Le Défi biblique de l’été : l’épître aux Hébreux, par Joël

L’auteur de l’épître aux Hébreux est anonyme. Aucune importance : il s’agit de regarder à ce que Jésus-Christ a introduit par sa venue et son sacrifice : ce qui est « meilleur, céleste, éternel et parfait ».
(Source image : convergence bolcho-catholiques)

Joël, que je remercie pour son texte et pour avoir relevé plusieurs défis, dont celui-ci, nous présente l’épître aux Hébreux, un livre biblique au mystérieux auteur anonyme, détail qui n’a pas grande importance…

 

Quel est ce livre ?

La lettre aux Hébreux est le seul livre du Nouveau Testament dont on ne connaît pas l’auteur — mais cela n’a pas grande importance ! Elle présente de façon unique Jésus Christ, dans sa personne, son œuvre passée et présente et son exemple de foi. Elle nous encourage à regarder à ce que Jésus Christ a introduit par sa venue et par son sacrifice : ce qui est « meilleur », « céleste », « éternel », « parfait » — 4 mots clefs de la lettre.

En quoi la lecture de ce livre représente un défi pour moi ?

C’est un livre auquel il faut revenir souvent : en effet, cette Épître est une clef pour comprendre l’Ancien Testament, mais, réciproquement, plus on connaît l’Ancien Testament, mieux on comprend cette lettre ! Alors ne nous décourageons pas si nous ne comprenons pas tout à la première lecture et revenons-y pour mieux l’apprécier.

Qu’est-ce qui m’a bousculé/interpellé/impressionné dans cette lecture ?

Cette lettre m’encourage à persévérer. L’auteur parsème son développement d’avertissements qui peuvent me sembler parfois très sévères, voire inquiétants, mais c’est pour mieux me stimuler à rester fidèle au Seigneur quelles que soient les circonstances et à continuer à fixer les yeux sur lui.

Le verset de ce livre qui m’inspire

J’ai l’embarras du choix, tant il y a de versets riches ! Je retiens le souhait de conclusion : « Que le Dieu de la paix – qui a ramené d’entre les morts le grand berger des brebis, par le sang d’une alliance éternelle, notre Seigneur Jésus – vous forme en tout ce qui est bon pour faire sa volonté ; qu’il fasse en nous ce qui lui est agréable par Jésus-Christ, à qui soit la gloire à tout jamais ! Amen ! » (Hébr.13v20-21)

Le Défi biblique de l’été : Ézéchiel, par Etienne

Ezechiel :  un prêtre bien éduqué, mais ce qui marque le plus, c’est son style….(Source image : public domain pictures)

Etienne, que je remercie pour son texte et pour avoir relevé, outre deux défis, celui-ci en plus, nous présente sa version décapante du livre du prophète Ézéchiel. A lire en complément du texte de Joël publié ce même jour.

 

Quel est ce livre ?

Ezéchiel est un prophète du temps de l’exil, qui a fait partie de la première vague d’exilés, contemporain de Jérémie. Pour situer : Babylone a commencé par vassaliser Israël, et déporté à cette occasion une partie de l’élite du pays. Joiakin a été déposé et emmené en prison, et son frère Sédécias a été installé par le roi de Babylone. Pendant quelques années, Israël est ainsi vassal de Babylone, jusqu’à ce que Sédécias se révolte stupidement contre Babylone, contre l’avis de Jérémie. Il en suit la destruction de Jérusalem, l’emprisonnement de Sédécias et la mort de ses fils (qui ne devait pas être âgés de plus de douze ans).

Ezéchiel écrit pendant cette période intermédiaire, pour offrir une ultime chance de repentance à la communauté juive. C’est un prêtre bien éduqué, mais ce qui marque le plus, c’est son style.

Qu’est-ce qui m’a bousculé/interpellé/impressionné dans cette lecture ?

Le style d’Ezéchiel est le plus « graphique » de la Bible. C’est le prophète qui utilise le plus de « gestes prophétiques » qui fonctionnent comme des paraboles. Il est aussi « graphique » dans le sens où il ne mâche pas du tout ses mots (c’est le seul auteur à parler des Egyptiens à « gros organe »). C’est un langage qui est fait pour frapper, dérouter, donner une claque en plein visage. On ne lit pas Ezéchiel de façon analytique. On l’expérimente. Pourtant, ce n’est pas du langage apocalyptique, avec un lourd symbolisme volontairement obscur. Ce sont des tableaux convertis en textes. Pour ces raisons, la lecture d’Ezéchiel (« Dieu fortifie ») est toujours une expérience dépaysante.

Le verset de ce livre qui m’inspire
 » Tu t’es prostituée avec les Égyptiens, tes voisins au membre énorme » (Ezéchiel 16.26). De manière générale, tout le chapitre 16 est extrêmement violent à lire. Le Seigneur traite basiquement Israël de -excusez moi le terme- p***. Sauf que contrairement à moi, il ne met pas de pincettes. Je suis toujours dérouté par la vigueur de ces mots. C’est le genre de chapitre qui me fait dire que je ne maîtrise pas la Bible, et que j’ai envie de la relire ensuite.

 

Le Défi biblique de l’été : Ézéchiel, par Joël

Un livre qui nous fait éprouver le « besoin de retrouver la perspective de la grandeur de Dieu et de le mettre au centre — et non pas l’homme ou moi ».

Joël, que je remercie pour son texte et pour avoir relevé, outre celui-ci, plusieurs autres défis, nous présente le livre du prophète Ezéchiel.

 

Quel est ce livre ?

Ézéchiel est un des plus longs livres de la Bible et un des moins connus. Il explique pourquoi Dieu permet que Nebucadnetsar prenne Jérusalem et détruise le temple, le lieu de la présence de la gloire de Dieu. Il annonce en même temps que Dieu, dans le futur, va opérer un travail intérieur dans le cœur des hommes pour y mettre son Esprit et que sa gloire brillera à nouveau dans Jérusalem.

En quoi la lecture de ce livre représente un défi pour moi ?

Ce livre comporte des textes compliqués à interpréter dans le détail, avec de nombreuses visions dont les clefs ne nous sont pas toutes données. Nous y trouvons aussi, au milieu, de longs développements sur les péchés du peuple d’Israël qui peuvent nous sembler répétitifs, fastidieux, voire un peu scabreux. Mais il recèle aussi des pages lumineuses, qui annoncent le Nouveau Testament, comme celle sur le bon berger (ch. 34).

Qu’est-ce qui m’a bousculé/interpellé/impressionné dans cette lecture ?

La grandeur de la gloire de Dieu. Ézéchiel a été marqué à vie par la vision que Dieu lui a donnée au début de son ministère et, par ce livre, au travers du prophète, Dieu veut aussi me montrer la grandeur de sa gloire. J’ai besoin de retrouver la perspective de la grandeur de Dieu et de le mettre au centre — et non pas l’homme ou moi.

Le verset de ce livre qui m’inspire

« Je leur donnerai un même cœur, je mettrai en vous un Esprit nouveau ; j’ôterai de leur chair le cœur de pierre et je leur donnerai un cœur de chair, afin qu’ils suivent mes prescriptions, qu’ils observent mes règles et les mettent en pratique ; alors ils seront mon peuple, et moi, je serai leur Dieu. » (Ezech. 11.19-20)

Le Défi biblique de l’été : Le Cantique des cantiques, par Kathryn

Le Cantique des cantiques ou « le plus beau des cantiques » : un livre qui sonne comme un défi pour ceux qui ne sont pas habitués ou à l’aise avec un langage intime (Source image : public domain pictures)

Kathryn, que je remercie pour son texte et pour avoir relevé son défi biblique, nous présente le Cantique des cantiques, avec une invitation inattendue.

Le Cantique des Cantiques était lu chaque année par les Juifs le huitième jour de la Pâque. Son titre en hébreu, Shir Hashshîrîm, indique par la répétions de « shir » qu’il était considérée comme le meilleur ou le plus excellent des cantiques.

Il y a 2 interprétations communes de ce livre :

1) allégorique, en ce qu’il représente un échange de termes d’affection entre Dieu et Son peuple; dans ce cas, une grande partie du vocabulaire est considérée comme prophétique ou symbolique;

2) naturel ou littéral, en ce qu’il s’agit d’un poème vantant l’amour humain, un cadeau donné par le Dieu d’alliance à un homme et une femme qui concluent une alliance de mariage, auquel cas un mari et son épouse aujourd’hui peuvent même apprendre de son langage franc mais pur. C’est probablement le seul livre des Écritures qui décrit le caractère sacré des relations conjugales, tout en entraînant le lecteur dans une nouvelle révélation du lien d’amour pur et fervent entre le Christ et son Église.

La lecture du Cantique peut représenter un défi pour certains, comme moi, qui ne sont pas habitués ou à l’aise avec un langage intime. Peut-être notre arrière-plan religieux ou notre pudeur nous empêche de développer ce vocabulaire, particulièrement vis-à-vis de Dieu qui, à nos yeux, mérite uniquement un langage de révérence.

Dans ma lecture j’étais impressionnée par l’expression d’amour intense et passionné de l’Epoux pour sa bien-aimée, et ses répliques communicant un tel désir et admiration pour son mari. Au-delà des doctrines, des commandements et des principes du Royaume, les paroles inspirent une poursuite ardente de Dieu !

L’étude de ce livre peut enrichir notre vocabulaire d’amour et approfondir notre intimité avec le Seigneur.

Une phrase saute aux yeux : « Mangez, amis, buvez, enivrez-vous d’amour! » (Can 5v1)

Le Défi biblique de l’été : l’Apocalypse, par Jean-Louis

« J’ai mis en veilleuse ma soif de trouver les interprétations possibles des évènements pour ne pas m’égarer et perdre de vue le verset-clef «Heureux celui qui lit et ceux qui entendent les paroles de la prophétie, et qui gardent les choses qui y sont écrites ! Car le temps est proche.»(Image : « Tout seul au fond de l’espace »)

Jean-Louis, que je remercie pour son texte et pour avoir relevé ce défi biblique, nous présente l’Apocalypse, un livre dont le titre ne signifie pas « catastrophe » mais « révélation ».

Le dernier livre a fait couler beaucoup d’encre et défie l’esprit humain…

Cet ouvrage est dans son essence le livre prophétique qui clôture la Bible. Il hérite du Nouveau Testament l’impact apostolique des épîtres, et de l’Ancien Testament la verve de ses prophètes.

L’eschatologie [étude des fins dernières de l’homme et du monde. NDLR] décrite dans les visions m’appelle à la sagesse, l’intelligence et non à une spéculation, ce qui est un vrai challenge.

J’ai mis en veilleuse ma soif de trouver les interprétations possibles des évènements pour ne pas m’égarer et perdre de vue le verset-clef «Heureux celui qui lit et ceux qui entendent les paroles de la prophétie, et qui gardent les choses qui y sont écrites ! Car le temps est proche.» [Apoc.1v3]

Son vocabulaire, ses visions, son enseignement, ses appels à la repentance et à la vigilance, ses arguments et explications, ont leurs racines dans les livres de la Bible.

Celui-ci, authentifié, est écrit pour mémoriser toute la parole prophétique qui révèle Jésus-Christ, Roi des rois, Agneau de Dieu, Parole de Dieu.

Les lettres aux églises des premiers chapitres sont riches en saines réflexions et apportent la lumière sur ce qui est important et durable. Jésus est le chef incontestable des assemblées !

Les 7 rappels de « Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises » associés aux promesses divines, m’ont clarifié les enjeux, les réalités spirituelles et les objectifs à atteindre. Ce verset m’est une source d’inspiration.

Voici le plan du présent ouvrage :

1- But du livre (chapitre 1)

2- Lettres aux sept communautés (chapitres 2 à 3)

3- Trône de Dieu (chapitres 4 à 5)

4- Sept sceaux (chapitres 6 à 11)

5- Visions célestes (chapitres 12 à 15)

6- Sept coupes (chapitre 16)

7- Babylone (chapitres 17 à 18)

8- Jésus-Christ (chapitres 19 à 20)

9- Nouvelle terre (chapitres 21 à 22)

 

Ce livre, que je ne cesse de méditer avec humilité et l’aide des autres livres de l’Ancien et Nouveau Testament, ne me fait pas oublier la vie présente, au contraire, car il appelle la grâce du Seigneur Jésus sur la vie de tous.

Le Défi biblique de l’été : l’épître aux Romains, par Laurent

« Le message principal de Romains, c’est l’Evangile et l’égalité des croyants quelle que soit leur origine… » (Source image : public domain picture)

Laurent, que je remercie pour son texte et pour avoir relevé un double défi biblique, nous présente l’épître (ou la lettre) de Paul aux Romains.

 

Quel est ce livre ?

Le message principal de Romains, c’est l’Évangile et l’égalité des croyants quelle que soit leur origine (juif, non-juif etc). En particulier, il présente soigneusement sa compréhension de l’Évangile, en particulier dans son rapport à la question des Juifs et des païens, de la Loi et de l’Évangile. Il fait tout cela pour plusieurs raisons :

  1. Pour se présenter aux chrétiens de Rome, les préparer à sa visite et obtenir leur soutien pour son projet missionnaire.
  2. Présenter les bases de la foi chrétienne car les chrétiens romains n’avaient jamais reçus un enseignement apostolique précis.
  3. Se défendre des futures accusations des judaïsants (qui prônent un retour au judaïsme) à Rome, prévenir et protéger l’Église de Rome des faux enseignements qu’il a déjà vu nuire aux Églises.
  4. Réconcilier les chrétiens juifs et chrétiens non-juifs de Rome (d’après les chapitres 13 à 15) en les unifiant autour de l’Évangile. (d’où le gros rappel de Romains 1-11).

Pourquoi sa lecture représente-t-elle un défi pour moi ?

Il y a beaucoup de passages compliqués et sur lesquels les chrétiens ne sont pas d’accord (Romains 7, 11). En plus, dans cette lettre, on trouve des parties argumentatives très développées qu’il faut étudier sérieusement pour les comprendre. Ça se voit comme il y a beaucoup de « car », « parce que », « afin », « pour », « c’est pourquoi » etc. En tout cas il y en a moins par exemple dans Philippiens, Ephésiens, Colossiens… Un autre défi est de trouver des applications des chapitres 9 à 11. Comme cette partie parle de la relation entre Israël et les autres nations, on a du mal à comprendre le rapport avec notre vie.

Qu’est-ce qui m’a bousculé/interpellé/impressionné dans cette lecture ?

Juste le message de Romains :

  1. Notre incapacité à être innocent devant Dieu et à lui plaire (Romains 1-3), même après être devenu chrétien (Romains 6-7)
  2. L’Evangile (la mort / l’humiliation et la résurrection / la glorification de Jésus nous sauve de l’enfer et du péché) et sa beauté (Romains 1-4)
  3. Et son impact dans notre vie (Romains 5-8, 12-15).
  4. Aussi le fait que l’Evangile est ancré dans l’histoire. La preuve, c’est que Paul passe par Adam (Romains 5), Abraham, David (Romains 4), par Israël (Romains 2-3), l’ouverture du salut aux nations (Romains 9-10) jusqu’au jour où toutes les nations adoreront Dieu en étant soumis à son oint, le (Romains 15.9-12).

Le verset (de ce livre) qui m’inspire

Le verset qui m’inspire est celui qui, je trouve, résume le mieux Romains : « Paul, serviteur de Jésus-Christ, appelé à être apôtre, mis à part pour annoncer l’Evangile de Dieu, qui avait été promis auparavant de la part de Dieu par ses prophètes dans les Saintes Ecritures, et qui concerne son Fils né de la postérité de David, selon la chair, et déclaré Fils de Dieu avec puissance, selon l’Esprit de sainteté, par sa résurrection d’entre les morts, Jésus-Christ notre Seigneur » (Rom.1v1-4)

 

 

Le Défi biblique de l’été : La Genèse, par Laurent

La Genèse : un livre plein d’espérance pour des « résident aliens », des exilés « en terre étrangers » (Source image : première de couverture du livre de Hauerwas/Willimon, « Etrangers dans la cité »)

Laurent, que je remercie pour son texte et pour avoir relevé joyeusement un double défi biblique, commence par nous présenter le livre des commencements : la Genèse.

 

Quel est ce livre ?

Dieu fait des promesses à Adam et Eve, aux descendants de Seth, Noé, aux descendants de Sem, Abraham, Isaac, et Jacob. Mais le suspense, c’est qu’ils ne les verront pas s’accomplir véritablement dans leurs vies, mais seulement après leur mort. Ils doivent donc vivre par la foi, placer leur confiance en Dieu, en exil dans un monde hostile à Dieu en attendant leur arrivée dans la cité de Dieu. Parce que malgré tous ces obstacles auxquels ils font face (femmes stériles, rois kidnappeurs de femmes, tromperie, divisions familiales), Dieu fait avancer l’accomplissement de ses promesses. En particulier, le péché ne peut pas l’empêcher d’accomplir son plan. Plein de grâce, il pardonne et corrige son peuple avec amour.

C’est de cette manière que Genèse encourageait ses premiers destinataires (les Juifs exilés à Babylone) à garder l’espérance que Dieu accomplira bien ses promesses. Nous aussi, gardons une ferme assurance que Dieu sera fidèle à ses promesses lors de notre exil dans un monde hostile et pécheur.

Pourquoi sa lecture représente-t-elle un défi pour moi ?

Le début de ce livre soulève beaucoup de questions profondes sur des sujets en lien avec la science : la durée des 6 jours de la création, la mort avant la chute etc… Pour la partie sur les patriarches, j’ai été perturbé que tous n’étaient pas d’accord pour savoir si Jacob connaissait déjà Dieu avant sa rencontre à Péniel (Genèse 32). En fait, rien dans le texte ne nous dit que Jacob a mal agi, ni le Nouveau Testament. Pour sa tromperie avec Isaac, peut-être qu’il avait avec Rébecca une bonne intention car c’était les promesses de Dieu qui étaient en péril. Isaac voulait bénir un fils alors que Dieu avait choisi l’autre…

Qu’est-ce qui m’a bousculé/interpellé/impressionné dans cette lecture ?

L’incroyable actualité du message pour nous chrétiens d’aujourd’hui qui vivons définitivement dans un monde hostile et marqué par la souffrance et la banalité du péché, des idoles. Sexe, divertissements à n’en plus finir, l’argent, le matérialisme, la prétention à la divinité (transhumanisme etc)… Comme Abraham, nous ne nous sentons vraiment pas à l’aise dans ce monde impie et éphémère. Comme les patriarches : « C’est dans la foi qu’ils sont tous morts, sans avoir obtenu les choses promises; mais ils les ont vues et saluées de loin, reconnaissant qu’ils étaient étrangers et voyageurs sur la terre. Ceux qui parlent ainsi montrent qu’ils cherchent une patrie. S’ils avaient eu en vue celle d’où ils étaient sortis, ils auraient eu le temps d’y retourner. Mais maintenant ils en désirent une meilleure, c’est-à-dire une céleste. C’est pourquoi Dieu n’a pas honte d’être appelé leur Dieu, car il leur a préparé une cité. » (Hébreux 11.13-16)

Le verset (de ce livre) qui m’inspire : Genèse 12.1-3 : « L’Éternel dit à Abram: Va-t-en de ton pays, de ta patrie, et de la maison de ton père, dans le pays que je te montrerai. Je ferai de toi une grande nation, et je te bénirai; je rendrai ton nom grand, et tu seras une source de bénédiction. Je bénirai ceux qui te béniront, et je maudirai ceux qui te maudiront; et toutes les familles de la terre seront bénies en toi. »

 

 

Le Défi biblique de l’été : Le Lévitique, par Eric

Une invitation à découvrir « un texte qui a pensé l’organisation sanitaire et sociale avant l’heure » (Source image : public domain picture)

Eric, que je remercie pour son texte et pour avoir relevé plusieurs défis bibliques, nous présente le Lévitique.

Quel est ce livre ?

Le lévitique, troisième livre du pentateuque. Selon la tradition judaïque, le livre est attribué à Moïse. Il est probable que ce livre dans sa forme actuelle n’a pas été entièrement écrit par Moïse, mais vraisemblablement, ce livre, il l’a inspiré.

En quoi (ou pourquoi)  la lecture de ce livre représente un défi pour moi ?

Ce livre n’est pas d’un abord si facile, c’est une compilation de textes juridiques et je n’ai jamais été en osmose avec cette matière au cours de mes études, autant dire que lire un livre qui est une forme de codes et de procédures ne le rendait pas si sympathique. D’autant que le livre n’engage pas son lecteur, tout semble si éloigné de nos pratiques. Puis nous chrétiens, nous avions fait comme un rejet de la forme légaliste des textes. Mais cet apriori est une formidable erreur d’appréciation. Ce texte s’avère d’une immense richesse et sa dimension nous révèle à la fois l’amour protecteur de Dieu envers son Peuple, mais pas que. Je vous invite donc à découvrir un texte qui a pensé l’organisation sanitaire et sociale avant l’heure, la vie économique, la défense des salariés. Il n’y a finalement pas beaucoup de textes au cours de l’antiquité qui couvre toutes ces dimensions de la protection de la vie humaine dans une réelle complétude.

Qu’est-ce qui m’a bousculé/interpellé/impressionné dans cette lecture ?

A l’heure du confinement, déconfinement, pendant plusieurs jours, je me suis ainsi plongé dans la lecture de ce livre le lévitique ; j’ai noté les consignes de sagesses répétées, déclinées dans les premiers chapitres, notamment tous ces principes de mise en quarantaine des israélites infectées par la lèpre, ces procédures sont avant tout des dispositifs de protection, d’immunisation et non des mécanismes sociaux visant à condamner ou à exclure, à rejeter les personnes infectées. Dans ces lois mosaïques, Il s’agit avant tout de mettre à l’abri, d’isoler la personne atteinte d’un virus pathogène, de protéger et de sauvegarder la vie sociale, les relations interpersonnelles. Ce livre très étonnant mêle à la fois les mesures de confinement et les grandes fêtes, notamment la fête des tentes et bien d’autres grandes fêtes comme le Jubilé. À la fois Dieu dans sa sagesse entend protéger les israélites pour éviter la diffusion de l’infection, mais en aucun cas ne décourage les grands rassemblements collectifs si en amont toutes les précautions et les bonnes mesures préventives ont été prises.  Après lecture, vous noterez que Dieu n’encourage pas l’esprit de cabane, mais au contraire la mise en quarantaine immédiate des personnes susceptibles de conduire à la contagion. Un autre point surprenant est le registre qui concerne la dette, une loi sociale celle du Jubilé établit comme règle l’annulation de toutes les dettes au terme de 7 septénaires d’années, c’est-à-dire tous les 50 ans. Un aspect à nouveau surprenant et qui pourrait s’appliquer à toutes les nations les plus pauvres socialement.

Le verset de ce livre qui m’inspire

«  Vous traiterez l’étranger en séjour parmi vous comme un indigène du milieu de vous ; vous l’aimerez comme vous-mêmes, car vous avez été étrangers dans le pays d’Égypte. Je suis l’Éternel, votre Dieu »(Lévit.19v33-34). Ce texte anti discriminant devrait inspirer nos conduites et notre engagement envers le prochain sans même s’interroger sur sa provenance. Le lévitique est un livre plein de sagesse et j’ai envie de vous le dire…prenez-en de la graine et du Pep’s.

 

Le Défi biblique de l’été : Habakuk, par Jean

Dieu laisse-t-il faire le mal ? Une question existentielle dans le livre du prophète Habakuk (Source image : rawpixel)

Voici le premier défi biblique, dont le principe a été présenté ici : Jean, que je remercie pour son texte et pour avoir été le premier à répondre, nous présente Habakuk.

Quel est ce livre ?

Le livre d’Habakuk est situé à la fin de l’Ancien Testament [première partie de la Bible], dans la série des petits prophètes. Ces prophètes recevaient des messages de Dieu à transmettre au peuple d’Israël. Dieu nous les a conservés car en plus de l’application directe à Israël à cette époque, Dieu nous parle par eux aujourd’hui. Comme toute la Bible, ce livre nous dit qui est Dieu et ce qu’il veut pour nous.

Pourquoi sa lecture représente-t-elle un défi pour moi ?
Pour son actualité saisissante, pourquoi Dieu laisse faire le mal, ce que Dieu propose au fidèle : de se réjouir

Qu’est-ce qui m’a bousculé/interpellé/impressionné dans cette lecture ?
Au chapitre 1, Dieu laisse faire le mal et le prophète ne comprend pas, Effrayé, il demande si le méchant sera puni.
Au chapitre 2, Dieu lui recommande d’être patient : les justes doivent être fidèles à leur foi. Les méchants seront châtiés pour leurs pillages, leur violence et leur idolâtrie.
Le chapitre 3 contient une prière d’Habacuc dans laquelle il reconnaît la justice de Dieu.

Le verset qui m’inspire :  « Car le figuier ne fleurira pas, et il n’y aura point de produit dans les vignes ; le travail de l’olivier mentira, et les campagnes ne produiront pas de nourriture ; les brebis manqueront dans le parc, et il n’y aura pas de bœufs dans les étables ; Mais moi, je me réjouirai en l’Éternel, je m’égayerai dans le Dieu de mon salut »(3.17.18)

C’est le verset anti-consommation par excellence. Notre bonheur n’est pas dans l’abondance matérielle.

 

 

 

 

Le Défi biblique de l’été : un livre et un témoin

Des hommes et des femmes vous témoignent à quel point la Bible est un livre vivant, susceptible d’impacter notre réalité (Source image : public domain picture)

Chers abonnés, chers lecteurs,

Pep’s café! le blogue vous présente sa nouvelle série de l’été, qui débutera à partir du 1er juillet : une série de présentations des 66 livres bibliques pour le non spécialiste, à raison de quatre présentations par semaine. Les textes paraîtront par ordre de réponse des contributeurs.

Pour cela, un « défi »* a été lancé à plusieurs hommes et femmes d’horizons différents et ayant tous en commun de confesser un même Seigneur : Jésus-Christ.
Ce défi consiste à choisir un (maxi deux) livre(s) de la Bible et le présenter en 300 mots maxi de la façon suivante (2-3 phrases par item) :

Quel est ce livre ?

Pourquoi sa lecture représente-t-elle un défi pour moi ?

Qu’est-ce qui m’a bousculé/interpellé/impressionné dans cette lecture ?

Le verset du livre qui m’inspire

Autant de questions qui ont impliqué chaque rédacteur et rédactrice, l’un et l’autre témoignant par là même de leur rapport au texte biblique.

Parmi « les appelés », 19 hommes et 7 femmes, dont vous ne connaîtrez que le prénom, ont accepté de relever joyeusement le défi pour notre encouragement et notre édification. Au final, ils se livrent eux-mêmes en nous livrant des textes inspirés et inspirants, sincères, touchants, décapants ou drôles.

Qu’ils en soient remerciés pour leur participation et leur implication !
Avec un grand merci spécial : pour mon ami et frère Louis-Michel qui totalise à lui seul 16 contributions, ainsi que pour Joël (11 contributions) et Yannick (7 contributions) !

Sur ce, je vous souhaite un bon été, ainsi que de bonnes lectures et de bonnes découvertes, comme d’être autant bénis que l’ont été les contributeurs et contributrices !

 

 

*Principe découvert sur le blogue du Temple du Marais à Paris.