« L’Ecriture et l’autorité de Dieu : comment lire la Bible aujourd’hui ? » de NT Wright

Une invitation à poser « un regard neuf » sur « une question ancienne » : « l’autorité de l’Écriture »…

« L’Ecriture et l’autorité de Dieu : comment lire la Bible aujourd’hui ? », tel est le titre d’un livre de NT Wright, dont nous saluons aujourd’hui la récente parution en français aux éditions Scriptura, en avril 2021, sachant que son édition originale anglaise date de….2005 ! (1)

Ce titre ne manque pas de nous interpeller : nous lisons « l’Ecriture et l’autorité de Dieu », plutôt que « l’autorité de l’Ecriture » (ou de « la Parole de Dieu »), vu l’importance de la Bible, en matière de foi et de vie, pour les Eglises protestantes et Évangéliques, sans oublier la place qu’elle a pu retrouver dans l’Eglise catholique, après Vatican II.

Son sous-titre – « comment lire la Bible aujourd’hui ? » – suggère que nous la lisons sans doute « mal » ou, du moins, de façon problématique.

Pire, souligne NT Wright dans la préface à la seconde édition de l’ouvrage, « dans la génération passée, la Bible a été utilisée de manière abusive, mise en débat, abandonnée, vilipendée, justifiée », ou encore « déchiquetée » par les savants, quand d’autres ont tenté de « recoller ses morceaux ». La Bible « a été prêchée et on a prêché contre elle, on l’a placée sur un piédestal et on l’a foulée aux pieds. La plupart du temps, elle a été traitée comme des joueurs de tennis traitent la balle. Plus vous voulez remporter le point, plus vous frappez fort sur la pauvre chose. Pris dans son ensemble, l’Eglise ne peut clairement pas vivre sans la Bible, mais elle ne semble pas vraiment savoir comment vivre avec non plus. » (op. cit., p 8)

« Tout scribe instruit du Royaume des cieux est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et du vieux. », dit Jésus dans l’Ecriture (Matt.13v52).

NT Wright, « un scribe » d’aujourd’hui, nous invite à poser « un regard neuf sur des questions anciennes », à savoir :

« Comment l’Ecriture peut-elle faire autorité », quand l’Ecriture elle-même déclare que toute autorité appartient au seul vrai Dieu et « que toute autorité » a été donnée à Jésus-Christ « dans le ciel et sur la terre » (Matt.28v18) ?

Quel est le rapport entre « l’Ecriture » et « l’autorité de Dieu » ?

De quelle manière la Bible fait-elle autorité ? Comment son autorité peut-elle s’appliquer à l’Eglise, si ce n’est au monde entier ?

Comment la Bible peut-elle être correctement comprise et interprétée, en évitant les écueils du rationalisme critique asséchant et le littéralisme fondamentaliste ?

Après un prologue dans lequel NT Wright se penche sur « le rôle de l’Ecriture dans l’Eglise chrétienne historique, puis sur la façon dont la compréhension actuelle de ce rôle est influencée par la culture contemporaine », il envisage ensuite ce que nous avons coutume d’appeler « l’autorité de l’Ecriture » comme faisant partie « d’une autorité divine plus large ».

Dans un style alerte et de façon stimulante, employant des métaphores significatives et saisissantes, NT Wright défend l’argument comme quoi l’expression « l’autorité de l’Ecriture » n’a de sens d’un point de vue chrétien que s’il s’agit d’un « raccourci » pour désigner « l’autorité du Dieu trinitaire (Père, Fils, Saint-Esprit) exercée à travers l’Ecriture » (op. cit., p 37). Il explique alors que « les raccourcis sont aussi utiles que les valises », nous permettant de « rassembler beaucoup de choses complexes et de les transporter ensemble », à condition de « déballer ce qui a été emballé pour l’utiliser dans un nouveau lieu. Certaines affaires, restées de longues années dans une valise, ont peut-être moisi. Un coup d’air frais et peut-être même un coup de fer à repasser leur seraient bénéfiques » (op. cit, pp 38-39) !

Ainsi, « le raccourci de l’autorité de l’Ecriture », une fois « déballé », nous révèle une vision plus holistique de celle-ci, comme de la nature de « l’autorité de Dieu » : il s’agit du « plan de Dieu souverain et salvateur pour le cosmos entier, inauguré de façon radicale par Jésus lui-même, et désormais mis en œuvre par la vie conduite par l’Esprit de l’Eglise », celle-ci définie comme étant « la communauté qui lit l’Ecriture »   (op. cit., pp 139-140).

Employant une autre métaphore, NT Wright défend également l’argument que le récit biblique est « une pièce de théâtre en cinq actes, dans laquelle nous sommes appelés à improviser l’acte final » (op. cit., p 9). Ces cinq actes sont : 1) la création ; 2)“la chute” ; 3)Israël ; 4)Jésus et 5)l’Eglise. Selon NT Wright, il est essentiel de savoir que nous vivons au cinquième acte, le temps de l’Eglise, qui commence à Pâques et à la Pentecôte, en continuité directe avec les actes précédents, et que vivre au cinquième acte, c’est être conscient de vivre « comme un peuple à travers lequel le récit biblique se dirige maintenant vers la destination finale” (p.91).

Comprendre cette mission pour l’Eglise, c’est donc considérer le grand projet de Dieu pour le monde entier, et comment l’Eglise est appelée à y prendre part. Cela implique de comprendre que la Bible est bien plus qu’un simple « manuel de dévotion » et/ou « d’instruction », mais un moyen de l’action de Dieu en nous et à travers nous.

De là, une fois démontées les lectures jugées erronées de l’Ecriture (de « droite » ou « conservatrices », comme de « gauche » ou « libérales »), des perspectives enrichissantes et rafraichissantes nous sont offertes pour une lecture personnelle et communautaire renouvelées, en réexaminant la place de la tradition (« vivre en dialogue avec des lectures plus anciennes ») et celle de la raison (« prendre en compte le contexte, le sens et toute forme de savoir plus global »).

Selon NT Wright, nous honorerons « l’autorité de l’Ecriture », en lisant celle-ci de manière totalement contextualisée (« chaque mot doit être compris au sein de son propre verset, chaque verset au sein de son propre chapitre, chaque chapitre au sein de son propre livre et chaque livre au sein de son contexte historique, culturel et canonique »), ancrée liturgiquement (en lui redonnant toute sa place lors du culte – et pas seulement via quelques versets lus en illustration ou en introduction d’une prédication), en l’étudiant en privé, en renouvelant cette lecture par une connaissance appropriée, et quand elle est enseignée par les dirigeants accrédités de l’Eglise.

Enfin, en annexes de cette édition, figurent deux « études de cas » (le shabbat et la monogamie) pour illustrer comment cette redéfinition de « l’autorité de l’Ecriture » peut fonctionner.

Au final, il s’agit d’un livre rafraichissant et bienvenu, au point de vue très riche – mêlant aussi bien connaissances historiques et théologiques que philosophiques – de la part d’un éminent professeur-chercheur du Nouveau Testament et du Christianisme primitif. Il invite tous les Chrétiens de toute dénomination à « poser un regard neuf sur des questions anciennes », à savoir « l’Ecriture et l’autorité de Dieu », pour comprendre à quel point la Bible parle du grand projet de Dieu et pour mieux s’engager dans une telle dynamique. Une perspective bien plus réjouissante que les simples « débats » ou « batailles » autour de la Bible ! L’aventure n’attend que nous…

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En bref : « l’Ecriture et l’autorité de Dieu : comment lire la Bible aujourd’hui ? », de NT Wright. Editions Scriptura, 2021. Disponible chez l’éditeur et/ou dans toutes les bonnes librairies, par exemple ici ou .

Ouvrage reçu gracieusement « en service presse » de la part de Laurène de la Chapelle, chargée de communication pour l’Alliance Biblique Française (ABF), que je remercie chaleureusement, ainsi que les éditions Scriptura.

La vision de l’ABF est de mettre la Bible à la portée de tous. Ne manquez pas de visiter son site.

[Initialement publié sur Pep’s café! le 28/05/21]

Note :

(1) Plus précisément, comme me l’a expliqué Coraline Fouquet, éditrice aux éditions Bibli’O et Scriptura, que je remercie, il s’agit d’une réponse de l’éditeur à la demande d’un certain nombre de lecteurs de faire traduire et publier un livre qui leur semblait pertinent et manquer en français.

Le Défi biblique de l’été n’est pas terminé : il se poursuit avec vous !

 

Encore merci aux 25 contributeurs, qui ont répondu « présents » pour relever joyeusement un ou plusieurs défis bibliques ! (Source image : pixabay)

Le défi biblique de l’été, lancé le 1er juillet, a eu sa belle conclusion le 19/09 avec cette présentation de 1-2 Thessaloniciens, des lettres écrites en équipe !

Et maintenant, diriez-vous ?

C’est le temps de regarder dans le rétroviseur, et premièrement, de remercier à nouveau les 25 chrétien(e)s qui ont accepté de relever joyeusement un ou plusieurs défi(s) biblique(s), contribuant ainsi à une belle oeuvre collective, pour notre encouragement et notre édification.

Ce défi consistait à choisir un (maxi deux*) livre(s) de la Bible et le présenter en 300 mots environ pour le non-spécialiste.

Au final, tout en témoignant de leur rapport à la Bible, ils se sont livrés eux-mêmes en nous livrant des textes inspirés et inspirants, sincères, touchants, décapants ou drôles.

C’est aussi le temps pour vous de (re)découvrir ces 66 textes (soit 1 par livre biblique) et, si vous le souhaitez, de nous partager vos propres témoignages au pied de cet article sur ce que vous aura apporté cette série.

Avez-vous été autant bénis que l’ont été les contributeurs en relevant ce défi ?

Dans la joie de vous lire prochainement !

 

 

 

*Record battu pour l’un des contributeurs (que je vous laisse découvrir), qui totalise à lui seul 21 livres sur 66 ! Deux autres contributeurs ont respectivement relevé 11 et 7 défis !

 

 

Le Défi biblique de l’été : 1-2 Thessaloniciens, par Louis-Michel

Des lettres qui nous donnent l’impression d’assister « à une scène de communion fraternelle, de franchise, de paix, de prière, un petit moment de sainteté » … nous rendant « comme saoul d’avoir reçu un privilège immérité ».
Source image : scène du film « Jimmy Hall », de Ken Loach (2014)

Louis-Michel, que je remercie pour ses textes et pour avoir relevé plusieurs défis bibliques, nous présente les 1ère et 2nd lettres aux Thessaloniciens, écrites en équipe.

 

1 Thessaloniciens

La Lettre :

Je remarque une première réalité : c’est une équipe qui s’adresse à l’Église de Thessalonique. Le pronom « nous » présent dans la lettre le prouve.

Une seconde réalité : les persécutions n’ont pas eu raison de la foi des chrétiens.

Une troisième réalité : c’est la solidité de cette église locale dans la saine doctrine de Christ.

Bien sûr, Paul et ses amis expriment leur reconnaissance envers pour cette église :

  • votre foi agissante
  • votre amour actif
  • votre persévérance
  • votre espérance
  • votre accueil de la Parole
  • votre exemple pour tous les croyants de la région
  • votre fidélité à Dieu
  • Etc…

Le défi :

J’en ai choisi un parmi tous ceux que le trio apostolique propose : VOTRE AMOUR ACTIF.

Dernièrement, un frère me dit : « Je t’aime vraiment dans le Seigneur ». Sa Parole et son sourire m’ont fortifiés ». Deux jours plus tard, ce frère me fait un cadeau sans rien dire. Il a rendu « actif » l’amour de Dieu qui était en lui pour moi, pour me faire du bien.

C’est mon défi : que mon amour, dès cet été, soit actif, productif pour ceux et celles qui sont dans mon entourage.

L’impression :

Quand j’ai terminé la lecture de cette première lettre aux Thessaloniciens, j’avais l’impression d’avoir assisté à une scène de communion fraternelle, de franchise, de paix, de prière, un petit moment de sainteté … J’étais comme saoul d’avoir reçu un privilège immérité. Merci à l’organisateur de m’avoir permis de replonger mon coeur et mes regards dans cette lettre merveilleuse !

Le verset :

« Remerciez Dieu en toutes circonstances ! » (1 Thessaloniciens 5:18a).

Les circonstances semblent parfois favorables, mais sont souvent des sujets de tristesse … Pourtant, nous pouvons remercier Dieu !!!

Cette période de crise trouble notre monde, notre pays, nos églises … Certains ont peur, d’autres sont sans souci, le mensonge règne, les injustices aussi ; et des personnes meurent … dans ces circonstances, remercions notre Dieu !

 

2 Thessaloniciens

La Lettre :

Si la première a été écrite en 51, il est probable que la seconde ait été écrite en 52, depuis Corinthe.

Cette lettre est aussi une louange envers les chrétiens de Thessalonique, à cause de leur foi et de leur fermeté dans la persécution. Par contre, certains chrétiens pensaient que Jésus allait revenir pendant la persécution, mais les trois frères, Paul, Sylvain, et Timothée, rétablissent la vérité. Il faut d’abord que « l’homme de la rebellion » soit apparu (Ch.2, v.3-4).

Il y avait un problème pratique : ceux qui attendaient Jésus dans l’immédiat ne travaillaient pas (ch.3:10). La foi ne nous soustrait pas à nos responsabilités, au contraire, elle nous engage !

Le défi avec le verset :

« Que notre Seigneur Jésus-Christ lui-même, et Dieu, notre Père, nous ont témoigné tant d’amour, et, par grâce, nous ont donné une source éternelle de réconfort et une bonne espérance. Qu’ils vous remplissent de courage et vous accordent la force de pratiquer toujours le bien, en actes et en paroles » (2 Thessaloniciens 2:16-17).

Alors, le défi ?

  • Je demande à Dieu mon Père qu’il me remplisse de courage (face aux difficultés rencontrées dans le cadre du ministère)
  • Je demande à Dieu mon Père qu’il m’accorde de faire le bien en actes comme en paroles (dans toutes mes relations).

Ceci, au Nom de Jésus-Christ !

L’impression :

Ce texte me fait forte impression concernant la prière.

  • Paul, Sylvain, et Timothée prient parce qu’ils aiment leurs frères de Thessalonique ! (Ce n’est pas un principe, pas une méthode).
  • Ils prient parce qu’ils ont la certitude que Dieu aime les croyants réunis à Thessalonique.

Réflexion :

Que dirions-nous à la place de ces frères ? Quelles seraient nos intentions véritables ? (Livre recommandé : « Lettres à l’Eglise » de F.Chan).

 

 

Le Défi biblique de l’été : la lettre aux Ephésiens, par Louis-Michel

Défi n°1 = Être disponible pour Dieu dans l’accomplissement de la réconciliation entre juifs et non-juifs.
Défi n°2 = Vivre selon l’Esprit Saint dans ma vie quotidienne, dans la société, dans l’église, dans la famille …. (Source image : Rawpixel)

Louis-Michel, que je remercie pour son texte et pour avoir relevé plusieurs défis bibliques, nous présente la lettre de Paul aux Ephésiens.

 

La Lettre :

Paul a écrit cette lettre aux chrétiens d’Ephèse et d’alentour, en 62 après la naissance de Jésus.

Je distingue deux parties principales qui s’articulent autour de l’une des plus belles prières de la Bible. La première partie est une proclamation de la doctrine tournée essentiellement sur la réconciliation entre juifs et non-juifs à travers la personne de Christ (ch1 à 3:13). La seconde partie est un ensemble de recommandations et d’exhortations à la vie chrétienne toute pratique (ch4 à 6).

Il faut souligner en particulier le chapitre 6 qui se termine sur l’image de l’armure du soldat de l’époque en Asie mineure. Ce texte sur le thème du combat spirituel est peu courant dans le Nouveau Testament.

Les défis :

Défi n°1 = Être disponible pour Dieu dans l’accomplissement de la réconciliation entre juifs et non-juifs.

Défi n°2 = Vivre selon l’Esprit Saint dans ma vie quotidienne, dans la société, dans l’église, dans la famille …

L’interpellation :

Je reviens sur la magnifique prière de Paul : « C’est pourquoi je me mets à genoux devant le Père ». Cette prière m’interpelle dans les domaines suivants :

  • À genoux devant le Père : enfant qui adore et qui honore Dieu le Père !
  • Ce Père a donné vie à toutes les familles de la terre et du ciel (loin des exclusions et des discriminations)
  • Les chrétiens ont besoin (j’ai besoin) de la puissance de l’Esprit de Dieu
  • Mon coeur doit être grandement ouvert au Seigneur Jésus. Il doit être Sa maison, Son trône, Son amour, Sa plénitude…
  • Certitude d’être exaucés au-delà de mes propres demandes !

Le verset :

« Vous comprendrez combien l’amour de Christ est large, long, élevé et profond (Semeur) … cet amour qui surpasse tout ce qu’on peut connaître » (Ephésiens 3:18-19).

 

 

Le Défi biblique de l’été : le livre du prophète Zacharie, par Joël

Un encouragement à tout faire, y compris manger et boire, pour la gloire de Dieu ! (Source image : public domain pictures)

Joël, que je remercie pour son texte et pour avoir relevé de nombreux défis bibliques, nous présente le livre du prophète Zacharie.

 

Quel est ce livre ?

Zacharie est un jeune prophète qui a encouragé le peuple lors de son retour de captivité sous Zorobabel, avec un autre prophète, Aggée. Son livre est le plus long des 12 petits prophètes. Il développe 8 visions, 4 discours sur le jeûne et 2 oracles plus longs pour finir.

En quoi la lecture de ce livre représente un défi pour moi ?

Zacharie est un livre très riche et complexe, qui développe sous une forme succincte la vision la plus complète de tous les prophètes, Ésaïe excepté. Son livre abonde en allusions aux prophètes qui l’ont précédé ; il faut donc les connaître pour comprendre les symboles ou les notions qu’il utilise. Un livre qu’il faut donc reprendre au fur et à mesure qu’on progresse dans la lecture des prophètes.

Qu’est-ce qui m’a bousculé/interpellé/impressionné dans cette lecture ?

Zacharie donne plusieurs prophéties qui se sont réalisées avec une précision étonnante dans la vie de Jésus. Quelques exemples : son entrée dans Jérusalem sur un ânon, le nombre de pièces d’argent que Judas a reçu pour trahir son Maître, le fait que Jésus allait être percé (allusion à sa crucifixion), etc. Plus de 500 ans avant, Dieu avait prévu ces détails !

Le verset de ce livre qui m’inspire

« Toute marmite à Jérusalem et dans Juda sera consacrée à l’Éternel, le maître de l’univers. » (14.21) Le livre se termine sur la vision glorieuse des nations devant monter à Jérusalem célébrer la fête des tabernacles lors du règne de paix du Messie-Éternel. À ce moment, les objets les plus saints comme les activités les plus quotidiennes (faire cuire le repas dans une marmite) seront consacrés à Dieu. Quel encouragement déjà pour nous à tout faire, y compris manger et boire, pour la gloire de Dieu !

 

Le Défi biblique de l’été : l’épître de Paul aux Galates, par Louis-Michel

Pourquoi retournerions-nous sous la loi alors que nous sommes sauvés par la foi ? (Source image : public domain pictures)

Louis-Michel, que je remercie pour son texte et pour avoir relevé de nombreux défis bibliques, nous présente l’épître de Paul aux Galates.

 

L’Épître :

Excusez mon originalité, mais j’imagine l’organisation télévisée d’un grand débat entre deux leaders : le premier représenterait la loi, le second serait le fer de lance de la foi. Incontestablement, c’est Paul, le défenseur de la foi qui l’emporte !

Il écrit sa lettre aux églises de Galatie en 49 ap. J.-C. Des prédicateurs partisans de la loi de Moïse pour les chrétiens veulent détourner les membres des églises de la foi toute simple que Paul avait prêchée lors de son premier voyage missionnaire.

Le défi :

C’est très simple : Je dois choisir entre vivre par la loi, et vivre par la foi. Paul, aux Romains, parle de la foi avec ces mots : « La loi de foi ». C’est ce que Jésus a fait par Son Esprit, nous donner de vivre, non avec la lettre qui tue, mais avec l’Esprit qui vivifie ! D’ailleurs, Luther, reprenant un mot de la Bible, s’écrie : « Mon juste vivra par la foi ! »

L’interpellation :

Ne nous laissons pas prendre par le légalisme ! C’est la plus grande menace contre l’Eglise. En effet, pourquoi retournerions-nous sous la loi alors que nous sommes sauvés par la foi ? Parce que nous voulons une église parfaite, sans aucun défaut, parce que nous voulons une belle apparence ?

Les versets :

« Nous avons compris qu’on est déclaré juste devant Dieu, non parce qu’on accomplit les oeuvres que commande la loi, mais uniquement par la foi en Jésus-Christ » (Ch.2:v.16).

« Tu n’es plus esclave, mais tu es fils ou fille, héritier des biens promis, grâce à Dieu » (Ch.4:v.7).

Question :

La loi vient des commandements de Dieu, doit-on les retirer de la Bible ? Il faut répondre à cela, que Jésus, à cause de l’amour divin, nous rend capables d’accomplir toute la loi selon l’Esprit !

 

 

 

Le Défi biblique de l’été : l’Evangile selon Marc, par Louis-Michel

Dans l’Evangile selon Marc, Jésus y apparait comme une flèche qui atteint rapidement son but. Les chrétiens ont besoin d’être sans cesse défiés et réveillés par le Saint-Esprit pour accomplir la volonté de Dieu ! Ce sera mon défi de l’été ! (Source image : convergence bolcho-catholiques)

Louis-Michel, que je remercie pour son texte et pour avoir relevé plusieurs défis bibliques, nous présente l’Evangile selon Marc.

 

Le témoignage :

Selon François Bassin, dans son « Evangile de Marc », cet Évangile, après avoir été longtemps délaissé,  reçoit aujourd’hui un franc succès ! Son récit est vif et dynamique, le texte est bref. C’est Marc qui est le plus proche du vécu de Jésus au quotidien.

Je propose ici de se fier au plan proposé par F. Bassin :

  1. Les préliminaires (1:2-13)
  2. Proclamation et miracles en Galilée (1:14 à 8:26)
  • De la Galilée à Jérusalem (8:27 à 13:37)
  1. Le dénouement (14:1 à 16:8)

Conclusion (16:9-20).

Le livre aurait été écrit à Rome (vers 63-68 après Jésus-Christ).

Le défi :

Il me semble qu’il y a dans le témoignage de Marc (qui n’est pas hébreu) une puissance en action. Jésus y apparait comme une flèche qui atteint rapidement son but. Les chrétiens ont besoin d’être sans cesse défiés et réveillés par le Saint-Esprit pour accomplir la volonté de Dieu ! Ce sera mon défi de l’été ! Si je dois être comme une flèche, alors, que je le sois vraiment !

L’impression :

Lorsque j’ai fini d’étudier globalement et en détail le témoignage de Marc,  je me suis dit que j’aurais aimé vivre cette fantastique aventure de la foi, proche de mon Sauveur. Oui, l’impression que me laisse Marc (qui signifie d’ailleurs « empreinte »), est celle de la PROXIMITÉ. « Approchez-vous de Dieu, il s’approchera de vous » (Epître de Jacques).

Le verset :

« Suivez-moi et je ferai de vous des pécheurs d’hommes » (Marc 1:17). Si nous désirons être des pécheurs d’hommes, il nous faut suivre Jésus, apprendre à ses côtés, nous inspirer de son comportement, de sa communication, de son amour actif et concret !

Question :

Jésus ne prépare-t-il pas sa mort ? Marc veut-il nous interpeller pour nous-mêmes ? Pour quelles raisons ?

 

 

 

Le Défi biblique de l’été : le livre du prophète Sophonie, par Joël

Le but final de Dieu est de se réjouir dans des hommes qu’il aura sauvés, plus encore, d’en faire « sa plus grande joie » ! (Source image : Superman & Co. – Bible et Partage. Sur Pinterest)

Joël, que je remercie pour son texte et pour avoir relevé plusieurs défis bibliques, nous présente le livre du prophète Sophonie.

 

Quel est ce livre ?

Sophonie, un des « petits prophètes », n’est certainement pas le livre de la Bible le plus connu ! Contemporain de Jérémie et d’Habakuk, Sophonie lance encore un appel au peuple de Juda pour les avertir de l’imminence du « jour de l’Éternel » où Dieu va juger son peuple par les Babyloniens.

En quoi la lecture de ce livre représente un défi pour moi ?

Le « jour de l’Éternel » dont il est souvent question dans ce livre est à la fois spécifique (pour le peuple juif) et universel (il concerne la terre entière). Il est aussi à la fois immédiat (le jugement va venir sur Jérusalem) et lointain (Dieu, un jour, jugera toutes les nations). Ces différents niveaux d’interprétation ne sont pas faciles à distinguer.

Qu’est-ce qui m’a bousculé/interpellé/impressionné dans cette lecture ?

Le jugement de Dieu, que Sophonie développe, n’est pas la notion avec laquelle nous sommes le plus à l’aise… Pourtant, ici comme dans tant d’autres livres bibliques, le prophète affirme que ce jugement sera juste : « Le Seigneur est présent dans la ville pour y faire régner la justice et non le mal ; chaque matin sans faute, il rend ses jugements. Malgré cela, les méchants agissent sans aucune honte ! » (3.5) Je devrais avoir honte de mal agir en pensant que le Dieu juste est là et me voit…

Le verset de ce livre qui m’inspire

« L’Éternel, ton Dieu, est au milieu de toi un héros qui sauve. Il fera de toi sa plus grande joie. Il gardera le silence dans son amour, puis il se réjouira à grands cris à ton sujet. » (3.17) Le but final de Dieu est de se réjouir dans des hommes qu’il aura sauvés, plus encore, d’en faire « sa plus grande joie » ! Quel Dieu plein d’amour et généreux avons-nous !

 

Le Défi biblique de l’été : Le livre de Daniel, par Joël

Suivre le courant, au risque de se laisser emporter…ou vivre à contre-courant ? (Source image : public domain pictures)

Joël, que je remercie pour son texte et pour avoir relevé plusieurs défis bibliques, nous présente le livre de Daniel.

 

Quel est ce livre ?

Selon les traditions, le livre de Daniel est classé soit parmi les « Écrits » (les « Ketubim ») pour les Juifs, soit parmi les prophètes pour les chrétiens. C’est un ouvrage composite, avec l’histoire de la vie de Daniel, juif déporté à Babylone devenu haut fonctionnaire auprès de plusieurs rois, qui s’entremêle avec de larges passages prophétiques. Une partie des prophéties s’est déjà réalisée, par exemple la succession des 4 empires vus sous la forme de 4 bêtes ; mais d’autres restent encore à venir.

En quoi la lecture de ce livre représente un défi pour moi ?

Les prophéties de Daniel sont de type « visionnaire » ou « apocalyptique » : Daniel, en songe ou en vision, voit des statues, des bêtes fantastiques, des combats sur la terre ou dans le ciel, etc. Et l’interprétation des symboles de ces visions n’est pas facile… Je dois accepter de ne pas tout comprendre !

Qu’est-ce qui m’a bousculé/interpellé/impressionné dans cette lecture ?

Dieu est le maître de l’histoire et rien n’échappe à son contrôle. Il a prévu les grandes lignes (le songe de la statue du ch. 2 le démontre) comme les détails de certaines batailles (le ch. 11 s’est réalisé en détail 400 ans après Daniel). Même le puissant Nebucadnetsar a dû le reconnaître : « Le Très-Haut agit comme il lui plaît. »

Le verset de ce livre qui m’inspire

« Daniel prit la ferme décision de ne pas se souiller en consommant les plats servis à la table du roi et le vin de ses banquets. » (1.8) Au-delà de ses prophéties impressionnantes, le personnage de Daniel est très attachant. Ce juif déporté décide très jeune de rester fidèle à son Dieu quoi qu’il en coûte — et, à un âge avancé, il continuera à craindre son Dieu plus que les puissants monarques qu’il sert, jusqu’à ne pas avoir peur de la fosse au lion !

Le Défi biblique de l’été : 1-2 Chroniques, par Yannick

Un rappel historique et un encouragement à nous demander qui est vraiment le peuple de Dieu.  (Source : Pixabay)

Yannick, que je remercie pour ces textes et pour avoir relevé plusieurs défis bibliques, nous présente les 1er et 2ème livres des Chroniques, lesquels nous interpellent sur la notion de « peuple de Dieu ».

 

1 Chroniques

Au moment où le livre des Chroniques est écrit, le peuple est en train de revenir d’Exil. Dans ce temps délicat de reconstruction, l’auteur pose une question simple : « Sommes-nous toujours les héritiers des promesses que Dieu avait données à nos ancêtres ? » Le peuple est-il toujours le peuple de l’alliance ? Est-il toujours le peuple au milieu duquel Dieu habite ? La question est posée, d’autant plus que le temple a été détruit ! Plus d’adoration, plus de sacrifices ! Quel avenir pour le peuple ?

La réponse donnée est un rappel historique et l’auteur nous encourage à nous demander qui est vraiment le peuple de Dieu. C’est une question que nous pouvons nous poser. C’est une question que je me pose. Peuple de Dieu ? Est-ce quelque chose de totalement national ? Est-ce quelque chose qui dépend de notre obéissance ? Est-ce dû à notre perfection ?

L’auteur répond en reprenant toute l’histoire d’Israël. Il met l’accent, comme toujours dans les livres historiques, sur la fidèle présence de Dieu. Celle-ci est manifestée à travers l’alliance de Dieu et l’adoration offerte dans le temple. Le résultat, c’est que nous pourrions résumer la réponse du croyant qu’est l’auteur de Chroniques en disant que le peuple de Dieu est définit par la promesse. Ainsi, ceux qui croient en la promesse de Dieu sont comptés comme membres de son peuple.

Cela bouscule tous mes a priori sur la notion de « peuple » parce que cela me dit aussi qui est actuellement membre du peuple de Christ. Ce sont tous ceux qui croient à la promesse : ceux qui croient en Christ vivront avec lui !

Un verset qui m’encourage particulièrement est cette affirmation de David : « Cependant c’est moi que le Seigneur, le Dieu d’Israël, a choisi parmi toute la famille de mon père, afin que moi et mes descendants nous régnions pour toujours sur Israël. » (1 Chr 28.4)

 

2 Chroniques

Encore un livre rempli de noms de rois ! En plus ce sont pour la plupart des rois pas très recommandables. Il y a bien Salomon et Ezékias. Mais dans l’ensemble, ce n’est pas très glorieux, surtout pour le royaume du nord, celui d’Israël. C’est en tous cas l’image que nous pouvons avoir. Ajoutez à cela la vague impression de copier-coller entre le livre des Rois et des Chroniques !

Difficile de savoir quoi faire de ce livre. Pendant longtemps, ce livre n’a été pour moi qu’une répétition inutile. David et Salomon nous suffisent bien ! Et puis en lisant plus attentivement j’ai découvert certains accents différents.

Une chose qui m’a petit à petit marqué, c’est la « survie » du temple. Plus que dans le livre des Rois, l’auteur des Chroniques exhorte ses lecteurs à ne pas oublier que le temple était le symbole de la présence bienveillante de Dieu au milieu de son peuple. Bien sûr la lecture des derniers chapitres peut être déprimante. C’est paradoxal, mais cela m’encourage : malgré toutes les trahisons des rois, Dieu est fidèle à sa promesse de demeurer au milieu de son peuple.

Malgré l’exil, Dieu fera revenir son peuple. Malgré les désobéissances futures, Dieu viendra lui-même. Il y a donc quelque chose de l’annonce de la venue de Jésus dans Chroniques. La fidélité de Dieu, et l’espérance de sa venue.

Cette fidélité est d’ailleurs ce qui vient clore 2 Chroniques. Le livre se termine sur le décret du roi Cyrus : « Le Seigneur, le Dieu du ciel, m’a donné tous les royaumes de la terre, et il m’a chargé de lui bâtir une maison à Jérusalem, en Juda. Quiconque d’entre vous appartient à son peuple, que le Seigneur, son Dieu, soit avec lui, et qu’il monte [à Jérusalem] ! » (2 Chr 36.23)