« Et vous, qui dites-vous que je suis ? » demande Jésus

Si Jésus te posait aujourd’hui la question : « Qui dis-tu que je suis ? » (Marc 8v29) et, toi-même,  « qui suis-tu » ?(Jean 21v22) Que répondrais-tu, personnellement ?

 

Musique et paroles : Eric Galia 2016

Nos groupes de jeunes vivent-ils l’évangile de Jésus-Christ, en étant ouverts à « toutes les réalités » ?

Hier, les disciples de Jésus lui demandaient de leur apprendre à prier. Les disciples d’aujourd’hui lui oseront-ils lui demander de leur apprendre à Le suivre ?
(Source : convergence bolcho-catholiques)

Nos groupes de jeunes sont-ils ouverts à toute la jeunesse en particulier et à « toutes les réalités » (1) en général ? Car c’est ainsi que se vit l’évangile et la vie chrétienne, selon l’esprit du corps de Christ.  Et sans oublier de « (construire) un pont avec le futur en parlant avec les anciens ! », selon les propos du pape François, lequel s’était adressé aux jeunes du Latium le 8/04/17 (veillée de prière à la basilique Sainte-Marie-Majeure, à Rome en vue des JMJ de Panama, prévu pour janvier 2019)

Extraits significatifs d’un discours (me paraissant) inspiré et inspirant(2), de nature à nous interpeller, nous, protestants évangéliques….

 

« Chers jeunes,

Merci d’être présents ici ! Cette soirée est un double commencement : le commencement du chemin vers le Synode, qui a un nom bien long : « Les jeunes, la foi et le discernement de la vocation », mais nous dirons : « le Synode des jeunes » [de tous les jeunes] Un Synode dont aucun jeune ne doit se sentir exclu ! (…) Oui ! C’est le Synode des jeunes : nous voulons tous vous écouter. Chaque jeune a quelque chose à dire aux autres(…), aux adultes, [ses frères et sœurs, y compris les pasteurs et responsables de jeunes] Nous avons tous besoin de vous écouter !

(…)Le monde d’aujourd’hui a besoin de jeunes qui vont « en hâte », qui ne se lassent pas d’aller en hâte ; des jeunes qui aient cette vocation de sentir que la vie leur offre une mission (…) Nous avons besoin de jeunes en marche. Le monde ne peut changer que si les jeunes sont en marche. Mais c’est le drame de ce monde : que les jeunes – et c’est le drame de la jeunesse d’aujourd’hui ! – que les jeunes sont souvent mis à l’écart. Ils n’ont pas de travail, ils n’ont pas d’idéal à suivre : manque l’éducation, manque l’intégration… Tant de jeunes doivent fuir, émigrer vers d’autres terres… C’est dur à dire, aujourd’hui souvent les jeunes sont des matériaux de rebut. Cela nous ne pouvons pas le tolérer ! Et nous, nous devons faire ce Synode pour dire : « Nous les jeunes, nous sommes là ! (…) nous sommes ici, en marche. Nous ne voulons pas être des matériaux de rebut ! Nous nous avons de la valeur à donner ! ».

(….) Vous les jeunes vous devez risquer. Aujourd’hui vous devez préparer le futur. Le futur est entre vos mains.

Pendant le Synode, toute l’Église veut écouter les jeunes : ce qu’ils pensent, ce qu’ils sentent, ce qu’ils veulent, ce qu’ils critiquent et de quoi ils se repentent. Tout. L’Église a besoin d’encore plus de printemps, et le printemps c’est la saison des jeunes.

Par ailleurs je voudrais vous inviter à faire cette marche (…) avec joie, à la faire avec vos inspirations, sans peur, sans honte, à la faire courageusement. Il faut du courage. Chercher à prendre la beauté dans les petites choses (…) : cette beauté de tous les jours, la prendre, ne pas perdre cela. Remercier pour ce que tu es : « Je suis ainsi : merci ! ». Bien souvent, dans la vie, nous perdons du temps à nous demander : « Que suis-je ? ». Mais tu peux te demander « qui » tu es » et passer toute ta vie en cherchant « qui » tu es… Demande-toi : « Pour qui suis-je ? ». (…) Pour qui suis-je, et non qui suis-je : cela vient après, si c’est une demande qu’on doit faire, mais avant tout pourquoi faire un travail, un travail de toute une vie, un travail qui te fait penser, qui te fait sentir, qui te met en action. Les trois langages : le langage de la pensée, le langage du cœur et le langage des mains. Aller toujours de l’avant.

Il y a une autre chose que je voudrais vous dire : le Synode ce n’est pas un parloir. Les JMJ ne seront pas un parloir ou quelque chose d’approchant, ou une belle chose, une fête et ensuite ciao j’oublie… Non, concrétisez ! La vie nous demande du concret. Dans cette culture « liquide » il faut du concret : le concret c’est votre vocation.

(…) Aux jeunes aujourd’hui, aux jeunes la vie demande une mission ; l’Église leur demande une mission et aujourd’hui plus que jamais nous avons besoin, nous avons besoin du pont, du dialogue entre les grands parents et les jeunes, entre les vieux et les jeunes. Le prophète Joël, dans le chapitre 3, verset 1, nous dit ceci, comme une prophétie : « Vos anciens seront instruits par des songes et vos jeunes gens par des visions », c’est à dire qu’ils porteront en avant par des prophéties les choses concrètes. Ceci est un objectif que je vous donne aussi au nom de  l’Église : parler avec les anciens. « Mais c’est ennuyeux…  ils disent toujours les mêmes choses… » Non : écoute l’ancien. Parle. Demande des choses. Fais en sorte qu’ils songent et à partir de ces songes va de de l’avant, pour prophétiser et pour rendre concrète cette prophétie. Aujourd’hui c’est votre mission, c’est la mission que vous demande aujourd’hui l’Église.  Chers jeunes, soyez courageux ! « Mais, (…)j’ai péché, je tombe si souvent… » Il me vient à l’esprit une chanson alpine, très belle, que chantent les alpinistes : « Dans l’art de monter, l’important n’est pas de ne pas tomber, mais de ne pas rester à terre… » Avance ! Tu tombes ? Lève-toi et va de l’avant. Mais pense à ce qu’a songé le grand-père, ce qu’a songé le vieux ou la vieille. Fais-les parler, prends cela et fais le pont avec le futur. C’est l’objectif et la mission qu’aujourd’hui vous donne l’Église.  (…) Et [l’on] vous demandera : « Avez-vous parlé avec les vieux ? Avez-vous parlé avec les anciens ? Avez vous pris les songes de l’ancien et les avez vous transformés en prophéties concrètes ? » C’est votre objectif. Que le Seigneur vous bénisse ».

 

Notes :

(1)Voir notre article : « à qui appartiens-tu ? Ta vie chrétienne est-elle réelle ou virtuelle » ?

(2) Découvert via http://plunkett.hautetfort.com/archive/2017/04/11/nouvelle-evangelisation-sur-le-terrain-de-toutes-les-realites.html ; Voir aussi : https://fr.zenit.org/articles/le-pape-invite-les-jeunes-a-se-demander-pour-qui-suis-je-et-non-qui-suis-je/

Où en es-tu, dans ton parcours de foi ?

Hier, les disciples de Jésus lui demandaient de leur apprendre à prier. Les disciples d'aujourd'hui lui oseront-ils lui demander de leur apprendre à Le suivre ? (Source : convergence bolcho-catholiques)

Hier, les disciples de Jésus lui demandaient de leur apprendre à prier. Les disciples d’aujourd’hui oseront-ils lui demander de leur apprendre à Le suivre ?
(Source : convergence bolcho-catholiques)

Tu es chrétien. C’est à dire que tu confesses Jésus-Christ comme ton Sauveur et ton Seigneur. Repentant, tu te sais pardonné, justifié et tu souhaites changer de vie, appartenir et suivre Jésus-Christ.

Mais où en es-tu, dans ton parcours de foi ?

Au début, tu es préoccupé par les péchés et redoute d’être un pécheur ou un injuste. Puis, prenant de la distance, tu deviens préoccupé d’être le plus ajusté possible à la Loi de Dieu, dans son ensemble, et non plus par rapport à des listes de péchés [ou certains péchés] dans lesquels tu constatais autrefois être embourbé.

Tu passes donc d’une préoccupation pour les péchés à une préoccupation pour le péché en toi. Puis vient le temps où tu peux passer d’une préoccupation pour l’iniquité(1) globale de ta vie à un souci plus dense encore d’harmonie et de cohérence avec le coeur de Dieu. Tu es passé d’une préoccupation pour la justice à une préoccupation pour la justesse. Tu es passé d’une représentation d’un Dieu juge, à un Dieu « maître d’école », puis à un Dieu Père aimant(2).

« En effet, le péché n’aura plus de pouvoir sur vous, puisque vous n’êtes pas soumis à la loi mais à la grâce de Dieu. Mais quoi ? Allons-nous pécher parce que nous ne sommes pas soumis à la loi mais à la grâce de Dieu ? Certainement pas ! Vous le savez bien : si vous vous mettez au service de quelqu’un pour lui obéir, vous devenez les esclaves du maître auquel vous obéissez ; il s’agit soit du péché qui conduit à la mort, soit de l’obéissance à Dieu qui conduit à une vie juste ». (Rom.6v14-16. BFC) (3)

 

 

Notes : 

(1) « Iniquité » : condition de celui qui est sans loi, sans frein.

(2) D’après Boucomont, Gilles. Au nom de Jésus : mener le bon combat. Ed. Première Partie, 2011, p 81

(3) Dans la version « Parole de Vie (PDV), cela donne :

« Ce n’est plus la loi qui vous commande, mais c’est l’amour de Dieu pour vous. Le péché ne peut donc plus avoir de pouvoir sur vous. Ce n’est plus la loi qui nous commande, mais c’est l’amour de Dieu pour nous. Alors, est-ce une raison pour faire le mal ? Sûrement pas ! Vous ne savez pas ceci ? Quand vous vous mettez au service de quelqu’un comme esclaves, vous êtes les esclaves du maître à qui vous obéissez. Alors, ou bien vous êtes esclaves du péché, et le péché vous conduit à la mort, ou bien vous êtes serviteurs de Dieu, et Dieu vous rend justes parce que vous lui obéissez » (Rom.6v14-16).

Je suis « Je suis »

Hier, les disciples de Jésus lui demandaient de leur apprendre à prier. Les disciples d'aujourd'hui lui oseront-ils lui demander de leur apprendre à Le suivre ?  (Source : convergence bolcho-catholiques)

Je sais « qui » je suis, si je sais « qui je suis » !
(Source : convergence bolcho-catholiques)

« Moi », dit Jésus, « je suis ».

Et moi, par la grâce de Dieu, « je suis ce que je suis ».

« Je (le) suis », quoiqu’il m’en coûte.

Et Lui, Jésus, me dit : « je suis avec toi, tous les jours ».

 

Textes à lire et à méditer : Jean 6v35 ; 8v12, 24, 58 ; Jean 5v18 ; 1v37 ; 21v19 ; 1 Cor.15v10 ; Matt.28v20.

Qui suivrais-je ? Oserai-je « passer par la porte » ?

 

Aujourd'hui, Jésus met devant toi "une porte que personne ne peut fermer"(Apoc.3v8). Oseras-tu "franchir le pas" ?

Aujourd’hui, Jésus met devant toi « une porte que personne ne peut fermer »(Apoc.3v8). Oseras-tu « franchir le pas » ?

Lecture :

«  Jésus reprit : En vérité, en vérité, je vous le dis, je suis la porte des brebis. Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des brigands, mais les brebis ne les ont pas écoutés. Je suis la porte : si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé, il ira et viendra et trouvera de quoi se nourrir. Le voleur ne se présente que pour voler, pour tuer et pour perdre ; moi, je suis venu pour que les hommes aient la vie et qu’ils l’aient en abondance.

Je suis le bon berger : le bon berger se dessaisit de sa vie pour ses brebis ». (Jean 10v7-11. TOB)

 

Voici un passage, dit « du Bon Berger », qui est vous est sans doute familier. Il est utile de rappeler qu’il s’insère dans le contexte d’une polémique particulièrement violente, amorcée au chapitre 9 du même évangile selon Jean, suite à la guérison de l’aveugle-né par Jésus. Un tel miracle ne peut laisser indifférent : les gens en général et les religieux, spécialistes de la loi, en particulier, sont divisés à son sujet (cf Jean 9v8, 16 et 10v19, cf Jean 7v7) : est-il un fou, un « démoniaque », un « pêcheur » ? Ou bien est-il véritablement (de) Dieu ? Le Messie promis, accomplissant les prophéties d’autrefois ? (1)

Autant de questions qui invitent à une prise de position claire, puisqu’Il est soit l’un, soit l’autre. Mais Jésus va plus loin, en déclarant que : « C’est pour un jugement (qu’il est) venu dans le monde, pour que ceux qui ne voyaient pas voient, et que ceux qui voyaient deviennent aveugles. Les Pharisiens qui étaient avec lui entendirent ces paroles et lui dirent : Est-ce que, par hasard, nous serions des aveugles, nous aussi ? Jésus leur répondit : « Si vous étiez des aveugles, vous n’auriez pas de péché. Mais à présent vous dites “nous voyons” : votre péché demeure ». (Jean 9v39-41).

De là l’enjeu, au-delà de la discussion : comment prétendre guider le peuple de Dieu, si l’on est en réalité aveugle, croyant voir ? Qui suivre ? Qui y voit clair ? Qui connaît le véritable chemin ? Qui « parle vrai » ? Qui peut nous conduire dans toute la vérité, sans être « un démagogue »(tonitruant ou non) ou un « gourou » ? Comment savoir si quelqu’un vient de Dieu ou non ? Osera-t-on le suivre, malgré les risques et l’opposition ?

Suite à sa déclaration « sans langue de bois », Jésus leur raconte une parabole – ce qui semble, de prime abord, sans rapport avec la discussion qui précède : « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui n’entre pas par la porte dans l’enclos des brebis mais qui escalade par un autre côté, celui-là est un voleur et un brigand. Mais celui qui entre par la porte est le berger des brebis. Celui qui garde la porte lui ouvre, et les brebis écoutent sa voix ; les brebis qui lui appartiennent, il les appelle, chacune par son nom, et il les emmène dehors. Lorsqu’il les a toutes fait sortir, il marche à leur tête, et elles le suivent parce qu’elles connaissent sa voix. Jamais elles ne suivront un étranger ; bien plus, elles le fuiront parce qu’elles ne connaissent pas la voix des étrangers. » (Jean 10v1-5)

Et comme les religieux ne comprennent pas « la portée de ce qu’il (est en train de dire) » (v6), Jésus « en rajoute une couche » dans les versets suivants (cf notre passage plus haut) : « En vérité, en vérité, je vous le dis, je suis la porte des brebis. Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des brigands, mais les brebis ne les ont pas écoutés. Je suis la porte : si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé, il ira et viendra et trouvera de quoi se nourrir. Le voleur ne se présente que pour voler, pour tuer et pour perdre ; moi, je suis venu pour que les hommes aient la vie et qu’ils l’aient en abondance. Je suis le bon berger : le bon berger se dessaisit de sa vie pour ses brebis ». (Jean 10v7-11. TOB )

Ici, « le bon berger »(2), c’est Jésus Lui-même. Il est (le) « bon », parce que d’autres sont « les mauvais » (bergers). Et « le bon » confronte et confond « les mauvais » (ou « les truands »).

1)En effet, on reconnaît « le bon berger », premièrement, peut-être, parce qu’il agit sans détours et entre directement par «  la porte dans l’enclos des brebis »(Jean 10v1). Il s’annonce (cf Apoc.3v20) et a été annoncé longtemps à l’avance par les prophètes (1). A l’inverse, « le voleur » ne s’annonce pas et s’introduit par effraction et par ruse. Il peut avoir belle apparence (celle d’un « vrai berger »), alors qu’il n’est en réalité qu’un « loup ravisseur »(Matt.7v15 ; Actes 20v29)

Mais « les brebis (re)connaissent » la « voix » du Bon Berger, qui leur est familière (v3-4). Elles connaissent le témoignage rendu par ses œuvres(Jean 5v36 ; Jean 10v25, 38  ;  et par le Père à son sujet(Matt.3v17).

2)Le Bon Berger les « conduit dehors », c’est-à-dire « les élève », leur donne une véritable éducation qui fait grandir. Son enseignement nourrit. Il rassemble le troupeau et assure son unité.

3)Il vient pour « donner la vie », « une vie abondante » et débordante(Jean 7v38), une « vie nouvelle » (sans rapport avec l’ancienne cf 2 Cor.5v17) et une « vie éternelle ».

Jésus, « le Bon Berger », nous invite à le suivre. Il est « le chemin, la vérité et la vie »(Jean 14v6).

Pour cela, il convient de passer par « la porte », c’est-à-dire par Lui, et non « par la fenêtre », en « escaladant par un autre côté », « en douce » ou « en resquilleur ». Il s’agit de venir à lui de façon visible, sincère et honnête, et de lui ouvrir (la porte de) notre cœur.

4)Nous pouvons avoir toute confiance, car – et c’est le plus important – Son amour tout puissant le pousse à « donner sa vie ». Il ne nous laissera donc jamais tomber, puisqu’Il est prêt à nous aimer ainsi « jusqu’à l’extrême » (Jean 13v1). Il donne Sa vie de Lui-même : personne ne lui ôte. Il en a le pouvoir, comme Il a le pouvoir « de la reprendre »(Jean 10v18).

A l’inverse, le « mauvais berger » est un « mercenaire », « payé pour » garder des brebis.  Il « ne se soucie pas des brebis », mais seulement de son intérêt. Son activité doit être « rentable ». Et pour le mercenaire, « la rentabilité ultime », c’est de « sauver sa peau », au prix de l’abandon des brebis…..

Aujourd’hui, comme à l’époque de ce récit, ceux qui écoutent cette parole de Jésus ont un choix à faire : aller vers Lui, en se disant « à qui irai-je ? Il a les paroles de la vie éternelle », croyant et connaissant qu’Il est « le Christ, le Saint de Dieu… » (Jean 6v68-69)….ou « rentrer dans le rang », suivant le groupe, ne peur d’être exclu (Jean 9v22) !

Que déciderez-vous ? Aujourd’hui, Jésus frappe à votre porte. Cherchez-le, invoquez-le, ouvrez-lui, tandis (et tant) qu’il s’annonce (Es.55v6). C’est aujourd’hui, « le temps favorable », « non subi ». Pas demain.

                                                                                                                                                                                                                                           

 

Notes :

(1) Sur les prophéties concernant Jésus, le Messie, voir le site atoi2voir.

(2)Une image que l’on retrouve dans tout l’Ancien Testament. Une image d’abord associée à Dieu (cf Esaïe 40v11 ; Ezéchiel 34v12 ; Psaume 23v1 et ss ; Ps.80v1 et ss ; Jer31v10……), mais aussi au Messie, « Fils de David », et aux responsables (religieux ou même politique) d’Israël (Psaume 78v70-71 ;  Jérémie 3v15 ; Jérémie 23v 4 ; Ezéchiel 34v23 ; 1 Rois 22v17…..)

Concernant l’opposition entre « bon » et « mauvais bergers », on se reportera à Ezechiel 34.

 

 

Et si nous passions le week-end ensemble avec Jésus ?

Lecture de Jean 1v35-42.

Voici là un passage qui m’a harponné voici quelques mois et qui semble me solliciter particulièrement depuis mardi.

Imaginez : « avant », vous suiviez quelqu’un, dont vous êtiez « le disciple ». Puis, un jour, vous entendez une proclamation, faite avec force : « voilà l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde ! »(Jean 1v36). Vous en êtes tellement « retourné » que vous vous retournez et vous mettez alors à suivre Celui dont il est fait question : Jésus-Christ Lui-même.

Vous qui lisez ces lignes, vous êtes peut-être, à l’heure actuelle, chrétien. Vous avez accepté Jésus comme votre Sauveur personnel et comme le Seigneur de votre vie. « Vous suivez donc Jésus ». Pourtant, vous n’êtes peut-être pas heureux à l’heure actuelle. Pourquoi ? Que vous manque-t-il pour « vivre le bonheur » ?

Dans le récit de l’Evangile qui est notre lecture de ce jour, les deux disciples de Jean-Baptiste suivent Jésus jusqu’au moment où ce dernier se retourne et leur demande : « que cherchez-vous ? »(v38)

Oui, que cherchez-vous en suivant Jésus ? Avez-vous entendu sa question ? Vous êtes-vous arrêté pour y répondre ?

Que répondre ? Peut-être de la même façon que les deux disciples : « Maître, où demeures-tu ? »(v38)

La réponse de Jésus est simple : « venez et voyez »(v39). Et ils allèrent alors passer le week-end avec Lui, chez Lui.

La réponse à votre question existentielle est donc simple : il suffit de passer du temps avec Jésus. Certes, déjà individuellement, mais aussi « ensemble »(un minimum de « deux ou trois »)

Et si nous passions le week-end ensemble avec Jésus ?

Fin de la méditation.

Non.

Comment, non ? En effet, le récit de Jean 1 ne s’arrête pas là, puisque le séjour passé avec Jésus semble avoir transformé les deux disciples, au point de faire positivement « ricochet » cf vv40-42*.

Ne vous contentez donc pas de « suivre Jésus ». Passez du temps avec Lui. Ensemble. Puis sortez, et allez vers les autres, annoncer « la bonne nouvelle », inviter à rencontrer Celui qui vous a accueilli chez lui.

 

 

Notes :

* Dans le prolongement de cette méditation, voici une forme de parabole, axée sur l’image de la roue, qui a été imaginée par Dorothée de Gaza, un père de l’Église du VIe siècle : le centre est Christ, les rayons sont les frères et soeurs en Christ(une illustration de 1 Jean 1v7, semble-t-il) : plus on se rapproche des autres, plus on se rapproche du centre ; plus on se rapproche du centre, plus on se rapproche les uns des autres !

« C’est le Seigneur ! » Le crois-tu ?

"Fixons" les yeux sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi"(Heb.12v2)

« Es-tu attaché à moi ? » te demande Jésus

« Alors le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : c’est le Seigneur !(…)Et aucun des disciples n’osait lui demander : qui es-tu ? sachant que c’était le Seigneur. »(Jean 21v7, 12)

Lecture de Matt.8v28-34(cf Marc 5v1-20, Luc 8v26-39)

« C’est le Seigneur ! » Le crois-tu ?

Si oui, « tu fais bien », dit l’apôtre Jacques, « mais les démons le croient aussi et ils tremblent » (Jacq.2v19). Que manque-t-il donc pour faire la différence ?

Ta réponse personnelle :

– à la question que Jésus te pose : « m’aimes-tu ? » Ou : « Es-tu attaché à moi ? » (Jean 21v15-17)

– à son commandement et appel : « Suis-moi » (Jean 21v19, 22)

Soif d’utilité…

….surtout après un sentiment ou une expérience d’échec.

 

Note : Ce sujet a été proposé à des enfants/préados(10-14 ans), dans le cadre d’une leçon d’ « école du dimanche ». Néanmoins, il peut tout à fait convenir à des adultes réunis pour une étude de groupe.

Objectifs :

-Découvrir que le Seigneur Jésus s’intéresse avant tout « là où tu en es avec Lui »(si tu t’attaches à Lui)avant de te confier quelque chose(à faire)avec Lui et pour les autres.
-Une magnifique leçon de restauration et une toute aussi magnifique démonstration de l’amour de Jésus pour l’un de ses disciples.
-Qui peut être « utile » pour Dieu ? Comment et pourquoi ?

Accroche :

Faire jouer un sketch aux jeunes. L’histoire : un grand joueur de foot, renommé pour son talent et son honnêteté, a été accusé à tort par l’un des membres de son équipe(un proche, jaloux)d’avoir triché ou truqué un match. Les autres membres de l’équipe, qui sont aussi ses amis, l’abandonnent dans cette épreuve. Pire, son bras droit le renie au procès.
Plus tard, les membres de l’équipe ont arrêté le foot. L’ex bras droit décide de reprendre son ancien métier de pécheur en mer : six autres de l’ancienne équipe décident de l’accompagner. Mais la pêche s’avère infructueuse. A leur retour, quelqu’un les attend : leur ancien chef d’équipe. Comment celui-ci va-t-il les accueillir ? Et toi ? Comment accueillerais-tu tes anciens amis qui t’ont trahi, renié et abandonné ?

Lecture : Jean 21v1-22(not.v15-19)

Contexte :
Jésus est ressuscité. Il se montre à ses disciples à plusieurs reprises. Au v14 du dernier chapitre de l’évangile de Jean, nous apprenons qu’il s’agit « de la troisième fois ».
La première : aux disciples moins Thomas(absent) cf Jean 20v19v25
La seconde : huit jours plus tard, un dimanche, aux mêmes, plus Thomas
La troisième : dans le passage étudié(Jean 21v1-22)

Jésus est ressuscité et Il s’est montré au moins deux fois aux disciples. Ces derniers ont donc la preuve qu’Il est vivant. Pourtant, quelques-uns d’entre eux, emmenés par Pierre, décident de « retourner pécher » et donc de revenir à ce qui était leur première activité, avant que Jésus ne les appelle à Le suivre(cf Luc 5v1-11 ; Matt.4v18-22 ; Marc 1v14-20). Comme si cette période de trois ans avec Jésus(au cours desquels ils ont été témoins de ses miracles, ses enseignements…) n’avait qu’une « parenthèse » de leur vie. Comment cela se fait-il ? Découragement ? Constat d’échec ?(pour Pierre)

Premier temps : une pêche miraculeuse
Ils retournent(en arrière) pécher(ou reviennent à leur condition première de pécheurs !) : quel a été le résultat de leur activité nocturne ?(Jean 21v3-5). Pourquoi ?(Indice : Jean 15v1-6 – idée que, séparé de Jésus, toute entreprise est infructueuse, sans fruit)
A leur retour, quelqu’un sur le rivage. Les disciples ne savent pas qui c’est. L’inconnu leur donne un conseil. Ils obéissent, ce qui s’avère payant : une pêche miraculeuse, cf Luc 5.
L’un d’eux reconnaît le Seigneur. Pierre s’habille et se jette à l’eau pour rejoindre Jésus. Celui-ci les attend sur le rivage, ayant allumé un feu et préparé un repas pour eux. Les disciples s’approchent.

Deuxième temps : restauration de Pierre
Les disciples présents se retrouvent pour un temps particulier avec le Seigneur. Comment se sentent-ils, en sa présence ? Imaginez l’ambiance du repas ?
Tous l’avaient abandonné, mais Pierre l’avait renié trois fois. A ce propos, ce dernier a dû avoir un choc, puisque plusieurs éléments de la scène ont dû lui rappeler bien des souvenirs-certains douloureux pour lui.

Quels sont ces éléments (ceux qui viennent de se passer et ce qui se passe maintenant) ? Indices : Jean 21v6 (la pêche miraculeuse), 9 et 13(un feu de braises, du pain et du poisson préparés par Jésus), 15-17(les trois questions de Jésus)

Quels sont ces souvenirs douloureux pour Pierre ?
-La pêche miraculeuse rappelle la première à laquelle avait assisté Pierre en Luc 5v4-11, et, surtout, sa confession (v8)
-Le feu de braises rappelle un autre feu, celui du compromis, où Pierre était venu se chauffer avec les ennemis de Jésus pendant que son maître, arrêté, était interrogé, moqué et maltraité par les religieux. Cette même nuit où Pierre avait renié trois fois son maître, notamment avec imprécations ou jurons (Marc 14v71 ; Matt.26v74) : Jean 18v15-18, 25-27 ; Luc 22v54-62.
-Du pain et du poisson rappellent la multiplication des pains(Jean 6v1-13)par Jésus, qui, ému de compassion, avait nourri une foule affamée de 5000 personnes avec cinq pains et deux poissons.

Quel peut être le sentiment de Pierre, face à ces souvenirs ? Face à Jésus ? Que va lui dire Jésus ?
-Les trois questions de Jésus, comme insistantes (v15-17) lui rappellent ces trois fois où il avait renié son maître. Étudions ces questions et les réponses de Pierre(un dialogue qui a lieu en présence des autres disciples).
Lecture dans la version « Parole vivante », avec quelques modifications :

-Simon, fils de (Jonas), m’aimes-tu…plus que ceux-ci ?
-Oui Seigneur, tu sais bien que je suis ton ami
-Sois berger de mes agneaux
-Simon, fils de (Jonas), m’aimes-tu ?
-Oui Seigneur, tu sais que je suis ton ami
-Conduis (pais) mes petites brebis
-Simon, fils de (Jonas)….es-tu mon ami ?

Pierre est peiné de ce que cette troisième fois Jésus lui demande « es-tu mon ami ? »(es-tu attaché à moi ? Tiens-tu à moi ?) Il répond :
Seigneur, tu sais tout, tu sais que je suis ton ami.
-Sois un berger pour mes brebis

Remarques :
-Jésus appelle son disciple « Simon »(son vrai nom) et non pas Pierre(le surnom qu’il lui avait donné). Sans doute pour lui révéler ce qu’il est par nature, de lui-même(livré à lui-même cf Jacob et l’ange dans la Genèse)
Jésus utilise le mot grec « agapao »(« agapé ») pour dire « aimer » : c’est à dire un amour jusqu’au sacrifice(celui dont Dieu nous a aimé cf Jean 3v16 et 1 Jean 3v16, 4v9-10). Il ajoute « plus que ceux-ci ? » parce que Pierre, avant que Jésus soit livré et crucifié, s’était vanté de l’aimer jusqu’à la mort : Luc 22v33 ; Marc 14v29-31 ; Matt.26v31-35
-La réponse de Pierre : il l’appelle Jésus « Seigneur » et utilise à chaque fois le mot « phileo », moins fort qu’ « agapao », qui signifie « affection », « attachement », « amitié ». Il se rend compte qu’il ne peut pas aimer Jésus de cet amour de Dieu.
Mais « il est peiné » de ce que Jésus lui demande la troisième fois : « es-tu attaché à moi ? » Ou « es-tu mon ami ? »

Pierre peut-il prétendre même à cet amour-là, alors qu’il a renié…son ami ?
Pierre ne peut que se reposer sur Jésus, qui le connaît mieux que lui-même : « tu sais tout(mes manquements, mon infidélité, ma faiblesse, mon incapacité, ma réputation…), tu sais que je suis ton ami… » (et « je reconnais que je ne peux rien sans toi, sûrement pas diriger ma vie-ma barque-seul : Seigneur, prends en main la direction de ma vie-ma barque »)

Pierre est restauré, dans sa relation avec Jésus. Son attachement sincère(malgré ses manques) à Jésus est confessé, confirmé. Le maître peut donc le restaurer (le rétablir) dans le service qu’Il a prévu pour lui.

Quel service ? (Jean 21v15-17)
« Paître » les brebis, les agneaux (du Seigneur); « être un berger pour les agneaux »(du Seigneur)
Caractéristiques/qualités d’un berger et en quoi consiste le service de « paître » ?
Nourrir, guider, protéger, soigner et non « dominer sur » (cf Jean 10v1-4, 10-11, 14-15 ; Ezéch.34v11-16). Un service qui nécessite de la maturité, de la fidélité, de l’humilité, de l’amour et de la compassion.

Le caractère du service de l’appelé :
A la fois en rapport avec son domaine d’activité d’origine (« pêcheur d’hommes ») et éloigné (« pais mes brebis »). En fait, deux services complémentaires, à l’instar du métier de Jésus et ce qu’Il a été pendant son ministère terrestre (charpentier-construisant des maisons/ »Le Bon Berger »)
C’est ce que sera Pierre plus tard. Voici l’exhortation que lui-même donnera à d’autres bergers : 1 Pierre 5v1-4

"Comparaisons", par Andy Singer

« Comparaisons », par Andy Singer

Comment le serviteur inutile pourra-t-il être utile pour le maître ?
– En suivant personnellement Jésus, sans regarder(ou se comparer) aux autres (cf Jean 21v19-23)
-En s’attachant personnellement à Jésus (cf Jean 15v5)
-En se fiant, non à lui-même, mais à Jésus.

Important : Jésus s’intéresse davantage là où tu en es avec Lui, que de ce que tu prétends faire pour Lui. Car c’est de ton attachement, de ton amour sincère pour Lui que découle ton service pour lui et envers les autres. Plus tu aimeras Jésus, plus tu aimeras les autres et tu pourras les servir de la même façon que Jésus. : 1 Jean 4v7-11

Pierre sera-t-il capable d’ « aimer jusqu’à la mort », comme son maître ?
Apparemment oui : cf Jean 21v18-19
D’autant plus que, cette fois-ci, Pierre laisse vraiment ce qui aime le plus (son bateau, sa pêche) pour suivre Jésus. De même, Jésus « laisse » ce à quoi Il tient le plus, en les confiant à l’homme qu’il vient de restaurer et rétablir : ses brebis.

Les trois questions de Jésus à Pierre sont toujours d’actualité. Pour toi, qui veut servir Jésus, Celui-ci te demande : M’aimes-tu « plus que »…ce que tu aimes, tes ambitions…. ? M’aimes-tu sincèrement, sans te faire passer pour un autre que tu n’es pas…sans te vanter, malgré tes manques, tes défauts, tes faiblesses ?….Es-tu attaché à moi ? Es-tu mon ami ? Si oui, dit Jésus, alors, viens, suis-moi ! Tu seras utile avec moi et pour les autres !

 

 

A lire : Eph.2v8-10 ; Philémon v10-11(l’histoire d’un esclave inutile, qui a fini par bien porter son nom-« Onésime », qui signifie « utile »)

Qui est Jésus ? Que veut-il ?

Nous sommes un 4 décembre.

Le premier dimanche de l’Avent est passé. Vous vous préparez sans doute à Noël.

Noël est, semble-t-il, une période « idéale » pour parler, ou entendre parler, de Jésus.

Néanmoins, parmi toutes les questions que vous pourrez vous poser ou poser sur Jésus, deux seulement valent la peine d’être posées. Ou que vous(vous)les posiez :

Qui est Jésus ?

Que veut-il ?

Pour l’anecdote, ce sont deux questions posées par celui qui était à ce moment le plus grand adversaire de Jésus…avant de devenir son plus grand serviteur(Lire Actes 9v56).

Qui est Jésus ?

Que veut-il ?

Si l’on ne se pose pas la deuxième question, il est inutile de se poser la première !

Qui est Jésus ? Jésus est Seigneur !

Que veut-il ? Etre le Seigneur de ta vie !

Mais qu’est-ce que la Seigneurie de Jésus sur ma vie ?

Est « Seigneur de ma vie » est tout ce qui exerce un pouvoir, une autorité ou une domination sur moi. Ou ce que je sers. Par exemple, si je recherche la puissance, l’argent, ou l’approbation, j’ai la puissance, l’argent ou le regard des autres pour seigneurs ou maitres.(Voir Rom.6v16)

Que nous le voulions ou non, nous avons tous un maître. L’important est de savoir lequel.

Si c’est Jésus, alors c’est à Lui que revient l’autorité supérieure dans notre vie. C’est à Lui que nous confions les rênes de notre vie et que nous obéissons.

A ce stade, certains diront peut-être ; « j’ai le choix d’accepter ou non Jésus-Christ comme Seigneur, non ? »

Sans doute. Mais cela ne change absolument rien au fait que Jésus est Seigneur. En revanche, ce choix déterminera durablement et radicalement l’orientation de votre vie.

Pourquoi Jésus est-il Seigneur ?

Il est Seigneur en raison de sa nature même :

– Il est Dieu incarné(« La Parole faite chair », « Christ venu en chair », « l’empreinte de la substance » de Dieu…) : Col. 1v15, 2v9 ; Hébr.1v 3 ; Jean 1 et 1 Jean 4v2

– Le Seigneur de la création : Col.1v16-17, Hébr.1v3 ; Marc 4v35-41

– Le Maître de la vie : Jean 10v1-29

Il nous connaît parfaitement et peut sympathiser avec nous : Hébr.4v15

Son autorité s’exerce dans de nombreux domaines : Marc 1v27, 31 ; Marc 2v1-12 ; Marc 5v35-43

 

 

Par amour, Il est mort pour nous.

Il a toute légitimité pour guider notre vie.

 

 

 

« Qui es-tu Seigneur ? »

« Que veux-tu que je fasse ? »

Telles sont les questions essentielles que vous pourrez Lui poser, même si(et surtout), à l’heure actuelle, vous ne (re)connaissez pas(encore)Jésus comme Seigneur.

L’une de ces questions ne va pas sans l’autre, et il est inutile de se poser la première, si l’on ne s’est pas posé la seconde…

Sur ce, bonne préparation de Noël, avec ce chant : « Jésus est Seigneur ! »

Cette version, avec des « effets spéciaux », ou celle-ci, plus « décoiffante » !

Là où Dieu habite et règne

Voici le verset d’un psaume, lu cette semaine dans un contexte particulier.
Il s’agit du psaume 84v5(version Darby) :
« Bienheureux l’homme[ou la femme] dont la force est en toi, et ceux[ou celles] dans le cœur desquels sont les chemins frayés ! »*

Ce verset, qui intrigue le jeune héros d’un roman-jeunesse(« La grande Décision »**, que j’ai relu subitement ces jours-ci)trouve un éclaircissement à la fin de l’histoire.
Voici la méditation(avec quelques adaptations-l’original est en italique)qui suit :

« Bienheureux l’homme dont la force est en toi, et ceux dans le cœur desquels sont les chemins frayés ! » est un verset dérangeant et préoccupant.
On serait peut-être tenté de le réécrire différemment, dans le genre :

« bienheureux l’homme[ou la femme] dont la force est au service de Dieu ».
Or, la force humaine, vite épuisée, n’est qu’illusoire. La véritable force, il faut la recevoir de Dieu, jour après jour. Il la donne quand on la Lui demande.
Il veut que nous dépendions de Lui, comme l’enfant dépend de sa mère. Cela signifie que tu ne marches plus seul, que tu soumets ta volonté à la Sienne.
Cette attitude est si contraire à notre nature indépendante et volontaire que Dieu doit sans cesse nous l’enseigner à nouveau.
Lorsqu’on défriche une forêt, il y a tant de choses à arracher pour obtenir un terrain uni. C’est un long travail qui ne se fait pas sans peine.
Ainsi, Dieu permet les difficultés et les épreuves de la vie pour opérer en nous ce défrichement et lui laisser la place.
« Les chemins frayés » représentent sans doute l’image de l’état d’un cœur où Dieu habite et règne [sous-entendu qu’un cœur où Dieu n’habite pas est un cœur en friche], d’un cœur préparé par Dieu à jouir d’un bonheur qu’Il est seul à donner.

Ce sont là des pensées et des réalités que je trouve personnellement très profondes et difficiles à expliquer.
Plus difficiles encore à vivre.

Mais « La Grande Décision » est de suivre ces « chemins frayés », sachant que Jésus-Christ est « le chemin, la vérité et la vie et que nul ne vient au Père que par (Lui) ».

Lectrice, lecteur, si tu as déjà prise cette décision que Dieu seul t’inspire, Lui te guidera pour toutes les autres.

 

En prolongement, lire :

Jean 14v6(« Moi, je suis le chemin, et la vérité, et la vie; nul ne vient au Père que par moi »)

Jean 15v5(« Moi, je suis le cep, vous, les sarments. Celui qui demeure en moi, et moi en lui, celui-là porte beaucoup de fruit; car, séparés de moi, vous ne pouvez rien faire »- cad de durable)

Es.40v3-5(« Préparez le chemin de l’Éternel, aplanissez dans le lieu stérile une route pour notre Dieu »)

 

 

Notes :

* Autres versions : « Heureux ceux qui placent en toi leur appui ! Ils trouvent dans leur cœur des chemins tout tracés ».(Ps.84v5. version Segond) ou « Heureux l’homme qui met sa force en toi, dont le cœur connaît les vraies routes »(Ps.84v5-Version du Rabbinat français)

** »La Grande Décision », de Ruth Demaurex. Ed. Le Grain de blé, 1973