« Ne vous conformez pas au monde présent » : lisez Pep’s café! le blogue

Eau turbulente par Daniele Pellati : Suivre le courant, au risque de se laisser emporter…ou vivre à contre-courant ?

« Ne vous conformez pas au monde présent, mais soyez transformés par le renouvellement de votre intelligence, pour discerner quelle est la volonté de Dieu : ce qui est bien, ce qui lui est agréable, ce qui est parfait » (Rom.12v2).

Et puisque vous ne suivez pas « le train (médiatique) de ce monde »(Eph.2v1-5), lisez Pep’s café! le blogue, pour prendre un bain quotidien de ce qui est la vérité et la réalité : c’est Christ qui entraîne l’ennemi vaincu dans son cortège triomphal. En effet, Christ « a dépouillé les dominations et les autorités, et les a livrées publiquement en spectacle, en triomphant d’elles par la croix » (Col.2v15). Christ règne. Et son règne commence dans ce domaine de ta vie où il ne règne pas encore.

« Souviens-toi…que tu es un homme libre ! »

Initialement paru le 05 février 2013 et à nouveau publié, en cette période de « Pessah » (Pâque).

Le premier empereur chinois Chi Hoang Ti (260-210 av JC) se rendit célèbre en faisant construire la fameuse grande muraille de Chine.

Ce que l’on sait peut-être moins, c’est qu’il fit d’abord brûler tous les livres publiés antérieurement à son règne, à l’exception des ouvrages « pratiques », tels les traités de médecine, d’agriculture et de divination .

Cette stratégie redoutable, qui vise à asservir un peuple tout en cherchant à effacer le passé et l’histoire,  n’est pas vraiment nouvelle. En effet, le livre de l’Exode nous apprend qu’au temps où le peuple d’Israël, installé en Egypte depuis Jacob, se multiplia au point d’en remplir le pays(1v7), il s’éleva un nouveau pharaon. Celui-ci « n’avait point connu Joseph »(Ex.1v8), qui avait pourtant sauvé l’Egypte de la famine(Gen.41). Se sentant donc menacé par un peuple qui, jusque-là, fut une bénédiction pour l’Egypte, ce pharaon décide de recourir à la ruse, afin d’empêcher Israël de continuer de grandir et de prospérer au milieu des égyptiens(Ex.1v9-10) : il commence par réduire le peuple d’Israël en esclavage, l’accablant de corvées(v11, 13-14), avant d’ordonner la mise à mort de tous les premiers-nés mâles des israélites !(v15-16, 22)

Un enseignement pour chaque nouvelle générationEnfant par Alejandro Lizardo

Un enseignement pour chaque nouvelle génération
Enfant par Alejandro Lizardo

Il est possible de tirer de ce récit une application spirituelle et personnelle, pour chacun de nous encore aujourd’hui. Parce que les chrétiens, supposés « être dans le monde, sans être du monde » (Jean 17v11,14-16), constituent « le sel de la terre » et « la lumière du monde »(Matt.5v13-16), l’ennemi de nos âmes, utilise les mêmes ruses que ce pharaon d’Egypte :

Etouffer toute conscience d’identité en Christ, en occupant les esprits aux affaires-parfois légitimes- de ce monde(lire Matt.13v22). On parle de la spirale « métro-boulot-dodo » qui ne laisse plus  guère le temps de se consacrer à son conjoint et à ses enfants, encore moins de développer notre intimité avec Dieu.

Effacer le témoignage de Dieu, de Christ, rendu sur Terre(Lire Jér. 11v18-19 et Ps.83v2-4). La mort des nouveaux-nés(voir le crime d’Hérode, en Matt.2v16), et la tentative du roi de Sodome, en Gen.14v21(« prends les biens et laisse-moi les personnes » ) nous parlent de la menace que fait peser l’ennemi sur la jeune génération et les enfants, afin d’ empêcher ceux-ci de connaître Jésus-Christ et d’être de futurs témoins pour Lui. Pensons également aux projets, aux appels du Seigneur, qui peuvent être étouffés par d’autres « priorités »…

Face à un ennemi qui s’efforce d’étouffer et d’effacer, il est intéressant de constater, qu’à l’inverse, Dieu juge essentiel de nous exhorter de ne pas oublier, tout en nous commandant de nous souvenir. Une exhortation qui peut paraître étrange, tant la logique serait de regarder vers l’avenir et non vers le passé.

N'oublie pas ton ancien état !Pieds dans les chaînes par George Hodan

N’oublie pas ton ancien état !
Pieds dans les chaînes par George Hodan

1)Ne pas oublier…« Seulement, prends garde à toi et veille attentivement sur ton âme, tous les jours de ta vie, de peur que tu n’oublies les choses que tes yeux ont vues, et qu’elles ne sortent de ton cœur… »(Deut.4v9 et v23). Dans le Pentateuque, Dieu  rappelle constamment la délivrance d’Egypte à son peuple. Le décalogue commence ainsi : « Je suis l’Éternel, ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte, de la maison de servitude » (Ex.20v1-2). De ce rappel de la libération semble découler tout le reste des commandements de Dieu(v3-17) : Dieu nous rend libres et nous offre la possibilité de vivre dans la liberté une nouvelle relation avec Lui. Dans ce cadre, il s’agit pour le peuple de ne pas oublier « d’où il vient » et « de qui il tient » le bon pays où il s’est installé, afin de vivre cette libération.

a)D’où l’on vient : pour le peuple d’Israël, ne pas oublier son passé d’esclave permet de ne pas retomber dans l’esclavage. En effet, oublier ce qu’avait été la vie en Egypte et ne retenir que ses « plaisirs »(« Le poisson, les concombres, les melons…» cf Nombres 11v5), c’est perdre de vue combien la servitude y était dure. De même, pour nous chrétiens, se voiler la face concernant le vrai visage d’un monde sans Dieu fait paraître ce dernier bien plus séduisant. A l’inverse, ne pas oublier notre nature pécheresse permet de « mieux nous voir » pour mieux réaliser que nous avons besoin quotidiennement de Dieu. La confession de nos manquements est ainsi le préalable nécessaire au maintien d’une communion saine et véritable avec le Seigneur (Lire1 Jean 1v6-9).

b)De qui l’on tient le pays promis : Le peuple introduit dans le pays promis devait se garder de ne pas oublier Dieu, une fois dans l’abondance : « Lorsque tu mangeras et te rassasieras, garde-toi d’oublier l’Éternel, qui t’a fait sortir du pays d’Égypte…»(Deut.6v12-14) Il devait se souvenir que les bénédictions ne dépendaient pas de son travail, puisqu’il était entré en possession d’un pays cultivé déjà depuis des siècles par d’autres. Parce que l’on a pu être richement béni, on court le risque de se focaliser sur les seuls dons et d’oublier le donateur. Oublier que Dieu tient et a tenu ses promesses, c’est non seulement perdre de vue la fidélité de Dieu à notre égard, mais aussi faire preuve d’infidélité envers Lui.

En nous exhortant « de ne pas l’oublier », Dieu nous commande également « de nous souvenir » de Lui, parce que :

 

....et souviens-toi que tu es un homme libre !Heureux l'homme par Anna Langova

….et souviens-toi que tu es un homme libre !
Heureux l’homme par Anna Langova

2) Se souvenir conduit à la liberté : en effet, le souvenir n’a pas pour seul but de nous concentrer sur le passé d’esclave,  c’est aussi un regard vers l’avenir. Il nous permet de vivre le présent, en homme libre que nous sommes devenus. Se souvenir conduit aussi, surtout, à garder une relation réelle et intime avec celui dont on se souvient, et de mettre en pratique ce qu’il dit. Pour nous, chrétiens, cela implique, au quotidien, de :

a) Se souvenir de notre libérateur et de son œuvre rédemptrice.

Déjà, l’israélite, béni dans ses récoltes, devait rappeler à la fois son passé d’esclave et la puissance divine qui l’avait délivré pour l’introduire dans le bon pays promis, avant d’offrir à Dieu les prémices de ses récoltes(Deut.26v1-10). De même, pour nous aujourd’hui, il s’agit de nous souvenir que notre nouvelle vie n’a été rendue possible uniquement parce le Seigneur Jésus a expié notre péché à la croix. Dans ce cadre, la célébration de la Sainte Cène a cette importance : tout en nous souvenant de la personne de Christ, de son œuvre expiatoire à la croix et de sa résurrection(1 cor.11v23-26), nous lui exprimons notre reconnaissance, en Lui rendant gloire, et manifestant notre désir de le suivre.

b)Se souvenir de « qui nous sommes en Christ »

Il est possible de perpétuer un souvenir sans que cela soit une réalité pour nos vies. Ainsi, dans Jean 8v31-47, lors du dernier jour de la fête des tabernacles, le Seigneur Jésus promet la liberté à ceux qui ont cru en Lui (v31-32).  Cette merveilleuse promesse provoque une violente réaction de rejet de la part des juifs, pourtant croyants mais oublieux de leur passé d’esclaves, alors qu’ils vivaient sous domination romaine et qu’ils célébraient justement la fête de leur libération !(v33) Se souvenir sans application réelle et concrète dans nos vies, c’est courir le risque de voir ce souvenir « tourner à vide », du fait de la perte de son sens et d’un aveuglement sur notre propre état spirituel.

A l’inverse, un véritable souvenir qui a du sens entraîne à vivre les conséquences pratiques de la mort et de la résurrection de Christ.  Nous sommes conduits, une fois libéré de l’esclavage du péché, à prendre conscience de notre identité en Christ(nous sommes « morts et ressuscités»…« une nouvelle création », selon Rom. 6v6 et 2 Cor.5v17), et donc à marcher constamment, par la foi, dans cette liberté, à agir en conséquence, par la nouvelle vie qu’Il nous a donnée :

 « C’est pour la liberté que Christ nous a affranchis. Demeurez donc fermes, et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude »(Gal.5v1) 

Quel est le premier livre à lire en tant que chrétien ?

« Lire de vrais livres – et surtout LE Livre des livres – nécessite une certaine humilité – et de l’écoute – de la part du lecteur ! » (Source image : public domain pictures)

Voici une question qui revient souvent, conduisant certains internautes sur ce blogue : « quel est le premier livre à lire en tant que chrétien ? » Réponse : La Bible, bien sûr !

Certes, mais comment débuter avec ce livre qui peut rebuter ? Car la Bible n’est pas « un livre » (comprendre : « comme un roman », qui se lit du début à la fin), mais une véritable bibliothèque !Voici donc quelques pistes pour débuter un parcours avec LE livre des livres, lequel comprend deux parties : l’Ancien Testament et le Nouveau Testament : 

Tout d’abord, être chrétien, c’est comprendre toute la Bible, la Parole de Dieu, à partir de ce que Jésus a fait pour nous, les humains. En toute logique, votre première lecture sera donc un Évangile [« la bonne nouvelle » ou « la meilleure des nouvelles »], un récit de la vie de Jésus. On trouve quatre Evangiles dans la Bible, au début du Nouveau Testament : les Evangiles selon Matthieu, Marc, Luc et Jean. Marc est généralement recommandé en premier : il est assez court, contient peu de discours de Jésus et beaucoup d’actions. Il entre d’emblée dans le vif du sujet, sans parler de la naissance de Jésus. C’est pourquoi il peut frustrer celui qui « en veut plus ». L’évangile selon Jean se démarque des trois autres par son approche particulière, laquelle peut surprendre. On dit aussi que c’est l’évangile de l’amour. Son auteur – un témoin de la vie, de la mort et de la résurrection de Jésus- précise son intention de développer la foi de ses lecteurs et pars du principe que les principaux événements de la vie de Jésus-Christ sont déjà connus de ces derniers. Je le recommanderai donc en second. C’est ainsi que Matthieu (écrit par un autre témoin de Jésus, qui contient pas mal de paraboles ou histoires racontées par Jésus) ou Luc sont probablement de meilleurs points de départ.  Cet évangile, écrit par un médecin et un historien, est d’ailleurs le plus complet qui soit de la vie de Jésus. 

Les épîtres (ou lettres) du Nouveau Testament exposent le contenu de la foi des premiers chrétiens. Ecrites par les apôtres Paul, Pierre, Jacques, Jean et Jude à des communautés chrétiennes ou à des individus, les épîtres peuvent nous aider à comprendre en quoi la vie, la mort et la résurrection de Jésus peuvent changer notre vie, aujourd’hui. Après la lecture des Evangiles, il est possible de commencer par les épîtres les plus courtes [Je recommande, par exemple, les trois petites – mais ô combien fondamentales – lettres de Jean ; puis celles de Paul écrites aux Galates, aux Philippiens – une lettre très affectueuse, avant de lire sa première lettre aux Corinthiens ; et les deux de Pierre, pleines d’espérance], dans une traduction simple, comme la version « Parole de vie », la NFC ou la Semeur.

A ce stade, il est temps d’entreprendre la lecture de l’Ancien Testament, qui raconte ce qui est advenu entre Dieu et les hommes avant la venue de Jésus. Sa lecture est donc importante pour tout chrétien. Je recommande de commencer par la section « des autres écrits » ou « livres poétiques/de sagesse », dont la portée est particulièrement universelle : on y trouve des exemples de prières, avec les Psaumes, ainsi que des conseils pratiques avec les Proverbes (il y en a 31, soit un chapitre par jour de chaque mois) et des réflexions « existentielles » sur le sens de la vie ou l’énigme de la souffrance du juste (Ecclésiaste, Job), mais aussi un beau poème d’amour (Le Cantique des cantiques)….Il est frappant de constater que des textes dérangeants ou pouvant paraître « osé » – tels les interpellations de Job, très éprouvé, ou les cris vengeurs du psalmiste, l’un et l’autre tutoyant Dieu, ou encore le langage intime, franc mais pur du Cantique des cantiques – n’ont pas été « censurés » dans la Bible.
Ensuite, l’on peut enchaîner avec les livres qui nous parlent de la condition de l’homme qui veut vivre sans Dieu (Genèse 1-11), mais aussi de la promesse de Dieu d’envoyer un sauveur pour que l’humain soit réconcilié avec Lui (Esaïe 9 ou 53) ; avant de poursuivre avec ceux qui nous racontent ce que Dieu a fait, à travers les âges, pour appeler, sauver son peuple esclave en Egypte et lui donner des repères nécessaires pour vivre la liberté (l’Exode et le Deutéronome, le livre de la « seconde génération » qui n’a pas connu la sortie d’Egypte).

Pour apprendre comment est né la première Eglise, ou l’histoire de ceux qui ont cru, se sont organisés et ont annoncé Jésus après sa mort, sa résurrection et son ascension, il convient de retourner dans le Nouveau Testament pour lire les Actes des Apôtres, écrit par Luc, qui est la suite directe de l’Evangile du même auteur. 
Enfin, pour toute question sur la fin de l’histoire, le livre de l’Apocalypse est judicieux : le dernier livre de la Bible veut en effet dire, non pas « catastrophe », mais « révélation », celle de Jésus-Christ !  


Le lecture de la Bible n’est pas toujours aisée. Mais vous pouvez humblement demander avec confiance à Dieu, dans la prière, de vous éclairer par son Esprit : il vous sera alors donné de comprendre bien des choses sur Dieu et sur vous-même. Ne vous inquiétez pas de ce que vous ne comprenez pas pour le moment…réjouissez-vous de ce que vous comprenez et n’hésitez pas à rejoindre une communauté chrétienne pour apprendre de vos frères et sœurs dans la foi.

La lecture de la Bible, Parole de Dieu aura probablement deux effets sur vous : car la Bible est avant tout un sujet agissant qui nous interroge, interpelle, console ; c’est par elle que Dieu nous fait découvrir nos limites, donne naissance à la foi et nous oriente dans nos choix de vie. La Parole de Dieu peut « exiger » et « accuser » (nous corriger), ou elle peut « consoler » et « promettre » (nous mettre debout). C’est ainsi que la Bible est « loi et Evangile » : elle nous enseigne ce qui est juste et agréable à Dieu et qui condamne tout ce qui est péché, tout ce qui est contraire à la volonté de Dieu. Elle apprend également à celui qui n’a pas observé la Loi et qui est condamné par elle, ce qu’il doit croire, à savoir que le Christ a expié tous les péchés et a acquis et obtenu pour l’homme, sans aucun mérite de la part de celui-ci, la rémission des péchés, la justice valable devant Dieu et la vie éternelle. 
La Bible est donc « loi et évangile », ou les deux façons de Dieu de s’adresser à l’homme. L’une et l’autre vont ensemble. Car « la loi sans l’Evangile mène soit à la justification par les œuvres, soit au désespoir. L’Evangile sans la loi n’est plus l’Evangile, il est réponse sans question, grâce sans jugement » (D’après Karsten Lehmkühler).

En vous souhaitant tout le bonheur voulu dans votre parcours de lecture !


A lire, ces témoignages de lectrices et de lecteurs de la Bible, chacune et chacun nous parlant de son « livre préféré ».
En parallèle de la Bible, d’autres lectures utiles sont conseillées ici et . Sachant que « tout m’est permis », mais « tout n’est pas utile », « tout n’édifie pas », et « je ne me laisserai pas asservir par quoi que ce soit ». (1 Cor. 6v12 ; 10v23).Le seul livre qui fait autorité en matière de foi et de vie pour le chrétien, et dans lequel Dieu se fait connaître personnellement à moi, lecteur, c’est la Bible, laquelle est « inspirée de Dieu et utile pour enseigner, pour convaincre, pour redresser, pour éduquer dans la justice, afin que l’homme de Dieu soit adapté et préparé à toute œuvre bonne. » (2 Tim. 3 / 16-17).

 

(Inspi pour la structure de cet article : d’après la réponse à une question posée par un internaute sur 1001questions.fr)

« Ce pain vous rappellera que vous avez quitté l’Egypte très vite » (Deut.16v3)

Pessah Matsa par Marina Shemesh

« Au repas de la fête, vous mangerez seulement du pain sans levain. Vous mangerez de ce pain pendant sept jours, et il vous rappellera que vous avez quitté l’Égypte très vite. En mangeant ce pain de misère, vous vous souviendrez pendant toute votre vie du jour où vous êtes sortis d’Égypte ». (Deut.16v3)

Ce samedi soir, 27 mars, débute la fête biblique de Pessah (Pâque), laquelle se déroule jusqu’au dimanche soir 04 avril. A noter que la fin de la fête coïncide avec le jour de la « fête chrétienne » de Pâques.

A l’instar du plus jeune de l’assistance, vous (vous) poserez sans doute cette question : « pourquoi cette fête ? Qu’est-ce que cela veut dire ? »

De là la réponse : cette fête est la Pâque, une fête de la Bible [Exode 115] qui raconte l’histoire d’un passage, d’une sortie et d’une naissance d’un peuple. Ceux qui fêtent la Pâque se souviennent, pour ne jamais oublier, de Celui qui les a fait sortir : « Je suis l’Eternel  ton Dieu, Celui qui t’a fait sortir d’Egypte, du pays où tu étais esclave », du pays où tu étais très à l’étroit et très angoissé (Exode 20v2), pour vivre une vie nouvelle, abondante et débordante.

A l’instar du plus jeune, encore, vous (vous) poserez sans doute cette autre question : « pourquoi mangeons-nous [lors de cette fête] des choses que nous ne mangeons pas d’habitude ? »

Durant le repas de cette fête, l’on mange ce qu’ont mangé les israélites la première nuit de la Pâque (Exode 12), avec d’autres choses rajoutées :

1) Des herbes amères, pour se souvenir que les conditions d’esclavage du peuple en Egypte n’étaient pas drôles du tout. Le peuple était même à « à l’étroit » en Egypte. Ils ne s’arrêtaient jamais de travailler. Imaginez : tous les jours, pendant des heures, sous le soleil brûlant, des milliers d’hébreux devaient fabriquer des briques, des briques et des briques pour le pharaon, pour construire des villes. Ils n’avaient jamais le temps de faire une fête pour Dieu. Vous-mêmes, si vous ne savez jamais vous arrêter, c’est peut-être le signe que vous êtes « restés (ou revenus) en Egypte » !

2) Pour se rappeler ces briques que les Hébreux devaient fabriquer, on mange aussi le « harosset », composé de pâte d’amande de noix, de pommes et de dattes. C’est doux, parce que le peuple s’était habitué à vivre en Egypte, après 430 ans.

3) De l’agneau rôti, pour se souvenir de celui qu’ont mangé les israélites cette première nuit de la sortie d’Egypte. Et cette fameuse nuit, où l’Eternel a frappé les premiers nés de l’Egypte (Ex.11v4-8, 12v29-30), le peuple était confiné : Dieu avait donné à tous l’interdiction formelle de quitter leurs maisons, seuls lieux sûrs cette nuit-là, car marquées par le sang de l’agneau pascal sacrifié (Ex.12v21-28). Dieu a vu le sang sur les portes, ce signe manifeste que du sang a déjà coulé. Il n’est plus besoin de faire couler du sang à nouveau. Dieu a passé au-dessus de leurs maisons sans s’arrêter et il a protégé les familles des Hébreux. De là le nom de la fête : « pessah », « pâque », « passer par-dessus ».

4) Des pains sans levain : Pendant la fête de la Pâque, on ne mange pas de pain et d’aliment à base de levain. On ne devait même pas trouver de levain dans la maison. Avant la fête, on nettoie toute la maison pour être sûr qu’il n’y a plus de levain. On mange des pains sans levain pour se rappeler que le peuple était parti très, très vite d’Egypte, tellement vite qu’ils n’ont pas eu le temps de laisser lever le pain et que ce sont des galettes d’eau et de farine qu’ils ont mangé la nuit de leur libération. Ils ont mangé debout, à la va-vite, parce qu’ils allaient vite, vite quitter l’Egypte cette nuit-là.

Pourquoi sont-ils sortis très vite ?

Parce que les Egyptiens, terrifiés, les ont chassé d’Egypte : Ils ont eu très peur après la dixième plaie et ils ont eu très peur d’une onzième plaie. Dix fois, le Pharaon d’Egypte avait été forcé de libérer le peuple [parce que Dieu envoyait des plaies], dix fois le Pharaon était revenu sur sa parole [une fois la plaie arrêtée] : « une fois oui, une fois non. Une fois oui, une fois non. Une fois oui, une fois non…. », pour enfin dire OUI ! après la dernière plaie. « Les Egyptiens pressaient le peuple, et avaient hâte de le renvoyer du pays, car ils disaient [terrifiés par la dernière plaie et à l’idée de subir d’autres plaies] : Nous périrons tous. Le peuple emporta sa pâte avant qu’elle fût levée… » (Exode 12v33-34).

Parce qu’il n’y avait pas de temps à perdre. Ce n’était plus le moment de réfléchir en se demandant si c’est une bonne idée ou une mauvaise idée de partir. Et surtout, parce que le peuple, esclave pendant 430 ans en Egypte s’était habitué à la vie en Egypte : « c’est parfois dur, mais la vie n’était pas si mal après tout. On mangeait de bonnes choses… ». Si Dieu avait demandé son avis au peuple s’il voulait partir ou rester, le peuple aurait dit qu’il voulait plutôt rester en Egypte. C’est pourquoi Dieu l’a fait sortir très vite.

Enfin, on ne mange pas de levain, parce que le levain, c’est ce qui fait gonfler la pâte : on dit bien « gonflé d’orgueil ».

C’est là le reproche et l’avertissement de l’apôtre Paul, s’adressant aux chrétiens de Corinthe dans 1 Cor.5v6-8 : « Vous avez bien tort d’être pleins d’orgueil ! Un peu de levain fait lever toute la pâte, vous ne savez donc pas cela ? Enlevez le vieux levain du péché pour devenir purs. Alors, vous serez comme une pâte nouvelle et sans levain, ce que vous êtes déjà. En effet, le Christ a été offert en sacrifice, comme notre agneau de Pâque. Fêtons donc la Pâque, non pas avec du pain fait avec du vieux levain, le levain des mauvaises actions et du mal. Mais avec du pain sans levain, avec un cœur pur et sincère ».

« Faire la fête (de la Pâque) en mangeant des pains sans levain illustre une rupture avec l’ancienne vie : en Christ, nous voyons les choses d’une manière toute nouvelle : non plus, « je nais, je vis, je meurs » mais « je meurs, je vis » la vie (nouvelle) après la vie (cette vie). Non plus : « c’était mieux avant, maintenant c’est de pire en pire » mais « avant, c’était l’amertume de l’esclavage, maintenant c’est la joie de la libération » ; « avant, il y avait des sacrifices sans fin pour plaire à Dieu, et puis Jésus vint comme le sacrifice ultime, mettant fin à tous ces sacrifices ».

Jésus, c’est « l’agneau de Dieu [comme l’agneau de la Pâque] qui enlève le péché du monde », notre péché, pour que nous soyons pardonnés, réconciliés avec Dieu, et pour que nous vivions une vie nouvelle, débordante, et une relation nouvelle avec Dieu qui nous aime tant.

5) Enfin, durant le repas de cette fête, on boit en plus des verres pleins de fruit de la vigne, pour dire merci à Dieu pour sa délivrance et pour nous avoir donné une vie débordante : plus de tristesse ! De la joie !

A la fin du repas, on remercie Dieu en disant des prières et en chantant [les psaumes 113 à 118. et le psaume 136], en dansant. Ceux qui chantent et ceux qui dansent se souviennent ainsi que Dieu les a fait sortir du pays où ils étaient très à l’étroit et très angoissés.

« Sortir », c’est une libération et une naissance :

« Je t’ai fait sortir (d’Egypte) », dit Dieu : c’est une libération et une naissance (comme se trouver projeté à l’air libre).

Ils se souviennent aussi pourquoi Dieu les a fait sortir.  Ils sont sortis pour servir Dieu et pour annoncer la victoire de leur libérateur sur leurs oppresseurs. Ce libérateur, c’est Jésus, mort et ressuscité, dont le nom signifie « Dieu sauve » et « Dieu élargit » du pays de l’étroitesse et de l’angoisse.

Hag Pessah Sameah ! [Bonne fête de Pâque !]

« Car nous sommes sans pouvoir contre la vérité »

« Piqué » sur le compte twitter du Pasteur Gilles Boucomont (19/12/18)

« Nous avons dit non aux procédés secrets et honteux, nous nous conduisons sans fourberie, et nous ne falsifions pas la parole de Dieu, bien au contraire, c’est en manifestant la vérité que nous nous recommandons nous-mêmes devant Dieu à la confiance de tous ». (2 Cor.4v2)

« Car nous sommes sans pouvoir contre la vérité, nous n’en avons que pour la vérité » (2 Cor.13v8).

En attendant « Pessah », le passage (à l’heure d’été)

« Veillez donc, car vous ne savez ni le jour, ni l’heure », dit Jésus dans une parabole, pour nous encourager à nous préparer à Son retour soudain.

« Une invitation à remettre les pendules à l’heure »

Ceci dit, si vous ne savez « ni le jour, ni l’heure » du retour de Jésus (« seul le Père le connaît »), et alors qu’ont lieu actuellement les préparatifs de la fête biblique de « Pessah » (Pâque ou « passage », qui commence samedi), vous pouvez déjà vous préparer….au passage à l’heure d’été, qui aura lieu ce weekend !

Comment nous y préparer ?

En avançant nos montres, pendules et réveils d’une heure dans la nuit de samedi à dimanche (à 2H du matin il sera donc 3H).

« Le guichet sait déjà »

Certains considèrent leur religion comme « un crédit » acquis en haut, obtenu au « guichet » de Dieu, auquel ils se rendent régulièrement pour solliciter quelque chose… (Source image : public domain pictures)

L’écrivain allemand Heinrich Heine (1797-1856) parle dans son livre « idées » de l’époque où, jeune, il apprenait le français, rapporte Erri de Luca(1). « Un jour, son maître lui demanda six fois de suite comment on disait « glaube », foi, en français. Et six fois de suite, d’une voix brisée par les larmes, le jeune Heine répondit : « le crédit ».

A la septième, le maître, rouge comme un coq, s’écria : « on dit religion ! » Et il fit pleuvoir des coups sur son dos sous les ricanements de la classe. En conclusion, Heine dit que lorsqu’il entend ce mot-là , ses joues s’empourprent et un frisson de terreur parcourt son échine.

L’erreur quelque peu comique de l’écrivain a pu être contagieuse. Certains considèrent leur religion comme un « crédit » acquis en haut, obtenu au « guichet » de Dieu, auquel ils se rendent régulièrement pour solliciter quelque chose. Comme les requêtes sont abondantes, ils se rendent dans les nombreuses chapelles des saints munis d’une liste de demandes de grâces qui vont de la note en classe à l’emploi, de la fortune en amour au succès sportif…..Cela tient plutôt du crédit que de la religion ».

Et lorsque la prière est tellement centrée sur elle-même ou sur celui qui prie, au point que celui avec qui je suis censé être en relation ne compte plus, alors ce n’est déjà plus une prière….Or, prier ne devrait être qu’une façon de s’adresser à Dieu, sans rien demander. « Car Dieu votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant même que vous le lui demandiez », rappelle Matt.6v8. « C’est ce que dit Jésus lorsqu’il enseigne comment prier et réciter pour la première fois le Notre Père. Le guichet sait déjà »(1).

A mille lieux du « deal avec l’invisible », en vue d’en retirer quelque avantage, « la prière est le principal moyen d’expression de la vraie foi »(2), que nous accueillons avec reconnaissance, et le principal moyen de la confiance authentique dans le Dieu vivant et vrai, lequel est un Dieu relationnel parce que « Trine », Père, Fils, Saint-Esprit.

 

Notes :

(1)De Luca, Erri. Crédit IN Alzaia. Rivages, 1998 (Bibliothèque Rivages), pp 49-50.

(2) Comme le rappelle Michael Reeves dans « Retrouver la joie de prier », citant une expression de Jean Calvin.

 

 

« Lo tahmod » : « tu ne désireras pas » (Ex.20v17)

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[Photo mise en scène et prise en 2015 à Gérone, en Espagne, par Antonio Guillem, pour illustrer l’infidélité ordinaire. Devenue virale en tant que « mème de l’été » 2017 et maintes fois détournée de son sens premier depuis]

« C’est moi le SEIGNEUR, ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Egypte, de la maison de servitude » (Exode 20v2) : « Ne désire pas pour toi la maison de ton prochain. N’aie pas envie de prendre sa femme, ni son esclave, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne. Ne désire rien de ce qui est à lui. », dit la dernière ligne des « 10 Paroles » en Ex.20v17.

Lo tahmod » :  « ne désire pas », reste donc maître de ton appétit. Comment faire pour empêcher le désir, le contrôler ? Nous vivons des temps favorables aux désirs où l’on se complaît à les exprimer et à les exaucer, même s’ils sont illicites. Mais le désir n’est pas une impulsion irrésistible, ce n’est pas un instinct ; il a besoin au contraire de certains facteurs, dont l’un est la possibilité de le réaliser. Le désir impossible perd sa charge d’aiguillon, d’instigation. Il s’émousse et disparaît, ou tout au plus il s’enkyste dans un rêve. Si tu permets en revanche qu’il te caresse dans le sens du poil, le désir né sous forme de prurit se transforme en griffe et te commande. Il renverse les barrières, pousse à l’abordage.

Pour qu’un désir prenne force en nous, il faut qu’il se révèle réalisable. Le verve hamad se rapporte toujours à des désirs à portée de main. Alors, le commandement est moins difficile qu’on le pense. Nous comprenons pourquoi il n’est pas « au-dessus de nos forces et hors de notre portée » (Deut.30v11). Il ordonne de ne pas croire possible un adultère (une trahison) et de ne pas penser que la femme de son ami est disponible. Car cette pensée offense et humilie la femme, et elle a ensuite pour effet d’exciter en nous des impulsions à le réaliser. Et ces impulsions augmenteront le désir.

« Tu ne désireras pas » : l’Ecriture nous enseigne que le désir est une plante qui ne porte que des branches à fruits et que tu en es le jardinier, c’est toi qui les cultives par la pensée et leur permets de s’imposer jusqu’à l’obsession. Le désir dépend de toi au début, puis c’est toi qui dépend de lui (…). Le désir pointe et il faut l’avoir à l’oeil, le tailler court. Mais si l’on n’est pas vigilant, si l’on a trop d’imagination, alors le désir devient fort comme le verbe hamad, qui signifie « désir de la propriété d’autrui ». Il comporte le poison de l’envie, qui veut usurper la place d’un autre et conduisant à l’adultère, « le fait accompli », « le désir exaucé ».

« Lo tahmod », « tu ne désireras pas ». Reste à ta place, admire sans vouloir prendre. L’admiration est un sentiment joyeux qui se réjouit d’un bien possédé par d’autres. [Et la motivation est l’amour. Car « l’amour n’est pas envieux » (1 Cor.13v4) et te rend capable de te « réjouir avec ceux qui se réjouissent » (Rom.12v15)] Il ne t’est pas demandé de détourner le regard, tu ne dois pas censurer une beauté. Reste à ce niveau d’admiration, sans chercher à vouloir passer à la possession. Ce qui est à toi, même si c’est peu, c’est ta primeur (….).  Celui qui n’a pas de maison regarde celle qui est bien faite et la désire. Normal, mais pour chercher à s’en procurer une, non pour la retirer à un autre.

Ainsi, « tu ne désireras pas la maison » : laquelle ? Celle du culte d’autrui, conduisant à une autre forme d’adultère. Tu ne te convertiras pas à la maison de leurs autels ni par commodité ni pour ton salut. Tu ne mettras pas ton couvert à leur table, tu n’enlèveras pas ta place de l’assemblée du Sinaï. Tu ne seras pas une blessure sur la face de la création et les tiens ne diront pas de toi « meshumed », le détruit(1).

Ceci dit, comment vivre ce commandement, une fois compris les mécanismes du désir ? Est-ce une question de « liberté de choix » de ma part, liberté de choisir de désirer ou ne pas désirer ? En vérité, là n’est pas ma liberté. La liberté authentique n’est pas une question de « libre choix », mais se vit en étant positionné du côté de Dieu. Le lecteur attentif a déjà relevé que le premier verset d’introduction à cet article, la première des « 10 Paroles », dans Exode 20v2 et Deutéronome 5v6, est le rappel d’une libération : « C’est moi le SEIGNEUR, ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Egypte, de la maison de servitude ». Cette première parole peut d’ailleurs s’intercaler entre chaque commandement énuméré dans la suite du passage, donné et à suivre pour vivre cette libération. Nous sommes donc invités à entendre chacune des Paroles de Dieu comme étant précédé par la libération ou la proclamation des conditions nécessaires pour l’exercice (ou la mise en pratique) de ces commandements. Ainsi, par exemple, « Je suis l’Eternel, ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Egypte…et toi, ne désire pas pour toi…. ».

Dans le Nouveau Testament, il nous est rappelé que « c’est pour la liberté que Christ nous a libérés »(Gal.5v1). nous intégrant dans un processus de libération continue, dont l’événement fondateur est la libération en Jésus, « livré à la mort à cause de nos péchés et ramené à la vie (par Dieu) pour nous rendre justes devant lui »(Rom.4v25. BFC). Je ne suis donc pas « libre » de désirer ou de ne pas désirer, mais libre en Jésus, et vu que j’appartiens à Jésus, je ne désirerais pas et n’estimerais pas que ce qui appartient à mon prochain ou mon frère est « disponible pour moi », parce que Jésus est « venu, non pour faire (sa) volonté, mais pour faire la volonté de Celui qui (l’a) envoyé »(Jean 6v38) et parce que « Dieu est amour »(1 Jean 4v16) et parce que mon Père Céleste m’aime personnellement(1 Jean 3v1), je peux « aimer mon Dieu de toute ma force… » et mon prochain, « comme moi-même ».

 

 

Notes :

(1) D’après Erri de Luca. Ne désire pas IN Première heure. Folio, 2012, pp 51-52 et Et il dit. Gallimard, 2012. Du monde entier, pp 85-87.

« Car Dieu a fait le serment…. » : le crois-tu ?

« Car Dieu a fait le serment de nous délivrer du pouvoir de tous nos ennemis », nous rappelle ce chant, d’après Luc 1v73-74.

Il est aussi utile de rappeler que nos ennemis ne sont pas « de chair et de sang », ce ne sont pas d’autres êtres humains, comme le précise l’Ecriture, mais plutôt « les dominations, les autorités, les princes de ce monde de ténèbres, les esprits méchants dans les lieux célestes » (Eph.6v12, Hébr.2v14-15, Luc 11v21-22), la puissance du péché (2 Cor.5v15-17, Rom.5-6, 8)….

Et la même Ecriture ajoute que « le dernier » d’entre ces ennemis, la mort, sera détruit (1 Cor.15v26). La mort n’aura donc pas le dernier mot : c’est Jésus-Christ, Celui qui est « la résurrection et la vie », qui aura le dernier mot.

Celui qui est « Dieu sauveur » et « Dieu élargit » nous délivre de tout ce qui nous fait peur, et même de l’angoisse, la peur de la peur.

« Confiance, c’est moi, n’ayez pas peur », dit Jésus (Matthieu 14v27). D’ailleurs, saviez-vous que cette parole « ne crains pas » se trouve 365 fois dans la Bible, soit une fois pour chaque jour de l’année ?

« Oui, j’en suis sûr, rien ne pourra nous séparer de l’amour que Dieu nous a montré dans le Christ Jésus, notre Seigneur. Ni la mort, ni la vie, ni les anges, ni les esprits, ni le présent, ni l’avenir, ni tous ceux qui ont un pouvoir, ni les forces d’en haut, ni les forces d’en bas, ni toutes les choses créées, rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu ! » (Rom.8v38-39)

« Et maintenant, Israël, qu’est-ce que le SEIGNEUR ton Dieu attend de toi ? Il attend seulement que tu craignes le SEIGNEUR ton Dieu en suivant tous ses chemins, en aimant et en servant le SEIGNEUR ton Dieu de tout ton cœur, de tout ton être, en gardant les commandements du SEIGNEUR et les lois que je te donne aujourd’hui, pour ton bonheur.

Oui, au SEIGNEUR ton Dieu appartient les cieux et les cieux des cieux, la terre et tout ce qui s’y trouve.

Or c’est à tes pères seulement que le SEIGNEUR s’est attaché pour les aimer ; et après eux, c’est leur descendance, c’est-à-dire vous, qu’il a choisis entre tous les peuples comme on le constate aujourd’hui.

Vous circoncirez donc votre cœur, vous ne raidirez plus votre nuque, car c’est le SEIGNEUR votre Dieu qui est le Dieu des dieux et le Seigneur des seigneurs, le Dieu grand, puissant et redoutable, l’impartial et l’incorruptible, qui rend justice à l’orphelin et à la veuve, et qui aime l’émigré en lui donnant du pain et un manteau. Vous aimerez l’émigré, car au pays d’Egypte vous étiez des émigrés.

C’est le SEIGNEUR ton Dieu que tu craindras et que tu serviras, c’est à lui que tu t’attacheras, c’est par son nom que tu prêteras serment. Il est ta louange, il est ton Dieu, lui qui a fait pour toi ces choses grandes et terribles que tu as vues de tes yeux ». (Deut.10v12-21)

 

« Je suis », dit Jésus. « Tu suis » ?

Hier, les disciples de Jésus lui demandaient de leur apprendre à prier. Les disciples d’aujourd’hui lui oseront-ils lui demander de leur apprendre à Le suivre ?
(Source : convergence bolcho-catholiques)

« Je suis », dit Jésus, lequel te dit aussi « suis-moi ! » Tu suis ?

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