Le Défi biblique de l’été : les Nombres, par Lindsay

Les Israélites recueillant la manne dans le désert de Nicolas Poussin (1637-1639). Musée du Louvre

Lindsay, que je remercie pour son texte et pour avoir relevé ce défi biblique, nous présente le livre des Nombres.

 

Quel est ce livre ?

Une bonne partie du livre des Nombres est consacré au recensement des Israélites, aux énumérations des tribus et aux arbres généalogiques.  Ce livre raconte l’histoire du séjour des Hébreux dans le désert pendant les 40 années qui précédèrent l’installation en terre promise.

En quoi la lecture de ce livre représente un défi pour moi ?

La lecture de ce livre représente un défi pour moi car on y observe des clans par famille selon les différentes tribus d’Israël, on y présente des lignées et des  corps d’armée. J’ai dû persévérer dans la compréhension des statuts et fonctions évoqués en particulier pour la tribu des Lévites, une tribu consacrée. J’ai dû comprendre l’importance pour Dieu de donner des lois, de demander des offrandes, comprendre son importance du détail dans chacune de ces instructions au sujet des sacrifices et des différentes fonctions.

Tout au long de ce livre on y trouve des mots comme dénombrement, statut, ordre, campement, fonction, chef, consécration, espion, rapport, règles, territoire, victoire, conquête, frontière, défense, instructions, répartition, corps d’armée… Ce qui me conduit à percevoir une presque organisation militaire de la part de Dieu. Je peux donc en déduire que l’Éternel m’inspire au travers de ses différents termes qu’il est un Dieu d’ordre, d’organisation et de stratégie. Pourtant, bien que ce livre soit finalement précis et détaillé, dans un cadre purement ordonné, cela ne m’a pas empêché d’être perdue de nombreuses fois dans ma lecture et de devoir relire des versets des dizaines de fois.

Qu’est-ce qui m’a bousculé ?

Ce qui me bouscule dans ce livre ce sont les différents châtiments divins terrifiants cités dans les textes face à la désobéissance et l’infidélité du peuple hébreux dans le désert. Bousculé, car la colère de Dieu dans certains passages à suscité en moi une incompréhension sur, je dirais, la violence des jugements. Au cours de ma lecture il était important que je demande à Dieu de m’expliquer et de me donner une révélation de sa justice.

Qu’est-ce qui m’a interpellé ?

L’infidélité répétée des hébreux et leur manque de foi face aux différents défis qui se présentent à eux dans le désert m’a interpellée. Mais je me suis aussi demandé quelle était la mesure de leur crainte de l’Éternel face au châtiment qui tombait à cause de leurs choix de désobéissance.

Qu’est-ce qui m’a impressionné ?

Je suis impressionnée de voir comment Dieu le Père dans le nom de Jésus Christ s’est finalement révélé dans mon cœur dans ce livre des Nombres. Impressionnée de comprendre que je vis dans des temps de Grâce, car finalement ma vie peut-être semblable au parcours du peuple hébreux dans le désert. Dans ma vie un manque de fidélité, de foi ou d’obéissance se manifeste premièrement dans l’invisible spirituellement avant physiquement et pourtant la justice de Dieu est présente comme pour le peuple hébreu. Dieu est le même hier aujourd’hui et éternellement.

Le verset qui m’inspire.

Les versets du Livre qui m’inspire sont dans Nombres 23 versets 19 à 24. Ils m’inspirent la fidélité de Dieu et sa miséricorde envers son peuple.

 

 

 

Le Défi biblique de l’été : le livre des Juges, par Louis-Michel

Louis-Michel, que je remercie pour son texte et pour avoir relevé plusieurs défis bibliques, nous présente le livre des Juges.

[Bande originale — inspirée de la Ve de Beethoven – de la mini-série « V » de Kenneth Johnson (1983), « film respectueusement dédié à l’héroïsme des résistants passés, présents, et à venir. »]

Le Livre :

Voilà un écrit biblique très original !!! Parfois, c’est terriblement sérieux et d’autres fois c’est plein d’humour ou de surprise. Comme la vie qui est devant nous !

On peut dire que le Livre est le récit de vie des israélites allant de l’installation sous les ordres de José jusqu’au ministère de Samuel sous  la royauté de Saül.

Une constante : l’infidélité du peuple face à la fidélité de Dieu !

Les « juges » étaient des chefs militaires et politiques. Ils ont mené des batailles difficiles jusqu’au sein même du peuple hébreu …

Les « juges » ont surtout annoncé la venue d’un messie-roi sur qui l’Esprit Saint reposera (Esaïe 11).

Dieu les a utilisés pour libérer Israël, exerçant ainsi sa fonction de Sauveur et respectant totalement son alliance avec Israël.

Quels ont été ces « juges » ?

  • Otniel, frère de Caleb, contre les Mésopotamiens.
  • Ehoud, contre les Moabites.
  • Shamgar, contre les Philistins.
  • Débora, contre les Hatsoriens.
  • Gédéon, contre les Madianites.
  • Tola pendant 23 ans.
  • Yaïr pendant 23 ans.

Et d’autres encore : Jephté, Samson, etc.

Le défi :

Des hommes et des femmes qui ont déployé tout leur zèle pour affronter des « envahisseurs » et les vaincre afin qu’Israël soit libre. Ils ont été des « libérateurs ». Mon défi personnel est d’être en Christ, un « libérateur » des âmes, déployant tous les moyens de Dieu !

L’impression :

L’impression de ce livre des « juges » est tantôt celle d’un peuple défait, livré à lui-même, appauvri, dépourvu d’intelligence, et tantôt celle d’un peuple vainqueur sous la férule d’un chef. Celui-ci est indispensable !!! Christ n’est-Il pas Chef de l’Eglise, le « juge » qui libère le peuple de ses péchés ? (Matthieu 1:21).

Le verset :

« Seigneur Eternel ! Je te prie, interviens en ma faveur ! Rends-moi ma force, une dernière fois, ô Dieu … » (Juges 16v28). Prière surprenante ! Dieu fait grâce à Samson et lui accorde la vengeance qu’il demande. C’est ainsi qu’Israël redevient libre !

Le Défi biblique de l’été : la lettre à Tite, par Louis-Michel

« Quelle est notre doctrine ? Est-elle saine ? Pratique ? Exposée simplement ? Vécue ? »

Louis-Michel, que je remercie pour son texte et pour avoir relevé de nombreux défis bibliques, nous présente l’épître de Paul à Tite, une lettre qui nous invite à évaluer la nature de ce que nous croyons, vivons et enseignons.

 

La Lettre :

Paul écrit à Tite, son enfant légitime dans la foi, depuis Nicopolis ou Corinthe, entre 62 et 64 ap. J.-C. Tite, comme Timothée, était un frère de confiance qui avait le sens des responsabilités. C’est pourquoi Paul lui confie d’achever le travail d’organisation de l’église naissante de Crète.

Paul traite trois sujets importants : le légalisme judaïque, les exigences de l’exercice des ministères, la vie quotidienne … Mais ce qui ressort le plus dans l’écrit, c’est le thème de la grâce : « Car la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, a été manifestée … » (Tite 2:11).

Les défis :

  • En tant que pasteur, les conseils de Paul à Tite sont une réponse à mes besoins. Il est tellement important d’exercer le ministère selon les Ecritures avec l’aide de l’Esprit Saint !
  • En tant que chrétien, tout simplement, je dois veiller sans de bien vivre dans la liberté selon grâce et non dans licence ou le légalisme. Tant de faux docteurs sont prêts à « bouleverser des familles entières » …
  • La vie quotidienne est semblable à la vie de l’Esprit qui nous accorde une vie sainte fondée sur une vie saine.

L’interpellation :

En quelques phrases, Paul décrit la doctrine évangélique avec une simplicité désarmante !!! Cela m’interpelle sur ma prédication et mon enseignement. Suis-je simple dans l’exposé de l’Évangile ?

Le verset :

« Il (Dieu) nous a sauvés, non à cause des oeuvres de justice que nous aurions faites, mais selon sa miséricorde, par le bain de la régénération et le renouvellement du Saint-Esprit » (Tite 3:5).

Questions :

Quelle est notre doctrine ? Est-elle saine ? Pratique ? Exposée simplement ? Vécue ?

Comment pouvons-nous donner réponse concrètement et efficacement aux faux docteurs et aux faux prophètes qui pullulent dans nos milieux évangéliques ?

Comment vivons-nous concrètement la vie de nos églises ?

Le Défi biblique de l’été : 1-2 Timothée, par Louis-Michel

« Homme de Dieu, exerce-toi à la piété », tel est le message de Paul à Timothée…

Louis-Michel, que je remercie pour ses textes et pour avoir relevé de nombreux défis, nous présentent les première et la seconde lettres de Paul à Timothée. A lire, en complément des textes de Robert publiés le 05 août.

 

Première lettre à Timothée

La Lettre :

Paul est de nouveau sur les routes après sa captivité, il continue ainsi sa mission apostolique. C’est de Macédoine qu’il écrit à son jeune équipier Timothée pour lequel il a une affection paternelle toute particulière. Timothée se trouve alors à Ephèse en Asie mineure.

Le chapitre 1 contient des avertissements au sujet des faux docteurs, puis un témoignage de la grâce de Dieu, enfin une exhortation personnelle à propos de la foi. Le chapitre 2 traite de la prière. Le chapitre 3 entretient le jeune pasteur sur la gouvernance de l’Eglise. Le chapitre 4 est une prise de position sur les doctrines avec quelques conseils à Timothée. Le chapitre 5 s’adresse à diverses personnes importantes de l’église locale. Enfin, le chapitre 6 entretient le jeune homme sur les relations et le combat spirituel.

Le défi :

Ce qui constitue pour moi un défi, c’est d’accomplir mon ministère selon la Parole. Je n’ai plus l’âge de Timothée, mais je peux faire miens les conseils de Paul. Je compte bien réétudier de plus près cette épître !

L’impression :

Le plus impressionnant dans cette lettre est sans aucun doute le message précis, doctrinal et pragmatique que Paul réussit à faire passer à son enfant légitime dans la foi ! Seigneur, si je pouvais ressembler à ce Paul !!! Mais Dieu donne à chacun selon le besoin de la mission qu’il accomplit pour Lui !

Le verset :

« Entraîne-toi à rester attaché à Dieu » (1 Timothée 4:7b). Tout dépend de la relation avec Dieu pour celui qui a charge d’église. Est-ce une relation de proximité, affectueuse, pratique ? Que le Saint-Esprit nous accorde une oreille attentive !

 

Seconde lettre à Timothée

La Lettre :

Cette fois, Paul est en prison (1:8). Il écrit donc de Rome. Luc est avec lui. Cette seconde missive est poignante car Paul sent la fin de sa carrière arriver. Il demande à Timothée de venir pour lui apporter ses vêtements d’hiver et ses parchemins. Il parle à Timothée de ses souvenirs, de son présent, et de son avenir proche.

Le défi :

Paul lance des défis à Timothée : la fidélité, l’enseignement, la vérité, la souffrance, les faux docteurs, les discussions vaines, la prédication puisque « Toute l’Ecriture est inspirée … ». Ai-je d’autres défis que cela ? Non. Par contre, je me sens concerné par le thème de la souffrance. J’ai quelque part dans mon coeur un fardeau pour les frères et soeurs persécutés, ceux qui souffrent dans le handicap, ceux qui sont démunis, étrangers, affectés sur le plan moral ou mental … Je ne serai jamais suffisant, mais Dieu me donnera l’équipement, et surtout l’amour, nécessaires.

L’impression :

L’image de la maison au chapitre 2 m’a toujours impressionné. On trouve de tout dans une maison, surtout dans les greniers : des vases d’or et d’argent, des vases de bois et d’argile. Chacun est prévu pour un usage, noble ou vil … Dans la maison de Dieu, divers vases sont utilisés par le Maître. Pourvu que nous soyons des vases nobles, non pour être vus, mais pour la gloire de Dieu, et que tout visiteur puisse apprécier ces vases et leur contenu !

Le verset :

« Je te le recommande solennellement : proclame la Parole  ! » (2 Timothée 4:1-2). Face au Dieu saint, il n’y a aucune autre possibilité. Si l’Evangile nous a saisis, nous ne pouvons faire autrement que de le proclamer !

Question :

Sommes-nous fatigués et désabusé comme le reste de l’humanité ? Ou bien prenons-nous « le taureau par les cornes » pour que « tous les hommes » aient accès à la vie éternelle en Jésus-Christ ?

 

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Initialement paru sur Pep’s café! le 28/02/18

Le Défi biblique de l’été : les Psaumes, par Louis-Michel

« Dans les Psaumes, Je découvre un Dieu du coeur. Et j’apprends sans cesse à m’exprimer librement devant Lui »(Source image : public domain pictures)

Louis-Michel, que je remercie pour son texte et pour avoir relevé plusieurs défis bibliques, nous présentent le livre des Psaumes ou « louanges ».

 

Recueil

Ce « recueil » est composé de 150 chants ou poèmes chantés hébraïques où la figure de style du parallélisme est privilégiée. Leurs auteurs sont divers : Le roi David, Salomon, les fils de Qoré, Asaph, Héman, Etân, Moïse … Les Psaumes sont le reflet du coeur des poètes hébreux vis-à-vis de Dieu dans leurs sentiments, leurs émotions, leurs expériences, leurs détresses et tant d’autres choses comme des questions insolubles …

Défi

J’aime la poésie, je la lis, je l’écris. Quand je me plonge dans les Psaumes, je n’en sors jamais indemne. J’ai l’impression que la main de Dieu prend la mienne et me tire vers des lieux élevés. J’y découvre un Dieu du coeur. Et j’apprends sans cesse à m’exprimer librement devant Lui. Le livre des Psaumes me ramène sans cesse au Dieu Tri-Un Père, Fils, et Saint-Esprit. C’est mon livre de prière. C’est aussi mon plus agréable loisir.

Interpellation

Quand j’étais petit enfant, je craignais Dieu. En grandissant, je me suis révolté, et je l’ai bousculé. En me penchant sur les Psaumes après ma conversion, j’ai été véritablement bluffé, car j’avais l’impression de me voir en train de les écrire et de les chanter.

Verset

« De belles paroles bouillonnent dans mon coeur. Je dis que mon oeuvre est pour le roi. Oh! que ma langue soit comme un habile écrivain. » (Psaume 45:2). Ce texte était écrit pour le roi. Je dis que mon roi, c’est Jésus-Christ, et je désire ardemment que mes paroles soient des signes d’adoration.

Questions

Notre louange en famille ou en église est-elle un psaume qui adore Dieu ?

Notre lecture des psaumes nous pousse-t-elle à renouveler notre vie de prière ?

Notre compréhension des psaumes nous donne-t-elle l’envie d’en savoir plus sur le coeur de Dieu ?

le Défi biblique de l’été : l’Evangile selon Matthieu, par Joël

« Saint Matthieu écoutant l’ange lui dicter le Nouveau Testament » par le Caravage (Première version, 1602. Refusée par les commanditaires du tableau, détruit en 1945)

Joël, que je remercie pour son texte et pour avoir relevé plusieurs défis bibliques, nous présente l’Evangile selon Matthieu, un livre qui annonce la Bonne Nouvelle de la venue du Règne de Dieu, lequel concerne tous les domaines de la vie…

 

Quel est ce livre ?

Matthieu, un des douze apôtres de Jésus, écrit cet Évangile, soigneusement construit, pour montrer à ses destinataires juifs que Jésus est bien le Messie, le Fils de David, l’héritier des promesses d’Abraham tant attendu par son peuple. Jésus est venu prêcher le royaume de Dieu et annonce un changement majeur : il va bâtir son Église, un nouveau peuple racheté, sur la révélation de sa personne et son œuvre à la croix.

En quoi la lecture de ce livre représente un défi pour moi ?

Matthieu est à la charnière entre l’Ancien et le Nouveau Testament et emprunte à la fois à l’ancienne et à la nouvelle alliance. Parfois je peux appliquer certains versets directement dans ma vie ; à d’autres occasions, je dois prendre en compte le contexte juif et temporaire de la période où Jésus vivait sur la terre pour bien interpréter certains textes.

Qu’est-ce qui m’a bousculé/interpellé/impressionné dans cette lecture ?

Le « sermon sur la montagne », le premier long discours de Jésus dans cet Évangile, comprend de nombreux versets qui me sondent profondément — sur le pardon, la prière, les soucis, les regards impurs, l’amour du prochain, etc. Au lieu de chercher à biaiser en cherchant à les atténuer, je dois me laisser interpeller par la radicalité de cette nouvelle « loi du royaume de Dieu » et tendre petit à petit à la vivre.

Le verset de ce livre qui m’inspire

« Bienheureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux ! » (5.3) L’Évangile est avant tout une « bonne nouvelle » et Jésus débute son premier discours en parlant de « bonheur » ! Ce bonheur est accessible à toute personne qui accepte de reconnaître sa « pauvreté » spirituelle, ses besoins profonds, son incapacité à trouver par lui-même la voie du salut : seul Jésus peut y répondre.

Le Défi biblique de l’été : la lettre aux Colossiens, par Joël

Une lettre qui m’aide à comprendre que le christianisme n’est pas un livre de recettes pour résoudre mes difficultés, mais d’abord une relation avec une personne glorieuse.
(Source : convergence bolcho-catholiques)

Joël, que je remercie pour son texte et pour avoir relevé plusieurs défis bibliques, nous présente l’épître de Paul aux Colossiens, une autre lettre de la captivité adressée à des chrétiens « sous influences ».

 

Quel est ce livre ?

Paul, prisonnier à Rome, écrit à l’église de Colosses qu’il ne connaît pas mais qui a été fondée par un de ses amis. Les chrétiens là-bas sont en danger de s’éloigner de Jésus Christ, sous diverses influences — la philosophie, l’ascétisme, le mysticisme, etc. Alors Paul va leur rappeler la grandeur et la centralité de Christ dans la vie chrétienne.

En quoi la lecture de ce livre représente un défi pour moi ?

Bien souvent, je voudrais que ma « religion » m’aide à résoudre mes problèmes de couple, de famille ou de travail. Paul va évoquer ces sujets, mais vers la fin de sa lettre. Il commence par présenter la majesté de la personne de Jésus Christ. Cette lettre m’aide à comprendre que le christianisme n’est pas un livre de recettes pour résoudre mes difficultés, mais d’abord une relation avec une personne glorieuse. Le connaître mieux est la base pour régler ensuite tous les domaines de ma vie.

Qu’est-ce qui m’a bousculé/interpellé/impressionné dans cette lecture ?

Je suis parfois attiré par des idéologies humaines attrayantes, des idées stimulantes. Mais, comme elles laissent de côté la révélation de Dieu en Jésus Christ, tôt ou tard je découvrirai qu’elles sont « trompeuses et vides ». Or ma foi chrétienne ne me conduit pas à abdiquer toute ambition ou satisfaction intellectuelles, loin de là ! D’où le verset qui suit…

Le verset de ce livre qui m’inspire

« Je désire que leur cœur soit rempli de courage, qu’ils soient unis dans l’amour et enrichis de toute la certitude que donne une vraie intelligence. Ils pourront connaître ainsi le secret de Dieu, c’est-à-dire le Christ lui-même : en lui se trouvent cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance divines. » (2.2-3)

Le Défi biblique de l’été : 1-2 Timothée, par Robert

« Pour bien comprendre le message divin dans les propos personnels de Paul, il faut arriver à se mettre dans les sandales de Timothée » (Source image : public domain pictures)

Robert, que je remercie pour ses textes et pour avoir relevé un double défi biblique, nous présente les lettres de Paul à Timothée, lesquelles nous mettent au défi de veiller à la transmission, d’une génération à l’autre.

 

1 Timothée

Quel est ce livre ?

Le livre biblique portant le titre « 1 Timothée » est la première lettre personnelle qu’a écrite l’apôtre Paul à son fils spirituel, Timothée.  Le livre fait partie des trois livres appelés : les épitres pastorales, les deux autres étant 2 Timothée et la lettre à Tite.   Paul avait laissé Timothée à Ephèse pour qu’il mette de l’ordre dans l’église ; et ceci nous donne un modèle apostolique à faire appliquer dans les églises aujourd’hui.

En quoi la lecture de ce livre représente un défi pour moi ?

Pour moi il y deux défis avec cette lettre à Timothée :

1) on ne peut pas simplement lire la lettre à Timothée ; il faut absolument la mettre à l’étude approfondie.

2) On ne peut pas l’interpréter de la même façon que le reste du Nouveau Testament, car la lettre s’est adressée à une seule personne qui vivait dans un contexte très particulier et qui exerçait un ministère très particulier.  Pour bien comprendre ce que l’apôtre met dans sa lettre, il faut bien connaitre le destinataire.

Quest-ce qui ma bousculé/interpellé/impressionné dans cette lecture ?

Une fois que nous comprenions comment l’interpréter correctement, il est impressionnant de constater comment il s’applique à l’état de l’église d’aujourd’hui.  Je reste convaincu que si les chrétiens d’aujourd’hui cherchaient plus ardemment à vivre selon les principes trouvés en 1 Timothée, l’Eglise sera dans une plus grande maturité.

Le verset de ce livre qui minspire

1 Timothée 3:1 : « Cette parole est certaine: Si quelqu’un aspire à la charge d’évêque, il désire une oeuvre excellente ».

Nous vivons un temps où la grande majorité des chrétiens des consommateurs purs et ne veulent pas payer le prix pour devenir un responsable dans l’église.  Mais l’apôtre nous dit, sous l’inspiration du Saint Esprit, que l’ambition à devenir un ancien/responsable est une « oeuvre excellente ».  Bien qu’il y a un prix à payer ; mais la récompense est encore plus grande.

 

2 Timothée

Quel est ce livre ?

Le livre biblique portant le titre « 2 Timothée » est la deuxième lettre personnelle qu’a écrite l’apôtre Paul à son fils spirituel, Timothée. La deuxième lettre à Timothée est un véritable partage de coeur de la part de l’apôtre Paul.  Il est fort probable que l’apôtre a écrit cette lettre depuis une prison à Rome, peu avant son exécution par l’empereur Néron.  En conséquence, il est possible qu’en lisant cette épitre, on lit les derniers mots de Paul.

En quoi la lecture de ce livre représente un défi pour moi ?

Cette lettre porte tous les signes d’une exhortation paternelle à un jeune homme qui est peut-être tenté de ralentir, ou se détourner de la mission.  Pour bien comprendre le message divin dans les propos personnels de Paul, il faut arriver à se mettre dans les sandales de Timothée. Et quoi que nous n’ayons aucune indication Biblique de l’état actuel de Timothée, on peut déduire certains états de coeur.  Et c’est là le défi.

Quest-ce qui ma bousculé/interpellé/impressionné dans cette lecture ?

La chose qui m’interpelle énormément c’est la souffrance de l’apôtre vers la fin de sa vie.  Il est en prison, et au fond du coeur, peut-être, il sait qu’il n’en serait délivré que par la mort.  Tout le monde l’a abandonné, à part Luc.  Et il veut voir son fils, si possible, avant l’hiver ; pourquoi avant l’hiver ? Probablement parce qu’il est sûr de ne pas pouvoir le survivre.

Le verset de ce livre qui minspire

On peut apprendre beaucoup de quelqu’un par les choses il dit juste avant de mourir.  Paul dit à Timothée : Les choses que tu as entendu de moi en présence de beaucoup de témoins, confie-les aux hommes fidèles, qui soient capable de les enseigner aussi à d’autres. (2 Timothée 2:2)  Voici l’apôtre qui nous a donné la révélation de la grâce, la révélation de la justification par la foi, et non par la circoncision, la révélation de l’église glorieuse, la révélation de la résurrection des morts, et beaucoup d’autres révélations.  Quel est son souci principal avant de quitter cette terre : trouver les hommes fidèles capables d’enseigner l’évangile du Royaume de Dieu.

Le Défi biblique de l’été : la lettre aux Philippiens, par Pierre-Louis

Une lettre dont le message m’encourage à sonder en moi quelle valeur j’attache à l’œuvre accomplie par Jésus-Christ pour moi…(Dans l’original, en un seul mot, ce dernier cri de Jésus à la croix : « Tetelestai » ! « Tout est accompli ! »)

Pierre-Louis, que je remercie pour son texte et pour avoir relevé le défi biblique, nous présente l’épître de Paul aux Philippiens, une lettre dite de la captivité, très personnelle et particulièrement affectueuse.

 

La Lettre aux Philippiens a été rédigée par l’apôtre Paul en prison entre l’an 56 et 61. Elle s’adresse à l’église de la ville de Philippes, située en Macédoine orientale (Nord-Est de la Grèce actuelle).

L’épicentre du message de Paul envers l’Eglise de Christ est la connaissance de la personne de Jésus-Christ, de Son œuvre accomplie à la Croix, révélée au monde par Son Eglise à cause de l’Esprit qu’elle a reçue.

Nous retrouvons ces thèmes dans la Lettre aux Philippiens :

  • Le fondement de la révélation accordée à Paul (Ph 2.5 à 2.11)
  • L’impact irréversible de cette révélation sur sa vie (Ph 1.12 à 1.26 | 3 à 3.14)
  • L’encouragement pour tous les croyants à marcher dans la vérité du message de l’Evangile (Ph 3.15 à 4.1)

Paul adresse spécifiquement à l’église de Philippes un remerciement pour l’avoir soutenu financièrement dans sa mission, un encouragement à persévérer à la croissance de l’Evangile de Jésus-Christ, et diverses recommandations pour tenir ferme et marcher dans la vérité du message de l’Evangile.

Cette lettre met ma foi au défi lorsque Paul qui souffre de grandes épreuves, me dit de me comporter comme son imitateur (Ph 3.17). Car le message de Paul jaillit aussi dans ce qu’il n’exprime pas : la douleur de la persécution, de la calomnie, de l’abandon des hommes.

Cela me fait réaliser qu’à la place de Paul, l’incrédulité aurait pu me pousser à confesser une position de victime vis-à-vis du monde, de Satan, ou même de moi-même. Paul, lui, se refuse à subir ses épreuves et reconnait la grâce de Dieu qui le fait tenir ferme. Et s’il souffre ces épreuves avec joie, c’est en raison de son espérance, par laquelle il détient l’assurance de n’avoir honte de rien devant Dieu et devant les hommes (Ph 1.19 à 20).

Son message m’encourage à sonder en moi quelle valeur j’attache à l’œuvre accomplie par Jésus-Christ pour moi, puis à jauger véritablement quel sérieux ou quelle importance j’accorde à me soumettre à Sa volonté pour moi.

Philippiens 2.5 à 11 : Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ, lequel, existant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu, mais s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblables aux hommes ; et ayant paru comme un simple homme, il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix. C’est pourquoi aussi Dieu l’a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père.