Beaucoup de « followers » mais combien de disciples ?

Hier, les disciples de Jésus lui demandaient de leur apprendre à prier. Les disciples d’aujourd’hui oseront-ils lui demander de leur apprendre à Le suivre ?
(Source : convergence bolcho-catholiques)

Lecture : Marc 3v7-14

« Une grande multitude » suit Jésus et vint à Lui, nous dit le texte de l’Evangile selon Marc (3v7-8). « Une grande multitude » de disciples ? Si Jésus avait aujourd’hui un compte twitter, se réjouirait-il de tous ces « followers » ?

En réalité, cette grande multitude « vint à lui, à la nouvelle de tout ce qu’il faisait » (v8). Or, Jésus, pour ne pas être écrasé par cette foule, décide de se tenir à distance dans une barque. Il tient aussi à distance les démons « qui se jettent à ses pieds », refusant leur témoignage à son sujet (v11-12).

En revanche, Il appelle à lui, à sortir « hors de » la multitude « ceux qu’il voulut, pour les avoir avec lui et les envoyer prêcher… » (v13-14). Ceux qui sont « sortis hors de » pour se rassembler/être ensemble autour de Christ et en Son Nom, sont ceux qui constituent ce que l’on appelle « l’Eglise ». C’est d’ailleurs le sens de ce terme (du grec, « Ekklesia »), qui ne désigne pas un bâtiment.

Si « la grande multitude » reste une foule d’anonymes, les disciples, en revanche, sont bien identifiés et connus individuellement et personnellement de Jésus. Ils sont aussi bien connus de nous, les lecteurs actuels de l’Evangile, qui connaissons leurs noms et même leurs nouveaux noms donnés par Jésus.

Ceci dit, qu’est-ce qu’un « disciple » ? Daniel Bourguet, dans son « Devenir disciple »(1), souligne que « le verbe suivre est fondamental pour comprendre le sens de la vocation d’un disciple, de tout disciple. Etre disciple, c’est bel et bien suivre Jésus. Ce verbe est extrêmement employé dans les évangiles, presqu’autant dans chacun des quatre (2) ».

A la lecture des Evangiles, nous constatons qu’il y a deux manières de suivre Jésus :

Soit à la manière des disciples, soit à la manière de « la grande multitude ».

La foule suit généralement Jésus « de sa propre initiative, par curiosité, par intérêt, ou pour d’autres raisons », le plus souvent du fait ce qu’elle « voit faire » -et non de ce qu’elle entend – de la part de Jésus (Comparer avec Deut. 4v12-15 Et Rom.10v8-11, 17). Mais cela reste « un feu de paille ». C’est sans lendemain.

« Il arrive », constate encore Daniel Bourguet, qu’un disciple ne suive plus « que de loin », comme ce fut le cas pour Pierre, par exemple (Marc 14v54). La suite du récit nous montre que cela conduit tôt ou tard au reniement. Le disciple peut donc lui aussi être infidèle, tout autant que la foule, mais s’il peut espérer le suivre encore, c’est grâce à la fidélité du Christ qui renouvelle son appel, comme il l’a fait pour Pierre (Jean 21v19, 22 ; cf Luc 22v31-32). La liberté du disciple peut conduire au reniement, mais la fidélité du Christ est telle qu’il invite sans cesse le disciple défaillant ». Ainsi, « m’aimes-tu ?», demande Jésus à Pierre qui l’a renié trois fois (Jean 21v15 et ss)(3). « Au disciple qui répond positivement », à l’instar du pécheur repentant qui se trouve pardonné, « Christ redit alors ce qu’il a dit au premier jour : suis-moi ! »(Jean 21v19), avivant ainsi le feu « du premier amour » dans un élan renouvelé.

 

 

Notes :

(1) BOURGUET, Daniel. Devenir disciple. Editions Olivetan, 2010 (« Veillez et priez »), PP 25- 26

(2) 25 fois chez Matthieu, 19 fois chez Marc, 17 chez Luc et 18 chez Jean, sauf erreur.

(3) Voir notre article, « soif d’utilité », autour de Jean 21v1-22 : https://pepscafeleblogue.wordpress.com/2014/04/23/soif-dutilite/

Publicités

Le « shema » : prière d’écoute

Voici une étude du « Shema », qui s’inscrit dans le cadre d’une série proposée par « The Bible Project ». « Shema », qui signifie « écoute », est la première parole de la prière que l’on peut lire en Deutéronome 6v4-6 et qui a été reprise dans le Nouveau Testament, par exemple en Marc 12v29. Cependant, comme vous allez le voir, ce terme commun dans la Bible hébraïque signifie bien plus que « laisser des ondes sonores pénétrer votre oreille » :

 

Bonne vision et….bonne écoute !

Pas de révélation particulière….mais une richesse insoupçonnée.

Tu souhaites inviter Jésus "dans ton coeur" ? Mais es-tu vraiment disponible pour l'accueillir et être avec Lui ?

Tu souhaites inviter Jésus « dans ton coeur » ? Mais es-tu vraiment disponible pour l’accueillir et être avec Lui ?

Imaginons ensemble : nous nous trouvons dans un lieu calme et paisible, chaleureux, à l’abri de toute distraction. Ce peut-être au sommet d’une montagne, sur le bord d’une plage océane ou chez soi, dans un salon, par exemple. Soudain, Jésus vient vers nous. Le soir approche. Nous l’invitons à « rester avec nous » et à « demeurer avec nous », le temps de la soirée ou de la nuit. Nous lui passons une guitare ou tout autre instrument de musique, et Il nous en joue. Puis, Il ouvre la Bible qui se trouve là et nous partage les Ecritures. « Notre coeur brûle » alors « au-dedans de nous »(Luc 24v32), parce qu’Il est là avec nous et parce que Sa présence nous édifie.

Bref : pas de « révélation particulière » dans ce que je vous raconte ici, mais plutôt le rappel que nous pouvons jouir d’une richesse (parfois)insoupçonnée : la présence du Christ parmi ceux qui l’invitent et sont vraiment disponibles pour l’accueillir et le recevoir.

A méditer, pour aller plus loin :

  • La célèbre scène chez Marthe et Marie, en Luc 10v38-41 : qui reçoit ? Et qui est vraiment disponible pour accueillir ? Entre « s’agiter » et « choisir », que préférons-nous ?
  • Psaume 40v3 et ss.
  • Eccl.3v1 : « il y a un moment pour tout et un temps pour chaque chose… » (TOB). Les deux termes ne sont pas synonymes. Le premier mot, traduit par « moment », est « z’man » en hébreu. Il n’indique pas un temps précis mais la durée, la saison. C’est le temps naturel, « de la pendule », traduit en grec par « chronos » dans la version de la Bible dite « des Septantes ». Le second mot, traduit par « temps », et que l’on retrouve dans les vv2-8, est « eth » : il désigne l’occasion favorable, l’heure opportune à discerner…et à trouver. C’est « le temps de l’homme », traduit dans la « Septante » par « Kairos ».

 

Un chant : « Ta bienveillance », de Christensen/Ostrini

 

Prochain billet : mercredi prochain.

Comment et pourquoi étudier la Bible ? (1)

Avant d'ouvrir la Bible, il convient d'abord d'être "ouvert" soi-même....

Avant d’ouvrir la Bible, il convient d’abord d’être « ouvert » soi-même….

Bonjour ! Pep’s café revient pour un rythme plus régulier, après la pause estivale !

Pour bien démarrer ce nouveau mois de Septembre de façon « studieuse », voici une nouvelle série d’articles vous invitant à partir ensemble à la (re) découverte d’un livre à la fois « bien connu » et « méconnu » : la Bible ! Mais il ne s’agit pas tant d’une invitation à découvrir la Bible pour elle-même que d’une invitation à nous y attacher (et au-delà, à nous attacher à Celui dont elle parle), à l’écouter, la lire, l’étudier, la mémoriser et la méditer régulièrement, de sorte qu’elle fasse autorité dans nos vies.

Bon parcours, quelque soit votre arrière plan et vos convictions philosophico-religieuses !

 

Première partie : nos motivations. Pourquoi lire et étudier la Bible ?

Quel est le point commun entre la Bible et un parachute ? Il ne faut pas oublier de l’ouvrir !

1) Nous lisons dans la Bible que « Dieu a parlé… »(Hébr.1v1), avec cette invitation, ou cet ordre : « Ecoutez, cieux ! Terre, prête l’oreille ! C’est le Seigneur qui parle… » (Es.1v2) ; « ciel, prête l’oreille et je parlerai ; terre, écoute les mots que je vais prononcer »(Deut.32v1).

De là ces questions : « Dieu a parlé ». Comment ? Que dit-il ? A qui ? Suis-je concerné ? Suis-je prêt à prêter l’oreille à ce qu’Il dit, et, selon Deutéronome 4v9, à « ne pas oublier ces paroles que (mes) yeux ont vues » ?(1) Et, surtout, à y obéir, à l’instar de Samuel : « parle Seigneur, ton serviteur écoute » (1 Sam.3v9-10. Voir aussi 1 Sam.15v22) ?

Dieu a parlé de plusieurs manières (Hébr.1v1) : Dieu a parlé à Jérémie par cette Parole semblable à « un feu, un marteau qui brise le roc » (Jer.23v29 ; 20v9) et qui le fait « trembler comme un homme ivre » (23v9). A Elie, Dieu a fait entendre « un murmure doux et subtil » (1 Rois 19v11-13). Et c’est au moment où Job et ses amis se sont arrêtés de discuter, que Dieu a parlé sans être interrompu ! (Job 38-41)

« Que toute chair fasse silence devant l’Eternel ! »(Zach.2v13) est la condition pour écouter Dieu nous parler, d’autant plus que Dieu ne cesse pas d’être Seigneur, quand Il parle. Cette « mise en condition » implique aussi, de notre part, de nous examiner et de nous « éprouver nous-mêmes » (2 Cor.13v5). Car nous pouvons bien affirmer : « Je sais qui j’ai cru » (2 Tim.1v12).  Mais sur quel fondement ? Quelle autorité ?

Avons-nous « des convictions » ? Ou « des croyances » ? D’où viennent-elles ? Une conviction est une idée qui me porte, alors qu’une croyance est ce à quoi je tiens. L’une ou l’autre devrait passer le test suivant :

 2) « L’heure de vérité » (et non pas « leurre de vérité ») 

Le Seigneur Jésus nous enseigne que « c’est la vérité qui (nous) rendra libre. » (Jean 8v32) Mais sommes-nous vraiment attaché à la vérité ? A moins que nous ne tenions trop à nos croyances, nos traditions, nos opinions, pour les lâcher …

« La vérité nous rendra libre »…mais « qu’est-ce que la vérité ? » demande Pilate à Jésus, en sortant ensuite avant d’entendre la réponse ! (Jean 18v38) Pourtant, Jésus est sans équivoque à ce sujet : Lui-même déclare, en Jean 14v6, être « la vérité »(2) et que la vérité est aussi le Saint-Esprit (Jean 15v13) et la Parole de Dieu (Jean 17v17). Les trois ne se contredisent pas et rendent témoignages l’un à l’autre (cf Jean 5v31-47 ; Jean 14v26, 15v26, 16v13-15 ; 1 Jean 5v9…).

Ceci posé, connaître la réponse à la question-ce qu’est la vérité-et savoir qu’il existe une vérité absolue est un premier pas, mais non suffisant. Car il ne s’agit pas de « connaître » la vérité de façon théorique, intellectuelle : il s’agit surtout d’y croire, et de « marcher dans la vérité ». C’est-à-dire, de vivre en accord avec les commandements de Dieu (1 Jean 2v3-6) et être vrai quant à Dieu, à soi et aux autres (1 Jean 1v5-10, Jean 8v31-32). Une promesse est d’ailleurs donnée à ce sujet en Luc 11v28 par le Seigneur Lui-même : « bienheureux sont ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent ! »

Mais la meilleure façon de « marcher » nécessite…de commencer à « marcher ». C’est-à-dire, d’avoir un « point de départ ».

 

 3) Quel est notre « point de départ » ?

Pour avoir déjà utilisé un GPS ou acheté un billet de train dans une gare, nous savons que pour aller quelque part, il nous faut un point de départ. Et tout navigateur sait que celui qui ne sait pas où il va suivra toujours « le sens du vent », et sera « ballotté çà et là à tout vent de doctrine… » (Eph.4v14)

« D’où partons-nous » ? Quel est notre fondement de foi et de vie ? Qu’est-ce qui fait autorité dans notre vie ?

Un fondement nous est donné par Dieu ; il nous parle par les Ecritures, la Bible, que nous avons complète.

La Bible n’est pas plus « ringarde » aujourd’hui qu’hier, comme en témoigne la conclusion de la parabole racontée par Jésus en Luc 16v27-31. Le riche tourmenté dans le séjour des morts dit à Abraham : « Je te prie donc, père, de l’envoyer dans la maison de mon père, j’ai cinq frères, en sorte qu’il les adjure; de peur qu’eux aussi ne viennent dans ce lieu de tourment. Mais Abraham lui dit: Ils ont Moïse et les prophètes; qu’ils les écoutent. Mais il dit: Non, père Abraham; mais si quelqu’un va des morts vers eux, ils se repentiront. Et Abraham lui dit: S’ils n’écoutent pas Moïse et les prophètes, ils ne seront pas persuadés non plus si quelqu’un ressuscitait d’entre les morts. »

Recevons-la donc avec foi et joie (Jer.15v16) ; ne la « boudons pas » pour de « la viande » (Nombres 11v4-20). Imitons plutôt :

  • Les Béréens (Actes 17v10-12) : de « sentiments nobles », ils recevaient la parole qui leur avait été enseignée « avec beaucoup d’empressement, et ils examinaient chaque jour les Écritures, pour voir si ce qu’on leur disait était exact ».
  • Timothée (2 Tim.3v10-17) : il connaissait « les Saintes Lettres » dès sa jeunesse (v15) ; quand Paul lui a prêché l’Evangile, il a été convaincu que ce message était conforme aux Ecritures et « digne d’être entièrement reçu » ; il a ensuite vu vivre Paul (vv10-13) et il a pu constater que c’était un homme de Dieu. C’est ainsi qu’il a su qu’il pouvait demeurer dans ce qu’on lui avait enseigné.

La qualité de la marche de ces croyants dépendait donc de ce que la Bible était leur norme de vie et leur fondement de foi.

 

Voici encore d’autres bonnes raisons de fonder sa vie sur les Ecritures bibliques, Parole de Dieu :

Le prophète Jérémie nous rappelle ce qui nourrit vraiment : « le froment » (la Parole de Dieu) et non « la paille »(les songes), laquelle peut servir de couverture ou de lit, mais non de nourriture ! (Jer.23v24-28)

L’apôtre Pierre nous exhorte à « (désirer), comme des enfants nouveau-nés, le lait spirituel et pur, afin que par lui (nous croissions) pour le salut » (1 Pie. 2v2).

Et l’auteur de l’épître aux Hébreux définit ce qu’est un adulte : celui « dont le jugement est exercé par l’usage à discerner ce qui est bien et ce qui est mal », et qui se nourrit de « nourriture solide » (Hébr.5v14) – ici la Parole de Dieu.

Qu’en est-il pour vous ? Faites le point !

Sans oublier ces avertissements toujours actuels :

  • « Ne pas oublier ces paroles que (nos) yeux ont vues », ou lues (Deut.4v9).
  • Nous avons « Moïse et les prophètes » (l’Ancien Testament) et même tout le Nouveau Testament en plus : « écoutons-les » ! (Luc 16v27-31)

(A suivre)

 

 

Notes :

(1) Le verset de Deut. 4v9 (habituellement traduit dans les versions Darby, Segond, TOB, Colombe…par « prends garde à toi….de peur que tu n’oublies les choses-ou événements- que tes yeux ont vues ») peut aussi se traduire par « tu n’oublieras pas les paroles que tes yeux ont vues ».  Dans l’original hébreu, le terme employé pour « mots » est « dabar » (« דָּבָר »). Ce qui peut vouloir dire » 1) Parole, mot, ordre, commandement, sentence, oracle, conseil…., 2) Chose, événement, action, 3) Cause, motif, 4) Affaire en Litige. Une des règles importantes en matière de traduction est de prendre en compte le contexte direct. Ainsi, les traductions « mot » ou « choses » peuvent être considérées comme des hypothèses valables. Quant aux termes « événement » ou « choses », employés par la plupart de nos versions, ils semblent correspondre à l’ensemble des événements qui sont décrits dans les versets suivants, notamment : « L’Éternel vous a parlé du milieu du feu ; vous avez entendu le son des paroles, mais vous n’avez point vu de figure ; il n’y avait qu’une voix. » (v.12, soit un événement à la fois auditif et visuel). L’intérêt de traduire par « choses » ou « événement » permet d’englober l’ensemble des choses décrites dans les versets suivants. Enfin, les interprétations rabbiniques à ce sujet sont également intéressantes en ce qu’elles soulignent « l’inscripturation » des commandements sur les tables de pierres (v13). Dans tous les cas, Moïse rappelle au peuple, « communauté de l’Alliance », qu’écouter Dieu est un premier impératif. Et aujourd’hui comme hier, lire les Saintes Ecritures, Parole de Dieu, c’est aussi obéir à ce commandement prioritaire de l’écoute.

(2) Et Paul rappelle que « la vérité est en Jésus »(Eph.4v21)

 

Croire que Dieu est « juste là » : c’est le premier pas de la foi

Dieu est "Juste là" : le crois-tu ? Si oui, c'est là le premier pas de la foi, d'après Hébr.11v6

Dieu est « Juste là » : le crois-tu ? Si oui, c’est là le premier pas de la foi, d’après Hébr.11v6

C’est « Juste là ». Le nouvel album « famille » de Den-Isa(1).

Le premier chant commence par une interpellation – « hé ho, hé ho ! »(2), suivie d’une invitation à découvrir ce nouvel univers musical d’une grande richesse et plein de « pep’s », qui est aussi une initiation aux premiers pas de la foi et aux premières interrogations existentielles.

« Juste là » invite aussi à découvrir qu’Il est « juste là »(3) : qui donc ? Dieu ! Il est, certes, invisible, mais bien là, tout proche, « tout près de toi »(3). Il se révèle à toi et te révèle qu’Il t’a voulu(4), qu’Il t’aime, que tu as une place dans ce monde(2) et que ta vie a un sens. La « vraie vie », c’est de « connaître », « marcher » avec Celui qui est « le chemin, la vérité et la vie », et « le Dieu véritable »(5).

Mais si je « ne sens pas » qu’Il est (juste) là ? Et si « tout se bouscule dans ma tête » pour me persuader du contraire, ou que je ne vaux rien ?(6) Dieu souhaite que tu écoutes Sa voix, même quand tu ne le vois pas : c’est cela, la foi, comme le fait de croire qu’Il est « juste là ».

Dieu est ce Dieu relationnel et Il « a des choses à (te) dire….aujourd’hui encore, Il parle. Faut l’écouter, c’est vital(7). En cas de doute, va relire ce qu’Il a écrit dans la Bible, Sa Parole – tu sais, « ce pavé » qui semble remonter « à un autre âge »(7)…, et va dire « ouste dehors, dehors ! » à « ce qui n’est pas vrai, pas vrai », à « ce qu’Il n’a pas écrit »(6). Et souviens-toi, Dieu n’est pas distant ou « trop occupé », mais s’Il est au ciel, Il est « toujours dispo ». Tu peux « lui parler sans payer. Pas de délai, pas de file d’attente…C’est très facile d’aller vers Dieu. Il est à la portée de tous…Et Il t’entend du haut des cieux » !(8)

Et surtout, Il a donné ce qu’Il a de plus cher pour toi : Son Fils, Jésus-Christ, « pur et parfait, mais pas nous », qui t’aime « tellement », qu’Il a « choisi de venir »(sur Terre), parce qu’Il a « tant envie » que tu sois « son ami ». « Et ça, ça (lui) a coûté la vie » : Il s’est « laissé punir pour le mal », alors qu’Il n’avait « rien fait, c’était nous ». Parce qu’Il est « le Fils de Dieu, pur et parfait », Lui seul pouvait « effacer » ce qui nous sépare de Lui. « Pour ça », Il est « mort sur la croix » et Il a « tout fait pour être avec moi » et toi (9). Il a tout payé, pour que tu vives une relation personnelle et apaisée avec Lui.

C’est vrai….même si tu as « du mal » à te (le) dire. Mais tu peux (Lui) dire « merci d’avoir payé si cher pour pouvoir être (ton ami) »(9) et Lui dire « bravo », parce qu’Il est aussi « ressuscité », « vivant » aujourd’hui, « tout près de nous maintenant ». Sa « souffrance et sa mort devaient se passer » : ce n’était donc « pas un échec, non pas un raté », mais Sa « mission est finie », Il a « tout accompli » !(10)

Au final, un excellent CD particulièrement rafraîchissant, « bondissant » et original, qui invite à l’émerveillement : de soi, de ce qui nous entoure, de Dieu… Et qui a le mérite de rappeler, à hauteur d’enfant, qu’une vie pleine de sens, digne d’être vécue, n’est pas nombriliste, mais est avant tout relationnelle, avec Celui qui est le « Véritable » et « la vie éternelle »(1 Jean 5v20). A recommander chaudement autour de vous !

Paroles à découvrir et extraits à écouter (mes chansons préférées étant la 12 : « ouste dehors » et la 14, dans laquelle nous sommes invités à garder « les yeux fermés », pour se mettre « dans la peau » de Bartimée, l’aveugle guéri par Jésus).

 

 

Notes :

(1) « Den-Isa » : Denis et Isabelle Hey, couple chrétien « à la ville », comme « sur la scène », que nous connaissons personnellement et aimons beaucoup pour ce qu’ils sont et font. Pour ce CD, on appréciera le beau packaging qui évoque cet univers : digipack 3 volets, et un livret 16 pages tout en couleurs, avec des illustrations de personnages en pâte à modeler créés par Myriam Schott.

(2)Chant 1 : « Hé Ho »

(3) Chant 2 : « Juste là »

(4) Chant 13 : « Tu es bien »

(5)Chant 15 : « Je suis la vie »

(6)Chant 12 : « Ouste dehors »

(7)Chant 11 : « Le Gros Livre »

(8)Chant 16 : « La dent bleue

(9)Chant 9 : « Merci »

(10)Chant 10 : « Bravo »

Ecoutons avec nos trois oreilles !

« Ouvrez vos deux oreilles ! » Et même « les trois » !
(« Dumbo l’éléphant », 1941. D’après l’histoire éponyme d’Helen Aberson, publiée en 1939)

Vous connaissez certainement la raison pour laquelle Dieu nous a créés avec deux oreilles et une bouche : tout simplement pour que nous l’écoutions deux fois plus que nous (lui) parlons.

En réalité, nous avons à l’écouter, non avec nos deux oreilles, mais avec nos trois : nos deux, plus celle « de notre cœur » !
Si vous voulez en avoir le coeur(!)net, relisez donc la fameuse prière du roi Salomon : « donne(…)à ton serviteur un cœur* qui écoute »(1 Rois 3v9. Darby) !
Et ne manquez pas non plus de découvrir la façon d’entrer dans « la maison de Dieu » en Eccl.4v17-5v1-2 (un verset par ailleurs affiché à l’entrée d’une salle de culte d’une église évangélique, ce qui est peu banal), sans oublier ce que le Seigneur aime avant tout : 1 Sam.15v22-23
On relèvera enfin que l’essentiel reste encore – et toujours – d’être, d’abord, disponible pour Dieu : c’était le cas – et « la qualité » – des écrivains bibliques (rois, berger, gardien de troupeau, pêcheurs, médecin, ex-escroc et collabo, savants,  ignorants, humbles…), sur qui Dieu « a soufflé » pour qu’ils transmettent fidèlement Sa Parole. Ainsi : Amos 7v14-15, 2 Pie.1v21, Ex.6v1-2, Lévit.1v1….
Note :
* Un cœur « nouveau », bien entendu, que seul Dieu peut donner cf Ez.11v19, 18v31, 36v26

Alzaia

"Alzaia" d'Erri de Luca. "Alzaia", c’est la corde, mais aussi le lien avec l'autre, qui empêche de tomber ».

« Alzaia » d’Erri de Luca.
« Alzaia », c’est la corde, mais aussi le lien avec l’autre, qui empêche de tomber ».

Pep’s café ! est de retour, après une longue absence de deux mois, et prêt à reprendre un nouveau rythme de publication !
En guise de billet de rentrée, voici un partage de ce que je pense être « le message de Dieu (d’abord pour moi personnellement) de cet été », après une coupure bienvenue : une nécessité et un besoin de progresser dans l’écoute, l’intention(le cœur et l’inspiration-cad quel esprit nous anime), et la disponibilité, sans oublier la lutte contre tout gaspillage.
Autant de thématiques ou de domaines perçus de différentes façons en juillet-août, et qui se retrouvent, pour l’essentiel, dans « Alzaia »*, un livre d’Erri de Luca acquis le 06 juillet.

Pour l’anecdote, le premier texte découvert « par hasard »(grâce à un marque-page présent dans le livre à cet endroit !) était « avoir de l’oreille » (p24-25), invitant à l’écoute(cf Eccl.4v17, 1 Sam.15v22, Jacq.1v19) :
« Le prophète Jérémie entend la voix divine dans un “vacarme d’eaux dans les cieux”. Elie la perçoit dans un murmure après l’avoir cherchée dans le vent d’une tempête, dans un tremblement de terre et dans le feu. Cette voix se manifestait de bien des façons, mais il fallait avoir l’ouïe fine d’un prophète. Garder le silence était une condition indispensable. C’est au moment où il se tait que la voix de Dieu fait irruption dans la vie et dans le livre de Job. Tant qu’il répond à ses interlocuteurs, Dieu reste silencieux. Mais lorsque Job cesse de répliquer au dernier d’entre eux, Elihu, alors la voix de Dieu s’élève et déferle sur 125 vers.
“Silence dans toute chair”, le cri de Zacharie (Za 2, 17) est la condition nécessaire mais non suffisante pour se mettre à l’écoute. Notre ouïe moderne a été caressée par la haute précision des chaînes stéréo, étourdie par les amplificateurs de salles de bal et par les bruits mécaniques les plus assourdissants qu’ait jamais supportés l’oreille humaine. Le silence aujourd’hui n’est qu’un trouble de l’ouïe. Dieu aurait bien du mal à obtenir une écoute, s’il le voulait, mais il ne le veut pas. Il a déjà laissé sa voix par écrit dans le livre que nous appelons la Bible. Là, avec un peu de chance et un vertige de silence, en soi plus qu’autour, chacun peut écouter le passage qui éclairera sa journée ».
« Prêter l’oreille », écouter Dieu, mais aussi s’attacher à Lui « de tout notre cœur… » (Deut.6v5) d’autant plus qu’Il souhaite nous emmener avec Lui partout où Il va et nous montrer tout ce qu’Il fait (Jean 5v20).
Le « gaspillage » se retrouve dans des textes tels que « lambeaux » (p27-28. D’après Amos 3v12) ou « émigrants », (pp65-66)

Quant à l’impératif de discerner « l’intention » ou « l’esprit », celui qui nous anime ou qui anime d’autres, il est illustré par la parabole suivante, intitulée « Coutures » (pp51-52) :

« Un tailleur juif fut chargé par un noble de sa ville de coudre une rare pièce de vêtement dans un précieux tissu acheté à Paris. Le noble lui recommanda de réaliser un chef-d’œuvre. Le tailleur sourit et répondit qu’il n’avait pas besoin d’encouragements car il était le meilleur de la région. Son travail une fois terminé, il porta le vêtement à son illustre client, mais en échange il ne reçut que des injures et se vit accusé d’avoir gâché le tissu. Le tailleur déconcerté et humilié alla demander conseil au roi reb Yerahmiel qui lui dit à peu près ceci : «Défais toutes les coutures du vêtement, puis refais-les exactement dans les mêmes points qu’avant. Ensuite rapporte-le lui. » Le tailleur suivit l’étrange conseil et rapporta le vêtement au noble. À sa grande surprise, le seigneur parut enthousiasmé par le travail et ajouta même une prime à son salaire.

Reb Yerahmiel lui expliqua ensuite ceci : «La première fois tu avais cousu avec arrogance et l’arrogance n’a pas grâce. C’est pourquoi tu as été repoussé. La seconde fois tu as cousu avec humilité et le vêtement a pris toute sa valeur. L’intention est primordiale, plus que l’habileté, l’inspiration plus importante que la maîtrise, même dans les travaux humbles. Dans le livre des Saintes Écritures, L’Exode/Noms, Dieu, par l’intermédiaire de Moïse, confie à l’excellent artisan Betzalèl l’exécution de nombreuses tâches ` nécessaires au culte. Mais auparavant : «Il l’a rempli, de vent d’Elohim : en sagesse, en intelligence, en science pour toute sorte d’ouvrages » (35, 31). L’habileté technique à elle seule est stérile, vaine.

Pour celui qui est habitué à ne considérer que le produit fini et non la façon dont on le travaille, pour celui qui juge l’œuvre et non l’intention, ce récit est vain ».

Je rajouterai que ce n’est pas le fait de « faire » qui fait « l’être »(ou ce que l’on est) ; ce n’est pas non plus l’activité (l’activisme ?) qui fait l’accomplissement ; mais ce que nous faisons (et la façon dont nous le faisons) dépend de ce que nous sommes, ou de ce qui nous pousse. Ce n’est donc pas une simple question de « performance ».

Sur ce, bon week-end, et à mercredi prochain.

 

 

 
Notes :

* De Luca, Erri. Alzaia. Rivages/Petit Bibliothèque, 2002

« Ces articles[parus dans le quotidien catholique Avvenire], cent et des poussières, sont extraits du gros tas de cahiers que (l’auteur a rempli) de phrases pêchées au hasard, un peu partout ». Il les a « transcrites, poussé par un maudit besoin de collectionneur, une sorte de rétention de pensées contre la perte de la mémoire. Avec une habileté de brocanteur » il a « déniché la phrase, l’accident, l’idée ». Il y a « ajouté ensuite des choses » qu’il a « vécues. Et puis, dans une proportion toute sabbatique, une sur sept, on y trouve des pensées sur certains vers de l’Ancien Testament…. ».
Des articles, qui sont, aux dires de l’auteur, ce qu’il a « su faire de mieux »(préface, p 10). Alzaia est le nom du cordage qui sert à tirer à contre-courant depuis le rivage « une lente cargaison », des péniches et des bateaux, le long des fleuves et des canaux (pp 9-10). Dans « Cordes » (p 47), l’auteur nous apprend encore que le mot désignant l’espérance en hébreu signifie aussi corde : «Il est beau que l’espérance ait l’âme d’une corde. Elle tire, attache, fait des noeuds, peut se rompre.»
« Alzaia », c’est donc la corde, mais aussi le lien. « Et pour un alpiniste comme Erri De Luca, c’est le lien avec l’autre, et qui empêche de tomber ».

« Dieu m’a dit…. » (1 Rois 13)

"Dieu m'a dit..." Ha bon ? Dieu ne m'a rien dit d'autre que ce qu'il m'a dit au départ...!

« Dieu m’a dit… »
Ha bon ? Dieu ne m’a rien dit d’autre que ce qu’il m’a dit au départ…!

Lecture de 1 Rois 13.

L’histoire de trois hommes déterminés  : un roi,  un « Homme de Dieu », et un vieux prophète. Sans oublier  un lion non moins déterminé et un âne…Un chapitre étrange, de par ses protagonistes et son déroulement. Qu’en penser ?

Trois hommes déterminés, donc.
Un roi idolâtre, déterminé à ne pas obéir à Dieu et donc à persévérer dans son attitude idolâtre(autant « avant » qu' »après » cf 1 Rois 12v26-33 ; 13v1, 33-34).
Un « Homme de Dieu », envoyé par Dieu et déterminé à accomplir sa mission(avec la puissance et la miséricorde de Dieu), comme à suivre un ordre de Dieu strict(1 Rois 13v8-10). Rien ne devrait le détourner, en tout cas certainement pas l’intimidation ou la promesse de cadeaux(v4, 7). Rien ? Ha, si ! Seul un autre prophète-un vieux prophète-a pu le détourner de la voie qu’il devait suivre : parce qu’il est « prophète comme lui »(v18) et parce que, soit disant, « Dieu lui a dit »…ou plutôt, parce qu' »un ange lui a parlé de la part de Dieu »(v18).

L’Homme de Dieu aurait du s’en tenir à ce que Dieu lui avait dit, à lui(Dieu serait-il une girouette ?), et se souvenir qu’il est vital d’être deux fois vigilant, surtout après une victoire. Il paiera de sa vie cette rébellion, attaqué par un lion(v21-22, 24). L’Homme de Dieu n’est donc pas un superhéros invincible.

Parlons maintenant du « troisième homme » : « le vieux prophète », qui entre en scène à partir du v11. Si la première partie du chapitre 13(v1-10)nous place tout d’abord en terrain familier, la seconde nous désarçonne et nous met mal à l’aise.  Car si « le vieux prophète » était un « faux prophète », encore ! Mais non, il s’agit bel et bien d’un prophète. Un vrai, sauf que là il ment à l’Homme de Dieu pour le détourner de sa route et l’inviter chez lui. Comment expliquer cela ?

Autant ses motifs paraissent peu clairs, autant son état spirituel semble l’être encore moins(clair). Car, peut-on être prophète de Dieu en résidant à Béthel, sanctuaire idolâtre ?(1 Rois 12v29)
Le poids des ans, l’expérience, la position(ou le titre-de prophète, comme d' »Homme de Dieu »), ne dispensent pas d’être obéissant et connecté à « la source des eaux vives »(cf Jer.2v13, comme de se garder de toute compromission. Ce vieux prophète ment. Ce qui ne l’empêchera pas de prononcer des paroles justes, venant de Dieu, qui se réaliseront plus tard…(1 Rois 13v21-24, 32)
Car, en dépit de la faiblesse humaine, Dieu reste souverain. Il n’a d’ailleurs pas permis que le lion, qui a tué l’Homme de Dieu, ne dévore celui-ci ou ne déchire son âne(v24-25, 28).

En fin de compte, face à la désobéissance humaine, ces animaux nous offrent un témoignage silencieux d’une réelle soumission à Dieu. Le lion, sans doute envoyé par Dieu, n’était-il pas déterminé à accomplir sa mission, lui aussi ? Mais sans aller au-delà de ce qui lui était permis…A moins qu’il ne s’agisse là d’une nouvelle démonstration de la puissance(dans le sens : « on ne se moque pas de Dieu ») et de la miséricorde de Dieu ?

Mais nous avons un meilleur(et parfait)exemple de soumission à Dieu, source de salut pour tous les hommes. Source de salut pour vous et pour moi. Le meilleur exemple d’une vie parfaite : le Seigneur Jésus-Christ, lequel ne s’est jamais laissé détourner, et de sa mission, et du chemin qu’Il devait prendre, pour notre salut : le chemin de la croix(cf Luc 9v51).

 

 

 

Quand le poids du néant est trop lourd, il entraîne la chute ! (Lisons ensemble Esaïe/7)

Nous reprenons  notre lecture des chapitres 40 à 66 du prophète Esaïe, entamée ici.

Ici, une « lourde » démonstration du néant des idoles babyloniennes, qui viennent de chuter. Ces idoles ont pour noms :

-Bel (« Baal » des phéniciens, « le dieu créateur ». Comparer avec le surnom donnée à Daniel : « Belchatsar » )
-Nébo (« Nabi » en hébreux, « le prophète » de Dieu. Comparer avec « Nabucodonosor » ou « Nébucadnetsar »).

Il s’agit de lire attentivement le chapitre et être attentif à :
1)ce que nous apprend le chapitre sur la nature et la personne de Dieu ;
2)ce que nous apprend le chapitre sur la nature et le caractère de l’homme,
3)ce que nous apprend le chapitre sur les engagements de Dieu vis à vis de l’homme.

Maintenant que les « vaines idoles » sont par terre, que reste-t-il au peuple, qui s’y confiait jusqu’à présent, à faire « d’intelligent » ou de sensé ? Et pourquoi ?

Bonne lecture !

 

Esaïe 46 :

1 « Bêl a fléchi, Nebo s’est affaissé; leurs statues ont été posées sur des animaux, des bêtes de somme.

Vous les portiez jadis, maintenant elles sont chargées, pesant fardeau, sur des montures qu’elles accablent.
2 Ensemble ils ont fléchi et se sont abattus; ils n’ont pu sauver la charge et sont allés, de leur personne, en captivité.
3 Ecoutez-moi, maison de Jacob, et vous tous, débris de la maison d’Israël, qui êtes soutenus [par moi] depuis le berceau et portés depuis votre naissance.
4 Jusqu’à votre vieillesse, je resterai le même [pour vous]; jusqu’à votre âge extrême, je vous porterai. Comme je l’ai fait, je continuerai à vous porter, à vous soutenir, à vous sauver.
5 À qui oserez-vous me comparer, m’égaler? Avec qui me mettrez-vous en parallèle comme étant semblables?
6 En voilà qui sortent avec profusion l’or de leur bourse et pèsent de l’argent à la balance; ils engagent un orfèvre pour qu’il en fasse un dieu, puis se courbent et se prosternent.
7 Ils le chargent sur leur épaule, ils le transportent et le mettent en place: le voilà fixé, il ne bouge plus! Que si l’on crie vers lui, il ne répond pas, il ne vient en aide à personne dans le malheur.

 8 Souvenez-vous de cela et comportez-vous en hommes; infidèles, prenez-le à cœur.
9 Rappelez-vous le passé, les temps reculés, car je suis le Tout-Puissant, il n’en est pas d’autre, je suis Dieu, et nul n’est comme moi.
10 Dès le début, j’annonce les choses futures, et longtemps d’avance ce qui n’est pas encore accompli; je parle ma décision demeure, et tout ce que je veux, je le réalise. 11 Du Levant j’ai appelé un aigle, d’un pays lointain l’homme de mon dessein. Oui, ce que j’ai annoncé, je le fais arriver; ce que j’ai conçu, je l’exécute.
12 Écoutez-moi, hommes au cœur endurci, si éloignés du bien!
13 Je hâte la venue de ma justice, elle n’est plus loin; mon secours ne se fera pas attendre. Dans Sion, je dispenserai le salut à Israël, qui est ma gloire ».
(Version du Rabbinat français)