreux devaient fabriquer des briques, des briques et des briques pour le pharaon, pour construire des villes. Ils n’avaient jamais le temps de faire une fête pour Dieu. Vous-mêmes, si vous ne savez jamais vous arrêter, c’est peut-être le signe que vous êtes « restés (ou revenus) en Egypte » !

2) Pour se rappeler ces briques que les Hébreux devaient fabriquer, on mange aussi le « harosset », composé de pâte d’amande de noix, de pommes et de dattes. C’est doux, parce que le peuple s’était habitué à vivre en Egypte, après 430 ans.

3) De l’agneau rôti, pour se souvenir de celui qu’ont mangé les israélites cette première nuit de la sortie d’Egypte. Et cette fameuse nuit, où l’Eternel a frappé les premiers nés de l’Egypte (Ex.11v4-8, 12v29-30), le peuple était confiné : Dieu avait donné à tous l’interdiction formelle de quitter leurs maisons, seuls lieux sûrs cette nuit-là, car marquées par le sang de l’agneau pascal sacrifié (Ex.12v21-28). Dieu a vu le sang sur les portes, ce signe manifeste que du sang a déjà coulé. Il n’est plus besoin de faire couler du sang à nouveau. Dieu a passé au-dessus de leurs maisons sans s’arrêter et il a protégé les familles des Hébreux. De là le nom de la fête : « pessah », « pâque », « passer par-dessus ».

4) Des pains sans levain : Pendant la fête de la Pâque, on ne mange pas de pain et d’aliment à base de levain. On ne devait même pas trouver de levain dans la maison. Avant la fête, on nettoie toute la maison pour être sûr qu’il n’y a plus de levain. On mange des pains sans levain pour se rappeler que le peuple était parti très, très vite d’Egypte, tellement vite qu’ils n’ont pas eu le temps de laisser lever le pain et que ce sont des galettes d’eau et de farine qu’ils ont mangé la nuit de leur libération. Ils ont mangé debout, à la va-vite, parce qu’ils allaient vite, vite quitter l’Egypte cette nuit-là.

Pourquoi sont-ils sortis très vite ?

Parce que les Egyptiens, terrifiés, les ont chassé d’Egypte : Ils ont eu très peur après la dixième plaie et ils ont eu très peur d’une onzième plaie. Dix fois, le Pharaon d’Egypte avait été forcé de libérer le peuple [parce que Dieu envoyait des plaies], dix fois le Pharaon était revenu sur sa parole [une fois la plaie arrêtée] : « une fois oui, une fois non. Une fois oui, une fois non. Une fois oui, une fois non…. », pour enfin dire OUI ! après la dernière plaie. « Les Egyptiens pressaient le peuple, et avaient hâte de le renvoyer du pays, car ils disaient [terrifiés par la dernière plaie et à l’idée de subir d’autres plaies] : Nous périrons tous. Le peuple emporta sa pâte avant qu’elle fût levée… » (Exode 12v33-34).

Parce qu’il n’y avait pas de temps à perdre. Ce n’était plus le moment de réfléchir en se demandant si c’est une bonne idée ou une mauvaise idée de partir. Et surtout, parce que le peuple, esclave pendant 430 ans en Egypte s’était habitué à la vie en Egypte : « c’est parfois dur, mais la vie n’était pas si mal après tout. On mangeait de bonnes choses… ». Si Dieu avait demandé son avis au peuple s’il voulait partir ou rester, le peuple aurait dit qu’il voulait plutôt rester en Egypte. C’est pourquoi Dieu l’a fait sortir très vite.

Enfin, on ne mange pas de levain, parce que le levain, c’est ce qui fait gonfler la pâte : on dit bien « gonflé d’orgueil ».

C’est là le reproche et l’avertissement de l’apôtre Paul, s’adressant aux chrétiens de Corinthe dans 1 Cor.5v6-8 : « Vous avez bien tort d’être pleins d’orgueil ! Un peu de levain fait lever toute la pâte, vous ne savez donc pas cela ? Enlevez le vieux levain du péché pour devenir purs. Alors, vous serez comme une pâte nouvelle et sans levain, ce que vous êtes déjà. En effet, le Christ a été offert en sacrifice, comme notre agneau de Pâque. Fêtons donc la Pâque, non pas avec du pain fait avec du vieux levain, le levain des mauvaises actions et du mal. Mais avec du pain sans levain, avec un cœur pur et sincère ».

« Faire la fête (de la Pâque) en mangeant des pains sans levain illustre une rupture avec l’ancienne vie : en Christ, nous voyons les choses d’une manière toute nouvelle : non plus, « je nais, je vis, je meurs » mais « je meurs, je vis » la vie (nouvelle) après la vie (cette vie). Non plus : « c’était mieux avant, maintenant c’est de pire en pire » mais « avant, c’était l’amertume de l’esclavage, maintenant c’est la joie de la libération » ; « avant, il y avait des sacrifices sans fin pour plaire à Dieu, et puis Jésus vint comme le sacrifice ultime, mettant fin à tous ces sacrifices ».

Jésus, c’est « l’agneau de Dieu [comme l’agneau de la Pâque] qui enlève le péché du monde », notre péché, pour que nous soyons pardonnés, réconciliés avec Dieu, et pour que nous vivions une vie nouvelle, débordante, et une relation nouvelle avec Dieu qui nous aime tant.

5) Enfin, durant le repas de cette fête, on boit en plus des verres pleins de fruit de la vigne, pour dire merci à Dieu pour sa délivrance et pour nous avoir donné une vie débordante : plus de tristesse ! De la joie !

A la fin du repas, on remercie Dieu en disant des prières et en chantant [les psaumes 113 à 118. et le psaume 136], en dansant. Ceux qui chantent et ceux qui dansent se souviennent ainsi que Dieu les a fait sortir du pays où ils étaient très à l’étroit et très angoissés.

« Sortir », c’est une libération et une naissance :

« Je t’ai fait sortir (d’Egypte) », dit Dieu : c’est une libération et une naissance (comme se trouver projeté à l’air libre).

Ils se souviennent aussi pourquoi Dieu les a fait sortir.  Ils sont sortis pour servir Dieu et pour annoncer la victoire de leur libérateur sur leurs oppresseurs. Ce libérateur, c’est Jésus, mort et ressuscité, dont le nom signifie « Dieu sauve » et « Dieu élargit » du pays de l’étroitesse et de l’angoisse.

Hag Pessah Sameah ! [Bonne fête de Pâque !]

« Réveillons-nous « ! La Fête des trompettes (2)

Source image : AJCF

Suite et fin de l’étude sur La Fête des trompettes – 1ere partie de la fête tripartite de Souccoth, Par « Vincent de Vienne », notre plume invitée du jour que je remercie. Mixe de Notes de son prêche (ca octobre 2011), d’études et réflexions personnelles sur le sujet, enrichies d’enseignements de Paul Ghennassia et d’Henri Viaut Murat.

 

Quelle est la signification de la Fête des Trompettes chez les Juifs ?

Elle est multiple.

Le son de la trompette, ou plutôt du shofar (corne de bélier), est tout d’abord destiné à rappeler aux Juifs que le Dieu d’Israël est un Dieu de miséricorde, mais aussi un Dieu de jugement.

Le son de la trompette est un appel à la repentance, tout en rappelant à Dieu Sa miséricorde pour ceux qui se repentent.

C’est aussi l’annonce du jugement pour ceux qui refusent de se repentir.

Dans le Judaïsme, la Fête des Trompettes évoque encore plusieurs choses :

– Traditionnellement, le jour de la Fête des Trompettes commémore la création d’Adam, au sixième jour de la création, immédiatement avant le repos divin du shabbat.

Pour nous chrétiens, il représente le jour béni où notre corps sera ressuscité ou changé en un clin d’oeil, avant l’enlèvement de l’Eglise, qui précède les sept années des noces de l’Agneau dans le Ciel, avant le grand Shabbat de la terre que représente le Millénium.

– Ce jour marque aussi le premier jour de l’année civile Juive, ou Rosh Hashanah.

– Le jour de la Fête des Trompettes est aussi le jour anniversaire de la naissance de Noé.

Noé est une figure de l’enlèvement de l’Eglise (Genèse 7:6 et 8:13).

C’est aussi le jour où il ôta la couverture de l’arche, quand la terre eut séché.

Quel est notre rôle en tant qu’Eglise ?

Jé 4. 5-6 : « Annoncez en Juda, publiez à Jérusalem, et dites : Sonnez de la trompette dans le pays ! Criez à pleine voix, et dites : Rassemblez-vous, et allons dans les villes fortes ! Élevez une bannière vers Sion, fuyez, ne vous arrêtez pas ! Car je fais venir du septentrion le malheur et un grand désastre. »

LES RESULTATS DE LA TROMPETTE

Ps 47. 6. « Dieu monte au milieu des cris de triomphe, L’Éternel s’avance au son de la trompette. »

Un avertissement

– Ce jour annonce aussi le jour du jugement divin et celui de la résurrection des morts (Jérémie 30:6-7. Sophonie 1:14-16).

Il s’agit du grand Jour de l’Eternel.

Ce jour annonce la « tribulation de Jacob, » qui se produira lors de la Grande Tribulation, quand l’Antichrist persécutera à mort les Juifs qui auront refusé de l’adorer comme Dieu.

Mais Jacob sera finalement délivré de cette tribulation par le Messie, au moment de Son retour glorieux sur la terre.

Un rassemblement

– Ce jour de la Fête des Trompettes est celui du rassemblement des élus de Dieu (Nombres 29:1-6).

Le shofar était toujours utilisé pour rassembler le peuple, et tout particulièrement pour rassembler les troupes, ou pour « lever le camp. »

(Voir 1 Thessaloniciens 4:16 : « Car le Seigneur lui même, à un signal donné, à la voix d’un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement »).

Le jugement

En ce jour du Yom Teruah, des « livres sont ouverts dans les cieux. »

Pendant dix jours, jusqu’à la Fête du Yom Kippur, chacun est appelé à s’examiner devant le Seigneur, à se repentir, et à mettre sa vie en ordre, avant le grand jour du Yom Kippur, jour de la rédemption d’Israël.

Car c’est en ce jour du Yom Kippur que les livres sont fermés, et qu’est prononcée la sentence divine.

Le Seigneur veut toujours avertir les pécheurs avant de prononcer Ses jugements.

Ceux qui se repentent échappent à Son jugement.

Rappelons que le jour du Yom Kippur est celui qui devrait voir le retour du Seigneur sur la terre avec l’Eglise.

Tous les Juifs rescapés de la Grande Tribulation reconnaîtront alors « Celui qu’ils ont percé », et ils se convertiront à Jésus leur Messie (Romains 11:12).

Il est intéressant de savoir que, dans la tradition juive, quand Moïse descendit pour la deuxième fois du Mont Sinaï, avec les Tables de la Loi, ce fut le jour du Yom Kippur.

C’est en cette même Fête du Yom Kippur que Jésus doit revenir pour la deuxième fois sur la terre.

Plus tard, quand il assembla et consacra le Tabernacle, ce fut le premier jour du premier mois (Exode 40:1).

C’est ce premier jour du premier mois (mois de Nisan) qui marque le début de l’année religieuse.

Ezéchiel reçoit la vision du Temple du Millénium le jour du Yom Kippur, le dixième jour du premier mois (Ezéchiel 40:1).

En revanche, quand Salomon a consacré le Temple de Jérusalem, ce fut le jour de la Fête des Tabernacles, figure du Millénium (2 Chroniques 5:3).

– Les trompettes sont aussi sonnées pour annoncer le jour du mariage du Messie (Joël 2:15-16).

C’est aussi en ce jour que l’Eglise ressuscitée sera unie pour toujours avec son Seigneur, quand Il viendra l’enlever de cette terre à Sa rencontre dans les airs, pour la conduire aux noces de l’Agneau.

Les fiançailles et le mariage

A ce propos, il est bon de rappeler comment se déroulait le mariage de l’époque :

Le mariage était arrangé et approuvé par les parents, en particulier par le père.

– Le fiancé devait se présenter au domicile de sa future fiancée avec trois choses : une forte somme d’argent, un projet de contrat de mariage, et une outre de vin.

– Un prix était fixé pour « l’acquisition » de la mariée. Ce prix devait être payé par le fiancé.

– La fiancée devait donner son consentement.

Le prix de l’Eglise et de son mariage fut le sacrifice de Jésus à la croix !

– Dès que l’accord était conclu, on versait du vin dans une coupe, pour sceller l’alliance. Les fiançailles étaient alors conclues. Les fiancés étaient légalement liés en tant que mari et femme, mais sans pouvoir encore cohabiter.

– Un document écrit était alors établi, le ketubah, qui fixait le « prix » de la fiancée, les promesses faites par le fiancé, et les droits de la fiancée.

– Le fiancé donnait ensuite des cadeaux à sa fiancée.

– La fiancée devait passer par un bain rituel, ou « mikveh, » symbolisant l’abandon de son ancienne vie et son passage à une vie nouvelle.

– Le fiancé retournait dans la maison de son père, pour préparer une place à sa fiancée. Cette place était appelée la « chambre. »

– La fiancée se préparait de son côté à sa future vie d’épouse et de mère, et au retour de son fiancé.

– Seul le père du fiancé pouvait fixer la date de ce retour, car il fallait qu’il soit entièrement satisfait des préparatifs faits par son fils pour sa fiancée.

– Le retour du fiancé se faisait en général la nuit, au son du shofar.

Il emmenait sa fiancée dans sa « chambre, » où leur union était consommée.

Puis une grande fête de sept jours réjouissait tous les invités.

L’Église universelle (fiancée) réunie pour l’Eternité avec son Roi (Le fiancé)

– Les trompettes sont aussi sonnées pour annoncer le couronnement du Messie, du Roi d’Israël (Psaumes 47 et 98:6-9).

L’AVENEMENT DU ROYAUME SUR TERRE

Le Seigneur est couronné comme Roi d’Israël et du monde.

Sa souveraineté est alors affirmée.

Il est intéressant de savoir que les rois d’Israël et de Juda étaient en général couronnés en ce jour de la Fête des Trompettes.

C’est alors qu’ils étaient proclamés rois, qu’ils montaient publiquement sur le trône, qu’ils recevaient l’onction d’huile royale, et qu’ils étaient acclamés par tous leurs sujets, venus leur rendre hommage et allégeance.

Dans quel état spirituel se trouvera l’Eglise au moment de l’Enlèvement ?

Au moment de l’Enlèvement, l’Eglise fidèle sera prête !

Elle sera trouvée veillant et priant.

Elle ne sera pas surprise comme par un voleur dans la nuit.

C’est l’Eglise morte qui sera surprise.

Voici ce que dit Paul aux Thessaloniciens : « Pour ce qui est des temps et des moments, vous n’avez pas besoin, frères, qu’on vous en écrive. Car vous savez bien vous-mêmes que le jour du Seigneur viendra comme un voleur dans la nuit. Quand les hommes diront : Paix et sûreté ! alors une ruine soudaine les surprendra, comme les douleurs de l’enfantement surprennent la femme enceinte, et ils n’échapperont point. Mais vous frères, vous n’êtes pas dans les ténèbres, pour que ce jour vous surprenne comme un voleur ; vous êtes tous des enfants de la lumière et des enfants du jour. Nous ne sommes point de la nuit ni des ténèbres. Ne dormons donc point comme les autres, mais veillons et soyons sobres. Car ceux qui dorment dorment la nuit, et ceux qui s’enivrent s’enivrent la nuit. Mais nous qui sommes du jour, soyons sobres, ayant revêtu la cuirasse de la foi et de la charité, et ayant pour casque l’espérance du salut. Car Dieu ne nous a pas destinés à la colère, mais à l’acquisition du salut par notre Seigneur Jésus-Christ » (1 Thessaloniciens 5:1-9).

Le texte grec pour : « Pour ce qui est des temps et des moments » parle des « temps et des saisons. »

Paul faisait référence aux temps et aux saisons des convocations solennelles de l’Eternel, lors des Fêtes sacrées de l’Eternel.

Paul dit clairement que les Chrétiens qui vivent comme des enfants du jour et de la lumière ne seront pas surpris par ce jour !

Ce sont les Chrétiens de l’Eglise morte qui seront surpris, comme Jésus le dit, dans l’Apocalypse, à l’Eglise de Sardes : « Ecris à l’ange de l’Eglise de Sardes : Voici ce que dit celui qui a les sept esprits de Dieu et les sept étoiles : Je connais tes oeuvres. Je sais que tu passes pour être vivant, et tu es mort. Sois vigilant, et affermis le reste qui est près de mourir ; car je n’ai pas trouvé tes oeuvres parfaites devant mon Dieu. Rappelle-toi donc comment tu as reçu et entendu, et garde, et repens-toi. Si tu ne veilles pas, je viendrai comme un voleur, et tu ne sauras pas à quelle heure je viendrai sur toi » (Apocalypse 3:1-3).

L’Eglise de Sardes est morte, et, si elle ne se repent pas, elle ne saura pas à quelle heure le Seigneur viendra.

Dans la tradition, le souverain sacrificateur et le capitaine des gardes du Temple étaient aussi surnommés des « voleurs dans la nuit. »

En effet, les sacrificateurs qui veillaient constamment sur le feu sacré et sur l’entretien du chandelier ne devaient jamais s’endormir au cours de leur service.

Si le souverain sacrificateur ou le capitaine des gardes, au cours d’une visite inopinée, surprenaient un sacrificateur endormi, ils mettaient le feu à ses vêtements.

Le fautif devait se débarrasser de ses vêtements enflammés, et s’enfuir honteux, « pour que la honte de sa nudité ne paraisse pas » (Apocalypse 3:18).

Il en résulte que l’Eglise vivante, elle, saura à quel moment le Seigneur reviendra, même si elle n’en sait ni le jour ni l’heure !

Elle ne se laissera pas surprendre, parce qu’elle veille en permanence.

Le Seigneur Jésus a dit : « Prenez garde à vous-mêmes, de crainte que vos cœurs ne s’appesantissent par les excès du manger et du boire, et par les soucis de la vie, et que ce jour ne vienne sur vous à l’improviste ; car il viendra comme un filet sur tous ceux qui habitent sur la face de toute la terre. Veillez donc et priez en tout temps, afin que vous ayez la force d’échapper à toutes ces choses qui arriveront, et de paraître debout devant le Fils de l’homme » (Luc 21:34-36).

Abraham est un type de l’Eglise fidèle, et Lot un type de l’Eglise infidèle.

Dans Matthieu 24, Jésus a dit : « Quel est donc le serviteur fidèle et prudent, que son maître a établi sur ses gens, pour leur donner la nourriture au temps convenable ? Heureux ce serviteur, que son maître, à son arrivée, trouvera faisant ainsi ! Je vous le dis en vérité, il l’établira sur tous ses biens. Mais, si c’est un méchant serviteur, qui dise en lui-même : Mon maître tarde à venir, s’il se met à battre ses compagnons, s’il mange et boit avec les ivrognes, le maître de ce serviteur viendra le jour où il ne s’y attend pas et à l’heure qu’il ne connaît pas, il le mettra en pièces, et lui donnera sa part avec les hypocrites : c’est là qu’il y aura des pleurs et des grincements de dents. » (Matthieu 24:45-51).

Ni le bon, ni le mauvais serviteur, ne connaissaient l’heure exacte du retour de leur maître. Mais le bon serviteur a continué fidèlement à accomplir sa tâche.

C’est ce que l’Eglise fidèle continuera à faire jusqu’au bout.

 

Soyons donc réveillé, éveillé, veillant et fidèle jusqu’à ce que le glas de la trompette retentisse et annonce le retour majestueux de Notre seigneur Jésus. Maranatha !

« Réveillons-nous » ! La Fête des trompettes (1)

Source image : AJCF

La Fête des trompettes 1ere partie de la fête tripartite de Souccoth

Par « Vincent de Vienne », notre plume invitée que je remercie.

Mixe de Notes de son prêche (ca octobre 2011), d’études et réflexions personnelles sur le sujet, enrichies d’enseignements de Paul Ghennassia et d’Henri Viaut Murat. Vu sa densité et sa richesse, cette étude est scindée en deux parties.

 

Définition de veiller: « agrupneô » en grec; être circonspect, attentif, prêt – Thayer.

Veiller est donc le contraire d’être insouciant, « d’être dans la lune », d’être endormi.

Synonyme de veiller « agrupneô ». grègoreô (s’efforcer de rester éveiller) et de nèphô (s’abstenir de l’excès d’alcool pour garder un état d’alerte exempt de toute somnolence qui permet d’éviter les dangers spirituels qui nous guettent)

VERSETS

« Soyez sobres (nèphô), veillez (grègoreô). Votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera ». (1 Pierre 5:8)

Marc 14 : 38 : « Veillez… »

Ephésiens 5 : 14 : « Réveille-toi, toi qui dors , Relève-toi d’entre les morts, Et Christ t’éclairera. »

Es 58. 1. « Crie à plein gosier, ne te retiens pas, élève ta voix comme une trompette, et annonce à mon peuple ses iniquités, à la maison de Jacob ses péchés ! »

Ap 8. 2. « Et je vis les sept anges qui se tiennent devant Dieu, et sept trompettes leur furent données. »

Ap 9. 21. « Et ils ne se repentirent pas de leurs meurtres, ni de leurs enchantements, ni de leur impudicité ni de leurs vols. »

Matt 22 : 1-14

 

INTRODUCTION

La Fête des Trompettes est appelée faussement  » Rosh Ashana » ou (qui veut dire) « Tête de l’année », ce qui n’est pas du tout le cas puisqu’elle est la 5e fête placée au 7e mois de l’année du calendrier biblique, selon Dieu (voir au début le Calendrier juif des fêtes bibliques).

En réalité, la  » tête de l’année  » c’est Pâques, car Dieu a dit: « Ce mois-ci (le mois de Nissan) sera pour vous le premier des mois de l’année «  (Exode 12: 1). La tradition « dite Juive moderne » s’est permise de transformer la Parole de Dieu…. AU LIEU DE NOUVELLE ANNEE DISONS alors NOUVELLE SAISON OU ENCORE SECONDE PARTIE D’ANNEE qui se veut à la fois dans le naturel… (Nouvelle en Israël, car cette période défini la saison sèche de la saison des pluies)

La fête :

Lev 23 : 23-25 : « L’Eternel parla à Moïse, et dit:  Parle aux enfants d’Israël, et dis: Le septième mois (Le mois de Tichri), le premier jour du mois, vous aurez un jour de repos, publié au son des trompettes, (un mémorial de jubilation, une commémoration publiée au son des trompettes,  un mémorial de jubilation) et une sainte convocation., Vous ne ferez aucune œuvre servile, et vous offrirez à l’Eternel des sacrifices consumés par le feu ».

LES CYCLES DE DIEU 

Les 7 fêtes de l’Eternel déterminant la destinée de l’humanité : 2 fêtes triptyques.
Le fait que les quatre premières étapes prophétiques du ministère de Jésus correspondent aux quatre premières Fêtes du printemps nous permet de penser que les trois dernières étapes prophétiques de Son ministère seront aussi inaugurées les jours mêmes des trois dernières Fêtes de l’automne.
L’Enlèvement de l’Eglise, qui est aussi le jour de la résurrection des morts en Christ, pourrait donc se produire lors d’une prochaine Fête des Trompettes [mais cela reste hypothétique]

Les quatre fêtes du printemps ont correspondu, au jour exact, à un événement précis de la vie du Seigneur et de l’Eglise :
– Jésus-Christ est mort le jour même de la Fête de la Pâque juive.
– Il a été enseveli le premier jour de la Fête des pains sans levain.
– Il est ressuscité le jour même de la Fête des Prémices.
– L’Esprit-Saint est descendu sur l’Eglise le jour même de la Fête de Pentecôte.

On peut donc raisonnablement penser que les trois fêtes de l’automne vont également correspondre à un événement capital de la vie du Seigneur et de Son Eglise.(1)

 

Les Sacrifices de la Fête des Trompettes

Nombres 29:1-6 : « Le premier jour du septième mois, vous aurez une sainte assemblée. Vous n’effectuerez aucun travail pénible. Ce jour sera proclamé parmi vous au son des trompettes.
Vous offrirez en holocauste dont l’odeur est agréable à l’Eternel un jeune taureau, un bélier et 7 agneaux d’un an sans défaut. 3 Vous y joindrez l’offrande de fleur de farine pétrie à l’huile: 6 litres et demi pour le taureau, 4 litres et demi pour le bélier, 4 et 2 litres pour chacun des 7 agneaux.
Vous offrirez un bouc en sacrifice d’expiation, afin de faire l’expiation pour vous.
Vous offrirez ces sacrifices, en plus de l’holocauste mensuel et de l’offrande végétale qui l’accompagne ainsi que de l’holocauste perpétuel et de l’offrande végétale et des offrandes liquides qui l’accompagnent, d’après les règles établies. Ce sont des sacrifices passés par le feu dont l’odeur est agréable à l’Eternel ».

Voici les événements auxquels vont probablement correspondre ces fêtes de l’automne : (ATTENTION C’EST HYPOTHETIQUE)

– L’Enlèvement de l’Eglise devrait se produire lors de l’une des prochaines Fêtes des Trompettes, ce qui marquera le début de la Grande Tribulation.

– Le retour du Seigneur sur la terre devrait se produire le jour même de la Fête du Yom Kippour de la septième année qui suit l’enlèvement de l’Eglise.

Car c’est à ce moment que tous les Juifs rescapés de la Grande Tribulation se convertiront au vrai Messie.

– Le début du Millénium devrait être proclamé le jour de la Fête des Tabernacles qui suit la fête précédente, celle du Yom Kippur.

Puisque nous sommes au moment de cette Fête des Trompettes, qui [devrait] marquer l’Enlèvement de l’Eglise, il nous a semblé important d’approfondir l’étude de cette fête.

De même que les quatre fêtes du printemps ont correspondu à la première venue de Jésus, les trois fêtes de l’automne doivent correspondre à la seconde venue du Seigneur.

Ces deux séries de fêtes sont séparées par une longue période de quatre à cinq mois, période qui correspond au temps de l’Eglise.

C’est le temps du mûrissement de la récolte et de la moisson.

C’est aussi un temps de grande sécheresse en Israël.

La Fête des Trompettes est la seule à être célébrée un jour de nouvelle lune.

La tradition juive dit qu’Elle doit se célébrer sur deux jours, qui forment une seule longue journée.  » (ceci en dehors de la terre d’Israel)

Elle était connue comme la fête « dont on ne connaissait jamais ni le jour ni l’heure. »

Dès que le premier croissant de lune était observé par les deux témoins chargés de cette mission, on sonnait 100 coups de trompette : 11 séries de neuf coups brefs, suivies d’un son puissant et prolongé, celui de la « dernière trompette. » (Voir Apocalypse)

C’est de cette « dernière trompette » dont parle l’apôtre Paul dans 1 Corinthiens 15:51-53.

Il ne s’agit donc pas de la dernière des sept trompettes de l’Apocalypse, dont Paul ne connaissait pas l’existence au moment où il a écrit aux Corinthiens.

Cet ordre précis de différents sons, brefs et long, indiquait aussi au peuple Hébreu, dans le désert, qu’il devait se préparer à décamper, pour se diriger vers un nouveau lieu de repos.

SIGNIFICATION DU SON DES TROMPETTES

Dans le calendrier prophétique des temps, cette fête des trompettes est bien à sa place en 5e position, dernière phase avant le retour du Seigneur.

Le Son de la trompette ( » térouah »> signifie, d’après sa racine hébreu, « le réveil « ) : un signal qui doit provoquer l’attention et réveiller celui qui l’entend !… Le « Shoffar « , qui est employé comme trompette jusqu’à ce jour par le peuple d’Israël, est une corne de bélier dont le son puissant profondément POIGNANT garde une portée prophétique, tout en « marquant » des événements graves et importants. Le  » Shoffar » retentit pour certaines fêtes ou convocations exceptionnelles ou encore dans de graves dangers, etc….

Nombres 10.9-10 : « Lorsque, dans votre pays, vous irez à la guerre contre l’ennemi qui vous combattra, vous sonnerez des trompettes avec éclat, et vous serez présents au souvenir de l’Éternel, votre Dieu, et vous serez délivrés de vos ennemis. Dans vos jours de joie, dans vos fêtes, et à vos nouvelles lunes, vous sonnerez des trompettes, en offrant vos holocaustes et vos sacrifices d’actions de grâces, et elles vous mettront en souvenir devant votre Dieu. Je suis l’Éternel, votre Dieu ».

La prophétie parle beaucoup de la trompette, surtout en ce qui concerne  » les temps de la fin « . Le rétablissement d’Israël en 1948 est la conséquence de ce grand coup de trompette dont Isaïe le prophète a parlé:  » En ce temps-là, l’Eternel secouera des fruits depuis le cours du fleuve jusqu’au torrent d’Egypte et vous serez ramassés un à un, enfants d’Israël !… En ce jour, on sonnera de la grande trompette (« Shoffar Gadol « ) et reviendront ceux qui étaient exilés..  » (Esaïe 27: 12 à 13).

Ce « grand son de trompette » c’est aussi celui qui a produit un tel « mouvement sur les os « , selon la prophétie d’Ezéchiel (Ez 37: 1 à 14),

C’est actuellement un temps de préparation et d’attente. Bientôt résonnera le son de trompette dont parle l’Écriture : « Le Seigneur lui-même, à un signal donné, à la voix d’un archange étau son de la trompette de Dieu, descendra du ciel et les morts en Christ (le Messie) ressusciteront premièrement, ensuite nous les vivants qui seront restés, nous serons tous ensembles enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs » (I Thessal 4: 16 à17)… « Tous nous seront changés en un instant; en un clin d’oeil à la dernière trompette » (c’est-à-dire la 7e trompette dont parle Apocalypse 11 : 15)… « la trompette sonnera et les morts ressusciteront incorruptibles, et nous,  nous serons changés » (I Corinth. 15 : 51 52 53).

Parlant de son propre retour, le Seigneur Jésus a dit: « Le Fils de l’homme paraîtra…, il enverra ses anges avec la trompette retentissante et ils rassembleront ses élus des quatre vents… «  (Matth.24: 30, 31).

Mais avant cette 7e trompette qui sonnera la délivrance de beaucoup…, il y en a 6 autres qui sonneront les heures graves d’un monde sous le jugement!… Les chapitres 8 et 9 de l’Apocalypse décrivent ces coups de trompettes, successifs, lesquels, traduits dans un langage moderne, prennent un relief étonnant et bouleversant:

Nous [serions], prophétiquement et historiquement à l’époque des trompettes, car le retour du Messie est proche et, c’est en prévision de ces temps-là que le prophète Amos disait très justement ; « Prépare-toi à la rencontre de ton Dieu O Israël ! » (Amos 4: 12).

Mt 24. 31 : « Il enverra ses anges avec la trompette retentissante, et ils rassembleront ses élus des quatre vents, depuis une extrémité des cieux jusqu’à l’autre. »

Ez 33. 3 : « Si cet homme voit venir l’épée sur le pays, sonne de la trompette, et avertit le peuple ; 4 et si celui qui entend le son de la trompette ne se laisse pas avertir, et que l’épée vienne le surprendre, son sang sera sur sa tête. 5 Il a entendu le son de la trompette, et il ne s’est pas laissé avertir, son sang sera sur lui ; s’il se laisse avertir, il sauvera son âme. 6 Si la sentinelle voit venir l’épée, et ne sonne pas de la trompette ; si le peuple n’est pas averti, et que l’épée vienne enlever à quelqu’un la vie, celui-ci périra à cause de son iniquité, mais je redemanderai son sang à la sentinelle. »  Celle-là même qui était chargée de sonner et d’avertir avec le shofar.

Os 8. 1 : « Embouche la trompette ! L’ennemi fond comme un aigle sur la maison de l’Éternel, parce qu’ils ont violé mon alliance, et transgressé ma loi. »

L’homme au service de Dieu doit ici sonner du chofar.

Os 5. 8 : « Sonnez de la trompette à Guibea, sonnez de la trompette à Rama ! Poussez des cris à Beth-Aven ! Derrière toi, Benjamin ! 9 Ephraïm sera dévasté au jour du châtiment ; J’annonce aux tribus d’Israël une chose certaine. »

1 Th 4. 16 : « Car le Seigneur lui- même, à un signal donné, à la voix d’un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement. »

(A suivre)

 

 

Note :

(1)Concernant ces fêtes :

PESSAH :

– La Fête de la Pâque : le 14 du mois de Nisan. Première pleine lune de printemps.

– La Fête des Pains sans Levain : du 15 au 22 du mois de Nisan.

– La Fête des Prémices : le premier jour de la semaine qui suit le shabbat de la Pâque du mois de Nisan.

Cela pouvait être le 16 du mois, si le 15 était un shabbat. Sinon, il fallait attendre le premier jour de la semaine qui suivait le premier shabbat de la Pâque.

SHAVOUOT :

– La Fête de Pentecôte (Shavouot) : le 6 du mois de Sivan.

SOUCCOT :

– La Fête des Trompettes : le premier du mois de Tishri (7iem mois).

– La Fête des Expiations : le 10 du mois de Tishri.

– La Fête des Tabernacles : le 15 du mois de Tishri. (7ieme fête du 7ieme mois

 

L’action du mois : fêtons Pâque(s)

« Christ, notre agneau pascal, a été sacrifié pour nous. » (1 Corinthiens 5v7). Source image : public domain pictures

Cette année, les juifs célèbrent Pessah (« passage » ou la Pâque) du 08 avril au soir jusqu’au 16 avril, tandis que les chrétiens d’Occident célébreront Pâques le dimanche 12 avril (dimanche 19 avril pour les chrétiens d’Orient).

La Pâque « juive » est en réalité une fête biblique. Instituée dans l’Ancien Testament, comme toutes les autres fêtes de la Bible, elle a pour but de glorifier Dieu en se remémorant de façon objective son action dans l’histoire d’Israël – ici, la sortie d’Egypte et la naissance d’Israël en tant que peuple, cf Exode 12v24-27. Elle n’a pas un sens seulement social ou « festif », mais sert à communiquer la présence de Dieu avec son peuple et à transmettre l’enseignement de la foi aux générations successives.

Pâques est une fête chrétienne, c’est-à-dire non instituée bibliquement mais commémorant aussi l’action de Dieu en prenant pour thème des moments importants de la vie du Seigneur Jésus-Christ racontés dans les évangiles (naissance, mort et résurrection, ascension…), ou de l’action de l’Esprit (Pentecôte). Les fêtes chrétiennes ont également pour rôle de valoriser l’aspect festif et communautaire de la foi.

De même que la Pâque biblique est l’une des « fêtes de l’Eternel » les plus importantes, au cœur de la foi juive, le chrétien devrait estimer Pâques – bien plus que Noël – comme le cœur de sa foi, vu qu’il célèbre à cette occasion que Jésus-Christ est « réellement ressuscité » ! (cf Luc 24v34). Et si Christ n’est pas ressuscité, « notre foi est vaine » (1 Cor.15v14-19).

Si Pâque (« juive ») et Pâques (« chrétienne ») ne commémorent pas les mêmes événements bibliques, les deux fêtes ont beaucoup de points communs, à commencer par le fait qu’elles étaient autrefois célébrées à la même date, le 14 du mois de nissan, avant que le premier concile de Nicée de l’an 325 ne décale la fête chrétienne de Pâques au dimanche qui suit. Il y a aussi continuité avec le judaïsme (avec le souvenir d’un événement fondateur dans l’histoire du salut – « une sortie » et « une naissance ») et « en même temps » radicale nouveauté (de Moïse à Jésus, quoique le premier ait annoncé le second dans Deut.18v15).

Par ailleurs, les deux fêtes évoquent « une sortie d’Egypte » et un « passage », de l’esclavage à la libération, et de la mort à la vie.

L’agneau pascal est mangé durant les deux fêtes. Jésus est lui-même par ailleurs décrit dans le Nouveau Testament comme étant « l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde » (Jean 1v29, 35) et « Notre Pâque », qui a été sacrifiée (1 Cor.5v7-8). De même que les Juifs font la chasse au hametz (levain) durant Pessah, le chrétien est invité à se « (purifier) du vieux levain pour être une pâte nouvelle, puisque (nous sommes) sans levain » et à « (célébrer) la fête, non pas avec du vieux levain, ni du levain de méchanceté et de perversité, mais avec des pains sans levain : dans la pureté et dans la vérité ». (1 Cor.5v7-8).

Enfin, pour le chrétien, chaque dimanche est une Pâque(s), puisque c’est chaque dimanche que se vit le mémorial de la résurrection de Jésus, événement fondateur de notre foi, quand le shabbat est mémorial de la création du monde ou de la libération d’Egypte.

 

C’est ainsi que l’une et l’autre sont autant d’excellentes occasions pédagogiques pour (s’)édifier, en redonnant tout leur sens à ces fêtes et en se connectant à leur source : le Seigneur Jésus-Christ, lequel « est le même, hier, aujourd’hui et éternellement » (Hébr.13v8).

Pour aller plus loin : ne manquez pas de fouiller dans ce blogue, pour découvrir d’autres ressources sur le sens de Pâque(s). « Qui cherche trouve ! »

 

Hag Pessah Sameah ! « Le Seigneur est réellement ressuscité ! »

 

 

 

 

L’action du mois : Fêter les fêtes bibliques d’automne

Les fêtes bibliques : une excellente occasion pédagogique pour (s’)édifier ! Source image : AJCF

En cette saison d’automne, à compter du 29 septembre, jusqu’au 20 octobre, les Juifs sont appelés à fêter Yom Terouah (le Jour des trompettes ou « la fête des trompettes », dans la Bible), le Yom Kippour (Jour d’expiation et du Grand Pardon) et Soukkot (Fête des tentes ou des tabernacles). Pour rappel, la journée juive commençant le soir, les fêtes commencent la veille de la date indiquée.

Quel intérêt d’en parler sur un blogue chrétien, me demanderiez-vous peut-être ?

Car certains chrétiens déclarent ne pas aimer fêter les fêtes religieuses [à la rigueur, en parler, les étudier, mais les fêter, non], qu’il s’agisse des « fêtes juives » ou des fêtes « chrétiennes », les estimant beaucoup trop…religieuses ou empreintes de formalisme rituel dénué de sens – cela peut être effectivement le cas. Et puis après tout, « nous ne sommes plus sous la loi mais sous la grâce ».

Sauf que les fêtes « juives » sont en réalité des fêtes bibliques. Instituées dans l’Ancien Testament, elles ont pour but de glorifier Dieu en se remémorant de façon objective son action dans l’histoire d’Israël (cf Exode 12v24-27). Elles n’ont pas un sens seulement social ou « festif », mais servent à communiquer la présence de Dieu avec son peuple et à transmettre l’enseignement de la foi aux générations successives. C’est pourquoi il serait dommage de passer à côté d’excellentes occasions pédagogiques pour (s’)édifier, en redonnant tout leur sens à ces fêtes et en se connectant à leur source : le Seigneur Jésus-Christ, lequel « est le même, hier, aujourd’hui et éternellement » (Hébr.13v8).

Ces fêtes bibliques d’automne sont donc les suivantes :

ROCH-HACHANAH, le Premier de l’an (1 et 2 tichri) aura lieu du 29 septembre au 1er octobre (2019). Dans la Bible, il s’agit de « Yom Terouah », « le jour (ou la fête) des trompettes ».
On commémore le jour de la création de l’Homme-Adam. On regarde aussi au dernier jour, le Jour du Jugement. On prie pour que la destinée de chacun soit inscrite, par la miséricorde de Dieu, selon un jugement favorable. La fête dure deux jours. Le premier jour, on lit dans les synagogues Genèse 21 (naissance d’lsaac) et 1 Samuel 1 et 2 (celle de Samuel). Le deuxième jour, Genèse 22 (ligature d’lsaac) et Jérémie 31v2-20 (souvenir de Rachel et Cantique d’Espérance). L’un des sommets de la liturgie est la sonnerie du chofar, destinée à rappeler le souvenir de Dieu et de sa miséricorde, à réveiller les cœurs pour la confession des péchés, et à annoncer la résurrection des morts, le Jugement dernier et la libération de toute l’humanité. Les 10 jours suivants que l’on appelle les Jours redoutables (Yamim noraïm) sont des jours de repentance, de réparation des fautes commises et de réconciliation avec le prochain (jeûne de Guedalyah, le mercredi 02 octobre).

YOM KIPPOUR Jour des expiations et du Grand Pardon (10 tichri) : du 08 octobre au 09 octobre
Ce jour achève les dix jours qui précèdent. C’est un jour d’humiliation et de jeûne complet qui comprend cinq offices à partir de la veille au soir. Les prières les plus solennelles de la liturgie implorent le Pardon de Dieu pour le cours de l’année qui vient et pour le jour du Jugement. On lit le matin Lévitique 16 et Esaïe 57 v 14-58. A midi, Lévitique 18 et le livre de Jonas. En Israël, l’absence totale de circulation dans tout le pays et le silence qui s’en suit donnent à ce jour un caractère unique et laisse toute la place aux chants des synagogues. La journée s’achève par l’office de Nella “fermeture des portes” (du Temple et de la Miséricorde), l’un des plus émouvants de la liturgie de la Synagogue. Dès le lendemain de Kippour, on commence à construire la souccah (cabane) qui doit être prête pour le 15 tichri.

SOUKKOTH, la Fête des Tentes ou des tabernacles (15 au 23 tichri) : du 13 octobre au 20 octobre

Fête joyeuse après l’austérité des fêtes précédentes. La souccah ou cabane rappelle les 40 années passées sous les tentes du désert et la précarité de la vie considérée comme un pèlerinage. On habite dans la souccah décorée de feuillages pendant toute la semaine et l’on y reçoit les hôtes et les amis. C’est une fête des récoltes abondantes des fruits d’automne. La fête dure 8 jours. On prie en tenant à la main un bouquet de 4 espèces de plantes aux significations symboliques : le loulav et l’etrog. Le premier jour, on lit Lévitique 23v26-44 et Zacharie 14v2-21. Le septième jour (13 octobre) est dite la Grande Prière Hochana Rabba pour la venue du Salut et la Résurrection des morts. Le huitième jour (14 octobre), Chemini-Atzéreth, clôt la fête, c’est un jour de jeûne.

Le neuvième jour (15 octobre), Simhat Torah, joie de la Torah, on chante et on danse avec exubérance dans toutes les synagogues illuminées. On termine la lecture annuelle de la Torah par Deutéronome 33 et 34 et l’on recommence une nouvelle année de lecture avec Genèse 1, c’est la fête mentionnée dans Jean 7(1).

En savoir plus sur l’esprit et le sens de ces fêtes, voir nos articles déjà publiés, ici et , sur la question.

 

 

 

Note : 

(1) http://blog.vraiment.net/?p=68

 

 

« Read it (again) » : 5 méditations (et un bonus) pour célébrer et donner tout son sens à Pâque/Pessah

Faisons la fête : Notre Pâque a été sacrifiée pour nous. (I Corinthiens 5v7).

Cette année, Pessah et Pâque(s) tombent aux mêmes dates, ce qui est un phénomène très rare. Ainsi, alors que les Juifs célèbrent Pessah du 19 avril au soir jusqu’au 27 avril, les chrétiens d’Occident célèbrent Pâques le dimanche 21 avril et les chrétiens d’Orient le dimanche 28 avril.

S’y préparer est l’occasion de redécouvrir des billets déjà publiés à ce sujet sur Pep’s café, pour comprendre le sens de (la) Pâque(s) et vivre cette fête de façon la plus biblique possible :

Deux lectures originales pour Pâque(s), à partir de l’Évangile selon Jean :

« C’est maintenant ou jamais où se décide le sort de ce monde » et « deux verbes et une phrase-clé pour comprendre » des paroles du Seigneur Jésus-Christ…. »dures à entendre » !

Si demain, ton fils te demande « que signifie ceci ? » que lui répondras-tu ?

Vivre l’esprit de (la) Pâque(s)

Et parce que Pessah/Pâque(s) commémore une libération, il est important de comprendre de quoi chacun doit être libéré et qui nous libère aujourd’hui.

Le savoir nous conduit à remercier notre Libérateur pour toutes ses oeuvres de libération. Voici une façon quelque peu « décoiffante » de le faire !

Hag Pessah Sameah ! « Le Seigneur est réellement ressuscité ! »

Bonus pour Pessah : « Dayenu, Coming Home » – The Fountainheads Passover Song

« Dayènu » – « ça nous suffit », est un poème lyrique – certainement chanté par Jésus avec ses disciples, le dernier soir de sa mort – qui apparaît en première partie du seder juif et par lequel l’on remercie Dieu pour toutes ses œuvres de libération en Egypte. A chaque rappel de ces interventions divines, le choeur répond : « dayènu », « ça nous suffit ».

Voici, via ce clip vidéo, une version moderne, « décoiffante » et pleine d’humour, interprétée en 2011 par « The Fountainheads », un groupe composé de jeunes danseurs, de chanteurs et d’acteurs israéliens, tous diplômés ou étudiants de la « Ein Prat Academy », l’académie israélienne du leadership.

Le croyant en Christ, quant à lui, peut aussi dire « ça me suffit », puisqu’il n’est pas un « tonneau sans fond » réclamant toujours « plus, plus », à l’instar du consommateur rendu perpétuellement insatisfait par la publicité. Il est censé vivre par l’Esprit (Gal.5v25 Rom.8v914)et connaître ainsi perpétuellement la plénitude, au point de déborder positivement sur les autres (cf Eph.5v18 et ss). Celui qui est en Jésus, et le connaît comme Son Sauveur et Seigneur, n’a plus besoin de questionner. Il ne connaît pas « plus », mais mieux.

Pourquoi Jésus est le Messie

Jésus est le Messie. Mais pas un messie politique. Pas un messie comme certains peuvent en attendre…..(Source : « Mockingbird »)

Jésus est le Messie.

Parce qu’il a vaincu l’ennemi ultime.

Jésus est le Messie pour Israël. Il n’est pas un « messie politique », comme les juifs en attendaient pour chasser l’occupant romain, ou comme d’autres en attendent aujourd’hui, qu’ils aient pour noms « François », « Marine », « Marion », « Laurent », « Emmanuel » ou « Donald »….

Jésus est venu pour libérer Israël de son ennemi ultime, qui est aussi celui de tout le genre humain.

Cet ennemi est bien plus puissant que l’occupant romain de l’époque, et plus puissant que toutes les oppressions possibles, qu’elles soient politiques, religieuses, économiques, sociales ou physiques. Cet ennemi n’est pas « la Sécu », « les impôts » (servant normalement à financer les services publics, lesquels ne sont pas non plus l’ennemi), « le gauchisme », « les étrangers », « les pauvres », « les chômeurs », « les écologistes », « les grévistes »….

Pâque, c’est « sortir » et « faire sortir »…

Cet ennemi ultime est la mort. Et Jésus est venu libérer l’humanité de ce dernier ennemi(1 Cor.15v26), jusque-là considéré comme « faisant partie de la vie » et dont personne ne pouvait imaginer que l’on puisse en être délivré.

Jésus est le libérateur par excellence : crucifié et ressuscité durant la fête biblique de Pessah (Pâque ou « passage »), il est la Pâque ultime. En ressuscitant, il est celui qui nous fait passer de la mort à la vie.

La Pâque est le mémorial, le souvenir pour les juifs de la libération de l’esclavage en Égypte et la célébration du début d’une vie libre, libre de servir l’Éternel qui les a fait sortir du « pays des angoisses » à « main forte et à bras étendu ».

Aujourd’hui, il est important de comprendre de quoi chacun doit être libéré : pour cela, il s’agit de pouvoir nommer ces oppressions.

Jésus a été – et est encore – le plus grand libérateur de l’histoire. Toujours vivant, il continue de libérer ceux qui sont prêts à accepter Son règne comme Seigneur dans ces parties de leur vie où Il ne règne pas encore….

Un automne sur les chapeaux de roue. Ce qu’il faut en retenir : le Seigneur vient bientôt !

Le temps s’accélère : il nous incite, non à l’activisme, mais à nous souvenir que le Seigneur « vient bientôt ».

Je ne sais pas pour vous, mais pour ma part, cet automne a démarré sur les chapeaux de roue, avec une impression que tout a semblé s’enchaîner et s’accélérer d’une façon toute particulière. Ce constat d’une accélération du temps est partagé, outre par certains de mes proches et des frères et soeurs de mon église locale, par “Benoît”, une connaissance des « Cahiers libres », qui attend le retour du Seigneur. Je vous recommande d’ailleurs vivement la lecture de son excellent édito du 14 octobre :

« Ces dernières semaines nous ont permis de suivre le calendrier juif », écrit-t-il. « Ce fut Roch ha-Shana, il y a trois semaines ; Yom Kippour, il y a quinze jours ; Sukkot, la semaine passée ; ce sera Simhhat Torah vendredi. Par cet enfilement de fêtes liturgiques, le temps juif semble s’accélérer, il court vers sa fin, vers son accomplissement et sa vérité ».

La semaine passée a été pour moi l’occasion de me plonger dans la fête méconnue de Soukkot, que l’on redécouvre de plus en plus, semble-t-il, au sein du monde chrétien(évangélique, mais aussi catholique)*. Que faut-il en retenir ?  Ce constat d’une accélération du temps, “vers son accomplissement”, évoqué plus haut, nous rappelle aussi à nous chrétiens que le Seigneur « vient bientôt » et qu' »Il est à la porte ». Une vérité essentielle, à rappeler, mais pourtant bien peu prêchée ou enseignée. Pourquoi ?

Pourtant, “déjà”, relève Benoît des “Cahiers libres”, « tout l’Ancien Testament témoigne d’une attente de la venue de Dieu : Le prophète Sophonie le voit déjà : “Pousse des cris de joie, fille de Sion ! éclate en ovations, Israël ! Réjouis-toi, tressaille d’allégresse, fille de Jérusalem !  (…) Le roi d’Israël, le Seigneur, est en toi. (So, 3, 14ss)…..” Autant d’”annonces” et d’”espoirs” qui “languissent vers un unique évènement dont saint Jean nous a dit la vérité : “Le Verbe s’est fait chair et il a planté sa tente parmi nous” (Jn 1,14).

Oui, le Seigneur vient ! Oui, il est venu ! Oui, il reviendra bientôt ! (…)Le temps nouveau inauguré par l’Incarnation, la Mort et la Résurrection de Jésus donne toute sa vérité à l’attente qu’est le temps juif. La jubilation de Simhhat Torah tend vers la venue en chair et en os du Verbe. Enfin, en Jésus, la Torah s’est faite chair ! Elle est venue parmi nous et nous dansons avec elle ! Puisque le Christ n’est pas venu abolir la Loi (en hébreux la Torah), sachons méditer et aimer les traditions juives. Et puisqu’il est venu l’accomplir sachons voir en Jésus le Messie que désire secrètement toutes les liturgies juives »*.

On se souviendra aussi que c’est “le dernier jour, le grand jour de la fête », que « Jésus, se tenant debout, s’écria : Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive. Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein, comme dit l’Écriture(…)Des gens de la foule, ayant entendu ces paroles, disaient : Celui-ci est vraiment le prophète. D’autres disaient : C’est le Christ. Et d’autres disaient : Est-ce bien de la Galilée que doit venir le Christ ? L’Écriture ne dit-elle pas que c’est de la postérité de David, et du village de Bethléhem, où était David, que le Christ doit venir ? Il y eut donc, à cause de lui, division parmi la foule. » (Jean 7v37-43)

Vendredi dernier, dans le cadre d’un enseignement sur Soukkot avec Juifs pour Jésus, Josué Turnil a associé cette déclaration de Jésus le dernier jour de cette fête, avec l’ épisode biblique de Mériba(Exode 17v1-7) : ce que Dieu a fait pour Moïse(être frappé à sa place cf v6), Jésus l’a fait pour nous. (cf Jean 3v14-16 ; Jean 78)

Aujourd’hui encore, Jésus ne laisse personne indifferent. Son message est un merveilleux message d’espérance à annoncer, assorti d’un avertissement : Jésus-Christ est mort pour vos péchés, Il a été enseveli, il est ressuscité et il revient bientôt(ou plutôt “promptement”, “subitement”).  Certes, « Pour ce qui est du jour et de l’heure, personne ne le sait, ni les anges des cieux, ni le Fils, mais le Père seul. » (Matthieu 24v36)

Mais serez-vous prêts, quand il reviendra ? « Aujourd’hui est le jour du salut ». Pas demain.

Le temps est proche, le temps s’accélère. Néanmoins, pour ceux qui l’aiment et le connaissent comme Sauveur et Seigneur, il ne s’agit pas de tout abandonner pour l’attendre, mais de « travailler (à l’avancement de son règne)tant qu’il fait jour »(Jean 9v4-5), dans nos champs de mission dans lesquels nous avons été appelés et envoyés. Soyons actifs. Mais non dans l’activisme. Et soupirons après Son retour.

 

 

Notes :

*Il semble que la redécouverte que Dieu soit le « Dieu de la fête », et donc des Fêtes de l’Eternel, soient autant de signes qui se précisent de jour en jour. Elles sont célébrées fidèlement chaque année par les Juifs, et même, pour la septième fête, Soukkot, par de plus en plus de non-juifs. Sait-on lire ces signes ?  D’autre part, a-t-on pris la réelle mesure de l’importance et du sens de l’épisode biblique de Noé et du déluge, remis « au goût du jour » par un film récent ? cf 1 Pie.3v20, 2 Pie.3v1-10, Luc 17:26-30…