Watch it (again) : « American Gospel : Christ Alone »

Croyons-nous en l’Evangile que nous prêchons ? Sommes-nous concernés par cet Evangile ? En avons-nous besoin tous les jours ? Le connaissons-nous bien ? Notre Evangile est-il « un autre Evangile » ? Les critiques comme quoi nous déformerions Jésus et l’Evangile sont-elles fondées ? Qu’est-ce être chrétien ? Et qu’est-ce que l’Evangile, en fin de compte ? Devenir de « bonnes personnes » ? Est-ce possible ? Est-ce là le cœur du message biblique ? La Bible est-elle ce « livre dont je suis le héros » ?

Autant de questions soulevées dans le documentaire « American Gospel : Christ Alone », écrit et réalisé par Brandon Kimber en 2018, et qui m’avait jusque-là échappé. Je l’ai découvert le 24 août grâce à une analyse du pasteur suisse Philippe Golaz, publiée sur son blogue « Théologiquement vôtre », dont je vous recommande la lecture après le visionnage du documentaire.

J’ai pu notamment apprendre que l’évangéliste américain Todd White, après avoir initialement refusé de regarder ce film et l’avoir vivement critiqué, s’est finalement repenti publiquement le 25 juillet « pour avoir prêché un évangile incomplet ».

De quoi parle « American Gospel : Christ Alone » ?

Son sujet est l’Evangile. Durant 2h19, le documentaire présente et réfute, de manière biblique et argumentée, les différents fondements théologiques et anthropologiques de « l’évangile » dit « de la prospérité ». Pour cela, interviennent ou témoignent plusieurs théologiens, pasteurs et apologistes, tels Matt Chandler, Bryan Chapell, Phil Howell, Jackie Hill-Perry, Michael Horton, Julius Kim, Paul Washer, mais aussi Katherine Berger (atteinte de plusieurs maladies génétiques), Justin Peters (né avec une paralysie cérébrale) et Costi Hinn, le neveu de Benny Hinn.iv

Il est possible de regarder une version de 58 minutes du film [inclus : les 40 premières minutes du documentaire, suivies d’une bande annonce et de témoignages, ainsi qu’une avant première de sa suite : « American Gospel : Christ crucified »], en accès gratuit sur le site du film et en VOST.

A l’instar de Philippe Golaz, je dirai aussi qu’« American Gospel : Christ Alone » est effectivement « une oeuvre précieuse qu’il nous faudrait regarder attentivement ». Car, loin de nous montrer une réalité à des années-lumière de la nôtre, ce film est réellement interpellant sur nos manières de vivre et d’annoncer l’Evangile, nous conduisant à examiner nos propres fondements.

Nous pouvons rejeter (avec raison) l’Evangile de la prospérité comme un « faux Evangile » ou « un autre Evangile », dénoncé par Paul dans sa lettre aux Galates, tout en nous persuadant d’être peu concernés en Europe par ce phénomène venu des Etats-Unis.

En réalité, nous sommes susceptibles d’être exposés, même en Europe, « à ses sous-produits », ersatz de « programme d’amélioration morale » ou de « développement personnel » [« soyez une bonne personne et Dieu vous aimera »], et de reprendre sans discernement des « recettes » qui semblent « marcher » ailleurs. Autant de messages non pas « sous-chrétiens » mais bien « anti-chrétiens », plaçant l’homme – et non plus Dieu – au centre, et condamnant à l’orgueil ou au désespoir, sans la repentance qui libère, selon les intervenants du documentaire !

A voir : les 40 premières minutes du documentaire, suivies de bandes annonces et de témoignages, lesquelles sont en accès gratuit et en VOST sur le site du film ou sur youtube.

A lire ensuite : l’analyse du pasteur Philippe Golaz sur son blogue « Théologiquement vôtre ».

L’auteur présente quatre aspects de l’évangile de la prospérité tels que mis en avant dans « American Gospel : Christ Alone », ainsi que la manière dont il retrouve cette même dimension dans la théologie post-libérale. A chaque fois, il accompagne son analyse d’un extrait de la Bible qui vient questionner ces fondements.

En toute humilité, le pasteur-blogueur « espère que cette analyse nous permette de prendre un peu de recul par rapport à nos théologies respectives afin de progresser ensemble vers le sommet, vers le véritable Evangile, en ayant à l’esprit ces mots de Paul » dans sa lettre aux Philippiens, ch.3v12-16 :

« Ce n’est pas que j’aie déjà remporté le prix ou que j’aie déjà atteint la perfection ; mais je poursuis (ma course) afin de le saisir, puisque moi aussi, j’ai été saisi par le Christ-Jésus. Frères, pour moi-même je n’estime pas encore avoir saisi (le prix) ; mais je fais une chose : oubliant ce qui est en arrière et tendant vers ce qui est en avant, je cours vers le but pour obtenir le prix de la vocation céleste de Dieu en Christ-Jésus. Nous tous donc qui sommes des hommes faits ayons cette pensée, et si sur quelque point vous avez une pensée différente, Dieu vous révèlera aussi ce qu’il en est. Seulement, au point où nous sommes parvenus, avançons ensemble ».

En bref :

« American Gospel: Christ Alone », un documentaire écrit et réalisé par Brandon Kimber (USA, 2018). Durée : 2h19

Avec la participation de Katherine Berger, Russell Berger, Robert M. Bowman Jr., Marshall Brandon, Dan Burgoyne, Matt Chandler, Bryan Chapell, Scott Clark, Ray Comfort, Kenneth Copeland, Amber Demars, Sean Demars, Mark Dever, Michael Durham, Mike Gendron, J.D. Greear, Don Green, Jackie Hill-Perry, Benny Hinn, Costi Hinn, Michael Horton, Phill Howell, Phil Johnson, David W. Jones, Sanj Kalra, Julius Kim, Steve Kozar, Steven J. Lawson, John MacArthur, Justin Peters, Nate Pickowicz, Nabeel Qureshi, Emilio Ramos, Todd White, Simeon Williams, Trevin Wax, Paul Washer, Constance Troutman, Anthony Silvestro, Chris Rosebrough, Anthony Wood.

En bonus, à écouter le chant « In Christ alone »(« en Jésus seul »)

Initialement paru le 29/08/20 sur Pep’s café!

Sondage exclusif : « Qui s’intéresse encore à la Bible ? »

Revivez la conférence « Les Français et la Bible », au collège des Bernardins

Les Français ont-ils une Bible chez eux ? La lisent-ils ? Comment considèrent-ils ce texte ? 

Une soirée organisée au Collège des Bernardins, jeudi 2 juin, a présenté en avant-première les résultats du sondage « Les Français et la Bible », publié le 03 juin dans La Croix L’Hebdo.

Cette enquête a été réalisée par l’Ifop pour l’Alliance Biblique Française, en partenariat avec La Croix L’Hebdo, grâce au soutien des Fondations FLAM et Bible & Culture. Elle s’inscrit dans la continuité des précédents sondages menés par l’Alliance Biblique Française en 2001 et en 2010.

Lire le rapport complet de ce sondage.

L’enquête fait apparaître un net recul de la lecture de la Bible et de la connaissance de ses textes et de ses grandes références au sein de la population. Un peu plus d’un quart des Français (27 %) possèdent une Bible alors qu’ils étaient 42 % en 2001. Gautier Jardon, chargé d’études à l’Ifop, dresse le constat suivant :
« Alors que les récits bibliques ont constitué pendant des siècles toute une partie de notre référentiel commun, ils sont en train progressivement de s’effacer des mémoires collectives et n’évoquent plus grand-chose, dans les jeunes générations notamment. Le phénomène de déchristianisation est donc bien plus profond que le seul effondrement de la pratique religieuse. »  

En clair, beaucoup de travail attend l’Alliance Biblique Française, dont le cœur de mission consiste à mettre la Bible à la portée de tous et la transmettre aux futures générations ; créer des ponts entre le texte biblique et la société civile, de sorte que le premier soit lu et compris par le second !

A noter que seul un quart des Français souhaiteraient connaître davantage la Bible (25%), surtout parmi les catholiques déjà pratiquants (67%) ou dans une moindre mesure parmi les protestants (49%). Une majorité des concernés voudraient approfondir leur connaissance de la Bible via de la littérature spécialisée (64%) et une petite moitié via les Églises (44%) mais seulement une minorité par l’école ou l’université (24%).

Revivez plus haut la conférence avec Gautier Jardon (chargé d’études à l’Ifop), le Père Eric Morin (bibliste au Collège des Bernardins), et Kristel Adams (chanteuse). La soirée était animée par Élodie Maurot, journaliste à La Croix.

À l’occasion de la sortie de ce nouveau sondage, l’équipe de l’Alliance Biblique Française est allée à la rencontre des Français. Elle a tendu son micro sur le parvis de l’Église Saint-Sulpice, à Paris, et posé quelques questions aux passants sur leur rapport à la Bible. Le résultat est savoureux :

Le mois de la Bible se clôture « en live »

Pour terminer en beauté l’édition 2022 du Mois de la Bible, l’Alliance Biblique Française, dont la mission consiste à mettre la Bible à la portée de tous, s’associe à la Plateforme protestante des radios pour proposer un live exceptionnel le jeudi 31 mars de 20h00 à 22h30. Chanteur, réalisateur ou encore acteur se succèderont sur le plateau pour livrer leur éclairage sur la thématique de cette année : « Quand la Bible inspire les artistes ».

L’émission sera diffusée sur la chaîne YouTube de l’Alliance biblique française et sur les réseaux sociaux des différents partenaires (parmi lesquels la Fédération protestante de France et Radio Arc-en-ciel). Au programme de cette soirée exceptionnelle, des artistes (Meak – auteur compositeur, la conteuse Myriam de Beaurepaire, Estienne Rylle – d’Epiclèse, Claire Oberkampf etc.) mais aussi des chroniqueurs (Jean-Luc Gadreau – Solaé, sur France culture, Sara Le Levier – de l’Alliance Biblique Française, David Métreau – de Christianisme aujourd’hui, Claire Bernole – de Réforme, PRIXM – le média qui nous fait redécouvrir la Bible, etc.).

Pour ne rien manquer, il vous suffit de cliquer sur « définir un rappel » en vous rendant sur la page Youtube dédiée.  

En savoir plus sur l’Alliance Biblique Française et ses projets.

En attendant : vous l’avez peut-être « vu passer », mais ne manquez pas le nouvel épisode du podcast « au commencement », proposé par l’Alliance Biblique Française, ou « la grande histoire » biblique vue par le biais d’histoires personnelles qui l’émaillent. Plongez dans une histoire où la bienveillance et la loyauté permettent de traverser les épreuves. Celle de deux femmes : Noémi, brisée par les deuils successifs, et Ruth, fidèle et dévouée dans l’adversité.

Dans un autre genre et dans la même idée, il y a aussi « The Chosen », la première série multi-saisons sur la vie de Jésus-Christ et -particulièrement – de celles et ceux qui l’ont rencontré [à moins que ce ne soit le contraire] et entouré durant son ministère public.

« The Chosen », ou quand « le Verbe s’est fait chair et a habité parmi nous »

Bande annonce de la saison 1 de the Chosen

Vous n’y avez sans doute pas échappé : « The Chosen » est d’emblée présentée comme « la » première série multi-saisons phénomène sur la vie de Jésus-Christ et – particulièrement – de ceux qui l’ont rencontré et entouré durant son ministère public.

La trame de fond est l’Evangile selon Jean, avec d’autres scènes tirées des évangéliques synoptiques (Matthieu, Marc et Luc).

Sortie aux Etats-Unis en 2019, la série a trouvé son public outre-Atlantique, grâce notamment à un modèle de diffusion gratuite via la plateforme VidAngel et l’application the Chosen, soutenu par un financement entièrement participatif, et non par de grands studios américains. A ce jour, deux saisons de huit épisodes chacune sont disponibles. Une troisième est en cours de financement et devrait être visible en 2022. Sept, au final, sont prévues.

Réalisée par le chrétien évangélique Dallas Jenkins, dont le but est d’atteindre, à terme, un milliard de vues pour découvrir un « Jésus authentique », elle est considérée comme « une série catholiquement correcte » par le site web Le Verbe.com et a fait l’objet de commentaires favorables de la part d’autres médias catholiques, mais aussi de quelques sites protestants et évangéliques, dont TGC – Evangile 21.

En France, « The Chosen » est distribué par la société de distribution de films d’inspiration chrétienne Saje [lire l’interview de son directeur ici] et par la fondation ZeWatchers, qui investit dans des sociétés ou associations fondées par des chrétiens. Une première diffusion « en prime time » de la saison 1 à la télévision, sur une chaîne privée, est prévue durant les vacances de Noël, les 20 et 27 décembre 2021.

Certains reconnaissent en être devenus « accros », au point de visionner « en rafale » (ou d’une traite) plusieurs épisodes, voire même les deux saisons (8 épisodes chacun) actuellement disponibles en une nuit…. Et je #bingeJesus [littéralement « devenir obsessionnel pour Jésus »] est le hashtage promotionnel de la série !

Sinon, il est possible de visionner simplement et gratuitement, sans qu’il soit nécessaire de créer un compte, les premières saisons disponibles sur la plateforme VidAngel citée plus haut. Mais déjà, le premier épisode de la saison 1 (que j’ai vu, ainsi que les épisodes 2 à 8, et toute la deuxième saison, à ce jour, depuis samedi 18/12) permet de se faire une idée.

[La série est regardable en anglais sous-titrés. Pour sélectionner les sous-titres en français, disponibles parmi 100 autres langues, cliquer en bas, à droite, de chaque vidéo et choisir « french »]

Pour ceux qui s’apprêtent à visionner le premier épisode sans savoir à quoi s’attendre et en ayant en tête les adaptations précédentes de la vie et de l’œuvre de Jésus-Christ, il me paraît utile de les prévenir qu’ils risquent d’être surpris, vu l’angle choisi de la série. Celle-ci, très intelligente et subtile, est fort bien réalisée et interprétée avec justesse. Elle tourne autour des personnes évoquées dans les Évangiles, adultes et enfants, hommes et femmes, qui ont rencontré le Christ, tout à la fois « vrai Dieu et vrai homme », venu les rejoindre dans « le creux de leur vie », et montre en quoi leur vie a ainsi changé à son contact. De là certaines extrapolations qui ne sont pas dans les textes bibliques, mais aussi certains éléments intéressants et bienvenus de contexte politique et religieux de l’époque.

En cela, « The Chosen » est distinct des « 4 Évangiles, les films » (Lumno, 2014-2015 et édités en France par Bibli’O, en 2019, sous la forme d’un coffret de 4 DVD), lesquels proposaient déjà une expérience immersive pour découvrir la vie, les actes et les enseignements du Christ, avec le texte intégral narré, sans rien enlever/rajouter, et magnifié par l’image.

Certains dialogues ou choix narratifs de The Chosen peuvent surprendre, ou paraître très anachroniques, voire même franchement osés, mais la plupart sont bien vus et sonnent paradoxalement justes, avec une certaine cohérence et fidélité avec les Evangiles.

Alors, certes, on est tout à la fois en terrain connu et désarçonnés, puisque l’on retrouve Simon Pierre et André, Marie de Magdala, Matthieu, Nicodème, Jean le Baptiste, Thomas, Marie et Joseph….et Jésus, qui tarde à apparaître au début [par la suite, il se fera bien plus présent], dans des situations inattendues. Sont aussi surprenantes dans leur traitement et l’angle choisi, certaines scènes marquantes des Évangiles (ou susceptibles d’être connues de la plupart), telles que Jésus et les enfants(épisode 3 – mon préféré), la pêche miraculeuse (épisode 4), les noces de Cana (épisode 5), le paralytique conduit à Jésus (épisode 6), ou encore la rencontre nocturne entre Jésus et Nicodème (épisode 7).

Le déroulé de l’action peut être aussi difficile à suivre au début, et certains enjeux paraîtront complexes, voire incompréhensibles, pour qui n’est pas familier des Évangiles. D’où la nécessité de s’accrocher et/ou de se référer aux textes bibliques pour ne pas être perdu.

Au final, un parti pris artistique qui nous garde d’un Christ désincarné ou d’une lecture « mythologique, moralisante et édifiante » de l’Evangile, pour nous donner à découvrir la foi de gens réels, résultat d’une rencontre non moins réelle, dans des lieux réels, avec une personne bien réelle : Celui qui est « le Verbe (ou la Parole) fait chair » (Jean 1v14).

De l’aveu du réalisateur, l’idée est de donner envie à ceux qui connaissent (ou croient connaître) les Evangiles, comme à ceux qui ne les connaissent pas, peu ou mal, de s’y (re)plonger.

Néanmoins, une telle série peut-elle être de nature à rapprocher du Christ ?

A condition de bien faire la différence entre la réalité et la fiction, entre les choix artistiques, l’imagination et l’interprétation des scénaristes, et ce que dit vraiment le texte de l’Évangile.

Et à condition de ne pas passer tout son temps à « binger » [visionner d’une traite] cette série ;-), au point de devenir obsessionnel d’un produit artistique – « l’ombre » – qui deviendrait « culte » (un comble !), en oubliant Celui qui est la réalité, Christ – d’autant plus que 7 saisons sont annoncées (ce qui me paraît beaucoup), avec un premier tome du livre de la série !

Il s’agit en effet de se laisser rejoindre, dans notre vie réelle, non pas par un Christ d’une série télévisée, ou interprété par un acteur, aussi juste soit-il, mais par le Christ authentique des Evangiles et de la Bible, Celui qui est « le Dieu véritable et la vie éternelle » (1 Jean 5v20). Et ce, pour vivre une relation vivante et véritable, d’amour et de confiance, avec Lui, en découvrant à quel point que Dieu est concerné par toutes les réalités et qu’il n’y a pas de domaine de notre vie où Jésus-Christ ne règne pas.

The Chosen me paraît donc être une approche originale à tester et à découvrir. Mais je recommanderai toutefois de prendre le temps de lire ou de relire les 4 Evangiles, avant de commencer cette série, comme de revenir sur les textes déjà lus entre chaque épisode, pour mieux échanger ensuite en petits groupes ou entre amis.

En bonus, une scène de l’épisode 3 de la première saison, illustrant combien Jésus est l’ami des enfants et rappelant à quel point il convient d’être « comme les enfants », pour entrer dans le Royaume de Dieu (Marc 10v14) :

« L’Ecriture et l’autorité de Dieu : comment lire la Bible aujourd’hui ? » de NT Wright

Une invitation à poser « un regard neuf » sur « une question ancienne » : « l’autorité de l’Écriture »…

« L’Ecriture et l’autorité de Dieu : comment lire la Bible aujourd’hui ? », tel est le titre d’un livre de NT Wright, dont nous saluons aujourd’hui la récente parution en français aux éditions Scriptura, en avril 2021, sachant que son édition originale anglaise date de….2005 ! (1)

Ce titre ne manque pas de nous interpeller : nous lisons « l’Ecriture et l’autorité de Dieu », plutôt que « l’autorité de l’Ecriture » (ou de « la Parole de Dieu »), vu l’importance de la Bible, en matière de foi et de vie, pour les Eglises protestantes et Évangéliques, sans oublier la place qu’elle a pu retrouver dans l’Eglise catholique, après Vatican II.

Son sous-titre – « comment lire la Bible aujourd’hui ? » – suggère que nous la lisons sans doute « mal » ou, du moins, de façon problématique.

Pire, souligne NT Wright dans la préface à la seconde édition de l’ouvrage, « dans la génération passée, la Bible a été utilisée de manière abusive, mise en débat, abandonnée, vilipendée, justifiée », ou encore « déchiquetée » par les savants, quand d’autres ont tenté de « recoller ses morceaux ». La Bible « a été prêchée et on a prêché contre elle, on l’a placée sur un piédestal et on l’a foulée aux pieds. La plupart du temps, elle a été traitée comme des joueurs de tennis traitent la balle. Plus vous voulez remporter le point, plus vous frappez fort sur la pauvre chose. Pris dans son ensemble, l’Eglise ne peut clairement pas vivre sans la Bible, mais elle ne semble pas vraiment savoir comment vivre avec non plus. » (op. cit., p 8)

« Tout scribe instruit du Royaume des cieux est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et du vieux. », dit Jésus dans l’Ecriture (Matt.13v52).

NT Wright, « un scribe » d’aujourd’hui, nous invite à poser « un regard neuf sur des questions anciennes », à savoir :

« Comment l’Ecriture peut-elle faire autorité », quand l’Ecriture elle-même déclare que toute autorité appartient au seul vrai Dieu et « que toute autorité » a été donnée à Jésus-Christ « dans le ciel et sur la terre » (Matt.28v18) ?

Quel est le rapport entre « l’Ecriture » et « l’autorité de Dieu » ?

De quelle manière la Bible fait-elle autorité ? Comment son autorité peut-elle s’appliquer à l’Eglise, si ce n’est au monde entier ?

Comment la Bible peut-elle être correctement comprise et interprétée, en évitant les écueils du rationalisme critique asséchant et le littéralisme fondamentaliste ?

Après un prologue dans lequel NT Wright se penche sur « le rôle de l’Ecriture dans l’Eglise chrétienne historique, puis sur la façon dont la compréhension actuelle de ce rôle est influencée par la culture contemporaine », il envisage ensuite ce que nous avons coutume d’appeler « l’autorité de l’Ecriture » comme faisant partie « d’une autorité divine plus large ».

Dans un style alerte et de façon stimulante, employant des métaphores significatives et saisissantes, NT Wright défend l’argument comme quoi l’expression « l’autorité de l’Ecriture » n’a de sens d’un point de vue chrétien que s’il s’agit d’un « raccourci » pour désigner « l’autorité du Dieu trinitaire (Père, Fils, Saint-Esprit) exercée à travers l’Ecriture » (op. cit., p 37). Il explique alors que « les raccourcis sont aussi utiles que les valises », nous permettant de « rassembler beaucoup de choses complexes et de les transporter ensemble », à condition de « déballer ce qui a été emballé pour l’utiliser dans un nouveau lieu. Certaines affaires, restées de longues années dans une valise, ont peut-être moisi. Un coup d’air frais et peut-être même un coup de fer à repasser leur seraient bénéfiques » (op. cit, pp 38-39) !

Ainsi, « le raccourci de l’autorité de l’Ecriture », une fois « déballé », nous révèle une vision plus holistique de celle-ci, comme de la nature de « l’autorité de Dieu » : il s’agit du « plan de Dieu souverain et salvateur pour le cosmos entier, inauguré de façon radicale par Jésus lui-même, et désormais mis en œuvre par la vie conduite par l’Esprit de l’Eglise », celle-ci définie comme étant « la communauté qui lit l’Ecriture »   (op. cit., pp 139-140).

Employant une autre métaphore, NT Wright défend également l’argument que le récit biblique est « une pièce de théâtre en cinq actes, dans laquelle nous sommes appelés à improviser l’acte final » (op. cit., p 9). Ces cinq actes sont : 1) la création ; 2)“la chute” ; 3)Israël ; 4)Jésus et 5)l’Eglise. Selon NT Wright, il est essentiel de savoir que nous vivons au cinquième acte, le temps de l’Eglise, qui commence à Pâques et à la Pentecôte, en continuité directe avec les actes précédents, et que vivre au cinquième acte, c’est être conscient de vivre « comme un peuple à travers lequel le récit biblique se dirige maintenant vers la destination finale” (p.91).

Comprendre cette mission pour l’Eglise, c’est donc considérer le grand projet de Dieu pour le monde entier, et comment l’Eglise est appelée à y prendre part. Cela implique de comprendre que la Bible est bien plus qu’un simple « manuel de dévotion » et/ou « d’instruction », mais un moyen de l’action de Dieu en nous et à travers nous.

De là, une fois démontées les lectures jugées erronées de l’Ecriture (de « droite » ou « conservatrices », comme de « gauche » ou « libérales »), des perspectives enrichissantes et rafraichissantes nous sont offertes pour une lecture personnelle et communautaire renouvelées, en réexaminant la place de la tradition (« vivre en dialogue avec des lectures plus anciennes ») et celle de la raison (« prendre en compte le contexte, le sens et toute forme de savoir plus global »).

Selon NT Wright, nous honorerons « l’autorité de l’Ecriture », en lisant celle-ci de manière totalement contextualisée (« chaque mot doit être compris au sein de son propre verset, chaque verset au sein de son propre chapitre, chaque chapitre au sein de son propre livre et chaque livre au sein de son contexte historique, culturel et canonique »), ancrée liturgiquement (en lui redonnant toute sa place lors du culte – et pas seulement via quelques versets lus en illustration ou en introduction d’une prédication), en l’étudiant en privé, en renouvelant cette lecture par une connaissance appropriée, et quand elle est enseignée par les dirigeants accrédités de l’Eglise.

Enfin, en annexes de cette édition, figurent deux « études de cas » (le shabbat et la monogamie) pour illustrer comment cette redéfinition de « l’autorité de l’Ecriture » peut fonctionner.

Au final, il s’agit d’un livre rafraichissant et bienvenu, au point de vue très riche – mêlant aussi bien connaissances historiques et théologiques que philosophiques – de la part d’un éminent professeur-chercheur du Nouveau Testament et du Christianisme primitif. Il invite tous les Chrétiens de toute dénomination à « poser un regard neuf sur des questions anciennes », à savoir « l’Ecriture et l’autorité de Dieu », pour comprendre à quel point la Bible parle du grand projet de Dieu et pour mieux s’engager dans une telle dynamique. Une perspective bien plus réjouissante que les simples « débats » ou « batailles » autour de la Bible ! L’aventure n’attend que nous…

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En bref : « l’Ecriture et l’autorité de Dieu : comment lire la Bible aujourd’hui ? », de NT Wright. Editions Scriptura, 2021. Disponible chez l’éditeur et/ou dans toutes les bonnes librairies, par exemple ici ou .

Ouvrage reçu gracieusement « en service presse » de la part de Laurène de la Chapelle, chargée de communication pour l’Alliance Biblique Française (ABF), que je remercie chaleureusement, ainsi que les éditions Scriptura.

La vision de l’ABF est de mettre la Bible à la portée de tous. Ne manquez pas de visiter son site.

[Initialement publié sur Pep’s café! le 28/05/21]

Note :

(1) Plus précisément, comme me l’a expliqué Coraline Fouquet, éditrice aux éditions Bibli’O et Scriptura, que je remercie, il s’agit d’une réponse de l’éditeur à la demande d’un certain nombre de lecteurs de faire traduire et publier un livre qui leur semblait pertinent et manquer en français.

Le Défi biblique de l’été n’est pas terminé : il se poursuit avec vous !

 

Encore merci aux 25 contributeurs, qui ont répondu « présents » pour relever joyeusement un ou plusieurs défis bibliques ! (Source image : pixabay)

Le défi biblique de l’été, lancé le 1er juillet, a eu sa belle conclusion le 19/09 avec cette présentation de 1-2 Thessaloniciens, des lettres écrites en équipe !

Et maintenant, diriez-vous ?

C’est le temps de regarder dans le rétroviseur, et premièrement, de remercier à nouveau les 25 chrétien(e)s qui ont accepté de relever joyeusement un ou plusieurs défi(s) biblique(s), contribuant ainsi à une belle oeuvre collective, pour notre encouragement et notre édification.

Ce défi consistait à choisir un (maxi deux*) livre(s) de la Bible et le présenter en 300 mots environ pour le non-spécialiste.

Au final, tout en témoignant de leur rapport à la Bible, ils se sont livrés eux-mêmes en nous livrant des textes inspirés et inspirants, sincères, touchants, décapants ou drôles.

C’est aussi le temps pour vous de (re)découvrir ces 66 textes (soit 1 par livre biblique) et, si vous le souhaitez, de nous partager vos propres témoignages au pied de cet article sur ce que vous aura apporté cette série.

Avez-vous été autant bénis que l’ont été les contributeurs en relevant ce défi ?

Dans la joie de vous lire prochainement !

 

 

 

*Record battu pour l’un des contributeurs (que je vous laisse découvrir), qui totalise à lui seul 21 livres sur 66 ! Deux autres contributeurs ont respectivement relevé 11 et 7 défis !

 

 

Le Défi biblique de l’été : 1-2 Thessaloniciens, par Louis-Michel

Des lettres qui nous donnent l’impression d’assister « à une scène de communion fraternelle, de franchise, de paix, de prière, un petit moment de sainteté » … nous rendant « comme saoul d’avoir reçu un privilège immérité ».
Source image : scène du film « Jimmy Hall », de Ken Loach (2014)

Louis-Michel, que je remercie pour ses textes et pour avoir relevé plusieurs défis bibliques, nous présente les 1ère et 2nd lettres aux Thessaloniciens, écrites en équipe.

 

1 Thessaloniciens

La Lettre :

Je remarque une première réalité : c’est une équipe qui s’adresse à l’Église de Thessalonique. Le pronom « nous » présent dans la lettre le prouve.

Une seconde réalité : les persécutions n’ont pas eu raison de la foi des chrétiens.

Une troisième réalité : c’est la solidité de cette église locale dans la saine doctrine de Christ.

Bien sûr, Paul et ses amis expriment leur reconnaissance envers pour cette église :

  • votre foi agissante
  • votre amour actif
  • votre persévérance
  • votre espérance
  • votre accueil de la Parole
  • votre exemple pour tous les croyants de la région
  • votre fidélité à Dieu
  • Etc…

Le défi :

J’en ai choisi un parmi tous ceux que le trio apostolique propose : VOTRE AMOUR ACTIF.

Dernièrement, un frère me dit : « Je t’aime vraiment dans le Seigneur ». Sa Parole et son sourire m’ont fortifiés ». Deux jours plus tard, ce frère me fait un cadeau sans rien dire. Il a rendu « actif » l’amour de Dieu qui était en lui pour moi, pour me faire du bien.

C’est mon défi : que mon amour, dès cet été, soit actif, productif pour ceux et celles qui sont dans mon entourage.

L’impression :

Quand j’ai terminé la lecture de cette première lettre aux Thessaloniciens, j’avais l’impression d’avoir assisté à une scène de communion fraternelle, de franchise, de paix, de prière, un petit moment de sainteté … J’étais comme saoul d’avoir reçu un privilège immérité. Merci à l’organisateur de m’avoir permis de replonger mon coeur et mes regards dans cette lettre merveilleuse !

Le verset :

« Remerciez Dieu en toutes circonstances ! » (1 Thessaloniciens 5:18a).

Les circonstances semblent parfois favorables, mais sont souvent des sujets de tristesse … Pourtant, nous pouvons remercier Dieu !!!

Cette période de crise trouble notre monde, notre pays, nos églises … Certains ont peur, d’autres sont sans souci, le mensonge règne, les injustices aussi ; et des personnes meurent … dans ces circonstances, remercions notre Dieu !

 

2 Thessaloniciens

La Lettre :

Si la première a été écrite en 51, il est probable que la seconde ait été écrite en 52, depuis Corinthe.

Cette lettre est aussi une louange envers les chrétiens de Thessalonique, à cause de leur foi et de leur fermeté dans la persécution. Par contre, certains chrétiens pensaient que Jésus allait revenir pendant la persécution, mais les trois frères, Paul, Sylvain, et Timothée, rétablissent la vérité. Il faut d’abord que « l’homme de la rebellion » soit apparu (Ch.2, v.3-4).

Il y avait un problème pratique : ceux qui attendaient Jésus dans l’immédiat ne travaillaient pas (ch.3:10). La foi ne nous soustrait pas à nos responsabilités, au contraire, elle nous engage !

Le défi avec le verset :

« Que notre Seigneur Jésus-Christ lui-même, et Dieu, notre Père, nous ont témoigné tant d’amour, et, par grâce, nous ont donné une source éternelle de réconfort et une bonne espérance. Qu’ils vous remplissent de courage et vous accordent la force de pratiquer toujours le bien, en actes et en paroles » (2 Thessaloniciens 2:16-17).

Alors, le défi ?

  • Je demande à Dieu mon Père qu’il me remplisse de courage (face aux difficultés rencontrées dans le cadre du ministère)
  • Je demande à Dieu mon Père qu’il m’accorde de faire le bien en actes comme en paroles (dans toutes mes relations).

Ceci, au Nom de Jésus-Christ !

L’impression :

Ce texte me fait forte impression concernant la prière.

  • Paul, Sylvain, et Timothée prient parce qu’ils aiment leurs frères de Thessalonique ! (Ce n’est pas un principe, pas une méthode).
  • Ils prient parce qu’ils ont la certitude que Dieu aime les croyants réunis à Thessalonique.

Réflexion :

Que dirions-nous à la place de ces frères ? Quelles seraient nos intentions véritables ? (Livre recommandé : « Lettres à l’Eglise » de F.Chan).

 

 

Le Défi biblique de l’été : la lettre aux Ephésiens, par Louis-Michel

Défi n°1 = Être disponible pour Dieu dans l’accomplissement de la réconciliation entre juifs et non-juifs.
Défi n°2 = Vivre selon l’Esprit Saint dans ma vie quotidienne, dans la société, dans l’église, dans la famille …. (Source image : Rawpixel)

Louis-Michel, que je remercie pour son texte et pour avoir relevé plusieurs défis bibliques, nous présente la lettre de Paul aux Ephésiens.

 

La Lettre :

Paul a écrit cette lettre aux chrétiens d’Ephèse et d’alentour, en 62 après la naissance de Jésus.

Je distingue deux parties principales qui s’articulent autour de l’une des plus belles prières de la Bible. La première partie est une proclamation de la doctrine tournée essentiellement sur la réconciliation entre juifs et non-juifs à travers la personne de Christ (ch1 à 3:13). La seconde partie est un ensemble de recommandations et d’exhortations à la vie chrétienne toute pratique (ch4 à 6).

Il faut souligner en particulier le chapitre 6 qui se termine sur l’image de l’armure du soldat de l’époque en Asie mineure. Ce texte sur le thème du combat spirituel est peu courant dans le Nouveau Testament.

Les défis :

Défi n°1 = Être disponible pour Dieu dans l’accomplissement de la réconciliation entre juifs et non-juifs.

Défi n°2 = Vivre selon l’Esprit Saint dans ma vie quotidienne, dans la société, dans l’église, dans la famille …

L’interpellation :

Je reviens sur la magnifique prière de Paul : « C’est pourquoi je me mets à genoux devant le Père ». Cette prière m’interpelle dans les domaines suivants :

  • À genoux devant le Père : enfant qui adore et qui honore Dieu le Père !
  • Ce Père a donné vie à toutes les familles de la terre et du ciel (loin des exclusions et des discriminations)
  • Les chrétiens ont besoin (j’ai besoin) de la puissance de l’Esprit de Dieu
  • Mon coeur doit être grandement ouvert au Seigneur Jésus. Il doit être Sa maison, Son trône, Son amour, Sa plénitude…
  • Certitude d’être exaucés au-delà de mes propres demandes !

Le verset :

« Vous comprendrez combien l’amour de Christ est large, long, élevé et profond (Semeur) … cet amour qui surpasse tout ce qu’on peut connaître » (Ephésiens 3:18-19).

 

 

Le Défi biblique de l’été : le livre du prophète Zacharie, par Joël

Un encouragement à tout faire, y compris manger et boire, pour la gloire de Dieu ! (Source image : public domain pictures)

Joël, que je remercie pour son texte et pour avoir relevé de nombreux défis bibliques, nous présente le livre du prophète Zacharie.

 

Quel est ce livre ?

Zacharie est un jeune prophète qui a encouragé le peuple lors de son retour de captivité sous Zorobabel, avec un autre prophète, Aggée. Son livre est le plus long des 12 petits prophètes. Il développe 8 visions, 4 discours sur le jeûne et 2 oracles plus longs pour finir.

En quoi la lecture de ce livre représente un défi pour moi ?

Zacharie est un livre très riche et complexe, qui développe sous une forme succincte la vision la plus complète de tous les prophètes, Ésaïe excepté. Son livre abonde en allusions aux prophètes qui l’ont précédé ; il faut donc les connaître pour comprendre les symboles ou les notions qu’il utilise. Un livre qu’il faut donc reprendre au fur et à mesure qu’on progresse dans la lecture des prophètes.

Qu’est-ce qui m’a bousculé/interpellé/impressionné dans cette lecture ?

Zacharie donne plusieurs prophéties qui se sont réalisées avec une précision étonnante dans la vie de Jésus. Quelques exemples : son entrée dans Jérusalem sur un ânon, le nombre de pièces d’argent que Judas a reçu pour trahir son Maître, le fait que Jésus allait être percé (allusion à sa crucifixion), etc. Plus de 500 ans avant, Dieu avait prévu ces détails !

Le verset de ce livre qui m’inspire

« Toute marmite à Jérusalem et dans Juda sera consacrée à l’Éternel, le maître de l’univers. » (14.21) Le livre se termine sur la vision glorieuse des nations devant monter à Jérusalem célébrer la fête des tabernacles lors du règne de paix du Messie-Éternel. À ce moment, les objets les plus saints comme les activités les plus quotidiennes (faire cuire le repas dans une marmite) seront consacrés à Dieu. Quel encouragement déjà pour nous à tout faire, y compris manger et boire, pour la gloire de Dieu !

 

Le Défi biblique de l’été : l’épître de Paul aux Galates, par Louis-Michel

Pourquoi retournerions-nous sous la loi alors que nous sommes sauvés par la foi ? (Source image : public domain pictures)

Louis-Michel, que je remercie pour son texte et pour avoir relevé de nombreux défis bibliques, nous présente l’épître de Paul aux Galates.

 

L’Épître :

Excusez mon originalité, mais j’imagine l’organisation télévisée d’un grand débat entre deux leaders : le premier représenterait la loi, le second serait le fer de lance de la foi. Incontestablement, c’est Paul, le défenseur de la foi qui l’emporte !

Il écrit sa lettre aux églises de Galatie en 49 ap. J.-C. Des prédicateurs partisans de la loi de Moïse pour les chrétiens veulent détourner les membres des églises de la foi toute simple que Paul avait prêchée lors de son premier voyage missionnaire.

Le défi :

C’est très simple : Je dois choisir entre vivre par la loi, et vivre par la foi. Paul, aux Romains, parle de la foi avec ces mots : « La loi de foi ». C’est ce que Jésus a fait par Son Esprit, nous donner de vivre, non avec la lettre qui tue, mais avec l’Esprit qui vivifie ! D’ailleurs, Luther, reprenant un mot de la Bible, s’écrie : « Mon juste vivra par la foi ! »

L’interpellation :

Ne nous laissons pas prendre par le légalisme ! C’est la plus grande menace contre l’Eglise. En effet, pourquoi retournerions-nous sous la loi alors que nous sommes sauvés par la foi ? Parce que nous voulons une église parfaite, sans aucun défaut, parce que nous voulons une belle apparence ?

Les versets :

« Nous avons compris qu’on est déclaré juste devant Dieu, non parce qu’on accomplit les oeuvres que commande la loi, mais uniquement par la foi en Jésus-Christ » (Ch.2:v.16).

« Tu n’es plus esclave, mais tu es fils ou fille, héritier des biens promis, grâce à Dieu » (Ch.4:v.7).

Question :

La loi vient des commandements de Dieu, doit-on les retirer de la Bible ? Il faut répondre à cela, que Jésus, à cause de l’amour divin, nous rend capables d’accomplir toute la loi selon l’Esprit !