Quand tu es tenté de dégainer tes versets bibliques « plus vite que ton ombre…. » ou « le B ABBA » du disciple de Jésus

Un épisode de la série « Le B ABBA DU DISCIPLE » avec un message de Julien Coffinet sur l’importance de lire la Bible pour mieux connaître et aimer la Parole de Dieu.  

Et ce, à mille lieux de « dégainer » ses versets bibliques « plus vite que son ombre », à l’instar du célèbre adversaire de Jésus en Matthieu 4.

Lecture : Matthieu 4:1-11

Quand Jésus prêche l’Evangile de Dieu : épisode 5, d’après Marc 2v1-12

Est-il plus facile de dire au paralysé : “Tes péchés sont pardonnés”, ou de dire : “Lève-toi, prends ton brancard et marche” ?(Source image Wikipédia : « le penseur », d’Auguste Rodin.1881-1882)

Dans cet épisode de notre série Pep’s café, Jésus nous pose « une colle » sur ce qui est « le plus facile (ou difficile) de dire…. ». Par Josiane, notre plume invitée du jour que je remercie, et d’après Marc 2v1-12

Cette semaine, Jésus est interrompu en plein enseignement par l’irruption d’un paralytique sur son brancard, descendu du toit de la maison par ses quatre amis.

En effet, c’était le moyen le plus efficace pour attirer son attention au milieu d’une foule si nombreuse que la maison ne peut accueillir toutes les personnes venues écouter Jésus.

Interpellé par la foi des amis de cette personne, il lui annonce le pardon de ses péchés…un peu contre toute attente. En effet, seul Dieu pouvait pardonner le péché des personnes, une fois qu’elles s’étaient acquittées de rituels bien précis.
“Pour qui se prend ce Jésus? Comment ose-t-il déclarer ce que seul l’Eternel peut dire?” Telles étaient les pensées des scribes autour de lui. Bien versés dans les Ecritures et la Loi, ils ne concevaient pas que Dieu puisse agir en dehors du temple, en dehors de leurs schémas religieux bien intégrés…et pourtant, Jésus a mis à mal leurs raisonnements : avec le pardon des péchés du paralytique et la guérison qui a suivi, il leur a montré que  Dieu pouvait bien agir “hors les murs” (physiques ou immatériels)…et que son autorité lui venait bien de Dieu.

Certains récits anciens, rapportent l’existence à l’époque où Jésus a vécu, de guérisseurs, opérant des “miracles” en Judée. Certains utilisaient cela pour se présenter comme des “messies”. Les docteurs de la Loi, ayant entendu parler de Jésus et de son ministère, s’attendaient surement à ce qu’il agisse comme ces guérisseurs, et donc opère un miracle en faveur de cet infirme…mais surtout pas qu’il annonce le pardon des péchés!

Jésus est venu annoncer un évangile à contre-pied des réflexes religieux, qui mettraient Dieu (et les autres!) dans une boîte. Notre Dieu fait ce qu’il veut (Psaumes 115 v3). Et surtout, il annonce le pardon à celui ou celle qui aurait peur de son jugement, de sa colère: voilà une bonne nouvelle!

Jésus ne s’arrête pas là: connaissant les pensées des Pharisiens, il leur pose une simple question, à laquelle il ne répond pas directement : Est-il plus facile de dire au paralysé : “Tes péchés sont pardonnés”, ou de dire : “Lève-toi, prends ton brancard et marche” ? (v.9)

Il n’y répond pas, mais dans la foulée il prononce une parole d’autorité dont l’effet est la guérison du paralytique, qui prend son brancard et s’en va en marchant. Pour ceux qui pensaient que la paralysie de cet homme était liée à son péché cet acte a confirmé qu’il a vraiment été pardonné par Dieu ! (et que Jésus avait bien l’autorité pour le déclarer)

En guérissant le paralytique, Jésus vient confirmer la puissance et l’autorité qui sont les siennes en tant que “Fils de l’homme” (terme utilisé par Jésus, peut être en référence au passage dans Daniel 7:13-14 décrivant le Messie attendu par les Hébreux): il est le seul habilité à guérir à l’intérieur (pardon des péchés) et à l’extérieur (guérison physique). Rien n’est “plus facile” ou “plus difficile” pour lui, au final ! Il a l’autorité pour les deux.

La bonne nouvelle qu’il annonce est une nouvelle qui libère l’être entier et s’inscrit parfaitement dans la suite de l’expulsion de l’esprit mauvais dans la synagogue, en Marc 1: des paroles, des actes, de l’autorité…avec pour résultat une foule frappée de stupeur et louant Dieu!

Et nous, quelle nouvelle annonçons-nous le plus facilement? Le pardon des péchés ou la guérison divine?

Ne serions-nous pas en train de rater la cible de l’évangélisation selon Jésus, en restant focalisé sur l’un des deux aspects au détriment de l’autre?

Que le Seigneur nous éclaire chacun face à cette question, et qu’il nous accorde audace, autorité et puissance dans notre témoignage individuel et en église.

En bonus, une prédication de Josiane sur le même sujet et le même texte, donnée (cette fois-ci en avance sur l’article !) dimanche 20/11/22 :

Quand Jésus prêche l’Evangile de Dieu : Episode 2, d’après Marc 1v21-28

Jésus aurait pu être un « prédicateur » ou un « rabbi » parmi d’autres. Mais à peine commence-t-il à prêcher qu’il frappe les esprits – dans tous les sens du terme ! (Enrique Irazoqui dans l’Evangile selon Saint Matthieu de Pasolini)

Dans cet épisode, une prédication de Jésus dans une synagogue et « une nouvelle doctrine » d’autant plus frappante que Jésus n’enseigne pas comme les autres : non pas « en paroles seulement », mais « en puissance », « avec autorité ». D’après Marc 1v21-28, par Caroline, notre plume invitée du jour que je remercie.

Au moment où Jésus commence son ministère en Galilée, il est loin d’être un prédicateur isolé ou le seul rabbi qui fait parler de lui. Avant lui, Jean-Baptiste, son cousin, a déjà enseigné les foules et baptisé ceux qui voulaient changer de vie en se repentant de leurs péchés. Un peu partout en Israël, des rabbis forment leurs disciples et prêchent dans les synagogues. Des docteurs de la loi coupent les cheveux en quatre, tandis que des prophètes se lèvent et annoncent la fin des temps. Jésus aurait pu passer presque inaperçu au milieu de cette effervescence religieuse. Mais à peine commence-t-il à prêcher qu’il frappe les esprits – à tous les sens du terme !

Sa première prédication dans la synagogue de Capernaum en est une parfaite illustration : ce qui frappe d’abord, c’est qu’il parle « avec autorité » (l’évangéliste Marc emploie ici deux fois le terme grec « exousia » qui signifie autorité) et aussi qu’il parle d’une manière nouvelle. Mais plutôt que de nous donner le contenu de son message, l’évangeliste choisit de nous livrer la prédication de Jésus en actes, à travers le récit de la délivrance d’un homme tourmenté par un esprit impur qui se trouve de manière très étonnante dans la synagogue. Ce premier exorcisme nous fait découvrir que la présence et la parole de Jésus provoquent une sorte de « coming out » des esprits mauvais (le phénomène se répète d’ailleurs tout au long de l’évangile).

Le message est clair : quand le règne de Dieu s’approche, l’ennemi tremble, il se manifeste car il sait que sa fin est proche. Jésus ne se contente pas d’annoncer le règne de Dieu, il l’illustre et l’incarne dans cette autorité qu’il déploie en paroles et en actes contre les esprits mauvais. Sa prédication est en quelque sorte une prédication de combat.

Ce que nous comprenons aussi c’est que l’autorité de Jésus n’est pas simplement due à une éloquence particulière ni à sa personnalité charismatique. La prédication de Jésus est une prédication qui, de manière visible, fait ce qu’elle dit. Sa parole est performative, à l’instar de celle du Dieu créateur, au chapitre premier de la Genèse : « il dit et la chose arrive ». C’est sans doute cela qui la rend tout à la fois nouvelle, puissante et déconcertante.

En bonus : une prédication de Caroline sur le même sujet et le même texte, délivré dimanche 13/11/22

Quand Jésus prêche l’Evangile de Dieu : Episode « pilote », d’après Luc 4

La façon dont Jésus prêche l’Evangile de Dieu a de quoi changer notre regard sur le marketing de l’Évangile (Source image : public domain pictures)

« Quand Jésus prêche l’Evangile de Dieu », il veut que la lettre morte devienne vivante, que l’information devienne bonne nouvelle, et que la Parole ancienne devienne nouveauté de vie. Episode « pilote » de notre série Pep’s café par Gilles, notre plume invitée du jour que je remercie, et d’après Luc 4.

Au tout début de l’évangile de Luc, Jésus est mis en situation d’être un « simple prédicateur » à l’occasion d’une lecture de la parasha, le texte du jour à la synagogue. Il lit le rouleau d’Esaïe dans ce passage que nous avons référencé comme Esaïe 61 : « L’Esprit du Seigneur est sur moi, Parce qu’il m’a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres; il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la délivrance, et aux aveugles le recouvrement de la vue, pour renvoyer libres les opprimés, pour publier une année de grâce du Seigneur. »

La Bonne nouvelle c’est que tout est accompli déjà, alors qu’on est encore très loin du « tout est accompli » de la Croix. Tout est accompli parce que Jésus ne se contente pas de lire le texte, de prêcher sur ce passage, il est le texte, il est la manifestation de ce qui est dit dans le texte.

Trop souvent nous considérons l’évangélisation comme une forme de campagne d’information. Nous informons sur la perdition, nous informons sur le salut, nous informons sur Dieu et son Fils. Mais pour Jésus, il s’agit d’incarner la Parole. Et sa façon de se réapproprier le texte (y compris en le tordant, vous pourrez aller relire Esaïe), c’est pour que la Bonne nouvelle ne soit pas une information mais une puissance de transformation. Ce que Paul dit quand il exprime en 1 Corinthiens 2,4-5 : « Ma parole et ma prédication ne reposaient pas sur les discours persuasifs de la sagesse, mais sur une démonstration d’Esprit et de puissance, afin que votre foi fût fondée, non sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu. »

Ce qui nous donne à penser que l’évangélisation ne doit pas être d’abord une campagne d’information, mais une puissance de transformation. Il ne suffit pas de dire des choses justes, mais il faut les acter. Il ne suffit pas de promettre le changement de vie et le renouvellement, il faut l’offrir, comme le Dieu qui offrait la lumière au monde en disant « Que la lumière soit ! ».

Donc non seulement, si nous sommes de vrais suiveurs de Jésus, nous transformons la lettre morte en parole vivante par la présence et l’action du Saint-Esprit, mais, mieux encore, nous prenons des paroles anciennes, vues par nos interlocuteurs comme des paroles vétustes, et les faisons advenir au statut de paroles de vie, de Paroles vivantes, qui apportent la vie à l’oreille et à tout l’être de ceux qui l’entendent. Paul ne s’y était pas trompé : « La foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ. » (Romains 10,17).

De quoi changer notre regard sur le marketing de l’Évangile et autres séductions qui donnent à penser que la qualité de l’emballage donnera envie aux consommateurs de choisir notre produit plutôt que celui qu’essayent de vendre les autres. 

« Quand Jésus prêche l’Evangile de Dieu » : une série Pep’s café !

Hier, les disciples de Jésus lui demandaient de leur apprendre à prier. Les disciples d’aujourd’hui lui oseront-ils lui demander de leur apprendre à « évangéliser » en Son Nom ? (Source : convergence bolcho-catholiques)

« Quand Jésus prêche l’Evangile de Dieu », ou quand Jésus prend à contre-pied nos façons « d’évangéliser », autant dans le fond que dans la forme, sans compter, dans certains cas, une apparente « absence de résultat », en comparaison des grands moyens déployés.

Qu’apprenons-nous » à l’école du Maître » et en marchant à Sa suite, concernant le Grand Mandat qu’Il nous a confié ? Y a-t-il « une méthode Jésus » infaillible en matière d’Evangélisation, à dupliquer et à transmettre ?

Exemples tirés de la « vie de Jésus » racontée par Matthieu, Marc, Luc et Jean, pour cette nouvelle série Pep’s café, avec un « pilote » dès aujourd’hui, et un épisode chaque vendredi !

Merci à Yannick, Louis-Michel, Caroline, Thomas, Gilles, Josiane et Raphaël (enseignants, pasteurs et responsables d’églises), pour leur joyeuse contribution !

En bonus, et pour la première fois sur Pep’s café : certains épisodes (cf liste ci-dessous) donneront lieu à des prédications, lors de cultes au Temple du Marais (Paris), le dimanche suivant la publication de l’article. Et ce, dès le 06 Novembre, sur une chaleureuse proposition de Caroline et Thomas ! Qu’ils en soient également remerciés !

Pilote : « Jésus veut que la lettre morte devienne vivante, que l’information devienne bonne nouvelle, que la Parole ancienne devienne nouveauté de vie », d’après Luc 4 (Gilles)

Episode 1 : Quand Jésus prêche l’Evangile de Dieu, d’après Marc 1v14-15. Le coeur de son message ne commence pas par un « Dieu vous aime », mais par l’annonce de la venue d’un règne et d’un appel à la repentance ! C’est « une bonne nouvelle », ça ? (Yannick + prédication Thomas)

Episode 2 : une prédication de Jésus dans une synagogue, d’après Marc 1v21-28. « Une nouvelle doctrine » d’autant plus frappante que Jésus n’enseigne pas comme les autres, non pas « en paroles seulement », mais « en puissance », « avec autorité ». (Caroline : texte + prédication)

Episode 3 : « une méga campagne d’évangélisation » avec bien peu de fruits, d’après Jean 6v1-15, 22-71. (Yannick). Avec la participation de Raphaël (prédication d’après Jean 4v27-42)

Episode 4 : « Evangélisation » au bord d’une piscine. Mais pourquoi Jésus ne sauve-t-il pas tout le monde au lieu de cibler une seule personne qui n’attendait plus rien ? D’après Jean 5v1-16. (Louis-Michel)

Episode 5 : « ce qui est le plus difficile de dire… », d’après Marc 2v1-12 (Josiane : texte + prédication)

Envoi 1 : Quand Jésus envoie ses disciples deux par deux : de ses recommandations et du faible contenu apparent du message à donner…D’après Luc 10v1-20. (Yannick)

Envoi 2 : étude comparée des finales des 4 Evangiles : ce que nous sommes censés dire et faire en Son Nom, d’après Matthieu 28v19-20, Marc 16v15-20, Luc 24v45-49, Jean 20v21-23 et 21v15-22 (Louis-Michel)

La carte de l’Inconnu (celle que vous n’avez pas)

« Vous l’avez, la carte de l’inconnu ? » (Montage original par Jacques B.)

Un jour de soleil, j’arrivai avec mon neveu de 10 ans pour son cours de foot-bol.
A peine arrivé au terrain, il courut de l’autre côté du champ pour rejoindre une petite foule d’enfants réunis en cercle. Ces derniers criaient des noms que je ne pouvais pas comprendre. Au fur et à mesure que je m´approchais, l’un des noms est parvenu à mes oreilles : « Seigneur de la mort ! Ouais, trop bien ! Wesh, c’est la tête de la mort qui gagne ! »
J’ai été frappé ! Le coup de sifflet de l’entraineur a réveillé tout le monde, et les enfants se lancent et pendant 30 minutes ils courent avec un sourire aussi grand que leur sueur ! Fini le match, les enfants se réunissent rapidement au-dessous du toit. Ils s’installent par terre et de leurs sacs sortent des paquets de cartes ! « La pieuvre ! Lord Magus ! Soldat du trident ! Sorcière de Baal ! Zombie ! Troll vertigo ! L’aveugle tordu ! Angelo Furioso ! » Et j’ai crié : « LA CARTE DE L´INCONNU ! »
Les enfants se tournent vers moi avec les yeux grands comme des œufs ! Je leur dis : « vous l’avez, la carte de l’Inconnu ? »
-(L’un des enfants avec un T-shirt blanc) : il est comment, l’Inconnu ?
(silence)
– (Moi) Vous ne connaissez pas celui « qui a les yeux de feu ? (1) Par sa bouche sort une épée à double tranchant » (2) ?!
– (Enfant avec les yeux noirs) Quoi ?
-(Moi) L’Inconnu est celui qui vit au-dehors du temps et de l’espace, Il traverse le ciel et le centre de la terre jusqu’à l’extrémité de l’univers, il « monte sur un cheval blanc » indestructible et « derrière lui une armée de millions d’anges » (3) qui lui obéit, rien ne peut l’arrêter, rien ne peut le vaincre. IL est le tout-puissant ! (4) Quand il n’y avait rien de créé, Il était déjà là ! (5)
Leur regard était fixé et leur bouche ouverte…
-(Moi) Vous voulez connaitre le mystère de l’Inconnu ?
-Oui ! continue s’il te plaît (dit un jeune de cheveux frisés) et j’ai continué :
– (Moi) la carte de l’Inconnu a « un Nom qui est au-dessus de tous les autres noms » des autres cartes créées ! « IL est le Roi » sur toutes les cartes ; tous les démons, les zombies, les dragons et les géants « fléchissent leurs genoux devant Lui » et le reconnaissent comme Le Héros imbattable ! (6) Le prince de l’obscurité et le seigneur de la mort tremblent de peur et s’enfuient devant Lui ! (7) Il est la vraie lumière et son visage brille mille fois plus fort et plus puissant que le soleil ! (8) Son feu purifie et détruit tout ! Quand il avance, le ciel et la terre font silence !
(Silence)
– (Moi) Je vais vous dire son nom… c’est un secret qui vient du ciel…vous êtes choisis aujourd’hui pour connaitre le nom de l’inconnu… Approchez-vous !
(Ils s’approchent avec une soif curieuse et retiennent leur respiration)
– (Moi, je leur murmure) …Yeshoua
– Trop bien ! ça veut dire quoi ?
– Oui ! ça veut dire quoi ?
– (Moi) Sauveur… ça veut dire Yeshoua Le sauveur.
– Trop cool ! Et il a sauvé qui ? (a répondu le plus petit d’entre eux, placé à ma droite.)
– Wesh, il les gagne comment ses ennemis ? (enfant à chemise bleu)
– (Moi) Vous avez tous écouté le mystère de la carte de l’inconnu et son Nom révélé est Yeshoua, parce qu’il a sauvé ses amis et sa famille avec son sang ! (9) Car ses ennemis l’ont tué ! Il est mort pendant trois jours et trois nuits (10) …
– Quoi ? Wesh ! pour l’Inconnu !
– Pas vrai ! Je savais que quelque chose était pas bien dans ce truc…
-(Moi) Écoutez la suite ! L’histoire continue… Il a vaincu la mort ! (11) Il s’est réveillé avec toute la force et la puissance de la vie en Lui ! Il a pris la tête de la mort et il l’a écrasé ! (Geste avec mon pied) CRASH !!!
(Encore les yeux comme des œufs)
Si ça vous dit, je vous la raconterai le prochain samedi.
Et j’ai pris mon neveu, qui en me regardant, me demande :
– Tonton, tu en as une ?
– (Moi) une quoi ?
– (Neveu) …et bien une carte de Yeshoua pour gagner tout le monde !
J´l´a trouve comment ?
(Et je souriais).

« La carte de l’Inconnu » (celle que vous n’avez pas). Initialement parue sur Pep’s café le 20/12/17. Anecdote inédite et véridique racontée par Jacques Broquet, notre plume invitée que je remercie chaleureusement. Jacques est artiste chorégraphe, danseur, metteur en scène, père de 3 filles – Gabriela, Clara et Camila. Plus de 37 ans marié et heureux avec Adriana. Le nom inconnu du sauveur s’est révélé à lui et maintenant il vit dans le royaume de Yeshoua en France avec toute sa famille.

Notes :

(1) Apoc.1v14, 2v18 
(2) Apoc.1v16 
(3) Apoc.19v11, v14 
(4) Apoc. 1v8 
(5) Prov.8v23 et ss, Jean 1v1-2
(6) Philip.2v9-11, Apoc. 17v14, 19v16 
(7) Cf Col.2v15, 1 Jean 3v8, Jacq.2v19 
(8) Apoc. 1v16, Jean 8v12 
(9) Apoc.1v5 
(10) Marc 9v31 
(11) 1 Cor.15v4, 1 Cor.15v24-26, Hébr.2v14 , Apoc.1v18

« The Chosen », ou quand « le Verbe s’est fait chair et a habité parmi nous »

Bande annonce de la saison 1 de the Chosen

Vous n’y avez sans doute pas échappé : « The Chosen » est d’emblée présentée comme « la » première série multi-saisons phénomène sur la vie de Jésus-Christ et – particulièrement – de ceux qui l’ont rencontré et entouré durant son ministère public.

La trame de fond est l’Evangile selon Jean, avec d’autres scènes tirées des évangéliques synoptiques (Matthieu, Marc et Luc).

Sortie aux Etats-Unis en 2019, la série a trouvé son public outre-Atlantique, grâce notamment à un modèle de diffusion gratuite via la plateforme VidAngel et l’application the Chosen, soutenu par un financement entièrement participatif, et non par de grands studios américains. A ce jour, deux saisons de huit épisodes chacune sont disponibles. Une troisième est en cours de financement et devrait être visible en 2022. Sept, au final, sont prévues.

Réalisée par le chrétien évangélique Dallas Jenkins, dont le but est d’atteindre, à terme, un milliard de vues pour découvrir un « Jésus authentique », elle est considérée comme « une série catholiquement correcte » par le site web Le Verbe.com et a fait l’objet de commentaires favorables de la part d’autres médias catholiques, mais aussi de quelques sites protestants et évangéliques, dont TGC – Evangile 21.

En France, « The Chosen » est distribué par la société de distribution de films d’inspiration chrétienne Saje [lire l’interview de son directeur ici] et par la fondation ZeWatchers, qui investit dans des sociétés ou associations fondées par des chrétiens. Une première diffusion « en prime time » de la saison 1 à la télévision, sur une chaîne privée, est prévue durant les vacances de Noël, les 20 et 27 décembre 2021.

Certains reconnaissent en être devenus « accros », au point de visionner « en rafale » (ou d’une traite) plusieurs épisodes, voire même les deux saisons (8 épisodes chacun) actuellement disponibles en une nuit…. Et je #bingeJesus [littéralement « devenir obsessionnel pour Jésus »] est le hashtage promotionnel de la série !

Sinon, il est possible de visionner simplement et gratuitement, sans qu’il soit nécessaire de créer un compte, les premières saisons disponibles sur la plateforme VidAngel citée plus haut. Mais déjà, le premier épisode de la saison 1 (que j’ai vu, ainsi que les épisodes 2 à 8, et toute la deuxième saison, à ce jour, depuis samedi 18/12) permet de se faire une idée.

[La série est regardable en anglais sous-titrés. Pour sélectionner les sous-titres en français, disponibles parmi 100 autres langues, cliquer en bas, à droite, de chaque vidéo et choisir « french »]

Pour ceux qui s’apprêtent à visionner le premier épisode sans savoir à quoi s’attendre et en ayant en tête les adaptations précédentes de la vie et de l’œuvre de Jésus-Christ, il me paraît utile de les prévenir qu’ils risquent d’être surpris, vu l’angle choisi de la série. Celle-ci, très intelligente et subtile, est fort bien réalisée et interprétée avec justesse. Elle tourne autour des personnes évoquées dans les Évangiles, adultes et enfants, hommes et femmes, qui ont rencontré le Christ, tout à la fois « vrai Dieu et vrai homme », venu les rejoindre dans « le creux de leur vie », et montre en quoi leur vie a ainsi changé à son contact. De là certaines extrapolations qui ne sont pas dans les textes bibliques, mais aussi certains éléments intéressants et bienvenus de contexte politique et religieux de l’époque.

En cela, « The Chosen » est distinct des « 4 Évangiles, les films » (Lumno, 2014-2015 et édités en France par Bibli’O, en 2019, sous la forme d’un coffret de 4 DVD), lesquels proposaient déjà une expérience immersive pour découvrir la vie, les actes et les enseignements du Christ, avec le texte intégral narré, sans rien enlever/rajouter, et magnifié par l’image.

Certains dialogues ou choix narratifs de The Chosen peuvent surprendre, ou paraître très anachroniques, voire même franchement osés, mais la plupart sont bien vus et sonnent paradoxalement justes, avec une certaine cohérence et fidélité avec les Evangiles.

Alors, certes, on est tout à la fois en terrain connu et désarçonnés, puisque l’on retrouve Simon Pierre et André, Marie de Magdala, Matthieu, Nicodème, Jean le Baptiste, Thomas, Marie et Joseph….et Jésus, qui tarde à apparaître au début [par la suite, il se fera bien plus présent], dans des situations inattendues. Sont aussi surprenantes dans leur traitement et l’angle choisi, certaines scènes marquantes des Évangiles (ou susceptibles d’être connues de la plupart), telles que Jésus et les enfants(épisode 3 – mon préféré), la pêche miraculeuse (épisode 4), les noces de Cana (épisode 5), le paralytique conduit à Jésus (épisode 6), ou encore la rencontre nocturne entre Jésus et Nicodème (épisode 7).

Le déroulé de l’action peut être aussi difficile à suivre au début, et certains enjeux paraîtront complexes, voire incompréhensibles, pour qui n’est pas familier des Évangiles. D’où la nécessité de s’accrocher et/ou de se référer aux textes bibliques pour ne pas être perdu.

Au final, un parti pris artistique qui nous garde d’un Christ désincarné ou d’une lecture « mythologique, moralisante et édifiante » de l’Evangile, pour nous donner à découvrir la foi de gens réels, résultat d’une rencontre non moins réelle, dans des lieux réels, avec une personne bien réelle : Celui qui est « le Verbe (ou la Parole) fait chair » (Jean 1v14).

De l’aveu du réalisateur, l’idée est de donner envie à ceux qui connaissent (ou croient connaître) les Evangiles, comme à ceux qui ne les connaissent pas, peu ou mal, de s’y (re)plonger.

Néanmoins, une telle série peut-elle être de nature à rapprocher du Christ ?

A condition de bien faire la différence entre la réalité et la fiction, entre les choix artistiques, l’imagination et l’interprétation des scénaristes, et ce que dit vraiment le texte de l’Évangile.

Et à condition de ne pas passer tout son temps à « binger » [visionner d’une traite] cette série ;-), au point de devenir obsessionnel d’un produit artistique – « l’ombre » – qui deviendrait « culte » (un comble !), en oubliant Celui qui est la réalité, Christ – d’autant plus que 7 saisons sont annoncées (ce qui me paraît beaucoup), avec un premier tome du livre de la série !

Il s’agit en effet de se laisser rejoindre, dans notre vie réelle, non pas par un Christ d’une série télévisée, ou interprété par un acteur, aussi juste soit-il, mais par le Christ authentique des Evangiles et de la Bible, Celui qui est « le Dieu véritable et la vie éternelle » (1 Jean 5v20). Et ce, pour vivre une relation vivante et véritable, d’amour et de confiance, avec Lui, en découvrant à quel point que Dieu est concerné par toutes les réalités et qu’il n’y a pas de domaine de notre vie où Jésus-Christ ne règne pas.

The Chosen me paraît donc être une approche originale à tester et à découvrir. Mais je recommanderai toutefois de prendre le temps de lire ou de relire les 4 Evangiles, avant de commencer cette série, comme de revenir sur les textes déjà lus entre chaque épisode, pour mieux échanger ensuite en petits groupes ou entre amis.

En bonus, une scène de l’épisode 3 de la première saison, illustrant combien Jésus est l’ami des enfants et rappelant à quel point il convient d’être « comme les enfants », pour entrer dans le Royaume de Dieu (Marc 10v14) :

La véritable Eglise

L’Eglise est l’assemblée de ceux et celles qui sont appelés par Christ à se réunir en Son Nom ( Source : Pixabay)

La véritable Eglise de Jésus-Christ est celle où le Dieu véritable est pleinement à Sa place : 

Elle n’adore que Dieu (Père, Fils, Saint-Esprit), refusant d’adorer ou de sacraliser ou de prêter allégeance à des pouvoirs ou des personnes autoproclamées « providentielles », qui prétendent prendre sa place dans nos vies, qu’il s’agisse de pouvoirs idéologiques, politiques, économiques, religieux ou spirituels…

Elle est celle pour laquelle Christ s’est livré Lui-même et où Il est le centre, reconnu comme seul Seigneur, et dans laquelle règne Son amour « qui surpasse toute connaissance » (Eph.3v19). 
« Politiquement », elle espère plus dans le retour de Jésus-Christ que dans les prochaines élections ; en attendant, elle fait ce qu’elle peut pour rendre visible le seul Sauveur et Seul Messie, qui est déjà venu et qui reviendra. Elle ne reconnaît aucun « petit messie ».

Elle est celle qui refuse de se laisser entraîner par le diable [l’accusateur, le menteur et le diviseur] dans son cortège médiatique (cf Eph.2v1-5), rappelant ce qui est la vérité et la réalité : c’est Christ qui entraîne l’ennemi vaincu dans son cortège triomphal, ayant « dépouillé les dominations et les autorités, et les a livrées publiquement en spectacle, en triomphant d’elles par la croix » (Col.2v15).  Elle est donc celle qui refuse toute distraction et diversion, comme de servir de caisse de résonance aux tapages médiatiques, pour mieux nous exercer à regarder dans la bonne direction : c’est là l’objet du culte qu’elle rend à Celui qui est « le Dieu véritable et la vie éternelle » (1 Jean 5v20)

Elle est celle où Dieu est bien le Père et dans laquelle personne ne s’est mis à la place du Père, chacun étant tous frères (Matt.23v9). Ce qui est un remède à l’autoritarisme et au tribalisme.

Elle est celle où l’Esprit Saint peut souffler, étant un lieu de vie et non un lieu de mort.

« Souviens-toi…que tu es un homme libre ! »

Initialement paru le 05 février 2013 et à nouveau publié, en cette période de « Pessah » (Pâque).

Le premier empereur chinois Chi Hoang Ti (260-210 av JC) se rendit célèbre en faisant construire la fameuse grande muraille de Chine.

Ce que l’on sait peut-être moins, c’est qu’il fit d’abord brûler tous les livres publiés antérieurement à son règne, à l’exception des ouvrages « pratiques », tels les traités de médecine, d’agriculture et de divination .

Cette stratégie redoutable, qui vise à asservir un peuple tout en cherchant à effacer le passé et l’histoire,  n’est pas vraiment nouvelle. En effet, le livre de l’Exode nous apprend qu’au temps où le peuple d’Israël, installé en Egypte depuis Jacob, se multiplia au point d’en remplir le pays(1v7), il s’éleva un nouveau pharaon. Celui-ci « n’avait point connu Joseph »(Ex.1v8), qui avait pourtant sauvé l’Egypte de la famine(Gen.41). Se sentant donc menacé par un peuple qui, jusque-là, fut une bénédiction pour l’Egypte, ce pharaon décide de recourir à la ruse, afin d’empêcher Israël de continuer de grandir et de prospérer au milieu des égyptiens(Ex.1v9-10) : il commence par réduire le peuple d’Israël en esclavage, l’accablant de corvées(v11, 13-14), avant d’ordonner la mise à mort de tous les premiers-nés mâles des israélites !(v15-16, 22)

Un enseignement pour chaque nouvelle générationEnfant par Alejandro Lizardo

Un enseignement pour chaque nouvelle génération
Enfant par Alejandro Lizardo

Il est possible de tirer de ce récit une application spirituelle et personnelle, pour chacun de nous encore aujourd’hui. Parce que les chrétiens, supposés « être dans le monde, sans être du monde » (Jean 17v11,14-16), constituent « le sel de la terre » et « la lumière du monde »(Matt.5v13-16), l’ennemi de nos âmes, utilise les mêmes ruses que ce pharaon d’Egypte :

Etouffer toute conscience d’identité en Christ, en occupant les esprits aux affaires-parfois légitimes- de ce monde(lire Matt.13v22). On parle de la spirale « métro-boulot-dodo » qui ne laisse plus  guère le temps de se consacrer à son conjoint et à ses enfants, encore moins de développer notre intimité avec Dieu.

Effacer le témoignage de Dieu, de Christ, rendu sur Terre(Lire Jér. 11v18-19 et Ps.83v2-4). La mort des nouveaux-nés(voir le crime d’Hérode, en Matt.2v16), et la tentative du roi de Sodome, en Gen.14v21(« prends les biens et laisse-moi les personnes » ) nous parlent de la menace que fait peser l’ennemi sur la jeune génération et les enfants, afin d’ empêcher ceux-ci de connaître Jésus-Christ et d’être de futurs témoins pour Lui. Pensons également aux projets, aux appels du Seigneur, qui peuvent être étouffés par d’autres « priorités »…

Face à un ennemi qui s’efforce d’étouffer et d’effacer, il est intéressant de constater, qu’à l’inverse, Dieu juge essentiel de nous exhorter de ne pas oublier, tout en nous commandant de nous souvenir. Une exhortation qui peut paraître étrange, tant la logique serait de regarder vers l’avenir et non vers le passé.

N'oublie pas ton ancien état !Pieds dans les chaînes par George Hodan

N’oublie pas ton ancien état !
Pieds dans les chaînes par George Hodan

1)Ne pas oublier…« Seulement, prends garde à toi et veille attentivement sur ton âme, tous les jours de ta vie, de peur que tu n’oublies les choses que tes yeux ont vues, et qu’elles ne sortent de ton cœur… »(Deut.4v9 et v23). Dans le Pentateuque, Dieu  rappelle constamment la délivrance d’Egypte à son peuple. Le décalogue commence ainsi : « Je suis l’Éternel, ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte, de la maison de servitude » (Ex.20v1-2). De ce rappel de la libération semble découler tout le reste des commandements de Dieu(v3-17) : Dieu nous rend libres et nous offre la possibilité de vivre dans la liberté une nouvelle relation avec Lui. Dans ce cadre, il s’agit pour le peuple de ne pas oublier « d’où il vient » et « de qui il tient » le bon pays où il s’est installé, afin de vivre cette libération.

a)D’où l’on vient : pour le peuple d’Israël, ne pas oublier son passé d’esclave permet de ne pas retomber dans l’esclavage. En effet, oublier ce qu’avait été la vie en Egypte et ne retenir que ses « plaisirs »(« Le poisson, les concombres, les melons…» cf Nombres 11v5), c’est perdre de vue combien la servitude y était dure. De même, pour nous chrétiens, se voiler la face concernant le vrai visage d’un monde sans Dieu fait paraître ce dernier bien plus séduisant. A l’inverse, ne pas oublier notre nature pécheresse permet de « mieux nous voir » pour mieux réaliser que nous avons besoin quotidiennement de Dieu. La confession de nos manquements est ainsi le préalable nécessaire au maintien d’une communion saine et véritable avec le Seigneur (Lire1 Jean 1v6-9).

b)De qui l’on tient le pays promis : Le peuple introduit dans le pays promis devait se garder de ne pas oublier Dieu, une fois dans l’abondance : « Lorsque tu mangeras et te rassasieras, garde-toi d’oublier l’Éternel, qui t’a fait sortir du pays d’Égypte…»(Deut.6v12-14) Il devait se souvenir que les bénédictions ne dépendaient pas de son travail, puisqu’il était entré en possession d’un pays cultivé déjà depuis des siècles par d’autres. Parce que l’on a pu être richement béni, on court le risque de se focaliser sur les seuls dons et d’oublier le donateur. Oublier que Dieu tient et a tenu ses promesses, c’est non seulement perdre de vue la fidélité de Dieu à notre égard, mais aussi faire preuve d’infidélité envers Lui.

En nous exhortant « de ne pas l’oublier », Dieu nous commande également « de nous souvenir » de Lui, parce que :

 

....et souviens-toi que tu es un homme libre !Heureux l'homme par Anna Langova

….et souviens-toi que tu es un homme libre !
Heureux l’homme par Anna Langova

2) Se souvenir conduit à la liberté : en effet, le souvenir n’a pas pour seul but de nous concentrer sur le passé d’esclave,  c’est aussi un regard vers l’avenir. Il nous permet de vivre le présent, en homme libre que nous sommes devenus. Se souvenir conduit aussi, surtout, à garder une relation réelle et intime avec celui dont on se souvient, et de mettre en pratique ce qu’il dit. Pour nous, chrétiens, cela implique, au quotidien, de :

a) Se souvenir de notre libérateur et de son œuvre rédemptrice.

Déjà, l’israélite, béni dans ses récoltes, devait rappeler à la fois son passé d’esclave et la puissance divine qui l’avait délivré pour l’introduire dans le bon pays promis, avant d’offrir à Dieu les prémices de ses récoltes(Deut.26v1-10). De même, pour nous aujourd’hui, il s’agit de nous souvenir que notre nouvelle vie n’a été rendue possible uniquement parce le Seigneur Jésus a expié notre péché à la croix. Dans ce cadre, la célébration de la Sainte Cène a cette importance : tout en nous souvenant de la personne de Christ, de son œuvre expiatoire à la croix et de sa résurrection(1 cor.11v23-26), nous lui exprimons notre reconnaissance, en Lui rendant gloire, et manifestant notre désir de le suivre.

b)Se souvenir de « qui nous sommes en Christ »

Il est possible de perpétuer un souvenir sans que cela soit une réalité pour nos vies. Ainsi, dans Jean 8v31-47, lors du dernier jour de la fête des tabernacles, le Seigneur Jésus promet la liberté à ceux qui ont cru en Lui (v31-32).  Cette merveilleuse promesse provoque une violente réaction de rejet de la part des juifs, pourtant croyants mais oublieux de leur passé d’esclaves, alors qu’ils vivaient sous domination romaine et qu’ils célébraient justement la fête de leur libération !(v33) Se souvenir sans application réelle et concrète dans nos vies, c’est courir le risque de voir ce souvenir « tourner à vide », du fait de la perte de son sens et d’un aveuglement sur notre propre état spirituel.

A l’inverse, un véritable souvenir qui a du sens entraîne à vivre les conséquences pratiques de la mort et de la résurrection de Christ.  Nous sommes conduits, une fois libéré de l’esclavage du péché, à prendre conscience de notre identité en Christ(nous sommes « morts et ressuscités»…« une nouvelle création », selon Rom. 6v6 et 2 Cor.5v17), et donc à marcher constamment, par la foi, dans cette liberté, à agir en conséquence, par la nouvelle vie qu’Il nous a donnée :

 « C’est pour la liberté que Christ nous a affranchis. Demeurez donc fermes, et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude »(Gal.5v1) 

Quand Jésus-Christ vient renverser « l’ordre établi »

Quand Jésus vient troubler et perturber « l’ordre établi » de nos vies bien rangées…
(Source : convergence bolcho-catholiques)

Les premières paroles de Celui qui est « la Parole faite chair » (Jean 1v14) est une prédication, nous dit Marc  l’évangéliste [et non pas « l’évangélique »]. Et quelle prédication ! Il s’agit de « l’Evangile de Dieu »(Marc 1v14), soit un message venant de la part de Dieu, lequel est « la meilleure des nouvelles » adressée, non pas à quelques « heureux élus », mais à tous les hommes.

Son contenu ? Non pas « Dieu vous aime….vous êtes une race choisie »…mais plutôt « le temps est accompli et le règne de Dieu s’est approché : repentez-vous et croyez à l’Evangile ! » (Marc 1v15)

Comment Jésus prêche-t-il ? Avec autorité ! 

Jugeons-en plutôt : il appelle 4 pêcheurs à le suivre (Marc 1v16-20). Aussitôt, ces hommes laissent tout et le suivent sans discuter/raisonner (de la même façon que Dieu a appelé « que la lumière soit » et la lumière fut…). Dans une synagogue, il prêche « avec autorité » et « pas comme les enseignants de son époque ». C’est à dire que Jésus chasse un mauvais esprit. Il commande à cet esprit de sortir d’un homme possédé, présent dans la synagogue, et l’esprit mauvais sort (Marc 1v21-27). « Il dit et la chose arrive » (Psaume 33v9). Sa Parole comprend des mots, mais aussi un événement.

Jésus vient et trouble, perturbe, renverse l’ordre établi, dans la synagogue.

Serait-il « populiste » ? « Anti-système » ? En vérité, Jésus n’est pas venu pour opposer « le peuple » (« la base ») aux « élites » et vice-versa. Il n’a pas mieux appelé « la foule » à l’insurrection lors du sermon sur la montagne et ne s’est pas servi d’elle pour prendre le pouvoir ou renverser les institutions.

Il est venu troubler, perturber, renverser « l’ordre établi » dans nos vies, nos habitudes, nos pensées, nos cultures, nos relations, nos allégeances…..non pour créer la division ou pour « faire le vide », mais pour y établir son règne. Son règne est « justice, paix, joie, dans l’Esprit saint » (Rom. 14v17). Son règne n’a pas de limite. Il commence là, dans ce domaine de ta vie, où il ne règne pas encore ou ne règne plus. « Quel ordre établi » Jésus veut-il renverser aujourd’hui ?

« Le temps est accompli et le règne de Dieu s’est approché : repentez-vous et croyez à l’Evangile ! » Telle est la prédication de Jésus-Christ au début de l’Evangile selon Marc (1v15), dans la synagogue, et durant tout son ministère.

Dans le même esprit, le message des prophètes de l’AT jusqu’à Jean-Baptiste ne se limitait pas à dénoncer les « élites (politiques, religieuses, économiques) corrompues » ou injustes, et n’avait pas pour finalité de pousser le peuple à s’abandonner dans les bras d' »hommes forts » (ou « providentiels »), du style Abimélek, Absalom…. Le message des prophètes avait pour finalité de conduire à la repentance et au retour au Dieu véritable, en se détournant des idoles ou de toute figure idolâtrique (cf 1 Thes.1v9)

C’est ainsi que la bonne théologie, comme la prophétie authentique, n’a pas pour vocation de cautionner/conforter nos options politiques, économiques ou nos croisades religieuses, comme elle n’a pas pour vocation de justifier nos espérances mal ajustées. Pas plus qu’elle n’a pour but d’entretenir le regret (qui n’a rien à voir avec la repentance) d’une espérance déçue : « vas-tu longtemps pleurer Saül ? C’est moi qui l’ait rejeté et il ne sera plus roi d’Israël »(1 Sam.16v1), dit Dieu à Samuel. Une parole à méditer aujourd’hui.

Jésus vient renverser l’ordre établi de nos vies pour y établir son règne de justice, de paix et de joie. Il attend le sacrifice de notre « oui » d’acceptation et nous invite à le suivre, comme à manifester que « le règne de Dieu s’est approché ».

Cela consiste à faire, au Nom de Jésus et à sa suite, des choses significatives dans la vie des gens, portant un fruit immédiat dans leur vie : « guérir les malades, chasser les démons, purifier les lépreux et ressusciter les morts » (Marc 16v15-18, Matt.10v7-8, Luc 10v1-9.…), mais aussi : laver les pieds des autres croyants, prendre un repas en Sa mémoire, baptiser et enseigner les personnes, même issues des nations non juives, – aimer les ennemis….

Et ce, « au Nom de Jésus », le seul Seigneur, « Dieu sauve » mais aussi « Dieu élargit ». C’est ainsi que Jésus est venu aussi renverser les murs de séparation (ou de « confort » ?) (Eph.2v14 et ss), et non pour les renforcer ou en construire d’autres.

De tout temps et encore aujourd’hui, c’est au Nom de Jésus, avec amour et humilité, que les chrétiens agissent et font ce qu’ils ne sauraient pas faire par eux-mêmes : élargir l’horizon de leurs frères et/ou de leurs prochains en les faisant sortir de là où ils (se) sont enfermés, pour leur faire connaître « une vie (toujours plus) abondante », et autres choses significatives de nature à porter un fruit immédiat dans leur vie.

Aujourd’hui, ce n’est plus le temps des justifications ou des regrets. C’est le temps de chercher (et de revenir à) Christ, pour manifester son Règne.

 

 

*Pour la petite histoire, dimanche dernier, à plusieurs heures d’intervalle, j’ai eu l’occasion d’entendre deux messages complémentaires sur le même sujet : le Royaume – ou le Règne – de Dieu. Ce n’est sans doute pas « un canard blanc au long cou », mais certainement une invitation à considérer ce qui est prioritaire pour Dieu : « cherchez premièrement le Royaume de Dieu et sa justice… » Et tout le reste est du bonus ! (Matt.6v33)