Born again

Josh Garrels est un artiste chrétien américain hors du commun, que j’ai découvert récemment grâce au blogue « Cep et sarment », mais dont on parle fort peu sur la toile francophone. Cela peut se comprendre vu à quel point il est « hors de nos communs », surtout si nous sommes habitués à la louange pop de type Hillsong, Jésus culture, ou Glorious.

Vincent M.T. qui a écrit une note de blogue à son sujet sur Visio Mundus, relève que cet auteur-compositeur-interprète indépendant s’est notamment fait connaître par sa chanson Farther along (2011), inspirée du cantique éponyme (attribué à W.B. Stevens), où il évoquait le mystère du mal et l’amour du Christ.

Son style musical est extrêmement varié, touchant notamment à la folk, à la country, ou au rap/hip-hop. S’il ne « cache pas son drapeau » (chrétien), ses chansons parlent aussi bien à des chrétiens qu’à des gens qui ne le sont pas, simplement parce qu’il nous donne à entendre ses états d’âmes, ses questions, ses prières et ses espoirs en toute transparence et authenticité.  Sa musique se prête donc plutôt bien à l’introspection, ayant pour effet de remuer en nous des sentiments que l’on n’ose pas toujours explorer.

Ainsi, par exemple, dans « Born again » (« Renaître »), une chanson « pour les heures les plus sombres », Josh Garrels fait référence à cette exigence que Jésus présente dans l’Evangile selon Jean à la dernière personne qui semble ne pas en avoir besoin : le vieux docteur de la loi Nicodème, un homme qui n’a plus rien à prouver…Aujourd’hui encore, cette exigence garde toute son actualité et s’adresse également à nous, que nous ayons ou non un arrière-plan chrétien.

Cette chanson (voir le clip plus haut) est le cri de celui qui se sait esclave d’une maladie déshumanisante qui ronge le cœur de l’homme : le péché. Avant de prendre vos jambes à votre cou à la lecture de ce qui précède, notez que, contrairement à ce que nous pensons souvent, le péché n’a rien à voir avec le fait d’avoir « un mauvais comportement » ou une « mauvaise moralité ». Pécher, étymologiquement(en hébreu comme en grec), veut dire « manquer le but », soit « être à côté de la plaque » et « passer à côté » du cadre de l’alliance de Dieu avec l’homme, en violant celle-ci. Sans ce cadre, la liberté devient une liberté de tous les désirs et le résultat est la dispersion et la cassure, puisque l’éloignement avec Dieu casse ce qui nous relie aux autres.

Cette chanson est enfin le cri de désespoir de celui qui sait pécheur et enfermé dans une impasse. C’est pour cela qu’elle est aussi pleine d’espérance, parce qu’elle nous montre le chemin vers celui qui n’est pas venu « nous faire la morale », mais pour nous faire passer de la mort à la vie, de sorte que nous pourrons prendre un nouveau départ sur des bases entièrement nouvelles.

Bonne écoute !

 

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En ce moment, j’écoute : « Mon ancre et ma voile » de David Durham

« Cette espérance, nous la possédons comme une ancre de l’âme, sûre et solide… » (Hébr.6v19)

En ce moment, j’écoute « Mon ancre et ma voile », ce chant de David Durham(1).

Il y est question de Dieu et celui qui chante est un croyant, parce qu’il parle directement avec Lui en Lui disant « tu »(2) : « Dieu, tu es ma force, ma consolation ». Je suis donc un croyant, parce que je peux dire « tu » à Dieu !

Je suis un croyant parce que je peux m’adresser librement à Lui, crier à Lui, l’appeler, avec l’espérance et la certitude que Dieu est bien là, qu’Il m’entend et qu’Il me répond (3).

Le croyant n’est pas un croyant (uniquement) des œuvres passées de Dieu : « Ta voix a triomphé de l’ouragan, remporté le combat ». Il témoigne d’un acte de foi sans cesse renouvelé, sinon tous les jours, envers Dieu : « Tu m’offres chaque jour ton infaillible amour. Toi qui as fixé le cours des étoiles, Sois mon ancre, sois ma voile ! »

Le croyant, celui qui dit « tu » à Dieu, est aussi celui qui se sait (et accepte d’être) pardonné et sait pardonner(4) : « Ta grâce m’appelle à lever les yeux et suivre ton chemin. Ta miséricorde coule de la croix, Ton sang m’a racheté. Tout ce que je suis me vient de toi. Sans fin je te louerai ».

Alors ? Es-tu un croyant ?

Pour ma part, je retiens aujourd’hui de ce chant cette expression « Ta voix a triomphé de l’ouragan… », laquelle me rappelle ces psaumes :

« Rendez à l’Eternel gloire pour son nom! Prosternez-vous devant l’Eternel avec des ornements sacrés!  La voix de l’Eternel retentit sur les eaux, Le Dieu de gloire fait gronder le tonnerre; L’Eternel est sur les grandes eaux.  La voix de l’Eternel est puissante, La voix de l’Eternel est majestueuse.… » (Ps.29v1-4)

« Les fleuves élèvent, ô Eternel! Les fleuves élèvent leur voix, Les fleuves élèvent leurs ondes retentissantes.  Plus que la voix des grandes, des puissantes eaux, Des flots impétueux de la mer, L’Eternel est puissant dans les lieux célestes.… » (Ps.93v3-4)

 

 

 

Notes : 

(1) Mon ancre et ma voile. Paroles : David Durham. Musique : David Durham et Rolf Schneider (2003). JEM 3-792.

Ecouter cette autre version chantée ; et cette version instrumentale

(2) Comme dirait l’écrivain napolitain Erri de Luca.

(3) A noter qu’un « silence » est une réponse, qui ne signifie pas nécessairement « une absence » ou « une distance » de Dieu, mais plutôt Sa disponibilité.

(4) Voir notre article sur Erri de Luca et le pardon.

 

“That was then, This is now”

« Avant », c’était avant. Mais l’important est ce que tu es « maintenant » et ce que tu seras, sans revenir en arrière. Et comment tu l’es devenu (2 Cor.5v17 et ss).

Voici, en guise d’illustration, un chant de Josh Wilson, qui est un appel à sortir de l’ombre et à y renoncer, pour venir en pleine lumière(1 Jean 1v5-9).

Te connaître

….Seigneur Jésus, non pas « plus », mais « mieux »…

« Car mes pensées ne sont pas vos pensées…dit l’Eternel » (Es.55v8)

« Et je considère même toute chose comme une perte, à cause de ce bien suprême : connaître Jésus-Christ mon Seigneur, pour qui je me suis privé de tout avantage personnel ; je considère tout cela comme des déchets, afin de gagner le Christ » (Phil.3v8. BFC)

« Tout est fini…. »

Dans l'original, en un seul mot, ce dernier cri de Jésus à la croix : "Tetelestai" ! "Tout est accompli !"

Dans l’original, en un seul mot, ce dernier cri de Jésus à la croix : « Tetelestai » ! « Tout est accompli ! »

Les mots “tout est fini” correspondent à un seul mot en grec : « tetelestai ». Il signifie que “tout est fini et définitivement accompli”. Ce mot était souvent employé par les éleveurs. Lorsqu’un animal naissait dans le troupeau et que celui-ci était parfait, sans aucun défaut, l’éleveur s’écriait : “Tetelestai ! Tetelestai !”

Les artistes ou les ouvriers employaient la même expression, lorsqu’ils étaient venu à bout de leur œuvre : “Tetelestai ! Tetelestai !”

Et « Tetelestai » était aussi employé couramment par les Grecs Anciens dans le commerce, pour signifier qu’une dette était payée (cela ne s’invente pas !).

C’est ce mot que Jésus emploie en Jean 19v30 pour signifier que ce qu’il était venu accomplir était achevé. Aux yeux des hommes le regardant mourir à la croix, Jésus « a raté sa vie ». Mais si Jésus n’a pas « réussi dans la vie », selon les critères de ce monde ou d’un certain publiciste, Il a véritablement « réussi sa vie », puisqu’il a pu dire : « Tetelestai, tetelestai », « l’œuvre que le Père m’a donné est achevée »(Jean 17v4) ; « Tetelestai, tetelestai », « l’agneau parfait a été trouvé » (Gen.22v7-8, Jean 1v29) et « la dette a été payée »(cf Luc 7v36-50).

« Tetelestai, tetelestai », « tout est fini et définitivement accompli », c’est aussi un beau chant de Jimmy Needham (« It is finished »), tiré de l’album « The Hymns Sessions », Vol.1, et que je vous invite à écouter pour le Week-end.

Bonne écoute et bonne méditation autour de ce que Jésus a fait pour vous : “Tetelestai ! Tetelestai !”
 

En ce moment, j’écoute « Dieu de toute grâce »

Bonjour ! Voici un chant(1) inspirant à (re) découvrir pour l’été, propre à l’adoration, et pour apprendre à donner et à recevoir :

Bonne écoute, dans Sa présence !

Texte biblique à méditer : 

« Mon Dieu, je veux faire ce qui te plaît,
et ta loi est tout au fond de moi. »
Dans la grande assemblée, j’ai annoncé ta justice ;
non, je ne retiens pas mes lèvres,
SEIGNEUR, tu le sais !
Je n’ai pas caché ta justice au fond de mon cœur,
j’ai parlé de ta loyauté et de ton salut,
je n’ai pas dissimulé ta fidélité et ta vérité
à la grande assemblée.
Toi, SEIGNEUR, tu ne retiendras pas loin de moi ta miséricorde,
ta fidélité et ta vérité me préserveront toujours ». (Ps.40v9-12. TOB)

 

Notes : 

(1) »Dieu de toute grâce » (JEM 3, N° 745). Paroles et musique de Thérèse Motte(2000)/ soliste Estelle Ghyselinck/ flûtes Jean-Louis Olivier/ Violon Emilie Le Van/ Piano Thérèse Motte.

Paroles et accords sur le site shir.fr.