Foire aux médias (1) : médias chrétiens

Médias chrétiens : le pluralisme existe-t-il ?

Médias chrétiens : le pluralisme existe-t-il ?

Suite à l’introduction de notre dossier « Foire aux médias »(et non « foireux médias »)publiée hier, voici notre première partie consacrée aux « médias chrétiens » : journaux, magazines, radios, sites et portails…[Mise à jour le 17/12/16]

 

Médias, sites et portails chrétiens

 

CNEF : le site du Conseil National des Evangéliques de France.

Le Christianisme Aujourd’hui : il est actuellement, à ma connaissance, le seul mensuel d’information et de réflexion protestant évangélique francophone de référence. A ce titre, une source d’information essentielle sur cette branche du christianisme. Né en 2003 de la fusion du « Christianisme au XXIe siècle » (fondé en 1871 !) et du mensuel « L’Avènement », il est publié en deux éditions distinctes, l’une française et l’autre suisse. Le Christianisme Aujourd’hui fait partie du groupe de presse protestant Alliance Presse, qui propose plusieurs magazines, notamment pour les enfants, les jeunes, la famille(Family), ou les femmes(SpirituElles)

Christ seul :  magazine des Eglises Evangéliques Mennonites de France, qui paraît 11 fois par an, et dont l’ objectif est « de contribuer à une foi et une éthique chrétiennes fondées sur Jésus-Christ, vécues en Eglise, pour le bien de tous ».
Découvrir le site du journal et le blogue.
Une bonne publication, au très beau nom, pour mieux connaître cette branche du protestantisme, issue du mouvement anabaptiste parfois qualifié de « Réforme radicale ». Ces premières « Eglises de professants » se caractérisent par : la primauté de la démarche personnelle de choix de la part du croyant, le baptême des seuls adultes, la pratique de la non-violence, et la participation de tous-sans distinction entre clercs et laïcs-« à une vie de simplicité, de partage et de prière ».

La Croix. Fondé en 1880, un des meilleurs(le meilleur ?) quotidiens nationaux français, qui a su rester lui-même, indépendamment des modes. Appartenant au groupe Bayard, il prône un catholicisme moderne et progressiste. Points forts : informations internationales et couverture de faits sociaux. Pas de faits divers. A noter que le responsable du service photo est très à cheval sur les questions éthiques liées à l’image, le respect de la dignité des personnes faisant directement écho aux valeurs du journal.

Croire et Vivre : Un magazine destiné à « donner l’envie de croire », quel que soit le lectorat mais particulièrement pour ceux qui se posent des questions sur leur foi. Il appartient à Croire-Publications, fruit de la rencontre de plusieurs revues complémentaires nées au sein de la FEEBF(Fédération des Églises Évangéliques Baptistes de France)  : Croire-Pocket, Hokhma, Les cahiers de l’école pastorale, Tom et Carotte…

Fait-religieux : ce site non confessionnel indépendant d’actualité (2012-2015)parlait exclusivement(et de façon transversale) du « fait religieux », ou des effets sociaux de toutes les croyances religieuses. Et ce, afin d’informer une population française comprenant 40 % de non croyants, mais aussi des personnes aux convictions religieuses très différentes. Fondé par Sophie Gherardi, ancienne rédactrice en chef du Monde et ancienne journaliste à la Tribune, et par son mari Jean-Luc Pouthier, historien des religions à Sciences Po Paris ; parrainé par le Centre d’études du fait religieux contemporain (Cefrelco), présidé par Jean-Luc Pouthier.
Sur la même thématique :  « Laïcité & religions », une pertinente mais éphémère (septembre 2015-juin 2016) « lettre professionnelle de 8 pages à destination du monde de l’éducation, des acteurs publics et de la société civile ».

Famille chrétienne : Un hebdomadaire « ouvertement catholique » et « confessant », créé en 1978 et appartenant à Edifa. Magazine familial (celui des parents mais aussi de leurs enfants-il est aussi lu par des étudiants catholiques), il contient des reportages et des informations de qualités sur des sujets tels que la famille(évidemment), l’éducation, la vie spirituelle…et des témoignages. Il reflète fidèlement la « ligne » de l’Eglise catholique, surtout en matière éthique privée. Sur le plan spirituel, FC semble plutôt ouvert(voir la place donnée au Renouveau charismatique dans ses colonnes…)et branché « nouvelles évangélisations ». Un lecteur évangélique pourrait s’y retrouver.
Son lectorat est généralement aisé, tendance « tradismatique »*. Néanmoins, l’hebdo sait être à « contre-courant » et souhaite dépasser une certaine étiquette.

Interbible : portail catholique francophone(québecois)  interactif créé le 18 février 1999. Avec un moteur de recherche pour accéder au texte complet de la Bible en français courant. La grande clé de l’originalité du site réside dans le fait de créer une zone de dialogue entre les spécialistes de la Bible et le grand public. A explorer.

Phare FM, « la Radio Autrement » – Ensemble de radios web associatives, catégorie A. Le programme national est produit par Phare FM Mulhouse et offert gracieusement aux autres radios Phare FM. Sa ligne éditoriale repose sur l’annonce de l’Évangile, mais « la 1ère radio musicale chrétienne(protestante) en France et en Francophonie » offre particulièrement une musique fraiche, dynamique et positive. Elle se veut ouverte à chacun et propose de courtes rubriques inspirantes, de nature à nous encourager dans la foi et notre vie de tous les jours. Une radio…plein de « pep’s » à découvrir !

Promesses, revue de réflexion biblique : une excellente revue dont nous parlons régulièrement sur Pep’s Café ! S’il y en avait qu’une, ce serait celle-là…

Protestants.org : le portail de la Fédération Protestante de France.

Radio Evangile : Annoncer le message de la Bonne Nouvelle du Salut en Jésus-Christ pour tout homme et femme, sans considération d’âge, d’arrière-plan social, d’origine religieuse ou de culture: telle est sa vocation depuis 1961 !
Ecouter son « trésor sonore »,  plateforme de téléchargement sur laquelle il est possible de récupérer des sons de différentes catégories : message, témoignage, rubrique radio, conférence, jeunes, enfants, livre audio, Bible audio et même musique (soit par téléchargement manuel, soit par abonnement aux podcasts).

D’autres radios protestantes peuvent se découvrir ici.

Radio Notre Dame. Une excellente chaîne de radio communautaire catholique, créée en août 1981 par Jean-Marie Lustiger, archevêque de Paris. Elle partage la fréquence 100,7 FM avec Fréquence Protestante (autre radio de qualité) à Paris. L’une et l’autre peuvent s’écouter en direct(ou se réécouter) via Internet.

Réforme. Hebdomadaire emblématique du Protestantisme français. Créé à la Libération(le premier numéro paraît le 24 mars 1945) par Jean Bosc, Albert-Marie Schmidt, Denise Berthoud (la fille du pasteur Boegner) et Albert Finet, des protestants français, résistants actifs ou philosophiquement engagés. Réforme représente surtout les sensibilités réformée et luthérienne, mais est très ouvert à l’œcuménisme. On peut apprécier tout particulièrement sa volonté d’être « au plus près de l’actualité », son goût pour la confrontation des idées et les débats contradictoires par-delà les sensibilités, sa façon de « problématiser » et sa capacité à prendre des risques face aux grands événements de l’histoire contemporaine : en témoignent son engagement en faveur de la décolonisation, sa dénonciation des tortures pendant la guerre d’Algérie, son soutien de la construction européenne, sa recherche du sens de la contestation de mai 68, comme son opposition au choix de la France de développer l’énergie nucléaire et au surarmement….

Regardsprotestants.com. Un grand portail Internet, créé en décembre 2012 par des protestants et qui fédère la diversité des médias du protestantisme francophone européen.

La Revue réformée : une excellente revue de haut niveau, qui se veut « théologique et pratique », fondée en 1950 par le pasteur Pierre Marcel. Depuis 1960, la publication est assurée par la Faculté libre de Théologie Réformée d’Aix-en-Provence(devenue en 2009 « Faculté Jean Calvin ») « avec le concours des pasteurs, docteurs et professeurs des Eglises et Facultés de Théologie réformées françaises et étrangères ». Elle est destinée à tous ceux – fidèles, conseillers presbytéraux et pasteurs – qui ont le souci de fonder leur témoignage, en paroles et en actes, sur la vérité biblique.
La maintenance du site de diffusion de La Revue réformée est assurée depuis 1997 par Un poisson dans le net, dont nous avons déjà parlé ailleurs. Les numéros sont publiés en texte intégral avec un décalage d’un an environ par rapport à la version papier.

Top Chrétien. « la communauté chrétienne en ligne », fondée en 1999 par le pasteur Éric Célérier, mérite le détour pour plusieurs raisons : portail chrétien le plus visité en francophonie, le « Top » est géré par des évangéliques mais s’adresse à tous. Son offre est extrêmement diversifiée : vidéos, émissions TV, musiques, cultes en ligne, lectures et études de la Bible, prières, enseignements, messages, formations, témoignages, infos/événements, liens vers d’autres sites référencés…
Tous les chrétiens peuvent donc trouver de quoi satisfaire leur curiosité.
Voir aussi :
ConnaitreDieu.com, un parcours interactif pour faire une expérience avec Dieu. Ce site existe actuellement en 20 langues.
MonEglise.net, un espace pour des personnes qui découvrent la foi, une église de transition où les personnes sont encouragées à rejoindre une église locale proche de chez eux.
Le Widget Jesus.net. Cet outil a comme vocation d’aider tout site chrétien à se transformer en point d’accès facile à l’évangile, en particulier les sites d’église. Ne fonctionne malheureusement pas sur certains blogs comme wordpress.com, unblog.fr, over-blog.com, skyrock.com…

La Vie. Hebdomadaire fondé en 1924 sous le nom de « La Vie catholique ». En 1977, il a choisi de devenir « La vie » tout court, tout en restant fidèle à un « catholicisme d’ouverture » aux progressismes et privilégiant un témoignage chrétien axé davantage sur…la vie plus que par la parole. En règle générale, sa ligne éditoriale(actuellement beaucoup plus « confessante » depuis ces dernières années)traduit une approche moderne de la spiritualité et une grande ouverture à toutes les religions. Il appartient au groupe La Vie-Le Monde.

(A suivre, avec, prochainement, des sites « pour s’approcher de Dieu ». Et même « pour aller plus loin avec Dieu », avec un « spécial jeunesse »)

 

 

 

Notes :

* « Tradismatique » : mot valise ou jargon catholique pour illustrer un mix entre « traditionaliste »-dans un sens non schismatique-et « charismatique » catholique. Aux dires des connaisseurs, le jeune « tradismatique » semble avoir beaucoup de points communs avec le jeune évangélique charismatique.

« Foire aux médias »(et non « foireux médias »)

Médias chrétiens(ou non) : que et comment choisir ?

« Faisons un rêve »….à l’instar de Basta Mag « que tous les citoyens aient accès à une information éclairée et éclairante – lumineuse, même. Qu’à la place des couvertures populistes ou des anecdotes montées en épingle pour faire le buzz, chacun puisse lire des analyses, étayées, sur comment se porte le monde, sur ce que l’on doit changer en profondeur, et comment cela serait possible ».
Faisons un rêve « de médias qui appartiennent à leurs lecteurs et non à des marchands d’armes ou à des milliardaires qui ont fait fortune dans l’industrie du luxe.
Des médias qui privilégient l’investigation plutôt que les publireportages ou les dépêches d’agence remâchées et rabâchées. Des journalistes qui expliquent et interrogent, qui ne se contentent pas des apparences, plutôt que des éditorialistes qui assènent leur vérité.
Des médias indépendants, alternatifs, libérés des logiques commerciales et publicitaires envahissantes, on voudrait en voir fleurir un peu partout. Dans nos villes, dans les entreprises, dans les universités, dans nos boîtes aux lettres, sur nos écrans ».

Dans ce domaine, les chrétiens sont-ils « les premiers dans les bonnes oeuvres » ?
Car, qu’est-ce qu’un « média chrétien » ? Et pourquoi un « média chrétien » ? Faut-il préférer un « média chrétien » aux autres médias, dits « séculiers » ou non confessionnels ?
Que signifie « porter un regard chrétien sur l’information/le monde » ? Le traitement de l’information n’est-il pas obligatoirement « subjectif » du fait du positionnement spirituel ou confessionnel du média ? Un média chrétien se doit-il « d’évangéliser » ? Dire « ce qu’il faut croire »…ou donner à comprendre ? Et quid de la déontologie chez le journaliste chrétien ?
Pour tenter de le savoir, voici notre « foire aux médias » (et non « foireux médias »), inspirée de celle établie il y a quelques années par le journaliste Henrik Lindell et pendant longtemps disponible sur son site http://www.dieu-et-moi.com. Le site n’existe malheureusement plus aujourd’hui*, et la liste mérite de toute façon une sérieuse remise à jour.
La voici à nouveau, mais enrichie** et personnalisée. Essentiellement francophone-« française », elle donne aussi à découvrir ce qui existe d’intéressant en Suisse et au Québec.
Elle se veut non exhaustive-car « informer, c’est choisir », mais diversifiée et la plus représentative possible du monde chrétien-en privilégiant(mais non exclusivement) certaines facettes du protestantisme évangélique. Les médias et sites qui figuraient dans la liste initiale d’Henrik Lindell(ainsi que les commentaires originaux de ce dernier) seront en italique.
Elle se veut également représentative de ce que nous aimons dans une presse ou un média digne de ce nom  : un projet éditorial clair, sérieux et original ; des enquêtes de terrain et des reportages ; un véritable travail sur les sources et « la fabrique de l’information » ; une diversité de sujets et de genres ; que l’on m’informe et non que l’on m’affirme ; que l’on me donne à comprendre et non que l’on me gave de faits divers, de « people », « d’insolite », ou de spectaculaire plus ou moins racoleur ; une véritable indépendance, notamment vis à vis des institutions, du pouvoir, de la pub, de l’argent ou toute activité sans aucun rapport avec la presse et l’édition ; et bien entendu, le respect de la déontologie de la presse.

La liste est établie selon le plan suivant : « médias chrétiens »(presse et radio, essentiellement), « sites et portails chrétiens », « blogues »(de partage, d’étude et de méditations bibliques ; de théologie ; d’infos)…sans oublier une certaine « presse pas pareil », non chrétienne.
Enfin, avant d’aller plus loin, n’oubliez pas  de consulter les liens suivants-fort instructifs !-vers des articles de réflexion ou des manifestes sur la presse et les médias :

http://www.le-tigre.net/Pourquoi-pas-Le-Monde-texte.html ; http://owni.fr/2011/12/09/raphael-meltz-le-tigre/ ; http://www.article11.info/?Raphael-Meltz-Le-Tigre-Il-vaut ; http://www.acrimed.org/article3488.html ; https://pepscafeleblogue.files.wordpress.com/2013/02/xxi-manifeste-un-autre-journalisme-est-possible.pdf ; http://cahierslibres.fr/2014/01/du-journalisme-des-journalistes-4-les-nouveaux-horizons/ ; http://www.mediaculture.fr/2012/10/16/editeurs-de-contenus-si-vous-cessiez-de-vous-faire-phagocyter-par-google-et-facebook/ ; http://www.mediaculture.fr/2011/01/16/les-impostures-de-l%E2%80%99ecriture-web/

Bonne lecture, en attendant la première partie de ce dossier, consacré aux « médias chrétiens », très bientôt publiée à la suite de cette introduction.

N’hésitez d’ailleurs pas à réagir sur ce sujet(en donnant une réflexion, un témoignage…), au pied de cet article, que vous soyez journaliste ou non, chrétien ou non, ou tout simplement quelqu’un d’intéressé à la question des médias et de leurs enjeux !

 

 

Notes :

*Né en janvier 2008, http://www.dieu-et-moi faisait déjà entendre une voix chrétienne originale….avant de disparaître brusquement trois ans plus tard. Il nous manque beaucoup. Selon son créateur et animateur, le journaliste Henrik Lindell(« Horizons évangéliques », « Témoignage Chrétien », et actuellement « La Vie »), un « média chrétien » doit être : « ancré dans la foi en Christ, pédagogique, pratique et indépendant de toute institution ecclésiale(et même politique) ». Il doit « s’intéresser à l’innovation et s’inscrire résolument dans la fraternité ». Il doit être « un témoignage authentique de la relation entre l’individu et Dieu. Et être au service de tous les chrétiens et de tous ceux qui s’intéressent à la foi ».

** Merci également aux « Cahiers libres » (dont nous avons déjà parlé et qui figurent dans la liste), et notamment à l’un de ses responsables, « Benoît Sibille »(qui est venu nous rendre une petite visite amicale, sur Pep’s Café !), pour ses éclairages bienvenus sur sa propre publication et sur d’autres médias catholiques. A noter que « Les Cahiers… » ont également aimablement publié, la semaine dernière, l’un de nos billets : « Président bashing ou Président blessing ? »

Jésus-Christ a le pouvoir de transformer ta vie : Jean 7v11-17

Note : ce sujet(dont le billet sur le « hesed » est une introduction) a été proposé à des enfants/préados(10-16 ans), dans le cadre d’une leçon d’ « école du dimanche ». Néanmoins, il peut tout à fait convenir à des adultes réunis pour une étude de groupe. Il s’inspire des pages 86 à 95 du « Royaume équilibré de Dieu », de Richard Borgman, dont nous avons déjà parlé ailleurs.

Jésus-Christ a le pouvoir de changer ta vie.
Quel est ce pouvoir ? Ou plutôt, face à une situation apparemment sans espoir et sans issue, comment réagit Jésus ?

Lire le passage de Luc 7v11-17 :

« Jésus se rendit ensuite dans une localité appelée Naïn  ; ses disciples et une grande foule l’accompagnaient. Au moment où il approchait de la porte de cette localité, on menait un mort au cimetière : c’était le fils unique d’une veuve. Un grand nombre d’habitants de l’endroit se trouvaient avec elle. Quand le Seigneur la vit, il fut ému de compassion envers elle et lui dit : « Ne pleure pas ! » Puis il s’avança et toucha le cercueil ; les porteurs s’arrêtèrent. Jésus dit : « Jeune homme, je te l’ordonne, lève-toi ! » Le mort se dressa et se mit à parler. Jésus le rendit à sa mère. Tous furent saisis de crainte ; ils louaient Dieu en disant : « Un grand prophète est apparu parmi nous ! » et aussi : « Dieu est venu secourir son peuple ! » Et dans toute la Judée et ses environs on apprit ce que Jésus avait fait ».

Puis, si vous disposez d’une grande pièce ou d’un grand espace, au dehors(si le temps le permet), faites jouer la scène relatée dans ce passage. Le moniteur donne les détails de mise en scène suivants :

Représentons-nous la scène comme si elle se passait sous nos yeux, aujourd’hui. Cette scène est une histoire vraie, même si elle s’est passée il y a 2000 ans.

Imaginez….deux foules.

– L’une avec Jésus et ses disciples. Tous se dirigent vers les portes de la ville.
Imaginez comment est la foule qui entoure Jésus ? (Diverse, variée-avec des collecteurs d’impôts, des prostitués, des anciens aveugles ou boiteux…).
Quelle est l’humeur de cette foule ? (Sans doute d’humeur gaie/joyeuse/enthousiaste : que va-t-il se passer de nouveau avec Jésus, ce maître formidable et « anticonformiste », que les chefs religieux n’aiment pas ?)
Où sont les disciples dans cette foule ? Que pourraient-ils faire, penser, dire ?… (ils ouvrent la route, discutent entre eux pour savoir comment nourrir cette foule..)

Où est Jésus ?

-Une autre foule arrive dans l’autre sens. Imaginez l’ambiance, d’après le récit de Luc plus haut.
Sombre, triste, désespérée, affligée…on entend les pleurs et lamentations des femmes….tous se rendent au cimetière, lentement, silencieusement, pour enterrer un mort : le fils unique d’une veuve. Imaginez les émotions et les interrogations de la veuve : que lui reste-t-il à faire, à présent ?

Les deux foules se rencontrent ou se croisent, à la porte de la ville.
Qui remarque la foule qui conduit le mort au cimetière ?
Les disciples ? Les gens qui accompagnent Jésus ?….Et vous-mêmes, qui êtes témoins, en lisant ce récit ? D’ailleurs, où êtes-vous, dans ce récit ? Qu’éprouvez-vous maintenant ? Que faites-vous ?

Qui voit ? Qui agit ?
Jésus ! Il est là, au milieu de ces deux foules. Vous l’aviez oublié ?

Que fait-il d’abord ?
Il voit la veuve qui pleure.
Il est indifférent ? Il continue sa route ?
Non, il est « ému de compassion » pour elle. Le terme grec employé dans ce texte est très expressif : il signifie littéralement, « splanchnizomai »(prononcer « splangkh-nid’-zom-ahee ») c’est à dire » être ému », « remué jusque dans ses entrailles ». Le spectacle que Jésus a sous les yeux « déchire littéralement » et le remue jusqu’au tréfonds de son être. Toute sa personne refléte cette émotion. Il est très touché par ce qui se passe. Il voit, il écoute, il entend, il réagit aux pleurs déchirants de cette femme dans le deuil et désespérée, qui a tout perdu(son mari d’abord, puis son unique fils. Elle n’a plus personne d’autre, plus aucun parent, pour la soutenir).

Etre ému de compassion n’est pas de la sympathie. La sympathie est à la compassion ce que le remords est au repentir.
La sympathie est certes une bonne émotion. Peut-être que les disciples ont manifesté de la sympathie envers la veuve-peut-être lui ont-ils donné une aide pour payer les obsèques.

Mais Jésus est le seul dans cette scène dont on nous dit qu’il a été « ému de compassion ». La compassion va plus loin que la sympathie.

Jusqu’où ? Jusque dans l’amour agapé, cet amour jusqu’au sacrifice, dont parle Jean 3v16 : voilà l’amour que Dieu a eu pour l’humanité(« le monde »), vous, moi…

Et Dieu aime particulièrement les veuves et les orphelins, car Il est le Dieu des veuves, des orphelins…(Deut.10v17-18, Ps.68v6)

La compassion n’entretient pas une attitude fataliste, résignée(« ça me fiche le moral à zéro, mais je n’y peux rien. Personne n’y peut rien de toute façon… »). Mais elle pousse à l’action.

Que fait donc Jésus, « ému de compassion » ?

Jésus parle à la veuve, il communique avec elle : : « Ne pleure pas ! »(v13). Note : On peut communiquer avec ou sans mots. Avec beaucoup ou peu de mots. Mais plus de la moitié des messages passent par le langage du corps et le ton, les silences, les hésitations…

Combien de mots Jésus prononce-t-il ?
Que communique-t-il à travers ses mots ? Dans quelle situation ?

Quels effets ont eu ses paroles ?

D’abord, Tout le monde s’arrête. Imaginez : Jésus parle et tout le monde s’arrête.
Pourquoi ?
Car Jésus communique quelque chose de puissant, à travers cette parole : une parole de vie, motivée par la compassion, dans une situation de mort, de désespoir et dite avec autorité.
Jésus parle et « le monde s’arrête ». La création attend son créateur…faire quoi ? Transformer une vie, faire passer quelqu’un en décomposition de la mort à la vie (cf Gen.1v1 ; Hébreux 1v2)

Jésus « s’avança et toucha le cercueil* ; les porteurs s’arrêtèrent ». Jésus parle à nouveau. Il parle cette fois-ci au jeune homme mort et « dit : « Jeune homme, je te l’ordonne, lève-toi ! » Le mort se dressa et se mit à parler ». La voix de Jésus, « la Parole », a le pouvoir de réveiller les morts.

« Jésus le rendit à sa mère. Tous furent saisis de crainte ; ils louaient Dieu en disant : « Un grand prophète est apparu parmi nous ! » et aussi : « Dieu est venu secourir son peuple ! »  Et dans toute la Judée et ses environs on apprit ce que Jésus avait fait ».

Observez le changement de situation ! C’est ce qui arrive quand Jésus arrive quelque part ou dans une vie. La vôtre, ou la mienne, par exemple.
Mais l’important n’est pas tant dans le côté spectaculaire : que ce soit la résurrection d’un mort, la délivrance d’un possédé, d’un miracle du type la multiplication des pains, de la nouvelle naissance(2 Cor.5v17), ou tout simplement,

l’espérance là où régnait le désespoir, la foi là où régnait la crainte ou le doute, l’amour là où régnait la haine, la lumière là où régnait les ténèbres…la puissance, la transformation résulte d’une rencontre personnelle avec Jésus-Christ.

Cette « Puissance » de Jésus de guérison et de transformation, qui transforme les vies, découle de l’union entre « Compassion » et « Communication »(l’affirmation et la proclamation d’une parole de vie). Ce que Richard Borgman appelle « CCP »(op. cit., p94), ou que l’on peut appeler « PPP »(Présence, Parole, Puissance) pour le « theologeek » Olivier Keshavjee, ou encore John Stott(Présence, Prédication et Persuasion)
Jésus est ému de compassion face à la détresse, la mort…Il s’arrête et communique la vie(la vie de Dieu, la vie éternelle-Jésus est « la vie », « le Dieu véritable et la vie éternelle ». « La vie éternelle » c’est le connaître personnellement**). La puissance est libérée pour changer la situation et transformer les vies.

Le moteur : la compassion. Jésus reproche souvent aux pharisiens ou à ses disciples d’en manquer. Et nous-mêmes ? Que communiquons-nous, lorsque nous proclamons ou affirmons la Parole de Dieu et l’Evangile ?

« Ainsi, désirez les dons les plus importants.
Mais je vais vous montrer maintenant le chemin qui est supérieur à tout. Supposons que je parle les langues des hommes et même celles des anges : si je n’ai pas d’amour, je ne suis rien de plus qu’un métal qui résonne ou qu’une cymbale bruyante.  Je pourrais transmettre des messages reçus de Dieu, posséder toute la connaissance et comprendre tous les mystères, je pourrais avoir la foi capable de déplacer des montagnes, si je n’ai pas d’amour, je ne suis rien. Je pourrais distribuer tous mes biens aux affamés et même livrer mon corps aux flammes , si je n’ai pas d’amour, cela ne me sert à rien ».(1 Cor.12v31-13v1-3)

Autres exemples dans les évangiles : Matt.9v36-10v1 ; Luc 9v11 ; Jean 11v1-46….

« Seigneur, fais de nous… »(un chant de Noël colombier – d’après St François d’Assise)***

Notes :
* Alors que le contact avec un mort rend normalement impur, selon la loi. Cf Lévitique 21 ou Nombres 19v11 et ss

** Jean 14v6 ; 1 Jean 5v20-21 ; Jean 17v3

*** Si quelqu’un connaît une version plus « pep’s » de ce chant, je suis preneur…

En ce moment, j’écoute… »comme une terre altérée »

« Comme une terre altérée »(d’après Prov.19v12 et Osée 14v5)

Un cantique de E.-L. Budry(1932) et J. Mc Granahan(1907), interprété par Sebastien Demrey et Jimmy Lahaie*

 

1. Comme une terre altérée soupire après l’eau du ciel,
Nous appelons la rosée de ta grâce, Emmanuel.

Chœur:    Fraîche rosées, descendez sur nous tous!
O divines ondées, venez, arrosez-nous!

2. Descends, ô pluie abondante, coule à flots dans notre cœur,
Donne à l’âme languissante une nouvelle fraîcheur.

Chœur:    Fraîches rosées…

3. Ne laisse en nous rien d’aride qui ne soit fertilisé ;
Que le cœur le plus avide soit pleinement arrosé.

Chœur:    Fraîches rosées…

4. Oui, que les déserts fleurissent sous tes bienfaisantes eaux;
Que les lieux secs reverdissent et portent des fruits nouveaux.

Chœur:    Fraîches rosées…

5. Viens, o salutaire pluie, Esprit de grâce et de paix,
Répands en nous une vie qui ne tarisse jamais.

Chœur:    Fraîches rosées…

(Sur les Ailes de la Foi No 145 )

 

 

Prenons ainsi un temps d’adoration pour notre Dieu, car notre Dieu est « terrible » ! Il fait jaillir l’eau du rocher, des sources d’eau du granit !(Ps. 114)

Qui est comme Lui ? Haut élevé, mais abaissant ses regards sur la Terre, en direction des faibles.(Ps.113)

 

 

 

 

Notes :

*Dans l’album « Héritage : cantiques et hymnes », volume II (produit et distribué par CIME MUSIQUE)

Le duo d’artistes canadiens souhaitent ainsi retransmettre tout un héritage musical et spirituel que nous ont légué des auteurs et compositeurs chrétiens à travers les siècles. Héritage dans lequel ils ont grandi et qu’ils se sont personnellement appropriés en le respectant. Leur souhait est que « ces paroles et mélodies puissent faire du bien à (notre) âme, glorifiant ainsi Dieu, source d’inspiration de tous ces chants. » N’hésitez pas à vous procurer ce CD(ainsi que les volumes I et III de cet « Héritage »), afin de découvrir ces chants qui ont toute une histoire, et nous parlent encore.

Spécial « Saint-Valentin » : le couple au cinéma

Aujourd’hui, « la Saint-Valentin ». Une journée dite « spécifique » pour les amoureux et les couples.

Quelque soit votre avis sur cette fête, c’est l’occasion de penser spécifiquement au fondamental et à ce que vous avez de plus précieux au monde, en plus de votre relation avec Christ. Et l’occasion de rappeler ce que Dieu dit du couple*.

Dans le but de susciter quelques discussions, voici une petite sélection de films et de spectacles sur le sujet, francophones et franco-belge, pour la plupart. A voir entre conjoints(minimum deux) ou par paires de fiancés.

 

 

Rumba(Belgique, France, 2008)
De et avec Dominique Abel, Fiona Gordon, Bruno Romy
Existe en édition DVD

Dom et Fiona sont d’heureux instituteurs (elle enseigne l’anglais, lui le sport) et s’aiment d’amour fou. Dès que la cloche sonne, ils se précipitent pour assouvir leur passion, la danse, en s’entraînant et participant à des concours locaux.
Un jour pourtant, cette vie douce et harmonieuse se trouve bouleversée : pour éviter d’écraser un suicidaire sur la route, Dom et Fiona ont un accident de voiture. Lui perd sa tête et devient amnésique, elle sa jambe. Impensable de reprendre la danse, difficile de revenir enseigner à l’école. Mais pourtant, il faut bien continuer à vivre.
Mais de quoi maintenant ? De ce qui demeure à disposition : Dom pour Fiona, Fiona pour Dom.
(Source : http://www.critikat.com/actualite-cine/critique/rumba.html )

Un burlesque européen francophone, poétique et émouvant, et un univers atypique : Décors aux couleurs vives, des personnages décalés s’exprimant presque uniquement par le corps et le visage…..Cela nous parle d’amour et du défi pour un couple de rebondir après un drame personnel bouchant(en apparence) tout horizon.
A découvrir absolument !

Des scènes du film : http://www.youtube.com/watch?v=44PyVWQFs58 et http://www.youtube.com/watch?v=J-6R_5GOTDE

 

 

Fireproof : Un film d’Alex Kendrick, un pasteur baptiste, financé et distribué par sa communauté chrétienne locale. Lequel a par ailleurs réalisé l’excellent « Facing the giants », ou « Courageous »…
Fireproof  est sorti en salle aux USA en 2008, et une édition DVD est disponible en France, mais uniquement en VOST.
Le film raconte l’histoire de Caleb(interprété par Kirk Cameron), un capitaine des pompiers, qui a pour principe de « ne jamais laisser tomber son partenaire ». Or, ledit pompier est « addict » à la pornographie sur internet et son mariage est en déroute.
Son père, chrétien, lui envoie alors pour l’encourager un cahier décrivant un parcours de 40 jours : Un véritable « défi amoureux », consistant à aimer son conjoint de manière inconditionnelle…

A visionner, en couple, quelque soit l’état de votre mariage.

A noter que le fameux cahier est la traduction du livre  « savoir aimer : le défi du couple »(« Love Dare »). Editions Ourania, 2010, d’ Alex et Stephen Kendrick, dont les premiers défis peuvent se découvrir ici.
Le principe est « d’oser l’amour », l’amour inconditionnel reposant sur celui qui a choisit d’aimer. Or, la bonne nouvelle est que « l’amour, ce n’est pas nous qui avons choisi d’aimer Dieu, mais c’est Dieu qui nous a aimé » de cet amour agapé.(1 Jean 4v10-11 ; Jean 3v16). Cet amour, « Dieu l’a répandu dans nos coeurs par l’Esprit qu’Il nous a donné ».(Rom. 5v5)

 

 

Les Hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus : certes, le « best-seller » de John Gray, vendu à 50 millions d’exemplaires et traduit dans 46 langues. Mais aussi surtout le spectacle éponyme du belge Paul Dewandre, adaptation « personnelle, instructive et hilarante », de ce guide indispensable des relations entre « les Martiens et les Vénusiennes », soit entre les hommes et les femmes. La saison une existe en DVD et la récente saison deux(cliquer ici pour découvrir les dates et lieux des spectacles proches de chez vous), « l’Aventure continue », est actuellement en tournée. Voir ici et , pour connaître les dates et lieux des spectacles proches de chez vous.

Sur ce, bon week-end et bons moments !

Notes :

* Par exemple, ici en Genèse 2v18-24. Repris par le Seigneur Jésus-Christ, par exemple en Matthieu 19v4-6.

Acceptez-vous de vivre pleinement vos convictions ?…

….de vivre pleinement les conséquences de vos choix ?

 

 

 

Pour Libération, en tout cas, c’est non !*

 

 

 

Pourtant, si nous sommes libres de nos choix, nous ne sommes pas libres des conséquences de nos choix :

Prov.1v29-31

Jacq.1v12-15

Gal.6v7-9

Deut.30v15-20

 

 

 

Notes :

* Lire cette chronique d’Aliocha sur son blogue à propos de la fameuse Une du quotidien « Libération » datée des 8 et 9 février, exprimant sa colère contre le projet des actionnaires de Libération – sur fond de graves difficultés économiques – de déménager la rédaction du journal en banlieue et de transformer le siège historique, avec le concours du célèbre designer Philippe Starck, en un Café de Flore du 21ème siècle(…) Ces grandes manœuvres stratégiques, annoncées vendredi, s’accompagnent d’une réduction des effectifs (départs en retraite non remplacés), de salaires revus à la baisse et autres joyeusetés du même ordre  dont l’annonce avait déjà déclenché une grève la veille. On comprend l’émotion de la rédaction (et) On imagine sans difficultés ce que doivent penser les journalistes de ce projet qu’ils surnomment « Libéland » : ah, si seulement l’argent qu’on va dépenser à élaborer cette bouffonnerie était utilisé dans un vrai projet éditorial… »
Mais faut-il s’étonner que « Libé » devienne « Libéland », quand cette évolution ne semble être qu’un « prolongement logique » d’un positionnement idéologique assumé ? Effectivement, comme l’ont relevé plusieurs internautes en commentaires de l’article d’Aliocha, le côté tragico-comique de la situation de Libé, c’est que le journal prend en pleine poire « l’évolution d’un libéralisme qu’il a embrassé depuis longtemps en faisant semblant de le combattre ».
L’essentiel à lire ici, avec une réflexion « sur ce qu’est un journal ».

A lire, en complément :
http://www.bakchich.info/blogs/sebastien-fontenelle/rappelons-aux-salariees-de-liberation-que-la-vie-sourd-de-linitiative-et-que-rien-nest-plus ; http://bequilles.ch/2014/02/08/ceci-est-encore-un-journal/#comments ; http://www.slate.fr/story/83341/liberation-nous-ne-sommes-pas-une-valise-un-parapluie-et-un-pop-store ; http://www.acrimed.org/article4266.html  et voir la fausse et « contre une » parodique  du journaliste néerlandais De Vries « Nous sommes au 21e siècle », pour moquer celle parue samedi et invitant à une réflexion sérieuse « sur l’avenir des médias en général », mais aussi sur celui de « Libération » en particulier.

Hesed*

 

 

La compassion de Dieu me touche.

 

 

 

 

 

 

Notes :

* Le Mot hébreu hèsèd (חֶ֫סֶד) est si particulier qu’il n’a pas de correspondant strict dans notre langue : il signifie miséricorde, fidélité, amitié, faveur, bonté, loyauté, amour, grâce…
Voir notamment Exode 34v6-7 et Sa plus belle manifestation : 1 Jean 4v9-12 ; Jean 3v16

Un culte à sensations, dont le propre est la réduction de l’espérance de vie…

Qu’allez-vous faire ce week-end ?

 

 

 

Un peu de shopping ?

 

 

 

 

Un homme peut-il se réduire à ne plus être qu’un consommateur ?

Et qu’est-ce que la « vie » d’un consommateur ? Une  « série de nombreuses séquences de nouveaux commencements, où le plaisir du shopping, virtuel ou non, supplante celui de l’achat d’un produit, qui perd très rapidement son attrait »*.

Une vie vouée à un culte (celui du consumérisme), qui consiste, non pas dans l’accumulation des biens, « mais à multiplier les sensations »…Un culte dont le propre est la réduction de l’espérance de vie du désir et « l’exaltation de l’éphémère »*.

Un esclavage permanent.

« D’où viennent les conflits et les querelles parmi vous ? Ils viennent de vos passions qui combattent sans cesse au-dedans de vous.
Vous désirez quelque chose, mais vous ne pouvez pas l’avoir, et alors vous êtes prêts à tuer ;
vous avez envie de quelque chose, mais vous ne pouvez pas l’obtenir, et alors vous vous lancez dans des querelles et des conflits.
Vous n’avez pas ce que vous voulez, parce que vous ne savez pas le demander à Dieu.
Et si vous demandez, vous ne recevez pas, parce que vos intentions sont mauvaises : vous voulez tout gaspiller pour vos plaisirs ».

(Jacques 4v1-3. Bible en français courant)

« Jésus lui répondit : Quiconque boit de cette eau aura encore soif ;
mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura jamais soif, et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle ».(Jean 4v13-14)

« Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive.
Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein, comme dit l’Écriture », dit Jésus (Jean 7v37-38)

« Vous tous qui avez soif, venez aux eaux, Même celui qui n’a pas d’argent ! Venez, achetez et mangez, Venez, achetez du vin et du lait, sans argent, sans rien payer !
Pourquoi pesez-vous de l’argent pour ce qui ne nourrit pas ? Pourquoi travaillez-vous pour ce qui ne rassasie pas ? Écoutez-moi donc, et vous mangerez ce qui est bon, Et votre âme se délectera de mets succulents ».
(Es.55v1-2)

Notes :

*D’après « Le Bon coin : un bon coup pour la croissance » de Cédric Biagini, IN « La Décroissance », février 2014, numéro 106, p 9.

« L’occultisme démasqué » dans « Promesses »

Sur quoi braquer les projecteurs ? Tel est l'enjeu du journalisme !

Les réalités de l’occultisme sous les feux des projecteurs dans « Promesses »

Qu’est-ce qu’un « mystère », dans la Bible ? Quelque chose de caché, en attente d’être révélé.

Ce « mystère caché de tout temps et dans tous les âges, mais révélé maintenant à ses saints, à qui Dieu a voulu faire connaître quelle est la glorieuse richesse de ce mystère parmi les païens,  savoir : Christ en vous, l’espérance de la gloire ». (Col.1v26-27)

Néanmoins, depuis l’Éden, les hommes ont été séduits par le « premier publiciste de l’histoire », le diable, qui leur a promis qu’« ils seraient comme des dieux ». Ils se sont alors détournés de « la connaissance du mystère de Dieu, dans lequel sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance », pour consacrer tous leurs efforts à percer « les mystères » et acquérir connaissance et pouvoir sur ce qui est caché, via le monde des esprits ou de mystérieuses forces paranormales. Et ce, dans le but d’espérer manipuler et contrôler personne, nature ou  événement.
Un jeu d' »apprenti sorcier » dangereux, et une « abomination » pour Dieu, ceci dit….

Pour nous mettre en garde contre toute fascination vis à vis de ces fausses « sciences », et surtout, pour nous rappeler les moyens de combattre de telles séductions, voici « L’occultisme démasqué », un excellent dossier à lire dans le dernier numéro(janvier-mars 2014, numéro 187) de « Promesses », revue de réflexion biblique dont j’ai déjà parlé à de nombreuses reprises.
On lira avec profit des articles de John PIPER(« l’occultisme à la lumière de la Bible »), Pierre ODDON (« Satan et le plan divin »), Scott Mc CARTY(« possession démoniaque et exorcisme »), Florent VARAK(« la délivrance de l’occultisme »)… des témoignages et bien d’autres encore.

En ces temps de séductions, de mélanges de mensonge et de vérité, de confusions entre lumière et ténèbres, ce numéro tombe à pic ! A découvrir en complément de ce numéro sur l’ésotérisme.

D’autre part, la revue, fondée en 1967, a pour objectif « d’être une référence biblique solide dans un monde en perte de repères ». Raison de plus pour la lire ou de s’y abonner, ou de l’offrir !

A noter que le numéro existe aussi en format numérique.

« Or je dis ceci, afin que personne ne vous séduise par des discours spécieux(…) Comme donc vous avez reçu le Christ Jésus, le Seigneur,
marchez en lui, enracinés et édifiés en lui, et affermis dans la foi, selon que vous avez été enseignés, abondant en elle avec des actions de grâces ».
(Col.2v1-7)

« Les gentils et les méchants » : bienvenue dans le mode de raisonnement binaire du « bisounours 2.0 »

Sur Pep’s café ! on ne trouve que très rarement(voire quasiment jamais) de « faits divers ». Je ferai une exception cette fois-ci, estimant que l' »affaire du petit chat » et des « bons cyber-citoyens » est particulièrement révélatrice d’une certaine évolution de notre société.

Je renvois à la journaliste-bloggueuse « Aliocha », pour sa plume et sa fort pertinente analyse de ce sujet. Avec, en prime, la « morale de l’histoire » vue par « Maître Eolas », juriste-bloggueur, interviewé sur cette affaire par le Nouvel Observateur*(cité dans l’article d’Aliocha).

Bienvenue donc, non plus dans le « Web 2.0 », mais plutôt dans le « bisounours 2.0 », dans lequel on nous offre un mode de raisonnement binaire : d’un côté, « le méchant » qui agresse un petit chat et de l’autre, « les gentils » révoltés par l’horreur de la situation qui contribue à identifier et livrer le criminel aux forces de l’ordre.

 Extraits :

Le petit chat, la traque, la prison

« Ouf, le petit chat n’est pas mort ! Pour ceux qui auraient échappé à l’événement du moment, petit rattrapage :    l’individu qui s’est fait filmer par un ami en train de lancer un chaton contre un mur (comment peut-il avoir un ami ?) et qui a mis la vidéo en ligne, cet individu là a été arrêté par la police grâce à la mobilisation des internautes ulcérés par l’horreur de la scène(…)

Le camp des gentils

Ici donc, les internautes ont lancé des pétitions, organisé une chasse à l’homme et grâce aux précieuses informations qu’ils ont fournies, les policiers ont pu arrêter le tortionnaire. L’animal est blessé mais sain et sauf ; toujours grâce à la toile, il a été rendu à son propriétaire. Même la police s’est émue de cet élan, on la comprend, elle est plus habituée à prendre des pavés dans la tête qu’à recueillir le soutien spontané de la population…Encore un miracle de la toile ! Evidemment, tout à la joie de ce conte de fée 2.0 personne ou presque n’a pensé que l’affreux qui se mettait en scène était aussi un enfant de la toile, le produit monstrueux de cette tentation permanente de l’exhibitionnisme et de la staritude qui pousse les individus équilibrés à se comporter comme des people sous ecstasy et les dingues à mettre en scène leur folie**(…)Personne ne s’est ému non plus de voir tous ces gentils internautes se transformer en auxiliaires de police.(…)
Lors de l’audience de comparution immédiate au cours de laquelle l’auteur des faits a été jugé, un avocat a fait valoir que la justice devait se rendre dans les tribunaux, pas sur Internet. Il a raison. Depuis quelques années les vertueux internautes traquant ici et là des monstres réels ou supposés ont tendance à me faire frissonner. Internet, c’est aussi des personnes qui se suicident, parce que de méchants internautes les insultent et les harcèlent. Mais chut !(…)En réalité, le Bisounours 2.0 est capable de manger de l’homme pour peu qu’un mouvement de foule  l’y incite. Le lanceur de chat a été condamné à un an de prison ferme. Et le prochain ? »

L’essentiel à lire ici.

Et à propos des « Gentils et des méchants », l’on peut toujours(ré)écouter ceci.

 

 

Notes :

*Nouvel Obs : « Sur Facebook, les administrateurs de la page « Pour que Farid Ghilas paye pour avoir torturé un chat », l’une des pages créées contre « Farid de la Morlette », dénonce une peine « trop petite ». Comment jugez-vous ce type de commentaires ? « 
Maître Eolas : « Ce sont des commentaires rédigés par des personnes qui ont le cul sur leur canapé. Qu’ils arrêtent de regarder des conneries, ça les rendra moins cons. Les réseaux sociaux exacerbent ce genre de réactions. Avant, on soupçonnait l’existence de cons, maintenant on en a la preuve.

Vous savez, les victimes ne sont jamais assoiffées de vengeance. Souvent, elles culpabilisent même d’envoyer des gens en prison, surtout lors de violences conjugales, parce que c’est dur la prison. Elles n’ont jamais un discours haineux. Ce sont les proches qui ont ce genre de discours, parce qu’ils culpabilisent de n’avoir pas pu empêcher les faits de se produire.

Vous avez vu ce petit Oscar ? Il n’a pas l’air de crier vengeance… »

**A noter que les mots clés jeu lancer de chat donnent environ 547 000 résultats (0,27 secondes) sur Google. Et que l’on peut jouer à des « jeux de lancer de chat »(virtuel) en ligne…