« Nous sommes tous des étrangers et voyageurs sur la terre » : entretien avec Manior, auteur de « Les deux pieds en Afrique »

Un récit instructif et constructif, acteur de la déconstruction de préjugés

Aujourd’hui, nous recevons, pour la première fois sur notre blogue, le dessinateur Manior, pour nous parler de son roman graphique « Les deux pieds en Afrique », co-réalisé avec son épouse Maya, et paru le 08 octobre 2021 aux éditions Scriptura. Qu’il en soit remercié pour s’être ainsi prêté par mail au jeu des questions-réponses pour Pep’s café ! le blogue, contribuant à la richesse de cet entretien.

Merci également à Laurène de La Chapelle, chargée de communication pour l’Alliance Biblique Française, et à Coraline Fouquet, éditrice chez Scriptura, pour l’envoi de ce beau livre en service presse, en avant-première, comme pour m’avoir mis en contact avec l’auteur.

Intro « brise-glace »

Bonjour Manior, je te remercie de te prêter ainsi au jeu des questions-réponses pour Pep’s café! le blogue. Comment te présentes-tu, habituellement ?

Je m’appelle Romain, j’ai 35 ans, marié à Maya et papa de 3 petits garçons. J’habite à Angers, et je travaille pour le CNEF, Conseil national des évangéliques de France. J’ai été enseignant en Sciences de la Vie et de la Terre (collège, lycée), puis j’ai travaillé pour des associations chrétiennes, dans le domaine de la communication principalement.

D’où vient ce nom de « Manior » ?

Manior est une anagramme de mon prénom, Romain. Il y avait aussi « Marion », mais ça collait moins avec mon genre ! J’ai pris ce pseudonyme de « Manior » dès l’adolescence, pour signer les dessins que je faisais pour les copains, ou sur les tables de la fac… 

1/ « Les deux pieds en Afrique », un roman graphique : « spécial origines »

Cette publication – un roman graphique alternant entre planches de bande dessinée et pages de carnet de voyage – est l’aboutissement d’un projet personnel, original : pourquoi cette BD ? Quelle est sa genèse ? Dans quelles circonstances a-t-elle été réalisée ?

Dans l’avion pour le Cameroun, lors de notre départ en volontariat [en 2014-2015], j’ai commencé à prendre des notes dans un petit carnet noir. Je voulais me souvenir des émotions ressenties, des premières surprises, des premières découvertes… C’était un récit assez intime, une sorte de journal personnel. Après quelques semaines, je ne ressentais plus ce besoin de noter mes impressions, mais j’ai par contre continué à noter des petits détails, dessiner quelques objets, et de plus en plus de situations surprenantes, qui me faisaient rire. Après 6 mois au Cameroun, et quelques semaines au Sénégal, j’ai cherché à dessiner ces anecdotes en bande dessinée. Je suis allé trouver un artisan qui m’a aidé à faire une table lumineuse, j’avais déjà un peu de matériel pour dessiner, et je me suis lancé. Et ce fut assez prolifique : je dessinais 2 à 3 planches tous les soirs ! 

En parallèle, Maya et moi tenions un blog, illustré de photos, de dessins et de vidéos, pour raconter à notre entourage ce que nous étions en train de vivre.

Quel a été le rôle des Editions Scriptura dans l’accompagnement de ton projet ?

En fait, j’avais dessiné plus de 100 planches de BD au Cameroun, mais elles sont restées dans un carton, faute de temps pour donner une suite à ce projet. Mais fin 2020, j’ai cherché une maison d’édition pour concrétiser ce projet de bande dessinée. J’ai tout de suite pensé à l’Alliance Biblique Française, qui mène (comme Wycliffe, pour qui nous étions volontaires) des projets de traduction de la Bible dans le monde. L’Alliance Biblique Française a répondu avec beaucoup d’enthousiasme, au travers de sa branche des Éditions Scriptura et son éditrice, Coraline Fouquet. Avec elle, nous avons retravaillé tout le projet, pour arriver à ce format un peu atypique, mêlant mes planches de bande dessinées, des passages repris du blog, et des photographies et illustrations complémentaires.

L’album est co-signé « Maya et Manior » (et non « Manior et Maya ») : quelle a été la participation de ton épouse dans sa réalisation ?

Par galanterie, j’ai préféré faire figurer le nom de Maya en premier. Au niveau du contenu, les textes (carnet de bord) étaient le plus souvent rédigés à 2 mains, et les photographies sont très majoritairement celles de Maya. Cette mention « Maya et Manior » est à la fois celle des auteurs, mais aussi des personnages, comme on lirait « Une aventure d’Astérix et Obélix ». Le caractère autobiographique permet de mêler ces 2 objets en une seule mention, au risque d’apporter un peu de confusion pour les lecteurs.

Pourquoi ce choix du roman graphique (un livre) pour raconter votre expérience en couple de volontariat en Afrique, et pas une vidéo, alors que ta spécialité est la communication digitale ?

Je suis très attaché au livre, au papier, à l’objet. Je dessine de manière très traditionnelle (crayon, pinceau, etc), donc le choix de ce format est très naturel pour moi. En parallèle, nous avons aussi réalisé quelques vidéos, tenu un blog, et animé les réseaux sociaux autour de notre année de volontariat… donc bien utilisé la communication digitale.

2/L’envoi en mission, « un déplacement »

 Le samedi 18 septembre 2021, le Défap – le Service protestant de mission – a fêté ses 50 ans au service de l’interculturalité. A cette occasion, d’anciens envoyés – dont votre couple – répondant à un appel à témoins du Défap, ont pu témoigner de ce que leur mission a changé dans leur vie. L’achèvement de votre BD et sa sortie prévue le 08/10 est-il « un hasard » (avec un grand « D ») de calendrier, avec cet anniversaire ?

C’est en effet un appel du Défap, dès fin 2020, qui a « réveillé » ce projet qui sommeillait dans un carton ! Nous avons travaillé activement avec le Défap et les Éditions Scriptura pour réussir à sortir ce livre à temps pour participer aux animations prévues autour des 50 ans du Défap. Je me réjouis de ces partenariats, parce qu’ils montrent que notre projet et notre année de volontariat ne s’est pas fait de manière isolée, mais au bénéfice de plusieurs structures différentes. 

Si l’on considère que la mission est « déplacement » et « rencontre », et, au-delà de la rencontre elle-même, « foi mise en action qui permet de mettre en relation même ce qui était destiné à ne jamais se rencontrer », en quoi votre vie à tous les deux n’est-elle plus la même, depuis cet envoi en mission ?

Dès notre retour, nous avons ressenti la nécessité de mettre en relation ce que nous avions vu, entendu, vécu, et nos proches ici en France : nos amis et famille doivent savoir ! Savoir ce qu’est le Cameroun, le Sénégal, qui sont les gens là-bas, savoir dans quel contexte social et politique ils naissent, grandissent, vivent et sont heureux. Il y a tellement de clichés et de généralisations à déconstruire, tellement de non-dits sur la Françafrique, que nous avions envie de jouer notre rôle de témoin : voilà ce que nous avons vu !

Avec quelques années de recul, je considère que nous avons vraiment eu de la chance de vivre cette année de volontariat, et qu’elle a façonné les individus, le couple et la famille que nous formons maintenant ! Il est difficile d’imaginer qui nous serions sans cette expérience, mais impossible de nier son impact.

En dehors des défis techniques décrits dans l’album (problème d’accessibilité à l’internet pour votre travail au quotidien….), quel a été votre plus gros défi de communication au Cameroun ?

Notre plus grand défi a été culturel : nous n’avons pas toujours pu appliquer nos idées telles quelles. Un exemple : nous avons souhaité mettre en place un envoi papier à tous les adhérents de l’association, mais impossible : la grande majorité de la population n’a pas d’adresse postale. Il fallait faire confiance aux relais de l’association dans les Églises pour assurer une distribution large de nos documents, et à notre grande surprise, ça fonctionne ! Ça a été une belle leçon d’humilité quant à l’expertise que nous pensions avoir, confrontée à la réalité du pays.

A quel point t’estimes-tu moins privilégié en France, en comparaison des camerounais qui ont « tout » chez eux ?

Sur place, il y a effectivement le beau temps, la facilité des relations humaines et la bière pas chère, qui font envie ! Avec du recul, et mon retour en France, je dirais qu’il y a aussi au Cameroun une liberté plus importante : les espaces vierges sont plus grands, la propriété privée est peu délimitée, les lois sont moins nombreuses, et tout est négociable… Les opportunités (créatives, de business, etc..) sont plus nombreuses car la société semble « en construction » ! Le retour en France a été dur pour moi sur ce point !

3/ L’art de la chute et inspirations diverses

Qu’as-tu appris de l’art de la chute, de la construction d’un gag, lors de l’élaboration de cet album ? [Voir en comparaison, la « vraie chute » en moto, en dernière partie de l’album !]

En BD comme en moto, je ne maîtrise pas l’art de la chute ! Je ne me considère pas comme un bon scénariste, et j’ai un humour assez second degré, voir sarcastique. J’ai donc écrit certains gags qui me font rire personnellement, mais qui sont loin d’être universels ! La construction des planches s’est faite de manière très spontanée : je cherchais davantage à dire ce qui m’avait fait sourire, plutôt qu’à faire sourire. Peut-être que ce qui est perdu en humour est gagné en authenticité… 

Ton « road trip » en moto te donne l’occasion de partager à tes lecteurs quelques extraits de « Nous rêvions tous de liberté », roman écrit par Henri Loevenbruck. En quoi cet ouvrage fait-il résonance avec ta propre aventure ?

En fait, c’est mon frère qui, en venant nous rendre visite au Cameroun, a ramené ce livre que j’avais acheté. C’est donc par coïncidence que je l’ai emmené dans mon sac et que j’ai commencé à le lire en partant en road-trip. Cette lecture m’a vraiment touchée, je me suis identifié à cette quête de liberté des personnages, et les chapitres que je lisais le soir mettaient des mots sur mes émotions de la journée, c’était incroyable ! J’ai souhaité garder cet aspect dans le livre.

De ton propre aveu, « Les deux pieds en Afrique » a été réalisé en mode « Le retour à la Terre » de Larcenet, ou les « Chroniques de jeunesse » de Guy Deslisle. Comment se gère une influence artistique pour un dessinateur, au point où tu as pu partager sur un forum que « ce que (tu fais) rappelle trop le retour à la Terre de Larcenet ? » 

Pour moi, le dessin est toujours resté un loisir : je n’ai pas suivi de formation, je n’y ai jamais consacré énormément de temps. Ce que j’ai apprécié chez Guy Deslisle (Chroniques de PyongYang) ou certains ouvrages de Manu Larcenet (Le retour à la Terre), c’est que la simplicité du trait n’était pas un handicap à la profondeur du récit, et ça m’a rassuré ! J’ai donc fait des choix proches de ce qu’on peut lire dans « Le retour à la Terre » : nombre de personnages limités, décors minimalistes, dessin et couleurs simples… Mon seul problème c’est que je n’ai ni le trait de Manu Larcenet, ni l’expertise scénaristique de Ferri ! J’assume donc l’inspiration de ces artistes, tout en reconnaissant le côté très amateur de mon travail.

Avec le recul, comment répondrais-tu aujourd’hui à ta propre question posée en cours de réalisation : « Y a-t-il une limite éthique, un moment où je dois choisir de faire différemment parce que ça ressemble trop à autre chose ? »

Au final, je ne me suis pas tellement éloigné du style de « Le retour à la Terre » donc… ma réponse est là ^^. Je pense que tout artiste est influencé par des créateurs de renom qu’il estime particulièrement, que ce soit moi ou Manu lui-même. Ici, la comparaison est légitime, mais se limite à certains choix graphiques, sans copier le thème, les personnages ou les gags. Je pense donc être resté du côté de l’inspiration (assez visible) sans avoir mordu le champ du plagiat ! 

Quel est ton regard final sur ton travail, aujourd’hui achevé ?

Je suis heureux d’avoir mené ce projet à terme, et d’avoir un beau livre sur mon étagère ! C’est mon 3ème projet abouti, après une auto-édition de mes dessins de blog en 2012 et l’illustration d’un livre pour enfants en 2016 (Fungo, ou l’aventure des mots).

En parallèle, je suis honoré de pouvoir proposer ce témoignage au sujet du volontariat, de la traduction de la Bible, qui se veut aussi une approche humble du choc culturel qui touche tout voyageur qui s’installe dans une culture qu’il ne connaît pas.

Le mot de la fin est pour toi !

Je me réjouis de lire les retours des lecteurs de ce livre, qui était à l’origine un projet assez personnel et est devenu un témoignage diffusé assez largement ! J’espère que ce récit sera instructif et constructif, acteur de la déconstruction de préjugés tenaces sur les étrangers, rappelant que nous sommes tous des « étrangers et voyageurs sur la Terre » ! 

Merci beaucoup, Manior, pour la richesse et l’authenticité de tes réponses !

Puisse ton partage nourrir l’intérêt de beaucoup pour ce livre !

En bref :

Les deux pieds en Afrique : carnet de voyage, de Maya et Manior. Editions Scriptura, 2021, 19.90€. Disponible chez l’éditeur ou dans toutes les bonnes librairies.

Découvrir l’Alliance Biblique Française, dont la mission consiste à mettre la Bible à la portée de tous.

Le compte instagram « Not Art, Just Fun », de Manior.

 

« ZeBible », celle des 15-25 ans, fait peau neuve

Source image : site des éditions Bibli’O

Jeudi 14/10, 18h00, j’ai eu la joie de compter parmi les conviés de la soirée de lancement de la nouvelle édition de ZeBible, celle des 15-25 ans, laquelle a eu lieu à la maison de la conférence des évêques de France, à Paris. Merci à Laurène de La Chapelle, chargée de communication pour l’Alliance Biblique Française (ABF) pour l’envoi de l’invitation et de la nouvelle ZeBible en service presse.

Au-delà de la présentation d’un projet éditorial, cette soirée s’est déroulée dans un esprit créatif, de convivialité et de partage, autour d’interventions (en présentiel mais aussi en vidéo) sur l’importance de la Bible chez les jeunes aujourd’hui, mais aussi de témoignages édifiants et émouvants de jeunes protestants et catholiques sur leur rapport à la Bible, sans oublier des lectures (Jean 1v1-13 et Esaïe 55v10-11) et scènes artistiques musicales (sketchs, violon) autour de la Bible.

ZeBible, c’est d’abord un remarquable travail collaboratif interconfessionnel, avec pas mal de monde autour. Soit une douzaine d’églises, associations et œuvres chrétiennes parmi la jeunesse*, oeuvrant ensemble pour offrir aux jeunes une Bible « pour eux », et faciliter la rencontre avec Dieu via Sa Parole.

*Alliance biblique française, Armée du salut, Apprentis d’Auteuil, Aumônerie catholique de l’enseignement public, Conférence des Évêques de France, Éclaireuses et éclaireurs unionistes de France, Église protestante unie de France, Fédérations des Églises adventistes, La Ligue pour la Lecture de la Bible, Les Parcours Alpha, Scouts et Guides de France, Union des Églises protestantes d’Alsace et de Lorraine, Zileos.

ZeBible a reçu le soutien du Conseil d’églises chrétiennes de France (CECEF).

ZeBible, c’est aussi un outil très complet s’adressant à des jeunes croyants (ou non) de confessions chrétiennes diverses (protestantes, évangéliques et catholiques), « connaisseurs » ou « néophytes », avec un nouveau graphisme et une nouvelle traduction, ainsi que + de 3200 commentaires remis à jour, en prenant au sérieux les questionnements et interrogations des jeunes. A cela s’ajoutent des outils (programmes de lecture, portraits de personnages bibliques, textes bibliques classés par thèmes et questions…) pour découvrir, lire, explorer et étudier la Bible, seul ou à plusieurs, en suivant son propre parcours, au gré de ses questionnements et de ses centres d’intérêt. La version utilisée est la Nouvelle Français Courant (NFC), révision complète, pertinente et bienvenue de la fameuse Français Courant. L’ordre des livres de l’ancien Testament suit l’ordre hébraïque, pour bien rappeler les racines juives de la foi chrétienne.

Conçue pour des jeunes de confessions chrétiennes différentes, susceptibles de lire la Bible ensemble, et de permettre à chacun de découvrir, non seulement « la » Bible, mais aussi « sa » Bible, ZeBible existe avec les livres deutérocanoniques, lesquels sont bien présentés, avec la distinction de livres « sources d’enseignement » pour les catholiques et les orthodoxes, et « sources de renseignements » pour les protestants et les Evangéliques.

Au final, une nouvelle édition de Bible recommandable pour toute personne en recherche, et un bel objet de relation à soi, à d’autres…et à Dieu !

En savoir plus sur le site et la page Facebook de ZeBible. Disponible chez l’éditeur (Bibli’O) ou dans toutes les bonnes librairies.

Communication scientifique en situation de crise sanitaire : profusion, richesse et dérives

Un retour bienvenu sur la délicate et importante question de la communication scientifique en situation de crise sanitaire (source image : public domain picture)

Le Comité d’éthique du CNRS (COMETS) a récemment rendu public un très intéressant rapport à lire absolument, sur la délicate (et importante) question de la communication scientifique en situation de crise sanitaire, découvert via cet article de Nextinpact. Vu que cela fait maintenant un peu moins de deux ans que la Covid-19 est entrée de force dans nos vies, les chercheurs ont suffisamment de matière pour un premier retour sur ce sujet.

Pour ceux qui ne le connaîtraient pas, Nextinpact rappelle que le COMETS est « une instance de réflexion » visant à apporter des éclaircissements sur des questions éthiques et sociétales, sans s’intéresser à des cas particuliers. « Ce n’est ni un comité opérationnel d’éthique chargé de donner une accréditation à des projets, ni une instance de déontologie traitant des infractions aux règles d’intégrité scientifique ».

Comme exposé en préambule de l’avis, le comité se réunissait en visioconférence, comme beaucoup, durant le premier confinement en mars 2020. À cette époque, ces membres évoquaient déjà « le grand malaise qu’ils éprouvaient face au traitement public des informations scientifiques »… et ce n’était que le début.  D’un côté ils se félicitaient de voir des chercheurs invités en masse dans les médias, mais « d’un autre côté, la parole des scientifiques se trouvait en butte à des controverses publiques, à des menaces, voire à des attaques virulentes conduites par toutes sortes d’acteurs étrangers à la science, qu’il s’agisse de prétendus experts, de personnalités charismatiques en quête de gloire ou de polémistes ».

Le COMETS reconnait volontiers que son rapport est loin d’être parfait, mais précise qu’il a néanmoins le mérite de dresser « un panorama vaste des questions posées par la communication scientifique ». Il est le fruit de 16 « longues et éprouvantes réunions » et d’une demi-douzaine de plénières ; il a été rédigé entre juin 2020 et août 2021. Les événements récents ne sont donc pas forcément pris en compte pour le moment. Pour mettre en perspective le déluge de travaux qui ont été menés, le COMETS rappelle que « 272 000 publications et 42 000 prépublications » ont été répertoriées pour l’année 2020 dans la base de données Dimensions. À défaut de pouvoir analyser avec le recul suffisant une telle abondance de littérature, le comité d’éthique propose dès à présent de « porter un éclairage sur ses forces et faiblesses ».

Résumé de l’avis du COMETS « Communication scientifique en situation de crise sanitaire : profusion, richesse et dérives  » (n°2021-42), approuvé le 25 juin 2021 et publié le 21/09/21.

Le COMETS traite, dans cet avis, des multiples formes prises par la communication scientifique dans le contexte de la crise sanitaire provoquée par la pandémie de COVID-19, due au SARS-CoV-2. Le recul de près de deux ans de crise permet de dresser un premier bilan des forces et faiblesses de cette communication. Nous examinons tout d’abord de quelle manière la crise a impacté la communication au sein de la communauté scientifique. Puis nous montrons combien la pertinence de la communication offerte au public par l’entremise de diverses sources d’informations a été déterminante dans la perception que les citoyens ont eu de la crise et dans leur adhésion au discours scientifique. Nous abordons la question de l’articulation entre la mission des experts scientifiques et les impératifs des décideurs. Enfin, nous évoquons les difficultés rencontrées par les scientifiques lorsqu’ils sont confrontés à la défiance des citoyens envers la science et à l’émergence d’un « populisme scientifique ». 

L’avis débute par un constat optimiste : les connaissances sur le SARS-CoV-2 et la COVID-19 ont très rapidement évolué grâce à une mobilisation inédite de la communauté scientifique internationale, au partage des données et à une politique éditoriale d’ouverture des publications, toutes initiatives qui sont les conséquences des récentes avancées permises par la Science Ouverte. Mais, le COMETS porte aussi un regard critique sur certaines dérives éditoriales et notamment sur les écarts à l‘intégrité scientifique, à la déontologie et à l’éthique qui ont accompagné la publication de travaux contestables portant sur des traitements de la COVID-19 par l’hydroxychloroquine. D’une manière plus générale, le COMETS déplore le comportement irresponsable de certains chercheurs qui ignorent, ou veulent ignorer, les fondements de la démarche scientifique que sont la rigueur, l’honnêteté, la fiabilité et la transparence des méthodes utilisées et l’évaluation critique des publications par les pairs. Les dérives constatées sont lourdes de conséquences par leur impact sur la santé et parce qu’elles contribuent à la défiance des citoyens vis-à-vis de la science et des scientifiques. Cette défiance est d’autant plus difficile à lever que les connaissances sur le virus et la pandémie étant en constante évolution, toute information, considérée comme vérité un jour, peut se trouver démentie le lendemain. Les diverses sources d’informations — institutionnelles, presse, médias, mais aussi réseaux sociaux — ont été des vecteurs déterminants pour éclairer les citoyens. Le COMETS tient à souligner le souci de partage des connaissances avec le public de l’ensemble de la communauté scientifique et salue le difficile et indispensable travail des journalistes. Cependant, force est de constater que les dérives ont été nombreuses : certains médias de grande écoute ont favorisé une « communication spectacle » volontiers polémique et entretenu la confusion entre vérité scientifique et opinion. Des médias ont également servi de tribune à des scientifiques pour y développer des thèses contestables. Les nouveaux médiateurs de l’information que sont internet et les réseaux sociaux ont aussi contribué à la désinformation du public et à la propagation des croyances complotistes. Le COMETS tente d’analyser les raisons qui ont conduit certains citoyens à adhérer à ces croyances complotistes et comment a pu se propager une vague de « populisme scientifique » dans laquelle l’opinion prime sur le fait scientifique.

Le COMETS s’est aussi penché sur la délicate question de l’articulation entre expertise scientifique et décision politique dans un contexte de crise et in fine sur la recevabilité du message de l’expert lorsqu’il est communiqué aux citoyens. 

En conclusion, la communication de crise a mis à jour une crise de la communication scientifique aux multiples facettes et d’une portée générale. L’un des enjeux pour la résoudre est indubitablement d’élever le niveau de culture scientifique des citoyens mais aussi des décideurs politiques, un devoir éthique auquel les chercheurs doivent contribuer.

Accéder à l’avis, à lire et à partager.

Plan de l’avis :

Impact de la crise sanitaire sur la communication scientifique 

La communication au sein de la communauté scientifique Publier la science.

Des initiatives bienvenues mais aussi des dérives 

Des écarts à l’intégrité scientifique, à la déontologie et à l’éthique lourds de conséquences 

Une croissance inédite des prépublications. Un progrès mais des dérives 

Vers le développement d’une communication « virtuelle » entre scientifiques 

Communication scientifique à destination du public 

La communauté scientifique au service de l’information du public 

L’information scientifique dans les médias 

Communication scientifique à destination des politiques : des experts pour éclairer leurs décisions 

Défiance envers la science. Quand la parole du scientifique est confrontée au « populisme scientifique » 

L’avis se termine par 13 recommandations, notamment :   

4) En s’exprimant dans l’espace public, le chercheur engage sa responsabilité de scientifique. S’il fait état de sa qualité, il doit préciser à quel titre il prend la parole : en spécialiste apportant son expertise sur le sujet débattu, en tant que représentant de l’organisme de recherche ou d’une institution, ou bien à titre de citoyen engagé voire de militant. 

5) Le chercheur doit faire la distinction entre ce qui relève de connaissances validées par des méthodes scientifiques de ce qui relève d’hypothèses de travail ou fait l’objet de débats. Il convient par ailleurs de signaler les marges d’incertitude des résultats de la recherche

Amis de Jésus-Christ : « AJC ! »

Ensemble, les Amis de Jésus-Christ sont porteurs de la meilleure des nouvelles : annoncer et manifester le règne de Celui qui est « Dieu sauve » et « Dieu élargit » (Source : Pixabay)

Une proposition de texte pour s’encourager mutuellement à vivre et manifester ce que nous sommes ensemble en Jésus-Christ, et pour vivre l’amitié en Jésus-Christ sur la toile et dans la vraie vie.

Nous nous déclarons Amis de Jésus-Christ, au-delà des frontières de nos « étiquettes » respectives, étant appelés ainsi par Celui que nous reconnaissons comme seul Seigneur : Jésus-Christ.

Nous revendiquons le nom d’Amis de Jésus-Christ, parce que nous croyons que le Nom de Jésus est le seul Nom qui sauve, le seul Nom qui rassemble et le Nom qui est élevé au-dessus de tout nom, et au-dessus de tout « isme », de tout « iste », comme de toute étiquette religieuse, politique, et sociale, rendant ainsi vaine toute prétention identitaire.

Nous ne revendiquons et n’acceptons d’autres « marques », « noms » ou « étiquettes » que celles que Jésus nous a déjà donnés : « Saints et fidèles en Jésus-Christ », « amis de Jésus-Christ », « enfants de Dieu », « connus de Jésus-Christ », « appartiennent à Jésus-Christ », « frères en Jésus-Christ »…

En tant qu’Amis de Jésus-Christ, nous n’adorons que Dieu (Père, Fils, Saint-Esprit), et nous refusons d’adorer ou de sacraliser ou de prêter allégeance à des pouvoirs ou des personnes qui prétendent prendre sa place dans nos vies, qu’il s’agisse de pouvoirs idéologiques, politiques, économiques, religieux ou spirituels…

Nous nous encourageons les uns les autres à aimer Jésus-Christ, en faisant ce qu’Il commande.

En tant qu’Amis de Jésus-Christ, « nous avons purifié nos âmes, en obéissant à la vérité, pour pratiquer un amour fraternel sans hypocrisie ». Nous nous encourageons à nous aimer les uns les autres  « d’un cœur pur, avec constance, ayant été « engendrés à nouveau par une semence non pas corruptible mais incorruptible, par la parole de Dieu vivante et permanente » (1 Pie 1v22-23), croyant que Dieu ne cesse pas d’être Seigneur lorsqu’Il nous parle par Sa Parole.

Nous refusons toute relation infantilisante et/ou marquée par la domination, ayant « un seul Maître », « un seul Père dans les cieux » et étant « tous frères » (Matt.23v8-9).

Amis de Jésus, dont le Nom signifie « Dieu sauve » mais aussi « Dieu élargit », nous croyons que Notre Seigneur, sacrifice ultime « pour nos fautes et ressuscité pour nous rendre justes » (Rom.4v25 et Hébr.10v10), nous élargit de l’étroitesse et de l’angoisse.

De même, à la suite de Jésus et en Son Nom, nous souhaitons relever Son défi inclusif face à nos tentations exclusives : élargir les horizons de nos frères et de notre prochain.

Amis de Jésus-Christ : AJC !

Hack My Bible : l’esprit collaboratif d’un « hackathon » de 48 heures

Ce dimanche 19 septembre après-midi, j’avais une bonne raison de me rendre dans les nouveaux locaux de l’Alliance Biblique Française, au 6 rue Lhomond, 75005 Paris : rejoindre des passionnés de la Bible, pour assister à la clôture de la 3ème édition de HackMyBible (17 septembre-19 septembre), un événement qui encourage la créativité au service de la Bible, lors d’un « hackathon » collaboratif de 48 heures !

Merci à Laurène de la Chapelle – également chargée de communication pour l’ABF – pour m’avoir chaleureusement invité, et merci à Ana Aurouze, chef de projet et bibliste, pour les compléments d’information apportés en amont, comme à toute l’équipe de HMB pour son accueil

Pour ceux qui ne connaissent pas, HackMybible est un événement qui mobilise des jeunes (et moins jeunes) talents pour faire aboutir des projets innovants autour du texte biblique. 

Lors des années précédentes, un jeu de société chrétien (« Fouilles en Galilée ») et une application de mémorisation de la Bible ont été créés. 

Cette année, l’édition était moins axée sur le « digital » que les années précédentes – d’où un « plus », question créativité et « travaux manuels »- et l’angle choisi était « l’écologie intérieure ». Ou comment la Bible peut-elle rencontrer les attentes des personnes engagées dans des démarches de développement personnel ou de recherche de spiritualité ?

Selon la dynamique biblique, « l’écologie Intérieure » nous fait prendre conscience que « tout est lié » : notre relation à la nature, à l’autre, à soi, et à Dieu. S’il veut répondre aux enjeux colossaux de l’environnement et de la société, l’homme contemporain doit, plus que jamais, travailler au respect de sa propre nature intérieure et pour cela, s’autoriser à découvrir et nourrir son intériorité. Le défi du week-end du HMB 2021 a été de rappeler et de faire (re)découvrir que la Bible est une précieuse ressource pour cela.

25 participants, Jeunes et « moins jeunes » talents, qui ne se connaissaient pas auparavant, se sont ainsi mobilisés et regroupés en 5 équipes mélangées, le temps d’un week-end, pour imaginer et réaliser de nouvelles idées et projets innovants autour du texte biblique. Et ce, pour la gloire de Dieu et l’encouragement de tous, avec une créativité et une facilité déconcertantes ! Chaque projet devait être finalisé le dimanche à 15h.

Après avoir fait connaissance avec quelques participants bien sympathiques, nous tournons à plusieurs d’un atelier à l’autre, pour découvrir et tester les 6 projets retenus sur 12 propositions au départ : deux méditations pour le soin du corps et de l’âme (« aimé de Dieu » et « accueillir ses limites »), disponibles sur « Méditatio », la première appli de méditation chrétienne ; le box « kithéo », utilisable dans le cadre de la catéchèse, propose plusieurs manières créatives de dire et d’écouter un texte biblique en groupe – par exemple le psaume 23 – tout en pétrissant de la pâte à modeler ou en coloriant (pas toujours simple de faire les deux en même temps !), pour ensuite exprimer et partager ce que l’on ressent ; le « théo-boulot-dodo » est une initiation à l’écriture d’un journal professionnel quotidien, pour méditer sur une vision juste, équilibrée et biblique du travail, en se détachant des fausses croyances, tout en se reconnectant à Dieu, par des paroles bibliques qui font sens. L’un de mes préférés a été le « Sésame », un autre « kit » permettant de méditer un texte biblique (en lien avec la nourriture) tout en cuisinant, avec un choix de recettes, tels les délicieux « mantecaos ». A utiliser seul ou en famille ! Enfin, « Antidote » est un ingénieux jeu de cartes fort bien réalisé (on l’aurait cru sorti du commerce !), comportant un verset biblique et un défi viral, pour semer la bonté de Dieu autour de soi ! Lorsqu’un défi est réalisé, il faut laisser la carte à la personne bénéficiaire, qui a son tour vivra le défi et transmettra la carte. Enfin, Apir’A +, « le magazine de votre vie intérieure », se veut une « fenêtre ouverte » vers la Bible à travers des techniques de développement personnel, réconciliant culture millénaire et pratiques modernes. Un premier numéro découvert ce dimanche nous invite à développer nos talents avec la Bible tout en légèreté, avec sérieux et profondeur.

Chaque temps passé sur un projet a été l’occasion d’échanges passionnants (ainsi, « travaillerons-nous encore après notre mort ? », lors de l’atelier « journal professionnel ») et bienveillants, avec un partage de retours/conseils sur les points forts et sur ce qui peut être amélioré.

Au final, l’avenir nous dira ce qu’il adviendra des uns et des autres. Car, le plus grand défi pour nos joyeux hackhatoniens n’est-il pas de poursuivre la dynamique créative, pour aller au bout de leurs projets ? A bientôt de leurs nouvelles, j’espère ?

Sinon, le prochain HMB, c’est pour quand ?

HackMyBible est un programme international initié par la Société biblique française en 2018 et dirigé par l’UBS Global Mission Team.

Organisateurs : Ana Aurouze, Laurène de La Chapelle, Jonathan Boulet, Hugo Poette, Heather Krasker, Martina Mounir, Yves-Armel Martin.

En savoir plus, voir les sites https://hackmybible.com/ et https://hackmybible.com/, ainsi que https://www.alliancebiblique.fr/transmission/hack-my-bible

Sur « l’écologie intérieure », lire cet article publié sur Point-Théo.

Découvrir l’Alliance Biblique Française, dont la mission consiste à mettre la Bible à la portée de tous.

L’action du mois : suivre la formation Libérer !

« Libérer ! » Le temps d’une formation pour vivre une transformation et expérimenter, sur un fondement de vérité, que Jésus « est le même » : certes « hier » mais aussi « aujourd’hui » et « éternellement ».

Libérer ! est une excellente formation certifiante à l’accompagnement spirituel, proposée par les Eglises protestante unies du Marais et de Belleville, à Paris. Elle s’inscrit dans le cadre du panier de formation inter-Eglises au sein de la Fédération protestante de France, intitulé byReformation.

Ne manquez pas la prochaine session Libérer! 1 d’automne, laquelle aura lieu du 08 octobre au 10 octobre 2021 au temple de Belleville, Paris.

Pour qui ?

Libérer ! est avant tout destiné aux chrétiens de toutes dénominations (pasteurs/anciens, prêtres, et tout responsable « laïc » engagé dans un ministère) qui ont la volonté de s’engager en Eglise et/ou d’être renouvelés pour des ministères d’accompagnement spirituel, de relation d’aide et de conseil pastoral, incluant notamment les dimensions de la guérison spirituelle et de la délivrance.

Enracinée dans les Écritures Bibliques, elle s’appuie sur plus de 10 ans d’expérience-« maison » novatrice de l’Église Protestante Unie du Marais en matière d’accompagnement spirituel (50 personnes formées à l’accompagnement, soit un peu plus de 80 heures de formation).

Une formation équilibrée

J’ai déjà suivi les modules 1 et 2 en 2015, et le module 3 en juillet 2019 et peut attester que la formation est très équilibrée sur les plans théologiques et pratiques.

Libérer ! ne propose pas « de truc » ou de « technique », mais nous invite à nous exercer à l’écoute de la Parole de Dieu – plutôt que d’agir de manière systématique et stéréotypée – et à mettre cette Parole en pratique. Il ne s’agit pas de souhaiter d’être « plus » ou « mieux » informés, mais de nous laisser transformer pour expérimenter, sur un fondement de vérité, que Jésus « est le même » : certes « hier » mais aussi « aujourd’hui » et « éternellement »(Hébr.13v8). Cette formation se veut donc tout à la fois « un lieu d’enseignement et de témoignage de l’action du Saint-Esprit », toujours actuel, « dans la vie des chrétiens ». L’on peut venir aussi « pour soi », pour vivre une guérison et une libération personnelle, dans la perspective de le retransmettre à d’autres. Personnellement, j’y ai beaucoup appris quant aux enjeux pratiques liés à l’autorité et au mandat libérateur du chrétien (délivrance, combat spirituel, guérison).

Enfin, la vision tripartite de l’homme (Dieu nous a fait corps, âme, esprit) de Libérer! nous permet de résoudre certaines difficultés, liées aux limites des approches exclusivement « spirituelles »/ « spiritualisantes » ou exclusivement « psychiques » (celle de la « relation d’aide », avec une vision anthropologique et intellectuelle inspirée de la psychanalyse/la psychologie). Elle nous permet ainsi de discerner si nous avons à affaire à du somatique, du psychique ou du spirituel, et d’apporter un « traitement holistique » adapté, sachant qu’aucun de ces domaines n’est véritablement étanche. Elle nous permet enfin de sortir de l’impasse due à l’opposition entre « délivrance » et « accompagnement » (pastoral), alors que les deux sont liés. En effet, apprend-t-on dans cette formation, selon les situations, certaines personnes auront d’abord besoin d’être libérées, avant de pouvoir être accompagnées. Et dans les deux cas, la repentance joue un rôle majeur. Elle est même une clé de la vie chrétienne.

C’est où ? C’est quand ? Comment s’inscrire ?

Sur le plan pratique, le cycle de formation, qui forme un tout, se compose de trois modules, chacun comportant des séquences d’enseignements, de travail en groupes et des temps de prière.

Libérer! 1 : Libérer le corps, l’âme et l’esprit (prochaine session : du 08 octobre au 10 octobre 2021, au temple de Belleville, Paris. Les personnes qui vivent Libé 1 pour la première fois seront prioritaires).
En développant une conception tripartite de l’humain (corps, âme, esprit), le Nouveau Testament nous éclaire sur les strates où doit se déployer la guérison de notre être. Le règne de Dieu s’étend sur toutes ces zones de notre intériorité.

Libérer! 2 : Libérer, délier, délivrer
Nous ne luttons pas contre la chair et le sang, nous ne nous battons pas contre les personnes, mais en Christ nous obtenons la victoire sur des puissances spirituelles qui agissent. Forts de l’expérience de Jésus, des apôtres, d’une part, et de l’anthropologie moderne (psychologique notamment), comment marcher vers la liberté ?

Libérer! 3 : Pratique de l’accompagnement spirituel et transmission (prochaine session : du 01 novembre au 05 novembre 2021, au temple du Marais, Paris)

Pour être éligible au Certificat Libérer! il faut avoir fait les trois stages et avoir validé l’examen final.

La formation est gratuite mais il est possible de faire une offrande pour soutenir ce ministère. Note : coût réel estimé au minimum à 200 euros/personne, sachant que les questions financières ne doivent pas être un frein à l’inscription)

En savoir plus et pour connaître les prochaines dates de formation : http://www.liberer.fr/

Une nouveauté : Libérer ! lance sa chaîne youtube !

Une première vidéo nous permet de découvrir une présentation des formations Libérer! par la Pasteure Caroline Bretones, du temple du Marais (Paris) :

En s’abonnant à la chaîne Youtube, il est possible de visionner un nouveau contenu tous les 10 jours, avec trois formats d’une durée approximative :

EN BREF : 2 minutes
EN QUELQUES MOTS : 10 minutes
EN LARGE ET EN TRAVERS : 45 minutes

[Article mis à jour le 21/09/21]

Trois livres et un site web (sinon rien) pour découvrir, explorer et comprendre la Bible

« Explorer la Bible » : le guide pour qui veut suivre le parcours de découverte du Livre des livres en huit sessions

Des outils et ressources en réponse à la « malnutrition biblique » :

Sur Pep’s café! le blogue, nous aimons tellement la Bible, la considérant comme une réelle richesse, Parole de Dieu vivante et agissante, que nous nous réjouissons de chaque contribution à l’éradication de la « pauvreté » biblique. En effet, et c’est là le paradoxe : bien que la Bible soit ce livre faisant partie du patrimoine de l’humanité, inspirant pour de nombreux artistes et pour tous ceux qui ont aimé leur prochain, au point de servir dans « les champs de mission » aussi divers que l’éducation, la santé, l’humanitaire, la lutte contre l’esclavage et toutes formes d’exclusions et d’oppressions….la Bible est aussi ce « best-seller » tout à la fois bien connu et fort mal connu.

D’où le cœur de mission d’une œuvre comme l’Alliance biblique française (ABF) : mettre la Bible à la portée de tous et la transmettre aux futures générations ; créer des ponts entre le texte biblique et la société civile, de sorte que le premier soit lu et compris par le second.

Bonne nouvelle ! Voici justement plusieurs outils et ressources récentes proposés par l’ABF, ayant pour but de répondre de manière complémentaire et pertinente à cet ordre de mission : «Explorer la Bible », « itinéraires », et (en avant-première) « découvrir la Bible ». Tous reçus gracieusement en « service presse » de la part de Laurène de la Chapelle, chargée de communication pour l’Alliance Biblique Française, que je remercie chaleureusement, ainsi que les éditions Bibli’O.

1) »Explorer la Bible »

« Donne un poisson à un homme, tu le nourris pour un jour. Apprends-lui à un pêcher, il se nourrira toute sa vie ». Ce célèbre proverbe chinois (à moins qu’il ne soit indien)trouve son application avec « Explorer la Bible », un parcours simple et convivial en 8 séances, pour suivre « la grande histoire » biblique, et la comprendre par soi-même.

Initié par la Société biblique britannique, ce programme connait un franc succès avec plus de 5 000 groupes créés dès les premiers mois de lancement au Royaume-Uni. Le voici maintenant en France et en français !

« Explorer la Bible » s’adresse à un public de 15 à 99 ans, et se vit en groupe sous la conduite d’un animateur.

Un site internet donne accès à des vidéos et des fiches d’animation pour aider l’animateur à mener chaque session. Pour y accéder, il suffit de se créer un compte gratuit. Enfin, un livret [commandable sur le site des éditions Bibli’O]a été élaboré dans le but de faciliter le suivi du parcours pour chaque participant : Il reprend les grandes lignes de chaque session, offre des espaces pour des notes personnelles, ainsi qu’un glossaire pour se familiariser avec le vocabulaire de la Bible.

Au cours des 8 sessions, on se familiarise avec la Bible, son histoire, sa composition, son impact et ses personnages. Chaque session suit le même rythme avec 2 vidéos d’environ 15 minutes chacune. Les séances sont interactives, incluant des temps d’enseignement, de discussion et de réflexion personnelle. Entre chaque session, un programme de lectures bibliques quotidiennes prépare pour la session suivante

Il ne vous manque plus qu’à vous procurer une Bible avant de vous lancer dans ce parcours ludico-utile ! Cela tombe bien : le livret comprend aussi des recommandations de lectures de la Bible en support papier/audio/sur le web, pour ceux qui la lisent pour la première fois ou souhaitent renouveler leur lecture,

L’aventure n’attend plus que vous !

En avant-goût, la bande annonce d’ « explorer la Bible ».

2) « ITINÉRAIRES : Balises pour explorer la Bible » ou « le guide du routard biblique »

« La Bible, un livre austère ? » Et si l’austérité était plutôt du côté du lecteur ? Des itinéraires provocateurs et rafraichissants.

Ce guide décapant, au ton décalé, de Jean-Claude Verrecchia, vient secouer son lecteur sûr de ses idées (reçues) sur la Bible, alors qu’il ne la connaît pas ou mal, ou prétend même la connaître trop bien. Ainsi, est-ce vrai que la Bible est « austère » et « ennuyeuse » ? Ou que la Bible est un livre « à défendre » ? Faut-il se réjouir de ce que la Bible soit ce « best-seller », le livre « le plus vendu » au monde ? Est-ce aussi vrai qu’il est « facile » de lire la Bible et qu’elle n’a « pas besoin d’être interprétée » ?…

Autant de questions soulevées dans cet ouvrage se voulant une vulgarisation éclairée, « grand public », non seulement en guise d’introduction à la Bible (pour découvrir d’où elle vient, comment elle a été composée et comment elle nous est parvenue jusqu’à aujourd’hui), mais – et c’est là son originalité – pour expliquer que si la Bible est un livre, celui-ci est fait pour être lu, quoique pas simple à lire, d’où la nécessité de bien connaître son mode d’emploi, ses clés de lecture et règles d’interprétation, pour bien la comprendre et l’utiliser..

Autre originalité, ces itinéraires, qui partent de la Bible, ont un point d’arrivée plutôt inattendu : le lecteur lui-même ! Celui-ci est en effet invité à se positionner au bout du parcours, pour répondre à cette question existentielle particulièrement impliquante : « qui es-tu (lecteur), toi qui veux comprendre (la Bible) ? ». « Que viens-tu chercher, toi qui t’approches de la Bible ? »

Et le lecteur de découvrir quel lecteur unique il est (ou veut être) et dont la Bible, qui attend patiemment d’être ouverte, lue et interprétée, a besoin aujourd’hui !

« ITINÉRAIRES : Balises pour explorer la Bible » ou une vulgarisation originale, passionnante et réussie, propre à réveiller le lecteur et sa curiosité pour Le Livre des livres. Disponible (comme les Bibles) dans toutes les bonnes librairies, ou chez l’éditeur.

Voir aussi : une présentation de l’ouvrage par l’auteur.

3) Et paru le 10 septembre 2021 : « Découvrir la Bible en 100 pages ».

« Papa, raconte-moi tout la Bible ! » « En 100 pages ? » « Oui ! »

La Bible, comme l’indique son nom, n’est pas « un livre » mais plutôt une bibliothèque rédigée sur plusieurs siècles par plusieurs dizaines d’auteurs. Une bibliothèque multipliant les styles littéraires les plus divers, des récits fondateurs aux récits apocalyptiques, en passant par les textes de loi et de sagesse, les prières, les chants d’amour, les songes et visions, les paraboles, les discours ou les lettres.

Comment alors s’y retrouver ?

Ce petit ouvrage d’Antoine Nouis relève le défi de nous présenter toute la Bible en 100 pages et cinquante-deux courts chapitres, soit autant de réflexions profondes : une invitation au voyage pour faire la connaissance des personnages, visiter les lieux et découvrir les épisodes marquants de la Bible, de la Genèse à l’Apocalypse.

Mieux encore : chaque chapitre est suivi d’une piste d’actualisation pour susciter la réflexion, engager le dialogue et jauger de la pertinence de la Bible pour notre temps et notre quotidien.

Ainsi, par exemple :

« La Bible et la science » ou « quand la Bible ne dit pas tant comment le monde a été créé que pourquoi, et pour quoi il l’a été ». Alors que les scientifiques reconnaissent que l’univers a eu un commencement, sans pouvoir dire les raisons de ce commencement, « la Bible pose une affirmation forte : l’humain n’est pas le résultat d’une rencontre entre le hasard et la nécessité, il est le fruit du désir de Dieu pour habiter le monde, à côté des animaux » (op. cit., p 3)

« La grammaire des commandements » : « la plupart des [10] paroles [données par Dieu à Son peuple] ne sont pas conjuguées à l’impératif, mais à un temps qui est assimilé au futur. Les dix paroles ne disent pas : n’aies pas d’autres dieux, ne te fais pas d’idole, ne tues pas et ne convoite pas, mais : tu ne te feras pas d’idole, tu ne tueras pas, tu ne convoiteras pas. Derrière cette conjugaison, se trouve une promesse : je te le promets, dit Dieu, il te sera possible de…. Il ne nous enferme pas dans une règle, il ouvre un chemin de liberté » (op. cit., p 23)

« Contre le mariage des jeunes filles » : « un verset énigmatique du Cantique [des cantiques] dit : nous avons une petite sœur qui n’a pas encore de seins ; que ferons-nous pour notre sœur le jour où on la demandera en mariage ? Le verset qui suit laisse entendre que si la jeune sœur oppose une muraille à cette demande, il faut l’encourager ; et que si elle ouvrage sa porte il faut l’en empêcher. Un des messages du livre est son opposition au mariage des jeunes filles pré-pubères, car il nie leur féminité et les destine à devenir la propriété de leur mari. » (op. cit., p 51).

« Le souffle et la respiration » : « le mot que l’on traduit par Esprit veut aussi dire le vent, le souffle, la respiration. S’il n’y avait pas de vents, le monde serait une fournaise ; sans souffle, la flûte n’émet aucun son ; et sans respiration, il n’y a pas de vie. Comme le disait un patriarche orthodoxe : sans l’Esprit Saint, le Christ reste dans le passé, l’Evangile une simple lettre morte, l’Eglise une organisation, l’autorité une domination, la mission une propagande, la prière personnelle un monologue stérile et l’agir chrétien une morale d’esclave ». (op. cit., p 81)

Disponible en librairie ou chez l’éditeur depuis le 10 septembre 2021.

[Article initialement paru le 04/08/21]

« En août, on s’arrête, on réfléchit »

Source image : couverture du Monde Diplomatique d’août 2020

Et on fait une pause nécessaire et bienvenue sur Pep’s café!, avant de reprendre en septembre.

Profitez-en pour vous consacrer à quelques lectures suggérées ici et ou .

Bon été et à bientôt !

« Monsieur Romain Gary » ou le récit d’une transformation

« Je pense qu’il faut aimer la vie avant toute chose »

— Aimer la vie plutôt que le sens de la vie?

— Absolument. Aimer avant de réfléchir, sans logique, comme tu dis, et, quant au sens, ne s’en occuper qu’ensuite ».

C’est sur cette citation, un extrait de dialogue entre Alioscha et Ivan – deux des « frères Karamasov », personnages du célèbre roman éponyme de Fiodor Dostoïevski (1) – que s’ouvre « Monsieur Romain Gary », un récent et passionnant récit de Kerwin Spire, qui retrace les quatre années passées par l’écrivain diplomate comme consul général de France à Los Angeles, de 1956 à 1960, et que je viens de terminer.

Une lecture idéale en cette saison d’été, censée être de repos et propice pour les remises en question et autant de réflexions sur ce qui serait « la vision pour notre vie ». Dédié « à Romain Gary », et au-delà de « la fresque d’une époque intense sur laquelle souffle un grand vent de liberté », ce récit, nous annonce son auteur en introduction, est celui « de la transformation d’un homme [de 46 ans] qui, par-delà ses multiples vies, cherche toujours à se réinventer ». Le récit d’un homme qui recommence sa vie « encore une fois » pour retrouver la liberté d’être, décidant « de vivre » et d’ « aimer la vie, avant d’en saisir le sens ».

L’ouvrage ne manque pas d’intérêt sur les plans historique, politique, culturel et existentiel.

Il est particulièrement original dans le choix du traitement et de l’angle : le livre a en effet la forme d’un récit historique, pourtant paru dans la catégorie « romans et fictions » de la collection Blanche de Gallimard. « Si tous les faits que ce récit décrit, tous les personnages qu’il convoque [des diplomates aux stars de Hollywood, en passant par les écrivains et les chefs d’état…], tous les dialogues qu’il met en scène sont inspirés de faits réels, ce récit n’en demeure pas moins une fiction. C’est-à-dire une vision imaginaire d’un quotidien distant de plus de soixante ans », nous précise encore Kerwin Spire en introduction du livre.

Ce dernier justifie ce choix, susceptible d’être déroutant pour le lecteur, lors d’un entretien disponible sur le site de La Sorbonne Nouvelle(2) : l’auteur, qui a pu accéder à des correspondances et enregistrements inédits de l’écrivain, n’a « pas souhaité donner à son projet d’ouvrage [qui a longuement mûri] la forme d’un essai, mais plutôt se détacher de la forme de la thèse pour s’intéresser véritablement à [ces] quatre années absolument charnières », dans la vie et le parcours de celui qui a qui été tout à la fois diplomate sur la brèche – défendant les intérêts de la France – fin observateur de la société américaine [« conditionnée depuis plusieurs générations par les slogans publicitaires » et « que l’on force à changer de voiture chaque année », résistant « très difficilement à la vue d’un article bien emballé »(3)]et des mirages hollywoodiens, mais aussi écrivain animé par une profonde soif de reconnaissance.

Compagnon de la libération, « Romain Gary a 41 ans et vient d’être nommé Consul général de France [à Los Angeles] après une dizaine d’années de carrière diplomatique », un poste protocolaire où « il représente la France » comme il l’écrira plus tard dans son ouvrage « La promesse de l’aube » en citant l’injonction maternelle.
Ces années sont absolument charnières, car il arrive à Los Angeles avec un roman dans sa besace « Les racines du ciel », qui aura prochainement le Prix Goncourt ». Non encore achevé et sans titre définitif.
« Lorsqu’il quittera cette ville, l’écrivain aura un immense succès et sera auréolé du prestige de l’uniforme militaire et diplomatique ainsi que du prestige littéraire : Prix Goncourt de l’année 1956, succès critique et succès auprès des lecteurs pour « La promesse de l’aube ». Il sera également un écrivain adapté au cinéma car John Houston réalisera l’adaptation cinématographique de son oeuvre « Les racines du ciel » pour la 20th Century Fox » (2)

Ces années charnières sont d’autant plus intéressantes pour Kerwin Spire, qui, à travers l’itinéraire d’un homme, a pu aborder « des années fondamentales, celles de la Guerre Froide, de l’Amérique des années 1950 mais aussi des années de transition où le diplomate représente la France de la IVe République avec un gouvernement qui change tous les six mois. Le diplomate est donc la permanence de l’Etat, sa voix porte dans toute l’Amérique ». Et « deux ans après sa nomination sur ce poste, tout bascule à la faveur d’une crise de régime sur fond d’événements en Algérie française…. » (2)

Enfin, concernant la construction du livre, « l’approche est chrono-thématique avec des petits chapitres qui s’articulent autour d’événements politiques ou intimes, ce qui permet d’avoir une écriture extrêmement vivante, dynamique et très rythmée »(2), explique Kerwin Spire, qui n’oublie pas de « penser au plaisir et à l’intérêt du lecteur ».

C’est effectivement le cas, à la lecture de ce « Monsieur Romain Gary », que je recommande chaudement pour l’été.

En bref : « Monsieur Romain Gary. Consul général de France – 1919 Outpost Drive – Los Angeles 28, California », de Kerwin Spire, Gallimard, 2021, 20 €

Disponible dans toutes les bonnes librairies ou chez l’éditeur.

En parallèle, ne manquez pas de découvrir l’oeuvre de Romain Gary, une œuvre puisant ses racines dans des traditions peu connues en France, à savoir l’humour juif et les conteurs russes. Ancrée dans la résistance au totalitarisme et le souvenir de la Shoah, cette oeuvre prône un humanisme généreux, ouvert à la diversité culturelle, tout en dénonçant inlassablement toutes les exclusions. Une œuvre où l’homme apparaît comme un « aventurier héroïque » (un « picaro », dit Romain Gary), dont le mobile décisif est la quête de son droit à l’existence personnelle.  Et qui plus est, portée par une grande créativité formelle et un humour ravageur.

Pour commencer, rien ne mieux que « la promesse de l’aube », en partie autobiographique et l’un de ses livres les plus réussis. Sans oublier, bien entendu, « Les Racines du ciel », prix Goncourt et considéré comme étant l’un des premiers romans écologistes, où, au-delà de la problématique du sort des éléphants d’Afrique, se déroule une lutte à la fois tragique et héroïque au service de la beauté de la vie et de la dignité de l’homme.

Notes :

(1)Les « Frères Karamasov » de Fiodor Dostoïevski. Ldp, 1996, p 264 – deuxième partie, livre cinquième, chap. III « les frères font connaissance »]

(2)Présentation de Kerwin Spire et de la genèse de son ouvrage sur le site web de La Sorbonne Nouvelle.

Sur ce site, l’auteur présente son livre comme le premier volet d’une trilogie. « Un deuxième texte suivra avec, comme arrière-plan, la France des années 1960, où l’on suivra les aventures de Romain Gary aux côtés [ l’actrice] Jean Seberg [devenue son épouse]dans l’exploration du cinéma ». Un troisième texte « sera centré sur l’affaire Émile Ajar et sur le dédoublement, l’ultime tentative de réinvention de soi à laquelle Romain Gary donne corps à la fin de sa vie dans les années 1970 ».

(3) « Monsieur Romain Gary », p 268

Christianisme : les privilèges politiques nuisent gravement à sa santé

Le favoritisme : un piège pour la vitalité chrétienne ! (Source image : public domain pictures)

Qui l’eut cru ?  La plus grande menace à la vitalité chrétienne n’est pas la persécution, la richesse, le niveau d’éducation ou le pluralisme. C’est le soutien de l’État. 

De quoi battre en brèche l’espoir illusoire en un « défenseur de la chrétienté » pour « des questions de survie ».

Espoir d’autant plus illusoire – et dangereux – s’il se donne une caution théologique.

Une analyse de 166 nations à ce sujet à lire, dans la langue de Molière, sur Christianity Today, laquelle analyse relève trois paradoxes ayant trait à la vitalité du christianisme : le paradoxe du pluralisme, le paradoxe des privilèges et le paradoxe de la persécution.