Un verset et une question(7) : « Il a été cru dans le monde »

Source : convergence bolcho-catholiques

« Il a été cru dans le monde » (1 Tim.3v16)

« Il », c’est Jésus. As-tu cru en Lui ? Et moi, ai-je donc cru en Lui ?

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Ne faites pas (la) peur !

Quelles sont tes peurs ? Pourquoi as-tu peur ?

Quelles sont tes peurs ? Pourquoi as-tu peur ?

Comme chaque année, pendant la période fin octobre-début novembre, « le bon goût » a été de « jouer » à (se)faire peur. Certes, les festivités macabres sont derrière nous, mais le thème me paraît toujours d’actualité, d’autant plus que l’on connaît cette sorte de « fascination » pour la peur, de la part de notre prochain, et même des plus jeunes(du moins, ce qu’ils en disent)-illustré par exemple, via un certain goût pour les « films d’horreur ».

Mais qu’est-ce que la peur ? D’où vient cette fascination pour la peur ? Est-elle saine ? Comment la gérer ? Est-on « moins » un « homme » parce que l’on a peur ou parce que l’on a avoue avoir(eu)peur ?

Le pasteur Gilles Boucomont rappelle que la majorité des auteurs bibliques définissent la peur comme le contraire de la foi, ou de la confiance. Le mot « peur » est très présent dans le Nouveau Testament, via le terme « phobos » employé 47 fois, et le terme « phobeo »-avoir peur-employé, lui, à 93 reprises !

Voici un exemple d’événement ayant suscité la peur ou le trouble : Luc 2v9 ; Matt.2v3.

La peur est-elle mauvaise ? Selon les pompiers, par exemple, dans le cadre de formation à la sécurité, la peur peut-être bonne. Celui qui n’a pas peur dans une situation de danger est soit un fou, soit un inconscient. Il existe « une bonne peur » qui sert à nous protéger et à nous tenir en éveil, face à ce qui est franchement dangereux. Sur un plan plus « philosophique », on pense aussi à « l’heuristique de la peur » de Hans Jonas, posé dans son « principe de la responsabilité ».

Cependant, la peur est aussi « mauvaise conseillère », dans le sens que nous pouvons estimer que tout ce qui est nouveau et inconnu(pour ne pas dire « différent ») est potentiellement dangereux : l’entrée dans une nouvelle école, l’arrivée d’un nouveau camarade qui nous paraît « bizarre », une situation nouvelle, etc….La peur est aussi « mauvaise conseillère », parce qu’elle nous pousse à réagir de façon irrationnelle.

Voici un autre exemple où un groupe de personne a pris peur et pourquoi. L’intérêt de cet exemple est aussi de amener à comprendre ce qui a mis fin à la peur : Marc 6v45-51 (cf 1 Jean 4v18 ; Es.30v15)

La peur est toujours « la peur de »(quelque chose : d’un danger ou d’une punition). Elle a toujours un objet, à la différence de l’angoisse, qui est sans objet. La peur est aussi distinct de la crainte, qui est le respect, la vénération, dû(e) à quelqu’un d’autre (cf Ps.111v10 ; Rom.13v7). La peur est tellement présente au point d’être banale que l’exhortation n' »aies pas peur » revient sans cesse(environ 365 fois dans la Bible, sous des formes différentes, selon certains : soit une ressource pour chaque jour de l’année !).

En français, « phobos » et « phobeo » ont donné le mot « phobie », qui exprime toute une gamme de sentiments(de la crainte à la frayeur) à l’égard de personnes, de situations : de l’agoraphobie-la peur des espaces et des foules, exprimée par le personnage joué par Sigourney Weaver dans le thriller « Copycat »(1995)-à la xénophobie(la peur des autres peuples)…A noter une certaine évolution(ou dérive) de langage, traduisant, par exemple, « homophobie » ou « islamophobie »(pour ne pas dire « christianophobie »-qui me paraît impropre)comme étant une haine et non une peur à l’égard des homosexuels, des musulmans ou des chrétiens…(cf ce qu’annonçait le Seigneur Jésus à ses disciples dans Jean 15v18-25 ; Luc 21v17, etc…)

"Peur de son ombre". Dessin préparatoire de Tim Burton pour le court-métrage "Vincent"

« Peur de son ombre ».
Dessin préparatoire de Tim Burton pour le court-métrage « Vincent »

 

Qu’est-ce qu’encore que la peur ? Et surtout, d’où vient-elle ?

Selon Gilles Boucomont, la peur est une construction mentale, dont la cause est une « confiance malade »(ou un manque de confiance en soi, les autres…en Dieu). Nous nous faisons « nos propres films » ou « une tempête dans un verre d’eau », à propos de choses qui n’existent pas. L’ombre d’un chiot(ou notre propre ombre), un rendez-vous chez le médecin ou le dentiste…peuvent ainsi prendre des proportions insoupçonnées.

 
La peur est dangereuse, puisqu’elle peut être exploitée à des fins totalitaires. Examinez ou déconstruisez, par exemple, les discours de certains démagogues, dont l’objectif reste de ne pas vous détromper sur l’objet de votre peur, quand le bouc émissaire commode n’est pas désigné !


A l’inverse, ce que nous propose Jésus, c’est un travail salutaire de déconstruction de nos peurs(ou constructions mentales)et de reconstruction de la confiance-car la réponse à la peur reste l’amour et la confiance. Jésus nous invite à « retrouver le sens des proportions », de sorte à ne pas rester focalisé sur ce qui est en réalité petit ou insignifiant(ou de l’ordre du fantasme), pour considérer l’immensité de la bonté et de la grâce de Dieu, qui est Celui qui nous libère de toutes nos peurs(comme Il a libéré Son peuple d’Egypte, « de la maison de servitude » cf Exode 20v2). Jésus nous invite enfin à passer « de la peur de tout » à la crainte de l’Eternel, pour que nous connaissions « la joie de craindre Dieu ».

(D’après Gilles Boucomont. Au nom de Jésus : libérer le corps, l’âme, l’esprit »(Ed. Première partie, 2010, pp 248-251)

 

Pour aller plus loin :

Recherchez les différentes peurs de David et comment celui-ci les a « gérées » (cf 1-2 Samuel et 1 Chroniques)

 

Des statistiques 100 % fiables(pour une fois) !

Voici, avec un poil d’avance, mon premier billet depuis le 1er janvier :  des « stats »  de nature « à casser l’ambiance », en cette période de début d’année. Pourtant, elles sont(pour une fois)fiables !

En effet, « 100 % des êtres humains mourront un jour ! »*
Ha, ha ! Bon, et après ?

« Il est réservé aux hommes de mourir une fois et après le jugement ».(Hébr.9v27, cf Jean 5v29, Dan.12v2)
« Tout homme est un souffle » et nous ne sommes que de passage(des résidents temporaires)sur cette terre »(Ps.39v12-13)

Quelque soit leurs nombres d’années(impressionnantes pour la plupart), la fin de la vie de toutes les personnes figurant en  Gen.5v1-21, 25-31 est la même : « Et il mourut ».

« Et ils moururent »tous, sauf Hénoc (v22-24), dont on sait qu’une seule chose de ce personnage :
« Il a marché 300 ans avec Dieu »(cf Hébr.11v5-6) et « Il eut des fils et des filles ».
Ainsi, loin de sombrer dans le fatalisme et le cynisme face à l’inéluctable (quelque soit votre position sociale ou votre niveau d’étude),
Hénoc a choisit, au contraire, de parier sur l’avenir(« il eut des fils et des filles », dont on peut douter qu’il se soit contenté de les regarder pousser)et surtout, sur son avenir éternel.
Sa seule œuvre pour être déclaré juste ?(cf Jean 6v2829) Mettre sa confiance en Dieu, une confiance concrétisée par sa marche d’une longévité inégalée(300 ans-le Christ « hors concours ») avec Dieu.

 

 

 

Et vous ?

 

 

 

 

 

Notes :
*Sur un échantillon de 7 milliards d’êtres humains.