« Ne parlez pas de complot chaque fois que l’on parle de complot »

« La crainte de Dieu dans les Écritures (…)libère plutôt une grande force car celui qui craint Dieu ne peut craindre autre chose… » (Source : rawpixel)

Dans « La Dernière Bataille », le dernier tome de la série « Les Chroniques de Narnia » de CS Lewis, il y est notamment question de nains individualistes et sceptiques à un point qu’ils se retrouvent prisonniers dans une réalité alternative, « une prison mentale », celle qu’ils se sont forgée dans leur propre esprit. Ayant choisi « la rouerie plutôt que la foi » (ou la confiance), ils ne laissent plus personne les aider à discerner/reconnaître le réel [incapables de voir, sentir ou d’apprécier des mets succulents, persuadés de « manger du foin » ou de boire « de l’eau sale dans un auge qui aurait servi à un âne », quand il s’agit d’excellent vin dans une coupe d’or], « si soucieux de ne pas se faire avoir qu’on ne peut (plus) le leur faire savoir ».(CS Lewis. La Dernière Bataille, Les Chroniques de Narnia, T VII. Gallimard jeunesse 2008, folio junior, pp 169-175). Ils se retrouvent donc « immunisés » à la vérité, au réel.

Ceci dit, alors qu’il y aurait de bonnes raisons d’être « prudents » (pour employer cet euphémisme), Notre Dieu ne souhaite pas que nous entrions dans le discours paranoïaque et complotiste :

« Ne parlez pas de complot chaque fois que ces gens parlent de complot. N’ayez pas peur de ce qui leur fait peur. N’ayez pas peur d’eux.  Reconnaissez  que c’est le SEIGNEUR de l’univers qui est saint.  C’est lui que vous devez respecter,  c’est de lui que vous devez avoir peur(…)il sera un lieu saint,  une pierre qui fait perdre l’équilibre, un rocher qui fait tomber » (Esaïe 8v12-14. PDV), mais celui qui met en elle sa confiance ne sera pas déçu. il ne le regrettera pas (1 Pie 2v6 et Rom. 9v33).

En effet, craindre Dieu dans les Ecritures, loin de décourager, est en réalité libérateur, puisque celui qui craint Dieu ne peut craindre autre chose.

 

 

Et si vous cherchez une idée de lecture pour le week-end, voici notre recension de « La Joie de craindre Dieu », de Jerry Bridges.

Prophète : celui qui te paye te commande

« Donnant-donnant » ou les nouveaux « liens (a)sociaux » du XXIe siècle ? (Source image : public domain pictures)

Certains romans de science-fiction écrits par Ph. K. Dick dans les années 60 – « Ubik » ou « Le Guérisseur de Cathédrales » – nous donnent la description d’une société aliénée, où des frigidaires cupides refusent de livrer leur nourriture sans se faire payer.

Dans le livre de Michée, dans la Bible, le prophète dénonce la cupidité de prophètes « professionnels », dont le message dépendait de la quantité d’argent reçu : plus ils étaient payés, plus le message est agréable à entendre. De là cette question : qui les payent ? Et pour quoi (faire, dire) ?

A l’inverse, le prophète authentique, indépendant des puissances politiques, religieuses et économiques, est celui qui a le courage de délivrer un message de la part de Dieu, susceptible d’être jugé « peu cool ». Jugez-en plutôt :

« Ainsi parle le SEIGNEUR contre les prophètes qui égarent mon peuple :

Peuvent-ils mordre à belles dents ? Ils proclament la paix ;

mais à qui ne leur met rien dans la bouche, ils déclarent la guerre de Dieu.

Aussi, pour vous, c’est la nuit : plus de vision. Pour vous, ce sont les ténèbres : plus de divination. Le soleil se couchera sur les prophètes, le jour sur eux s’assombrira.

Honte sur les voyants, confusion sur les devins ! Ils se couvriront tous la barbe, car Dieu ne répond pas.

Moi, en revanche – grâce à l’esprit du SEIGNEUR –, je suis rempli de force, d’équité et de courage, pour révéler à Jacob sa révolte, et à Israël son péché« .(Michée 3v5-8)

 

Voir aussi notre article sur les critères nous permettant de reconnaître « une parole dite (ou non) par le Seigneur ».

 

 

La Paix du Christ : les irréconciliables réconciliés

Dans l’original, en un seul mot, ce dernier cri de Jésus à la croix : « Tetelestai » ! « Tout est accompli ! »

« Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix », dit le Christ (Jean 14v27)

« La paix de Dieu surpasse toute compréhension, toute intelligence » (Philip 4v7)

Christ Lui-même est « notre paix : de ce qui était divisé, il a fait une unité. Dans sa chair, il a détruit le mur de séparation : la haine ». Il a réconcilié les irréconciliables « en un seul corps, au moyen de la croix : là, il a tué la haine »(Eph.2v14-17).

C’est dans une position élevée que le Christ a pu dire : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font » (Luc 23v34) et « tout est accompli » (Jean 19v30). Cette « position élevée » n’était pas sur un trône, mais sur la croix (cf Jean 3v14), là où le Christ ne pouvait pas être plus impuissant, plus abaissé, plus nu, plus exposé, dans la faiblesse extrême. C’est dans cette faiblesse et cette impuissance que la Toute-Puissance de Dieu s’est pleinement manifestée (cf 2 Cor.12v9) pour le salut, la réconciliation, la guérison et la libération de quiconque croît.

La Parole de Dieu sur une radio publique

Le « Service protestant » : la Parole de Dieu accessible à tous sur une radio publique (Source image : public domain pictures)

Le saviez-vous ?  Chaque dimanche, il est possible d’entendre la Parole de Dieu sur une radio publique, en l’occurrence France Culture

Il s’agit du Service protestant, proposé par la Fédération Protestante de France (FPF).

Le dimanche à 8h30, et à 9h30 à la Toussaint, Noël et l’Ascension, des pasteurs (réformés, luthériens ou évangéliques) se succèdent pour partager leur compréhension des textes bibliques et leur confiance en la vie et en Dieu. L’un des objectifs de ce service est de rendre l’émission cultuelle accessible et compréhensible par tous, croyants ou non, pratiquants ou non. Il veut laisser un message d’espérance, mais aussi interpeller et surprendre en laissant s’exprimer la créativité, la sensibilité des pasteurs, prédicateurs et intervenants.

Depuis le 16 juin 2020, son nouveau responsable éditorial est le pasteur baptiste Jean-Luc Gadreau.

 

L’Action du mois : partager la Bible, ce best-seller indétrônable

Avant d’ouvrir la Bible, il convient d’abord d’être « ouvert » soi-même….(Source image : public domain picture)

Le saviez-vous ? C’est l’année de la Bible !

C’est un événement mondial, créé sous l’impulsion de l’Alliance Evangélique Mondiale et rassemblant les sociétés bibliques de chaque pays, dans le but de célébrer et de partager ce trésor impérissable et best-seller indétrônable, qui a profondément modelé l’histoire de l’humanité et qui ne cesse d’être lu aujourd’hui encore, dans près de 2700 langues !

En France et en Suisse, l’ALEPEF et l’AELE invitent tous les chrétiens et toutes les Eglises à prendre part à cette célébration et à être des témoins du message d’espoir de la Bible au cœur des villes.

Retrouvez par exemple des versets bibliques chantés par des artistes contemporains. Ici le Notre Père par Matt et Sarah Marvane :

Et découvrez comment 25 chrétiennes et chrétiens d’horizons variés ont accepté de relever joyeusement un ou plusieurs défi(s) biblique(s), contribuant ainsi à une belle oeuvre collective, pour notre encouragement et notre édification.

Ce défi consistait à choisir un (maxi deux) livre(s) de la Bible et le présenter en 300 mots environ pour le non-spécialiste. Au final, tout en témoignant de leur rapport à la Bible, ils se sont livrés eux-mêmes en nous livrant des textes inspirés et inspirants, sincères, touchants, décapants ou drôles.

Ne manquez pas de nous partager ici vos propres témoignages au pied de cet article sur ce que vous aura apporté cette série. En vous souhaitant d’être autant bénis que l’ont été les contributeurs en relevant ce défi !

 

« Blasphème sans rémission »

« Tu ne soulèveras pas le Nom de l’Eternel ton Dieu pour tromper » : on soulève le Nom de Dieu chaque fois qu’on le prononce et on en porte tout le poids…(source image : public domain pictures)

Paradoxalement, « la modernité consiste dans ce besoin d’une justification de Dieu. A la fin d’un siècle de guerres athées qui ont montré la suprématie des démocraties sur les tyrannies, de nouvelles guerres veulent prouver la suprématie d’un autel sur un autre. Plutôt que de croire en Dieu, les nouveaux guerriers au nom de la foi pensent que c’est à lui de croire en eux, en leur confiant certaines de ses missions expéditives », constate l’écrivain napolitain Erri de Luca dans un petit texte intitulé « Au nom de Dieu » IN « Alzaia ». Bibliothèque Rivages, 1998, pp 99-100.

A ce sujet, les lecteurs des Ecritures Saintes se souviennent qu’il est écrit « sur le premier volet des deux tables » de la loi : « Tu ne soulèveras pas le nom de l’Eternel ton Dieu pour l’imposture » (Deutéronome/Devarim 5v11).  « Tu ne soulèveras pas le nom » : Rien à voir avec la version où on lit : « tu ne nommeras pas en vain ». On le comprend bien grâce à une autre ligne : « tu ne répondras pas en témoin pour l’imposture(Lashàue) contre ton prochain » (Deutéronome/Devarim 5v20).

 « Le verbe « nasà » précise qu’on soulève le nom de Dieu chaque fois qu’on le prononce [pour appeler la divinité comme garant d’un témoignage et d’affirmations], et qu’on en porte tout le poids. », explique encore Erri de Luca. Et « celui qui le hisse sur des armes doit assumer en plus le poids d’un blasphème à des fins de massacres ». C’est là « un tort irréparable, sans rémission pour la divinité », car lon ne saurait oser « soulever ce nom pour soutenir une imposture (…) car n’absoudra pas l’Eternel celui qui soulèvera son nom pour l’imposture [Lashàue] ». « Profanée pour soutenir le faux, c’est un blasphème sans rachat. Comme dans toutes les guerres faites au nom de cette divinité »

En tant que croyants, témoins fidèles et vrais, nous devrions refuser toute instrumentalisation de la foi, qu’elle soit « religieuse » ou « politique », et refuser «  l’abus de confiance ». Nous devrions être connus comme « parlant bien » de Dieu, à l’instar de Job (de l’aveu même de Dieu, cf Job 42v7-8), et être aussi connus comme ceux qui dénoncent et refusent le « tu » qui « veut impliquer Dieu dans les aversions, les injustices, les rancunes ». Contre ce type d’abus, « le simple lecteur des Saintes Ecritures » saura répondre par le verset 12 du psaume 39 de David : « car je suis un étranger chez toi ». Nous sommes effectivement des « étrangers (et locataires) au sol », habitant cette terre, « comme la vie et comme la foi elle-même, à titre de prêt et non de propriété ». Refusons donc cet esprit « du propriétaire », qui se donnerait des droits sur la vie d’autrui, mais cultivons plutôt « l’esprit d’appartenance ». Soit la conscience d’appartenir à quelqu’un d’autre de plus grand, qui nous a créés « à son image » et nous invite à vivre « selon sa ressemblance ».

 

D’après Erri de Luca : « Au nom de Dieu » IN « Alzaia ». Bibliothèque Rivages, 1998, pp 99-100 et « Et Il dit ». Gallimard, 2012, pp63-65.

 

Une première version de ce texte a été initialement publié ici.

Le Défi biblique de l’été n’est pas terminé : il se poursuit avec vous !

 

Encore merci aux 25 contributeurs, qui ont répondu « présents » pour relever joyeusement un ou plusieurs défis bibliques ! (Source image : pixabay)

Le défi biblique de l’été, lancé le 1er juillet, a eu sa belle conclusion le 19/09 avec cette présentation de 1-2 Thessaloniciens, des lettres écrites en équipe !

Et maintenant, diriez-vous ?

C’est le temps de regarder dans le rétroviseur, et premièrement, de remercier à nouveau les 25 chrétien(e)s qui ont accepté de relever joyeusement un ou plusieurs défi(s) biblique(s), contribuant ainsi à une belle oeuvre collective, pour notre encouragement et notre édification.

Ce défi consistait à choisir un (maxi deux*) livre(s) de la Bible et le présenter en 300 mots environ pour le non-spécialiste.

Au final, tout en témoignant de leur rapport à la Bible, ils se sont livrés eux-mêmes en nous livrant des textes inspirés et inspirants, sincères, touchants, décapants ou drôles.

C’est aussi le temps pour vous de (re)découvrir ces 66 textes (soit 1 par livre biblique) et, si vous le souhaitez, de nous partager vos propres témoignages au pied de cet article sur ce que vous aura apporté cette série.

Avez-vous été autant bénis que l’ont été les contributeurs en relevant ce défi ?

Dans la joie de vous lire prochainement !

 

 

 

*Record battu pour l’un des contributeurs (que je vous laisse découvrir), qui totalise à lui seul 21 livres sur 66 ! Deux autres contributeurs ont respectivement relevé 11 et 7 défis !

 

 

Le Défi biblique de l’été : 1-2 Thessaloniciens, par Louis-Michel

Des lettres qui nous donnent l’impression d’assister « à une scène de communion fraternelle, de franchise, de paix, de prière, un petit moment de sainteté » … nous rendant « comme saoul d’avoir reçu un privilège immérité ».
Source image : scène du film « Jimmy Hall », de Ken Loach (2014)

Louis-Michel, que je remercie pour ses textes et pour avoir relevé plusieurs défis bibliques, nous présente les 1ère et 2nd lettres aux Thessaloniciens, écrites en équipe.

 

1 Thessaloniciens

La Lettre :

Je remarque une première réalité : c’est une équipe qui s’adresse à l’Église de Thessalonique. Le pronom « nous » présent dans la lettre le prouve.

Une seconde réalité : les persécutions n’ont pas eu raison de la foi des chrétiens.

Une troisième réalité : c’est la solidité de cette église locale dans la saine doctrine de Christ.

Bien sûr, Paul et ses amis expriment leur reconnaissance envers pour cette église :

  • votre foi agissante
  • votre amour actif
  • votre persévérance
  • votre espérance
  • votre accueil de la Parole
  • votre exemple pour tous les croyants de la région
  • votre fidélité à Dieu
  • Etc…

Le défi :

J’en ai choisi un parmi tous ceux que le trio apostolique propose : VOTRE AMOUR ACTIF.

Dernièrement, un frère me dit : « Je t’aime vraiment dans le Seigneur ». Sa Parole et son sourire m’ont fortifiés ». Deux jours plus tard, ce frère me fait un cadeau sans rien dire. Il a rendu « actif » l’amour de Dieu qui était en lui pour moi, pour me faire du bien.

C’est mon défi : que mon amour, dès cet été, soit actif, productif pour ceux et celles qui sont dans mon entourage.

L’impression :

Quand j’ai terminé la lecture de cette première lettre aux Thessaloniciens, j’avais l’impression d’avoir assisté à une scène de communion fraternelle, de franchise, de paix, de prière, un petit moment de sainteté … J’étais comme saoul d’avoir reçu un privilège immérité. Merci à l’organisateur de m’avoir permis de replonger mon coeur et mes regards dans cette lettre merveilleuse !

Le verset :

« Remerciez Dieu en toutes circonstances ! » (1 Thessaloniciens 5:18a).

Les circonstances semblent parfois favorables, mais sont souvent des sujets de tristesse … Pourtant, nous pouvons remercier Dieu !!!

Cette période de crise trouble notre monde, notre pays, nos églises … Certains ont peur, d’autres sont sans souci, le mensonge règne, les injustices aussi ; et des personnes meurent … dans ces circonstances, remercions notre Dieu !

 

2 Thessaloniciens

La Lettre :

Si la première a été écrite en 51, il est probable que la seconde ait été écrite en 52, depuis Corinthe.

Cette lettre est aussi une louange envers les chrétiens de Thessalonique, à cause de leur foi et de leur fermeté dans la persécution. Par contre, certains chrétiens pensaient que Jésus allait revenir pendant la persécution, mais les trois frères, Paul, Sylvain, et Timothée, rétablissent la vérité. Il faut d’abord que « l’homme de la rebellion » soit apparu (Ch.2, v.3-4).

Il y avait un problème pratique : ceux qui attendaient Jésus dans l’immédiat ne travaillaient pas (ch.3:10). La foi ne nous soustrait pas à nos responsabilités, au contraire, elle nous engage !

Le défi avec le verset :

« Que notre Seigneur Jésus-Christ lui-même, et Dieu, notre Père, nous ont témoigné tant d’amour, et, par grâce, nous ont donné une source éternelle de réconfort et une bonne espérance. Qu’ils vous remplissent de courage et vous accordent la force de pratiquer toujours le bien, en actes et en paroles » (2 Thessaloniciens 2:16-17).

Alors, le défi ?

  • Je demande à Dieu mon Père qu’il me remplisse de courage (face aux difficultés rencontrées dans le cadre du ministère)
  • Je demande à Dieu mon Père qu’il m’accorde de faire le bien en actes comme en paroles (dans toutes mes relations).

Ceci, au Nom de Jésus-Christ !

L’impression :

Ce texte me fait forte impression concernant la prière.

  • Paul, Sylvain, et Timothée prient parce qu’ils aiment leurs frères de Thessalonique ! (Ce n’est pas un principe, pas une méthode).
  • Ils prient parce qu’ils ont la certitude que Dieu aime les croyants réunis à Thessalonique.

Réflexion :

Que dirions-nous à la place de ces frères ? Quelles seraient nos intentions véritables ? (Livre recommandé : « Lettres à l’Eglise » de F.Chan).

 

 

Le Défi biblique de l’été : la lettre aux Ephésiens, par Louis-Michel

Défi n°1 = Être disponible pour Dieu dans l’accomplissement de la réconciliation entre juifs et non-juifs.
Défi n°2 = Vivre selon l’Esprit Saint dans ma vie quotidienne, dans la société, dans l’église, dans la famille …. (Source image : Rawpixel)

Louis-Michel, que je remercie pour son texte et pour avoir relevé plusieurs défis bibliques, nous présente la lettre de Paul aux Ephésiens.

 

La Lettre :

Paul a écrit cette lettre aux chrétiens d’Ephèse et d’alentour, en 62 après la naissance de Jésus.

Je distingue deux parties principales qui s’articulent autour de l’une des plus belles prières de la Bible. La première partie est une proclamation de la doctrine tournée essentiellement sur la réconciliation entre juifs et non-juifs à travers la personne de Christ (ch1 à 3:13). La seconde partie est un ensemble de recommandations et d’exhortations à la vie chrétienne toute pratique (ch4 à 6).

Il faut souligner en particulier le chapitre 6 qui se termine sur l’image de l’armure du soldat de l’époque en Asie mineure. Ce texte sur le thème du combat spirituel est peu courant dans le Nouveau Testament.

Les défis :

Défi n°1 = Être disponible pour Dieu dans l’accomplissement de la réconciliation entre juifs et non-juifs.

Défi n°2 = Vivre selon l’Esprit Saint dans ma vie quotidienne, dans la société, dans l’église, dans la famille …

L’interpellation :

Je reviens sur la magnifique prière de Paul : « C’est pourquoi je me mets à genoux devant le Père ». Cette prière m’interpelle dans les domaines suivants :

  • À genoux devant le Père : enfant qui adore et qui honore Dieu le Père !
  • Ce Père a donné vie à toutes les familles de la terre et du ciel (loin des exclusions et des discriminations)
  • Les chrétiens ont besoin (j’ai besoin) de la puissance de l’Esprit de Dieu
  • Mon coeur doit être grandement ouvert au Seigneur Jésus. Il doit être Sa maison, Son trône, Son amour, Sa plénitude…
  • Certitude d’être exaucés au-delà de mes propres demandes !

Le verset :

« Vous comprendrez combien l’amour de Christ est large, long, élevé et profond (Semeur) … cet amour qui surpasse tout ce qu’on peut connaître » (Ephésiens 3:18-19).

 

 

Le Défi biblique de l’été : le livre du prophète Zacharie, par Joël

Un encouragement à tout faire, y compris manger et boire, pour la gloire de Dieu ! (Source image : public domain pictures)

Joël, que je remercie pour son texte et pour avoir relevé de nombreux défis bibliques, nous présente le livre du prophète Zacharie.

 

Quel est ce livre ?

Zacharie est un jeune prophète qui a encouragé le peuple lors de son retour de captivité sous Zorobabel, avec un autre prophète, Aggée. Son livre est le plus long des 12 petits prophètes. Il développe 8 visions, 4 discours sur le jeûne et 2 oracles plus longs pour finir.

En quoi la lecture de ce livre représente un défi pour moi ?

Zacharie est un livre très riche et complexe, qui développe sous une forme succincte la vision la plus complète de tous les prophètes, Ésaïe excepté. Son livre abonde en allusions aux prophètes qui l’ont précédé ; il faut donc les connaître pour comprendre les symboles ou les notions qu’il utilise. Un livre qu’il faut donc reprendre au fur et à mesure qu’on progresse dans la lecture des prophètes.

Qu’est-ce qui m’a bousculé/interpellé/impressionné dans cette lecture ?

Zacharie donne plusieurs prophéties qui se sont réalisées avec une précision étonnante dans la vie de Jésus. Quelques exemples : son entrée dans Jérusalem sur un ânon, le nombre de pièces d’argent que Judas a reçu pour trahir son Maître, le fait que Jésus allait être percé (allusion à sa crucifixion), etc. Plus de 500 ans avant, Dieu avait prévu ces détails !

Le verset de ce livre qui m’inspire

« Toute marmite à Jérusalem et dans Juda sera consacrée à l’Éternel, le maître de l’univers. » (14.21) Le livre se termine sur la vision glorieuse des nations devant monter à Jérusalem célébrer la fête des tabernacles lors du règne de paix du Messie-Éternel. À ce moment, les objets les plus saints comme les activités les plus quotidiennes (faire cuire le repas dans une marmite) seront consacrés à Dieu. Quel encouragement déjà pour nous à tout faire, y compris manger et boire, pour la gloire de Dieu !