L’action du mois : suivre la formation Libérer !

« Libérer ! » Le temps d’une formation pour vivre une transformation et expérimenter, sur un fondement de vérité, que Jésus « est le même » : certes « hier » mais aussi « aujourd’hui » et « éternellement ».

Libérer ! est une excellente formation certifiante à l’accompagnement spirituel, proposée par les Eglises protestante unies du Marais et de Belleville, à Paris. Elle s’inscrit dans le cadre du panier de formation inter-Eglises au sein de la Fédération protestante de France, intitulé byReformation.

Ne manquez pas la prochaine session Libérer! 1 d’automne, laquelle aura lieu du 08 octobre au 10 octobre 2021 au temple de Belleville, Paris.

Pour qui ?

Libérer ! est avant tout destiné aux chrétiens de toutes dénominations (pasteurs/anciens, prêtres, et tout responsable « laïc » engagé dans un ministère) qui ont la volonté de s’engager en Eglise et/ou d’être renouvelés pour des ministères d’accompagnement spirituel, de relation d’aide et de conseil pastoral, incluant notamment les dimensions de la guérison spirituelle et de la délivrance.

Enracinée dans les Écritures Bibliques, elle s’appuie sur plus de 10 ans d’expérience-« maison » novatrice de l’Église Protestante Unie du Marais en matière d’accompagnement spirituel (50 personnes formées à l’accompagnement, soit un peu plus de 80 heures de formation).

Une formation équilibrée

J’ai déjà suivi les modules 1 et 2 en 2015, et le module 3 en juillet 2019 et peut attester que la formation est très équilibrée sur les plans théologiques et pratiques.

Libérer ! ne propose pas « de truc » ou de « technique », mais nous invite à nous exercer à l’écoute de la Parole de Dieu – plutôt que d’agir de manière systématique et stéréotypée – et à mettre cette Parole en pratique. Il ne s’agit pas de souhaiter d’être « plus » ou « mieux » informés, mais de nous laisser transformer pour expérimenter, sur un fondement de vérité, que Jésus « est le même » : certes « hier » mais aussi « aujourd’hui » et « éternellement »(Hébr.13v8). Cette formation se veut donc tout à la fois « un lieu d’enseignement et de témoignage de l’action du Saint-Esprit », toujours actuel, « dans la vie des chrétiens ». L’on peut venir aussi « pour soi », pour vivre une guérison et une libération personnelle, dans la perspective de le retransmettre à d’autres. Personnellement, j’y ai beaucoup appris quant aux enjeux pratiques liés à l’autorité et au mandat libérateur du chrétien (délivrance, combat spirituel, guérison).

Enfin, la vision tripartite de l’homme (Dieu nous a fait corps, âme, esprit) de Libérer! nous permet de résoudre certaines difficultés, liées aux limites des approches exclusivement « spirituelles »/ « spiritualisantes » ou exclusivement « psychiques » (celle de la « relation d’aide », avec une vision anthropologique et intellectuelle inspirée de la psychanalyse/la psychologie). Elle nous permet ainsi de discerner si nous avons à affaire à du somatique, du psychique ou du spirituel, et d’apporter un « traitement holistique » adapté, sachant qu’aucun de ces domaines n’est véritablement étanche. Elle nous permet enfin de sortir de l’impasse due à l’opposition entre « délivrance » et « accompagnement » (pastoral), alors que les deux sont liés. En effet, apprend-t-on dans cette formation, selon les situations, certaines personnes auront d’abord besoin d’être libérées, avant de pouvoir être accompagnées. Et dans les deux cas, la repentance joue un rôle majeur. Elle est même une clé de la vie chrétienne.

C’est où ? C’est quand ? Comment s’inscrire ?

Sur le plan pratique, le cycle de formation, qui forme un tout, se compose de trois modules, chacun comportant des séquences d’enseignements, de travail en groupes et des temps de prière.

Libérer! 1 : Libérer le corps, l’âme et l’esprit (prochaine session : du 08 octobre au 10 octobre 2021, au temple de Belleville, Paris. Les personnes qui vivent Libé 1 pour la première fois seront prioritaires).
En développant une conception tripartite de l’humain (corps, âme, esprit), le Nouveau Testament nous éclaire sur les strates où doit se déployer la guérison de notre être. Le règne de Dieu s’étend sur toutes ces zones de notre intériorité.

Libérer! 2 : Libérer, délier, délivrer
Nous ne luttons pas contre la chair et le sang, nous ne nous battons pas contre les personnes, mais en Christ nous obtenons la victoire sur des puissances spirituelles qui agissent. Forts de l’expérience de Jésus, des apôtres, d’une part, et de l’anthropologie moderne (psychologique notamment), comment marcher vers la liberté ?

Libérer! 3 : Pratique de l’accompagnement spirituel et transmission (prochaine session : du 01 novembre au 05 novembre 2021, au temple du Marais, Paris)

Pour être éligible au Certificat Libérer! il faut avoir fait les trois stages et avoir validé l’examen final.

La formation est gratuite mais il est possible de faire une offrande pour soutenir ce ministère. Note : coût réel estimé au minimum à 200 euros/personne, sachant que les questions financières ne doivent pas être un frein à l’inscription)

En savoir plus et pour connaître les prochaines dates de formation : http://www.liberer.fr/

Une nouveauté : Libérer ! lance sa chaîne youtube !

Une première vidéo nous permet de découvrir une présentation des formations Libérer! par la Pasteure Caroline Bretones, du temple du Marais (Paris) :

En s’abonnant à la chaîne Youtube, il est possible de visionner un nouveau contenu tous les 10 jours, avec trois formats d’une durée approximative :

EN BREF : 2 minutes
EN QUELQUES MOTS : 10 minutes
EN LARGE ET EN TRAVERS : 45 minutes

[Article mis à jour le 21/09/21]

« Boulevard ossements » (…qui reprennent vie) : Ézéchiel 37

Voici aujourd’hui un texte mystérieux : une vision donnée par l’Éternel au prophète Ézéchiel d’une vallée pleine d’ossements.

Une prédication édifiante d’Isabelle Coffinet (Temple de Cergy) sur le texte d’Ézéchiel 37.1-14, avec une efficace mise en contexte et actualisation, pour ceux qui se questionnent quant à « la vision de leur vie ».

Les 3 premières « questions premières » de Dieu à l’humain

Dieu nous parle et nous pose même les « bonnes questions » : les toutes premières « questions premières », fondamentales

« La métaphysique », c’est l’art de (se) poser les bonnes questions, écrivions-nous il y a quelques années sur ce blogue.  Ces « bonnes questions » sont des questions dites « fondamentales » (en rapport au sens de la vie, à la mort, au bien et au mal, ou à Dieu…) que chaque être humain peut (ou est censé) se poser.

Au début du premier livre de la Bible, la Genèse, ce n’est pas l’homme qui se les pose ou les pose à Dieu, ces questions, mais c’est Dieu qui pose les toutes premières « questions premières » à l’humain, à un moment particulier où celui-ci est en faillite devant le projet divin.

Dieu nous pose ces questions, non « pour savoir » (comme s’il ne savait pas !), mais parce qu’il est bon que nous les entendions.

Question 1 : Où es-tu ? (Gen.3v9)

Dieu pose cette question à Adam, parce que ce dernier s’est caché de lui… de honte, car il a réalisé qu’il était nu, après avoir désobéi à Dieu.

Dieu pose cette question pour qu’Adam puisse répondre et dire la vérité sur sa situation, sur ce qu’il a espéré cacher à Dieu.

Dire la vérité ouvre une porte de sortie, avec la possibilité de se repentir et d’être pardonné, pour la restauration de la relation (Cf 1 Jean 1v5-9)

Actualisation : « Où (en) suis-je » dans ma vie ? (rapport à moi-même, aux autres, à ma foi, à ma capacité d’espérer, à ce qui a le plus de valeur ou ce qui prend le plus de place dans ma vie…?)

Evaluer ma capacité à tout vivre sous le regard de Dieu, qui connaît et voit toute chose, pour vivre dans la paix, la sécurité, la confiance et l’espérance.

Question 2 : Qui t’a appris (que tu étais nu…) ? (Gen.3v11)

Une question d’actualité ! Ou, dit autrement : Qui as-tu écouté ? Sous l’autorité de quelle parole t’es-tu placé ? Qui a parlé ? A quelle source d’info as-tu porté du crédit ? D’où tiens-tu cette idée ? Quelles sont tes sources d’inspiration, de connaissance, de ce que tu sais, de ce que tu crois, de ce sur quoi tu fondes ta vie ?

A quelle source fiable revenir ? Qu’est-ce qu’une source fiable ? « La recherche de la vérité est la condition d’une information digne de ce nom, crédible ». Christ est la vérité. La Parole de Dieu est la vérité. Le Saint-Esprit est l’Esprit de vérité, lit-on dans l’Evangile selon Jean.

Actualisation : « Seigneur, que veux-tu que j’apprenne de telle situation ? Inspire-moi par ta Parole et ton Saint-Esprit ».

Question 3 : Où est ton frère ? (Gen.4v9)

Une question qui nous décentre de nous-même, nous ouvrant aux autres, laissant entendre que la réponse ne peut jamais être : « je ne sais pas ».

Que suis-je en train de faire de mon frère ? De mon prochain ?

Qui est, d’ailleurs le plus souvent au centre, dans ma vie ?

Significatives de l’intention de Dieu à notre égard, ces « questions premières » sont à garder, pour nous les poser quotidiennement, pour faire le point sur notre situation, et ce sur quoi nous espérons, afin de vivre une vie plus conforme au projet de Dieu. « Ouvertes », ces questions nous libèrent en….nous ouvrant un avenir et une espérance.

Pour aller plus loin : découvrir, dans les Evangiles, comment Jésus a vécu ces trois questions.  Ex : Luc 9v51 ; Jean 11v6 ; Jean 5v20, 30 ; Jean 8v38-40 ; Matt.9v36 …..

D’après une prédication du Pasteur Gilles Boucomont, le 29/08/21

« Un seul mot peut tout changer »

« Un seul acte arrive à tout changer, un seul mot peut tout arranger… » [« Just one touch and everything changes, everything changes / With one word the world rearranges, the world rearranges »], dit un chant chanté lors du culte de dimanche dernier.

« Un seul mot » ou une seule parole…confessée, déclarée, donnée, accueillie…pour (re)venir, (se) réconcilier, se réajuster, révéler, remercier, recadrer, redresser, relever, encourager, édifier, consoler, pardonner, délier, libérer….

« S’il te plaît »

 « Pardon »,

« J’ai péché (contre toi, Seigneur et contre les hommes »)

« Je me repens »,

« Seigneur, prends pitié de moi, qui suis un pécheur… »

« Tes péchés sont pardonnés »,

« Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font »

« Reviens »

« Viens »

« Suis-moi »

« Reste avec nous »

« Toi qui a faim (et soif), viens » (et mange, bois gratuitement…). Voir d’autres paroles semblables ici, ou .

« Reçois »

« Merci ! »

« Ne crains pas »

« J’ai entendu et vu (ta détresse) »

« Grâce et paix »

« Je crois, Seigneur : viens en aide à mon manque de foi ! »

« Seigneur, sauve-moi ! »

« Ta foi t’a sauvé (guéri) »

« M’aimes-tu ? »

« Je t’aime d’un amour éternel »

…..

Quelle est cette « parole qui peut tout changer », pour vous, aujourd’hui ?

« Inculture au poing » : En finir avec l’idée reçue que les pauvres gèrent mal leur argent

Pauvreté et précarité : Trois préjugés qui ne résistent pas à la réalité (Source : Secours catholique)

« Malheur à vous, pauvres, car vous n’êtes que des assistés ! » (Luc 6v24 et Jacques 5v1)

« L’Esprit du Seigneur est sur moi, il m’a choisi pour son service afin d’apporter la bonne nouvelle aux riches » (Luc 4v18)

« Heureux celui qui s’intéresse au riche ! Au jour du malheur l’Éternel le délivre… » (Psaume 41v1)

« Opprimer le riche, c’est outrager celui qui l’a fait; Mais avoir pitié de lopulent, c’est l’honorer (Prov.14v31).

Si c’est là ce que tu lis dans ta Bible, change de Bible.

Pourtant, ce qui est parfois dit du haut de la chaire donne à penser que les affirmations ci-dessus se trouvent réellement dans la Bible….

Depuis le début de la pandémie, les personnes en difficultés sociales sont de plus en plus nombreuses. « Du jamais vu depuis la Seconde Guerre mondiale », alerte le Secours populaire.

Un regard critique, dévalorisant voire moralisateur est souvent porté sur les pauvres et leurs comportements. Ces derniers souffrent en effet d’une double peine : outre le fait d’être pauvres, ils sont souvent perçus comme des « assistés » et des « mauvais gestionnaires ».

Dans son ouvrage Où va l’argent des pauvres. Fantasmes politiques, réalités sociologiques (éditions Payot), le sociologue Denis Colombi démontre que les plus pauvres gèrent leur argent de manière tout à fait rationnelle

Il répond également à plusieurs questions sur le sujet dans un entretien à lire sur France culture, dont voici quelques extraits :

Utilisation de l’allocation de rentrée scolaire, files d’attente devant certains magasins : pourquoi les dépenses faites par les plus pauvres suscitent-elles des débats récurrents ?

Ces polémiques illustrent une forme de mépris vis-à-vis des pauvres ; et  une représentation assez forte selon laquelle, si les pauvres sont pauvres, c’est parce qu’ils sont incapables de gérer leur argent. Il faudrait donc contrôler leurs dépenses pour leur bien et ainsi les aider à sortir de la pauvreté.
Le débat sur le supposé détournement de l’allocation de rentrée scolaire est symptomatique. Il est d’autant plus étonnant qu’aucune source, aucun rapport, ne permet de dire que cette allocation est mal utilisée. Autrement dit, c’est un problème public qui n’est construit sur aucune recherche empirique, et qui est posé uniquement parce que l’on pense que les pauvres sont fautifs. 

Cela raconte aussi, paradoxalement peut-être, que l’on déconnecte la question de la pauvreté de celle de l’argent. On fait comme si ce dont avaient besoin les pauvres, c’était de tout sauf d’améliorer leurs conditions de vie. Comme si la pauvreté n’était pas due à un manque d’argent, mais à une tare, un défaut, une incapacité de la part des pauvres. Or tous les travaux dont je rends compte dans mon livre montrent que les pauvres ne gèrent pas plus mal leur argent que les autres. Et même dans certains cas, ils le font mieux. Et qu’en tout cas ce n’est pas leur capacité à gérer leur argent qui constitue un problème. 

Vous soulignez même la rationalité avec laquelle les plus pauvres gèrent leur argent. 

Effectivement il peut y avoir de bonnes raisons d’utiliser une allocation pour autre chose que ce pour quoi elle est prévue. Les plus pauvres gèrent leur budget avec des stratégies rationnelles, compréhensibles et souvent en fait assez malignes. Elles ne correspondent pas à une incapacité à se contrôler, mais répondent au contraire aux défis auxquels on fait face lorsque l’on est pauvre. Par exemple, l’une des façons de gérer la pauvreté est lorsqu’on touche un revenu, de tout dépenser immédiatement. Cela peut sembler complètement irrationnel quand on est de classe moyenne supérieure, parce qu’on se dit qu’il faudrait le garder ou faire la liste des dépenses. Mais la stratégie peut être de tout dépenser avant de devoir payer des agios ou autres. On peut certes remettre en cause ce type de rationalité, mais c’est alors un point de vue complètement extérieur à la pauvreté et qui souvent survalorise les capacités à s’en sortir.

A quoi et à qui servent ces représentations des pauvres ?   

Cela construit une image où les pauvres sont responsables de leur situation : ils font des erreurs, ne sont pas assez méritants… Et cela permet non seulement de valoriser ceux qui ne sont pas pauvres. Avec l’idée qu’ils méritent leur situation, parce qu’ils gèrent bien leur argent ou ont bien travaillé à l’école. Et cela donne une fonction à la pauvreté qui est de justifier moralement la richesse des autres, et les inégalités.  
Cela a aussi des implications directes sur la manière dont on gère les politiques publiques. Si on suppose les pauvres incapables de gérer leur argent, cela justifie d’en faire moins pour eux. Et de réduire les aides qui leur sont destinées. C’est le fameux “pognon de dingue” d’Emmanuel Macron à propos des prestations sociales. Alors qu’elles ont au moins le mérite de limiter les inégalités et le taux de pauvreté, ce n’est donc pas inefficace. 

Qu’est-ce qui nourrit ces phénomènes ?

D’abord une relative méconnaissance de ce qu’est la pauvreté. Les pauvres, et les classes populaires en général, ont peu accès à la parole publique et donc peu l’occasion de défendre leur façon de consommer, leur utilisation de l’argent etc.
Les travaux des sciences sociales là-dessus sont aussi mal connus et peu diffusés.
Enfin si chacun imagine facilement ce qu’il ferait s’il était riche, il est très rare qu’on se demande comment on vivrait ou consommerait si on était pauvre. Et si jamais on se pose la question, on le fait avec une forme d’ethnocentrisme de classe. 

(…)

Souvent, quand on aborde la question de la pauvreté, on donne l’impression qu’il faudrait que les pauvres adoptent le comportement qui leur permet de devenir vraiment riches. Par exemple, s’ils mettaient de l’argent de côté, ils pourraient lancer une entreprise. Alors que le plus souvent, le premier problème des pauvres, c’est simplement de survivre. Car pour devenir riches ils devraient faire des efforts démesurés par rapport à ce qui est vraiment possible.

Les travaux sociologiques montrent que ce qui explique la pauvreté, c’est d’abord la  pauvreté. Cela peut sembler être une tautologie, mais en fait c’est la condition dans laquelle on est, en tant que pauvres, qui fait que l’on adopte certains comportements, lesquels s’imposent à nous, comme les solutions pour gérer cette situation.
Pour mettre fin à cette situation il faut disposer d’assez de ressources pour ne plus être pauvres. Ce que disent de nombreux travaux, c’est que pour ne plus être pauvres, il faut donner de l’argent aux pauvres. 

(…)

Notre regard dépendra en fait de la mobilisation des associations, et de la manière dont nos dirigeants poseront le problème comme étant, soit une question de responsabilité des pauvres, soit une question de responsabilité politique. 

Lire l’entretien dans son intégralité sur https://www.franceculture.fr/economie/denis-colombi-en-finir-avec-lidee-que-les-pauvres-gerent-mal-leur-argent

Voir aussi : « les aides sociales rendent-elles vraiment les gens paresseux ? » Une idée reçue déconstruite par Esther Duflo, prix Nobel d’économie en 2019.

Trois livres et un site web (sinon rien) pour découvrir, explorer et comprendre la Bible

« Explorer la Bible » : le guide pour qui veut suivre le parcours de découverte du Livre des livres en huit sessions

Des outils et ressources en réponse à la « malnutrition biblique » :

Sur Pep’s café! le blogue, nous aimons tellement la Bible, la considérant comme une réelle richesse, Parole de Dieu vivante et agissante, que nous nous réjouissons de chaque contribution à l’éradication de la « pauvreté » biblique. En effet, et c’est là le paradoxe : bien que la Bible soit ce livre faisant partie du patrimoine de l’humanité, inspirant pour de nombreux artistes et pour tous ceux qui ont aimé leur prochain, au point de servir dans « les champs de mission » aussi divers que l’éducation, la santé, l’humanitaire, la lutte contre l’esclavage et toutes formes d’exclusions et d’oppressions….la Bible est aussi ce « best-seller » tout à la fois bien connu et fort mal connu.

D’où le cœur de mission d’une œuvre comme l’Alliance biblique française (ABF) : mettre la Bible à la portée de tous et la transmettre aux futures générations ; créer des ponts entre le texte biblique et la société civile, de sorte que le premier soit lu et compris par le second.

Bonne nouvelle ! Voici justement plusieurs outils et ressources récentes proposés par l’ABF, ayant pour but de répondre de manière complémentaire et pertinente à cet ordre de mission : «Explorer la Bible », « itinéraires », et (en avant-première) « découvrir la Bible ». Tous reçus gracieusement en « service presse » de la part de Laurène de la Chapelle, chargée de communication pour l’Alliance Biblique Française, que je remercie chaleureusement, ainsi que les éditions Bibli’O.

1) »Explorer la Bible »

« Donne un poisson à un homme, tu le nourris pour un jour. Apprends-lui à un pêcher, il se nourrira toute sa vie ». Ce célèbre proverbe chinois (à moins qu’il ne soit indien)trouve son application avec « Explorer la Bible », un parcours simple et convivial en 8 séances, pour suivre « la grande histoire » biblique, et la comprendre par soi-même.

Initié par la Société biblique britannique, ce programme connait un franc succès avec plus de 5 000 groupes créés dès les premiers mois de lancement au Royaume-Uni. Le voici maintenant en France et en français !

« Explorer la Bible » s’adresse à un public de 15 à 99 ans, et se vit en groupe sous la conduite d’un animateur.

Un site internet donne accès à des vidéos et des fiches d’animation pour aider l’animateur à mener chaque session. Pour y accéder, il suffit de se créer un compte gratuit. Enfin, un livret [commandable sur le site des éditions Bibli’O]a été élaboré dans le but de faciliter le suivi du parcours pour chaque participant : Il reprend les grandes lignes de chaque session, offre des espaces pour des notes personnelles, ainsi qu’un glossaire pour se familiariser avec le vocabulaire de la Bible.

Au cours des 8 sessions, on se familiarise avec la Bible, son histoire, sa composition, son impact et ses personnages. Chaque session suit le même rythme avec 2 vidéos d’environ 15 minutes chacune. Les séances sont interactives, incluant des temps d’enseignement, de discussion et de réflexion personnelle. Entre chaque session, un programme de lectures bibliques quotidiennes prépare pour la session suivante

Il ne vous manque plus qu’à vous procurer une Bible avant de vous lancer dans ce parcours ludico-utile ! Cela tombe bien : le livret comprend aussi des recommandations de lectures de la Bible en support papier/audio/sur le web, pour ceux qui la lisent pour la première fois ou souhaitent renouveler leur lecture,

L’aventure n’attend plus que vous !

En avant-goût, la bande annonce d’ « explorer la Bible ».

2) « ITINÉRAIRES : Balises pour explorer la Bible » ou « le guide du routard biblique »

« La Bible, un livre austère ? » Et si l’austérité était plutôt du côté du lecteur ? Des itinéraires provocateurs et rafraichissants.

Ce guide décapant, au ton décalé, de Jean-Claude Verrecchia, vient secouer son lecteur sûr de ses idées (reçues) sur la Bible, alors qu’il ne la connaît pas ou mal, ou prétend même la connaître trop bien. Ainsi, est-ce vrai que la Bible est « austère » et « ennuyeuse » ? Ou que la Bible est un livre « à défendre » ? Faut-il se réjouir de ce que la Bible soit ce « best-seller », le livre « le plus vendu » au monde ? Est-ce aussi vrai qu’il est « facile » de lire la Bible et qu’elle n’a « pas besoin d’être interprétée » ?…

Autant de questions soulevées dans cet ouvrage se voulant une vulgarisation éclairée, « grand public », non seulement en guise d’introduction à la Bible (pour découvrir d’où elle vient, comment elle a été composée et comment elle nous est parvenue jusqu’à aujourd’hui), mais – et c’est là son originalité – pour expliquer que si la Bible est un livre, celui-ci est fait pour être lu, quoique pas simple à lire, d’où la nécessité de bien connaître son mode d’emploi, ses clés de lecture et règles d’interprétation, pour bien la comprendre et l’utiliser..

Autre originalité, ces itinéraires, qui partent de la Bible, ont un point d’arrivée plutôt inattendu : le lecteur lui-même ! Celui-ci est en effet invité à se positionner au bout du parcours, pour répondre à cette question existentielle particulièrement impliquante : « qui es-tu (lecteur), toi qui veux comprendre (la Bible) ? ». « Que viens-tu chercher, toi qui t’approches de la Bible ? »

Et le lecteur de découvrir quel lecteur unique il est (ou veut être) et dont la Bible, qui attend patiemment d’être ouverte, lue et interprétée, a besoin aujourd’hui !

« ITINÉRAIRES : Balises pour explorer la Bible » ou une vulgarisation originale, passionnante et réussie, propre à réveiller le lecteur et sa curiosité pour Le Livre des livres. Disponible (comme les Bibles) dans toutes les bonnes librairies, ou chez l’éditeur.

Voir aussi : une présentation de l’ouvrage par l’auteur.

3) Et paru le 10 septembre 2021 : « Découvrir la Bible en 100 pages ».

« Papa, raconte-moi tout la Bible ! » « En 100 pages ? » « Oui ! »

La Bible, comme l’indique son nom, n’est pas « un livre » mais plutôt une bibliothèque rédigée sur plusieurs siècles par plusieurs dizaines d’auteurs. Une bibliothèque multipliant les styles littéraires les plus divers, des récits fondateurs aux récits apocalyptiques, en passant par les textes de loi et de sagesse, les prières, les chants d’amour, les songes et visions, les paraboles, les discours ou les lettres.

Comment alors s’y retrouver ?

Ce petit ouvrage d’Antoine Nouis relève le défi de nous présenter toute la Bible en 100 pages et cinquante-deux courts chapitres, soit autant de réflexions profondes : une invitation au voyage pour faire la connaissance des personnages, visiter les lieux et découvrir les épisodes marquants de la Bible, de la Genèse à l’Apocalypse.

Mieux encore : chaque chapitre est suivi d’une piste d’actualisation pour susciter la réflexion, engager le dialogue et jauger de la pertinence de la Bible pour notre temps et notre quotidien.

Ainsi, par exemple :

« La Bible et la science » ou « quand la Bible ne dit pas tant comment le monde a été créé que pourquoi, et pour quoi il l’a été ». Alors que les scientifiques reconnaissent que l’univers a eu un commencement, sans pouvoir dire les raisons de ce commencement, « la Bible pose une affirmation forte : l’humain n’est pas le résultat d’une rencontre entre le hasard et la nécessité, il est le fruit du désir de Dieu pour habiter le monde, à côté des animaux » (op. cit., p 3)

« La grammaire des commandements » : « la plupart des [10] paroles [données par Dieu à Son peuple] ne sont pas conjuguées à l’impératif, mais à un temps qui est assimilé au futur. Les dix paroles ne disent pas : n’aies pas d’autres dieux, ne te fais pas d’idole, ne tues pas et ne convoite pas, mais : tu ne te feras pas d’idole, tu ne tueras pas, tu ne convoiteras pas. Derrière cette conjugaison, se trouve une promesse : je te le promets, dit Dieu, il te sera possible de…. Il ne nous enferme pas dans une règle, il ouvre un chemin de liberté » (op. cit., p 23)

« Contre le mariage des jeunes filles » : « un verset énigmatique du Cantique [des cantiques] dit : nous avons une petite sœur qui n’a pas encore de seins ; que ferons-nous pour notre sœur le jour où on la demandera en mariage ? Le verset qui suit laisse entendre que si la jeune sœur oppose une muraille à cette demande, il faut l’encourager ; et que si elle ouvrage sa porte il faut l’en empêcher. Un des messages du livre est son opposition au mariage des jeunes filles pré-pubères, car il nie leur féminité et les destine à devenir la propriété de leur mari. » (op. cit., p 51).

« Le souffle et la respiration » : « le mot que l’on traduit par Esprit veut aussi dire le vent, le souffle, la respiration. S’il n’y avait pas de vents, le monde serait une fournaise ; sans souffle, la flûte n’émet aucun son ; et sans respiration, il n’y a pas de vie. Comme le disait un patriarche orthodoxe : sans l’Esprit Saint, le Christ reste dans le passé, l’Evangile une simple lettre morte, l’Eglise une organisation, l’autorité une domination, la mission une propagande, la prière personnelle un monologue stérile et l’agir chrétien une morale d’esclave ». (op. cit., p 81)

Disponible en librairie ou chez l’éditeur depuis le 10 septembre 2021.

[Article initialement paru le 04/08/21]

Shana Tova ! (Très bonne année !)

Très bonne année ! Shana Tova ! (Posté sur le compte twitter de Delphine Lancel, le 06/09/21)

« Shana Tova ! » C’est ainsi que nos amis Juifs se souhaitent une « Très bonne année » pour « Roch Hachana »(Le Nouvel an juif, qui est le 5782ème. Dans la Bible, il s’agit de « Yom Terouah », le jour ou la fête des trompettes ). En 2021, les festivités ont débuté lundi 6 septembre au soir, pour une célébration jusqu’à la soirée du mercredi 8 septembre. A partir de là, une période de recueillement de 10 jours est observée jusqu’à  » Yom Kippour », « le jour du grand pardon », qui a lieu cette année à partir du mercredi 15 septembre au soir et jusqu’au jeudi 16 septembre en 2021. 

Enfin, le cycle des fêtes bibliques d’automne se terminera avec Soukkot, la fête des tentes ou des cabanes, qui aura lieu du lundi 20 septembre au soir, jusqu’au mercredi 29 septembre. Il s’agit là d’une fête où l’on ne sera « que joyeux » (Deut.16v15), après l’austérité des fêtes précédentes.

Pour en savoir plus, lire nos articles sur ces fêtes bibliques et leur esprit :

Et à ne pas manquer : un office messianique de Roch Hachana, samedi 11/09, 17h00, sur la chaîne youtube de Juifs Pour Jésus

La décision de la cour suprême des Etats-Unis (de ne pas suspendre une loi du Texas restreignant l’avortement et incitant à la délation) expliquée par un juriste

Le Jugement de Salomon, par Nicolas Poussin (1649). Musée du Louvre. Richelieu, 2ème étage, salle 14.

Le Texas a récemment adopté une loi restreignant fortement l’avortement au-delà de six semaines de grossesse, y compris en cas de viol ou d’inceste, et autorisant les citoyens à dénoncer ceux qui auraient aidé à avorter passé ce délai. La Cour suprême des Etats-Unis a décidé de ne pas se prononcer sur la conformité de la nouvelle législation à la constitution. En attendant de l’examiner, elle refuse de suspendre son application.

Mauvaise nouvelle pour ceux qui militent pour le droit à l’IVG et bonne nouvelle pour ceux qui se déclarent « pro-vie » ?

Avant d’aller plus loin, voici d’abord une mise au point sur ce que la Bible dit de l’avortement : si celle-ci n’en parle pas clairement ou directement, nous pouvons lire, dans le livre de Jérémie, que Dieu dit au prophète qu’Il le connaissait « avant de te former dans le ventre de ta mère » et l’avait déjà consacré (1,5), ce que l’apôtre Paul dit aussi s’agissant de lui-même (Galates 1,15).  Nous lisons aussi dans la Bible que Dieu forme dans le ventre maternel et est déjà à ce moment-là bel et bien en relation avec Sa créature (Ps 119,13-16).  Enfin, le livre de l’Exode prévoit la même sanction pénale pour la mort du bébé d’une femme enceinte que pour tout autre meurtre (Exode 21, 22-25), ce qui laisse penser que le statut d’un enfant en gestation est bien celui d’un être humain. La Bible ne fait pas explicitement mention de l’avortement, pourtant bien connu, sans doute parce que l’expérience suffisait à constater qu’il s’agissait bien d’un être vivant (à 6 semaines, le cœur bat déjà). Chez le peuple d’Israël, on ne pouvait donc pas être sérieusement « pour l’avortement »(1), et c’est pour ces raisons que je ne peux être non plus « pour » (ou sa banalisation, en tout cas).
Au-delà des revendications « mon corps, mon choix », il nous est proposé, à la lumière de la Bible, un tout autre modèle quant à la manière de vivre la sexualité et la fertilité qui l’accompagne. Ainsi, sachant qu’il est répété, de l’Ancien au Nouveau Testament, que l’homme et la femme sont créés pour devenir « un » (Genèse 2/24), c’est dans l’engagement qui rend stable cette unité que la sexualité est appelée à se vivre, dans la responsabilité réciproque, en assumant ensemble ce qui pourrait advenir (1 Corinthiens 7/3-4). Cela implique le respect du choix et du corps de l’un et de l’autre, comme de celui de l’enfant qui, s’il est conçu, est déjà quelqu’un pour Dieu (Psaume 139)(2).

Ceci dit, je rappelle la question de départ : cette loi du Texas est-elle une mauvaise nouvelle pour ceux qui militent pour le droit à l’IVG et une bonne nouvelle pour ceux qui ne sont « pas pour » l’IVG ?

Cette question en appelle une autre, telle celle d’un internaute postée sur le compte twitter de Maître Eolas, juriste-blogueur, vendredi 03/09/21 : « Qui pour expliquer comment la Cour suprême des Etats-Unis (SCOTUS) peut s’exonérer de statuer sur une loi poussant à la délation de l’exercice d’un droit que je croyais fédéral ? »

Explication juridique de cette décision par Maître Eolas, sur son compte twitter :

L’affaire, dans le détail

Le Texas a récemment adopté une loi – entrée en vigueur le 1er septembre 2021 – prohibant tout IVG (même en cas de viol ou d’inceste) dès lors que des battements de cœur du fœtus sont perceptibles, soit autour de la 6e semaine. La majorité des femmes ne savent pas qu’elles ont enceintes à cette date. « It’s not a bug it’s a feature » (3), ironise Maître Eolas.

Cette loi s’inscrit dans une série de lois votées par des États conservateurs visant à remettre en cause la jurisprudence Roe v. Wade de 1973 faisant du droit à l’IVG un droit garanti par la Constitution. Jusqu’à présent, toutes ont été invalidées par la SCOTUS.

Cette loi est entrée en vigueur le 1er septembre, la SCOTUS ayant refusé de la suspendre.

C’est « une bonne nouvelle » si vous estimez qu’une loi incitant à la délation et risquant d’envoyer en prison des femmes très précaires (majoritairement noires et latinos) -ou pire encore, de les faire mourir dans des avortements clandestins (4) – est dans l’esprit de l’Evangile.

Ceci dit, pour Maître Eolas, qui s’exprime ici sur le plan strict du droit, si « les nouvelles ne sont pas bonnes pour le droit à l’IVG, elles ne sont pas non plus totalement mauvaises ». Et « le petit rayon de soleil » perçu par le juriste se trouve « dans la décision de la SCOTUS, justement. »

Il faut comprendre que cette décision n’a pas été rendue dans le cadre du contrôle de constitutionnalité classique, celui-là même qui a abouti à Roe v. Wade. C’était une demande de mesure urgente, adressée directement à la Cour Suprême [de la part d’institutions pratiquant l’avortement au Texas], visant à suspendre provisoirement la loi. Cela permet d’éviter des atteintes à la Constitution pendant le temps, parfois fort long, que les recours aboutissent. C’est notre référé suspension, mais appliqué à la loi.

La décision, WHOLE WOMAN’S HEALTH ET AL. v. AUSTIN REEVE JACKSON, JUDGE, ET AL. 594 U. S. ____ (2021), a été rédigé par le Juge Alito. Un des juges les plus conservateurs. Mais sa lecture est intéressante.

Alito rappelle d’entrée les conditions à réunir pour que la cour accorde les mesures urgentes, que ce soit la suspension de l’application de la loi (stay) ou une injonction faites aux autorités (injunction).

1 : démontrer que la requête soulève un moyen sérieux ayant de grandes chances d’aboutir (strong showing that it’s likely to succeed on the merits).

2 : démontrer que l’intérêt du requérant sera irrémédiablement atteint faute d’une suspension (irreparably injured absent a stay) ;

3 : que la balance des intérêts le favorise (that the balance of the equities favors it)

4 : qu’une suspension est conforme à l’intérêt général (that a stay is consistent with the public interest).

Il ne sort pas ça de sa poche : c’est la jurisprudence de la cour depuis 2008.

La requête est rejetée car les requérants ne remplissent pas tous ces critères. MAIS Alito lui-même, appuyé par tous les juges conservateurs, écrit : « les requérants ont soulevé des moyens sérieux quant à la constitutionnalité de cette loi » (The applicants now before us have raised serious questions regarding the constitutionality of the Texas law at issue.)

Ça veut dire que le premier test, le plus difficile pourtant, a été franchi. La Cour doute de la constitutionnalité de cette loi. Mais elle ne peut pas trancher ce point dans le cadre des mesures d’urgence.

Et cela soulève des questions complexes et nouvelles, notamment sur le fait que l’application de cette loi ne repose pas ni sur la police ni sur le parquet texans, mais sur des citoyens qui seuls pourront (et sont incités financièrement – jusqu’à 10.000 dollars – à) dénoncer les avortements illégaux.

Or si la cour peut délivrer des injonctions à des officiels (gouverneurs, procureurs, policiers), elle ne peut faire d’injonction générale à des citoyens non partie à l’instance. Là encore « not a bug, it’s a feature ».

La Cour veut que ces questions soient tranchées selon un processus de droit commun, et statuer après l’examen de la question par la cour d’appel fédérale (circuit court), une fois que toutes les questions de faits et de droit auront été débattues sur des bases concrètes.

Trois Juges, dont le Chief Justice Roberts (nommé par George W Bush) disconviennent et disent qu’eux auraient accordé la suspension, la manipulation consistant à dire que l’Etat n’est pas en charge de l’application de la loi étant grossière à leurs yeux(5).

Comme toujours avec la SCOTUS, des interprétations purement politiques sont proposées. Maître Eolas ne souhaite pas entrer sur ce terrain, qui n’est plus juridique, mais attire notre attention sur un point important.

Les Juges sont nommés à vie et ne sont pas redevables au président qui les a nommés. Trump l’a appris à ses dépens. Ils restent malgré tout des juristes : si la loi dit rouge alors qu’ils pensent vert, ils statueront rouge.

Et quelles que soient leurs théories juridiques dominantes, la force du précédent est puissante à leurs yeux : si la cour a déjà statué dans un sens fût-ce avant leur venue, il faut une raison très grave pour renverser cette jurisprudence.

C’est pourquoi Roe v. Wade a survécu si longtemps dans une SCOTUS dominée par les conservateurs. Ou que le 2nd amendement(6) se porte bien malgré les SCOTUS progressistes qu’il a connus.

Notes :

(1) Voir cette réponse du répondant sur ce sujet, publiée sur https://1001questions.fr/jesus-aurait-il-aussi-pu-dire-je-suis-contre-lavortement-mais-pour-sa-legalisation-simon/

(2) Voir https://1001questions.fr/pourquoi-certaines-femmes-disent-mon-corps-mon-choix-pour-etre-comme-les-hommes-jean-yves/

(3)Littéralement « ce n’est pas un bug, c’est une fonctionnalité », phrase utilisée à l’origine pour se moquer des éditeurs de logiciels qui sont réticents à reconnaître les erreurs dans leurs produits.

(4) Dans le New York Times, l’éditorialiste Gail Collins dénonce cette loi et regrette qu’un manque d’éducation sexuelle au Texas ne permette pas d’apprendre aux jeunes à éviter des grossesses non désirées. « La grande majorité des femmes qui se font avorter au Texas ont dépassé ce nouveau délai de six semaines. Et à partir de maintenant, elles ont trois choix : continuer une grossesse non désirée, sortir de leur vaste État ou aller dans un endroit illégal et probablement très dangereux. La meilleure option, bien sûr, est d’éviter complètement la grossesse ». Sauf que de nombreuses écoles au Texas sont mauvaises en matière d’éducation sexuelle…. (https://www.nytimes.com/2021/09/01/opinion/texas-abortion-law.html )

(5) Comme le souligne Maître Eolas, lors d’un échange avec un internaute sur ce sujet, « cette pirouette [législative] sera peut-être le clou dans le cercueil de cette loi du Texas, la SCOTUS ne va pas apprécier qu’on emploie des artifices pour échapper à sa juridiction. Mais ça prendra des années ».

(6) Lequel reconnaît la possibilité pour le peuple américain de constituer une milice (« bien organisée ») pour contribuer « à la sécurité d’un État libre », et garantissant en conséquence à tout citoyen américain le droit de détenir des armes.

Du rapport entre les chrétiens et les autorités : martyr chrétien (Etienne) vs martyr juif (Massada)

Le pasteur Sébastien Fresse, de Beaucourt, nous présente une nouvelle vidéo « excursus » de la série « Adorez Dieu / honorez les autorités », disponible sur le compte youtube « vous êtes le temple ». À cette occasion, il nous parle du rapport entre les chrétiens et les autorités civiles (et plus largement du pouvoir – politique ou religieux), à partir des exemples du martyr chrétien d’Étienne et du martyr juif de Massada. Textes bibliques : Actes 6v8-15 et Actes 7v54-60.

Bonne vision et bonne méditation !

« Le changement, c’est maintenant ! »….dit la Bible

"Le changement" ? " Yes, we can", dit la Bible ! Et "c'est maintenant !"

« Le changement » ?  » Yes, we can », dit la Bible ! Et « c’est maintenant ! »

Est-il possible de changer ?

Vaste question ! Mais la Bible répond sans hésiter : « oui ». « Yes, we can », en Jésus-Christ. « Le changement, c’est (même) maintenant » !

Mais qu’est-ce qui change ? Qu’est-ce qui a changé pour vous, qui êtes peut-être chrétien et connaissez le Christ comme votre Sauveur et Seigneur personnel ?

En quoi Dieu nous transforme-t-il ? Qu’est-ce que « devenir chrétien » ?

Le changement s’opère-t-il au niveau de nos pensées ? Pour « penser juste » ?

Est-ce au niveau de nos émotions ? Pour « ressentir juste » ?

Est-ce au niveau de nos actions, de notre éthique ? Pour « agir juste » ?

Aucun des trois !

La réponse, dans cette prédication d’Olivier Keshavjee, « theologeek » et pasteur suisse, sur Ephésiens 4v17-24 : « vivre une vie nouvelle ».

Bonne écoute et bonne rentrée à tous !

Initialement paru le 09/09/2016.