« Le changement, c’est maintenant ! »….dit la Bible

"Le changement" ? " Yes, we can", dit la Bible ! Et "c'est maintenant !"

« Le changement » ?  » Yes, we can », dit la Bible ! Et « c’est maintenant ! »

Est-il possible de changer ?

Vaste question ! Mais la Bible répond sans hésiter : « oui ». « Yes, we can », en Jésus-Christ. « Le changement, c’est (même) maintenant » !

Mais qu’est-ce qui change ? Qu’est-ce qui a changé pour vous, qui êtes peut-être chrétien et connaissez le Christ comme votre Sauveur et Seigneur personnel ?

En quoi Dieu nous transforme-t-il ? Qu’est-ce que « devenir chrétien » ?

Le changement s’opère-t-il au niveau de nos pensées ? Pour « penser juste » ?

Est-ce au niveau de nos émotions ? Pour « ressentir juste » ?

Est-ce au niveau de nos actions, de notre éthique ? Pour « agir juste » ?

Aucun des trois !

La réponse, dans cette prédication d’Olivier Keshavjee, « animateur paroissial » suisse, sur Ephésiens 4v17-24 : « vivre une vie nouvelle ».

Bonne écoute et bon week-end !

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Relisons ensemble l’épître « aux Ephésiens »

Depuis quelques temps, il me semble que tout semble converger-ou inciter-à (re)lire et (re)découvrir l’épître de Paul dite « aux Ephésiens ».

Ce constat vient notamment 1)de préoccupations personnelles récurrentes relatives à la façon dont nous sommes censés vivre en tant qu' »expression locale du corps de Christ »(soit la vie de l’église locale) ; 2)de la relecture(répétée et encore récente) d’articles* relatives à cette lettre, ainsi que 3)du choix de mon pasteur d’étudier « Ephésiens » pendant toute l’année lors des cultes du dimanche. Ce n’est sans doute pas « un hasard ». Ou alors « un hasard avec un grand D ».

Que nous enseigne cette épître ?

Déjà, il s’agit d’une des lettres dites « de la captivité de Paul »(avec Philippiens, Philémon et Colossiens). Ensuite, une remarque, concernant l’intitulé et l’adresse de cette épître particulière impersonnelle : plusieurs manuscrits(et des meilleurs)laissent d’ailleurs « en blanc » la mention du destinataire (« aux Ephésiens »)dans la salutation(1v1). De quoi donner à penser que l’épître de Paul, dite « aux Ephésiens », ne serait pas vraiment(ou exclusivement)adressée « aux Ephésiens »**, mais qu’il s’agirait en réalité d’une sorte de lettre circulaire adressée aux église d’Asie mineure. Elle s’adresse à l’Eglise universelle ou au corps de Christ, composé de tous les croyants en Christ. Vous pouvez donc tout à fait la lire aujourd’hui, comme si elle était adressée à votre propre communauté(« A l’église-ou « aux Saints »-réunie à Paris, Lyon, Marseille », etc…) Une lettre actuelle, donc.

Quel est son contenu ?

Son thème central est « le mystère de Dieu » pour le salut du monde, voilé durant les siècles, accompli en Christ, et maintenant révélé, « déployé » dans l’Eglise. Paul n’écrit pas en réaction contre des fausses doctrines(à l’instar de l’épître aux Colossiens ou aux Galates), ou pour répondre à des questions(Corinthiens), mais pour transmettre un exposé de la doctrine, des vérités divines, pour consolider la foi des croyants.

Une épître courte et dense, riche en enseignements, à une époque où ce qui est « doctrinal » semble actuellement dévalorisé au profit de « l’expérience », et tout à fait cohérente.

Elle est aussi très bien structurée : On relève une première partie(ch.1-3) sur Dieu(le « Dieu trinitaire » cf ce que l’on y apprend de Christ et du Saint-Esprit, par exemple : wow !), ce qu’Il a fait(voir les verbes d’action du ch.1 le concernant, et ce qui nous reste à « faire », de notre côté), l’Eglise, notre position en Christ, ainsi que sur ce à quoi nous sommes prédestinés et ce pourquoi nous avons été adoptés(Eph.1v1-12). Suit une seconde partie(ch.4-6), relative aux applications pratiques de ce qui précède et que l’on pourrait résumer en gros : « vous êtes[et vous savez pourquoi], soyez », ou « vivez comme tels ». Ainsi : ne cherchez pas à « faire »(ou à « fabriquer »)l’unité : « vivez (dans) l’unité » ou « gardez l’unité »(Eph.4v3. Comp. avec 2v11-19) ; ou ne cherchez pas à « faire pour être »… « des enfants lumière », mais « marchez comme des enfants de lumière », produisant « le fruit de la lumière »(Eph.5v8-9). « Soyez » ou « ne soyez pas », non parce que « ce serait bien » ou parce que « ce serait mal », mais parce que « c’est ce que vous êtes », ou parce que « c’est contre-nature ». Et vivez, non pas de manière individuelle, individualiste, mais dans la communion, l’amour, la réciprocité…

Un élément marquant, pour moi, aujourd’hui, dans cette lettre : aux chapitre 1-2, il est fait question des « richesses infinies » de Dieu, réservées et au bénéfice, non pas d’une personne, ou d’un petit groupe de personnes, mais de toute la communauté. Face à ces « richesses infinies »(célestes, spirituelles), quelle attitude devons-nous adopter, nous croyants ? Sera-t-elle différente de celle que nous devons adopter ou manifester, face aux « richesses(ressources) finies »(ou terrestres) ? Comment manifesterons-nous ainsi le caractère de Dieu, marqué par l’abondance, la générosité, la sagesse et la justice ?

En étant de « bons (et fidèles) intendants des diverses grâces de Dieu », servant les autres et non nous-mêmes ! (1 Pie.4v10. Comp. avec Marc 6v43-44)

 

 

Notes :

* « Connaître le Dieu trine »(prédication pêchée sur le blogue « Théologeek ») et « voler et copier dans le cadre de la communauté »(article auquel je fais référence ici)

**Ephèse, une cité grecque d’Asie mineure dont la fortune ou la prospérité semblait venir de toute une industrie au service de la déesse Artémis(ou Diane). Comparer avec Actes 19.

« Apocalypse No(é) » : ou quand l’adaptation personnelle d’un épisode biblique est prétexte à raconter ses propres obsessions

La façon de mettre en scène les catastrophes en dit long sur nous-mêmes Par Andy Singer

La façon de mettre en scène les catastrophes en dit long sur nous-mêmes
Par Andy Singer

Difficile d’y échapper, du fait d’une campagne de promotion tapageuse et omniprésente.
Il s’agit bien entendu du film « Noé » (que je n’ai pas vu), de Darren Aronofsky*.
Le film n’était même pas encore sur les écrans français qu’il faisait déjà l’objet d’un déluge de critiques**.
La plus sévère étant celle de Jeremy Sourdril(«Pourquoi vous ne devriez pas aller voir le film NOÉ au cinéma ») , dans enseignemoi.com, mettant en garde les croyants contre les ajouts et l’esprit du film*** : « Le film Noé vous ment sur la véritable histoire de Noé. Il vous ment sur Dieu et sur les démons ».

Et de pointer le contraste entre l’acteur principal Russel Crowe****-qui, « fier de son film », a déclaré que « Beaucoup de gens pensent qu’ils connaissent l’histoire de Noé, mais ce ne sont que de vagues souvenirs de catéchisme, pas ce que la Bible dit vraiment » !-et le réalisateur, « qui, lui, athée », aurait déclaré[je n’ai pas pu vérifier] que « c’était le film biblique le moins biblique jamais réalisé ».

Qu’a voulu exprimer le réalisateur avec ce film ? Faut-il aller le voir ? Peut-il être un « vecteur d’évangélisation »(gros mot pour certains) ?

 

Les américains, des raconteurs d'histoire : la leur ! (Scène du film : "Mud, sur les rives du Mississipi)

Les américains, des raconteurs d’histoire : la leur !
(Scène du film : « Mud, sur les rives du Mississipi », de Jeff Nichols-2012)

Avant d’aller plus loin, il convient de garder à l’esprit une évidence, soit que l’adaptation du récit de Noé est américaine. Or, comme le soulignait fort pertinemment le chercheur en relations internationales Chady Hage-ali (Voir son blog « Stratpolitix ») dans un commentaire daté du 13 mars 2014, en réaction à l’un de nos billets « action mais pas réaction » :
« Le cinéma américain[ou un certain « cinéma américain »*****], qu’on l’aime ou pas, n’est jamais neutre et gratuit, comme, du reste, toute œuvre artistique ou production humaine. Qu’il s’agisse de faire de la propagande ou de l’argent [ou dans l’idéal, les deux à la fois], le cinéma US est une « machine à rêves », une « arme idéologique » qui s’intègre au « soft power », donc à une stratégie de séduction, de diffusion des idées et valeurs, de rayonnement culturel ou de « conquête des esprits » douce et affûtée. Il faut toujours appréhender une œuvre en pleine connaissance de cause et pleine conscience. Hélas, on n’incite certainement pas les jeunes à développer leur esprit critique afin de ne pas inhiber leurs (si rentables) pulsions consuméristes. Même lorsque l’on regarde un film américain portant sur un épisode de la Bible (actuellement, c’est « Noé » qui fait l’objet d’une promotion tapageuse), il faut avant tout se mettre en tête que la Bible est un prétexte que les Américains utilisent pour se raconter eux-mêmes… »

Tirer parti d’une adaptation littéraire ou-ici, biblique-pour raconter tout autre chose, et, surtout, soi-même.

Effectivement, sur ce point, l’une des critiques(non chrétienne-celle du site Critikat) les plus intéressantes du film, parce qu’elle en dit long sur les objectifs et obsessions du réalisateur, relève qu’« Au-delà de sa relecture apocryphe du mythe(sic), Noé est avant tout la chronique – presque minimaliste – d’une obsession, cette aliénation de l’esprit à l’idée(…) Ici, cela revient à jouer des trous du texte : qu’est-ce qui a pu amener Noé, élu de Dieu et sauveur de toute race vivante, à finir ivrogne, nu, endormi sur une plage, maudissant sa progéniture ? »

Ce qui est vrai en journalisme dans le traitement de l’information est aussi vrai dans la façon de raconter une histoire(en l’adaptant) : tout est une question d’angle (de point de vue) et de regard. Et ici, quel est le regard du réalisateur-adaptateur sur ce récit de Noé, contenu dans les chapitres 6-9 de la Genèse ? Quel est son regard sur Dieu, l’homme, l’engagement de Dieu par rapport à l’homme ? Qui est valorisé, glorifié, en fin de compte ? La question semble être là.

Un autre internaute, au sujet de la mini-série « The Bible », jugeait déjà que le propre d’un film (ce qui est aussi son problème) vient « de ce que les images (et les sons) s’impriment dans nos mémoires. Il suffit d’une expression du visage ou de quelques mots inventés pour nous donner une autre compréhension de l’Evangile… » qui risque de ne plus être l’évangile.
Une telle « superproduction » aura-elle un impact positif sur les spectateurs ? Peut-elle donner à connaître fidèlement et véritablement le message de la Bible ?

Avec « Noé, le film », il semble que l’on en soit loin. Car, ici, comme l’analyse Critikat, l’idée du film « est de transformer, par une suite de glissements parfois rocambolesques, son super-héros primitif en dément obtus, dévoué à sa mission jusqu’à l’absurde. À savoir que Noé, pris d’une sorte de folie fondamentaliste, aurait condamné l’humanité dans son ensemble, jusqu’à en dessouder sa descendance (….) ». L’idée, jugée «belle», « parce qu’elle conjugue, pour les mettre en crise, les deux pôles élémentaires des genres cinématographiques invoqués par le mythe de Noé : le film biblique et le film catastrophe. Côté Bible : le récit des pionniers en mission pour Dieu, vieille lubie hollywoodienne, qui consiste à rabattre l’Ancien Testament sur l’histoire de l’Amérique. Côté apocalypse : la famille en crise, éternel envers du disaster movie, qui profite du cataclysme pour renouer les liens. Dans le fond, Noé a moins à voir avec Les Dix Commandements ou 2012 qu’avec Shinning ou (…)Take Shelter******. C’est-à-dire des films où la cellule familiale se retrouve menacée par les obsessions entropiques du patriarche. Le film d’Aronofsky partage avec celui de Jeff Nichols le motif de l’abri servant à trouver refuge autant qu’à attiser une angoisse – et avec celui de Kubrick l’idée du film-labyrinthe, une boîte-cerveau ici prétexte à un duel à distance entre deux pères prédateurs, repliant ainsi à échelle humaine l’interrogation à double tranchant du récit : un conflit entre obédience divine (l’homme doit se résigner aux voies du Seigneur – mais jusqu’à quel point ?) et humanisme vaguement nietzschéen (l’homme ne doit pas obéir à Dieu mais à sa propre volonté – de puissance) ?….. »

Bref, si l’on en croit ce qui précède, la simplicité du message biblique semble noyée dans « Noé », film se voulant complexe et ambitieux. Pourra-t-on encore faire un « Noé biblique » après celui-ci ? A moins que cela ne soit « Noé, le film : après moi, le déluge ? »

Pour ma part, je ne suis guère tenté (pour l’instant) d’aller voir ce film, mais si vous souhaitez absolument(et légitimement)vous faire votre propre opinion, il me paraît judicieux de vous conseiller de lire avant le récit original de la vie de Noé et du déluge, dans le livre de la Genèse (chapitres 5v29 et 610).
A noter que l’on reparle de Noé dans l’Ancien Testament : Premier livre des Chroniques 1v4 ; Esaïe 5v:9 ; Ezéchiel 14v14, 20
Et dans le Nouveau Testament.
A propos de Noé et de son arche : http://bibliorama.fr/archeo_deluge.html

Un article de la revue Promesses, sur « l’après-Noé ».

 

 

 
Notes :

*« Noé » de Darren Aronofsky(USA, 2013. Sortie française 9 avril 2014) Avec Russell Crowe (Noé), Jennifer Connelly (Naameh), Douglas Booth (Sem), Logan Lerman (Cham), Emma Watson (Ila), Anthony Hopkins (Mathusalem), Ray Winstone (Tubal-Caïn)

 

** D’autres critiques :

http://cahierslibres.fr/2014/04/faut-il-bruler-noe-darren-aronofsky/

http://evangelion116.fr/noah/

http://www.fait-religieux.com/-noe-de-darren-aronofsky-face-a-un-deluge…de-critiques

http://www.filmdeculte.com/cinema/film/Noe-5020.html

http://www.la-croix.com/Religion/Actualite/Le-film-Noe-s-attire-les-foudres-de-chretiens-et-de-musulmans-2014-03-11-1118731

http://cinema.jeuxactu.com/news-cinema-noe-que-pense-la-critique-americaine-du-film-22995.htm

http://www.huffingtonpost.fr/2014/04/09/noe-bible-darren-aronofsky-blockbuster_n_5110985.html

Et le point de vue du réalisateur :
http://www.metronews.fr/culture/darren-aronofsky-noe-c-est-mon-film-de-super-heros/mndh!1qNui8yW7icug/

http://www.premiere.fr/Cinema/News-Cinema/Darren-Aronofsky-il-fallait-que-le-spectacle-de-Noe-soit-enorme-que-les-miracles-soient-sur-l-ecran-3978671 : « J’essayais d’être fidèle au Livre et je voulais qu’il y ait une petite ambigüité à la fin. C’est l’histoire d’une seconde chance donnée à l’humanité. Et cette seconde chance, c’est nous », explique le réalisateur.

*** des éléments(« les ajouts » au récit biblique)dénoncés par la critique sur enseignemoi.com corroborés ici : « Dans cette Terre d’avant le Déluge, quelques générations seulement se sont écoulées depuis qu’Adam et Eve ont été chassés de l’éden, la mue du Serpent (oui LE serpent) est une relique presque magique et des anges déchus appelés Gardiens désormais prisonniers de corps de Pierre cohabitent avec les hommes. Ainsi cet univers ne nous semble pas si éloigné finalement des Terres du Milieu de Tolkien ou de l’Age Hyborien de Robert E.Howard toile de fond des aventures de Conan le Barbare(…)
La seconde partie s’ouvre sur une séquence que n’aurait pas reniée un Mallick ou un Kubrick, Noé raconte la création de l’univers, Aronowsky tente de concilier le récit biblique et la science montrant que les « jours » évoqués dans la Genèse couvrent des millions d’années.
Le film troque alors sa dimension épique pour un huis-clos, Noé devenant un antagoniste quand il annonce, menaçant qu’il n’y a pas de place dans ce nouveau monde pour l’humanité et qu’elle doit s’éteindre avec eux. On retrouve le thème du sacrifice très présent dans l’Ancien Testament Noé étant prêt à sacrifier ses futurs petits enfants à ce qu’il croit être la volonté divine(…)un vilain plus complexe qu’il n’y parait, traversé lui aussi d’interrogations sur ce Créateur dont il attend des réponses qui ne viennent jamais. Il développe une philosophie intéressante sur la place de l’homme dont le destin d’après lui est de dominer la création (…)
Plus mythologique que biblique, plus chamanique que religieux, aussi ésotérique qu’épique, Noé bien qu’imparfait est un film d’une ambition démesurée qui par sa puissance évocatrice reste longtemps à l’esprit ».

 

**** Lequel Russel Crowe avait pensé faire appel au Pape François pour faire « la promo du film » : « Sur Twitter, l’acteur a ainsi interpellé lundi 24 février @Pontifex : « Cher Saint-Père… le film Noé : une projection ? Le message du film est puissant, parlant, retentissant… » Un message immédiatement suivi d’un appel aux internautes à relayer le message : « Compte tenu de son message environnemental et de ses connaissances savantes, j’essaie d’organiser une projection de Noé pour le pape François… Vous m’aidez ? »
Sans réponse de l’évêque de Rome, Russell Crowe s’est montré particulièrement déterminé en insistant le 25 février : « Cher Saint-Père, désolé d’avoir mis le bazar dans vos réseaux sociaux… Je pense sincèrement que le film Noé va vous fasciner. » Appel qu’il a encore ponctué un peu plus tard d’un « peut-être que ça se fera, Inch’Allah ».

 

***** Je nuance, car, je tiens à le préciser, j’apprécie beaucoup « un certain cinéma américain »(d’auteur-classique et contemporain : voir les différentes critiques de films sur ce blogue)

 
******Take Shelter
Drame réalisé en 2011 par Jeff Nichols
Avec Michael Shannon , Jessica Chastain , Tova Stewart …
Date de sortie : 04 janvier 2012

Histoire d’un homme ordinaire, mari et père concerné, ouvrier de chantier, dont les nuits et bientôt les jours sont hantés par des visions de catastrophes et de menaces sur sa famille et sa communauté. Leur persistance le conduisant à les prendre pour prémonitoires, il s’attelle à la sécurisation de son foyer, sous le regard impuissant de son entourage observant son comportement de plus en plus obsessionnel et paranoïaque – notamment à la restauration de l’abri anti-tempête enfoui dans son jardin… (http://www.critikat.com/actualite-cine/critique/take-shelter.html )

 

 

 

 

 

« Maintenant, vous êtes le peuple de Dieu… »(1 Pierre 1v22-2v10)

Retour, en ce début d’année 2014, à notre étude la première épître de Pierre, entamée ici.

Dernièrement, nous avions vu que le chrétien est caractérisé par l’obéissance et la sainteté.

Sachant qu’il est exhorté à marcher individuellement « en espérance » et « dans la sainteté« , étudions maintenant à travers notre passage du jour(1 Pierre 1v222v10*) ce que sont les chrétiens ensemble et comment doivent-ils vivre ensemble.

Que forment les chrétiens ensemble ?(le corps de Christ ou l’Église)

Comment Pierre parle-t-il de l’Église dans ce passage, sachant qu’il utilise quatre images :

Q 1 : quelle est la première image utilisée pour désigner ce que sont les chrétiens ensemble ?(1 Pie.1v22-23)

Pourquoi ?

Q1a : que partagent-ils ? Qu’ont-ils en commun ?(v22)

Qu’apprenons-nous sur cet amour dont parle Pierre ?

(A noter que l’apôtre utilise deux mots différents pour parler de l’amour : « philadelphia »-amour fraternel-et « agape »-l’amour de Dieu, qui est allé jusqu’au sacrifice)

Nature et origine de cet amour ? Lire Rom.5v5, Gal.5v22-23

Etapes et processus de cet amour ?(vv22-23) :

Que doit-il s’opérer d’abord ? Et ensuite ?(ce qui rend possible un véritable amour fraternel : lire 1 Jean 4v7-21 ; Col.3v16 ; Eph.5v18)

De quelle manière devons-nous aimer nos frères ? (v22)

Q1b : qu’ont-ils tous connu, initialement ?(1 Pie.1v23-25)

Comment entrons-nous dans « la famille de Dieu » ? (Jean 3v1-16, 1 Cor.12v13)

Comment sommes-nous « régénérés » ? (v23)

Quel est le rapport entre la Nouvelle naissance et l’amour fraternel ?(cf 1 Jean 4v7-21)

Q1c : que partagent-ils encore ?(1 Pie.2v1-3)

Que demande Pierre à ses lecteurs ? Pourquoi ? Un commandement « négatif »(cad, de rejeter…) cf 1 Pie.2v1, et un commandement « positif » cf 1 Pie.2v2-3 – comparer avec Ps.34v9.

Q2 : quelle est la deuxième image de ce que sont les chrétiens ensemble ?(1 Pie.2v4-8)

Q2a : comment le Seigneur Jésus-Christ est-il désigné ici(v6) ? Cette idée vient-elle de la seule imagination de Pierre ou était-elle familière des lecteurs de l’apôtre ? (cf Es.28v16 ; 8v14 ; Ps.118v22 – comparer avec Matt.21v42 et Actes 4v11)

Lampe par bruna pires

Lampe par bruna pires

Comment Pierre « innove-t-il » en utilisant cette image pour parler de Christ ? Comment est cette « pierre » ? Quel est son rôle ? Qui sont alors ceux qui sont édifiés sur Lui ?(vv4-8)

Pierre lui-même avait été désigné par le Seigneur comme « la pierre » sur laquelle Jésus « bâtirait son Eglise »(Matt.16v18). Est-ce à dire qu’il en est le « fondement vivant » ?(comparer avec 1 Pierre 1v4-8)

Q2b : que sont les chrétiens et que forment-ils ?(1 Pie.2v5, 9)

Sachant que l’apôtre écrit à des chrétiens qui vivent dans cinq provinces différentes….

Q3 : quelle est la troisième image de ce que sont les chrétiens ensemble ? Ce que Dieu a fait d’eux ?(1 Pie.2v5,9, cf Exode 19v6)

A noter que dans l’Ancien Testament, le peuple avait une sacrificature ou un sacerdoce. Dans le temple de Jérusalem, elle était exercée par ceux (et eux seuls)qui étaient aptes à cette charge. Quelle est la durée de cette sacrificature ? Et qui sont aujourd’hui « sacrificateurs » ? (Hebr.10v19-25)

A noter encore que seul Christ est sacrificateur et roi(Hebr.7). Dans l’Ancien Testament, un roi ne pouvait être sacrificateur et le seul qui tenta de l’être fut puni(2 Chron.26v16-21).

Comment alors les chrétiens peuvent-ils être à la fois « Rois et sacrificateurs » ?(1 Pie.2v5,9, cf Apoc.1v6 ; 2v26-27 ; 20v6)

Q3a : Dans quels buts les chrétiens sont-ils « rois et sacrificateurs » ?(1 Pie.2v5, 9)

Quels sont les sacrifices qui sont offerts ? (Rom.12v1 ; Hébr.13v15, 16 ; Philip.4v10-20) Et comment les offrir à Dieu ?(Hebr.13v15)

1 Pierre 1v9 : comparer avec Eph.5v8-14, Col.1v12. Qu’est-ce que « les vertus » de Celui qui « nous a appelé des ténèbres à sa merveilleuse lumière » ? Et  comment les annoncer ?(cf Matt.5v16, Hebr.13v16)

Q4 : quelle est la quatrième et dernière image de ce que sont les chrétiens ensemble ?(1 Pie.2v9-10)

Le v10 est une citation d’Osée 1v6,9(comparer avec Rom.9v25) : que veut dire Pierre à ses destinataires en faisant allusion à ce prophète de l’Ancien Testament ?

 

 

Notes :

*1Pie.1
22    Ayant purifié vos âmes par l’obéissance à la vérité, pour que vous ayez une affection fraternelle sans hypocrisie, aimez-vous l’un l’autre ardemment, d’un coeur pur,
23    vous qui êtes régénérés, non par une semence corruptible, mais par une semence incorruptible, par la vivante et permanente parole de Dieu:
24    parce que « toute chair est comme l’herbe, et toute sa gloire comme la fleur de l’herbe: l’herbe a séché et sa fleur est tombée,
25    mais la parole du Seigneur demeure éternellement ». Or c’est cette parole qui vous a été annoncée.

1Pie.2
1    Rejetant donc toute malice et toute fraude, et l’hypocrisie et l’envie, et toutes médisances,
2    désirez ardemment, comme des enfants nouveau-nés, le pur lait intellectuel, afin que vous croissiez par lui à salut,
3    si toutefois vous avez goûté que le Seigneur est bon;
4    duquel vous approchant comme d’une pierre vivante, rejetée par les hommes, mais choisie et précieuse auprès de Dieu,
5    vous-mêmes aussi, comme des pierres vivantes, êtes édifiés une maison spirituelle, un sainte sacrificature, pour offrir des sacrifices spirituels, agréables à Dieu par Jésus Christ.
6    Parce qu’on trouve dans l’écriture: « Voici, je pose en Sion une maîtresse pierre de coin, élue, précieuse; et celui qui croit en elle ne sera point confus ».
7    C’est donc pour vous qui croyez, qu’elle a ce prix; mais pour les désobéissants, « la pierre que ceux qui bâtissaient ont rejetée, celle-là est devenue la maîtresse pierre du coin »,
8    et une pierre d’achoppement et un rocher de chute, lesquels heurtent contre la parole, étant désobéissants, à quoi aussi ils ont été destinés.
9    Mais vous, vous êtes une race élue, une sacrificature royale, une nation sainte, un peuple acquis, pour que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à sa merveilleuse lumière;
10    vous qui autrefois n’étiez pas un peuple, mais qui maintenant êtes le peuple de Dieu; vous qui n’aviez pas obtenu miséricorde, mais qui maintenant avez obtenu miséricorde.

« Vous serez saints, car je suis saint… » (1 Pierre 1v13-21)

Lors de l’étude précédente, nous avions été exhortés à « marcher dans l’espérance ». Dans le passage qui nous occupe aujourd’hui, nous avons un appel à

Personnes marchant par Peter Griffin

Personnes marchant par Peter Griffin

« marcher dans la sainteté » : car « quiconque a cette espérance en lui se purifie, comme lui-même est pur » (1 Jean 3v3)

1 Pierre 1v13-21 : 
« C’est pourquoi, ayant ceint les reins de votre entendement, étant sobres, espérez parfaitement en la grâce qui vous sera apportée à la révélation de Jésus-Christ »(v13)Comme des enfants obéissants, ne vous conformant point aux convoitises que vous aviez autrefois, quand vous étiez dans l’ignorance (v14), mais comme Celui qui vous a appelés est saint, vous aussi soyez saints dans toute votre conduite(v15) ; attendu qu’il est écrit : Vous serez saints, parce que je suis saint.(v16). Et, si vous invoquez comme Père Celui qui, sans acception de personnes, juge selon l’œuvre de chacun, conduisez-vous avec crainte pendant le temps de votre séjour sur la terre(17) ; sachant que ce n’est pas par des choses périssables, par de l’argent ou de l’or, que vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre que vos pères vous avaient transmise(v18), mais par un sang précieux, comme celui d’un agneau sans défaut et sans tache, par le sang de Christ(v19), préconnu avant la fondation du monde, mais manifesté à la fin des temps à cause de vous(v20) ; qui par lui croyez en Dieu, qui l’a ressuscité des morts et lui a donné la gloire, en sorte que votre foi et votre espérance soient en Dieu »(v21).

Bleu Nylon Belt par Adrian Paulino

Bleu Nylon Belt par Adrian Paulino

« C’est pourquoi, ayant ceint les reins de votre entendement, étant sobres, espérez parfaitement en la grâce qui vous sera apportée à la révélation de Jésus-Christ » (v13).
Q 1 : qu’est-ce que « se ceindre » ? Pourquoi et quand ceignait-on ses vêtements ?
Voir Ephésiens 6.14 ; Luc 12.35 et Ex.12v11
Q 2 : pour le chrétien de l’époque de Pierre et pour le chrétien d’aujourd’hui, qu’est-ce « ceindre les reins de son entendement » ? Voir Hebr.11v8-16 et Gen.12-13
Q 3 : pourquoi est-il important d’être ou de rester sobre ? Voir 1Pierre 5.8 ; 1Thessaloniciens 5.6.
Q 4 : en quoi et en qui est-il important d’espérer ? Voir 1Pierre 1.7 ; 1Corinthiens 1.7 ; 2Thessaloniciens 1.7-10.
Quelles sont les conséquences, pour notre vie chrétienne, de vivre dans l’attente du retour de Christ ? Notamment dans les jours difficiles ? (voir Tite 2v10-13)
« Comme des enfants obéissants, ne vous conformant point aux convoitises que vous aviez autrefois, quand vous étiez dans l’ignorance (v14), mais comme Celui qui vous a appelés est saint, vous aussi soyez saints dans toute votre conduite(v15) ; attendu qu’il est écrit : Vous serez saints, parce que je suis saint. »(v16)
Quelles sont les caractéristiques des enfants d’obéissance ? (v. 22) A qui s’opposent-ils ? (Voir Ephésiens 2.2)
Pour vous aider à répondre, comparez aussi les expressions : enfants « de lumière, » Ephésiens 5.8 « de colère, » Ephésiens 2.3 « de malédiction, » 2Pierre 2.14.

Comment le fait d’être sauvé doit-il se traduire dans nos vies ? (Voir Rom.1v5, 1 Pie.1v2)
Q 5 : Quelles sont les trois exhortations données aux « enfants obéissants » ?(v14-16)
Note : les v15-16 sont des citations de Lévitique 11v44-45 ; 19v2 ; 20v7, 26. Que nous enseignent ces passages sur Dieu ?
Q 5 a. Peut-on se dispenser d’être saint ? (Voir 1 Jean 1v5 ; Habak.1v12-13…)
Q 5 b. Que signifie le mot saint ? (voir aussi 2 cor.6v14-7v1). D’où vient notre sainteté ? Dans quels domaines devons-nous « être saints » ?

« Et, si vous invoquez comme Père Celui qui, sans acception de personnes, juge selon l’œuvre de chacun, conduisez-vous avec crainte pendant le temps de votre séjour sur la terre »(v17)
Q 5c : Qu’est-ce que la « crainte de Dieu » ? Que rappelle Pierre à propos de Dieu (v17) ?

« Mais par un sang précieux, comme celui d’un agneau sans défaut et sans tache, par le sang de Christ »(v19),
Q 6 : Vous avez été rachetés(v18-19), de quoi ? (Voir aussi Romains 6, Romains 3.24 et ss ; Hébreux 9.15 ; Hébreux 2.14 et ss).
Q 6a : Pourquoi la conduite du pécheur est-elle déclarée vaine ? (comparez Ephésiens 4.17 ; Romains 8.20)
Q 6b : Quel est le prix de notre rachat ? Pourquoi pas par de l’argent ou de l’or ? (Comparer avec Lévitique 4.32 ; Exode 12.5). Comment l’or peut-t-il être « corruptible », ici ?
Pour la comparaison de Christ avec un agneau, voir Esaïe 53.7,9), et pour l’idée de la délivrance par le rachat, voir aussi Esaïe 44.22,24 ; 51.11 ; 52.3)
Q 6c : Pourquoi le sang de Christ est-il précieux ? (2Corinthiens 5.21 ; Hébreux 7.26 ; 9.12 ; 1Jean 3.5)
« Préconnu avant la fondation du monde, mais manifesté à la fin des temps à cause de vous » ;
Q 7 : Que signifie « Préconnu » ?
Qu’est-ce qui est préconnu ? (Voir 1Corinthiens 2.7 ; Ephésiens 1.4 ; Jean 17.24 ; Actes 17.31 ; Jean 3.16).
« Qui par lui croyez en Dieu, qui l’a ressuscité des morts et lui a donné la gloire, en sorte que votre foi et votre espérance soient en Dieu ».
Q 8 : Comment et par qui peut-on croire en Dieu ? (comparer avec 1 Cor.15v14-17)

« Une espérance vivante ! » Questions pour l’étude de 1 Pierre 1v2-12

Après l’introduction de la Première épître à Pierre, exposée précédemment, je vous propose d’entrer dans le vif du sujet !

A noter que la version utilisée est la « Darby », qui me paraît particulièrement adaptée à l’étude systématique.

 

1 Pierre 1

« Pierre, apôtre de Jésus Christ, à ceux de la dispersion, du Pont, de la Galatie, de la Cappadoce, de l’Asie et de la Bithynie, qui séjournent parmi les nations(v1), élus selon la préconnaissance de Dieu le Père, en sainteté de l’Esprit, pour l’obéissance et l’aspersion du sang de Jésus-Christ : la grâce et la paix vous soient multipliées ! »(v2)

Voyage par George Hodan  Les  chrétiens : des "voyageurs", "en séjour", dans ce monde

Voyage par George Hodan
Les chrétiens : des « voyageurs », « en séjour », dans ce monde

Q 1 : les destinataires de la première épître de Pierre sont « étrangers » et « dispersés » (v1) : qu’est-ce qui, dans cette adresse, pourrait ici les encourager et les fortifier, dans leur isolement ?

Q 2 : qu’est-ce que « l’élection », sous l’ancienne Alliance ? Qui concernait-elle ? (Lire, par exemple, Es. 41v8 ; 43v20 ; Deut. 7v6 ; 9v4-6)

Q 2 bis : Quelle est la caractéristique de l’élection de Dieu, pour les chrétiens en général et les destinataires de l’épître en particulier ? (v2)

Q 3 : Qui intervient successivement et comment, dans cette élection, d’après 1 Pie. 1v2 ?

Q 3b : qu’est-ce que cette « préconnaissance » de Dieu ? (Lire, par exemple, Amos 3v2, 1 Cor.8v3, 1Pierre 1v20 ; Romains 8v28-29 ; Ephésiens 1v3-5). Sur quoi l’élection est-elle fondée ? Sur qui repose-t-elle ?

Q 3c : Dieu nous élit-il pour qu’ensuite nous agissions à notre guise ? Qui intervient ensuite, dans cette élection ? (cf 1 Pie.1v2 et lire 1 Thessaloniciens 4v7 ; 2 Thessaloniciens 2v13-14).

Q 3 d : dans quel but sommes-nous « appelés » et « sanctifiés », ou « mis à part » ?

Qu’est-ce que l‘aspersion du sang de Jésus-Christ ? A quel usage de l’Ancien Testament ce terme est-il emprunté ? Dans quel but ? (cf Exode 24v7 ; Lévitique 4v6, 17 ; 16v14 ; Hébreux 9v19 ; 12v24)

Remarque : « l’aspersion du sang de Jésus-Christ » est mentionné après la sainteté (ou sanctification)de l’Esprit, dans ce passage. Pourquoi ? Comparer avec 1 Jean 1v7.

 

Synthèse : compléter les trous, d’après vos réponses aux questions sur le passage de 1 Pie.1v2 : …..par le Père, …..par le Fils et ….. par l’Esprit. Ces trois actions forment un tout et sont indispensables à notre salut.

 

Quelles sont les deux conséquences, découlant de l’œuvre de Dieu (v2) : ………….et………….

Quelles conséquences, pour ma vie personnelle ?

 

« Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui, selon sa grande miséricorde, nous a régénérés pour une espérance vivante par la résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts »(v3)

Tombes dans la roche par Petr KratochvilUn tombeau vide : une espérance vivante

Tombes dans la roche par Petr Kratochvil
Un tombeau vide : une espérance vivante

Q 4 : Il est fait question de l’espérance vivante du chrétien(v3). Pourquoi est-elle « vivante » ?

 

« …pour un héritage qui ne se peut corrompre, ni souiller, ni flétrir, conservé dans les cieux pour vous »(v4)

Q 5 : L’objet de l’espérance, la vie éternelle, est appelée par Pierre un héritage : d’où vient cette désignation ? (Cf Genèse 13v15 ; 28v4 ; Deutéronome 4v21 ; 12v9 ; Galates 3v18, Ephésiens 5v5 ; Hébreux 9v15)

Q 5 b : Quelles sont les trois caractéristiques de notre héritage (v4) ?

 

«…qui êtes gardés par la puissance de Dieu, par la foi, pour le salut qui est prêt à être révélé dans les derniers temps ! »(v5)

Q 6 : Quelles sont les deux certitudes ou assurances, liées à cet héritage cf v4-5 ?

 

« C’est là ce qui vous fait tressaillir d’allégresse, bien que maintenant, pour un peu de temps, s’il le faut, vous soyez attristés par diverses tentations »(v6)

Des diverses tentations ou épreuves. Comparer avec Jacq.1v2

Q 7 : quelles sont les quatre indications que l’apôtre nous donne sur ces tentations ou épreuves (v6-7) ? Quelles conclusions en tirez-vous, pour chacune de ces indications ?

 

Le feu par Petr KratochvilL'épreuve de notre foi, bien plus précieuse que celle de l'or qui périt

Le feu par Petr Kratochvil
L’épreuve de notre foi, bien plus précieuse que celle de l’or qui périt

« afin que l’épreuve de votre foi, beaucoup plus précieuse que celle de l’or périssable, qui cependant est éprouvé par le feu, tourne à votre louange, et à votre gloire, et à votre honneur, lors de la révélation de Jésus-Christ »(v7)

Le mot rendu ici par l’épreuve ne se retrouve, dans le Nouveau Testament, que dans Jacques 1v3. Que signifie-t-il ?

Que nous enseigne l’image de « l’or éprouvé » sur le sens et la finalité(le but) de l’épreuve du croyant ?

 

« lui que vous aimez, sans l’avoir vu ; à l’égard duquel, sans le voir encore, mais en croyant, vous tressaillez d’une joie ineffable et glorieuse »(v8)

Q 8 : cette joie « ineffable et glorieuse » est produite par deux sentiments. Lesquels ? Pour qui ?

Quel est le lien entre ces deux sentiments ? Comment peut-on bien les nourrir ?

 

« remportant, ce qui est le but de votre foi, le salut des âmes »(v9)

Le mot remporter nous parle de prix ou de couronne obtenue par un vainqueur (1Pierre 5v4 ; 2Timothée 4v8 ; 2Corinthiens 5v10 ; Ephésiens 6v8…). Il semble qu’il ait ici le sens de « but » ou « fin(alité) ».

Quel est ce but de notre foi ? (v9) Quand pouvons-nous vivre cette espérance ?  

 

« C’est au sujet de ce salut que les prophètes, qui ont prophétisé touchant la grâce qui vous était destinée, ont fait leurs recherches et leurs investigations, scrutant pour quel temps et quelles circonstances l’Esprit de Christ qui était en eux, indiquait, en les attestant d’avance, les souffrances destinées à Christ, et les gloires dont elles seraient suivies »(v10-11)

Q 9 : de qui ce salut a-t-il été l’objet des désirs, des recherches et des espérances, dans les v10-12 ?

Q 10 : relevez les termes employés pour exprimer la nature de ces recherches et investigations. (Comparer avec Matthieu 13v17).

Q 11 : que cherchaient particulièrement à découvrir les personnes dont il est fait question dans ce passage ? Pourquoi ? (v11-12)

Q 12 : sous quelle inspiration cette enquête est-elle menée ? (V 11)

Q 13 : qui est au centre de cette œuvre de salut ? Ce dont l’Esprit de Christ rendait témoignage à l’avance ?

Précisions : De quoi parlent particulièrement les textes suivants de l’Ancien Testament, que Pierre avait sans doute à l’idée ? (cf 1Pierre 2v23-25)  Lire, par exemple, Psaume 22 et Esaïe 53…

Quel est le but de Pierre, en rappelant ces données à ses lecteurs ? Quel titre lui-même se donne-t-il ? (1Pierre 5v1)

 

« Il leur fut révélé que ce n’était pas pour eux-mêmes, mais pour vous, qu’ils administraient ces choses, qui vous ont été maintenant annoncées par l’entremise de ceux qui vous ont prêché l’Evangile par l’Esprit-Saint envoyé du ciel, et dans lesquelles les anges désirent plonger leurs regards »(v12)

Q 14 : le ministère des prophètes concernant le salut à venir fut-il sans utilité pour eux mêmes et pour leurs contemporains ?  Sinon, comment comprendre leur persévérance ?

Q 16 : de qui parle-t-on enfin, en rapport avec ce salut ? (v12)

Q 16bis : Comparer l’expression « qui désirent regarder de près » avec celle employée dans Jacques 1v25. Pourquoi les anges s’intéressent-ils au plan de salut de Dieu (Lire, par exemple, Luc 2v8-14, 15v10, Apocalypse 5v11 ; 7v11,12) ? Qu’est-ce que ce salut leur apprend du Dieu qu’ils servent ?

« L’espérance(vivante), pas l’espoir » : Première épître de Pierre (introduction)

On connaît le vieux dicton « tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir »…un proverbe qui n’est pas « biblique », mais romain (de Cicéron ou Sénèque).

En effet, la Bible ne parle pas « d’espoir »….mais « d’espérance ».

"Soyons plein d'espérance !"Dans le tunnel par Adrian Paulino

« Soyons plein d’espérance ! »
Dans le tunnel par Adrian Paulino

Lu sur un forum  philosophique :
« L’espoir est relatif à l’existence humaine quotidienne, matérielle. Il se rapporte à une situation désirable sans que ce que cela soit assuré. Même s’il y a de la confiance dans l’espoir, il y a forcément de l’ignorance à l’égard de l’avenir. Cela s’accompagne d’une attente, mais aussi de la crainte. La crainte d’un mal à venir qui serait la non-réalisation du bien à venir. Il est donc conditionnel et incertain.
L’espérance fait appel au moins à un principe transcendant, qui dépasse notre seul monde. Un incroyant complet ne peut faire l’expérience de l’espérance s’il est complètement incroyant ».

L’espérance, selon la Bible et selon Dieu, n’est pas déterminée par le fait de vivre. Elle repose en Dieu. Elle est « une espérance vivante ».
Cette « espérance vivante » est le thème de cette première épître de Pierre, que je vous propose d’étudier (de façon hebdomadaire)pour commencer un premier cycle, qui se poursuivra avec la Première épître de Jean et l’épître de Paul aux Galates.

Avant de commencer l’ étude de la Première épître de Pierre, familiarisons-nous d’abord avec son auteur, les destinataires de l’épître et les raisons de sa rédaction. Un document d’étude(avec un plan) est proposé ici : Infos de base étude biblique 1 Pierre

L’étude prendra la forme d’une série de questions, auxquelles nous ne donnerons pas de suite la réponse. Libre à vous de poster vos réponses en commentaire, par exemple, ou de nous les envoyer.

A noter que si l’on n’a pas de Bible sous la main, l’épître peut se lire en ligne.

L’AUTEUR

Comment l’auteur de l’épître se présente t-il en 1 Pierre1v1 ?

Que savons-nous de l’apôtre Simon Pierre par l’ensemble du Nouveau Testament ? Voir, notamment, Jean 1 ; Matthieu 14, 16 et 26 ; Marc 1, 5 et 14 ; Actes 3, 10 et Galates 2v1-14.

Quel nom Jésus lui a-t-il donné ? Pourquoi ?

 
DATE ET LIEU

L’un et l’autre sont incertains.

D’où Pierre écrit-il, selon 1 Pie.5v13 ?

Note sur « La Babylone » mentionnée en 5v13 : il est possible qu’il s’agisse de la célèbre ville du bord de l’Euphrate et où se trouvait une importante communauté juive. Beaucoup pensent qu’il s’agissait de Rome, appelée « Babylone » de manière figurative ou « codée ». En tout cas, il semble certain que Pierre n’a pas fondé l’église de Rome, puisque Paul avait pour principe de « ne pas bâtir sur le fondement d’autrui » (Rom.15v20). Ainsi, si Pierre avait fondé Rome, Paul n’y serait pas allé évangéliser.

DESTINATAIRES 

Comment Pierre les appelle-t-il ?(1 Pie 1v1-2a)

Soyons attentifs sur chacun des termes qualifiant les destinataires de l’épître, dans ce passage : que signifient-ils ? Quelles conclusions pourrions-nous en tirer, notamment pour nous personnellement ?

BUTS DE L’EPÎTRE

Elle se découvre en 1 Pierre 5v1-4, 12-14.

Quels commandements particuliers le Seigneur Jésus avait-il donné à Pierre, en Luc 22v32 et en Jean 21v15-17 ?

En écrivant cette épître, Pierre a-t-il fait ce qui lui était demandé ?
Pourquoi étudier cette lettre aujourd’hui ?

Quels sont les trois ou quatre MOTS CLES de l’épître ? (cf notamment 1 Pie.5v10)

 

Bonne étude !

Les « 10 commandements » de l’interprète de la Parole de Dieu

 

Curieux étudiant par Petr Kratochvil

Curieux étudiant par Petr Kratochvil
La Parole nous parlera si nous la laissons nous parler. Si nous la faisons parler, nous n’entendrons que notre propre voix.

 1) La Bible est la Parole de Dieu et elle est la seule vérité (1 Thes.2v13, Jean 17v17). Tous les hommes que Dieu a utilisés pour des réveils étaient attachés à Christ et à l’Ecriture (2 Chr.34).

2) La prière et la conduite du Saint-Esprit (Jean 16v13)

Le Saint-Esprit nous a été donné pour que nous soyons conduits dans toute la vérité. Nous devons à la fois chercher la pensée de Dieu par la prière et aussi tenir compte de ce qu’il communique par le moyen de nos frères et sœurs en Christ.

3) Nous avons reçu un esprit de « sobre bon sens » (2 Tim.1v7, 1 Cor.10v15) : Recevons simplement ce que le Seigneur nous dit et donnons aux termes employés leur sens courant. Avant de voir des « types », voyons-y la réalité.

4) « Boire directement l’eau vive à la source, plutôt qu’au réservoir ». Aller directement au texte biblique, car Dieu nous a parlé par l’Ecriture et non par des commentaires. Si ceux-ci sont utiles, l’Ecriture est seule Parole de Dieu, et seule inspirée.

5) Etre honnête et vrai (Luc 10v26) : est-ce que nous ne comprenons pas ce que nous lisons, ou est-ce que nous ne voulons tout simplement pas obéir à ce que nous comprenons ?

6) Lire l’explicite avant de chercher l’implicite (Matt.15v2-6)

Des « fondamentaux », dans la Parole de Dieu, tels que l’amour et la justice, et des préceptes simples, tel qu’honorer ses parents. Toute explication allant contre ces principes clairs doit nous être suspecte.

7) Ne pas chercher confirmation de ce que l’on pense ou l’approbation de ce que l’on a déjà décidé de faire (Matt.4v5-7) : La Parole nous parlera si nous la laissons nous parler. Si nous la faisons parler, nous n’entendrons que notre propre voix.

8) La règle des « deux ou trois témoins » (2 Cor.13v1) : il est important de ne pas établir de doctrine sur la base d’un seul verset. Toutes les doctrines importantes peuvent être établies par de nombreux versets et leur contexte.

9) Ne pas confondre l’esprit et la lettre (Jean 6v63, 2 cor.3v6) et l’esprit prime sur la lettre :

« Mettez en pratique la parole, et ne vous bornez pas à l’écouter, en vous trompant vous-mêmes par de faux raisonnements. Car, si quelqu’un écoute la parole et ne la met pas en pratique, il est semblable à un homme qui regarde dans un miroir son visage naturel, et qui, après s’être regardé, s’en va, et oublie aussitôt quel il était. Mais celui qui aura plongé les regards dans la loi parfaite, la loi de la liberté, et qui aura persévéré, n’étant pas un auditeur oublieux, mais se mettant à l’oeuvre, celui-là sera heureux dans son activité ».(Jacq.1v22-25)

Notre attachement à la Parole écrite doit nous amener à produire du fruit dans notre marche pratique quotidienne, sinon il n’est qu’intellectuel, « nous nous séduisons nous-même ».

10) Interpréter les versets « obscurs », difficiles, par des versets plus clairs (2 Pie. 3v16)

Sans oublier le « 11ème commandement » : « Chercher Christ dans les Ecritures », puisqu’elles parlent et témoignent de Lui.

Et commençant par Moïse et par tous les prophètes, il leur expliquait, dans toutes les écritures, les choses qui le regardent(…)Ce sont ici les paroles que je vous disais quand j’étais encore avec vous, qu’il fallait que toutes les choses qui sont écrites de moi dans la loi de Moïse, et dans les prophètes, et dans les psaumes, fussent accomplies.(Luc 24v27, 44)

 

(Inspiré de Pierre Oddon : « Examiner chaque jour les Ecritures ». Séminaire « Boire à la Source »)

Introduction à la première série d’études systématiques de livres de la Bible

Selon Dawson Trotman, le fondateur des « Navigateurs », si l’on veut avoir une bonne prise en main de la Parole de Dieu, la Bible (appelée par ailleurs « l’épée de l’Esprit », cf Eph.6v17), et une compréhension saine, il existe cinq voies privilégiées.

Blé par George Hodan

Blé par George Hodan

Toutes doivent bien fonctionner :
« Entendre »(ou écouter), par exemple lors de prédications.

« Lire » : de façon régulière et systématique chaque livre de la bible d’un bout à l’autre, pour avoir une vue d’ensemble des Ecritures.
Il est possible de le faire en un an. Nous proposerons prochainement plusieurs cycles de lectures.

« Etudier » : soit « le plat de résistance » de celui qui veut scruter ou sonder véritablement la Parole de Dieu(Jacq.1v25).
Cette discipline fait l’objet de cette partie du blogue et c’est particulièrement celle-ci(outre la lecture systématique de la Bible en un an) que nous souhaitons
encourager.

« Mémoriser »

« Méditer » : cette fonction est essentielle, puisqu’elle trouve son application en relation avec les autres activités précédentes. Ainsi, nous lisons et méditons la Bible ; nous étudions et méditions la bible, etc…
Loin de « faire le vide » dans notre esprit, méditer la Parole de Dieu nous permet de comprendre ce que nous lisons, de nous en imprégner et d’en tirer des applications pratiques dans nos vies.

(D’après « Former des disciples » de W. Henrichsen. Ed. Farel, 1995. PP.92-97)

Mais revenons à l’étude de la Bible.

A la base, il y a un groupe d’étude biblique pour hommes de mon église, que nous avions constitué depuis trois ans.
L’idée première qui avait motivé une telle démarche partait du constat que si nous apprenons des uns des autres, nous avons aussi tous besoin d’une base de vérité.

Main, main, main par George Hodan

Main, main, main par George Hodan

Or, le Seigneur Jésus, qui est « la Parole faite chair »(Jean 1v14) a dit que la « Parole(de Dieu) est la vérité »(Jean 17v17).

D’où(mensuellement)une étude systématique et un partage  d’un livre de la Parole de Dieu sur l’année.
La finalité d’une telle activité est de se donner les outils pour s’Equiper, s’Edifier et s’Exhorter à être un homme selon (le cœur de)Dieu, et un « homme fait » (1 Cor.14v20 et Hébr.5v14), à la ressemblance de Christ.

Le Seigneur Jésus Lui-même a par ailleurs rappelé que « les Ecritures rendent témoignage de(Lui) », cf Jean 5v39.

Cette étude est proposée ici, en parallèle de celle menée avec le groupe, avec pour programme un premier cycle de livres :

-la 1ère épître de Jean, l’épître de l’amour et du fondement
-l’épître de Paul aux Galates, l’épître de la grâce
-la 1ère épître de Pierre, l’épître de l’espérance et du sens de l’épreuve

Nous commencerons à éditer, dans les billets suivants, l’étude en cours qui est celle de la première épître de Pierre.

Enfin, en guise de conclusion provisoire à cette introduction, pourquoi lire et étudier ensemble la Bible ?

-Tout simplement, parce que la Bible ne nous a pas été donnée pour augmenter nos connaissances mais pour inspirer notre conduite(cf « Vivre sous la grâce », de Jerry Bridges. Ed. Farel, 1996, p159).
Pour grandir, mûrir : il est important de se constituer des convictions, des certitudes, sur un fondement de vérité
Et parce qu’elle est une réponse aux tentations : on lira à ce sujet dans les évangiles (Matt.4v1-11)avec profit comment le Seigneur Jésus a su répondre aux trois tentations du diable. Grâce à trois citations(provenant toutes du livre du Deutéronome)appropriées à chacune tentation. Ainsi, comme le recommande Jerry Bridges(op. cit., pp153-154), sachons nous-même opposer un verset précis, une parole précise à une tentation précise.

(A suivre)