Foireux liens de juillet-août(22) : « mission/démission », « réformer/déformer »

Les « Foireux liens » de l’été 2017 : une actualité placée sous le signe de la « réforme », laquelle soulève des protestations !

Voici nos « foireux liens » de juillet-août : il y sera question, entre autres, de « génération Y », de « super-pouvoirs », de réformes autour du code du travail en France et de la santé aux USA, et de la meilleure façon de la théologie avec le hand-spinner ! A lire, bien entendu pas « d’un seule traite » mais à votre rythme, pendant l’été.

 

1) Pourquoi la génération Y est-elle en train de démissionner ?

« Née dans les années 80, elle est réputée difficile à manager, à rester concentrée, accusée d’être instable, paresseuse même parfois, elle fait l’objet de diverses études cherchant à comprendre pourquoi elle rencontre tant de difficultés à s’intégrer en entreprise. Ceux qui la composent disent rechercher une mission davantage qu’un travail, un mentor plutôt qu’un chef et veulent avant tout avoir de l’impact, de l’influence dans ce qu’ils font. Quitte à prendre le risque de tout abandonner s’ils ne l’obtiennent pas. (…) La génération Y continuera de démissionner tant que l’on sera incapable de faire le bon diagnostic et réorganiser le travail de façon à s’adapter aux modes de vies d’aujourd’hui ».

« Je vais sauver notre mariage », « Tu vas arrêter de boire, de me tromper, de me battre et tu vas consulter? », « Mon Dieu non ! Je vais voter pour interdire le mariage gay ! »

2) « Dieu est-il homophobe » ? Un rapport soumis au vote du Synode de l’Église anglicane en 2016 réaffirmait la vue traditionnelle du mariage entre un homme et une femme. Ce rapport valorisait toutefois certains aspects de l’homosexualité. Sam Allberry, chrétien et pasteur, et aussi attiré par les personnes du même sexe, s’est réjouit du maintien de cette vue traditionnelle. Il s’inquiète pourtant devant la forte pression qui est faite pour permettre à l’Église anglicane de bénir les couples homosexuels. Il est l’auteur du livre Dieu est-il homophobe ?, paru aux éditions BLF le 15 juin 2017.

Écouter sa prise de position, à cette occasion, ici, dans cette vidéo.

Et lire le témoignage de celui « qui a su replacer l’attirance pour les personnes du même sexe dans la perspective d’une vie de disciple. Loin de présenter une injuste spécificité des personnes attirées par le même sexe, en réalité », Sam relève que la vie de disciple a un coût, « qui est le même pour tous » : renoncer à « laisser libre-court à ses convoitises en matière de désirs charnels ».

3) Qu’est-ce qui constitue une approche pastorale ? Ou qu’est-ce que signifie « être pastoral » ? Par Kevin DeYoung. Selon nous, une «approche pastorale» implique la douceur, la patience et beaucoup d’écoute. Si quelqu’un est «pastoral», il est relationnel, sensible et a un effet calmant sur le autres. Le « soin pastoral », cela suppose de réconforter les malades, rendre visite aux veuves et prêter une épaule pour pleurer. Ce sont tous de bons exemples qui qualifient un bon pasteur. (…) ‪Mais ces exemples ne viennent pas à bout de ce que la Bible entend par le «ministère pastoral». Nous ne devons pas permettre aux vertus douces du soin pastoral d’en éclipser les vertus dures, de sorte qu’une «approche pastorale» devienne synonyme de ce qui est inoffensif, thérapeutique et réconfortant….

4) « Vaincre les idoles cachées » : une méditation de 2 Rois 17v9-19 proposée par Laurent Descos, pasteur et blogueur : C’est donc « en secret » que les Israélites s’étaient bâti des hauts lieux, qu’ils s’étaient fait des pierres levées et des poteaux cultuels sur toutes les collines. Étonnant, n’est-ce pas ? En secret de qui, si c’était à la vue de tous ? En secret d’eux-mêmes ! Combien de compromis en effet, cachés à nos propres yeux, faisons-nous avec l’ennemi dans nos vies ?

« Grand pouvoir….grandes responsabilités ! » (Source : blog du SEL)

5) Des pistes d’action contre la pauvreté en dessinVoici la 3ème série de dessins que le SEL publie sur le sujet de la pauvreté. Après une série sur le combat contre la pauvreté et une autre sur les causes de la pauvreté, cette série a pour but de nous amener à réfléchir sur certains passages de la Bible. Bien souvent on les connait bien, mais on les applique peu… Que le Seigneur nous change, au moyen de ces dessins, pour nous amener à vivre une vie d’amour et de service auprès des autres !

6) L’intox du « grand remplacement musulman »L’Europe a peur. Un des épouvantails agité aujourd’hui par les partis xénophobes et nationalistes qui prospèrent sur le Vieux Continent est le « grand remplacement ». Décryptage par le sociologue Sébastien Fath.

 7) Vivre en « chrétien engagé » est-il (in)compatible avec un engagement d’homme politique ? Bien entendu, un chrétien peut s’engager en politique, s’il perçoit un appel particulier à ce sujet, et même, pourquoi pas, faire partie des hautes instances dirigeantes d’un parti. Néanmoins, personne ne devrait douter que sa foi est plus importante, à ses yeux, que la politique. Et comme par un fait exprès, l’éternel débat de la compatibilité de la foi chrétienne avec l’engagement politique me paraît être relancé par la récente décision de l’ « évangélique » britannique Tim Farron, qui est aussi le chef du parti libéral-démocrate. « Déchiré » entre sa foi chrétienne et son rôle d’homme politique, Tim Farron a finalement choisi…..de démissionner de ses fonctions, le 14 juin, à la surprise générale. Deux journalistes chrétiens, l’évangélique Henrik Lindell, pour « La Vie », et le catholique Pierre Jova, pour « Famille chrétienne », analysent l’un et l’autre les raisons dans deux articles complémentaires. 

8) Le chiffre insolite au second tour des élections législatives françaises- surtout postprésidentielles : 57 % d’abstentions. Ailleurs en Europe, l’élection nationale aurait été invalidée faute de participants !

9) « Un incroyable talent », et bientôt « des superpouvoirs ». Pour quoi faire ? (Publié avant les résultats des législatives). Le président Emmanuel Macron va obtenir « des super-pouvoirs que de Gaulle n’avait pas eus. Sa victoire annoncée est énorme. Pratiquement pas d’opposition ; une vie parlementaire circonscrite à des centaines de députés macroniens, au garde-à-vous dans les débuts ; néanmoins, des ordonnances pour mener au pas de charge des réformes graves dont il aurait fallu débattre. Jusqu’à quel point peut-on déréguler ? Peut-on accepter que ce gouvernement exhume le faux dogme du « ruissellement », selon lequel enrichir les plus riches finit par profiter aux pauvres ? Peut-on laisser plafonner les dommages-intérêts dus aux salariés abusivement licenciés (ce qui encouragera les abus) ? Voilà le genre de questions qui ne seront posées à l’Assemblée que par une poignée de gens, dans l’indifférence de l’énorme majorité », représentant « les heureux de la mondialisation ».

10)  Non à une République qui marche «au pas»! Une note de blogue publiée le 15 juin de Barbara Romagnan, député sortante candidate à sa succession…avant d’être « sortie » le 18 juin face à une candidate LREM : « En République, c’est le Parlement qui contrôle le Gouvernement, et non l’inverse. En République, c’est aux citoyens qu’il appartient de décider si les représentants sont dignes de confiance. En République, un député élu par des citoyens libres doit être une voix libre – et non pas la voix du Président. En somme, une République qui « marche », ce n’est pas une République qui marche « au pas ».

 

11) Faut-il assouplir le code du travail ? Flexibiliser le code du travail, comme le gouvernement projette de le faire à la rentrée, est-il efficace pour lutter contre le chômage ? En réalité, 30 ans de dérégulation n’ont pas réussi à endiguer le phénomène… Mais le mauvais procès instruit contre le code du travail est tenace. Explications en vidéo. Trois minutes pour comprendre.

12) Loi travail bis : La France va-t-elle suivre le modèle allemand et transformer ses chômeurs en travailleurs pauvres ? Après les lois Macron, Rebsamen et El-Khomri(1) sous le précédent quinquennat, le gouvernement d’Edouard Philippe prépare une réforme encore plus profonde du droit du travail(2), précédant une remise à plat de l’assurance chômage. Ce big bang annoncé a un modèle : les réformes « Hartz »(3), engagées en Allemagne au début des années 2000, aujourd’hui parées de toutes les vertus par de nombreux commentateurs avec, en apparence, l’un des taux de chômage les plus bas d’Europe. La réalité des chiffres montrent au contraire que ces réformes du marché du travail n’ont pas radicalement réduit le chômage et la sous-activité et, surtout, ont provoqué une explosion des travailleurs pauvres, dont le nombre est l’un des plus élevés d’Europe.

13) La libéralisation du transport ferroviaire « en marche », en France ? Deux sénateurs ont mis en chantier une proposition de loi qui pourrait encadrer l’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire de voyageurs. Une chose à ne pas faire, vu qu’au Royaume-Uni, « 20 ans après », « la privatisation des chemins de fer déraille » : Hausse incontrôlée du prix des billets, trains supprimés et réduction du personnel, conduisant près de deux Britanniques sur trois à souhaiter une renationalisation complète.

14) Pollution atmosphérique et hausse du prix des titres de transport en IDF :  Gel du tarif des tickets « origine-destination » et du ticket de métro, augmentation du Pass Navigo, ticket Mobilis « grande banlieue »… Voyager en illimité dans toute l’Île-de-France coûtera plus cher à partir du 1er août 2017. Le prix du Pass Navigo augmentera de 3% pour atteindre 75,20 euros contre 73 euros aujourd’hui, comme l’annoncera Valérie Pécresse, la présidente de la région d’IDF lors du conseil d’administration du Stif (Syndicat des Transports d’Île-de-France), le 28 juin prochain, dévoile Le Parisien mardi. Les usagers ne manqueront pas de s’interroger sur de telles hausses, alors que le service rendu ne s’est guère amélioré ces derniers mois. Et ce, alors que s’est déclenchée une nouvelle procédure d’information et de recommandation(4) par la préfecture de police, pour la journée du mardi 20 juin, en IDF, concernant la pollution atmosphérique, selon les données transmises par AIRPARIF.

 

« Jésus-Christ guidant Donald Trump dans son offensive contre l' »Obamacare » ? Un chromo délirant et inquiétant qui se propage sur la toile de façon virale depuis le 20/01/17 !

15)  USA : Comment Trump tente de défaire l’Obamacare…..

Les Etats-Unis détiennent deux tristes records. Celui des coûts de santé par habitant, qui s’élevaient à plus de 9 451 dollars en 2015, contre 3 612 dollars en France, selon l’OCDE. Et celui des inégalités de santé. C’est un pays riche en équipements de pointe pour soigner et réparer les corps. C’est en même temps un pays où des individus se retrouvent lourdement endettés après une opération chirurgicale dont le coût peut atteindre plusieurs dizaines de milliers de dollars. Alors que le président Donald Trump lance une virulente offensive législative pour revenir sur l’Obamacare, l’emblématique réforme du système de santé de son prédécesseur, essayons de comprendre ce qui se joue outre-Atlantique. Que peut-il advenir de ce système d’assurance maladie particulièrement complexe, à l’issue des manœuvres en cours ?

….. et se retrouve dans le bourbier de la réforme de santé : Après avoir promis d’abroger l’assurance santé mise en place par Obama, Donald Trump est confronté à la division des sénateurs républicains, et à l’opposition de citoyens (dont des handicapés) attachés à l' »Obamacare ».

16) Insolite(bis) : le « Covfefe Act » : Le député démocrate Mike Quigley a introduit une proposition de loi baptisée Covfefe Act (abréviation de Communications Over Various Feeds Electronically for Engagement ) !! L’objectif de cette proposition de loi est de modifier le Presidential Records Act pour y inclure les publications du Président des Etats-Unis sur les réseaux sociaux. Cela inclurait notamment les tweets publiés par Donald Trump et ses successeurs sur leur compte Twitter personnel. Ces publications ne pourraient ainsi plus être effacées et devraient être obligatoirement archivées en tant que communications présidentielles officielles, au même titre que les communiqués de la Maison Blanche et autres documents écrits.

Et pour finir :

17) Insolite (ter) : Faire de la théologie avec le « hand spinner » ? C’est possible !

 C’est le gadget à la mode : un petit objet que l’on fait tourner entre ses doigts et aurait des effets positifs contre le stress et pour la concentration. Vertus auxquelles on pourrait donc ajouter… la théologie trinitaire.

 

 

 

Notes : 

(1) Code du travail 2017 – PDF en ligneLe texte intégral du Code du travail de 2017, à jour de la loi Macron, de la loi Rebsamen et de la loi travail parues en 2015 et 2016, est librement téléchargeable ici sous la forme d’un fichier PDF de 3040 pages. Ce document comprend tous les articles figurant dans les parties législative et réglementaire du Code du travail. Vous pourrez notamment y retrouver les règles applicables au licenciement, au paiement du salaire, aux congés payés, à la période d’essai, à la procédure de rupture conventionnelle ou à la démission.

Important : le Code du travail a été modifié en profondeur en 2016 avec la nouvelle loi travail promulguée en août dernier. Pour en savoir plus sur les changements intervenus, voir loi El Khomri (loi travail) – Ce qui a changé. Le contenu du Code devrait à nouveau être grandement modifié en 2017 avec l’entrée en vigueur de la réforme du Code du travail voulue par Macron.

(2) Code du travail, la réforme Macron : Le président Macron souhaite que la réforme du Code du travail soit mise en oeuvre dès cet été 2017. Le point sur le contenu de cette réforme qui modifiera en profondeur le droit du travail français.

(3) La loi dite Hartz, du nom de Peter Hartz, ancien DRH de Volkswagen qui a dirigé la commission ayant concocté ces réformes sous le gouvernement du social-démocrate Gerhard Schröder. Trois autres réformes ont suivi, lesquelles se sont attaquées à l’assurance chômage, en réduisant la durée d’allocation et en renforçant les contrôles et la surveillance des chômeurs, et ont ouvert grand la porte au développement des emplois à bas-salaire. A noter que pour le sociologue Sébastien Fath, ce que Gerhard Schröder a accompli en Allemagne  est comparable, en dépit de différences notables, avec les propositions  qu’il estime « assez proches et profondément respectables » – et qu’il range sous la « bannière réformiste du courage politique » – d’ Emmanuel Macron et François Fillon, deux hommes selon lui « pondérés et très déterminés ».

(4) Pour en savoir plus sur la procédure.

 

 

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Un verset et une question pour retrouver et vivre un christianisme véritable

Si les fameuses pensées de Kierkegaard nous « attaquent par derrière »….c’est pour mieux nous édifier !

Voici une nouvelle série pour l’été : chaque mercredi, pendant sept semaines, d’après « les pensées qui attaquent dans le dos » du penseur chrétien Soren Kierkegaard(1), un verset et une question pour méditer sur une condition nécessaire pour retrouver et vivre un Christianisme véritable.

Ces questions ne brossent pas dans le sens du poil mais engage celui qui ose s’y plonger. Et si elles l’« attaquent par derrière »….c’est pour l’édifier !

Bonne route, car, comme le rappelle Kierkegaard, « là, c’est avec toi-même que tu (auras) affaire au sens le plus profond, et il s’agit d’une affaire de conscience ».

Note :

(1)Ed. Première partie, 2014.

 

 

Voilà, voilà….

Voilà, voilà

Voilà, voilà, que ça recommence

Partout, partout et sur la douce France

Voilà, voilà, que ça recommence

Partout, partout, ils avancent

La leçon n’a pas suffit

Faut dire qu’à la mémoire on a choisi l’oubli Partout, partout, les discours sont les mêmes

Etranger, tu es la cause de nos problèmes

Moi je croyais qu’c’était fini

Mais non, mais non, ce n’était qu’un répit

Voilà, voilà …
La leçon n’a pas suffit

Faut dire qu’à la mémoire on a choisi l’oubli

Dehors, dehors, les étrangers

C’est le remède des hommes civilisés

Prenons garde, ils prospèrent

Pendant que l’on regarde ailleurs

Prenons garde, ils prospèrent

Pendant que l’on regarde ailleurs

« Voilà, voilà …The lesson was not learned Remembers they choosed forget Everywhere I hear what they say Foreigners you are the cause of our problems Me I thought it was all over But in fact, it was only a pause Voilà, voilà, it starts again Everywhere and in la douce France Voilà, voilà, it starts again They are coming

Voilà, voilà ..Rachid Taha (1993. Album « Carte Blanche ». 1997)

« Je respecte infiniment la liberté de conscience, mais il n’y a pas d’indifférence chrétienne »

« L’indifférence tranquille n’est-il pas ventre trop fécond du fleurissement des extrêmes ? »

Le simple fait de constater un stupéfiant niveau de tensions et de confusions autour des propos de « chrétiens en campagne », dans le cadre de cette élection présidentielle, devrait être de nature à nous interpeller : l’une invite à « un vote révolutionnaire » en faveur de la candidate d’extrême-droite, se persuadant qu’il ne s’agit pas d’un « vote d’adhésion » ; d’autres mettent Macron et Le Pen sur le même plan (au risque de banaliser celle-ci), appelant à « voter blanc » ou à glisser un bulletin « Jésus » dans l’urne (mais « son royaume » est-il « de ce monde » ? Peut-on « voter » pour Christ, comme s’il n’était qu’un « candidat », une « option », parmi d’autres ? ), parce que voter l’un ou l’autre serait dans tous les cas « soutenir (un) projet politique estampillé par la marque de la Bête, quel que soit son visage » ou « sceller une alliance inique pour la France »….Comment a-t-on pu en arriver là ?

Au milieu de toute cette agitation, « Zabou the terrible », une jeune blogueuse catholique au nom étrange, nous interpelle et nous fait part de ses incompréhensions, dans ce très beau texte intitulé « Pas l’indifférence ». Mais qu’est-ce que l’indifférence ? C’est un trouble de la perception ou « l’incapacité de distinguer les différences ».

Et « Zabou » de s’interroger, au lendemain d’élection :

(…) Banalisation de la violence,

Banalisation de l’exclusion,

Banalisation d’une politique qui semble trop lointaine ?

Banalisation du drame d’une France divisée.

Je ne mets pas tout sur le même plan,

Mais je m’interroge.

En 2002, j’étais lycéenne,

La présence d’un extrême au 2nd tour avait été choc

… Et réaction !

Une France dans la rue : des craintes, des « plus jamais ça »…

C’était maladroit mais c’était heureux.

Et aujourd’hui ?

Indifférence.

 

Malgré son nombre croissant de voix,

Je ne peux faire du FN un parti comme un autre,

Je ne peux pas dire : on a juste à choisir entre l’extrême-droite, le centre gauche fan de gros sous, le vote blanc ou l’abstention,

Je ne peux pas le dire en oubliant que, dans un des possibles, il y a « extrême »,

Je ne veux pas de la banalisation de l’extrémisme,

Je refuse cette indifférence crasse face à l’inacceptable !

Qu’on se le dise : je ne juge pas ceux qui le font,

Mais je ne parviens pas à comprendre comment on peut être chrétien et voter FN.

 Je respecte infiniment la liberté de conscience

Mais il n’y a pas d’indifférence chrétienne :

Comment ne pas réagir ?

(….) L’indifférence tranquille n’est-il pas ventre trop fécond du fleurissement des extrêmes ?  

La suite ici.

 

Nos groupes de jeunes vivent-ils l’évangile de Jésus-Christ, en étant ouverts à « toutes les réalités » ?

Hier, les disciples de Jésus lui demandaient de leur apprendre à prier. Les disciples d’aujourd’hui lui oseront-ils lui demander de leur apprendre à Le suivre ?
(Source : convergence bolcho-catholiques)

Nos groupes de jeunes sont-ils ouverts à toute la jeunesse en particulier et à « toutes les réalités » (1) en général ? Car c’est ainsi que se vit l’évangile et la vie chrétienne, selon l’esprit du corps de Christ.  Et sans oublier de « (construire) un pont avec le futur en parlant avec les anciens ! », selon les propos du pape François, lequel s’était adressé aux jeunes du Latium le 8/04/17 (veillée de prière à la basilique Sainte-Marie-Majeure, à Rome en vue des JMJ de Panama, prévu pour janvier 2019)

Extraits significatifs d’un discours (me paraissant) inspiré et inspirant(2), de nature à nous interpeller, nous, protestants évangéliques….

 

« Chers jeunes,

Merci d’être présents ici ! Cette soirée est un double commencement : le commencement du chemin vers le Synode, qui a un nom bien long : « Les jeunes, la foi et le discernement de la vocation », mais nous dirons : « le Synode des jeunes » [de tous les jeunes] Un Synode dont aucun jeune ne doit se sentir exclu ! (…) Oui ! C’est le Synode des jeunes : nous voulons tous vous écouter. Chaque jeune a quelque chose à dire aux autres(…), aux adultes, [ses frères et sœurs, y compris les pasteurs et responsables de jeunes] Nous avons tous besoin de vous écouter !

(…)Le monde d’aujourd’hui a besoin de jeunes qui vont « en hâte », qui ne se lassent pas d’aller en hâte ; des jeunes qui aient cette vocation de sentir que la vie leur offre une mission (…) Nous avons besoin de jeunes en marche. Le monde ne peut changer que si les jeunes sont en marche. Mais c’est le drame de ce monde : que les jeunes – et c’est le drame de la jeunesse d’aujourd’hui ! – que les jeunes sont souvent mis à l’écart. Ils n’ont pas de travail, ils n’ont pas d’idéal à suivre : manque l’éducation, manque l’intégration… Tant de jeunes doivent fuir, émigrer vers d’autres terres… C’est dur à dire, aujourd’hui souvent les jeunes sont des matériaux de rebut. Cela nous ne pouvons pas le tolérer ! Et nous, nous devons faire ce Synode pour dire : « Nous les jeunes, nous sommes là ! (…) nous sommes ici, en marche. Nous ne voulons pas être des matériaux de rebut ! Nous nous avons de la valeur à donner ! ».

(….) Vous les jeunes vous devez risquer. Aujourd’hui vous devez préparer le futur. Le futur est entre vos mains.

Pendant le Synode, toute l’Église veut écouter les jeunes : ce qu’ils pensent, ce qu’ils sentent, ce qu’ils veulent, ce qu’ils critiquent et de quoi ils se repentent. Tout. L’Église a besoin d’encore plus de printemps, et le printemps c’est la saison des jeunes.

Par ailleurs je voudrais vous inviter à faire cette marche (…) avec joie, à la faire avec vos inspirations, sans peur, sans honte, à la faire courageusement. Il faut du courage. Chercher à prendre la beauté dans les petites choses (…) : cette beauté de tous les jours, la prendre, ne pas perdre cela. Remercier pour ce que tu es : « Je suis ainsi : merci ! ». Bien souvent, dans la vie, nous perdons du temps à nous demander : « Que suis-je ? ». Mais tu peux te demander « qui » tu es » et passer toute ta vie en cherchant « qui » tu es… Demande-toi : « Pour qui suis-je ? ». (…) Pour qui suis-je, et non qui suis-je : cela vient après, si c’est une demande qu’on doit faire, mais avant tout pourquoi faire un travail, un travail de toute une vie, un travail qui te fait penser, qui te fait sentir, qui te met en action. Les trois langages : le langage de la pensée, le langage du cœur et le langage des mains. Aller toujours de l’avant.

Il y a une autre chose que je voudrais vous dire : le Synode ce n’est pas un parloir. Les JMJ ne seront pas un parloir ou quelque chose d’approchant, ou une belle chose, une fête et ensuite ciao j’oublie… Non, concrétisez ! La vie nous demande du concret. Dans cette culture « liquide » il faut du concret : le concret c’est votre vocation.

(…) Aux jeunes aujourd’hui, aux jeunes la vie demande une mission ; l’Église leur demande une mission et aujourd’hui plus que jamais nous avons besoin, nous avons besoin du pont, du dialogue entre les grands parents et les jeunes, entre les vieux et les jeunes. Le prophète Joël, dans le chapitre 3, verset 1, nous dit ceci, comme une prophétie : « Vos anciens seront instruits par des songes et vos jeunes gens par des visions », c’est à dire qu’ils porteront en avant par des prophéties les choses concrètes. Ceci est un objectif que je vous donne aussi au nom de  l’Église : parler avec les anciens. « Mais c’est ennuyeux…  ils disent toujours les mêmes choses… » Non : écoute l’ancien. Parle. Demande des choses. Fais en sorte qu’ils songent et à partir de ces songes va de de l’avant, pour prophétiser et pour rendre concrète cette prophétie. Aujourd’hui c’est votre mission, c’est la mission que vous demande aujourd’hui l’Église.  Chers jeunes, soyez courageux ! « Mais, (…)j’ai péché, je tombe si souvent… » Il me vient à l’esprit une chanson alpine, très belle, que chantent les alpinistes : « Dans l’art de monter, l’important n’est pas de ne pas tomber, mais de ne pas rester à terre… » Avance ! Tu tombes ? Lève-toi et va de l’avant. Mais pense à ce qu’a songé le grand-père, ce qu’a songé le vieux ou la vieille. Fais-les parler, prends cela et fais le pont avec le futur. C’est l’objectif et la mission qu’aujourd’hui vous donne l’Église.  (…) Et [l’on] vous demandera : « Avez-vous parlé avec les vieux ? Avez-vous parlé avec les anciens ? Avez vous pris les songes de l’ancien et les avez vous transformés en prophéties concrètes ? » C’est votre objectif. Que le Seigneur vous bénisse ».

 

Notes :

(1)Voir notre article : « à qui appartiens-tu ? Ta vie chrétienne est-elle réelle ou virtuelle » ?

(2) Découvert via http://plunkett.hautetfort.com/archive/2017/04/11/nouvelle-evangelisation-sur-le-terrain-de-toutes-les-realites.html ; Voir aussi : https://fr.zenit.org/articles/le-pape-invite-les-jeunes-a-se-demander-pour-qui-suis-je-et-non-qui-suis-je/

Laisse la colère, « la » politique, mais n’oublie pas l’engagement…et « le » politique

« Pour voter d’une manière chrétienne, il faut donc faire cet effort d’amour pour tous les hommes, qui est celui de Dieu et s’élever au-dessus de notre intérêt particulier, ou communautaire, pour chercher le bien commun. »

Face au monde, écrivait John Stott, il existe deux attitudes pour les chrétiens : « la fuite ou l’engagement ».(« Le chrétien et les défis de la vie moderne », vol.1. Sator, 1987, p 26). Autant d’attitudes nourries par nos visions du monde, de l’homme, mais aussi de Dieu, de Jésus-Christ, de l’Evangile et de l’Eglise, de ce qui est « spirituel » et de ce qui « n’est pas spirituel », « biblique » ou « non biblique », comme du sens de la vie. Sachant que nous sommes « dans le monde », quoique « pas du monde », il importe d’en être conscient et de nous évaluer nous-mêmes : quelles sont nos convictions sur des sujets aussi divers que l’éducation, la culture, l’environnement, l’économie, ou la politique ?  Sont-elles fondées sur la Bible, Parole de Dieu, ou sont-elles le fruit d’autres influences diverses ?

La question de l’engagement, comme de la façon, pour les chrétiens et l’Eglise, de rendre témoignage, reste d’actualité. Ainsi, par exemple, la commission éthique de la Fédération Baptiste et des Eglises Libres avait-elle eu « raison » de publier, le vendredi 11 décembre 2015, une « Lettre ouverte à nos frères et sœurs évangéliques qui votent FN » intitulé « Laisse ta colère! » ?

A l’époque, plusieurs internautes avaient bondi sur les réseaux sociaux, affirmant que les Eglises, les pasteurs et les théologiens n’ont pas à se mêler de la politique : «Qu’ils s’occupent de leur Eglise, d’enseigner la Bible» !
Pour Franck Meyer, président du Comité Protestant évangélique pour la Dignité Humaine (CPDH), «Les Eglises n’ont pas à “faire de la politique” au sens politicien du terme, mais elles doivent avoir une parole publique qui contribue à la réflexion sociale et sociétale commune». En clair, le maire de Sotteville-Le-Val (76) juge que la priorité des Eglises est de participer à la formation du chrétien, pour qu’il puisse exercer ses responsabilités civiques de façon avertie. Lui-même se refuse de parler politique lors d’un culte. «Mais il ne me semble pas choquant de parler politique à l’occasion d’un café théologique, d’un Forum Veritas, d’une formation, d’un séminaire sur l’engagement citoyen ou lors d’une réunion de jeunes». Ensuite, chaque évangélique reste libre de donner sa voix au candidat de son choix: «Le vote est un acte libre à entreprendre en “son âme et conscience”. L’isoloir en est à la fois le symbole et la garantie», rappelle l’élu.

A l’inverse, le pasteur Florent Varak, de Lyon, estime, quant à lui, dans « laisse ta colère…et la politique ? » (Un billet initialement paru sur le blogue TPSG il y a un an et republié le 17 avril 2017, actualité électorale oblige), qu’un tel positionnement est de nature « problématique ». Même s’il assure que sa réponse « ne parle pas du FN », il lui semble que « dénoncer ou favoriser un parti politique n’est pas le rôle d’un pasteur ni la mission de l’Église ». De sa perspective, « c’est une erreur d’inviter l’Église dans ce débat » (Une position sage, sachant que d’autres pasteurs-ne parlons pas de certains blogueurs-n’ont pas ce genre de scrupules, invitant du haut de la chaire à voter pour tel candidat-celui « des valeurs chrétiennes »). Et il donne « quelques raisons », certaines fort pertinentes et intéressantes, et d’autres me paraissant plus discutables(1) :

1) L’évaluation d’un parti suppose une norme politique biblique (du moins pour nous évangéliques). D’une part cette norme sera difficile à définir. Ensuite, elle ne sera jamais suivie parfaitement, nécessitant des prises de positions toujours plus fréquentes. L’Église sera de plus en plus connue pour « ses normes » sociétales. C’est d’ailleurs ce qu’on reproche aux évangéliques américains. Est-ce l’image que l’Église évangélique doit donner? Est-ce son message? Et comment dès lors évoquer la séparation de l’Église et de l’état ?

2) La caractérisation d’un mouvement politique selon le degré d’adhésion de ses membres à des idées païennes est troublante. Les cadres des autres partis politiques ne sont-ils pas également tenus par des spiritualités étrangères au christianisme ? Est-ce là un critère de vote du Chrétien ?

3) En prenant position contre un parti (cad, selon une opposition de principe, idéologique, et non de la désobéissance que nous devons tous opposer à un ordre injuste et contraire à la loi de Dieu), on se prive de l’opportunité d’accueillir les membres de ce parti à nos tables. Nous les privons du banquet de l’Evangile en créant une frontière qui ne se fonde pas sur l’Evangile ni sur la croix. Or pour nous, c’est l’Evangile qui change un cœur, qui apaise et réoriente le disciple. C’est l’Evangile notre matière, notre propos, en tant que pasteur, en tant qu’église. [Remarque : qu’est-ce que l’Evangile ? Qu’est-ce qu’être « cohérent » ?]

4) Enfin, si les évangéliques se battaient contre un parti, et que ce parti venait au pouvoir, ils seraient vus comme une opposition. Un opposant politique. Un tel positionnement est-il souhaitable ? [Remarque : la posture « je ménage la chèvre et le choux » pour avoir la paix est-il défendable ? Qu’on le veuille ou non, des positionnements courageux et cohérents, sur la base de notre foi, nous catalogueront « dans l’opposition »]

A l’inverse, voilà comment il perçoit le rôle des responsables et des représentants de l’Église :

1) Prêcher l’Évangile. A tous les hommes. Sans distinction(…)Il serait préférable que nos églises soient (éventuellement) haïes à cause de leur amour de Jésus, à cause de la prédication de la croix, plutôt que par une position politique.

2) Prier pour la liberté de conscience.

3) Vivre les valeurs de l’Évangile dans l’Église pour faire envie.

4) Avoir confiance que Dieu nomme les rois. Le programme de Dieu est étrange. Dieu a nommé Neboukadnetsar à son poste de dictateur pour accomplir une triste volonté: le jugement de son peuple par la captivité. Qui peut connaître les méandres de la providence de Dieu? Qui peut savoir ce que Dieu veut faire pour secouer notre monde immoral et insensible à sa propre mort humaine et spirituelle? Qui dira à Dieu quoi faire pour maximiser sa gloire et le nombre des âmes sauvées ?

[Certes, c’est toujours vrai, mais de là à dire que si Le Pen accède au pouvoir, ce serait « la volonté de Dieu pour accomplir une triste volonté »…. Et quid de Macron, Fillon, Hamon, Mélenchon ? De tels propos peuvent dériver en fatalisme de mauvais aloi, mais rappelons que dans nos sociétés démocratiques, les citoyens que nous sommes ont le privilège et la responsabilité de choisir nos dirigeants, en connaissance de cause-et certainement pas la peur, la haine, la colère, la cupidité, etc…. Et tout vote a des conséquences. A noter que Neboukadnetsar a été sévèrement jugé par Dieu, pour s’être élevé et avoir oublié d’où il tenait son pouvoir]

5) Encourager les membres engagés, qui « agissent selon leur conscience chrétienne, même s’ils ne peuvent se réclamer de l’Église ».

Néanmoins, l’angle choisi me semble réducteur, oubliant certains critères-présents dans la Bible. D’autre part, l’intervention de F. Varak pose le problème de la justice et de l’injustice, comme du mandat initial donné à l’homme et à l’Eglise : sachant que l’homme est créé à l’image de Dieu, et que l’Eglise est celle de Jésus-Christ, appelée à être « lumière et sel », peut-on envisager de rester silencieux face à l’injustice, sachant que Dieu est juste ? Il importe plutôt de clarifier les choses, à l’heure d’une certaine confusion sémantique/incohérence éthique(où il est possible de se dire « chrétien » ou de déclarer « prôner les valeurs chrétiennes » tout en professant la haine de l’étranger ou en stigmatisant le pauvre)

Ainsi, l’Eglise gagnerait à avoir une posture plus claire, notamment face à certaines interventions de la part de personnalités jugées abusivement représentatives « des valeurs chrétiennes », et ce, alors que beaucoup se réclament d’un FN décomplexé, notamment sur les réseaux sociaux/sites dits évangéliques.

A ce sujet, le pasteur et éthicien Luc Olekhnovitch, de la commission éthique de la Fédération Baptiste et des Eglises Libres, estime que si « les chrétiens n’ont pas de GPS électoral », « ils ont une boussole: c’est l’amour. Or l’amour chrétien «ne cherche pas son intérêt». Pour voter d’une manière chrétienne, il faut donc faire cet effort d’amour pour tous les hommes, qui est celui de Dieu et s’élever au-dessus de notre intérêt particulier, ou communautaire, pour chercher le bien commun [c’est ce que l’on appelle le politique, ou la conscience d’un « nous » qui « dépasse les particularités »  cf le Conseil Permanent de la Conférence des évêques de France dans Dans un monde qui change, retrouver le sens du politique]. Ce bien commun n’est pas l’idéal du Royaume de Dieu mais évite le pire du nationalisme haineux, qui crée un climat de guerre civile, ou d’un libéralisme qui détruit des vies au nom de l’argent roi.
Alors pourquoi voter, en dépit du fait que je ne suis qu’un résident temporaire et d’une offre politique décevante? Par reconnaissance pour cette paix dont je jouis dans cette terre d’accueil et qui manque à tant d’êtres humains. Le prophète Jérémie a invité ses compatriotes à rechercher la paix de la cité où ils étaient exilés. Un bulletin de vote est une expression parmi d’autres de cette recherche de paix ».

 

 

Note :

(1) Voir, parmi d’autres, ces deux commentaires à l’article de Florent Varak :
Nathan : Question complexe. Pour le coup je n’étais pas très à l’aise avec le document « laisse ta colère », mais pour des raisons différentes. Je ne l’ai pas devant moi mais j’ai le souvenir de l’avoir lu et de m’être dit qu’il n’attaquait pas le problème de fond ou que les arguments n’étaient pas bien solides.
Mais ayant dit cela, je ne suis pas contre le fait que des églises ou unions d’églises prennent explicitement position contre un parti qui a un historique de racisme assez effrayant, et qui se positionne dans une approche nationaliste et souverainiste. On peut débattre du bien fondé biblique de la démocratie, des valeurs de la république et même de la séparation de l’église et de l’état (invoquée dans cet article – et qui m’est personnellement chère aussi). Ce sont des points bibliquement défendables sans que ce soit nettement tranché ; des « moins pires » dans un monde déchu. Mais le supériorisme national invoqué par le FN ne trouve aucun écho possible et est donc indéfendable. Sachant, historiquement, le mal commis par les partis nationalistes en Europe au siècle dernier, je pense qu’il est judicieux pour les personnes qui ont un rôle de père au sein de leurs églises ou unions d’église de prévenir contre de telles lignes politiques (quitte à ce que cela nous coûte si ces partis venaient à être élus). Je ne pense pas que le parallèle entre le FN et les nazis soit tiré par les cheveux, et personnellement, je considère Bonhoeffer comme un défenseur de l’Evangile dans sa génération, en particulier à cause de son attaque ouverte de son gouvernement, et je considère ceux qui ne l’ont pas fait comme des aveugles ou des lâches (sans prétendre que, à leur place, j’aurais fait bien mieux).

Jacques Nussbaumer : Voici quelques remarques que m’inspire cette prise de position en contraste avec la « lettre » proposée par la commission d’éthique protestante évangélique:
– L’invitation à « laisser la colère » m’a paru très utile pour faire réfléchir les chrétiens qui sont appeler à voter. Je crois que les « mouvements de l’âme » qui animent le geste citoyen du croyant méritent d’être sondés. Je regrette simplement que le texte de la commission d’éthique ne mentionnait pas dans sa lettre que ce principe a un réel intérêt au-delà du cas particulier de cette élection, tant je le crois juste et pertinent (particulièrement quand l’exaspération devant une majorité donne envie de voter de l’autre côté par réaction). On aurait pu souligner davantage que, sur le fond, il y a dans le texte de la commission un message important pour nous chrétiens (en rappelant d’ailleurs qu’il leur était destiné!).
– J’adhère à la réaction proposée ici par F.Varak sur un point: l’Eglise en tant que telle n’est en général pas appelée à se prononcer sur un parti politique ou un autre… Néanmoins, sur ce cas particulier, la réaction proposée ici semble impliquer que le FN serait un parti « comme les autres », ni pire, ni meilleur. Si le système démocratique ne nous donne jamais le choix entre le « bon » et le « mauvais », si le vote implique toujours certains renoncements et se situe dans un « gris » (pas le « noir ou blanc »), on peut plaider légitimement que l’histoire du XXè siècle nous invite à discerner certains « passage de ligne rouge », dangereux pour tous… Autrement dit, le texte proposé par la commission éthique ne relève à mon avis pas du « cas général » de la vie démocratique (l’Eglise ne choisit pas un parti) auquel les arguments de F. Varak s’appliquent probablement en partie, mais bien du discernement d’un cas assez particulier. Cela ouvre le débat, que je perçois comme délicat mais nécessaire au sein des églises évangéliques, sur les valeurs tirées de l’Evangile et leur hiérarchie dans la vie chrétienne individuelle et collective (certains chrétiens pourraient estimer certaines idées défendues par le FN comme biblico-compatibles)… Quitte à admettre peut-être, avec humilité et lucidité, que les chrétiens/les églises ne tirent pas forcément les mêmes valeurs de l’Evangile…
– Les points proposés à la fin du texte sont difficilement contestables (« prêcher l’Evangile », « vivre », etc), mais je regrette simplement qu’ils soient opposés à l’invitation de la lettre de la commission comme s’ils étaient incompatibles… On peut proposer les deux! La prédication de l’Evangile, au nom de « l’amour de Jésus » doit permettre d’accueillir les personnes de tous horizons, j’en suis en effet convaincu… Mais certaines « grandes lignes » de l’éthique que propose l’Eglise sont bien connues, et doivent l’être, au-delà de nos murs! Un athée doit être bien accueilli dans l’Eglise, mais il saura bien (pour le coup, il le sait normalement d’avance!) que nous ne pouvons cautionner la vision athée du monde, et que nous la croyons fausse! Le message de l’Evangile s’incarne dans la Parole et les actes, en interne (les points auxquels F.Varak nous rend attentif) et en externe par des positions verbales et des actes des chrétiens dans le monde, et de l’Eglise (p;ex. ne devait-elle pas prendre position sur l’esclavage dans la lutte pour l’abolition? Certains chrétiens pouvaient se contenter d’être de « gentils maîtres »…). Et il est juste de rappeler qu’ils (paroles et actes) peuvent attirer l’attention d’un futur parti au pouvoir qui le verrait d’un mauvais oeil… Ne faut-il pas l’assumer? Il me semble que cette réaction met dans un même « pack », sous l’appellation générale « politique », des questions qu’il conviendrait, d’un point de vue chrétien, de différencier: il y a des choses qui relèvent de lignes de séparation qu’implique l’Evangile (dans un contexte particulier, ici, le respect de l’autre), et d’autre moins ou pas du tout…
Ce texte laisse finalement entendre bien plus que le refus de se positionner contre un parti politique en particulier. Il semble impliquer que l’Eglise ne doit pas s’impliquer ou se prononcer sur les grandes questions de sociétés, de peur soit de heurter de potentiels futurs membres, ou de faire sourciller un éventuel futur pouvoir (qui plus est, de tradition « autoritaire »)… Cela nous rappelle qu’il y a à ce niveau de vraies divergences, au sein du protestantisme évangélique, à propos de la position du chrétien et de l’église dans le monde, dans le cadre de la première création… Si Dieu est souverain, ce dont nous ne doutons pas, sa souveraineté n’exclue pas forcément notre engagement dans la vie en tant que chrétien, NI en tant qu’Eglise… Pas en faveur d’un parti , j’en conviens bien avec F. Varak! Mais avec cette précision: s’opposer, comme c’est le cas ici, à un parti (très) particulier, ne peut pas être traité dans la même catégorie que le choix de favoriser un parti (l’exemple américain cité par F. Varak). Le geste n’est pas du tout le même, et n’a pas le même sens!
– S’aventurer dans la question de l’implication citoyenne implique le risque, c’est vrai, d’erreurs, tant ce qui est en jeu ici est l’affaire de discernement, et d’une sagesse difficile à déployer dans le « gris » du réel… qui est aussi bien souvent, à une autre échelle et dans une autre mesure, la réalité de nos églises. Notre désir légitime de lignes claires, d’un témoignage percutant ne pourrait-il pas provoquer chez nous cette démesure (l’hubris grecque!) de vouloir faire croire que l’église pourrait s’abstraire de l’engagement avec la réalité de la première création, de ses débats, ses contradictions? Ne serait-ce pas dans la MANIERE d’y faire face lucidement que l’Eglise peut communiquer quelque chose de l’Evangile? Pourquoi pas dans la manière dont elle invite à glisser un bulletin dans une urne, en « laissant la colère »?

 

 

Élections 2017 : ce que les chrétiens ne doivent pas oublier

Quel est votre regard sur vos propres engagements sociaux et politiques ? (Et ceux de vos frères et soeurs en Christ ?) L’est-il à la lumière de la Bible.
(Première de couverture du roman « La Lucidité » de José Saramago)

Le premier tour de la présidentielle 2017 approche, et avec lui un risque de polarisation, soit tout ce qui peut risquer de diviser les chrétiens entre eux selon des lignes politiques plutôt que théologiques et bibliques. Chacun de nous est convaincu que tel parti, tel vote est le meilleur, le plus cohérent, le moins dangereux. C’est normal : c’est ce que le vote politique est. Mais les tensions politiques et sociales actuelles ne militent pas en faveur d’un dialogue sain, même dans nos Églises. Le deuxième tour en particulier promet d’être un défi pour nos Églises. Les quelques réflexions proposées ici par Yannick Imbert,  professeur d’apologétique à la faculté Jean Calvin à Aix-en-Provence, ne sont bien sûr que sa propre opinion. Elles ne sont faites que pour nous encourager à un regard critique sur nos engagements sociaux et politiques, et de toujours le faire à la lumière de la Bible.

La suite à découvrir sur le site TGC Evangile 21.

Catholiques et protestants s’engagent, manifestent, et interpellent candidats et citoyens, à l’approche des élections présidentielle et législatives 2017

A l’approche de la présidentielle et des législatives 2017, les chrétiens s’engagent, manifestent leurs convictions et interpellent candidats et citoyens

Très prochainement, nous élirons notre nouveau président (premier tour : le 23 avril et second tour : 07 mai), dans un contexte extrêmement confus et tendu, ainsi que(ne l’oublions pas) nos députés à l’Assemblée nationale les 11 et 18 juin. Dans cette perspective, plutôt que d’écouter ceux qui prétendent « plus pragmatique » de jouer la facilité en se décidant sur l’étiquette, ne manquez pas de prendre le temps d’étudier les programmes de chaque candidat pour vous faire votre propre opinion et voter en conscience. Certains parmi vous diront peut-être : « je vais voter pour le candidat des valeurs chrétiennes« .  Mais qu’entend-t-on par « valeurs chrétiennes » ?

Justement, l’objet de ce billet est de vous inviter à découvrir les déclarations des protestants évangéliques et des protestants, dits « historiques », ainsi que des catholiques, qui ont choisi de s’engager, manifester leurs convictions et d’interpeller tout autant candidats et citoyens, chrétiens ou non.

Premièrement, nous pouvons constater que le protestantisme évangélique n’est pas qu’« obsédé » par les questions de sexualité et « d’éthique privée », puisqu’il saisit parfaitement les enjeux sociaux, laïques et environnementaux en ce contexte de campagne présidentielle 2017 en France, comme en témoignent plusieurs documents synthétiques, à vocation pédagogique, et s’inscrivant dans une vision holistique de la foi chrétienne :

Le livre collectif, édité par Croire-Publications dans le cadre des Cahiers de l’école pastoraleLa politique, parlons-en! (208p, Hors Série n°18), écrit par des auteurs très majoritairement évangéliques, est instructif en ce qu’il éclaire sur les questions que se posent ces derniers. Pour Louis Schweitzer, pasteur, théologien et professeur d’éthique, parce qu’« on ne parle pas de certains sujets, il ne faut pas s’étonner si des membres de nos Églises ont des idées ou des actions qui nous semblent peu en rapport avec l’Évangile ». Lui-même reste convaincu « que chaque grand rendez-vous électoral devrait être l’occasion de parler des grands principes éthiques chrétiens ». Or, « beaucoup de chrétiens réduisent leurs réflexions aux questions d’euthanasie ou de mariage pour tous » – autant « de vraies et importantes questions », s’il en est, « mais la réalité politique est beaucoup plus vaste. Peut-être faudrait-il revenir sur l’enseignement biblique de la justice et la place des personnes les plus fragiles, du pauvre, de l’étranger… Le texte que la commission a publié sur les grands principes d’une éthique sociale chrétienne pourrait être étudié à cette occasion ». Dans tous les cas, « le risque est de se décider sur un seul critère qui nous semble essentiel: la sécurité et l’attitude devant les migrants ou la justice sociale, la mondialisation ou l’attitude devant tel problème de société…. » et « il ne faudrait pas qu’une conviction forte ou qu’un engagement dans un domaine nous rende aveugles au reste de la réalité ».

Toujours du côté évangélique, l’on peut consulter le livret produit par le CNEF (en collaboration avec le SEL, le Défi Michée, A Rocha et le CPDH), qui communique aux candidats des convictions partagées en vue des élections 2017. Adressé aux responsables politiques, le texte est également destiné à éclairer les fidèles évangéliques eux-mêmes, certains étant par ailleurs tentés par les extrêmes.

La Fédération Protestante de France (FPF), quant à elle, choisit d’adresser…une « adresse » aux candidats de l’élection présidentielle 2017. Ladite « adresse protestante » est introduite par le pasteur Clavairoly, président de la FPF : « À l’approche des choix décisifs que devront faire nos concitoyens lors de l’élection du prochain président de la République, la Fédération protestante de France qui représente le protestantisme dans le pays, veut poser un certain nombre de questions, interpeller et aider chacun à avancer dans la réflexion ». Ces questions touchent aux secteurs suivants : Exil, accueil des réfugiés, Changements climatiques et écologie, Laïcité, Économie sociale et solidaire, Justice-prisons, Égalité hommes femmes, Corruption, Défense, Jeunesse et Handicap.

Enfin, du côté catholique, le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France a publié le 14 octobre 2016 un texte intitulé : « Dans un monde qui change, retrouver le sens du politique ». Une longue réflexion qui fait suite à l’appel au discernement, publié le 20 juin 2016, en vue des élections de 2017. Une contribution qui veut « ressusciter le politique », appelant « les habitants de notre pays »à cette tâche. Car s’il faut le ressusciter, c’est qu’il est mort. En effet, pour les évêques, « la » politique  a tué « le » politique : et le politique, c’est le service du bien commun, la conscience d’un « nous » qui « dépasse les particularités » ; mais la politique (pratiquée en France depuis des décennies) est « en crise », d' »une crise de confiance » envers ceux qui ont perdu le sens du bien commun pour se laisser aller aux « ambitions personnelles démesurées », aux « manoeuvres et calculs électoraux », aux « paroles non tenues », ainsi qu’aux lois et règlements[par exemple « sécuritaires »] produits « dans la précipitation et le contexte de l’émotion »…  D’où « le sentiment d’un personnel politique coupé des réalités, l’absence de projet ou de vision à long terme, des comportements partisans ou démagogiques » : choses « injustifiables » devenues « insupportables ».

 Bonne lecture ! 

 

 

Foireux liens de juillet (16) : et si l’on réapprenait à dialoguer, à échanger, et à apprécier ce qui a de la valeur ?

Les "Foireux liens" de Mars : une actualité "chaude", qui ne devrait pas vous laisser "froid"...

Les « Foireux liens » de Juillet : réapprendre à dialoguer et porter un nouveau regard sur l’engagement…

L’été est là, et bientôt le temps pour « Pep’s café » de marquer une pause. En attendant, voici de nouveaux « foireux liens », placés « sous le signe » de l’échange, la discussion, la valeur de l’engagement, et de bien d’autres choses encore !

Pourquoi échanger ses opinions, ses idées, débattre ?

« Le plus embêtant ce n’est pas forcement de parler avec celui qui est à l’opposé de mes opinions, de mes croyances mais celui avec qui il n’y a pas de dialogue, avec qui on ne peut pas donner son avis. Pourquoi il est intéressant de pouvoir échanger des idées, ses opinions et débattre ? » 

Il veut se convertir : que dois-je faire ? Et ne pas faire…

« Vite ! Il/elle vient de me poser la question: « Que dois-je faire pour être sauvé? » Qu’est-ce que je lui dis ? » Et ne lui dis surtout pas ?

Aimez-vous les défis ?  En voici un, « apologétique », à propos du pardon, à relever pour l’été.

A la recherche de films pour vos « cinés-débats » ? C’est « pour vous les hommes » :

« Courageous », ou comment le « vrai courage », c’est de « sortir de sa zone de confort » !

« De toutes nos forces », ou quand « le fort porte le faible » et « le faible tire le fort vers le haut ».

NDL : l’écologie ? Un coup de pelle !

« À force de regarder notre monde comme une arène de compétition, une jungle amorale où chacun ne se battrait que pour lui-même et contre tous, l’idée même d’un positionnement altruiste, d’une volonté de donner pour le bien commun n’est plus jugée crédible. À force de voir les lobbys se battre, nous en voyons partout, et en tous. « L’altruisme n’existe pas, c’est humain ! » Circulez, y’a rien à voir. Et comme il est un peu délicat de suspecter le salarié d’asso à douze cents euros par mois d’être mû par la vénalité, on l’accusera de haine de soi transformée par « transfert » en haine de l’homme ».
Ou quand l’engagement (écologique, par exemple) peut être considéré « comme le serpent dans le jardin : une vermine à éradiquer à coups de pelle sur la tête » !

Ce livre écorné qu’on maltraite et qu’on adore :

Ou comment « les nouveaux usages nous font oublier le bon livre de papier, qu’on avait dans sa poche. Qu’on emportait même dans des endroits improbables. Les livres numériques, e-book, tablettes feront-ils disparaître le livre d’antan, comme la musique sur le net fait disparaître les CD et bon vieux vynils ? » Pourtant, voici quelques bonnes raisons d’aimer le livre (de papier) « pour ses attraits que n’a pas[et n’aura pas] le livre numérique »…..

 

Et encore :

Si vous l’avez raté, le sondage de Pep’s café !

« A perfect day » : « touriste, s’abstenir ! »

"A perfect" : ici, les cadavres ne se trouvent pas dans les placards mais dans les puits...A moins que la vérité n'y surgisse, ce "jour comme un autre"... Affiche du film de Fernando León de Aranoa

« A perfect day » : ici, les cadavres ne se trouvent pas dans les placards mais dans les puits…A moins que la vérité n’y surgisse, ce « jour comme un autre »…Affiche du film de Fernando León de Aranoa

1995 : Cinq personnes en mission humanitaire pour l’ONU en Bosnie – officiellement, sortant de guerre – confrontés au manque de moyens et à l’absurdité de leur tâche : une jeune française, Sophie, nouvelle recrue idéaliste ; le chef d’équipe, Mambru, désabusé, qui veut rentrer chez lui ; Damir, l’interprète, qui veut que le conflit se termine ; B, le vétéran imprévisible, qui se réfugie derrière un certain humour noir ; et Katya, ancienne maîtresse de Mambru, qui vient jeter le trouble dans l’équipe …Tous croisent le chemin d’un jeune garçon, Nikola, qui cherche un ballon et ses parents. Leur travail se complique quand ils apprennent que le cadavre d’un homme, coincé dans un puits, pollue l’unique source d’eau potable des environs…Mais pour le sortir de là et purifier l’eau, il leur faut une corde….

 

« En zone de guerre, sors de ta zone de confort ! »

Un film choisi « un peu comme cela », sans savoir à quoi m’attendre, et vu lundi soir. Il est à découvrir absolument, surtout si vous vous sentez découragés et/ou en colère, car il vous permet de relativiser quelque peu votre situation, qui ne serait ni « la fournaise » (1 Pie.4v12), ni une question « de vie ou de mort ». Comparée à d’autres.

D’autre part, il démystifie toute vocation humanitaire, susceptible d’être idéalisée et motivée par la seule volonté de « mettre du fun » dans une vie nous paraissant « mortellement morne ».

Or, ici, dans une zone de guerre – par exemple – telle qu’elle est décrite dans le film, tout « tourisme », même humanitaire, doit être exclu, face à un impératif de « quitter sa zone de confort » pour un engagement durable bien peu valorisant, au service de ceux qui ont tout perdu.

Un engagement qui implique de lutter contre l’absurdité au quotidien, avec des moyens bien dérisoires, pour trouver ne serait-ce qu’une simple corde nécessaire pour sortir un cadavre d’un puits.

Le jeune Nikola (Eldar Rešidović) et Mambrú (Benicio Del Toro); un homme au coeur de père. Scène du film "A perfect day"

Le jeune Nikola (Eldar Rešidović), en recherche de son père et Mambrú (Benicio Del Toro), un homme au coeur de père.
Scène du film « A perfect day »

Dans « ce monde de brutes » et au milieu d’un humour souvent noir et désespéré, on relèvera heureusement une part d’émotion, avec cette relation « fils-père » entre le jeune Nikola (Eldar Rešidović), à la recherche de ses parents et d’un ballon, volé par des plus grands que lui, et Mambrú (joué par Benicio Del Toro), qui l’aidera à aller jusqu’au bout de sa démarche (c’est à cela que l’on reconnaît « un père).

Pour finir, « la moralité » de l’histoire pourrait être bien celle-là : suivre « le bon sens » (pour ne pas dire « le sentier ») d’une vieille paysanne – qui elle-même, suit ses vaches pour échapper aux mines – peut nous sauver la vie !

 

 

En bref :

A perfect day : un jour comme un autre

Comédie dramatique espagnole réalisée par Fernando León de Aranoa

Scénario : Fernando León de Aranoa, Diego Farias. D’après le livre Dejarse Llover de Paula Farias

Avec : Benicio Del Toro (Mambrú), Tim Robbins (B.), Olga Kurylenko (Katya), Mélanie Thierry (Sophie), Fedja Štukan (Damir), Eldar Rešidović (Nikola), Sergi López (Goyo)…

Date de sortie: 16 mars 2016

Durée: 1h46

 

Bande annonce en VOST

 

Pour les anglophones, une deuxième, en VO :