La Déconstruction de l’homme : un ouvrage collectif sur les enjeux du transhumanisme

« La Déconstruction de l’homme » : un livre écrit par des chrétiens, qui n’est pas destiné aux seuls chrétiens, mais « aux hommes et femmes de bonne volonté »…

Alors que nous venons de fêter l’incarnation de Dieu, lequel s’est exposé et abaissé en se faisant homme et en demeurant parmi nous, à l’occasion de Noël, « La Déconstruction de l’homme » est un livre événement réjouissant.

Il s’agit d’un ouvrage collectif sur les enjeux du transhumanisme (l’homme voulant « s’augmenter » par la technologie et « se faire Dieu », avec une seule loi : « No limit » ), réalisé – c’est une première – à l’initiative et sous la direction d’un évangélique, Eric Lemaître(1), socio-économiste et auteur principal associé à d’autres contributeurs. Commencé en 2016 et achevé en 2017, il est paru aux Editions La Lumière le 12 octobre 2018. 

Eric, avec lequel je suis entré en contact l’an dernier, grâce à Alain Ledain, un ami commun, me l’a gracieusement offert : qu’il en soit remercié !

Ce livre, écrit par des chrétiens, n’est pas destiné aux seuls chrétiens, notamment ceux fascinés par la technologie, mais « aux hommes et femmes de bonne volonté », interpellés par des enjeux contemporains non pas « moraux » mais d’une question de vie ou de mort : la nature et l’avenir de l’homme, créé à l’image de Dieu !

L’ouvrage traite premièrement des « fondements philosophiques de la Déconstruction », avant d’aborder « les révolutions de la Déconstruction » (révolutions anthropologique, sociétale, économique, technologique, écologique), pour terminer par des « conclusions et perspectives »(2).

Le livre « La Déconstruction de l’homme », stimulant par la réflexion qu’il suscite, « n’est pas original en soi » (de l’aveu d’Eric Lemaître) quant à la thématique traitée, puisque des dizaines d’ouvrages ont déjà été publiés sur le sujet. La dimension inédite du livre tient à cette lecture collective et plurielle (pluridisciplinaire) du phénomène, impliquant plusieurs auteurs chrétiens issus des mathématiques, de la physique, de la génétique, de la socio-économie et de la philosophie. Il apporte aussi une réflexion théologique particulièrement poussée, soulignant à quel point les Écritures bibliques nous éclairent sur la condition de l’homme (post)moderne. 

« La Déconstruction de l’homme » nous donne une vision globale d’un phénomène totalisant (puisque « colonisant » l’être humain et son quotidien), montrant en quoi « tout est lié », et pourquoi il n’est pas pertinent de séparer/cloisonner certaines thématiques faisant habituellement l’objet de luttes isolées, qu’il s’agisse de la bioéthique, de la famille et du mariage, du numérique, de l’économie, de la consommation et de l’écologie. 

Ce livre bienvenu, d’un auteur « éveilleur des consciences », nous invite également à questionner la notion même de « progrès » et de ce qui est souhaitable et juste, à l’heure où il semble possible à l’homme « de tout faire » pour dépasser sa finitude. En cela, il dénonce fort à propos toute tentative et illusion de manipuler et de fuir le réel. A ce sujet, ne manquez surtout pas le magnifique texte d’Alain Ledain contenu dans l’ouvrage et intitulé « Renoncer à la toute-puissance et plaider pour la fragilité ». 

Toutes ces « révolutions de la Déconstruction » de l’homme sont bien inquiétantes, vu qu’il s’agit là, non d’une perspective pour demain, mais bien la réalité d’aujourd’hui. Mais comme l’explique Eric Lemaître, lors d’un entretien exclusif paru sur ce blogue, il nous est encore permis d’espérer. Son « livre n’est pas pessimiste », puisqu’« il offre au contraire une feuille de route pour ne pas subir le diktat imposé par la domestication engagée par les idéologies et les objets numériques, qui redéfinissent et remodèlent l’homme, conditionnent aujourd’hui notre existence ».

A noter ce curieux procédé, à savoir les interventions de l’éditeur sous forme de « Notes de l’éditeur » en bas de pages, exprimant « des nuances » et « (modulant) les convictions de l’auteur ». Certes, lesdites « nuances » ont été prises en compte par Eric, lequel tient à favoriser un débat constructif. Néanmoins, ces commentaires critiques – certains utiles, pertinents et éclairants – nous ont paru être de nature à rationaliser et à relativiser les propos d’Eric Lemaître, principalement sur les questions du réchauffement climatique. Une situation paradoxale, vu que « l’éditant » (ou l’éditeur) devrait normalement s’effacer derrière l’(auteur) édité !

Ceci dit, ce constat n’enlève en rien à la qualité de l’ouvrage, particulièrement recommandable. L’important étant avant tout le texte, sans la glose de l’éditeur, il appartient au lecteur de se laisser interpeller et de se forger sa propre opinion. L’important aussi, de l’aveu d’Eric, est de faire vivre un livre sans cesse « en mouvement »(3), en nourrissant des rencontres – du lecteur à l’auteur et inversement – « pour témoigner, interagir et incarner une véritable relation de face à face ».

Bref, prenez le temps de lire ce livre, qu’il est possible de se procurer à cette adresseSans oublier l’essentiel : prendre le temps de discuter ensemble des enjeux soulevés et d’agir de manière concrète et cohérente, selon de ce que nous aurons compris.

 

 

Notes :

(1) Eric est auteur de plusieurs autres ouvrages co-écrits avec Alain Ledain et d’autres auteurs : « Masculin et/ou Féminin : Peut-on choisir » publié en 2014 par la maison d’Editions FAREL et « Vers une société d’Uniformisation » publié par Ethique Chrétienne en 2015 qui préfigurait la sortie de l’essai « La Déconstruction de l’homme ». Il a contribué à plusieurs blogues (« Ethique sociale chrétienne », « Phileo-sophia »…) et anime actuellement son propre blogue « la déconstruction de l’homme » (partenaire avec Pep’s café) depuis juin 2018

(2) Plan du livre :

Première partie :

Les fondements philosophiques de la déconstruction 

1 – Un monde en mutation
2 – Critique du progressisme
3 – L’apparition du transhumanisme !
4 – Racines philosophiques et théologiques du transhumanisme
5 – Les humus du transhumanisme
6 – Les enjeux de la civilisation transhumaniste
7 – Le transhumanisme, une entreprise de déconstruction spirituelle
8 – Le transhumanisme, une vision et un système totalisants
9 – Le transhumanisme et la doctrine de la création
10 – Le transhumanisme, l’inversion théologique de l’anthropologie chrétienne

Deuxième partie :

Les révolutions de la déconstruction 

La révolution anthropologique 

11 – La révolution anthropologique : le concept de genre et ses conséquences bioéthiques
12 – La France in Vitro ou les États généraux de la bioéthique
13 – La révolution génétique, le nouvel eugénisme
14 – L’Europe a-t-elle enterré ses démons ?
15 – Le transhumanisme ou la fin de la femme ?
16 – La famille, le changement de paradigme

La révolution sociétale 

17 – Transhumanisme et révolution sociale
18 – Vers une nouvelle organisation sociale
19 – Transhumanisme et vision politique, la fin du modèle institutionnel
20 – La société iconoclaste, la nouvelle culture numérique
21 – Les mondes numériques et virtuels deviendront-ils demain des univers occultes ?

La révolution économique 

22 – La nouvelle vision économique du monde numérisé
23 – La dématérialisation de la monnaie, une quadruple menace géopolitique, économique, écologique et sociale
24 – Le culte de la consommation
25 – Babylone, la civilisation du nombre
26 – Serons-nous demain «biopucés» ?

La révolution technologique 

27 – L’avènement de la « singularité » technologique
28 – L’intelligence artificielle et le transhumanisme
29 – L’intelligence artificielle, fascination et déshumanisation
30 – Le fantasme de l’intelligence artificielle consciente
31 – Le « despotisme éclairé » de la technique

La révolution écologique 

32 – Ecologie et transhumanisme

33 – Renoncer à la toute-puissance et plaider pour la fragilité

34 – Vision sociale et économique dans une perspective biblique

 Conclusion et perspectives 

 

(3) A noter qu’une deuxième édition est en cours incluant de nouveaux chapitres, notamment une troisième partie qui s’intitulera « Alternatives » avec toute une réflexion sur l’économie de proximité et l’écologie repensée. La deuxième édition intégrera également une note de lecture pour présenter la nouvelle édition et permettre la digestion de l’essai, la bonne compréhension touchant à l’articulation de l’ouvrage en trois parties (Les fondements philosophiques du transhumanisme, les quatre révolutions transhumanistes et enfin une dernière partie consacrée aux solutions et à la nécessité de faire résilience face au monde des objets numériques). Le livre sera à nouveau préfacé par le philosophe Bertrand Vergely, lui même spécialiste du transhumanisme… Plus d’informations ici.

De qui est cette effigie ?

De qui est ton effigie ? De la réponse à cette question dépend ta destinée ! (« Denier de Tibère », empereur romain à l’époque de Jésus)

« Ils lui présentèrent un denier. (Jésus) leur demanda : de qui sont cette effigie et cette inscription ? » (Matt.22v20)

« Puis Dieu dit : faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance » (Gen. 1v26)

« De qui est cette effigie ? »

C’est par cette question que Jésus réussit à déjouer ses ennemis qui voulaient le prendre en défaut. Il trancha ainsi la question du tribut à payer. Cette question et le principe qui en découle peuvent être appliqués d’une façon plus générale et universelle. Et nous pouvons l’appliquer encore davantage à l’homme lui-même.

L’image de ce qu’il est, et de ce qu’il représente doit décider de sa destinée. Il a été créé à l’image de Dieu et lui appartient. Il a été créé pour prier Dieu »(1).

Quel rapport entre le fait de « représenter Dieu » et la prière ? Nous le saurons mercredi prochain !

 

 

 

Note :

(1) « De qui est l’effigie ? » IN Andrew Murray. Voici comment vous devez prier : méditations sur la prière. Distributions Évangéliques du Québec, 1982, p 105.

 

L’action du mois : soyons « des hommes de la Parole et de parole » (2)

Il n’est jamais trop tôt pour devenir « un homme de la Parole » !

Cette « action du mois » est en réalité celle de toute l’année !

Chers frères, encourageons-nous encore, cette année, à être premièrement des hommes de la Parole, surtout quand il peut paraître anti-spectaculaire d’étudier, méditer et partager la Bible seul ou en groupe.

Puissions-nous déclarer, à l’instar d’Adolphe Monod(1802-1856), que toutes nos recherches et nos études, « soit de l’Ecriture, soit de notre propre cœur, et que toutes les discussions [sur les forums ou IRL] relatives à l’inspiration et l’autorité divine de la Parole de Dieu », n’auront fait que nous « confirmer dans la conviction inébranlable » que « quand l’Ecriture Sainte parle, c’est Dieu qui parle ! » [Et que Dieu ne cesse pas d’être Seigneur quand Il parle]

« Et que, quand elle proclame sa volonté, la voie du salut, les grandes doctrines du péché, de la grâce du Père, du Fils et du Saint-Esprit, ce qu’elle nous dit n’est pas moins véritable et moins assuré que si le ciel s’ouvrait au-dessus de nos têtes en cet instant, et si la voix de Dieu retentissait comme autrefois en Sinaï, nous disant les mêmes choses »(1).

Jérémie disait : « J’ai recueilli tes paroles, et je les ai dévorées; Tes paroles ont fait la joie et l’allégresse de mon coeur; Car ton nom est invoqué sur moi, Éternel, Dieu des armées » (15v16)

Cette Parole de Dieu n’est pas inaccessible – ni trop haute dans le ciel, ni trop bas dans l’abîme – mais « elle est tout proche de nous, dans notre bouche et dans notre cœur, pour que nous la mettions en pratique » (Deut.30v11-14 et Rom.10v8).

De là, soyons aussi des hommes de parole et soyons de ceux qui ont la joie d’aller au bout – et d’achever – ce qu’ils ont commencé. Soyons des hommes à la ressemblance de Dieu, lequel, qui a constaté à chaque étape de Sa création que « c’était bon » (Gen.1v4, 10, 12, 18, 21, 25)et même « très bon » (v31) au final, « a achevé Son œuvre qu’Il avait faite au septième jour ». C’est ainsi qu’ll a pu « se reposer de toute Son œuvre qu’Il avait faite » (Gen.2v2-3).

Soyons confiants qu’Il est aussi puissant pour faire Son œuvre en nous, et qu’Il poursuivra et achèvera ce qu’Il a commencé en nous. Livrons-nous avec espérance à l’action de Sa puissance créatrice !

« Toute Ecriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, pour réfuter, pour redresser, pour éduquer dans la justice, afin que l’homme de Dieu soit accompli, équipé pour toute oeuvre bonne » (2 Tim.3v16-17)

 

 

 

Note :

(1) D’après « L’Ecriture » d’Alfred Monod. Méditation datée du 10/01 et joyau découvert dans ce recueil de méditations journalières commencées depuis début janvier. Le recueil a pour auteur principal Louis-Michel Fillatre, et s’intitule « Une année de grâce » (éditions du Cèdre, 2016)

Les vœux de nouvel an et les 6 ans de PEP’S CAFE

Pour une année « résolument nouvelle », pleine de grâce, de reconnaissance, de sens et de vérité !

Chères lectrices, chers lecteurs, je vous souhaite de passer, de manière résolument « nouvelle », une année 2019 pleine de grâce et de reconnaissance, de sens et de vérité.

Pleine de grâce et de reconnaissance, parce que vous êtes encore en vie à cette heure, et que tout ce que vous avez, vous l’avez en réalité reçu ;

Pleine de sens, d’autant plus que votre horizon- celui des possibles – est encore ouvert, pour vivre de manière réellement libre et féconde ;

Pleine de vérité, pour vivre de manière authentique, « incarnée » et ancrée dans le réel, et non fantasmée, idéalisée ou spiritualisée.

Pour vivre cette année pleinement, de manière résolument « nouvelle », je vous souhaite également de laisser s’approcher de vous Celui qui est « la Parole de Dieu faite chair », « le Véritable » et la Vie éternelle, et « le seul chemin vers le Père », révélant ainsi Dieu comme un Dieu relationnel.

Puissiez-vous considérer cette promesse comme étant aussi la vôtre : « si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle création. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles. Et tout cela vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec lui par Christ, et qui nous a donné le ministère de la réconciliation.…» (2 Cor.5v17-18)

Ceci dit, Pep’s café le blogue vient de souffler ses six bougies aujourd’hui !

Six ans que ce blogue chrétien vous invite, depuis le 09 janvier 2013, à l’heure du café (pour d’autres, ce sera du thé) du matin ou de l’après-midi, à la lecture, la méditation, l’étude et au partage de la Bible, dans un but d’encouragement et d’édification ; et plus largement, à écouter, discerner, réfléchir, comprendre, croire, recevoir, s’ouvrir, discuter, se laisser surprendre…

La vision du blogue reste toujours de casser les cloisonnements habituels entre les sujets, en donnant au lecteur un aperçu de choses qu’il ne soupçonne pas. Et surtout, en l’invitant à découvrir que Dieu est concerné par toutes les réalités de la vie et qu’il n’y a pas de domaine où Jésus-Christ ne régnerait pas. J’espère que ce but est atteint. Et si c’est le cas, n’hésitez pas à exprimer au pied de l’article ce que ce blogue vous apporte régulièrement, au point d’y être fidèle, et ce que vous aimeriez y lire plus souvent.

Dans tous les cas, ce blogue n’aurait pas de sens sans vous, lectrices et lecteurs fidèles : merci à vous, pour vos lectures attentives et bienveillantes, vos « likes », vos commentaires pertinents et constructifs, comme pour vos relais de nos articles que vous avez estimé être les plus édifiants ! Merci notamment à (et j’en oublie certainement ! Pardon d’avance) Anthon, fidèle d’entre les fidèles ; Eric Lemaître, Etienne Omnès et David M. (voir plus bas), Alain Ledain d’éthique sociale chrétienne, Daniel Garneau de Savoiretcroire, Ludivine de « Elle croit » ; mes proches et les « pep’s men » (et les pep’s women) qui me lisent ; Nicolas Fouquet et le SEL France, Franck Meyer et le CPDH et le CNEF pour leur travail de relais…..

En 2018, vous avez particulièrement aimé les articles suivants :

« 20 livres que tout chrétien devrait avoir lu »

« L’Aveugle et le boiteux n’entreront pas dans la maison »

Un protestant-évangélique peut-il « faire le carême » Comment jeûner de façon « non religieuse » mais « biblique » ?

« Ma Parole est comme un feu et comme un marteau qui brise le roc… »

« Vers une éducation sexuelle précoce à l’école ? Comment s’y retrouver ? »

Autre sujet de reconnaissance pour l’année qui vient de s’écouler : les riches rencontres et échanges, divers et variés, particulièrement avec (via Alain Ledain) Eric Lemaître (depuis 2017), animateur de « La déconstruction de l’homme », blogue partenaire de Pep’s café ; mais aussi avec Etienne Omnès (depuis 2017) de Phileo-sophia, Laurent de La Rebellution (que j’ai eu le plaisir de rencontrer « en vrai » cette année), Yannick Imbert (depuis 2016) de Visio Mundus, David M. de « Plumes chrétiennes », et Ruben de BLF éditions (que j’ai eu le plaisir de rencontrer au CEIA de Dammarie-les-lys en 2017 et que je remercie pour ses envois gracieux d’ouvrages, recensés ici). N’hésitez pas à visiter leurs blogues/sites très édifiants.

Enfin, 2018 a également été une excellente année, à ce jour la meilleure, pour le blogue, en matière de visites et de visiteurs, mais aussi en augmentation d’abonnés. Merci à tous ceux qui ont découvert le blogue d’une manière ou d’une autre, qui y sont revenus et restés !

Merci également aux contributeurs occasionnels ou réguliers du blogue, qui nous ont apporté des articles particulièrement enrichissants en 2018 : Louis-Michel (1), un ami et un frère pasteur ; Pierre-Louis (2), un frère et un fidèle « pep’s man » ; et Josué (3), un autre frère en Christ.

Et surtout, merci à « La Pep’sette », ma moitié, qui reste ma meilleure source d’encouragement et d’inspiration, après le Seigneur – à Lui Seul la Gloire !

 

 

Notes :

(1) Auteur de https://pepscafeleblogue.wordpress.com/2018/06/20/mission-impossible-pour-jonas-lecture-suivie-1/  et https://pepscafeleblogue.wordpress.com/2018/06/22/mission-impossible-pour-jonas-lecture-suivie-2/, https://pepscafeleblogue.wordpress.com/2018/10/03/noublie-pas-lessentiel/, https://pepscafeleblogue.wordpress.com/2018/11/28/christ-notre-gardien-lecture-suivie-de-la-lettre-de-jude/ et https://pepscafeleblogue.wordpress.com/2018/11/30/christ-notre-gardien-lecture-suivie-de-la-lettre-de-jude-2/

(2) Auteur de https://pepscafeleblogue.wordpress.com/2018/12/26/la-joie-dune-conscience-pure/, https://pepscafeleblogue.wordpress.com/2018/11/02/de-lunite-en-crise-a-lunite-en-christ-le-defi-des-hommes-reunis-pour-letude-biblique/, https://pepscafeleblogue.wordpress.com/2018/07/04/les-7-samourais-reflexion-action/, et inspirateur de https://pepscafeleblogue.wordpress.com/2018/09/26/laction-du-mois-bien-pratiquer-la-priere-conversationnelle-ou-la-regle-des-3-c/ et https://pepscafeleblogue.wordpress.com/2018/01/19/laction-du-mois-soyons-des-hommes-de-la-parole-et-de-parole/

(3) Auteur de https://pepscafeleblogue.wordpress.com/2018/11/14/strategiquement-votre-david-et-goliath-ou-lhistoire-dune-victoire-annoncee/

 

 

 

Comment bien terminer l’année : avec espérance !

« Soyons plein d’espérance ! »

« Cette espérance, nous la possédons comme une ancre de l’âme, sûre et solide… » (Hébr.6v19)

 

Chers lecteurs, je vous remercie pour votre fidélité et vous souhaite de passer une belle fin d’année 2018 pleine d’espérance. Je vous donne rendez-vous le 09 janvier 2019, pour les 6 ans du blogue…si le Seigneur n’est pas revenu d’ici là !

Profitez notamment de cette pause pour lire – ou relire – les textes suivants, en vous posant les questions essentielles :

Suis-je un « croyant » ? https://pepscafeleblogue.wordpress.com/2018/03/02/en-ce-moment-jecoute-mon-ancre-et-ma-voile-de-david-durham/

Quel est mon regard sur la justice ?  https://pepscafeleblogue.wordpress.com/2015/06/03/notre-regard-sur-la-justice-ou-le-conte-des-balances/

Est-ce que j’obéis immédiatement lorsque Dieu me demande quelque chose ? Est-ce que je mets tout mon zèle pour faire exactement ce qu’il demande ? Pour mieux y répondre, voir « Mission impossible pour Jonas », une étude biblique en deux temps, trois mouvements, qui nous parle du caractère universel de l’Evangile

https://pepscafeleblogue.wordpress.com/2018/06/20/mission-impossible-pour-jonas-lecture-suivie-1/

https://pepscafeleblogue.wordpress.com/2018/06/22/mission-impossible-pour-jonas-lecture-suivie-2/

Et pour finir,

Une histoire connue, où il se passe des choses invraisemblables https://pepscafeleblogue.wordpress.com/2018/04/04/peps-cafe-a-lu-une-tete-de-nuage-et-vu-son-auteur-erri-de-luca/

Une histoire vécue, aux allures de parabole moderne https://pepscafeleblogue.wordpress.com/2017/12/20/la-carte-de-linconnu-celle-que-vous-navez-pas/

Un article disponible jusqu’au 07 janvier, à consulter (avec d’autres) sur le site de la revue Projet : https://pepscafeleblogue.wordpress.com/2018/12/12/lhumiliation-un-sentiment-trop-souvent-ignore/

 

La joie d’une conscience pure

Soyons conscients que notre conscience est un don de Dieu !

Toute nouvelle lecture commence généralement par une nouvelle rencontre : ainsi, lors du CEIA (Centre Evangélique d’Information et d’Action) qui a eu lieu l’an dernier à Dammarie-les-lys, et via Ruben de BLF, j’ai eu le plaisir de faire la connaissance de  Daniel Henderson, des éditions publications chrétiennes. Ce dernier m’a par ailleurs offert « la joie d’une conscience pure »(1), un petit cadeau qui m’a beaucoup touché et que j’ai tout autant apprécié. Depuis, le livre a beaucoup tourné parmi les frères de mon groupe d’étude biblique pour hommes, dans le cadre de mon église locale. Voici ce qu’en a pensé l’un d’eux, mon frère Pierre-Louis, que je remercie chaleureusement pour sa recension : 

« La Joie d’une Conscience Pure », de Kévin De Young (1) est un enseignement concis, structuré et édifiant. La finalité de l’ouvrage est de passer un message clé : notre conscience est un don de Dieu, des plus utiles pour ceux et celles qui décident de la préserver, et de la garder « captive à la Parole de Dieu ». Le lecteur est invité à une compréhension simple de ce qu’est la conscience, « la faculté morale des êtres humains qui évalue ce qui est bon et mauvais » (définition de l’auteur).

Notre lecture démarre par 2 témoignages, celui de Martin Luther, et celui de l’apôtre Paul. Ils nous montrent l’importance de prendre des décisions en accord avec notre conscience, au-delà du jugement porté par les autres. Il est mis en lumière que, pour Luther comme pour Paul, seule la voix de la conscience, qui elle-même doit être captive de la Parole de Dieu lorsque nous vivons en Christ, a autorité pour guider nos décisions. En l’occurrence, ces hommes, par leur conscience, ont été conduit à faire des choix « radicaux » aux yeux de leurs contemporains, qui n’étaient autres, pour eux, que des choix alignés sur leur seule foi en Jésus-Christ.

Ces témoignages ne questionnent pas seulement notre « société contemporaine », mais bien plus encore nous questionnent nous-même, sur un plan personnel. Il n’y a pas à établir de connexion directe entre les choix faits par Paul ou Luther et les circonstances de leurs époques respectives. Au contraire, ces décisions ont tout à voir avec eux-mêmes, eux-mêmes face à la Parole de Dieu. Pour ces hommes, renier leur conscience ne revenait à rien de moins qu’à renier Dieu. Autrement dit, la conscience peut juger nos choix bons ou mauvais, à la lumière de la Parole de Dieu.

En définissant la nature de la conscience (une faculté morale) et son rôle (dire ce qui est bon et mauvais), l’auteur démystifie et dépersonnalise son approche du sujet, en donnant un point de départ commun à tout lecteur. Sur ce socle, nous sommes conduits à explorer les grands rouages de notre conscience, ainsi qu’à « comprendre ce qui ne va pas », lorsque la conscience n’est pas entretenue ou n’est pas prise en compte dans notre rapport au monde et nos prises de décisions. Cette partie pousse le lecteur à considérer d’éventuels manquements dans sa manière de traiter sa conscience, et bien entendu à réfléchir au moyen d’y remédier, pour être réconcilié avec lui-même, et avoir une « conscience pure ».

C’est à ce stade que l’auteur apporte la pierre angulaire de son enseignement : « se détourner du péché et se tourner vers Christ ». En deux mouvements, l’auteur nous exhorte à renoncer à ce qui détraque notre conscience (le péché) pour accepter ce qui l’édifie (la relation avec Dieu).

Comment être indulgent avec soi-même sans pour autant être complaisant avec notre péché ? L’auteur apporte une fois de plus le témoignage de l’apôtre Paul, qui semble nous dire « Je peux me tromper, mais autant que je sache, je marche avec le Seigneur ».

Quant à moi, je retiendrais de ce livre que garder et préserver sa conscience revient à s’aimer soi-même, à aimer son prochain et à aimer Dieu en obéissant à sa Parole. Mis en lien avec l’écrit de Paul aux Ephésiens (Ep 2 : 19-20), nous comprenons également de quel fondement il s’agit d’édifier sa conscience : « celui des apôtres et prophètes, Jésus-Christ lui-même étant la pierre angulaire ».

Selon la suite du même passage (v. 21-22), partant du principe que nous sommes édifiés sur le fondement de la Parole de Dieu, nous avons aussi la preuve que nous pouvons faire confiance en notre conscience, car l’Esprit de Dieu habite en nous et notre conscience nous retransmet sa voix.

Ce livre m’aura également aidé par son positionnement. L’objectif de l’auteur n’est ni de relativiser le péché, ni de faire culpabiliser le lecteur. Il ne se met pas à la place de notre conscience, mais nous invite à écouter la nôtre. Ainsi naît dans notre cœur le désir de maîtriser « l’art se détourner du péché, pour se tourner vers Christ ».

 

Note :

(1)« La joie d’une conscience pure : l’art de se détourner du péché pour se tourner vers Christ », par Kévin De Young. Impact, 2017. Se le procurer ici ou dans toutes les bonnes librairies chrétiennes.

Pour un Noël vraiment « joyeux » : laissons Dieu nous rejoindre

Dieu vient vers toi, en Jésus : sera-t-il chez lui chez toi ?

« Noël repose sur une conviction et non un anniversaire »(1), car il est certain que Jésus n’est pas né un 25 décembre. Certes, reprise d’une fête païenne (la fête de Mithra, la fête de la lumière et du soleil), Noël est bien une fête chrétienne, puisqu’elle célèbre l’incarnation de Dieu, « qui quitte sa zone de confort céleste » pour, non pas juste « passer la soirée » ou « le week-end » avec nous, mais pour habiter parmi nous (Matt.1v23, Jean 1v14).

Nous nous souvenons à cette occasion que Dieu nous a aimé le premier, en décidant de nous rejoindre en se faisant homme – et passant ainsi par toutes les étapes de la vie – naissance (non dans un palais mais dans une mangeoire – il a failli naître dehors ! cf Luc 2v7), enfance, vie adulte… pour venir rétablir la relation brisée par le péché. « C’est Dieu, qui en Christ, réconcilie le monde avec Lui-même » (2 Cor.5v19).

Alors, plutôt que de chercher à rejoindre Dieu, laissons donc Dieu nous rejoindre -et nous surprendre – en cette occasion festive. C’est ainsi que notre Noël célébré ensemble sera vraiment « joyeux » !

 

 

 

Note : 

(1) Voir sur ce « blog vraiment net ».

Peut-on être un « chrétien en colère » ?

Pour une juste et bonne compréhension (et expérience) de la colère, laquelle est premièrement notre colère…

« Chrétien en colère » de David Powlison (1) est un édifiant anti-manuel de développement personnel. Il traite de la colère [laquelle est en réalité notre colère], avec ses nuances – irritation et amertume – et nous explique « ce que Dieu veut en faire ». En cela, il bouscule nos représentations sur ce sujet universel et toujours d’actualité, nous invitant à prendre du recul sur nos propres objections [les « oui mais si… »], qui ne manqueront pas à la lecture de ce livre.

En effet, beaucoup pensent (et les chrétiens les premiers !) que la colère ne peut être que mauvaise et qu’il convient de s’en débarrasser. En réalité, souligne David Powlison, la colère est une capacité que le Seigneur a mise en nous, pour combattre le mal. A nous de l’orienter sur les bons objets et non contre les autres, contre soi ou contre Dieu.

Une pertinente « invitation au voyage » intérieur, voyage d’exploration périlleux [et plutôt long] s’il en est, dans ce livre plus théologique que psychologique : Au final, une meilleure vision du Dieu vivant et véritable, en qui se trouve la puissance de transformer notre propre colère (souvent mal dirigée) à l’image de la Sienne : juste, bonne et parfaite. Plus encore, il nous donne une raison d’espérer et de nous réjouir, puisque la colère aura une fin : « là où il n’y a pas de mal, il n’y a pas de colère » et « partout où l’amour, la joie, [la justice] et la paix règne, il n’y a pas de place pour la colère »(op. cit., p 303).

 

Note :

(1) »Chrétien en colère : ce que Dieu veut faire de votre colère, irritation et amertume »[« Good and Angry : Redeeming anger, irritation, complaining, and bitterness »], de David Powlison. BLF, 2018. Voir sur le site de l’éditeur, que je remercie pour m’avoir envoyé gracieusement le livre.

 

« Viens, toi, règne sur nous » : la leçon de la parabole des arbres (Juges 9v8-15)

« Qui est le chef ? » Une telle demande est le reflet d’un certain état spirituel, comme de (l’in)conscience collective, d’un peuple

« Comment puis-je impacter » est une préoccupation qui peut être légitime, mais susceptible de s’avérer angoissante sur le long terme.

Si vous vous posez, comme moi, ce type de question, voici une étonnante et percutante parabole (ou fable) pour nous. Écoutons :

« Les arbres partirent pour oindre un roi et le mettre à leur tête. Ils dirent à l’olivier : ‘‘Règne sur nous.’’ Mais l’olivier leur répondit : ‘‘Comment pourrais-je renoncer à mon huile, qui me vaut l’estime de Dieu et des hommes, pour aller m’agiter au-dessus des arbres ?’’ Les arbres dirent alors au figuier : ‘‘Viens, toi, régner sur nous.’’ Mais le figuier leur répondit : ‘‘Comment pourrais-je renoncer à ma douceur et à mon excellent fruit pour aller m’agiter au-dessus des arbres ?’’ Les arbres dirent à la vigne : ‘‘Viens, toi, régner sur nous.’’ Mais la vigne leur répondit : ‘‘Comment pourrais-je renoncer à mon vin, qui réjouit Dieu et les hommes, pour aller m’agiter au-dessus des arbres ?’’ Alors tous les arbres dirent au buisson de ronces : ‘‘Viens, toi, régner sur nous.’’ Et le buisson de ronces répondit aux arbres : ‘‘Si vous voulez vraiment me sacrer roi et me mettre à votre tête, venez vous réfugier sous mon ombrage. Sinon, un feu sortira du buisson de ronces et dévorera les cèdres du Liban. (Juges 9v8-15)

« Les Arbres partirent pour oindre un roi et le mettre à leur tête… » (v8)(1). Une bien drôle d’idée, d’ailleurs : pourquoi les arbres chercheraient-ils un roi, alors qu’ils sont heureux et libres ?

Pas fous, ceux qui sont sollicités refusent, ayant d’autres priorités que « d’aller planer sur les arbres » : 

L’Olivier, parce qu’il ne veut pas renoncer à « son huile, qui lui assure les hommages [ou l’estime] de Dieu et des hommes »  (v9) ;

Le Figuier, parce qu’il ne veut pas renoncer à « sa douceur et à son excellent fruit » (v11) ;

La Vigne, parce qu’elle ne veut pas renoncer à son vin, « qui réjouit Dieu et les hommes » (v13).

Ces trois arbres, absolument essentiels dans la Palestine de l’époque, sont conscients de ce qu’ils auraient le plus à perdre en acceptant une telle demande. Ils sont unanimement soucieux de servir et non d’être servi (Marc 10v45) – et encore moins d’asservir – et « de porter beaucoup de fruits », non pour eux mêmes mais pour le bien de tous, la joie et la gloire de Dieu (cf Jean 15v8).

Un seul accepte sans hésiter de « régner sur les arbres » : le buisson d’épines !(v15). Celui-ci n’a que « le refuge de son ombrage » à proposer à ceux qui veulent bien, « de bonne foi »(rire), l’oindre pour leur roi. Son seul « fruit » est un feu destructeur pour ceux qui estimeront que ses ordres sont des options discutables. « There is no alternative » : « acceptez ma domination totale ou mourez », tel est la condition (et la loi impitoyable) du buisson d’épines. Celui-ci n’a d’ailleurs rien à perdre/ à renoncer, puisqu’il ne porte (et n’apporte) rien.

En fin de compte, nous ne devrions pas nous obstiner à rechercher un homme/une femme providentiel(le) « pour régner sur nous ». Cela ne devrait pas être notre prière. Nous ne devrions pas mieux accepter de « régner » ou « dominer » sur les autres, pour ne pas perdre ce que nous portons de plus précieux : notre fruit, manifestation visible de ce que nous sommes. Le fait que les trois arbres susceptibles d’apporter le plus à la communauté aient refusé « le job » devrait nous alerter sur le caractère vain de cette démarche [4 demandes, la 4ème étant la bonne, alors que les deux premières réponses négatives étaient déjà en elles mêmes éloquentes].

Nous ne devrions pas nous préoccuper de savoir « qui sera (notre) chef ? » [une telle demande et un tel choix sont révélateurs de l’état spirituel d’un peuple] mais plutôt de la manière d’entrer collectivement dans notre appel et notre vocation : vivre un authentique esprit de service, joyeux, doux et paisible, dans l’amour et la confiance, à l’image de notre Seigneur, « le Roi Serviteur »(cf Marc 10v42-45, Luc 22v24-27, Jean 13v12-17), afin de recevoir de ce dernier la seule estime qui vaille : « c’est bien, bon et fidèle serviteur, tu as été fidèle en peu de choses, sur beaucoup je t’établirai ; viens te réjouir avec ton maître » (cf Matt.25v20-23)

 

 

 

 

Note : 

(1) Contexte : le texte de la parabole est tirée du livre des Juges, dans l’Ancien Testament, lequel nous décrit la période d’Israël qui suit immédiatement la conquête de Canaan par Josué. A cette époque, « il n’y avait pas de roi en Israël, et chacun faisait ce qui était bon à ses yeux »(Juges 21v25). Cette période trouble de déclins spirituels est marquée par plusieurs cycles d’abandons de Dieu/idolâtries, entraînant jugements, oppressions et servitudes pour le peuple, livrés aux mains de leurs ennemis.  Seule la repentance à Dieu et l’abandon du mal conduisent à la délivrance et à la restauration, incarnée par l’envoi d’un « juge » (ou « chef »), une personne ayant reçu de Dieu une onction spéciale de libérateur, puis de gouverneur (pour un temps court) d’une ou plusieurs tribus d’Israël.

Cet extrait fait partie de l’épisode de la malédiction de Jotham contre son frère Abimélec. Abimélec est le fils du juge Gédéon, qui avait libéré Israël de la domination du royaume de Madian. À la mort de son père, Abimélec fait tuer tous les autres fils de Gédéon, à l’exception du plus jeune d’entre eux, Jotham, qui parvient à s’échapper. Puis, alors que Gédéon avait déclaré : « Je ne dominerai pas sur vous et mes descendants non plus : c’est l’Éternel qui dominera sur vous » (Juges 8v23), Abimélec se fait proclamer roi de Sichem (ville au centre d’Israël). Cet épisode marque la première apparition du pouvoir royal en Israël et c’est également la première fois qu’une autorité n’est pas consentie par l’Eternel. Face à cette prise de pouvoir d’Abimélec, le jeune rescapé Jotham lance une malédiction du haut du mont Garizim (le mont qui surplombe la ville de Sichem et normalement le lieu d’où sont prononcées les bénédictions cf Deut.11v29)….

 

L’humiliation : un sentiment trop souvent ignoré

« L’Humiliation » : ce n’est pas une simple « question-philo », mais un sentiment trop souvent ignoré…

Puisqu’il est de la responsabilité de chacun de bâtir un monde plus juste, soutenable et solidaire, la revue « Projet »(1) nous partage une sélection d’articles et d’entretiens « pour éclairer l’avenir » et prendre du recul sur le mouvement des « Gilets jaunes », lequel « nous interroge sur le lien entre justice sociale et exigences environnementales ». Tous ces articles sont proposés en accès libre pendant un mois, jusqu’au 07 janvier 2019.

Voici, pour commencer, « Arrêtons l’humiliation ! », un article d’Olivier Abel, professeur de philosophie à l’Institut protestant de théologie de Montpellier (2), d’une troublante actualité, quoique…publié initialement le 17/11/16 : « ….nous sommes très sensibles à la violence comme à l’injustice, et c’est certainement légitime. Mais nous sommes beaucoup moins sensibles à l’humiliation… ». Or, trop de femmes, d’hommes, d’enfants, se sentent régulièrement humiliés. Souvent ignoré, ce sentiment peut entraîner des dégâts considérables : se propager à toutes les sphères de la vie et amener l’humilié à devenir à son tour humiliant. Nos institutions permettent-elles à chacun de trouver sa place ? Une interrogation pressante, à lire ici.

Bonne lecture !

[Sommaire de l’article : « Humilié, j’humilie », « les mécanismes de l’humiliation », « sortir de l’humiliation », « le défi du quotidien »]

 

Notes : 

(1) Laquelle revue propose des alternatives à « Notre projeeet ! »

(2) Voir son site perso, qui présente ses travaux.