Foireux liens de mai (39) : boîtes à outils spirituels

Les « Foireux liens » de Mai : une sélection de « boîtes à outils spirituels » (Source image : public domain pictures)

Bonjour ! Vos « Foireux liens » tant attendus sont de retour ! La crise du Coronavirus aura eu au moins un effet positif : être inspirante pour tous ceux soucieux de poursuivre leur mission d’édification, d’information et d’annonce. Voici donc un petit échantillon (avec pas mal de vidéos) de ce qui nous est proposé sur le web pour nourrir notre foi et notre réflexion, et inspirer une action porteuse de sens. Bonnes découvertes !

 

En introduction, le Guide de reprise des Eglises Evangéliques par le CNEF, paru le 20 mai : Afin d’aider les églises ou les oeuvres dans la reprise éventuelle de leurs activités, le CNEF (Conseil National des Evangéliques de France) a réuni dans un Guide pratique de reprise de l’activité des associations protestantes évangéliques toutes les consignes et recommandations utiles. C’est en lien étroit avec les Délégués départementaux du CNEF et le ministère de l’Intérieur que ce guide a été réalisé, et en consultant en particulier le Protocole national de déconfinement. Le Conseil d’État a jugé le 18 mai que le gouvernement devait publier (avant le 26 mai) un décret autorisant les lieux de culte à accueillir du public. Ce guide sera actualisé en fonction des directives du décret à venir.

1) Le pain quotidien

A découvrir, « le pain quotidien », la vidéo méditative du confinement, postée sur youtube à 20h tous les soirs. Lancée dès le 16 mars.

2) Le Réveil (matin) : La guérison miraculeuse (un regard historique)

Dans cette édition (15 mai) du « Réveil », émission matinale en facebook live à 7h00 (redif sur youtube à 9h00), les pasteurs Julien et Anne Coffinet, des paroisses de Cergy, Saint-Germain-en-Laye et Dreux, s’entretiennent d’une enquête historique de Fadiey Lovsky et David Bouillon qui a été retracée dans le livre : « l’Eglise et les malades, du 2e siècle à nos jours ». L’occasion de parler de la prière de guérison, de la continuité ou non des miracles dans notre vie d’Eglise, de l’interprétation du Nouveau Testament. Un contenu à retrouver sur leur chaîne « Vous Etes Le Temple ».

3) Un site « Franchement top » : publications filtrées à l’ère du coronavirus

….parce qu’à l’ère de la fake news, un discernement offert est un vrai service rendu !

Un site à l’initiative de pasteurs membres des Attestants [qui animent par ailleurs « 1001 questions »], un groupe confessant de l’Eglise protestante unie de France, qui ont été préoccupés dès le début de la crise du coronavirus par les contenus foisonnants que l’internet proposait pour meubler l’ennui du confinement. Parmi tous ces contenus, beaucoup sont douteux et peu recommandables. D’où ce site de recommandation, qui n’engage que la bonne volonté du lecteur, et en amont le désir de bien faire de ses auteurs. Avec forcément des failles, des manques, des erreurs, comme dans toute expérience humaine, donc…

Explication de la démarche par l’administrateur du site.

« Au hasard », parmi leurs recommandations, ce site essentiel alors que nous sommes souvent perdus dans le temps et que nous avons besoin de regarder le calendrier pour savoir quel jour nous sommes…..

4) Comment, pour danah boyd, l’éducation aux médias ainsi (mal) faite peut être dangereuse et contre-productive

L’éducation aux médias, telle qu’elle est pratiquée actuellement, est-elle LA (bonne) solution pour lutter contre la désinformation ?  danah boyd, anthropologue et chercheuse chez Microsoft, fondatrice et présidente de Data & Society, était intervenue en mars 2018 lors de SWSX EDU à Austin (Texas), où elle y jouait un rôle « provocateur » et de « stimulant du débat ».  Dans sa présentation, elle a invité l’auditoire et les éducateurs en général à « remettre en questions leurs hypothèses sur l’éducation aux médias ». Elle a examiné « l’instabilité de notre écosystème médiatique » aujourd’hui en réseau pour ensuite aborder la question suivante : « vers quel type d’éducation aux médias devrions nous travailler ? »

5) Pour ne pas se tromper de « bon combat » : pourquoi le moralisme n’est ni la solution, ni la mission de l’Eglise

Dans le livre de l’Apocalypse, Jésus a écrit sept lettres à sept villes d’Asie Mineure. Il ne les a pas adressées aux hôtels de ville. Il les a écrites et envoyées aux Églises. Prenons quelques instants pour y réfléchir. Dans les derniers chapitres des Écritures, le Seigneur n’a pas donné à son Église la mission de « convertir la culture ». Il n’a pas conseillé à son peuple d’influencer le pouvoir politique pour implanter la moralité, ou pour protester contre la façon de gouverner des hommes immoraux. À vrai dire, il n’a instauré aucune révolution culturelle ni implanté une quelconque stratégie politique.

Aujourd’hui, l’Église (…) doit comprendre que Dieu n’a pas appelé son peuple hors du monde pour entreprendre une guerre contre la culture de la société. Nous n’avons pas le mandat de gagner du terrain sur le monde actuel, comme une force opérant superficiellement « pour ramener ce pays à Dieu ». Nous devons écarter l’illusion que la moralité de nos ancêtres a jadis fait de l’Amérique « une nation chrétienne ». Il n’y a jamais eu de nation chrétienne, seulement des chrétiens.

6) « L’Eglise qui croît (quand même) 3.0 » : les trois tables rondes en vidéo

A la veille de la première vague de déconfinement, les 8 et 9 mai 2020 a eu lieu par zoom la troisième édition du séminaire « L’Eglise qui croît », avec Anne-France de Boissière, Raphaël Anzenberger et bien d’autres, annoncé notamment sur ce blogue. Ayant eu la joie de compter parmi les participants, je reviendrai certainement plus tard sur cet événement. En attendant, il est désormais possible de (re)visionner les trois tables-rondes du séminaire, lequel nous a invité à réfléchir ensemble « sur ce qui va, peut ou doit mourir, ce qui va, peut ou doit survivre, et ce qui va, peut, ou doit vivre avec les défis que nous lance la Corona-crise ».

7)« Chroniques en miettes » sur un « monde en pièces »

« J’hésitais entre deux qualifications pour décrire à la fois notre siècle et l’irruption de la Reine Corona dans notre univers humain, un monde en miettes ou un monde en pièces. J’ai choisi le monde en pièces pour illustrer ce livre que je m’apprête d’achever, qui a été écrit sous forme de chroniques. Tout au long de ces pages et au fil de ces textes, j’ai souhaité partager une vision très personnelle de cet événement brusque et brutal, à la fois, interpellant et dérangeant », nous explique Eric Lemaître, socio-économiste et blogueur. Lequel, s’il veut bien me passer cette facétie, prend en effet le pain du système technicien, serre le poing et des phalanges broie la grosse croûte bien sèche. Il ouvre la main et répand ses pensées en miettes, qu’il nous donne à goûter les unes après les autres sur « La Déconstruction de l’homme », blogue partenaire avec Pep’s café!

8) L’Eglise dématérialisée

Le temps de confinement généralisé de ces derniers mois nous a tous contraints à une rupture quasi-totale des interactions sociales. Les églises n’ont pas été fermées, mais on a interdit aux chrétiens de se rassembler — ce qui revenait un peu au même. Du jour au lendemain, la crise Covid-19 aura provoqué la dématérialisation de l’Église, complètement inimaginable sauf dans les scénarios apocalyptiques à la Tim Lahaye, ce qui a entraîné un blocage de la vie cultuelle habituelle. Une réflexion du blogue Le Sarment.

9) Un corps numérique ? Une évaluation de la “Zoom-Cène”

Le développement des cultes évangéliques en « live » sur le web interroge : vivons-nous durant cette période des « vrais cultes » (avec d’autres moyens), ou s’agit-il plutôt de « substituts », utiles et nécessaires, mais qui ne peuvent prétendre à remplacer simplement le rassemblement communautaire ? Y-a-t-il un sens théologique au rassemblement concret des croyants en un même lieu ? Cette question mérite d’autant plus d’être creusée qu’au prix du mètre carré, la pertinence de l’investissement dans un lieu de culte en serait forcément affectée. La question de la Cène nous offre une porte d’entrée dans cette réflexion.

10) 7 idées chrétiennes ressuscitées par la crise

Les idées chrétiennes ont ce pouvoir exceptionnel de ressusciter chaque fois qu’on les croyait mortes pour de bon. Résurgence inattendue de l’essentiel au cœur d’un monde superficiel, la crise sanitaire que nous vivons révèle la vraie nature de l’homme : un être profondément relationnel, dont la vie consiste avant tout à penser et aimer. Plus encore, ladite crise se présente à nous telle une sorte de « burnout » salutaire du postmodernisme. Comme si notre monde qui tournait trop vite et n’allait nulle part s’est épuisé et est désormais contraint de se mettre sur pause. Arrêt forcé qui lui permet d’examiner sa conscience et de se remémorer des idées plus pérennes que périmées. Analyse pertinente à lire sur le blogue du Verbe, lequel a pour mission de « témoigner de l’espérance chrétienne dans l’espace médiatique en conjuguant foi catholique et culture contemporaine ».

11) Souffrance intérieure du chrétien : « jusques à quand ? »

Si vous l’avez raté, voici une recension du livre de Pascal Denault : Le côté obscur de la vie chrétienne : Les doutes de la foi, la dépression de l’âme et le manque de croissance spirituelle, parue sur Pep’s café !

12) L’économie selon Dieu

Et si la Bible avait des choses à nous dire sur l’économie ? Étienne Omnès, des blogues « phileo-sophia » et « par la foi », pense qu’elle a en fait beaucoup de choses à dire et que les chrétiens ne devraient pas éviter les sujets économiques car tout appartient au Seigneur, y compris nos corps et ce que nous faisons avec eux, ce qui comprend notre travail. Voici son excellente conférence (en vidéo) donnée début février 2020 à l’Église Évangélique Évidence (hispanophone).

Voir aussi Quel système économique chrétien doit-on choisir ? Et Comment étudier l’Economie sous un angle chrétien

13) Le Covid-19 et le Général de Gaulle

On l’a oublié aujourd’hui, mais le monde a connu une crise sanitaire très semblable à celle de 2020 : la grippe de Hong-Kong de 1968 qui a tué non pas 130 000 personnes dans le monde, comme le Covid-19 à la mi-avril, mais largement plus d’un million, à une époque où la planète comptait moins de 4 milliards d’hommes. La moitié moins qu’aujourd’hui…

En France, cette même grippe de 1968 a tué 17 000 personnes, sur une population de 50 millions d’habitants (contre 65 millions en 2020). C’est dire si l’alerte a été sévère. Pour autant, le système de santé n’a pas été débordé, on n’a pas confiné toute une population chez elle, l’économie ne s’est pas arrêtée, bref, personne n’a pensé une seconde qu’une grippe, aussi contagieuse soit-elle, allait provoquer un collapsus économique planétaire semblable à la crise de 1929. » Et ce, pour une raison très simple….

14) Le Scandale des nouveaux-nés bloqués en Ukraine…et ailleurs

« La maternité de substitution commerciale relève de la vente d’enfant », selon la définition des Nations Unies : « un enfant est donné pour de l’argent. Les enfants, comme tous les êtres humains, ont le droit d’être protégés. Tout d’abord, contre le marché. Or, la maternité de substitution est un marché », dénonce le Corp [collectif pour le respect de la personne, militant pour l’abolition de la maternité de substitution – la GPA], dans un communiqué sur les enfants bloqués en Ukraine.

Et le dernier pour la route :

15) Raconter une « histoire par en bas » de la crise….ou quand « Ils et elles sont en première ligne et racontent leur quotidien, loin de la com’ gouvernementale »

Bastamag nous partage des récits de femmes et hommes trop souvent minorés. Avec sa série vidéo « Paroles de terrain » lancée le 20 mars dernier, Basta fait entendre celles et ceux que le Covid-19 a frappé en premier : ces soignants, sapeurs-pompiers, infirmières aux urgences ou en psychiatrie, anesthésistes qui, déjà avant la crise, manquaient de moyens, de lits, de personnel, et qui se sont retrouvés durant des semaines à gérer la pénurie de matériel de protection. Plusieurs personnes interviewées ont d’ailleurs eu le Covid – dans le cadre de leur travail, selon elles.

A travers leurs voix, ces reportages veulent lutter contre l’oubli : des mois de grèves juste avant l’épidémie, dans tout le pays, pour réclamer plus de moyens et de personnels pour leurs établissements, contre le démantèlement de l’hôpital public, sa gestion managériale, ses restrictions budgétaires. Relayer l’alerte de ces aides-soignants en Ehpad sur la prise en charge des résidents qui se dégrade. L’indignation de couturières face à la vente par des industriels de masques et blouses qu’elles ont cousus bénévolement. La colère d’enseignants confrontés à la fermeture de classes à la rentrée prochaine, tout en devant appliquer des consignes de « distanciation sociale » depuis le 11 mai jugées maltraitantes pour les enfants.

Le témoignage d’un employé d’Amazon à l’entrepôt de Brétigny-sur-Orge sur ses conditions de travail a contribué à documenter une plainte. Déposée par Solidaires et Les Amis de la Terre, cette plainte demandait l’arrêt de l’activité d’Amazon France. Le 14 avril, le tribunal de Nanterre a ordonné à la multinationale de limiter son activité à la livraison de produits essentiels (alimentaire, santé, hygiène) et d’évaluer les risques pour les salariés, dans les 24 heures et sous astreinte d’un million d’euros par jour de retard.

 

 

Ces « Foireux liens » sont terminés. J’espère qu’ils auront suscité votre intérêt. Prochaine édition en juillet.

 

« L’Eglise d’après » : c’est demain

Il est encore possible de rejoindre la réflexion collective pour penser « l’Eglise d’après »…jusqu’à quand ? ( Source : Pixabay)

Nous en avions parlé ici-même, ces jours-ci : sous l’angle de ce qui va, peut ou doit « Mourir, survivre ou vivre », la troisième édition du séminaire « L’Eglise qui croît » aura lieu les 08-09 mai, par zoom. Organisé par les Attestants, avec Anne-France de Boissière, Raphaël Anzenberger et bien d’autres.

Pour participer, il est nécessaire de s’inscrire.

 

L’acte du mois : penser ensemble « l’Eglise d’après »

« L’Eglise qui croît…quand même ! » Troisième édition les 8-9 mai 2020 pour penser « l’Eglise d’après » la « corona-crise » (Source image : public domain pictures)

A la veille de la première vague de déconfinement, les 8 et 9 mai 2020 aura lieu la troisième édition du séminaire « L’Eglise qui croît », avec Anne-France de Boissière, Raphaël Anzenberger et bien d’autres.

Cette conférence était initialement prévue en présentiel à Paris et consacrée au « réveil » et à la croissance selon l’Evangile.

(Heureuse) surprise, les organisateurs – quatre Eglises Attestantes(1) : du Marais, de Belleville, de Cergy et de Saint-Germain-en-Laye – ont décidé de changer de fusil d’épaule, vu le contexte, pour nous inviter à réfléchir ensemble par zoom « sur ce qui va, peut ou doit mourir, ce qui va, peut ou doit survivre, et ce qui va, peut, ou doit vivre avec les défis que nous lance la Corona-crise ». Et ce, en partant du postulat suivant  :

« Un vrai Réveil de l’Eglise n’a de sens que si les dons spirituels qui sont reçus de Dieu sont accompagné d’un fruit :
– à l’échelon individuel le fruit de l’Esprit de Galates 5
– à l’échelon collectif un changement social, culturel, politique, économique, sociétal, moral, de la société alentour.

Sinon c’est un simple retour du religieux… »

 

Trois modules de 2h : conférences et ateliers en ligne

Plus d’informations ici et inscriptions .

 

 

Note :

(1) Attestants : mouvement de chrétiens confessants né en 2015 « du désir de renforcer au sein de l’Eglise protestante unie de France (EPUdF) les piliers de la Réforme (Sola Scriptura, bien entendu, avec Sola Gratia, Sola Fide,, Solus Christus, Semper Reformanda et Soli Deo Gloria). Certaines décisions prises en synode leur ont semblé affaiblir la dynamique de l’Eglise et négliger son enracinement dans la révélation biblique ». De fait, les Attestants « partagent une même foi au Père créateur, au Christ Seigneur et sauveur, à l’Esprit Saint consolateur et puissant. Ils enracinent leurs convictions dans les Ecritures. La liberté chrétienne n’exclut pas mais implique une interprétation respectueuse des textes, pour tout ce qui fonde la foi et structure la vie ».

« Courant de conviction parmi d’autres dans l’EPUdF », ils souhaitent « promouvoir une façon de vivre la foi, la vie de famille, la formation, à la lumière d’une lecture exigeante de l’Evangile ». Ils se veulent, notamment, « force de proposition en matière de prière, de lecture de la Bible, d’édification pour la foi, de formation, d’accueil des plus humbles ».

Découvrir leur site et mes articles sur les Attestants.

 

 

 

 

831 pour Pep’s café le blogue

Hier, les disciples de Jésus lui demandaient de leur apprendre à prier. Les disciples d’aujourd’hui oseront-ils lui demander de leur apprendre à Le suivre ?
(Source : convergence bolcho-catholiques)

Chers lecteurs, ce billet est le 831ème de Pep’s café! le blogue.

Anecdotique, me diriez-vous ? Pas si sûr ! Surtout lorsque mon frère Pierre-Louis me fait fort pertinemment remarquer que « 831 » lui fait penser à Jean 8.31, lequel verset dit ceci : « Jésus dit donc à (ceux) qui avaient cru en lui : si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ».

Une coïncidence avec un « grand D », certainement !

Comment aller bien au-delà d’un simple « bilan d’un mois de cultes en streaming » ?

En ce temps de confinement, comment aller au-delà d’un simple bilan d’un mois de culte en ligne ? (Source : medium.com)

« Oui, un mois déjà que nous vivons les cultes « à distance ». Pour répondre à l’impossibilité de se réunir pour célébrer, différentes paroisses [ou églises] ont répondu de différentes manières », constate, comme nous tous, le pasteur-blogueur suisse Philippe Golaz, dont la propre réponse a été « de proposer des cultes en streaming sur FaceBook, en y intégrant une dimension participative ». Dans une note de blogue, il nous propose une pertinente réflexion, qui va bien au-delà d’un simple « bilan des 7 cultes célébrés ainsi en un mois ».

Parmi les points à retenir :

Le culte en streaming : un compromis

Vivre un culte en streaming – qu’ils soit interactif ou non, sur Facebook ou YouTube, pré-enregistré ou en direct, traditionnel ou moderne, à la TV ou à la radio – n’est jamais qu’un compromis qui ne peut pas remplacer l’expérience et le vécu d’un culte en présence, dans une communauté locale. Ce que nous proposons n’est donc qu’une solution imparfaite, ayant pour but de palier à un manque temporaire. Ces types de cultes ne sauraient devenir la norme sur le long terme.

Un défi : vivre quelque chose de la communauté

Un des principaux défi qui s’est posé à nous est celui du lien communautaire. J’éprouve une grande frustration devant les offres certes numériques de nombreuses paroisses, mais qui restent totalement frontales, sans laisser aucune place à l’expression des liens interpersonnels. Soit des paroisses qui sont productrices de média à contenu spirituel. Je reconnais qu’une part importante de ce que j’ai développé à Meyrin souffre de ce défaut. Avec les cultes, j’avais donc particulièrement à coeur de pouvoir redresser la barre et offrir un espace où l’on est pas consommateur mais acteur d’une célébration.

(…..)

Construire un culte autour du média, plutôt que d’utiliser un média pour fournir un culte

La tentation est grande de reproduire ce qui est habituellement vécu le dimanche matin. Certains poussent même à ignorer la présence de la caméra et à s’adresser à des chaises vides. J’avoue que cela produit en moi un sentiment d’étrangeté. Il m’a semblé plus pertinent de réfléchir autrement, et de partir du média – Facebook Live – et de me demander comment vivre un culte dans ce contexte-là. Ou, dit autrement, la question a été « quelle communauté voulons-nous créer pour cette situation de crise ? » Il m’est alors apparu que le format devait être court (30 minutes). Car une minute sur son canapé ou une minute en communauté, ce n’est pas la même chose. Même brièveté dans les différents moments du culte (lecture courte, message court, interludes courts, prières courtes, etc.). Ensuite, une atmosphère plus détendue m’a semblé être de rigueur. Ne serait-ce que pour être un peu plus proche de mes paroissiens qui rejoignent le culte en pyjama, mais aussi pour éviter d’ajouter une distance supplémentaire (celle de la robe pastorale par exemple). Enfin, j’ai voulu profiter de la fonction de chat pour permettre aux participants d’intervenir dans le culte.

La suite à lire ici

« Had Gadia » : « un agneau »

« La merveilleuse Haggadah », film d’animation réalisé par Rony Oren (Londres : Scopus films, 1985). Version anglaise ici.

Cette année, Pessah (Pâque) sera célébrée du 08 avril au 16 avril. Le premier séder [repas de fête familial, événement central de la fête] aura lieu le mercredi 08 avril, après la tombée de la nuit. A cette occasion est lue la Haggadah, le récit de la sortie d’Egypte. Cette lecture est l’accomplissement du commandement biblique de répondre aux questions des enfants (« pourquoi faites-vous cela ? ») et de transmettre de génération en génération ce que Dieu a fait.

Le film d’animation ci-dessus est une illustration amusante et actuelle de la façon dont peut se dérouler un tel séder. Il est frappant de constater, dans ce film, l’absence du moment « marquant » du sang de l’agneau pascal, comme signe sur les portes des maisons des israélites. L’agneau fait tout de même son apparition, via« Had Gadia » (« un agneau »), chanson judéo-araméenne [reprise dans « Alla fiera dell’Est » d’Angelo Branduardi, 1978], chantée à la fin du séder (1).

La version de Chava Alberstein,  reprenant la mélodie d’Angelo Branduardi, apporte une variante à la chanson originale, avec une autre question : « Jusqu’à quand durera ce cycle infernal ? Ce soir, il me vient une question / Jusqu’à quand durera ce cycle infernal / De l’oppresseur et de l’opprimé / Du bourreau et de la victime/  Jusqu’à quand cette folie ? » Cette chanson s’entend lors de la première scène du film Freezone (2005) d’Amos Gitai, avec Nathalie Portman pleurant en gros plan.

A ce sujet, ce mercredi soir, et jusqu’au 16 avril, est justement l’occasion de découvrir, au coeur de la Pâque, non pas « un agneau », mais Celui qui est « l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde »(Jean 1v29, 1 Pie.1v18-21). lequel est le sacrifice ultime, venant mettre fin à ce cycle de sacrifices (Hébr.9v28).

Hag Pessah Sameah !

 

 

Note : 

(1) Les paroles originales de Had Gadia (en français et en hébreu) :

Couplet 1:

1. Un agneau, un agneau: Que mon père avait acheté pour deux sous.

Ḥad Gad’ya, Ḥad Gad’ya, dizabbin abba bitrē zouzē.

Couplet 2 :

2. Et le chat arrive et mange l’agneau

va-ata chounra vé-akhla lé-gad’ya

3. Que mon père avait acheté pour deux sous.

dizabbin abba bitrē zouzē.

Couplet 3 :

4. Un agneau, un agneau: Que mon père avait acheté pour deux sous.

Ḥad Gad’ya, Ḥad Gad’ya, dizabbin abba bitrē zouzē.

5. Et le chien arrive et mord le chat qui a mangé l’agneau,

Va-ata kalba vé-nachakh lé-chounra, dé-akhla lé-gad’ya

6. Que mon père avait acheté pour deux sous.

dizabbin abba bitrē zouzē.

Couplet 4:

7. Un agneau, un agneau: Que mon père avait acheté pour deux sous.

Ḥad Gad’ya, Ḥad Gad’ya, dizabbin abba bitrē zouzē.

8. Et le bâton arrive et frappe le chien

Va-ata ḥouṭra, vé-hikka lé-khalba

9. qui avait mordu le chat, qui avait mangé l’agneau,

dé-nachakh lé-chounra, dé-akhla lé-gad’ya

10. Que mon père avait acheté pour deux sous.

dizabbin abba bitrē zouzē.

Couplet 5:

11. Un agneau, un agneau: Que mon père avait acheté pour deux sous.

Ḥad Gad’ya, Ḥad Gad’ya, dizabbin abba bitrē zouzē.

12. Et le feu arrive et brûle le bâton.

Va-ata noura, v&-saraf lé-ḥouṭra

13. qui a frappé le chien, qui a mordu le chat, qui a mangé l’agneau,

dé-hikka lé-khalba, dé-nachakh lé-chounra, dé-akhla lé-gad’ya

14. Que mon père avait acheté pour deux sous.

dizabbin abba bitrē zouzē.

Couplet 6 :

15. Un agneau, un agneau: Que mon père avait acheté pour deux sous.

Ḥad Gad’ya, Ḥad Gad’ya, dizabbin abba bitrē zouzē.

16. Et l’eau arrive et éteint le feu,

Va-ata maya, vé-khaba lé-noura

17. qui a brûlé le bâton, qui a frappé le chien,

dé-saraf lé-ḥouṭra, dé-hikka lé-khalba

18. qui a mordu le chat qui a mangé l’agneau,

dé-nachakh lé-chounra, dé-akhla lé-gad’ya

19. Que mon père avait acheté pour deux sous.

dizabbin abba bitrē zouzē.

Couplet 7 :

20. Un agneau, un agneau: Que mon père avait acheté pour deux sous.

Ḥad Gad’ya, Ḥad Gad’ya, dizabbin abba bitrē zouzē.

21. Et le bœuf arrive et boit l’eau,

Va-ata tora, vé-chata lé-maya

22. qui a éteint le feu, qui a brûlé le bâton,

dé-khaba lé-noura, dé-saraf lé-ḥouṭra

23. qui a frappé le chien, qui a mordu le chat, qui a mangé l’agneau,

dé-hikka lé-khalba, dé-nachakh lé-chounra, dé-akhla lé-gad’ya

24. Que mon père avait acheté pour deux zouzim.

dizabbin abba bitrē zouzē.

Couplet 8 :

25. Un agneau, un agneau: Que mon père avait acheté pour deux sous.

Ḥad Gad’ya, Ḥad Gad’ya, dizabbin abba bitrē zouzē.

26. Et le chohet arrive et égorge le bœuf,

Va-ata ha-choḥet, vé-chaḥat lé-tora

24. qui a bu l’eau, qui a éteint le feu

dé-chata lé-maya, dé-khaba lé-noura

25. qui a brûlé le bâton qui a frappé le chien

dé-saraf lé-ḥouṭra, dé-hikka lé-khalba

26. qui a mordu le chat, qui a mangé l’agneau

dé-nachakh lé-chounra, dé-akhla lé-gad’ya

27. Que mon père avait acheté pour deux sous.

dizabbin abba bitrē zouzē.

Couplet 9:

28. Un agneau, un agneau: Que mon père avait acheté pour deux sous.

Ḥad Gad’ya, Ḥad Gad’ya, dizabbin abba bitrē zouzē.

29. Et l’ange de la mort arrive et tue le chohet

Va-ata mal’akh hammavet, vé-chaḥat lé-choḥet

30. qui a égorgé le bœuf, qui a bu l’eau

dé-chaḥat lé-tora, dé-chata lé-maya

31. qui a éteint le feu, qui a brûlé le bâton,

dé-khaba lé-maya, dé-saraf lé-houṭra

32. qui a frappé le chien, qui a mordu le chat, qui a mangé l’agneau,

dé hikka lé-khalba, dé-nachakh lé-chounra, dé-akhla lé-gad’ya

33. Que mon père avait acheté pour deux sous.

dizabbin abba bitrē zouzē.

Couplet 10:

34. Un agneau, un agneau: Que mon père avait acheté pour deux sous.

Ḥad Gad’ya, Ḥad Gad’ya, dizabbin abba bitrē zouzē.

35. Et arrive le Saint Béni soit-Il,

Va-ata Haqqadoch Baroukh Hou

36. et fait mourir l’ange de la mort, qui a saigné le chohet

vé-chaḥat lé-mal’akh hammavet, dé-chaḥat lé-choḥet

37. qui a égorgé le bœuf, qui a bu l’eau

dé-chaḥat lé-tora, dé-chata lé-maya

38. qui a éteint le feu, qui a brûlé le bâton,

dé-khaba lé-noura, dé-saraf lé-ḥouṭra

39. qui a frappé le chien, qui a mordu le chat, qui a mangé l’agneau,

dé-hikka lé-khalba, dé-nachakh lé-chounra, dé-akhla lé-gad’ya

40. Que mon père avait acheté pour deux sous.

dizabbin abba bitrē zouzē.

Couplet 11 :

41. Un agneau, un agneau: Que mon père avait acheté pour deux sous.

Ḥad Gad’ya, Ḥad Gad’ya, dizabbin abba bitrē zouzē

L’action du mois : fêtons Pâque(s)

« Christ, notre agneau pascal, a été sacrifié pour nous. » (1 Corinthiens 5v7). Source image : public domain pictures

Cette année, les juifs célèbrent Pessah (« passage » ou la Pâque) du 08 avril au soir jusqu’au 16 avril, tandis que les chrétiens d’Occident célébreront Pâques le dimanche 12 avril (dimanche 19 avril pour les chrétiens d’Orient).

La Pâque « juive » est en réalité une fête biblique. Instituée dans l’Ancien Testament, comme toutes les autres fêtes de la Bible, elle a pour but de glorifier Dieu en se remémorant de façon objective son action dans l’histoire d’Israël – ici, la sortie d’Egypte et la naissance d’Israël en tant que peuple, cf Exode 12v24-27. Elle n’a pas un sens seulement social ou « festif », mais sert à communiquer la présence de Dieu avec son peuple et à transmettre l’enseignement de la foi aux générations successives.

Pâques est une fête chrétienne, c’est-à-dire non instituée bibliquement mais commémorant aussi l’action de Dieu en prenant pour thème des moments importants de la vie du Seigneur Jésus-Christ racontés dans les évangiles (naissance, mort et résurrection, ascension…), ou de l’action de l’Esprit (Pentecôte). Les fêtes chrétiennes ont également pour rôle de valoriser l’aspect festif et communautaire de la foi.

De même que la Pâque biblique est l’une des « fêtes de l’Eternel » les plus importantes, au cœur de la foi juive, le chrétien devrait estimer Pâques – bien plus que Noël – comme le cœur de sa foi, vu qu’il célèbre à cette occasion que Jésus-Christ est « réellement ressuscité » ! (cf Luc 24v34). Et si Christ n’est pas ressuscité, « notre foi est vaine » (1 Cor.15v14-19).

Si Pâque (« juive ») et Pâques (« chrétienne ») ne commémorent pas les mêmes événements bibliques, les deux fêtes ont beaucoup de points communs, à commencer par le fait qu’elles étaient autrefois célébrées à la même date, le 14 du mois de nissan, avant que le premier concile de Nicée de l’an 325 ne décale la fête chrétienne de Pâques au dimanche qui suit. Il y a aussi continuité avec le judaïsme (avec le souvenir d’un événement fondateur dans l’histoire du salut – « une sortie » et « une naissance ») et « en même temps » radicale nouveauté (de Moïse à Jésus, quoique le premier ait annoncé le second dans Deut.18v15).

Par ailleurs, les deux fêtes évoquent « une sortie d’Egypte » et un « passage », de l’esclavage à la libération, et de la mort à la vie.

L’agneau pascal est mangé durant les deux fêtes. Jésus est lui-même par ailleurs décrit dans le Nouveau Testament comme étant « l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde » (Jean 1v29, 35) et « Notre Pâque », qui a été sacrifiée (1 Cor.5v7-8). De même que les Juifs font la chasse au hametz (levain) durant Pessah, le chrétien est invité à se « (purifier) du vieux levain pour être une pâte nouvelle, puisque (nous sommes) sans levain » et à « (célébrer) la fête, non pas avec du vieux levain, ni du levain de méchanceté et de perversité, mais avec des pains sans levain : dans la pureté et dans la vérité ». (1 Cor.5v7-8).

Enfin, pour le chrétien, chaque dimanche est une Pâque(s), puisque c’est chaque dimanche que se vit le mémorial de la résurrection de Jésus, événement fondateur de notre foi, quand le shabbat est mémorial de la création du monde ou de la libération d’Egypte.

 

C’est ainsi que l’une et l’autre sont autant d’excellentes occasions pédagogiques pour (s’)édifier, en redonnant tout leur sens à ces fêtes et en se connectant à leur source : le Seigneur Jésus-Christ, lequel « est le même, hier, aujourd’hui et éternellement » (Hébr.13v8).

Pour aller plus loin : ne manquez pas de fouiller dans ce blogue, pour découvrir d’autres ressources sur le sens de Pâque(s). « Qui cherche trouve ! »

 

Hag Pessah Sameah ! « Le Seigneur est réellement ressuscité ! »

 

 

 

 

Ensemble, jeûnons et prions pour les personnes en première ligne (et donc exposées) face au coronavirus(2)

« Veillez et priez » (Source image : public domain pictures)

Ensemble, jeûnons et prions pour la bénédiction et la protection de tous ceux qui maintiennent les fonctions vitales de notre société et qui oeuvrent en première ligne face à l’épidémie, se trouvant donc particulièrement exposés. Dans le prolongement des sujets précédents :

 

13h00-14h00 : Prions pour les femmes, en première ligne pour affronter l’épidémie. Elles composent l’essentiel des personnels soignants, au contact direct des malades, et courent donc davantage le risque d’être infectées.

Note : En France : 78 % de femmes parmi le million de personnes qui composent la fonction publique hospitalière. 90 % pour les infirmières et les aides-soignantes, et 45 % pour les médecins (Sans oublier que 90 % des caissières, 82 % des enseignantes de primaire, 90 % du personnel dans les EHPAD sont des femmes. Sans même parler du personnel de crèche et de garderie mobilisés pour garder les enfants de toutes ces femmes mobilisées en première ligne.

Prions nominativement pour les sœurs concernées de nos communautés.

14h00-15h00 : Prions pour que toutes ces personnes exposées soient préservées de toute atteinte à soi et logique/posture sacrificielle [exaltation sacrificielle « du héros »] et reçoivent tout le soutien, la protection et les moyens nécessaires pour faire leur travail dignement et sur le long terme (pas seulement en cette période de crise sanitaire)

15h00-16h00 : Prions pour que nous restions enseignés sur ce qui fait l’identité de l’Eglise

Comprenons que l’Église signifie dans la Bible « assemblée » et que l’Église locale est fondamentalement un rassemblement. L’Eglise locale existe quand ceux qui appartiennent à Jésus-Christ et confessent que « Jésus est Seigneur » sont assemblés au même endroit et au même moment en Son Nom cf Matt.18v20.

Ressentons la perte temporaire de ne pouvoir actuellement nous rassembler et aspirons au retour du rassemblement pour mieux l’apprécier. Comprenons que les substituts numériques, même parfois utiles (culte/prédication/prière en ligne ou à distance) ne sont que temporaires et ne peuvent être des alternatives viables/idéales à la réalité.

Honorons et aimons l’Eglise, en ayant confiance en Celui qui bâtit Son Eglise et gardons confiance que « les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle [l’Église] ».

16h00-17h00 : Prions pour que notre « quarantaine dans le désert » soit féconde, sainte, victorieuse et triomphante, en gardant les yeux fixés sur Notre Seigneur Jésus-Christ, qui est lui-même sorti victorieux d’une situation de « quarantaine » et de tentation (cf Matt.4v1-11). Que la volonté de Notre Seigneur soit faite et non la nôtre, pendant cette période.

17h00-18h00 : Prions pour l’unité des foyers confinés. Pour que les hommes et femmes prennent fermement leur position en Christ dans leurs foyers et revêtent le caractère de Christ dans leur relation aux éventuels membres du foyer. Pour que le sang de Jésus-Christ soit plaidé [cf Hébr.9 et 10v10, 19 ; 1 Jean 1v7 ….] et que le fruit de l’esprit soit manifesté au long de chaque journée pour fermer tout accès à l’ennemi.

 

Ensemble, jeûnons et prions pour les personnes en première ligne (et donc exposées) face au coronavirus

« Veillez et priez » (source image : public domain pictures)

Ensemble, jeûnons et prions pour la bénédiction et la protection de tous ceux qui maintiennent les fonctions vitales de notre société et qui oeuvrent en première ligne face à l’épidémie, se trouvant donc particulièrement exposés.

9h00-10h00 :  Les personnels soignants, engagés dans la lutte pour sauver l’hôpital depuis un an, mais dont la parole était jusque-là méprisée.

Prions nominativement pour les frères et sœurs de nos communautés/ceux que nous connaissons exerçant ces professions

10h00-11h00 : Les salariés des transports publics, les pompiers, les gardiens de la paix.

Prions nominativement pour les frères et sœurs de nos communautés/ceux que nous connaissons exerçant ces professions

11h00-12h00 : Les employés des supermarchés, les livreurs, les facteurs, ceux qui évacuent nos déchets, qui produisent et distribuent l’eau et l’énergie, qui entretiennent les réseaux de télécommunications…

Prions nominativement pour les frères et sœurs de nos communautés/ceux que nous connaissons exerçant ces professions

12h00-13h00 : ceux qui sont plus durement touchés (travailleurs précaires, sans abris, réfugiés).

Prions nominativement pour les frères et sœurs de nos communautés/ceux que nous connaissons se trouvant dans ces situations.

(A suivre)

En vous souhaitant d’avoir « faim et soif d’entendre la Parole de Dieu… »

« Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive », dit Jésus. « Celui qui croit en (Lui), des fleuves d’eau vive couleront de son sein, comme dit l’Écriture ».(Jean 7v37-38)

….Comme de « (re)venir à l’Evangile », lequel est « puissance de Dieu pour le salut de quiconque croît » (Rom.1v16)

 

« Ce jour-là », dont parle Jésus à ses disciples, « où nous ne l’interrogerons plus sur rien » n’est pas encore arrivé, semble-t-il, vu le nombre de questions que doit susciter cette crise sanitaire inédite (à ce jour) que nous vivons.

Puisse donc cette quarantaine – qui nous force à nous arrêter et à nous rendre disponible- susciter une authentique faim et soif d’entendre « Celui qui a les paroles de la vie éternelle ».

A ce sujet, voici quelques sites susceptibles de vous aider

1001 questions : si vous estimez que les pasteurs et théologiens sont du genre à répondre en termes alambiqués à des questions que personne ne se pose jamais, détrompez-vous et allez visiter ce site où des théologiens protestants se tiennent disponibles pour répondre de façon brève, claire et pertinente à vos questions simples « sur la foi, Jésus, la Bible, Dieu, la théologie, la vie, … et même le reste ». Ce qui est un exploit de nos jours !

Lire la Bible.net : un site-ressource à l’initiative de l’Alliance Biblique Française, qui nous invite à lire, écouter et étudier la Bible en ligne avec un choix de versions et bien d’autres choses encore !

Les 4 Evangiles, les films : Vivez l’expérience unique de « regarder la Bible mot à mot », avec le récit intégral des 4 Evangiles en images et dans votre langue.

The Bible project : un outil novateur et créatif (en plusieurs langues, dont le français) pour mieux comprendre que les livres de la Bible sont une seule et même histoire qui conduit à Jésus, grâce à des vidéos.

Revenir à l’Evangile : un beau nom pour un blogue – celui des éditions québécoises « Publications chrétiennes » – et la plus pertinente des invitations, quelles que soient les circonstances.

Promesses: une excellente revue de réflexion biblique, qui se veut « une référence dans un monde sans repère ». A la fois accessible et approfondie, la revue propose 4 numéros par an, consacrés à des thèmes théologiques, pratiques ou d’actualité.

Pep’s café ! Marquez un arrêt prolongé sur ce blogue-ressource d’édification. Et surtout, prenez le temps d’une véritable pause-café plein de pep’s, propice au partage et à la réflexion, avant de reprendre la route. En vous souhaitant de faire la meilleure des rencontres possibles avec la personne de Jésus-Christ, lequel est concerné par toutes les réalités de la vie !