Si Dieu en personne venait sur Terre

 

 

Que se passerait-il si Dieu en personne venait sur Terre ?

 

Quelles seraient les réactions ?

Sa venue déclencherait-elle un phénomène médiatique majeur ?…Lui-même rejoindrait-il un camp (politico-religieux) en particulier ?

 

 

 

 

Peut-on demander des comptes à Dieu  ?

Peut-on demander des comptes à Dieu ?

A moins qu’un procès ne soit organisé contre lui….

 

Et surtout, pourquoi venir sur Terre ? Pour répondre à nos nombreuses questions ?* Satisfaire nos nombreux besoins ou notre curiosité ?**  Fasciner, dominer…? Ou…. ?***

 

Pour y répondre, trois ou quatre livres à découvrir pour l’été : autant de regards différents et complémentaires, et contenant des déclarations étonnantes.

Et même des versions en BD ! Celle-ci, accessible, ou cette autre, plus exigeante.

 

Bonnes lectures !

 

Sinon, ce blogue et son bloggueur déconnectent à compter de ce soir et se mettent au repos  durant juillet-août. Retour prévu, au plus tard, la dernière semaine d’Août. Profitez-en pour explorer le blogue et pour commenter les billets qui vous auront interpellés.

Mieux encore : profitez de cet été pour lire au moins cinq articles intelligents/édifiants par jour(si possible, sur du papier)et évitez de grignoter des séries TV/émissions débilitantes entre les romans et les essais ! 😉

Bon repos !

 

 

Notes :

* Extrait 1

** Extrait 2

*** Extrait 3

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« C’est le Seigneur ! » Le crois-tu ?

"Fixons" les yeux sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi"(Heb.12v2)

« Es-tu attaché à moi ? » te demande Jésus

« Alors le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : c’est le Seigneur !(…)Et aucun des disciples n’osait lui demander : qui es-tu ? sachant que c’était le Seigneur. »(Jean 21v7, 12)

Lecture de Matt.8v28-34(cf Marc 5v1-20, Luc 8v26-39)

« C’est le Seigneur ! » Le crois-tu ?

Si oui, « tu fais bien », dit l’apôtre Jacques, « mais les démons le croient aussi et ils tremblent » (Jacq.2v19). Que manque-t-il donc pour faire la différence ?

Ta réponse personnelle :

– à la question que Jésus te pose : « m’aimes-tu ? » Ou : « Es-tu attaché à moi ? » (Jean 21v15-17)

– à son commandement et appel : « Suis-moi » (Jean 21v19, 22)

Quels livres emporter sur une île déserte en 10 étapes ?

Sommes-nous ouverts et disponibles pour les "bons livres" ? Jeune lecteur par Francisco Farias Jr

Sommes-nous ouverts et disponibles pour les « bons livres » ? Jeune lecteur par Francisco Farias Jr

La « liste de livres à lire », variante du fameux jeu de « l’île déserte », est l’habituel « marronnier » de l’été. C’est aussi l’occasion de faire quelques bonnes découvertes. Ensuite, le choix dépend beaucoup du but et de l’intention initiale : pour quelles raisons emporter tout un tas de livres sur une île déserte ? Et d’ailleurs, pourquoi partir sur une île déserte ? Pour combien de temps ?
Quels sont les paramètres à prendre en compte pour choisir les titres à emporter ?

Premièrement, méfiez-vous de ce qui vous est (trop)familier, surtout le titre avec lequel vous êtes en plein accord, et que vous connaîtrez par cœur au bout de trois jours. La stimulation intellectuelle sera quasi nulle. De même, il est risqué de prendre le dernier « best-seller » (de l’été ou non), qui vous marquera un temps et dont vous aurez vite épuisé l’intérêt au bout d’un mois.
Ensuite, il est important de varier les genres et les styles. Celui qui choisit « l’intégrale de Proust », sous prétexte « que c’est gros », risque vite d’en revenir. Supportera-t-il encore Proust après six mois passés en sa compagnie ?….
Bref, il est essentiel de choisir de « bons livres ». Et qu’est-ce qu’un « bon livre » ? Un « bon livre » est celui qui nous ouvre de nouveaux horizons, au contraire du « mauvais » qui ne nous offre que de « l’attendu ». Cela implique que nous soyons nous-mêmes ouverts et disponibles pour les « bons livres ».
Ensuite, un « bon livre » est celui qui donne envie de le relire. Qui offre de nombreuses grilles d’analyses possibles, et de multiples renvois à d’autres œuvres, permettant une lecture dynamique. Enfin, un « bon livre » n’est pas à notre service : il doit nous stimuler et nous énerver. Car, rien de plus dangereux qu’un livre « à 100 % fascinant ou satisfaisant », ou pire, qu’un livre « qui nous délasse », le statut « pavé de plage » justifiant que l’on laisse son cerveau et son esprit critique au placard, sous prétexte que l’on cherche simplement du « divertissement ».

Ceci dit, voici donc les recommandations de Pep’s Café !, par exemple pour un séjour en île déserte : une liste se voulant diverse, européenne(on y retrouve quelques anglophones), ludique(puisqu’il s’y cache d’autres titres)-avec une touche parodique-dont l’idée et la structure s’inspirent d’un autre blogue. Que vous disposiez de deux mois ou « de deux ans de vacances… »

 
1/ La Bible : « Les livres ». Une bibliothèque idéale à en un volume. Une source inépuisable d’inspiration et pour mieux découvrir Son auteur…
Et même, à l’instar de Robinson*, plusieurs éditions ou traductions de la Bible-surtout celles dont vous n’avez pas l’habitude. Pour ma part, en ce moment, c’est plutôt la Bible du Rabbinat français(pour l’Ancien Testament), et la TOB, pour le Nouveau Testament. Lisez-la(particulièrement les livres qui vous sont moins familiers. Pep’s Café ! propose d’ailleurs plusieurs plans de lecture), méditez-la, étudiez-la, mémorisez-la, déclamez-la,  proclamez-la, et affirmez-la.

2/ Erri de Luca, bien sûr. Ses étonnantes et excellentes « exégèses » ou méditations bibliques : « Et il dit », « Première heure », « Noyau d’olive »… Un recueil de poèmes : « Aller simple », ses nouvelles : « Le Contraire de un », et un récent récit : « le tort du soldat ». Prenez-les tous pour découvrir un écrivain « vivant » et atypique dans toutes ses facettes. Et pour vous donner envie de lire la Bible.

3/ Des philosophes et penseurs chrétiens** ; des écrits pour réfléchir, résister et s’engager :  

Kierkegaard, qu’il faut lire et relire. Par exemple, en commençant par ses  « discours chrétiens » : « Pensées qui attaquent dans le dos » aux éditions « Première partie », dans lesquelles l’auteur se fait « éveilleur » et « réveilleur » ; « Les soucis des païens », dans lesquels, au travers les enseignements de l’oiseau et du lys, nous sommes ramenés aux vraies questions : pauvreté et abondance, insignifiance et grandeur, témérité et angoisse. Voir également son « Crainte et tremblement », un traité d' »épouvante existentielle » dans lequel il est question, à travers l’exemple du sacrifice d’Abraham, du rapport personnel de l’homme à Dieu : l’existence humaine se limite-telle à une série de devoirs, ou bien l’homme est-il appelé à quelque chose de plus grand ? Une philosophie à découvrir, puisque centrée, non sur la raison mais sur l’absolu. Un absolu auquel l’individu se confronte concrètement. Ou comment vivre la vérité (pour qu’elle soit non abstraite ou purement théorique, mais « subjective », « vraie pour moi »)et à vivre, par la foi, une relation personnelle avec Dieu-un Dieu également personnel.

Des écrits de jeunes, témoignant d’un engagement certain et d’un certain itinéraire spirituel :

« Nos limites : pour une écologie intégrale», par trois jeunes initiateurs du mouvement des « Veilleurs » : Gaultier Bès, Marianne Durano et Axel Norgaard Rokvam. Court mais dense.

« Lettres et carnets » de Hans et Sophie Scholl, deux jeunes frère et soeur allemands exécutés par les Nazis, le 22 février 1943 pour avoir élaboré et distribué 6 tracts du réseau de résistance « la Rose Blanche ». Lui avait 25 ans et elle 22. Une lecture recommandable aux jeunes gens, lycéens et étudiants qui y trouveront à la fois la spontanéité de la jeunesse, les contraintes du contexte historique, et les interrogations sur le sens de la vie et de l’histoire.

Sans oublier l’éducation et de quoi réfléchir à une vision biblique du monde : « Transmettre, apprendre », de Marcel Gauchet, « A la reconquête de l’éducation chrétienne » du Dr Albert E. Greene(l’histoire philosophique et culturel d’une éducation centrée sur un parcours scolaire chrétien) et « Modèles pour la société » de Landa Cope. Autant d’ouvrages dont nous parlerons bientôt en détail.

4/ Des livres pratiques et de référence : Un bon livre de cuisine : Pour s’y faire les dents, rêver des bons plats à faire, et être capable d’accommoder n’importe quoi à n’importe quelle sauce. Et un bon vieux dictionnaire-encyclopédique, pour apprendre de nouveaux mots et jouer au fameux jeu(du dictionnaire).

5/  Gilles Boucomont : pasteur de l’église unie du Marais, à Paris et animateur de blogue(un billet tous les tremblements de terre, mais qui vaut le détour à chaque fois). Il est aussi l’auteur de deux ouvrages, édités chez « Première Partie » : « Au nom de Jésus, libérer le corps, l’âme, l’esprit » et « Au nom de Jésus, mener le bon combat ». Un séjour sur une île serait donc l’occasion de le lire.

6/Des romans*** : il est utile, surtout en ce moment, d’emporter « Depuis 2000 ans » de Mihail Sebastian : un roman autobiographique(version romancée de son « journal ») qui retrace les dix années de vie d’un jeune juif roumain, de 1923 à 1933. Confronté aux violences de l’antisémitisme-jusque dans les universités et dans les milieux intellectuels, il s’interroge sur les causes qui le nourrissent depuis 2000 ans. Voir aussi son stupéfiant « journal » de 1935 à 1944, un document incomparable sur cet antisémitisme qui a sévi en Roumanie dans les années 30-40 et qui n’a été publié là-bas qu’en 1996, soit 50 ans après sa mort.

Lire aussi « Le Tentateur » d’Hermann Broch : roman posthume qui raconte comment un personnage assoiffé de pouvoir mystifie la population d’un petit village autrichien.

7/ Des livres d’« aventure et de voyage ». Des ouvrages drôles ou cocasses, permettant de passer à autre chose, tels :

« En Patagonie » de Bruce Chatwin. Ou le récit authentique d’une aventure qui a commencé par ce que l’auteur, enfant, croyait être « un morceau de brontosaure »… Le récit d’un voyageur(et non d’un « touriste »), doublé d’un excellent observateur.

« Pas de vacances pour Immense Savoir » de Mark Salzman : les aventures d’un Candide ou « d’un Tintin chinois pris entre le bouddhisme et les Gardes rouges » et un hommage à un grand classique de la littérature chinoise, « La pérégrination vers l’Ouest » de Wu Cheng ‘en. Une utile initiation (pour ceux que cela intéresse, avec une visée missionnaire ou non) à la culture chinoise(par quelqu’un qui a vécu en Chine) et aux multiples différences culturelles séparant orient et occident. Un regard distancié et critique sur les religions (la nuance est importante), les cultures et les traditions, y compris le matérialisme et la société dite « de consommation, d’abondance et de prospérité »(religion moderne ?) de notre occident, dans les 1970’s. Sont également mis en valeur les notions d’engagement et de fidélité.

8/ Un peu de SF avec « Le cycle du Bourreau » de Gene Wolfe. Une œuvre remarquable pour l’écriture très riche en allusions et influencée par la foi catholique de son auteur. Intriguant et déroutant. Une invitation à une lecture attentive. Ou alors de la SF-fantasy plus classique, avec « La Trilogie cosmique » et « les chroniques de Narnia » de CS Lewis.
9/ De la BD, ou plutôt, des « romans graphiques » : « Economix » de Michael Goodwin et Dan E. Burr, et « Maus », d’Art Spiegelman. Sans oublier, dans d’ autres genres, « Mafalda » de Quino, « Calvin et Hobbes » de Bill Waterson et « Le Baron noir », une fable politique de Got et Pétillon…

10/ Plusieurs grands cahiers et carnets, et de quoi écrire le livre manquant.

 

 

 

 

Notes :

* « Robinson Crusoé » (traduction de Françoise du Sorbier) de Daniel Defoe . Pour explorer les possibilités d’une île : la vôtre.

**D’autres auteurs inspirés par la Bible, chrétiens ou non : 

Dostoïevski, inspiré par la personne de Jésus-Christ. Voir « L’idiot » ou « les frères Karamasov », pour leur figure du Christ.

Saint-Exupéry, qui ne s’est jamais présenté en chrétien, mais dont l’œuvre comporte des principes bibliques : « Citadelle », un recueil de réflexions de l’auteur du « Petit Prince » sur la condition de l’homme et son lien à Dieu. Une oeuvre qui comporte plusieurs niveaux de lecture.

Charles Péguy : un auteur chrétien catholique engagé, mort au front le 5 septembre 1914,  et pour qui la foi, inspirée de la Bible, ne peut être qu’en action. Voir, par exemple, son œuvre poétique(« Le Mystère des Saints innocents » ou « Le Mystère du porche de la deuxième vertu », une méditation en versets, plutôt qu’en vers, sur l’espérance, l’amour de Dieu et l’innocence) ou son « Notre jeunesse »(un texte écrit après sa conversion et dans lequel l’auteur revient sur tout son parcours depuis l’affaire Dreyfus. Une sorte de « testament ».)

*** Si vous avez encore de la place dans vos bagages, osez vous attaquer à des cycles romanesques ou des romans cycliques : par exemple, « Les hommes de bonne volonté » (seraient-ce ceux capables de lire les 27 volumes ?) de Jules Romains : une vaste fresque du premier quart du vingtième siècle secoué par la guerre de 1914 et par les bouleversements sociaux qui l’ont précédée et suivie. Une multitude de personnages, issus de toutes les classes sociales, de “bonne” comme de “mauvaise” volonté. A lire d’une traite ou par blocs de trois ou quatre, si vous êtes en forme.
A moins que « la comédie humaine » de Balzac ne vous tente…

 

Si vous disposez de deux mois, ou moins, privilégiez la Bible, Erri de Luca, Kierkegaard, « Nos limites », au moins un des livres sur l’éducation, le livre de cuisine, le dictionnaire et la BD « Economix ». Sans oublier un cahier et de quoi écrire.

« Arrête-toi maintenant et je te ferai entendre la parole de Dieu »

Lecture de 1 Sam.910(lire avant le chapitre 8)

 

Voici un homme élevé et honoré par Dieu pour être « le conducteur de son héritage »(1 Sam.10v1). Cet homme est équipé pour cela par Dieu : lequel lui fait entendre Sa Parole(1 Sam.9v27), l’oint(10v1) et « lui donne un autre coeur »(10v9 et ss).

La fidélité et « l’obéissance, qui vaut mieux que les sacrifices »(15v22)sont nécessaires pour être ce conducteur.

Dans le cas contraire, en cas d’infidélité et de désobéissance(ou de rébellion) volontaires, une autre Parole se fera entendre : une Parole d’avertissement et de jugement(1 Sam.15v16 cf 13v13-14)

 

Scoop : La France n’est plus laïque….

"Le dimanche, au moins on s'arrête !" Une de "La Décroissance, février 2008, numéro 46

« Le dimanche, au moins on s’arrête ! »
Une de « La Décroissance, février 2008, numéro 46

Cela vous a peut-être échappé, mais le 24 juin dernier, des salariés des Galeries Lafayette et du Printemps avaient protesté, rue de Provence (Paris 9e), contre les récentes déclarations de Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du tourisme, sur le travail dominical, dénonçant une étape supplémentaire vers la généralisation(et la banalisation)de celui-ci…
Dans ce cadre, il me paraît utile de relever les propos du président de la Fédération protestante de France, qui s’est interrogé sur le sens de la libéralisation du travail le dimanche :
« Il est question de généraliser l’autorisation de travailler le dimanche… À mes yeux, ce n’est pas une bonne idée ! Qu’un pasteur réagisse ainsi n’étonnera personne, et pourtant ce ne sont pas des intérêts particuliers que je défends. Au contraire, ma démarche est antireligieuse ! Dans ce projet, je dénonce d’abord la religion de la consommation. La tendance à ne plus faire de différences entre les jours pour permettre de travailler et de consommer vingt-quatre heures sur vingt-quatre et sept jours sur sept, est l’affirmation sans complexe du culte de la consommation animé par sa prophétesse publicité (dont le credo est la loi du marché). C’est logiquement que le supermarché est devenu le lieu de la célébration par excellence, l’endroit où le travailleur fatigué s’enivre de musiques et de lumières pour mieux sacrifier dans la joie. C’est une expression de la liberté de culte, direz-vous.
Certes, mais ce qui est surprenant, c’est que ce culte semble devenir le culte officiel de notre République qui ne serait donc plus laïque ! Plus que cela, j’avance que ce culte reconnu a un penchant sectaire évident. Ceux qui suspectent sans cesse les mouvements religieux d’égarement, sont curieusement muets devant le lavage de cerveaux que subissent adultes et enfants par le biais d’une publicité omniprésente(…)! Ces défenseurs des innocents semblent indifférents à la frénésie consommatrice, à moins qu’ils n’en soient eux-mêmes le clergé ! Un comble !
Quand la Bible préconise des jours de repos et de fêtes, elle offre du temps pour célébrer Dieu, mais plus largement elle souligne la nécessité pour tout homme de sortir d’un travail dont il est potentiellement l’esclave. Le repos régulier qui peut donc se partager, comme se partage le travail, est alors l’occasion de prendre du recul et de réfléchir sur les finalités de son action.

La religion de la consommation : où cela nous mène-t-il ? Par Andy Singer

La religion de la consommation : où cela nous mène-t-il ?
Par Andy Singer

Pourquoi travailler plus ? Pourquoi gagner plus ? Pour qui ? Pour quelle vie ? Dans quelle création est-ce que j’inscris mon ouvrage ? »
Propos du Président de la Fédération protestante de France, donc. Mais il s’agissait du Pasteur Claude Baty….le 12 décembre 2007 !

Comme quoi, « rien de nouveau sous le soleil », et ici, comme sur d’autres sujets, il s’agit plus de continuité que de réelle rupture…

Et, comme en écho aux propos de Claude Baty, voici ceux d’un député(si quelqu’un connaît son nom…) : « il y a six jours pour avoir et un jour pour être… Tout dépend du type de société vers lequel on souhaite aller.»

En savoir « plus » ou mieux :
Le site : http://www.travail-dimanche.com/
Et le dossier de La Croix sur le sujet : http://www.la-croix.com/lacroixsearch/tag/travail%20du%20dimanche

Dont ces propos de Joseph Spiegel : « Je dois dire que la vie personnelle et familiale relativise bien des fois les questions du rapport au pouvoir, le sens de l’engagement. Je pense que l’on n’est jamais aussi bon dans la semaine que lorsque l’on vit pleinement son dimanche. » (Maire de la ville de Kingersheim dans le Haut-Rhin depuis 1989, ancien professeur d’EPS, qui a refusé la Légion d’honneur, Joseph Spiegel, 62 ans, travaille pour redonner du sens à la politique).
http://www.la-croix.com/Actualite/France/Joseph-Spiegel-Le-dimanche-permet-de-s-interroger-sur-le-sens-2014-06-20-1167409

Texte biblique à lire : « Tu travailleras six jours, et tu feras tout ton ouvrage. Mais le septième jour est le jour du repos de l’Éternel, ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton boeuf, ni ton âne, ni aucune de tes bêtes, ni l’étranger qui est dans tes portes, afin que ton serviteur et ta servante se reposent comme toi.
Tu te souviendras que tu as été esclave au pays d’Égypte, et que l’Éternel, ton Dieu, t’en a fait sortir à main forte et à bras étendu : c’est pourquoi l’Éternel, ton Dieu, t’a ordonné d’observer le jour du repos ». Deut.5v13-15 (voir aussi Exode 16 et Lévit.25)

La Bible est-elle la Parole de Dieu ?

Question d’importance, d’autant plus que certains(y compris au sein du Christianisme)le nient*.

Or, si la Bible n’est pas la Parole de Dieu, il nous sera impossible, quoiqu’on en dise, de disposer d’une norme absolue**, et il sera toujours tentant(ou possible)pour d’autres de substituer à la Parole de Dieu leur propre parole…qu’ils présenteront comme « Parole de Dieu ».

D’autre part, ceux qui nient que la Bible est la Parole de Dieu, mais qui affirment « qu’elle contient la(ou des)parole(s) de Dieu » se heurtent à un écueil : comment discerner les parties « qui seraient Parole de Dieu », et celles « qui ne le sont pas »(à l’instar du double problème de faire la distinction entre ce qui est historique et ce qui relèverait du « mythe » dans la Bible) ? Avec pour conséquence le risque de dérive et d’erreur lié au choix de prendre dans la Bible ce qui nous convient pour bâtir une théologie ou une philosophie « qui nous parlera plus »***.

 

La Bible est-elle la Parole de Dieu ?

La question est essentielle, disais-je plus haut. Elle liée à celle de l’autorité, et surtout, à la raison(pratique) pour laquelle nous devons prêter attention à ce que dit cette Parole. Ceux qui débattent sans fin, pour tenter de prouver que la Bible n’est pas la Parole de Dieu, oublient généralement d’y répondre, ou, du moins, noient tellement le poisson que ce point passe sous silence.
Sur ce qu’est la Bible, il existe plusieurs passages, notamment le témoignage rendu par le Seigneur Jésus-Christ aux Ecritures*.

Mais un autre élément, découvert dimanche dernier à la lecture de « Première heure » d’Erri de Luca, est aussi intéressant à considérer. J’en suis resté sur les fesses et en ai tiré deux enseignements :

Au chapitre 4 du Deutéronome, Dieu donne un avertissement au vers 9(concernant la manifestation de Sa présence au Sinaï) : « tu n’oublieras pas les paroles que tes yeux ont vues ». Mais nous savons que sur les pentes du Sinaï, les Hébreux entendirent des mots, et non qu’ils les virent. Quelques vers plus loin, nous lisons : « et a parlé à vous Dieu de l’intérieur du feu : voix de mots vous écoutez et image vous ne voyez pas, en dehors d’une voix ». Ici encore revient une voix qui est à voir au lieu d’être écoutée. L’Ecriture ici ne confond pas les verbes, mais elle raconte une expérience prodigieuse déjà décrite dans le livre de l’Exode , là où il est écrit que le peuple voit des voix, des foudres et la voix du cor et la montagne qui fume. Dans ce vers(le v18 du chapitre 20) se mêlent sous l’unique verbe voir des choses qui concernent la vue et des choses qui devraient concerner l’ouïe. Qu’est-ce que cela signifie ?

Deux maîtres du Talmud se sont interrogés à ce propos en donnant des réponses différentes. Rabbi Ishmaël cherche le sens raisonnable et explique que le peuple voyait ce qui était visible et entendait ce qui était audible. Rabbi Akiva reste fidèle au sens littéral et explique qu’ils voyaient la voix de Dieu faite de parler de feu. Il s’appuie pour cela sur le vers du Psaume 29 où on lit : « la voix de Dieu creuse des flammes de feu », c’est à dire forme avec son souffle une écriture incandescente. C’est ce que voyaient les Hébreux au pied du Sinaï. Rabbi Akiva, soucieux de s’en tenir au sens littéral, enseigne que la véritable écoute, lorsqu’elle est intense, coïncide avec la vision. Celui qui est profondément attentif  l’impression de lire, pas seulement d’entendre, les mots qu’il écoute. Dans le désert, la voix de Dieu est si puissante, si retentissante, qu’elle brouille les sens, qu’elle cause un vertige de l’oreille interne(…). Nul ne serait encore capable d’une telle écoute. Avec la sécurité de la distance, à travers la simple écriture d’un livre, nous recevons cet avertissement : « tu n’oublieras pas les paroles qu’ont vues tes yeux ». Aujourd’hui, voir ces paroles c’est toute l’expérience que peut faire celui qui lit ces aventures sacrées, avec un peu de nostalgie pour cette voix enflammée qui bouleversait les sens de ceux qui étaient tout entiers, en chair, en os et en nerfs, tendus, à l’écoute »(« La voix écrite » d’Erri de Luca In « Première heure », Folio, pp 63-65).

 

« La morale de l’histoire » ou les deux enseignements à retirer : 

1)la Bible est bien la Parole de Dieu. Dieu le proclame Lui-même et nous commande d’y prêter une grande attention. « Ecouter » ce Dieu qui a créé le monde au moyen de sa voix, à commencer par la lumière, et qui parle, « est la première urgence, la première requête », dit encore Erri de Luca. « Lire les Saintes Ecritures, c’est obéir à une priorité de l’écoute ».(Noyau d’olive, p 43)

2)Cela, nous pouvons le lire d’un ouvrier, passionné de Bible, quoique se déclarant « non croyant », et non de la part de quelqu’un se revendiquant « chrétien » et revendiquant des années d’études ou un titre universitaire. Dieu se glorifie ainsi par ce que le monde(y compris le « monde chrétien » ?) méprise.

 

 

 
Notes :

*Il est aussi « de bon ton »(dans les milieux « branchés » ?) d’opposer Christ, que l’on veut bien reconnaître comme « la Parole de Dieu », et la Bible, « les Ecritures », que l’on dévalue ou nie être la Parole de Dieu. Justement,  comment Jésus, « la Parole (de Dieu)faite chair », considérait-il la Bible ?

Lui-même a déclaré n’être pas « venu pour abolir la loi ou les prophètes »[les deux premières sections de l’Ancien Testament], mais être « venu non pour abolir, mais pour accomplir. Car, je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre, jusqu’à ce que tout soit arrivé » (Matthieu 5 : 17-18).

Il reconnaît la Bible comme étant :

– Divinement inspirée  : « Et Jésus leur dit : Comment donc David, animé par l’Esprit, l’appelle-t-il Seigneur, lorsqu’il dit… » (Matthieu 22 : 43).

-Parole de Dieu : distincte de la tradition humaine (« Il leur répondit : Et vous, pourquoi transgressez-vous le commandement de Dieu au profit de votre tradition ?Car Dieu a dit : Honore ton père et ta mère ; et : Celui qui maudira son père ou sa mère sera puni de mort.Mais vous, vous dites : Celui qui dira à son père ou à sa mère : Ce dont j’aurais pu t’assister est une offrande à Dieu, n’est pas tenu d’honorer son père ou sa mère.Vous annulez ainsi la parole de Dieu au profit de votre tradition » cf Matt.15v3-6 ;  « Si elle a appelé dieux ceux à qui la parole de Dieu a été adressée, et si l’Ecriture ne peut être anéantie » cf Jean 10v 35).

– Faisant autorité et ayant le dernier mot : « Jésus répondit : Il est écrit : L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu » (Matthieu 4 v4). « Jésus lui dit : Il est aussi écrit : Tu ne tenteras point le Seigneur, ton Dieu » (verset 7). « Jésus lui dit : Retire-toi, Satan ! Car il est écrit : Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras lui seul » (verset 10).

– Comme étant vraie, la vérité : Matthieu 12 : 40, Matthieu 24 : 37, Matthieu 19 : 4-5, Jean 17 : 17, Matthieu 22 : 29…..

-Et témoignant qu’elle témoigne de Lui, et qu’elle est centrée sur Lui : « Et, commençant par Moïse et par tous les prophètes, il leur expliqua dans toutes les Ecritures ce qui le concernait » (Luc 24 : 27).

Il ne reproche pas aux religieux de son temps d’être « bibliolâtres », mais de ne pas y croire :  « Vous sondez les Ecritures, parce que vous pensez avoir en elles la vie éternelle : ce sont elles qui rendent témoignage de moi » . (Jean 5 v39-47).

Les auteurs du NT proclament eux-même que leurs écrits sont revêtus de l’autorité divine :

« Et nous en parlons, non avec des discours qu’enseigne la sagesse humaine, mais avec ceux qu’enseigne l’Esprit, employant un langage spirituel pour les choses spirituelles. »(1 Corinthiens 2 : 13)

« C’est pourquoi nous rendons continuellement grâces à Dieu de ce qu’en recevant la parole de Dieu, que nous vous avons fait entendre, vous l’avez reçue, non comme la parole des hommes, mais, ainsi qu’elle l’est véritablement, comme la parole de Dieu, qui agit en vous qui croyez. » (1 Thessaloniciens 2 : 13)

Un exemple d’attitude d’hommes du NT, face à un enseignement, serait-il « inspiré de l’Esprit » ou venant d’un éminent serviteur de Dieu : Actes 17v11(« Ces Juifs avaient des sentiments plus nobles que ceux de Thessalonique; ils reçurent la parole avec beaucoup d’empressement, et ils examinaient chaque jour les Ecritures, pour voir si ce qu’on leur disait était exact »).

Concernant ce que l’Ecriture dit d’elle-même :
« Toute écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice. » (2 Tim. 3v16)

etc…

**A ce sujet, relève Guillaume Bourin, « les questions dites épistémologiques que nous devons toujours nous poser sont toujours : Comment je sais ce que je sais ?, comment puis-je être sûr que ce que je crois est vrai ? » D’autre part, souligne Guillaume Bourin, « ….nous nous devons de reconnaître que lorsque Dieu communique à ses créatures, il le fait en tant que Seigneur. Il n’abandonne pas sa seigneurie lorsqu’il nous parle, et ainsi sa parole nous est donnée de façon personnelle tout en portant les marques de sa puissance absolue, son autorité et sa présence… » ( http://leboncombat.fr/pourquoi-levolutionnisme-theiste-seduit-il-certaines-franges-du-monde-evangelique-francais/#comment-4262 )

*** Daniel Saglietto relève que « lorsque l’on a saisi que le texte biblique signifie exactement ce qu’il dit, alors l’ultime recours est de remettre en question la légitimité épistémologique du texte biblique(…)Cette approche est en fait un écho de la position libérale du XXe siècle qui ne pouvait ni supporter le fait de dire que les écrits canoniques sont Parole de Dieu, ni accepter que la Bible puisse correspondre de façon objective à la réalité ».

Voir la suite de l’excellent article de Daniel Saglietto sur le blog « Le Bon Combat », à propos de ce qu’est la Bible : http://leboncombat.fr/parole-dieu-parfaite/