« Ne vous conformez pas au monde présent » : lisez Pep’s café! le blogue

Eau turbulente par Daniele Pellati : Suivre le courant, au risque de se laisser emporter…ou vivre à contre-courant ?

« Ne vous conformez pas au monde présent, mais soyez transformés par le renouvellement de votre intelligence, pour discerner quelle est la volonté de Dieu : ce qui est bien, ce qui lui est agréable, ce qui est parfait » (Rom.12v2).

Et puisque vous ne suivez pas « le train (médiatique) de ce monde »(Eph.2v1-5), lisez Pep’s café! le blogue, pour prendre un bain quotidien de ce qui est la vérité et la réalité : c’est Christ qui entraîne l’ennemi vaincu dans son cortège triomphal. En effet, Christ « a dépouillé les dominations et les autorités, et les a livrées publiquement en spectacle, en triomphant d’elles par la croix » (Col.2v15). Christ règne. Et son règne commence dans ce domaine de ta vie où il ne règne pas encore.

Libé1 et Libé2 bientôt et partout !

« Libérer! C’est possible bientôt et partout ! »

Pâque(s), ou la fête d’une libération et de la naissance d’un peuple, comme de la résurrection et de la victoire du Seigneur Jésus-Christ sur notre ennemi ultime, la mort, qui sera détruit, semble derrière nous.

En réalité, Jésus-Christ est le même, non seulement hier, mais surtout aujourd’hui, comme il le sera éternellement (Hébr.13v8). Et pas seulement le seul jour de Pâque(s).

Sinon, le saviez-vous ? Faire une formation Libérer! 1 et une formation Libérer! 2, presque partout, sans que ce soit uniquement face à son écran, c’est également bientôt, et, surtout, possible aujourd’hui !

L’équipe a en effet franchi le pas de faire cette formation à l’accompagnement spirituel en mode hybride, c’est-à-dire en partie par écran interposé et en partie sur site, en respectant les normes sanitaires de chaque pays. Oui, vous lisez bien de chaque pays car les prochains Libé 1 et 2 auront lieu en même temps en France, en Suisse, à l’île Maurice, en Angleterre, etc…

Pour s’inscrire (depuis la mi-mars), il faudra donc pouvoir choisir un lieu pour vivre la partie « en présence ». Dans certains pays il y aura des sessions sur Zoom à la maison, et dans d’autres pays où il n’y a pas de couvre-feu, ces mêmes sessions auront lieu dans les lieux de cultes qui accueilleront la formation (près de 20 lieux dans le monde).

Retenez les dates :

Libérer! 1 — week-end de l’Ascension, 13-15 mai 2021
> 2 sessions le jeudi 13 mai 2021 : l’après-midi sur site, et le soir à la maison sur Zoom
> 1 session le vendredi 14 mai 2021 : le soir à la maison sur Zoom
> 3 sessions le samedi 15 mai 2021 : le matin sur site, l’après-midi sur site, et le soir à la maison sur Zoom.

Libérer! 2 — week-end du 28-30 mai 2021
> 1 session le vendredi 28 mai 2021 : le soir à la maison sur Zoom
> 3 sessions le samedi 29 mai 2021 : le matin sur site, l’après-midi sur site, et le soir à la maison sur Zoom
> Dimanche 30 mai : le soir à la maison sur Zoom

Plus d’infos et pour suivre l’actualité de la formation ici.

Découvrir notre présentation de cette excellente formation, que je recommande chaudement.

Initialement paru le 24/03/21 et republié, avec une mise à jour, pour l’occasion.

« En exil à Babylone », les chrétiens protestent sans crainte face au projet de loi « contre le séparatisme »

« Etrangers », mais pas « victimes », dans la cité (Source image : première de couverture de « Etrangers dans la cité » de Hauerwas/Willimon)

Voici un très intéressant et très encourageant article à lire en français sur Christianity Today (20 avril 2021), avec, en bonus, un « flash prière » du CNEF et bien d’autres choses encore.

Les protestants français sont en profond désaccord avec un projet de loi sur le séparatisme, mais n’adoptent pas pour autant une mentalité de victime dans leur défense de la liberté religieuse.

Alors que la forme finale du projet de loi pour le « respect des principes républicains », désormais appelé « Loi pour l’affirmation des principes républicains et la lutte contre les séparatismes » (1) [actuellement débattue en commission mixte paritaire, après que le Sénat a adopté une version durcie du texte de loi le 12 avril 2021] reste en suspens et que des organismes chrétiens tels que la Fédération Protestante de France (FPF) et le Conseil National des Evangéliques de France (CNEF) poursuivent leurs efforts afin de faire mieux prendre en compte leurs positions et font pression pour que l’impact de la loi soit moins contraignant, les Églises françaises commencent à se préparer à ce que pourraient être les nouvelles règles.

Cependant, malgré l’évolution du projet de loi qui s’éloigne de la laïcité intelligente telle qu’ils la conçoivent, la stratégie des dirigeants protestants français – tant à l’égard du gouvernement que des fidèles – a été remarquablement exempte d’alarmisme. Au lieu de cela, ils ont demandé à leurs sœurs et frères d’éviter d’adopter une posture de victimisation, même s’ils reconnaissent la gravité du moment (…).

« Faut-il avoir peur ? Non », déclare C. Diedrichs, du CNEF. « Dans Jérémie, il est dit que nous devons rechercher le bien de la ville dans laquelle nous nous trouvons. Cette ville n’est pas Jérusalem, c’est Babylone. Beaucoup d’évangéliques préféreraient que nous soyons à Jérusalem plutôt qu’à Babylone. Beaucoup d’évangéliques aimeraient bien être encore dans une société chrétienne qui les protège ». Mais puisqu’ils ne sont plus dans une société chrétienne, dit-il encore, les évangéliques français doivent être des témoins de l’Évangile comme l’étaient les premiers chrétiens dans leur société non chrétienne.(…)

L’ article à lire en français

En bonus, voir aussi le FLASH PRIÈRE du CNEF (sur sa page FB) ou quelques sujets de prière à partager largement afin qu’ensemble nous restions mobilisés pour favoriser l’annonce et la pratique de l’Évangile en France :

🙏 Prions pour que les membres de la commission mixte paritaire en passe d’être nommés le soient pour de bonnes raisons [Composition inconnue à cette date]

🙏 Prions que notre Dieu incline le cœur des membres de la commission mixte paritaire pour qu’ils prennent conscience de leur responsabilité vis-à-vis de la liberté de conscience, de religion et d’éducation.

🙏 Prions que cette commission puisse parvenir à un équilibre du texte et plus particulièrement qu’elle évite l’accumulation de mesures restrictives envers les cultes.

🙏 Prions que les deux hautes juridictions (Conseil constitutionnel et Conseil d’État) aient une juste appréciation du texte et de ses effets sur la vie des cultes en France.

[Le Conseil d’État a ainsi admis en premier dans son avis : « Les mesures du projet de loi concernent pratiquement tous les droits et libertés publiques ». Le Conseil a également souligné, tout comme le Défenseur des droits, que [le contrat d’engagement républicain] comporte des « notions sujettes à interprétations antagonistes » et des « incertitudes » qui ne manqueraient pas d’introduire de sérieux risques d’arbitraire. Par ailleurs, le Défenseur des droits s’inquiète de ce que ce projet participe d’un « renforcement global du contrôle de l’ordre social »]

🙏 Prions que face à cette inflexion de la politique religieuse du gouvernement, majoritairement soutenue par les parlementaires, les Églises protestantes évangéliques ne se découragent pas mais au contraire prient, comme les fils d’Issacar autrefois, pour discerner les temps. [1 Chroniques 12.32]

En savoir plus sur le site du CNEF.

 

Aller plus loin :

Notre recension de « Etrangers dans la cité » de Hauerwas/Willimon ou quand l’Eglise ne doit plus avoir honte d’être l’Eglise ;

Notre recension de « Plaidoyer pour la véritable liberté, égalité, fraternité » d’Edouard Nelson ;

Notre analyse : « Doit-on espérer en un « défenseur de la chrétienté » pour des questions de « survie » ?

Un article d’Olivier Keshvajee, le « théologeek », publié sur son blogue : « Évangéliser dans le contexte de la sécularisation »

 

 

 

 

 

Note :

(1) Mesure phare du projet de loi, le contrat d’engagement républicain (Chapitre II – Dispositions relatives aux associations. Article 6 : « Art. 10‑1 ») prévoit que « toute association qui sollicite l’octroi d’une subvention au sens de l’article 9‑1 de la présente loi auprès d’une autorité administrative ou d’un organisme chargé de la gestion d’un service public industriel et commercial s’engage, par un contrat d’engagement républicain, à respecter les principes de liberté, d’égalité, notamment entre les femmes et les hommes, de fraternité, de respect de la dignité de la personne humaine et de sauvegarde de l’ordre public ». A noter que les associations disposant d’un agrément sont également concernées. Le projet de loi prévoit que la délivrance de ces agréments soit désormais soumise au respect de ce contrat.

L’action du mois : Soutenir des médias indépendants, sans pub

Infographie sur les médias : plutôt que de se demander s’ils sont « de gauche » ou « de droite », demandons-nous plutôt à qui ils appartiennent et pourquoi. Source : Le Monde Diplomatique/ACRIMED, janvier 2017

Sur son compte twitter, Sébastien Fath remercie Médiapart de lui avoir proposé un entretien sur le thème « Pourquoi l’évangélisme est la nouvelle religion planétaire », sachant que plus d’un chrétien sur quatre, dans le monde, est évangélique. Lors de cet entretien, nourri par des questions jugées « pertinentes et détaillées » par l’historien [notamment sur l’adaptation à la pandémie], Sébastien Fath a expliqué « les raisons du succès de ce courant protestant radical en Afrique, en Asie du Sud-Est, en Amérique latine, mais aussi en France dans les quartiers populaires ». Pour ceux qui ne connaissent pas, Médiapart est un journal d’information en ligne participatif, indépendant, sans publicité ni subvention et qui ne vit que des abonnements de ses lecteurs. L’entretien est disponible en intégralité (pour les abonnés seulement) sur le site de Médiapart, depuis le 13 avril 2021.

Comme le souligne Sébastien Fath, soutenir de tels médias indépendants qui reposent sur ce modèle économique participatif, sans pub, sans subvention et sans actionnaires, « c’est un outil de démocratie, et un bon moyen de s’informer et de débattre ».

Parmi eux :

Basta! qui fait le pari « d’un média d’intérêt général, indépendant, sans publicité et en accès libre en ligne, investi sur les enjeux sociaux, écologiques et démocratiques. Basta défend un journalisme d’impact, nourri de reportages et d’enquêtes, pour apporter sa contribution à la nécessaire transformation sociale, écologique et économique de notre société ».

Saviez-vous qu’il est possible de financer gratuitement Basta ! en utilisant Lilo, le moteur de recherche français et solidaire, qui ne collecte pas vos données ? Chaque recherche sur Lilo vous crédite d’une goutte d’eau, représentant quelques centimes d’euros. À tout moment, vous pouvez reverser vos gouttes à basta ! et contribuer ainsi à financer ce média gratuitement, sans débourser un euro. En savoir plus ici.

Brief Me, un autre média indépendant, nous donne rendez-vous chaque soir, par mail, pour tout comprendre des grands sujets de l’actualité, sans parti pris, de façon sobre et sans pub. L’accent est mis sur l’international, l’environnement et les technologies, avec une mise en avant des informations positives telles que des projets ou des initiatives permettant de trouver des solutions à des problèmes.

Il est aussi possible de tester Brief Me gratuitement et sans engagement ici, pendant 45 jours, pour mieux se rendre compte de la qualité du service.

 

Eric Lemaître : départ d’un « éveilleur »

« Veillez, priez, résistez », dirait encore aujourd’hui cet « éveilleur » des consciences (Source image : public domain pictures)

C’est avec une grande surprise – et beaucoup de tristesse – que j’ai appris le décès soudain d’Eric Lemaître, mercredi 14/04.

Je me sens peu légitime pour en parler, d’autres le connaissaient bien mieux que moi et ont pu partager de très beaux textes en hommage.

Ceci dit, je garde de ma rencontre avec Eric le souvenir d’un homme passionné, se voulant un « éveilleur des consciences » (à Reims et au-delà), que j’ai appris à connaître et à aimer sur une très courte période (2017-2021) grâce à un ami commun – Alain Ledain. J’ai eu l’honneur d’échanger à de nombreuses reprises avec Eric…..avec une seule (et unique) rencontre « en vrai » chez lui, à Reims, à l’occasion d’une conférence sur Jacques Ellul. Un comble pour ce frère dans la foi qui privilégiait les relations « incarnées » aux relations « désincarnées » !

Eric était chrétien, dans son expression évangélique, refusant les étiquettes. Sa vie a changé le jour où l’Evangile de Jésus-Christ eût une résonance déterminante sur son parcours et sa trajectoire de vie, comme il me l’a expliqué lors de cette rencontre au sujet de la sortie de « la déconstruction de l’homme », en 2018, un ouvrage collectif sur les enjeux du transhumanisme, réalisé à son initiative et sous sa direction.

Eric est auteur de plusieurs autres ouvrages co-écrits avec Alain Ledain et d’autres auteurs : « Masculin et/ou Féminin : Peut-on choisir » publié en 2014 par FAREL et « Vers une société d’Uniformisation » publié par Ethique Chrétienne en 2015 qui préfigurait la sortie de l’essai « La Déconstruction de l’homme ».

Il a contribué à plusieurs blogues et sites (« Ethique sociale chrétienne », « Phileo-sophia »…), sans oublier sa contribution encourageante au « défi biblique de l’été » sur Pep’s café!, avec des textes sur les livres de Nahum et du Lévitique. En juin 2018, il fonde son propre blogue intitulé « la Déconstruction de l’homme ».

Homme engagé, également influencé par Ivan Illich[1926-2002] et Jacques Ellul [1912-1994], il était conscient que « la vie chrétienne se traduit en actes, non seulement en actes qui touchent à ta propre personne et à l’attitude que tu manifestes envers les autres, mais également à l’engagement social que nous pouvons avoir au sein même de notre environnement pour nous emmener à une société plus conviviale ». Ce cheminement l’a conduit notamment à accompagner un projet de quartier dans sa ville de Reims, un jardin partagé avec des habitants. Ses engagements au sein de son église, dont il a été l’un des pasteurs, l’ont aussi conduit à secourir ceux qui sont dans le besoin, des familles pauvres à des amis migrants.

Je retiens enfin de ma rencontre avec Eric que toute rencontre est un cadeau et une grâce, en ce qu’elle nous permet de découvrir en l’autre, notre prochain, notre frère en Christ (pour mieux l’aimer), ce qui fait de lui un être unique, comme il n’y avait pas avant et comme il n’y en aura jamais après.

C’est pourquoi tout départ est une tristesse et une perte pour ceux qui restent, même si je sais que là où est Eric est le meilleur endroit, et que nous partageons une même espérance en la résurrection, attendant « de nouveaux cieux et une nouvelle terre où la justice habitera », où « la mort ne sera plus, et (où) il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur » ( 2 Pie.3v13 et Apoc.21v1, 4).

Merci Seigneur pour cette rencontre avec Eric !

 

 

« Ce que tu as appris de moi…confie le à des hommes fidèles ! »

« Ce n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd ! » Source image : public domain pictures

« Ce que tu as appris de moi en présence de nombreux témoins, confie-le à des hommes fidèles qui seront eux-mêmes capables de l’enseigner encore à d’autres » (2 Tim.2v2).

Pep’s café! est votre genre (de blogue) ?

Donnez-lui un coup de pouce par le bouche à oreille, pour le faire connaître !

En attendant « Pessah », le passage (à l’heure d’été)

« Veillez donc, car vous ne savez ni le jour, ni l’heure », dit Jésus dans une parabole, pour nous encourager à nous préparer à Son retour soudain.

« Une invitation à remettre les pendules à l’heure »

Ceci dit, si vous ne savez « ni le jour, ni l’heure » du retour de Jésus (« seul le Père le connaît »), et alors qu’ont lieu actuellement les préparatifs de la fête biblique de « Pessah » (Pâque ou « passage », qui commence samedi), vous pouvez déjà vous préparer….au passage à l’heure d’été, qui aura lieu ce weekend !

Comment nous y préparer ?

En avançant nos montres, pendules et réveils d’une heure dans la nuit de samedi à dimanche (à 2H du matin il sera donc 3H).

« Ceux qui sont remplis de l’Esprit se parlent »

La convivialité retrouvée ou comment parler ensemble de ce qui est édifiant et encourageant.
Affiche du film « Jimmy’s Hall » de Ken Loach, (2014)

Ceux qui sont remplis de l’Esprit se parlent et s’encouragent…..« par des psaumes, des hymnes et des cantiques spirituels », nous dit l’Ecriture. Ils chantent et célèbrent le Seigneur de tout leur cœur…. (Eph.5v18-19).

Et quitte à parler ensemble, profitez-en pour parler de Pep’s café! autour de vous.

Invitez vos amis, à l’heure du café du matin ou de l’après-midi, à prendre le temps d’une pause « Pep’s café! » sur ce blogue d’édification, deux à trois fois dans la semaine [mercredi, vendredi et samedi], pour échanger, partager, discuter, se laisser surprendre…. et découvrir à quel point Jésus-Christ est le « Dieu sauveur » et le « Dieu qui élargit », non seulement « hier », mais « aujourd’hui » et « toujours », comme à découvrir à quel point Il est concerné par toutes les réalités de la vie, et qu’il n’y a pas de domaine où il ne règne pas !

Pep’s café! : un blogue diversifié, proposant fidèlement, depuis 2013, des articles documentés et de fond et invitant très simplement son lecteur à pousser sa réflexion un peu plus loin ; un blogue témoignant d’une manière de parler de la foi, de sa foi.

Parmi les articles proposés : des méditations et études bibliques, des encouragements et conseils pour lire et étudier la Bible seul ou en groupe, des rencontres/grands entretiens avec des personnes engagées, des articles culturels et des analyses sur ce qu’est (s’)informer dans une perspective chrétienne, une revue de presse bimestrielle…..

 

En bonus, voici quelques heureuses (ou résultats de) rencontres avec des personnes engagées : 

Dans les coulisses de « Promesses », revue de réflexion biblique

« Ils ont aimé leur prochain », 4 ans après : interview exclusive de Nicolas Fouquet

Pep’s café a lu « un tête de nuage et vu son auteur, Erri de Luca

« Une année de grâce » : genèse d’un recueil de méditations quotidiennes

Ce que l’Eglise, communauté chrétienne, peut apporter à la génération Z : compte-rendu d’atelier

Et avec des témoignages de l’actualité de la Bible dans une vie

 

Dans la joie de vous lire prochainement !

« Informer, c’est choisir » : Rendez-vous avec un média indépendant pour comprendre comment

Bien informer ou l’art des choix. Source : compte twitter de Gilles Boucomont(3 mai 2017)

« Informer, c’est choisir ! » Et « choisir, c’est faire un beau geste », dit-on dans le monde des médias et du journalisme.

Informer, c’est aussi donner du sens à l’information, en la contextualisant et en l’expliquant. S’informer, c’est se donner les moyens de comprendre la complexité du monde réel dans lequel on vit. Pour cela, « la fabrique de l’info » doit parcourir un trajet bien plus complexe que la simple transmission au public d’un « fait brut », aussi frappant soit-il.

Bref, vous en avez marre de l’info commentée ?

Marre des patchworks d’éditos et de billets d’humeur, où le ressenti prend le pas sur l’information…. ?

Marre du « bâtonnage de dépêches » [symbole de la paupérisation de la profession de journaliste, qui consiste à réécrire une dépêche fournie par une agence de presse en la remaniant à la marge et, au besoin, en rhabillant les titres, de façon à orienter la lecture dans un sens contraire au contenu initial…] ?

Marre de médias ou de newsletters prétendant à la « réinformation », substituant sa propre propagande sous prétexte d’en chasser une autre (supposée), se voulant mordant mais confondant l’ironie avec la diatribe ? Autant d’ « invitations au voyage », où « le LSD du jour » dérive en mauvais trip…

Enfin, marre de sites qui « ne nous informent pas » mais qui « affirment » les choses, ou prétendent « confirmer ce que l’on sait (ou croit savoir) déjà ?

Moi aussi. Mais n’en restons pas là.

Ce mercredi soir 17/03, 18h45, est l’occasion de rencontrer l’équipe de Brief Me pour découvrir les coulisses de ce média indépendant que je teste actuellement et qui nous donne rendez-vous chaque soir, par mail, pour tout comprendre des grands sujets de l’actualité, sans parti pris, de façon sobre et sans pub. L’accent est mis sur l’international, l’environnement et les technologies, avec une mise en avant des informations positives telles que des projets ou des initiatives permettant de trouver des solutions à des problèmes.

Ainsi, comment la rédaction de Brief Me choisit-elle les sujets ? Qui sont ses journalistes ? Comment fonctionne un média indépendant ?….Toutes les questions pourront être posées à l’équipe qui sera réunie pour nous, en direct sur Facebook et Youtube, ce mercredi 17 mars à 18h45.

Vous n’avez pas encore essayé Brief Me ? C’est le moment de le faire gratuitement et sans engagement ici, pendant 45 jours, pour mieux se rendre compte de la qualité du service.

 

 

« Ils ont aimé leur prochain », 4 ans après…. : Interview exclusive de Nicolas Fouquet

« La particularité d’un livre, c’est qu’une fois mis en librairie, il vit sa vie par lui-même » (Nicolas Fouquet)

Dans la foulée d’échanges par mails avec Nicolas Fouquet sur son dernier livre collectif – « parlons mieux ! » ou 13 expressions évangéliques décryptées à la lumière de la Bible (co-édité par BLF Éditions / WET et paru le 24/02/21) – j’ai été intéressé de connaître l’impact de son premier livre, « ils ont aimé leur prochain » ou comment 31 chrétiens nous montrent la voie de la solidarité (BLF Éditions / SEL, 2017) , 4 ans plus tard, d’où cette interview spontanée et improvisée par mail. Merci à Nicolas Fouquet d’avoir relevé le défi au pied levé !

 

Pep’s café : Bonjour Nicolas, peux-tu te présenter ?

Nicolas Fouquet : Bonjour ! Je m’appelle Nicolas Fouquet. En quelques mots : je suis chrétien, marié et père d’une petite fille de 14 mois. Nous vivons dans l’Oise, près de Compiègne. Je travaille au SEL et depuis peu à BLF Éditions également. En parallèle, je mène différents projets notamment éditoriaux, qu’il s’agisse de livres ou de jeux de société [« Fouilles en Galilée », Bibli’O, 2020, et  « Les villageois de Baobila », SEL, 2018, pour sensibiliser aux questions de pauvreté. NDLR]

Pep’s café : 4 ans plus tard depuis la publication de ton premier livre – mettant en valeur une autre forme de collectif, puisqu’il donnait à lire 30 portraits d’hommes et femmes « qui ont aimé leur prochain », quel bilan en tires-tu ?

Nicolas Fouquet : A titre personnel, le bilan est extrêmement positif. Ce projet a été une expérience formatrice dans mon parcours. J’ai notamment découvert le milieu de l’édition, ce qui m’a permis par la suite de mener à bien d’autres projets de création (de livres ou de jeux de société). La publication de l’ouvrage a été l’occasion également d’entrer en relation avec de nombreuses personnes inspirantes, qu’il s’agisse du Dr Mukwege qui a signé la préface ou de professionnels des médias. Au niveau du SEL, qui est l’ONG protestante dans laquelle je travaille et le cadre dans lequel a été mené ce projet, le bilan est là aussi positif. Ce projet a été l’occasion d’encourager les chrétiens à allier foi et action en matière de solidarité. Le livre a alors été l’un des éléments d’une campagne de sensibilisation plus vaste mêlant émissions radios, exposition et publications sur le web.

PC : Quel public ton livre a-t-il touché ? Quelles actions a-t-il inspiré ?

NF : Il m’est extrêmement difficile de répondre à cette question. D’un point de vue comptable, c’est facile. Le livre a été vendu à 2600 exemplaires (d’après BLF Éditions), ce qui est un bon résultat dans le milieu de l’édition évangélique. Ensuite, pour en dire davantage, c’est plus compliqué… La particularité d’un livre, c’est qu’une fois mis en librairie, il vit sa vie par lui-même. L’auteur ou l’éditeur reçoit de temps à autres quelques commentaires de lecteurs, mais leur visibilité sur le public du livre ou son impact reste malheureusement limitée.

PC :  A l’heure du vedettariat et de la recherche d’hommes ou de femmes « providentiel(e)s », notre époque a plus que jamais besoin d’hommes et de femmes « ordinaires », comme ces chrétiens d’hier et d’aujourd’hui – qui acceptent de répondre à l’appel et aux projets de Dieu, pour accomplir avec « la force qu’Il donne » (1 Pie.4v11) des choses extraordinaires, qu’ils sont incapables de faire et ne sauraient faire autrement, dans le but de rendre visible le Dieu véritable et sauveur. Est-ce (encore) vrai, aujourd’hui ? En quoi et pourquoi selon toi ?

NF : Je pense que Dieu appelle à son service des personnes avec des profils différents et qu’il les conduit à avoir des « carrières » différentes également. Certains seront célèbres, d’autres moins. Dans le livre, se côtoient des William Wilberforce ou William Booth, le fondateur de l’Armée du Salut, avec des Philadelphe Delord ou Mathilda Wrede. Tous ont leur place dans le corps de Christ. Et aucun d’eux n’était un surhomme. Il s’agissait de gens ordinaires, comme vous et moi, qui se sont mis au service d’un Dieu extraordinaire. Ils ont mis leur foi en action en aimant leur prochain de manière concrète et peuvent nous inspirer encore aujourd’hui !

PC : Tu viens de citer, outre Denis Mukwege, « l’homme qui répare les femmes », William Wilberforce, William Booth – le fondateur de l’Armée du Salut – Philadelphe Delord ou Mathilda Wrede. J’imagine que ces noms, parmi « les 30 » de ton livre, ne sont pas donnés « au hasard ». En quoi t’inspirent-ils en particulier ? Quels autres, encore, parmi « les 30 », t’inspirent également ? 

NF : J’aurais pu en prendre d’autres mais j’ai pris ces différents exemples car ils reflètent bien à mes yeux la diversité du corps du Christ. Il y a des hommes et des femmes, de différentes nationalités, des gens célèbres et d’autres moins mais aussi des vocations différentes (actions auprès des prisonniers, des lépreux, pour l’abolition de l’esclavage, etc.). Au travers de cette diversité, j’espère que le lecteur comprendra que l’idée du livre n’est pas d’inviter à copier l’une ou l’autre de ces figures mais bien de trouver son propre appel. A titre personnel, j’ai été particulièrement marqué par le parcours d’Anthony Ashley-Cooper. Je ne le connaissais pas avant de travailler sur le livre et j’ai trouvé quelques rapprochements avec mon propre cheminement. Je n’ai pas été élu député au Parlement (britannique) comme lui 🙂 mais j’ai fait des études en Sciences Politiques et c’est un domaine d’engagement qui m’interpelle particulièrement.

PC : Un dernier chapitre laissé « en blanc » reste encore à écrire. A la suite de ces 30, serais-je, moi lecteur, le 31ème ? Et d’ailleurs, ce 31ème portrait « laissé en blanc », doit-il être nécessairement un individu [toi, moi ?] ou une communauté, l’Église ? Chacune et chacun pouvant ainsi agir de manière complémentaire et interdépendante, « holistique », à la fois de manière « locale et globale ». Qu’en dis-tu ?

NF : Le 31e portrait « laissé en blanc » était là pour inviter le lecteur à prendre la suite de ces figures de la solidarité. Aimer son prochain n’est pas un commandement réservé à quelques personnes spécifiques. Il concerne tous les chrétiens. Après, la forme que ça revêt concrètement peut varier d’une personne à l’autre. Nous ne sommes pas tous appelés à devenir des « professionnels de la solidarité ». Par conséquent, le 31e portrait est une interpellation pour chaque chrétien individuellement. Et c’est ensemble, avec la diversité et la complémentarité de nos appels et dons, que nous formons l’Église et que nous pouvons répondre aux besoins qui nous entourent.

PC : Le dernier mot est pour toi !

NF : Bonne lecture ! 🙂 Et plus encore, à vous de jouer pour le 31e portrait 😉

 

Merci Nicolas Fouquet !

 

En bref, les ouvrages de Nicolas Fouquet :

« Ils ont aimé leur prochain : 31 chrétiens nous montrent la voie de la solidarité » (BLF Editions / SEL, 2017)

« Parlons mieux ! » 13 théologiens décryptent 13 expressions évangéliques à la lumière de la Bible » (BLF Editions / WET, 2021).

Disponibles chez l’éditeur ou dans toutes les bonnes librairies, par exemple ici ou .