Comment, pourquoi et pour qui Jésus est-il venu dans le monde ?

Sauf erreur de ma part, les protestants évangéliques n’aiment pas les crèches. De même qu’ils n’aiment pas voir certaines représentations de Jésus sur la croix. Peut-être par crainte que l’on ne laisse Jésus dans la crèche, à l’état de « bébé permanent », ou que l’on le laisse sur la croix, oubliant qu’Il est « aussi » ressuscité.

Néanmoins, il importe de se souvenir dans quelles circonstances(et pour quelle raison)

Il est venu dans ce monde :

C’est pour cela que je vous propose quelques lectures des évangiles à ce sujet :

Matt. 12, 9v10-13

Marc 1, 2v15-17, 10v32-45

Luc 124

Jean 1, 10

Avec quelques épîtres du Nouveau testament :

2 Corinthiens 8v9

Philippiens 2v1-11

Sur ce, bonnes lectures et  joyeux Noël !

Et avec une pause nécessaire pour ce blogue, avant de reprendre au plus tard le 11 janvier, jour d’anniversaire de Pep’s Café !

En attendant, vous pouvez lire et relire les billets précédents et rédiger(si vous le souhaitez) des commentaires au pied des articles.

« Si vous ne connaissez pas Dieu, Il vous ressemblera beaucoup ! »

On se souvient qu’en Horeb, Dieu s’était fait, non pas voir, mais entendre du ciel, « au milieu du feu »(Deut.4v10-20, 33-36), afin que le peuple se garde de faire une quelconque représentation de Dieu qui devienne une idole, et afin que le peuple reconnaisse que « L’Eternel est Dieu et qu’il n’y en a point d’autres ».
Dans tous les cas, il est toujours périlleux de tenter de se faire sa propre image de Dieu, car celle-ci sera forcément « à notre image » et donc réductrice et fausse. Danny Silk le dit fort bien autrement et de cette façon :
« Si vous ne connaissez pas Dieu, Il vous ressemblera beaucoup. Vous l’inventerez selon votre convenance et vous tiendrez le rôle de rockstar dans cette relation.
Quand nous ne savons pas qui est Dieu parce que nous ignorons Son amour et la façon dont celui-ci se manifeste, nous prenons peur et Le transformons, Lui et notre relation avec lui, en quelque chose que nous connaissons déjà »(« La culture de l’honneur » de Danny Silk. Hermeneia, 2012, p118)

Dans le même ordre d’idée, toute adaptation cinématographique de la Bible est révélatrice de l’image de Dieu du réalisateur, que celui-ci nous laissera à travers son oeuvre.  L’enjeu est là, puisque c’est cette image véhiculée(que Jésus soit représenté, par exemple, « blond » ou avec « de beaux yeux ») qui restera dans les esprits et les coeurs.

Dans ce cas, que retenir d’essentiel dans tout cela ?

L’essentiel-et ce qui fait sens- est de ne pas « chercher à voir Dieu », au risque de l’enfermer dans une représentation limitée et donc fausse, mais de « chercher Dieu » : soit chercher Sa présence, Sa communion, et chercher à l’écouter pour faire Sa volonté.

Sachant que Dieu ne peut être connu que par révélation et non par spéculation.

Ainsi, une lecture attentive et droite du seul Ancien Testament nous révèle déjà non un Dieu « sanguinaire » ou « inoffensif », mais le « Dieu terrible », le Dieu saint, « un feu dévorant », et le Dieu compatissant, le Dieu bon, défenseur de la veuve, de l’orphelin, du pauvre et de l’étranger.
Cependant, la révélation la plus complète de Dieu est celle que nous pouvons discerner en Jésus-Christ, dans le Nouveau Testament : Jésus-Christ, « la Parole faite chair », « qui a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité », qui nous révèle « Dieu le Père ».
« Personne ne vit jamais Dieu »(car nul ne peut voir Dieu et vivre), mais « Dieu le Fils unique, qui est dans le sein du Père, est celui qui l’a fait connaître »(Jean 1v14, 18 cf Jean 14v6-11, 1 Jean 1v1-2 et 5v20-21)

Vous l’avez compris : la découverte de Dieu, du vrai Dieu, ne peut s’affranchir de la lecture de la Bible, la Parole de Dieu écrite, qui témoigne de Jésus, la Parole de Dieu faite chair(Jean 5v39). Demandez donc sincèrement à Son auteur(Dieu lui-même) de vous aider à la comprendre : Il vous répondra.

Ne cherchons donc pas « à voir Dieu » et « gardons-nous des idoles »(1 Jean 5v21). Mais cherchons-le, et désirons l’entendre pour lui plaire à tous égards, le connaître personnellement et véritablement.

« Semez selon la justice, moissonnez selon la miséricorde, Défrichez-vous un champ nouveau ! Il est temps de chercher l’Eternel »(Osée 10v12)

Outre une lecture proposée d’Esaie 40-66(en plus de plans de lecture de la Bible) pour se faire une première idée de Dieu et de son engagement vis à vis de l’homme, la vision des adaptations cinématographiques suivantes de certains livres de l’Ancien et du Nouveau Testament vaut le coup d’oeil :

« L’Evangile selon St Matthieu » de Pasolini(1964, Italie), une adaptation européenne, à mille lieux des adaptations hollywoodiennes.
« L’histoire de Ruth » d’Henry Koster(1960, USA), une adaptation originale où l’on découvre un Dieu compatissant.
« Ben Hur » de William Wyler(1959, USA), pour son choix délibéré d’une « non représentation » de Jésus-Christ. Musique du film de Miklós Rózsa.

Et « Jésus », une version filmée selon l’Evangile de St. Luc. Produit par John Heyman, et réalisé par Peter Sykes et John Krish en 1979.  Présenté sur le site d’Agapé France et visible dans son intégralité ici.

Mais ne l’oubliez pas : aucune adaptation cinématographique, aussi excellente soit-elle, n’est à proprement parler « inspirée » : la Bible, si.

L’adversaire de François(homme de l’année 2013) a un nom : « la finance »

Nommé il y a quelques jours « personnalité de l’année » par le magazine américain Time, le pape catholique François (dont nous avions déjà parlé) a fêté le 17 décembre ses 77 ans avec  quatre sans-abris séjournant dans le quartier autour du Vatican.

En quoi un tel événement peut-il intéresser un « protestant évangélique » ?

Tout d’abord, parce qu’« il ne s’agit pas d’un prix, mais d’une reconnaissance d’impact*. Aussi est-il significatif de noter que depuis 1927, seules six personnalités religieuses** ont été ainsi reconnues par le prestigieux magazine », comme le rappelle le sociologue et historien du protestantisme Sébastien Fath dans une note de (son) blogue, « Une distinction rare : le pape François, homme de l’année 2013 (Time) » publiée le 19/12/13.

M. Fath relève d’ailleurs « que François est le seul pape à avoir été nommé dès son année d’arrivée au pontificat. Signe d’une entrée en fanfare »  d’une personnalité qui[c’est nous qui soulignons] a redonné du sens et du poids au fameux « Quand je donne à manger aux pauvres, ils disent que je suis un Saint. Quand je demande pourquoi les pauvres sont pauvres, on dit que je suis un communiste » de Dom Helder Camara, archevêque de Recife, dans le Nordeste du Brésil de 1964 à 1986.

En effet, lors d’un entretien accordé à la revue jésuite « Civilta Cattolica », le pape François fixait certaines priorités, justifiant sa relative discrétion sur les questions de moeurs et de morale, préférant insister sur « la miséricorde ». Une attitude qui « lui vaut des critiques au sein de l’institution », de l ‘aveu de l’intéressé qui avait déclaré :

Quelle est la mission de l'Eglise ? Faut-il revoir nos priorités et remettre en question certains de nos schémas ?

Quelle est la mission de l’Eglise ? Faut-il revoir nos priorités et remettre en question certains de nos schémas ?

« Je vois avec clarté que la chose dont a le plus besoin d’Église aujourd’hui c’est la capacité de soigner les blessures et de réchauffer les cœurs des fidèles, la proximité, la convivialité ». Je vois l’Église comme un hôpital de campagne après une bataille. Il est inutile de demander à un blessé grave s’il a du cholestérol et le taux de sucre trop haut ! Nous devons soigner les blessures. Ensuite nous pourrons parler de tout le reste. Nous ne pouvons pas insister seulement sur les questions liées à l’avortement, au mariage homosexuel et à l’utilisation de méthodes contraceptives. Cela n’est pas possible. Je n’ai pas beaucoup parlé de ces choses, et on me l’a reproché(…) Les enseignements, tant dogmatiques que moraux, ne sont pas tous équivalents. Nous devons trouver un nouvel équilibre, autrement l’édifice moral de l’Église risque lui aussi de s’écrouler comme un château de cartes. L’annonce évangélique doit être plus simple, profonde, irradiante. C’est à partir de cette annonce que viennent ensuite les conséquences morales ».

« Si seulement ils pouvaient forcer ce foutu marxiste à parler sexe.. »

On comprend d’autant mieux que de tels propos, par ailleurs favorablement accueillis par les catholiques et les médias américains, dont le New York Times, n’ait pas rassuré Adam Shaw, rédacteur en chef de Fox News et catholique, qui a comparé le pape à Barack Obama dans une tribune publiée sur le site internet de la chaîne d’information.

Par la suite, les pages économiques et sociales de l’exhortation apostolique « La joie de l’Evangile »(« Evangelii gaudium » )du pape François publiée le 26/11/13, venant « enfoncer le clou »,  ont déchaîné « une rage spectaculaire chez des ténors de la droite conservatrice et du Tea Party aux Etats-Unis », qui l’ont traité de « marxiste », comme l’a relevé le journaliste Patrice de Plunkett dans une série de notes sur son blogue.

Pas étonnant, quand ce dernier appelle les dirigeants des grandes puissances mondiales « à lutter contre la pauvreté et les inégalités engendrées par le capitalisme financier », qu’il qualifie de « nouvelle tyrannie invisible » et quand il se montre critique à l’égard d’un système économique « de l’exclusion », dénonçant « la nouvelle idolâtrie de l’argent » et plaidant pour un « retour de l’économie et de la finance à une éthique en faveur de l’être humain ».
Son devoir, « au nom du Christ », est « de rappeler que les riches doivent aider les pauvres, les respecter, les promouvoir », dénonçant dans un passage consacré aux « défis du monde actuel » qu’« il n’est pas possible que le fait qu’une personne âgée réduite à vivre dans la rue, meure de froid ne soit pas une nouvelle, tandis que la baisse de deux points en Bourse en soit une ».

« Tant que ne seront pas résolus radicalement les problèmes des pauvres, en renonçant à l’autonomie absolue des marchés et de la spéculation financière, et en attaquant les causes structurelles de la disparité sociale, les problèmes du monde ne seront pas résolus, ni en définitive aucun problème. La disparité sociale est la racine des maux de la société », poursuit le texte***.

Une façon plus claire, plus cohérente et plus vivante d’affirmer l’Evangile, centré sur Jésus-Christ, lequel est venu « annoncer la bonne nouvelle aux pauvres… »(Luc 4v18 et ss) ?

Selon Patrick J. Deneen, cité par Patrice de Plunkett,  ceux qui critiquent le Pape, lui reprochant de se mêler de questions qui ne le concerneraient pas, voudraient cantonner « la foi catholique dans les domaines de ‘la foi et la morale’ – pour dénoncer l’avortement, s’opposer au mariage gay et faire individuellement la charité » . Par là même, de telles personnes témoignent d’un « catholicisme de conversation courtoise » et  « fragmentaire, qui ne met pas en cause des points fondamentaux de l’idéologie économiciste ». Il s’agit là d’« un catholicisme acceptable par ceux qui contrôlent le discours dominant, parce qu’elle ne met pas en danger ce qu’il y a de plus important pour les dirigeants de la République : maintenir un système économique postulant l’extraction [pétro-gazière] sans limite, attisant des désirs sans fin, et créant un fossé de plus en plus large entre winners et losers au nom du mantra de « l’égalité  des chances ». Un énorme appareil de financement soutient les causes catholiques du moment qu’elles ne concernent que la sexualité : autrement dit l’avortement, le mariage gay ou « la liberté religieuse » (confondue à vrai dire avec les questions d’avortement) »

A ce sujet, comment se positionneront les protestants évangéliques ?

Cette « personnalité de l’année 2013 » et ses actions nourrissent enfin la réflexion suivante, de nature peut-être à interpeller chacune et chacun, y compris protestant évangélique : l’Eglise(corps de Christ) doit-elle « faire de la politique ? » Et d’ailleurs, à partir de quand l’Eglise « fait-elle de la politique » ? Visiblement, quand elle combat le projet de loi sur le mariage pour tous ou quand elle prend le parti des pauvres.
Parmi les points dits « non négociables », ou « les valeurs bibliques », la lutte contre la pauvreté et l’injustice sociale(et leurs causes structurelles), et donc la défense de la vie tout court, en fait-elle partie ?

Quoiqu’il en soit, de telles déclarations-très évangéliques-rappellent 1)que le christianisme est une question de « relations » : « verticales », avec Dieu(1 Jean 5v20-21) et « horizontales » avec autrui ».

Ces relations « les uns les autres » enseignées notamment dans les épîtres de Paul, et envers « mon prochain »(Luc 10v27 et ss, d’après Lévitique 19v18).

Et 2)que le corps de Christ, constitué selon et par Dieu, « donne plus d’honneur à ce qui en manque », de sorte « qu’il n’y ait pas de division dans le corps »(1 Cor.12v22-25).

En effet, « sans justice, pas de paix ».

Notes :

* « Pourquoi saluer ainsi un pape qui a débuté son pontificat il y a tout juste neuf mois ? Pour Time, il s’agit sans doute de parier sur ce que le pape François peut faire, plutôt que de le récompenser pour ce qu’il a… déjà fait ».

**Un hindouiste (Gandhi, en 1930), un protestant baptiste (Martin Luther King, en 1963), un musulman chiite (l’Ayatollah Khomeini, en 1979), et…. trois catholiques, les papes Jean XXIII (en 1962), Jean-Paul II (en 1994), et désormais François (2013).

*** http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRPAE9AP04520131126 ;

http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0203150549548-le-pape-francois-accuse-la-nouvelle-tyrannie-des-marches-632513.php ;

http://www.latribune.fr/actualites/economie/20131126trib000797883/le-pape-s-attaque-a-la-tyrannie-des-marches.html ;

http://chretiensdegauche.com/2013/12/18/de-leglise-de-la-politique-et-de-leconomie/ ;

http://www.lapresse.ca/international/etats-unis/201312/16/01-4721268-le-pape-et-la-droite-americaine.php ;

http://www.lavie.fr/religion/catholicisme/quand-obama-cite-evangelii-gaudium-06-12-2013-47372_16.php )

La chute que les voyants de Babylone n’avaient pas vue(Lisons ensemble Esaïe/8)

Suite de notre lecture d’Esaïe, entreprise à partir du chapitre 40.

Le principe reste toujours le même. Après lecture du chapitre du jour, Il s’agit d’être attentif, à chaque fois, à trois choses : ce que nous apprend le chapitre sur la nature et la personne de Dieu ; ce que nous apprend le chapitre sur la nature et le caractère de l’homme, et enfin, ce que nous apprend le chapitre sur les engagements de Dieu vis à vis de l’homme.

N’hésitez pas à publier en commentaire, au pied de l’article, le fruit de vos réflexions !

Le chapitre d’aujourd’hui est consacré à la chute de Babylone, la capitale du grand empire, comme le chapitre précédent et le prochain.

Après ses dieux(cf chapitre 46), c’est au tour de la ville elle-même de tomber.

En plus des questions ci-dessus, il est possible de s’interroger particulièrement sur les raisons de la chute de la grande ville(comparer avec Apoc.18) :

D’où tombe Babylone ? A qui est-elle comparée ? (v1-4)

Pour quelles raisons tombe-t-elle ?(vv5-7).

« Le pouvoir absolu rend fou » et donne le sentiment d’impunité : cela se vérifie-t-il pour Babylone ? Comment ?

Que va-t-elle expier ? Qui va la châtier ?

Qui, selon elle, pourrait la sauver ? Et pourquoi, selon elle ? Peut-elle relever le défi qui lui est lancé ?  Peut-elle même le prévoir ? (versets 8 à 15) Relever l’ironie de la situation dans laquelle se retrouve Babylone, à l’instar de la blague d’une voyante sursautant à l’entrée d’un visiteur et s’excusant, confuse : « pardon, je ne vous avais pas vu ! » (v11)

 

Bonne lecture et bonne étude !

Eaïe 47

1 Descends et assieds-toi dans la poussière, vierge, fille de Babel! Assieds-toi à terre, faute de trône, fille de Chaldée! Car désormais on ne t’appellera plus la délicate, la voluptueuse.

2 Saisis les meules et va moudre la farine; relève ton voile, retrousse la traîne de ta robe, découvre tes jambes pour traverser les rivières.

3 Ta nudité sera mise à jour et ta honte sera visible; je vais exercer ma vengeance, sans me heurter contre personne.

4 Quant à nous, notre sauveur s’appelle l’Eternel-Cebaot, le Saint d’Israël.
5 Reste assise en silence et enfoncée dans les ténèbres, fille de Chaldée! Car désormais on ne t’appellera plus la reine des empires.

6 J’étais irrité contre mon peuple, j’avais repoussé mon héritage et les avais livrés entre tes mains: tu ne leur témoignas aucune pitié, même sur les vieillards tu fis peser lourdement ton joug.

7 Et tu disais: « À jamais je serai souveraine! » parce que tu ne prenais rien de tout cela à cœur et ne pensais nullement à la fin.

8 Or maintenant, écoute donc ceci, amie des plaisirs, qui trônes en sécurité et dis en toi-même: « Moi et personne hors de moi! Je ne serai pas réduite au veuvage ni n’éprouverai la privation d’enfants! »

9 Eh bien, ces deux coups te frapperont soudain, le même jour: privation d’enfants et veuvage; dans toute leur étendue ils t’atteindront, malgré la multiplicité de tes magies et le nombre infini de tes sortilèges.

10 Tu avais foi dans ta malfaisance, tu disais: « Personne ne me voit! » Ta sagesse, ta science t’ont égarée, et ainsi tu pensais en toi-même: « Moi et personne que moi! »

11 C’est pourquoi, un malheur s’abat sur toi que tu ne sauras prévenir, une catastrophe t’atteint que tu ne pourras conjurer; la ruine t’accable soudain, sans que tu l’aies prévue.

12 Relève-toi donc au moyen de tes sortilèges et de tes nombreuses magies auxquelles tu as consacré tes forces depuis ta jeunesse; peut-être réussiras-tu à en tirer profit, peut-être recouvreras-tu ta puissance.

13 Tu t’es épuisée à force de faire des projets; qu’ils se lèvent donc et te sauvent, ces contemplateurs du ciel qui observent les étoiles, qui pronostiquent à chaque lunaison ce qui doit t’arriver.

14 Mais les voilà devenus comme du chaume, que l’incendie a consumé, ils ne peuvent se préserver des atteintes de la flamme; ce n’est pas du charbon pour se chauffer, ni un brasier devant lequel on puisse s’asseoir. ,

15 Voilà à quoi te servent ceux pour qui tu t’es mise en frais; ceux qui trafiquèrent avec toi depuis ta jeunesse errent chacun de son côté, personne ne vient à ton secours ».
(Version du Rabbinat français)

 

« Pour vivre esclave, il faut posséder »*

« …la soif de posséder, qui est une idolâtrie. »(Col. 3v5 )

Esclave : qui est sous la puissance absolue d’un maître qui l’a rendu captif ou qui l’a acheté. Et qui donc le possède(cf Rom.6v16).

Aujourd’hui, « pour vivre esclave », il « faut » posséder. Quoi donc ? N’importe quoi. Pourvu que nous soyons persuadés d’être « satisfait », « épanoui », « important », si nous possédons cette « chose » ou ce « n’importe quoi » comme les autres, ou avant les autres.
Mais ce que nous croyons posséder, devenu le centre de nos vies, finit par nous posséder.
C’est ce qui s’appelle « se faire posséder »**.

Patrick McGrath Muñiz "The Escape Plan" ou "Le Plan d'évacuation" (2013)  Huile sur toile 24" x 36"

Patrick McGrath Muñiz
« The Escape Plan » ou « Le Plan d’évacuation » (2013)
Huile sur toile 24″ x 36″

C’est ce qui s’appelle aussi le consumérisme : « une idole ignorée(…)lié à la poursuite du bonheur et de la satisfaction(…)fondé sur le principe de la transformation d’une convoitise en besoin, d’un besoin en nécessité et d’une nécessité en dû », selon Mike Evans. Lequel rappelle qu’« aux États-Unis, le coup d’envoi des achats de Noël est traditionnellement donné le lendemain de Thanksgiving », jour fixé dans les années 40 par
le président Roosevelt « au 4ème jeudi de novembre afin d’étendre la période des achats de Noël, ce qui illustre clairement la subordination d’une fête importante à l’idole de la consommation. Á cette occasion, les grandes marques américaines proposent des rabais importants qui provoquent d’impressionnantes marées humaines dans les magasins(…)
En 2008, 2000 acheteurs n’ont pas su attendre l’ouverture de l’un des grands temples de la distribution. Animés d’une agressivité quasi animale, ils ont détruit les portes du magasin et, dans l’émeute qui a suivi,
quatre personnes ont perdu la vie et de nombreuses autres personnes ont été blessées. Tout cela pour économiser 100$ sur une tablette ! »

Pour mémoire, même s’il n’est en réalité que « bien peu probable » que cela se soit passé un « 25 décembre », Noël est censé fêter ou célébrer la venue du Sauveur dans ce monde. Du Messie, venu « pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres » ; envoyé « pour guérir ceux qui ont le coeur brisé,
Pour proclamer aux captifs la délivrance, Et aux aveugles le recouvrement de la vue, Pour renvoyer libres les opprimés, Pour publier une année de grâce du Seigneur »(Luc 4v18-19).

Comment alors privilégier une célébration de « Noël » qui ne sera pas « idolâtre » ?

En rappelant « l’esprit du message de Noël », qui pourrait se résumer à ce verset : « Car vous connaissez la grâce de notre Seigneur Jésus Christ, qui pour vous s’est fait pauvre, de riche qu’il était, afin que par sa pauvreté vous fussiez enrichis »(2 Cor.8v9).

Face à la sagesse de ce monde, recherchons la sagesse de Dieu, notamment à travers le livre des Proverbes, « un mini-guide pour la vie », et apprenons de la grâce de Dieu qui nous « enseigne à vivre sagement, justement et pieusement »(Tite 2v12).

D’autres exemples de « Noël qui a du goût » peuvent se découvrir ici et là(idée des « Christingles »). Vous pouvez aussi organiser, pour Noël, un « banquet mondial »(dont nous avons déjà parlé ici et que nous avons testé sur notre groupe d’ados de l’église, hier, avec d’autres moniteurs)

Notes :

* »Piqué » dans le courrier des lecteurs du dernier numéro de décembre-janvier de « La Décroissance »

** Voir « La Classe ouvrière va au paradis » d’Elio Pétri(1971)

L’histoire de Lulù, ouvrier modèle, dont « la seule ambition dans l’existence est de gagner suffisamment de miettes pour pouvoir, le soir, rentrer chez lui regarder la télévision et acheter, le week-end, les gadgets inutiles qu’il y aura vus vantés par la publicité ».

T’es brouillon ? Facebook le voit ! (Ou quelques bonnes raisons de se passer de Facebook)

Prendre une gamelle

A quand un bouton « j’aime pas », pour dire « j(e ne t)’ aime pas, Facebook » ?

Certainement, chacune et chacun a de bonnes raisons d’être sur Facebook.
Néanmoins, il existe aussi de tas d’autres bonnes raisons « de ne pas y être », ou même « de ne plus être ».

Par exemple, cette « bonne raison »-là, que je viens d’apprendre via « Arrêt sur images »* :

Parce que  Facebook espionne les brouillons de vos messages : « il sait quand que vous décidez de ne pas publier une partie du message que vous avez tapé »*.

 
Ou encore, selon Le Tigre magazine,
Parce que Facebook a réussi « le plus incroyable hold-up de l’histoire », en incitant 1,2 milliard d’individus de faire d’eux-mêmes « le choix de s’y inscrire et de l’utiliser majoritairement pour communiquer »**.

 
Parce que Facebook fonctionne sur un principe faussement vertueux : « plus de gens s’inscrivent chez eux, plus ils sont incontournables, et donc plus de gens s’y inscrivent »**.

 
Parce que « si des passerelles existent encore vers le web (un simple lien vers un bon vieux site), Facebook fait tout pour les minimiser : plus les utilisateurs restent sur Facebook, plus leur valeur auprès des annonceurs est forte ».**

 
Parce que « cliquer sur un bouton « J’aime » relié à Facebook, donne accès à cette société, outre à toutes les informations que vous avez publiées, à l’ensemble de l’historique de votre navigation web. Là encore, le profit pour eux est évident : vos centres d’intérêt étant mieux connus, il sera plus facile de vous exposer à de la publicité ciblée »**.

 
Parce que Facebook échappe à toute forme de contrôle : c’est une société privée, qui fait ce qu’elle veut : c’est ainsi que « tout ce qui est publié sur ce site lui appartient de facto. En effet, les conditions d’utilisation précisent que toute personne qui s’inscrit sur Facebook accorde à l’entreprise « une licence non-exclusive, transférable, sous-licenciable, sans redevance et mondiale pour l’utilisation des contenus de propriété intellectuelle ». En clair, Facebook peut faire ce qu’il veut du contenu posté sur son site**.

 
Parce que, selon Philippe Rivière pour Le Monde diplomatique, « en permettant à chacun de polir sa marque personnelle, Facebook est le miroir magique de notre époque égotiste et publicitaire. L’expérience Facebook procure à l’utilisateur la sensation d’être en permanence en représentation devant cent trente personnes (nombre moyen d’amis) applaudissant chaque geste et chaque bon mot. Plus la projection électronique de notre être reflète la vérité de notre personnalité – ou de notre désir -, plus on se laisse griser par son reflet »***.

 
Et enfin, parce que Facebook repose sur un gros mensonge : comment croire , en effet, que l’on puisse avoir « plus de 200 amis » sur ce réseau dit « social » ?

Pour ma part, je n’ai pas à me poser la question, puisque je n’y suis pas et que je ne veux pas y être.

 

Notes :
* http://www.arretsurimages.net/breves/2013-12-15/Facebook-espionne-les-brouillons-de-vos-messages-id16574

Facebook s’intéresse à ce que vous choisissez de ne pas mettre en ligne explique en détail « Auto-Censure sur Facebook » une étude (PDF), très sérieuse signée de Sauvik Das (étudiant en doctorat à l’université Carnegie Mellon) et Adam Kramer (ancien de Carnegie Mellon, docteur en psychologie sociale, acutuellement Data Scientist chez Facebook où il travaille depuis juillet 2010sur « emotion expression, psycholinguistics and statistical methods »).
Cette étude est signalée par Jennifer Golbeck (directrice de l’Human-Computer Interaction Lab, et professeur associée à l’université du Maryland) qui la commente, par ailleurs.
Les auteurs de cette étude ont travaillé sur les données de 3,9 millions d’utilisateurs américains ou anglais de Facebook sur une période de 17 jours (du 6 au 22 juilet 2012). Ils ont constaté que 71% d’entre eux avaient au moins une fois censuré une partie d’un message ou d’un commentaire avant de le poster sur Facebook.
Ils précisent qu’un message ou qu’un commentaire était considéré comme censuré, s’il n’avait pas été publié dans les dix minutes suivant sa composition.

Goldbeck souligne que l’étude indique que Facebook n’envoie qu’une information permettant de savoir si oui ou non vous avez auto-censuré un message, mais pas le texte de la partie non-publiée de ce message. Elle ajoute que c’est techniquement possible de lire ce que vous avez supprimé avant d’envoyer le message final sur Facebook, même si ce réseau social assure ne pas le faire.
** http://www.le-tigre.net/Et-nous-assistames-les-bras.html

*** http://toutsurlachine.blogspot.fr/2010/11/analyse-facebook-miroir-magique.html

A quoi rêvent les petits garçons et les petites filles ? (« Pour les nuls au cinéma »)

Le « rêveur » le plus célèbre de la Bible est sans aucun doute Joseph, dont l’histoire peut se lire dans les chapitres 37 à 50 du livre de la Genèse.

Pour y parvenir, l’enfant devenu jeune homme, puis homme mûr et sage, aura du apprendre que « faire son film » n’est pas le rêve et qu’il importe de connaître et de suivre le « temps de Dieu » à ce sujet. Quand il l’aura enfin compris, Joseph sera élevé…au temps convenable.

Car il n’est pas tout de rêver, il s’agit aussi d’interpréter.

De nos jours, à quoi rêvent les petits garçons et les petites filles ? Quel enjeu pour leur construction personnelle et leur devenir ?

Enfant avec un ordinateur portable par Alan Toniolo de Carvalho Où commence la société de dépendance ? Et où s'arrêtera-t-elle ?

Enfant avec un ordinateur portable par Alan Toniolo de Carvalho
Où commence la société de dépendance ? Et où s’arrêtera-t-elle ?

La question est d’importance, en ces temps où la machine à rêve(ou à abrutir et à faire consommer)fonctionne à plein, particulièrement en ces temps de « joyeuses fêtes »(où le mot « Noël disparaît même des enseignes lumineuses de nos villes).

En guise de réflexion plus que de réponses exhaustive à la question, voici une sélection de films divers(un « top 10 »), obéissant aux règles suivantes :

-Les films qui suivent(je les ai tous vus et presque tous aimés) appartiennent à des genres variés(sauf le dessin animé-pour l’instant), et sont de diverses cultures, autres qu' »occidentale »(« américaine » ou « européenne »), à mille lieux des grosses (super ou non)productions hollywoodiennes, qu’il y ait des ninjas ou pas. A noter que je n’ai rien contre « les films américains », puisque la plupart des films de la liste qui suit sont « américains ». Autant que possible, visionner les films « étrangers »(non francophones) en VOST.

-Les films ont pour héros ou héroïnes des enfants(ou parfois des ados). Ou alors ils nous donnent à voir sous leur regard ou selon leur point de vue.

-Les films proposés peuvent tous être vus par des enfants, ou du moins, « en famille », à quelques nuances près que nous verrons plus loin. Ils peuvent être appréciés tels quels et nourrir une discussion avec des enfants-préados sur des sujets relatifs à la foi, l’évangile et des thèmes bibliques. Ils sont tous disponibles en DVD et leur durée est dans l’ensemble assez courte(d’une quarantaine de minutes à 1h30 en moyenne)

Sur ce, bonne vision, en vous souhaitant beaucoup de plaisir.

« A quoi rêvent les petits garçons et les petites filles ? »

Une scène de "CJ7", de et avec Stephen Show

Une scène de « CJ7 », de et avec Stephen Chow

Dans « CJ7 » de Stephen Chow, lorsqu’un maître d’école demande aux élèves d’une école privée huppée ce qu’ils veulent faire plus tard, les petites filles expriment leurs rêves de célébrité et les petits garçons ambitionne de devenir riches et puissants. Dickie, quant à lui, déclare vouloir devenir « quelqu’un de pauvre », parce que l’essentiel pour être respecté-« même si on n’a pas d’argent »-selon son papa manoeuvre sur un chantier, est d’être «  »gentil », « pas bagarreur », « travailleur » et « de ne pas raconter de salades ». Un « rêve » qui provoque les moqueries de la classe et l’incompréhension du professeur.

Le « Garçon aux cheveux verts » de Joseph Losey rêve, quant à lui, de redevenir comme tous ses camarades. A moins qu’il ne découvre que sa singularité est « un signe » porteur de sens….

Dans « Rouge comme le ciel », Mirco, dix ans et passionné de cinéma, veut vivre sa passion, quoique devenu aveugle à la suite d’un accident domestique.

 
Sili, douze ans, handicapée, décide de cesser de mendier pour devenir

Scène de "La Petite vendeuse de soleil"

Scène de « La Petite vendeuse de soleil »

« La Petite vendeuse de Soleil », un journal de Dakar, face au monopole des garçons. Car « ce qu’un garçon peut faire, une fille peut le faire aussi ».

La petite Bakhtay, afghane, est dévorée par l’envie d’aller à l’école, pour lire et « apprendre des histoires drôles ». Mais pour cela, il lui faut absolument « le cahier ».

Dans la Chine des années 30, Gouwa espère se voir transmettre le secret du « Roi des masques ».

Katia, dans « Katia et le crocodile », rêve de liberté….

Verra-t-on le bout de "La Nuit du chasseur" ?

Verra-t-on le bout de « La Nuit du chasseur » ?

Et les orphelins John et Pearl, d’une famille : un voyage au bout de « La Nuit du chasseur »...

Dans « Du silence et des ombres », Scout, « garçon manqué » et surdouée à ses heures, rêve à la fois de justice et de combattre l’injustice, même sans aucune garantie de « gagner ».

Enfin, dans « la Cité de l’Ombre », Lina et Doon rêvent de lumière (et de pouvoir choisir leur destinée)

Remarques et conseils divers :

Un film, pour un enfant, doit répondre à quatre exigences :

1)Répondre à sa curiosité, permettre l’identification aux héros, 2)conserver une part de mystère, 3) proposer des personnages dont il peut partager les émotions et 4) offrir des références avec ce qu’il vit ou connaît.

Que montrer, selon les âges ?

Les 5 à 7 ans :

Ils expérimentent que vivre, c’est être en relation avec les autres, et que la rencontre avec « l’autre » comporte richesses et difficultés. Ils comprennent et appréhendent avec leur corps tant qu’ils ne savent pas lire. Ils sont très à l’aise avec les images. Ils aiment les histoires qui expriment des situations ou des émotions qu’ils ont déjà vécues. Ils posent déjà de grandes questions.

A cet âge, on découvre les films d’animation, d’aventure et les comédies

Les 8 à 10 ans :

C’est l’âge de l’esprit scientifique. Leur horizon s’ouvre à d’autres civilisations et à d’autres cultures. Avides de connaissances, ils posent de multiples questions. Ils veulent savoir « comment ça marche », comprendre et vérifier, de façon concrète et d’une façon qui réponde à leurs propres expériences. Ils sont dotés d’un esprit logique et commencent à s’ouvrir à une certaine abstraction.

A cet âge, on découvre les westerns et les drames historiques.

Les 11 à 13 ans :

Ils sont curieux de tout, notamment les 11-12 ans. Leurs questions sont plus élaborées, et ils aiment comparer. A l’heure de l’adolescence, ils apprécient aussi de sentir qu’ils peuvent jouer un rôle et qu’ils ont leur place dans la société.

A cet âge, on découvre les grands auteurs et les films d’action(et les problèmatiques sociales et politiques à partir de 14 ans).

On privilégiera enfin les courts métrages(30 min.) avec  les maternelles, les moyens métrages(50 minutes) avec les  CP-CE1 et les longs métrages(1h30) à partir des CE2-CM2 et au-delà.

Les films (fiches techniques et résumés) :

CJ 7, de Stephen Chow(Hong Kong, 2008).  Avec Stephen Chow. VOST et VF.

Un excellent « film familial », que j’ai déjà montré à des ados de mon église et qui a remporté l’adhésion. Emouvant, drôle, il est suffisamment riche en thématiques bibliques(quoique « non chrétien » à la base) pour servir de support à une discussion de groupe : image du père, notion de sacrifice,  critique du matérialisme et d’une certaine tendance à vouloir exister à travers ce que l’on possède. Je n’en dis pas plus, car il est essentiel de conserver une certaine part de mystère, pour laisser tout le plaisir de la surprise.

Le Garçon aux cheveux verts, de Joseph Losey(USA, 1948). avec Dean Stockwell, Robert Ryan. VOST.

Dans un commissariat, Peter  (Dean Stockwell), un jeune garçon chauve d’une dizaine d’années, est interrogé par deux policiers qui n’arrivent rien à en tirer. On appelle à l’aide le Dr Evans (Robert Ryan), un psychologue qui, en partageant son maigre repas avec lui, réussit à lui faire raconter son histoire.(http://www.dvdclassik.com/critique/le-garcon-aux-cheveux-verts-losey ).

L’un des plus beaux de la sélection et l’un de mes préférés, avec CJ7. Souvent vu comme une « parabole sur le racisme » et la différence, « Le Garçon aux cheveux verts », un premier film de Joseph Losey, est certes cela, mais aussi plus que cela : il est une belle parabole sur l’appel, le don et le poids du don, redisant bien avant « Spiderman » de Sam Raimi : « à grand don, grande responsabilité… » Convient parfaitement à partir de 10-11 ans.

Enfin, les plus cinéphiles d’entre nous auront sans doute reconnu en Dean Stockwell, qui joue Peter, celui qui allait devenir « l »hologramme » de la série « Code Quantum » !

Affiche de "Rouge comme le ciel"

Affiche de « Rouge comme le ciel »

Rouge comme le ciel, de Cristiano Bortone(Italie, 2010).  Avec Luca Caprotti, Francesca Maturanza, Paolo Sassanelli. VOST et VF. Contient une version en audiodescription, pour les mal voyants.

Inspiré de l’enfance de Mirco Mencacci, auquel il arriva le même malheur, et qui développa une sensibilité au son. Sorti du collège à 16 ans, il est, depuis, devenu musicien, puis l’un des plus célèbres ingénieurs du son du cinéma italien (il a notamment travaillé avec Michelangelo Antonioni)

(Voir http://www.lesfilmsdupreau.com/prog_detail.php?code=rge)

La Petite vendeuse de soleil, de Djibril Diop Mambety (Sénégal, 1999). Avec Lissa Balera. VOST(avec des parties en français)

« Soleil, soleil ! »
Le deuxième volet d’une trilogie inachevée : «Histoires de petites gens». Et donc l’ultime film de Djibril Diop Mambety.
Un conte africain qui nous entraîne dans les rues de Dakar, sur les pas de Sili, une héroïne attachante au caractère «bien trempé» qui découvre la dureté du monde : la pauvreté, les bidonvilles, les petits métiers de vendeurs de rue.
Mais, loin de tout misérabilisme, cet « Hommage au courage des enfants de la rue » qui refusent d’être à genoux est surtout un film généreux, plein de vie.  Il sera certainement une découverte pour beaucoup, tant les films africains sont si rares sur nos écrans.

Le Roi des masques, de Wu Tianming(Chine, 1996). Avec Zhu Xu, Zhou Renying. VF, VOST.

Dans la Chine des années 30, un vieux maître de l’opéra choisit de devenir saltimbanque : « le Roi des masques ». Mais il n’a pas d’héritier pour transmettre son art. Le film « aux 30 récompenses ». Très émouvant et fort. A l’instar de CJ7, il doit absolument garder sa part de mystère pour être apprécié.

Katia et le crocodile, de Vera Simkova(Tchécoslovaquie, 1966). avec Yvetta Holauerova. VF.

Katia s’ennuie pendant les grandes vacances. Pour rendre service à un camarade, elle accepte de garder chez elle jusqu’au soir toute une ménagerie : un crocodile, deux lapins, un petit macaque, un oiseau qui parle, une tortue et la nourriture du crocodile, des souris blanches.  Mais pendant l’absence de Katia, partie raconter la nouvelle à ses amies, la petite soeur qui dormait s’éveille et libère les bêtes, tandis que d’autres s’évadent. Le crocodile, entreposé dans la baignoire, est délivré par l’eau qui monte…C’est ainsi que tout le quartier de Prague, adultes et enfants, se livre à une chasse épique.

Le premier burlesque pour enfants, rythmé et nerveux, cocasse. A la fois réaliste, fantaisiste et poétique. Pour les enfants de six à onze ans. Représentatif du vent de liberté qui régnait alors en Tchécoslovaquie. Réalisé deux ans avant l’entrée des chars soviétiques à Prague.

La Nuit du chasseur, de Charles Laughton(USA, 1955). Avec Robert Mitchum, Billy Chapin, Shelley Winter, Lilian Gish. VF et VO

Ben Harper (Peter Graves), un père de famille condamné à la pendaison après un braquage qui tourne mal, rencontre dans sa cellule Harry Powell (Robert Mitchum), un faux pasteur. Powell s’intéresse surtout au magot laissé par Ben, et, aussitôt libéré, se rapproche de sa veuve, Willa (Shelley Winters), et de ses deux enfants, John (Billy Chapin), et Pearl (Sally Jane Bruce), pour mettre la main dessus. Willa se laisse séduire, et épouse Powell, tandis que John n’est pas dupe. Un duel s’engage entre Harry Powell et l’enfant.

(http://www.dvdclassik.com/critique/la-nuit-du-chasseur-laughton )

Le premier et unique film de Charles Laughton.  Excellent. Ou comment préparer les enfants à se méfier des « loups ravisseurs », qui viennent à nous « en vêtements de brebis », et à reconnaître leurs fruits(Matt.7v15-16). A partir de 11 ans.

Une scène du film.

Du silence et des ombre, de Robert Mulligan(1963, USA), avec Grégory Peck. VO et VF. A partir de 13 ans.
Adaptation du best-seller d’Harper Lee « Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur » (également titre du film en version originale), qui sera à la fois le premier et le dernier ouvrage de la romancière qui obtint le prix Pulitzer. Un résumé réducteur dirait qu’il s’agit d’une « plongée dans l’Amérique ségrégationniste des années 1930, vue à travers le regard de Scout, six ans, « garçon manqué » un peu surdouée à ses heures ».
(http://www.dvdclassik.com/critique/du-silence-et-des-ombres-mulligan ; http://www.critikat.com/Du-silence-et-des-ombres.html )

La Cité de l’Ombre, (2008, USA), de  Gil Kenan.  D’après le roman éponyme de Jeanne Duprau.
Avec Saoirse Ronan (Lina Mayfleet), Harry Treadaway (Doon Harrow), Bill Murray (le maire Cole), Tim Robbins (Loris Harrow), Martin Landau (Sul)…VOST et VF.

Ember, une ville souterraine construite il y a deux cents ans par « les Bâtisseurs » pour préserver l’humanité de son extinction. Cette ville est éclairée par un gigantesque générateur qui se meurt.  Bien que les coupures d’électricité se multiplient, les habitants, qui se voient attribuer dès leur adolescence des fonctions sociales non choisies,  sont prisonniers de leur confort et perfidement asservis par le pouvoir en place. Pourtant, ils se contentent de leur condition avec un fatalisme quasi religieux, attendant le retour des messies sans remettre en question leur mode de vie. Seuls deux adolescents, Lina et Doon, et le père scientifique de ce dernier,  rêvent de s’enfuir et de trouver la véritable lumière(D’après Critikat)

Des thématiques chrétiennes et bibliques évidentes, quoique le roman de Jeanne Duprau, base du film, m’a paru plus explicite encore que le film sur ce point. On pense au « Voyage du Pèlerin », et à la « Cité de Destruction ».

Le Cahier, de Hana Makhmalbaf (2007, Iran). Avec Nikbakht Noruz (Bakhtay), Abdolali Hoseinali (le garçon talib), Abbas Alijome (Abbas). VOST.

Un film qui fait « flipper grave », tant il montre combien la haine, les préjugés et l’intolérance peuvent être communiqués aux enfants et transmis d’une génération à l’autre.
Bref, de nature « à casser l’ambiance », surtout en cette période de Noël, il pourrait être considéré comme l’intrus de la sélection. Toutefois, il a bien sa place ici pour ce qu’il a à nous apprendre, quoique plutôt « réservable » aux plus grands(à partir de 13 ans) et aux adultes. (Voir critique : http://www.critikat.com/Le-Cahier.html )

Jésus-Christ est-il un « Père Noël » ?

 

« Ils s’attroupent pour avoir du blé et du vin nouveau, mais ils s’éloignent de moi. »(Osée 7v14)

Je vous invite, aujourd’hui, à une lecture de Jean 6v26-69, à la suite du verset ci-dessus, qui m’inspire les questions suivantes :

Ce que veulent les hommes, venant à Jésus ?

Ce que veut Jésus et qui Il est ?*(ce qu’Il dit de Lui-même)
Quel est le mot-clé(le verbe-clé) de ce passage ?
Qu’est-ce que « faire les oeuvres de Dieu » ?

Bonne lecture et bonne réflexion !

 

Notes :

*A noter que le danger est de réduire Christ.Même si ce dernier ne se laisse pas enfermer dans une boîte ou une case.

– Nous réduisons Christ, chaque fois que nous nous attendons à une « expérience » (purement)émotive, pleine de sensations.

– Nous réduisons Christ, quand nous le considérons comme « la réponse à nos problèmes ». S’Il n’est « que » la réponse à nos problèmes, le danger est toujours de vouloir assujetir Christ.

-Nous réduisons Christ, quand nous réduisons la portée de ses affirmations.

-Nous réduisons Christ, quand nous nous élevons nous-mêmes

(D’après « La Saveur partagée » de Rebecca PIPPERT. ed. Farel, 1986, pp 68-74)

« The Bible » : « c’est spirituellement qu’on en juge… »

tout ce qui brille est-il or ?

tout ce qui brille est-il or ?

La foi, « c’est croire sans voir ». C’est par ce moyen que l’on peut s’approprier la grâce de Dieu, qui seule nous sauve.
Néanmoins, pour faire la critique d’un livre ou d’un film, il est indispensable d’avoir lu ou vu d’abord l’œuvre en question, avant de faire une quelconque analyse ou commentaire. Une « évidence » qui ne semble pas partagée par certains, notamment sur la toile et les blogues d’infos. Jugeons-en plutôt avec ce qui suit et tâchons d’en tirer des leçons concernant une certaine éthique ou déontologie nécessaire.

Où l’on retrouve notre bon vieux « débat » : « pertinence » ou « popularité » ?

Voici un billet « plein de colère », à l’approche de Noël, que l’on peut lire sur un blogue « d’actualités chrétiennes ». Non toutefois pas cette colère-là…ou celle du Seigneur Jésus Christ chassant les marchands du temple(Luc 19v45)….Son animateur, Paul Ohlott, « enrage » de ce que le Nouvel Obs, selon lui, « enrage(rait) » face à « l’incroyable succès de The Bible » (c’est le titre de son billet coup de gueule, daté du 8 décembre 2013). « La Bible » ou « The Bible »(à ne pas confondre avec « Ze Bible »), la mini série américaine(que je n’ai pas vu, à part quelques extraits sur internet et que je ne commenterai donc pas), pas la Parole de Dieu écrite.

Paul Ohlott(« Rédaction »),  qui réussit le tour de force de rédiger une « critique »(plus une « critique de la critique  », en réalité) sur ce qu’il n’a visiblement pas vu* (comme il le reconnaît lui-même à demi-mot-les commentaires ci-dessous le prouvent) »enrage » de ce que Marie Lemonnier, journaliste en charge des questions religieuses pour le Nouvel Observateur,  ait jugé mauvais « The Bible », la série, au point d’estimer qu’« il doit falloir être néocréationniste fanatisé ou télévangéliste à paillettes pour réellement goûter le spectacle ».
« Vous savez ainsi ce que vous êtes aux yeux du Nouvel Obs, si vous avez le malheur d’apprécier cette horrible série qui fait la promotion du message biblique ! » [sic-rien moins !] prévient Paul Ohlott en conclusion de son billet.

Mais quel est, en fait, le problème ?

Que l’article de Marie Lemonnier ait le (seul) »défaut » de ne pas reconnaître « l’incroyable succès de la série télévisée « The Bible »(…)la superproduction de Mark Bunett (également producteur des shows « Survivor » ou « The Voice »), qui a cartonné « tout d’abord aux Etats-Unis(…)mais également en Australie, où la série a même battu les records d’audience de la célèbre émission « MasterChef » ?

Au fait, est-il possible d’être évangélique, « né de nouveau » ou même « fondamentaliste » et de trouver(« objectivement ») la série mauvaise ?

Au final, cette « critique de la critique » de Paul Ohlott(qui se contente de reprendre certains termes ou infos de l’article de Marie Lemonnier et n’apporte rien de neuf) « n’a d’autre intérêt » que de révéler le manque de rigueur professionnelle de son auteur.

Quel est le problème ?

Une façon de juger sans voir et sur de mauvaises bases, qui peine à convaincre et à faire avancer la réflexion.

Une façon de juger sans voir et sur de mauvaises bases, qui peine à convaincre et à faire avancer la réflexion.

Que, quand il ne lit pas « en diagonale », Paul Ohlott ne fait pas ce qui est le minimum requis pour un journaliste, avant la diffusion d’un programme télévisuel :  le regarder avant de commenter, ce qui lui aurait permis de donner un véritable avis sur une production qui se donne tout de même pour ambition de donner « à voir »(et à comprendre)toute la Bible. Et ce qui lui aurait permis de comprendre enfin qu’une critique négative(surtout si elle est justifiée) d’un mauvais film(surtout s’il est attesté comme tel) n’est pas(forcément) une « attaque » contre la Bible, l’évangile ou les évangéliques. Plus grave et dangereux, Paul Ohlott semble ici défendre « l’idée » que l’essentiel est « l’étiquette »(ici, « série évangélique »), ou même « le succès »(en chiffre d’audience), la popularité, lesquels suffiraient pour donner toute légitimité à une oeuvre, court-circuitant ou décrétant « hérétique »/ »blasphématoire » toute analyse ou esprit-critique du contenu. Un état d’esprit contradictoire avec l’esprit des Béréens cf Actes 17v11(qui ne se sont pas laissés impressionnés par la renommée de Paul et dont la noblesse n’est pas liée à un titre mais à l’attitude), de 1 Cor.14v29(« éprouver les prophéties ») ou même de Deut.13. A noter que l’inverse est vrai : une « mauvaise » étiquette(« de gauche », « catholique »…)suffit à rendre illégitime.
On appréciera d’autant plus, parmi les nombreux commentaires en réaction(plus de 90 à ce jour), certaines interventions pertinentes et intelligentes(par contraste), pour ne pas dire spirituelles(voir « Yves », « Sergio3 », « Bucer », et surtout, « Pneumatis »). Et on se rassurera en se disant que Paul Ohlott n’est heureusement pas représentatif des évangéliques :

Yves
8 décembre 2013 • 12 h 46 min
La critique du Nouvel Obs est sévère mais j’attendrai d’avoir vu un épisode pour juger si elle est pertinente… Vous-même Paul, qu’en avez-vous vu et qu’en pensez-vous ?

o
Rédaction
8 décembre 2013 • 13 h 00 min
Pour ma part, je me moque de la « french manucure » des ongles d’Eve… et les divers extraits m’ont montré une grande qualité. D’ailleurs, à mille lieux du Nouvel OBS, la présentation de Paris Première souligne qu’il s’agit d’un « phénomène télévisuel mondial » qui a été « salué par la critique ». Il n’y a donc pas besoin d’etre « néocréationniste fanatisé ou télévangéliste à paillettes » pour apprécier la série.
o
Yves
9 décembre 2013 • 6 h 44 min
Mais vous ne m’avez pas dit Paul si vous aviez vu la série pour contester la pertinence de la critique de l’Obs, car le seul avis de la chaine qui la diffuse me parait de bien peu d’objectivité…

sergio3
8 décembre 2013 • 17 h 09 min
Le problème des films, c’est que les images s’impriment dans nos mémoires. Il suffit d’une expression du visage ou de quelques mots inventés pour nous donner une autre compréhension de l’Evangile…
Certains chrétiens sont tellement habitués à se gaver de films qu’ils ne réalisent pas le danger.
J’espère que cette superproduction aura un impact positif sur les pécheurs et qu’elle ne fera pas de dégâts dans les rangs de la famille de Dieu.

o
Rédaction
8 décembre 2013 • 21 h 02 min
Un film ne déforme pas plus l’Evangile qu’une prédication. L’un comme l’autre comporte une dimension humaine et se voit transmis par le biais d’un canal humain, par définition imparfait.
.
o
Bucer
9 décembre 2013 • 17 h 02 min
Comment c’était hier soir?
Ma critique, ici:
http://blog-confessant.blogspot.fr/2013/12/la-bible.html
o
Bucer
9 décembre 2013 • 17 h 17 min
Et je dois ajouter que le début est un peu guignolesque avec Noé qui raconte magistralement le récit de la Création dans une arche construite en bois bien poncé acheté chez Casto et où l’une des planches de 2 cm d’épaisseur qui constituent la coque commence à prendre l’eau au point qu’il s’en va retaper un clou pour colmater la brèche. A première vue, l’arche de Aronofsky semble plus solide et ressemble moins à un bâtiment sorti du Monde de Narnia.
C’était là le truc à éviter: ne pas sembler raconter un conte de fées pour grands naïfs. Et je pense que la série (en tout cas les deux premiers épisodes) est tombée en plein dans cette erreur.
Je pensais voir un vrai Abraham ou un vrai Moïse, dans leur vraie vie, avec leurs vraies craintes et leurs vraies appréhensions devant un appel qui les dépasse… mais, hier, je n’ai vu que des anges sortis de Star Wars et des héros sortis d’un nanar et dont on sent bien qu’après le tournage, ils vont aller manger un cheesburger au Mcdo du coin.

Yves
10 décembre 2013 • 7 h 32 min
Merci Bucer. Avec vous on a au moins ici une critique chrétienne sérieuse de quelqu’un qui a réellement vu un épisode, ce qui ne semblait pas le cas de Paul Ohlott dans sa contestation de la critique sévère du nouvelObs….
o
Rédaction
10 décembre 2013 • 8 h 52 min
La critique de bucer concernant les anges n’a rien de sérieux et je prépare un article a ce sujet, avec extrait vidéo de la série pour ceux qui ne l ont pas vu…
o
Bucer
10 décembre 2013 • 11 h 09 min
Rien de sérieux?
On voit l’ange qui sort deux petites épées de son dos et se met à faire une scène de moine shaolin en démonstration de kung fu à Bercy!
Une vraie niaiserie dont la série n’avait pas besoin.

Pneumatis
10 décembre 2013 • 11 h 20 min
Je suis catholique pratiquant, je suis passionné d’exégèse, et je confirme la critique du Nouvel Obs (et celle ci-dessus de Bucer). J’ai vu les deux premiers épisodes, qui sont une daube monumentale. Cette série n’a rien de biblique, c’est une série d’action qui utilise des images et des références bibliques. La culture et l’esprit de la Bible n’y sont pas. Avoir réussi à faire tout un épisode sur Abraham sans même évoquer l’alliance de la circoncision, c’est quand même du grand art ! Par contre les scènes de bagarre et d’action, ça y va. Comme si c’était l’essentiel. Quant à l’histoire de Moïse, c’est pareil. Là il aurait fallu ouvrir le Livre plutôt que de tenter un remake du film avec Charlton Heston en moins bien. C’est désastreux, et cela induit complètement le spectateur en erreur sur la réception de la Révélation. Que cette série rencontre un tel succès est une vraie tragédie, si vous voulez mon avis, pour ce qui est d’ouvrir l’esprit à l’intelligence des Ecritures (ce qui fut l’oeuvre de Jésus avec ses disciples jusqu’à son Ascension).

o
Rédaction
10 décembre 2013 • 11 h 31 min
C’est intéressant, parce que lorsque je pense à l’histoire d’Abraham, je ne pense absolument pas à la circoncision. Ce n’est pas, personnellement, ce qui me marque dans la vie d’Abraham !
Contrairement à vous, je trouve ça très bien que l’on présente la Bible d’une nouvelle manière, afin d’attirer des gens qui ne s’intéressaient pas à la Bible. En outre, nous avons des représentations conventionnelles de la Bible , qui ne sont absolument pas biblique… et je vais en parler dans un article à propos des Anges.
o
Pneumatis
10 décembre 2013 • 11 h 43 min
« C’est intéressant, parce que lorsque je pense à l’histoire d’Abraham, je ne pense absolument pas à la circoncision. » Et demandez-vous pourquoi, alors que c’est le centre de gravité de toute l’histoire d’Abraham, celle dans laquelle s’enracine jusqu’à l’accomplissement par le Christ. Comment voulez-vous comprendre l’étendue de ce que peut signifier « Voici le sang de l’alliance nouvelle et éternelle » si vous ignorez tout de ses racines spirituelles ? Et le problème, c’est qu’il n’est pas question que de la circoncision, mais de l’alliance en général, qui même avec Moïse est passée sous silence. Enfin quoi, retirer l’alliance de l’Ancien Testament, c’est comme retirer la Cène et l’institution de l’eucharistie du Nouveau.
La focalisation sur les batailles et les scènes d’action n’est pas plus dans l’esprit biblique. Et je passe sur des détails qui réitèrent toujours les mêmes images populaires convenues de la Bible , comme le sacrifice d’un Isaac enfant qui, de mémoire, n’avait pas l’air hyper consentant dans la série. Il y a un moment, quand on s’intéresse un peu à la Bible , où il faut mettre à jour ses connaissances. Je ne comprends pas où vous voyez du « nouveau » dans cette présentation des récits bibliques, à part dans les techniques de combat qui sont mises en scènes, et dans les étranges coupes dans le récit.
Et vous voyez, la tragédie est celle-ci : c’est qu’au final, certains arrivent à trouver ça bien. Là où l’Eglise, les chercheurs, les catéchistes (du moins ceux qui sont formés pour ça) essaient de faire avancer un peu la connaissance biblique, cette série fait revenir les gens un siècle en arrière, avec des airs d’actualité. C’est effrayant.
o
Rédaction
10 décembre 2013 • 11 h 47 min
Votre vision des choses est très catholique… Non seulement, on n’a pas besoin de mettre l’emphase sur la circoncision pour comprendre le sacrifice du Christ… mais en outre, il n’y a pas lieu non plus de mettre l’emphase sur la Cène … c’est juste un symbole commémoratif. Ce n’est pas le coeur de l’Evangile. Incroyable mais vrai, je me suis converti seul dans ma chambre, loin de la circoncision abrahamique et de l’eucharistie catholique !
Ce genre de séries Tv n’a pas pour objectif d’être un cours théologique, mais de montrer un aperçu du message biblique de manière attrayante pour une génération majoritairement déchristianisée. Ce n’est pas avec les programmes de KTO ou avec le « Jour du Seigneur » que les foules vont s’intéresser à la Bible …
C’est bien d’avoir de la connaissance biblique, mais c’est bien également de créer des supports qui vont se mettre à la portée du grand public. Le jour où l’Eglise le comprendra, elle commencera à communiquer l’Evangile différemment.

Pneumatis
10 décembre 2013 • 11 h 47 min
Et je me permets de vous inviter à lire cette critique constructive de la série, qui parait poser les bonnes questions.
http://www.20minutes.fr/television/1259715-20131205-bible-enfer-scenaristes-tele
Pneumatis
10 décembre 2013 • 11 h 50 min
Et croyez-moi, ce n’est pas non plus avec cette série que la jeune génération déchristianisée va s’intéresser à la Bible. Au mieux, elle va s’intéresser à la série (ce qui semble déjà être le cas), ce qui est bien différent. Attention, encore une fois à ne pas confondre cette série et la Bible elle-même, qui en est très éloignée.

o
Rédaction
10 décembre 2013 • 11 h 52 min
Relisez plus posément mon commentaire et essayez de réfléchir aux différentes manières de communiquer la Parole de Dieu. Oui, c’est notamment grâce à ce genre de séries, que certains vont commencer à s’intéresser à la Bible. On attire pas les gens avec des cours de catéchisme. D’ailleurs, c’est comme cela que le Catholicisme a su dégoûter la majorité des jeunes… heureusement que le mouvement évangélique a su développer une approche différente pour communiquer l’Evangile.

Pneumatis
10 décembre 2013 • 12 h 21 min
Je relis plus posément votre commentaire. Et je sais trouver un juste milieu entre mettre l’emphase sur quelque chose et faire comme si la Bible n’en parlait pas. Et j’espère que vous êtes aussi capable d’envisager un juste milieu entre une catéchèse classique et une série qui trahit le message biblique.
Je suis convaincu que c’est au contraire ce genre de travestissement populaire, qui n’a rien de nouveau, qui a largement contribué au désintérêt pour la Bible. Cette série est de l’anti-évangélisation.

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Rédaction
10 décembre 2013 • 12 h 24 min
Je ne connais personne qui a été dégoûté de la foi et qui a rejeté Dieu après avoir regardé une série biblique qui n’est pas totalement fidèle au message biblique. En revanche, on ne compte plus les millions de personnes – rien qu’en France – qui ont rejeté Dieu après s’être profondément ennuyés dans les cours de catéchisme…
Et pour rappel, le film  » la Passion du Christ », malgré toutes les critiques, a eu un impact positif sur des millions de gens.
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Pneumatis
10 décembre 2013 • 12 h 32 min
Très bien. Quant à moi, je ne connais personne qui se soit converti au Christ en s’abrutissant devant une superproduction américaine. Et je suis plus que sceptique quant à la faisabilité.
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Rédaction
10 décembre 2013 • 12 h 39 min
Soyons honnête… Même si vous ne connaissez personne qui se soit converti par le biais d’un film américain, vous n’en connaissez pas davantage qui se sont éloignés de la foi et de Dieu à cause d’un film biblique américain. En revanche, vous en connaissez beaucoup qui ont rejeté le catholicisme, après avoir suivi le catéchisme, fait la communion, confirmation… pourtant, vous êtes trop attaché à la religiosité catholique pour le reconnaître. Vous préférez critiquer le films américains, plutôt que de critiquer le catholicisme qui s’est embourbé dans une religiosité qui n’a plus rien d’évangélique…
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Pneumatis
10 décembre 2013 • 13 h 02 min
Des qui se sont éloignés de la foi et de Dieu à cause d’un film biblique américain ? Mais ouvrez les yeux, ça s’appelle le monde d’aujourd’hui, dans lequel plus on passe de temps à s’abrutir devant ce genre de superproduction moins on a de chance, proportionnellement d’avoir envie d’ouvrir un livre… alors de prier, n’en parlons même pas. Pour le reste, je ne rentrerai pas avec vous dans une controverse catho/évangéliques, ce serait glissant. Je suis très nettement favorable au dialogue interreligieux, et sur un tel sujet, il me semblerait mal engagé. J’ai aussi un regard sur l’histoire religieuse, et croyez-moi, je sais l’Eglise largement coupable d’avoir éloigné ses fidèles de la Bible , mais je la sais vivante et pas enfermée dans ses erreurs du passé… Je n’ai pas de temps à perdre dans des combats de chapelles, quand le Christ nous veut unis.
Aussi, je retourne à cette religion qui n’a plus rien d’évangélique, à laquelle je me suis converti à 25 ans, qui m’a appris à aimer le Christ de tout mon coeur, de toute mon âme et de toute ma force, et à aimer les hommes d’un amour semblable. Je retourne à cette religion qui n’a plus rien d’évangélique, mais qui parie sur mon intelligence de la foi, plus que sur mon goût pour le marketing américain, et que je remercie pour cela.
Ceci dit, je peux vous suggérer un prochain article : comment la dernière publicité pour l’offre de Noël sur les abonnements canal+, mettant en scène les rois mages à la crèche s’extasiant devant un écran de télé, contribue à la découverte du nouveau testament par les téléspectateurs. C’est du même acabit.
Bonne journée.
o
Rédaction
10 décembre 2013 • 13 h 27 min
(….)c’est dommage que vous vous soyez converti à la religion catholique et non à Christ. C’est là ce qui nous sépare.

Le mauvais débat : beaucoup de bruit et surtout, beaucoup de fumée. En clair, nocif.

Le mauvais débat : beaucoup de bruit et surtout, beaucoup de fumée. En clair, nocif.

Bref, Paul Ohlott, qui semble se focaliser sur le fait que l’internaute « Pneumatis »(alias Joël Sprung) se soit présenté comme « catholique pratiquant », fait de l’anticatholicisme primaire(alors qu’il sait être « autre » face à des journalistes catholiques ou orthodoxes, lorsqu’il est parfois invité sur Radio Notre Dame pour commenter l’actualité), ignorant que « Pneumatis », bien que non évangélique, et certaines divergences doctrinales mises à part, est un croyant(voir ce portrait). Ce dernier est aussi animateur du blog éponyme(qui est aussi le nom de son association) qui a pour sous-titre : « Pour annoncer la bonne nouvelle aux pauvres (ls 61, 1 ; Lc 4, 18) », et dont le but est de « promouvoir les études bibliques faisant plus particulièrement appel aux racines juives de la foi chrétienne ».
Bref, « ce qui le sépare » de pneumatis n’est pas forcément ce que croit Paul Ohlott.

Paul, écrivant à Timothée, chargeait celui-ci de reprendre certains, qui « égarés dans de vains discours(…)veulent être docteurs de la loi », alors qu' »ils ne comprennent ni ce qu’ils disent, ni ce qu’ils affirment »(1 Tim.1v6-7).
Ce besoin est toujours d’actualité. Mais où sont les « Timothée » d’aujourd’hui ?

Et le plus beau est toujours à venir : en guise de « réponse », Paul Ohlott choisit de consacrer son billet suivant-qui ressemble plus à une autojustification ou à une diversion-à un énième « débat » sur « le sexe des anges »(dans le genre de celui qui occupa la hiérarchie ecclésiastique durant le siège de Constantinople), ou plutôt sur « les anges-ninjas » à partir d’un extrait vidéo. Choisir de se recentrer sur les anges, mêmes « ninjas » : un choix à la fois artistique et éditorial discutable, mais qui ne mérite pas que l’on s’enfonce dans une énième dispute.
Mais pendant que l’on débat sur le sexe des anges…

Notes :

*On appréciera aussi sa « critique » de mauvaise foi de la critique de télérama qu’il juge de… »mauvaise foi » datée du 09 mars 2013, et ce, d’autant plus qu’il n’a pas vu lui-même l’oeuvre en question à l’époque de la critique(datée du 06/03/13).

D’autres critiques intéressantes et pertinentes sur cette série :

Celle de Télérama(datée du 06-07/03/13) et celle-ci.

Quand le poids du néant est trop lourd, il entraîne la chute ! (Lisons ensemble Esaïe/7)

Nous reprenons  notre lecture des chapitres 40 à 66 du prophète Esaïe, entamée ici.

Ici, une « lourde » démonstration du néant des idoles babyloniennes, qui viennent de chuter. Ces idoles ont pour noms :

-Bel (« Baal » des phéniciens, « le dieu créateur ». Comparer avec le surnom donnée à Daniel : « Belchatsar » )
-Nébo (« Nabi » en hébreux, « le prophète » de Dieu. Comparer avec « Nabucodonosor » ou « Nébucadnetsar »).

Il s’agit de lire attentivement le chapitre et être attentif à :
1)ce que nous apprend le chapitre sur la nature et la personne de Dieu ;
2)ce que nous apprend le chapitre sur la nature et le caractère de l’homme,
3)ce que nous apprend le chapitre sur les engagements de Dieu vis à vis de l’homme.

Maintenant que les « vaines idoles » sont par terre, que reste-t-il au peuple, qui s’y confiait jusqu’à présent, à faire « d’intelligent » ou de sensé ? Et pourquoi ?

Bonne lecture !

 

Esaïe 46 :

1 « Bêl a fléchi, Nebo s’est affaissé; leurs statues ont été posées sur des animaux, des bêtes de somme.

Vous les portiez jadis, maintenant elles sont chargées, pesant fardeau, sur des montures qu’elles accablent.
2 Ensemble ils ont fléchi et se sont abattus; ils n’ont pu sauver la charge et sont allés, de leur personne, en captivité.
3 Ecoutez-moi, maison de Jacob, et vous tous, débris de la maison d’Israël, qui êtes soutenus [par moi] depuis le berceau et portés depuis votre naissance.
4 Jusqu’à votre vieillesse, je resterai le même [pour vous]; jusqu’à votre âge extrême, je vous porterai. Comme je l’ai fait, je continuerai à vous porter, à vous soutenir, à vous sauver.
5 À qui oserez-vous me comparer, m’égaler? Avec qui me mettrez-vous en parallèle comme étant semblables?
6 En voilà qui sortent avec profusion l’or de leur bourse et pèsent de l’argent à la balance; ils engagent un orfèvre pour qu’il en fasse un dieu, puis se courbent et se prosternent.
7 Ils le chargent sur leur épaule, ils le transportent et le mettent en place: le voilà fixé, il ne bouge plus! Que si l’on crie vers lui, il ne répond pas, il ne vient en aide à personne dans le malheur.

 8 Souvenez-vous de cela et comportez-vous en hommes; infidèles, prenez-le à cœur.
9 Rappelez-vous le passé, les temps reculés, car je suis le Tout-Puissant, il n’en est pas d’autre, je suis Dieu, et nul n’est comme moi.
10 Dès le début, j’annonce les choses futures, et longtemps d’avance ce qui n’est pas encore accompli; je parle ma décision demeure, et tout ce que je veux, je le réalise. 11 Du Levant j’ai appelé un aigle, d’un pays lointain l’homme de mon dessein. Oui, ce que j’ai annoncé, je le fais arriver; ce que j’ai conçu, je l’exécute.
12 Écoutez-moi, hommes au cœur endurci, si éloignés du bien!
13 Je hâte la venue de ma justice, elle n’est plus loin; mon secours ne se fera pas attendre. Dans Sion, je dispenserai le salut à Israël, qui est ma gloire ».
(Version du Rabbinat français)