Les vœux de PEP’S CAFE pour 2018 : « ne laissez pas repartir Jésus mais invitez-le à rester avec vous »

Laisserons-nous repartir Jésus ou Lui demanderons-nous de rester, et ce, alors qu’il vient juste de nous reprendre, nous reprochant nos « esprits sans intelligence » et nos « cœurs lents à croire » en Lui ? (Dessin de Coolus)

Chers lecteurs et chères lectrices, je souhaite que 2018 soit pour vous une nouvelle année pleine d’espérance, joyeuse et lumineuse en Celui qui est « la lumière du monde »(Jean 8v12). Et ce, en dépit des turbulences actuelles et à venir, à l’instar de ces dépressions – tempêtes, ouragans – frappant notre pays et constituant autant d’étonnantes et interpellantes « ouvertures » de cette nouvelle année.

Ceci dit, que vous souhaiter et vous partager d’autres, de quoi nous donner raison d’espérer en l’avenir ?
J’ai terminé lundi 01 janvier ma lecture de l’Evangile selon Luc, un Evangile notamment marqué par la joie, et me suis arrêté un temps sur la scène relatant la rencontre et l’accompagnement des disciples d’Emmaüs par Jésus (Luc 24v13-35).
Voici le texte : le jour de la résurrection du Christ, un dimanche, qui est le premier jour de la semaine, « deux d’entre (les disciples) se rendaient à un village du nom d’Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem. Ils parlaient entre eux de tous ces événements. Or, comme ils parlaient et discutaient ensemble, Jésus lui-même les rejoignit et fit route avec eux ; mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître ».
Jésus prend l’initiative de la discussion et leur demande ce que sont ces propos qu’ils échangent en marchant. « Alors ils s’arrêtèrent, l’air sombre. L’un d’eux, nommé Cléopas, lui répondit qu’ils s’entretiennent au sujet de « Jésus de Nazareth, qui fut un prophète puissant en action et en parole devant Dieu et devant tout le peuple : comment nos grands prêtres et nos chefs l’ont livré pour être condamné à mort et l’ont crucifié ; et nous, nous espérions qu’il était celui qui allait délivrer Israël. Mais, en plus de tout cela, voici le troisième jour que ces faits se sont passés. Toutefois, quelques femmes qui sont des nôtres nous ont bouleversés : s’étant rendues de grand matin au tombeau et n’ayant pas trouvé son corps, elles sont venues dire qu’elles ont même eu la vision d’anges qui le déclarent vivant. Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau, et ce qu’ils ont trouvé était conforme à ce que les femmes avaient dit ; mais lui, ils ne l’ont pas vu. »
Jésus leur reproche leurs « esprits sans intelligence », leurs « cœurs lents à croire tout ce qu’ont déclaré les prophètes », leur rappelant qu’il fallait « que le Christ souffrît cela et qu’il entrât dans sa gloire. Et, commençant par Moïse et par tous les prophètes, il leur expliqua dans toutes les Ecritures ce qui le concernait ».
C’est alors qu’« ils approchèrent du village où ils se rendaient, et [détail intéressant du récit] lui fit mine d’aller plus loin.
Imaginez alors le drame : Jésus fait mine d’aller plus loin, mais les disciples, « trop dans leur bulle », le laissent partir….

Imaginons alors un dialogue alternatif mais fictif :
Les disciples rentrent chez eux et leurs proches leur demandent de raconter leur journée. Eux parlent de leur rencontre avec un homme mystérieux.
– « Et alors ? » leur demande-t-on. « Où est-il ? »
– « Bah [haut] …. il a continué sa route, quoi… »
– « Quoi !! Vous l’avez laissé partir !! Vous ne l’avez même pas invité à rester ?!! »
– « Ben, il a pas demandé(sic)… »

Imaginons alors ce même drame, dans un contexte plus proche de nous :
« Nous allons à l’église » et « assistons » (à défaut de participer) au culte dominical. Mais étant trop « dans notre bulle », écrasés par nos soucis quotidiens, nous peinons à reconnaître Jésus ressuscité, censé être au centre de notre rassemblement. A la fin du culte, nous échangeons rapidement quelques nouvelles et parlons un peu les uns avec les autres de ce qui est le plus important pour nous. Puis chacun repart chez soi, chacun de son côté, sans penser inviter « l’Autre ». Et sans prendre le temps de s’interroger sur le sens véritable de ce qu’est « être ensemble au Nom de Jésus ». Il y a pourtant là une promesse : Jésus a dit qu’Il est présent « au milieu des deux ou trois se trouvant ensemble en Son Nom » (Matt.18v20).
Pour vivre cette promesse, il s’agit de souhaiter demeurer ensemble pour être solidaires et non solitaires. De façon concrète, cela se traduit par le fait de partager ensemble en toute simplicité et authenticité un même repas et un même pain. C’est ce qui s’appelle « casser la croûte » ensemble, soit briser ce qui a durci – nos certitudes ou nos habitudes – pour s’ouvrir à l’autre et découvrir l’autre.

Dans le cadre de notre récit de Luc 24, les disciples d’Emmaüs – heureusement ! – n’ont pas souhaité laisser repartir Jésus : au contraire, « ils le pressèrent en disant : « Reste avec nous car le soir vient et la journée déjà est avancée. » Et il entra pour rester avec eux (v29). Or, quand il se fut mis à table avec eux, il prit le pain, prononça la bénédiction, le rompit et le leur donna. Alors leurs yeux furent ouverts et ils le reconnurent… » (vv30-31).
C’est dans ces conditions que nous pourrons reconnaître, comme eux, que Jésus, présent au milieu de nous, est non seulement vivant, mais « le même », non seulement « hier » et « éternellement », mais « aujourd’hui »(Hébr.13v8), source de vie nouvelle restaurée.
C’est dans ces conditions que nous pourrons repartir ensemble pleins de joie, avec ces forces nouvelles, pour aller vers les autres leur partager ce que nous aurons alors (re)découvert : une personne – Jésus (« Dieu sauveur » et « Dieu élargit ») et son message d’espérance et de libération.

Sur ce, bon début d’année 2018 !

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Les vœux de Pep’s café pour 2017 : pour une joyeuse année, marquée par l’espérance, la résistance et la persévérance !

« Une nouvelle année, et nous sommes vivants aujourd’hui », écrivais-je il y a un an. C’est encore vrai aujourd’hui, à l’heure où je publie le présent article. Et ce blogue aura quatre ans, lundi 09 janvier. Nous fêterons son anniversaire le vendredi 13 janvier.

En 2016, vous avez pu être troublé ou éprouvé, et l’avenir qui se profile ne semble pas rassurant du tout. C’est pourquoi- plus que jamais – il est vital de continuer à vivre, en témoin véritable et en fidèle disciple de Jésus-Christ, à contre-courant de ces deux mensonges du XXIe siècle, qui semblent s’imposer tels des rouleaux compresseurs : le seul « nous n’y pouvons (plus)rien » (conduisant au déterminisme et au fatalisme, avec une absence de foi et de confiance) et le seul « tout nous est possible » (avec une absence de garde-fou).

 

Et pour 2017, je vous souhaite :

Une nouvelle année : « nouvelle », de qualité, et promesse de pouvoir « repartir à zéro ».

Une nouvelle année joyeuse, pleine d’espérance : plus dans le retour certain de Jésus-Christ que « dans les prochaines élections » ou dans « les messies politiques », « les hommes(ou les femmes) fort(e)s »(1).

Une nouvelle année marquée par la persévérance : surtout, « ne te lasse pas en faisant le bien »(Gal.6v9), même si le contexte n’est pas favorable à cela. Et « persévère dans l’amour fraternel » (Hébr.13v1)

Une nouvelle année marquée par la vigilance, la prudence(ou la sagesse) et la résistance, à contre-courant de l’uniformisation ambiante, et des « sophismes »(sagesses qui ne le sont que d’apparence)de ce siècle : le pragmatisme et l’utilitarisme(2) (cf Rom.12v2).

Une nouvelle année marquée par la sécurité : pas ces « petites sécurités » bien commodes mais illusoires que sont « les enfers tranquilles ». Mais la meilleure et la plus grande de toutes, qui est de demeurer dans la volonté de Christ.

Une nouvelle année marquée par l’humour, que l’on apprendra à manier : sachant que « humour » (à ne pas confondre avec « ricanement » ou « moquerie ») est composé des mots « humilité » et « amour ».

Une nouvelle année marquée par le souci de la justice, dans les standards de Dieu : ne manquez d’ailleurs pas de relire, à ce sujet, « la Loi, les Prophètes et les Psaumes » (tout l’Ancien Testament), et surtout l’interprétation de la Loi, donnée par Jésus-Christ Lui-même dans le Nouveau Testament. Ne manquez pas non plus de voir ou revoir « les dessous de la mondialisation ou comment Coca Cola colonise le Mexique », sur Public Sénat (3), pour mieux rejeter ce qui est présenté comme « acquise » cette « règle du jeu » édictée par les puissants : te voler ce qui était jusque-là « gratuit » et « de droit », et te faire payer un produit « moins bien » et même néfaste pour la santé.

Une nouvelle année marquée par le souci de la vérité et l’ancrage dans le monde réel, à mille lieux du fantasme et de l’idéalisé.

Une nouvelle année marquée par la force et l’unité véritables : car « la grande faiblesse des méchants, c’est que leur méchanceté les divise. Il faut beaucoup de bonté et d’amour pour s’unir, et seule l’union fait la force »(4). Tout dépend ensuite au nom de qui et comment l’on s’unit (cf Eph.4v1-6). Et « l’amour ne fait rien de laid, il ne cherche pas son intérêt » (1 Cor.13v5. TOB).

Une nouvelle année marquée par le retour du « bien commun » : car il est vital de « suivre les règlements établis pour le bien commun. C’est une question de vie ou de mort » (5).

 

 

 

 

Notes :

(1)A l’instar de Benoît, blogueur catholique et co-fondateur des « Cahiers libres ».

(2) Pour le pragmatisme, la vérité n’existe pas : ce qui est vrai, c’est « ce qui marche ». Il n’y aurait donc plus de « théorie », mais seulement de la « praxis », de l’action. Je ne peux donc voir ou concevoir aucune idée, mais seulement faire des expériences. L’utilitarisme, quant à lui, dit « adieu aux idéaux » (qualifiés de « discours »), et incite à croire « qu’on n’a plus du tout à se soucier de savoir si une action est vertueuse au départ ; la seule chose qui importe est qu’elle soit vertueuse à l’arrivée ». L’utilitarisme est également « im-prudent, puisqu’il incite à agir en fonction d’un futur (toujours hypothétique) en refoulant (ou ignorant) l’examen du présent (toujours certain). Et il rend « désuète la morale (ce qui vaut pour tous), au profit de l’éthique (ce que j’ose faire, y compris contre tous) ». Voir notre article à ce sujet.

(3) Voir https://youtu.be/WxPFdegA6T8  et lire https://reporterre.net/Au-Mexique-la-population-manque-d

(4) Une  « perle » découverte dans un vieux album jeunesse datant de 1944 : « les aventures de mademoiselle Hortense » d’Herman Grégoire. Ill. de Roger Sam. Edition Archat Lyon-Paris, p 69.

(5) A lire dans le même album cité plus haut, pp75-76. Contexte : pourchassés par des bandits, les héros – un jeune prince de 14 ans et une vieille demoiselle, mademoiselle Hortense – arrivent à un refuge non gardé : « il n’y avait(…) âme qui vive(…) mais tout y était dans un ordre parfait. Une pancarte au mur expliquait ce mystère : « prenez ce qui vous est nécessaire et remettez tout en place ».

– « C’est bien la première fois, s’écria mademoiselle Hortense, que je vois une pareille recommandation aussi bien suivie ».

– « En montagne, répondit le prince Armor, il faut suivre les règlements établis pour le bien commun. C’est une question de vie ou de mort ».

 

 

 

 

 

 

 

Les vœux de Pep’s café pour 2016 : « apprenez à marcher lentement dans la foule ! »

Pour gagner "le bon combat", il importe d'avoir "la bonne stratégie". Et celle-ci s'élabore dans "the war room", "le secret de la chambre". ("War room", film d'Alex Kendrick)

Pour gagner « le bon combat », il importe d’avoir « la bonne stratégie ». Et celle-ci s’élabore dans « the war room », « le secret de la chambre ».
(« War room », film d’Alex Kendrick)

Une nouvelle année, et nous sommes vivants aujourd’hui. Ce blogue aura trois ans, vendredi 09 janvier.
Il est d’usage (depuis l’Antiquité) de se souhaiter pleines de bonnes choses pour le Nouvel An, sachant que l’envoi de cartes de vœux serait apparu tardivement en France. A propos, connaissez-vous cette « coutume ancestrale » de notre beau pays- aujourd’hui oubliée : les visites du nouvel an ? « De façon tout à fait rituelle et formalisée, on rendait visite, dans les quinze jours qui suivaient le 1er janvier, à son entourage proche, famille et amis, mais aussi à ses collègues de travail, à son patron, et même à des familles pauvres ou des malades dont on avait à coeur d’embellir ces jours festifs par des dons et des marques d’amitié ». Bien vite, ces « visites obligatoires » apparurent bien trop contraignantes. Elles furent remplacées « par un passage éclair au domicile de la personne et la remise au concierge d’une carte de visite agrémentée de vœux »(1). Au XXIe siècle, les vœux tendent à devenir de plus en plus dématérialisés et impersonnels (sous forme de e-cards, mails, sms, et autres posts facebook), à une époque où l’on peut revendiquer 500 « amis » sur Facebook-que l’on ne connaît que superficiellement-tandis que d’autres ne sont jamais visités…. .
Ceci dit, que vous souhaiter personnellement, pour 2016 ?

1) Tout d’abord, une meilleure prise de conscience que la meilleure des « stratégies de vie » est celle « du long terme », et que tout commence dans le « secret de la chambre »(2), cf Matt.6v6 et ss. Un point fondamental sur lequel le Seigneur a beaucoup insisté, en fin d’année 2015, et sur lequel Il me parle tout autant en ce moment. Personnellement, j’en ai besoin.

2) A l’heure où chacun croit, à tort, « être au contrôle » lorsqu’il publie sur les réseaux sociaux (not. Facebook, pour ne pas le nommer), sauvegarder sa vie privée et intime est peut-être le plus gros enjeu, et le plus gros défi pour aujourd’hui(3). Veillez donc sur votre intimité-personnelle, avec Dieu, familiale et avec votre conjoint-comme sur la prunelle de votre œil.

Marchez lentement dans la foule : que remarquez-vous ?

Marchez lentement dans la foule : que remarquez-vous ?

3) Bannissez l’indifférence et apprenez « à marcher lentement dans la foule », pour prendre le temps de considérer les personnes, les choses, la création…Retrouvez « le goût des merveilles », qui est le propre de celui qui a des yeux et un cœur….(4)

4) Soyez attachés à la vérité, et moins à vos opinions(ou à celles des autres) : démasquez et abattez les mythes/mensonges modernes sur lesquels s’appuient telles ou telles idéologies dominantes-politiques, économiques(5), religieux…. Apprenez à évaluer et usez de discernement pour ne pas être séduit.

5) Comprenez et attachez-vous à ce qui est vital, fondamental. Ne gâchez pas votre vie(6).

6) Soyez passionnés et recherchez ce qui vaut la peine d’être vécu.

7) Soyez conscients que « grand pouvoir = grande responsabilité »

8) Découvrez comment vous pouvez vivre injustement sans le savoir. Apprenez à « vivre justement », pour que d’autres puissent « justement vivre ».

9) « Pensez juste » dans un monde complexe. Ne vous contentez pas de « juste penser ».

10) Vivez dans le monde réel.

11) Comprenez que la liberté, telle que nous la chérissons (« vivre comme l’on veut », « être libre de choisir ») n’est qu’un mythe, une illusion, voire une malédiction, héritée de la chute. Redécouvrez ce qu’est la vraie liberté et ce qu’est un homme « réellement libre », à travers les auteurs de l’Ancien Testament (Genèse, Deutéronome…les psaumes et les prophètes) et du Nouveau Testament, et surtout, à travers la vie du Seigneur Jésus-Christ dans les Evangiles.

12) Prenez le temps de lire (un livre, le journal, vos mails) et de répondre à vos courriers (même électroniques).

13) Déconnectez-vous et débranchez au moins une fois par semaine, sinon le WE.

14) Respectez et faites respecter le jour de repos hebdomadaire donné par Dieu (déjà le repos dominical, normalement d’usage et fédérateur, en France, mais aussi « le Shabbat » cf Deut.5v12-15)

15) Apprenez à écouter, plus qu’à parler. Cherchez à comprendre l’autre.

16) Soyez « un ouvrier de paix », sachant que la paix, ce n’est pas la tranquillité, mais l’établissement de bonnes relations.

17) Lisez(ou relisez) et étudiez le livre de la Genèse et l’épître de Paul aux Ephésiens.

18) Cherchez pour vous-mêmes, et donnez à voir, la pertinence et le sens de la famille, du mariage ; de ce qu’est « un homme, un vrai », et de ce qu’est « une femme, une vraie » ; de l’Eglise, de l’Ecole et de ce qu’est « une éducation véritable ».

19) Etudiez, dans le Nouveau Testament, le principe du corps de Christ, ainsi que son fondement.

20) Lisez la Bible. Toute la Bible. Dans un esprit de soumission et d’écoute. Laissez-vous toucher par votre lecture.

21) Cultivez l’esprit du don et apprenez à recevoir.

22) Soyez reconnaissants et comprenez que ce que vous avez, vous l’avez en réalité reçu.

23) Aimez en vérité, en profondeur, sans mesure, et sans calcul. Découvrez la source de cet amour véritable (cf Rom.5v5 et ss). « Aimez (votre) Dieu de tout votre âme, de tout votre cœur, de toute votre force et de toute votre pensée », et « votre prochain, comme vous-mêmes ». « Maris, aimez vos femmes »(luttez contre l’esprit d’adultère), et « vous, femmes, respectez vos maris ».

24)Prenez clairement position. Comprenez que bâtir « sans Jésus », c’est être « contre Lui » et disperser (cf Luc 11v23). Faites toutes choses « avec » Lui.

25) Soyez cohérents et équilibrés

26) Soyez pleins d’espérance : croyez en Dieu (pour qui, « tout est possible » cf Marc 10v27), croyez en Jésus-Christ(Jean 14v1).

27) Découvrez ce qu’est « la culture de l’honneur » selon Dieu : « donner plus à ceux qui ont moins » (1 Cor.12v24-25)

28) Pardonnez, remettez toutes les dettes, comme aussi Dieu vous a pardonné et vous a remis toutes vos dettes(Matt.18v21-35, Matt.6v12-15, Luc 7v41-50, Lévit.25v8-55, Deut.15v1 et ss)

29)Intéressez-vous à la culture et à la nature(7). Relevez le défi de « bien gérer » et « sauvegarder » votre « maison », sans oublier « notre maison commune »(8).

30) Lisez toutes les paraboles « du Royaume », notamment dans l’Evangile selon Matthieu

 

 

 

 
Notes :

(1) Piqué sur « Atlantico »

(2) cf le très bon film-dont nous reparlerons-« War room », le « dernier-né » d’Alex Kendrick

(3) Marc-Alain Ouaknin analyse plutôt bien cet enjeu, dans son « Zeugma : mémoires bibliques et déluges contemporains »(Points seuil, 2013)

(4) Un film d’Eric Besnard(France, 2015), également excellent, vu le 19/12

(5) A lire, le pertinent et équilibré « 2 ou 3 choses que l’on ne vous dit jamais sur le capitalisme » de Ha-Joon Chang(Points seuil, 2015), qui enseigne l’économie à l’université de Cambridge, dont nous reparlerons.

(6) Cf « le Désert des tartares », film franco-germano-italien de Valerio Zurlini (1976)adapté du roman éponyme de Dino Buzzati.

(7) Parallèle fait par Francis Schaeffer, dans « La pollution et la mort de l’homme »(BLF, 2015) et Hannah Arendt, dans « La Crise de la culture »(Folio)

(8) Voir « Laudato si », l’encyclique du Pape François, pour qui « tout est lié ». Nous reviendrons prochainement sur ce sujet de l’écologie.

Les vœux de Pep’s café ! pour 2015 : pour une année de la grâce, de la vie et du décloisonnement

Une bonne année 2015, pleine de grâce !

Une bonne année 2015, pleine de grâce !

Une nouvelle année depuis hier !

Après le temps de la rétrospective, où l’on se souvient avec reconnaissance de la fidélité de Dieu pour l’année écoulée, voici le temps des vœux, avec un regard fixé vers l’avenir. Que souhaiter et se souhaiter pour 2015 ?

-Vivez et ne cherchez pas(d’abord) « à faire »(surtout dans l’espoir de paraître)

-Méditez la parabole racontée en Luc 17v7-10 et particulièrement le verset de conclusion(v10) : « nous sommes des serviteurs inutiles, nous avons fait ce que nous devions faire ». Nous y reviendrons prochainement.

-Prenez le temps de réfléchir sur qui vous êtes, en cherchant la réponse à cette question : « à qui appartenez-vous ? »

-Cherchez un centre de gravité pour votre vie.

-Cherchez à connaître Dieu-« le seul vrai »-personnellement, ainsi que Celui qu’Il a envoyé-Jésus-Christ(également appelé « le Dieu véritable », « la vie », « la vie éternelle »), car c’est là « la vie éternelle. Gardez-vous des idoles(Jean 17v3, Jean 14v6, 1 Jean 5v21). Approchez-vous de Dieu par Jésus-Christ.

-Lisez et méditez dans les évangiles(Matthieu, Marc, Luc, Jean) sur ce que Jésus-Christ a dit de Lui, et sur ce que Dieu, le Père, a proclamé de Lui dans ces mêmes livres(+ Hébreux 1 et ss). Vous-mêmes, si vous connaissez Jésus-Christ comme Sauveur et Seigneur, et que vous passez par une crise d’identité, demandez à Votre Père qui vous êtes, en Christ. Cherchez notamment ses proclamations à votre sujet, par exemple dans les épîtres, dans le Nouveau Testament.

-Souvenez-vous que Jésus-Christ a été tenté sur Son identité(ou plutôt incité à prouver son identité dans un sens qui l’aurait détourné de Sa mission : cf Matt.4v1-11 ; Matt.20v28…) et qu’Il a été condamné à mort parce qu’Il a dit la vérité à son sujet(cf Jean 10v36 ; 19v7…)

-Souvenez-vous de la Parole créatrice de Dieu, et ce, dès le commencement : « sois ! »(Gen.1v1-3) et non pas « tu dois ».

-Soyez à l’écoute pour discerner l’esprit et le cœur de celui qui vous parle. N’interprétez pas les « silences de Dieu » comme une « preuve » de Son « absence » ou de Son « indifférence », mais comme de Sa disponibilité.

-Cassez « la culture » des réseaux « sociaux », où l’on cultive un dangereux entre-soi. Cultivez la réciprocité, autant sur la toile que dans « la vraie vie ». En clair, faites aux autres ce que vous voulez qu’ils vous fassent(voir Matt.57)

-Décloisonnez, sachant que Jésus-Christ a abattu les murs de séparation(Eph. 2v13-16). Sortez de votre « zone de confort ».

– Soyez un ami et un frère.

-Edifiez-vous et visez à édifier. Car, comme l’écrit le philosophe danois Kierkegaard, « la règle chrétienne(…)veut que tout, tout serve à édifier. Une spéculation qui n’y aboutit point est, du coup, a-chrétienne. Un exposé chrétien doit toujours rappeler des propos de médecin au chevet d’un malade… » (Traité du désespoir. Préface. Folio, pp 51-52)

-Privilégiez ce qui rassemble(sur de bonnes bases)et non ce qui divise.

-Redonnez du poids(et donc de l’honneur)aux personnes. Le juste poids. Pas « deux poids deux mesures ». Redonnez du poids et du sens aux mots.

-L’Eglise et le mariage sont deux « mystères », particulièrement(de plus en plus) attaqués aujourd’hui. Redécouvrez ce qu’est le mariage, selon Dieu, et honorez-le(Hébr.13v4). Redécouvrez ce qu’est l’Eglise et « ne la réinventez pas ». Découvrez ou redécouvrez l’amour de Jésus-Christ pour elle(Eph. 5v25)

-Pensez plus en terme « de vie ou de mort », plutôt qu’en terme de « c’est bien », « c’est pas bien » ou « c’est mal ».

– Ne parlez plus « d’espoir ». Parlez de l’espérance.

-Vivez en acteur responsable et non en consommateur. Ne déplorez plus les conséquences dont vous chérissez les causes.

-Ecoutez, lisez(en un an), étudiez, méditez, mémorisez, partagez la Bible, Parole de Dieu. Proclamez-la et vivez-la. Privilégiez un « plan de vie », qui est toujours mieux qu’un énième plan de lecture.

-Recherchez, non « toujours plus », mais « toujours mieux ».

– Lisez de vrais livres en papier. Ils savent respecter votre besoin de silence, de réflexion. Lisez la Bible-toute la Bible-mais aussi les auteurs et les livres suivants : Gilles Boucomont, Erri de Luca, James Packer (« connaître Dieu »), Kierkegaard(« pensées qui attaquent dans le dos »), Dostoïevski(« L’Idiot », « les Frères Karamasov »), « Nos limites » de Gaultier Bès…mais aussi « Transmettre, apprendre », de Marcel Gauchet, « A la reconquête de l’Education chrétienne » d’Albert Greene.

-Abonnez-vous à « Promesses », revue de réflexion biblique de qualité.

-Ecrivez(le plus possible)à la main, dans un cahier ou un carnet, et non sur un clavier.

-Achetez vos livres dans une librairie.

-Visitez, invitez, intéressez-vous aux personnes(ce qu’ils sont, ce qu’ils aiment, ce qu’ils font-dans cet ordre)

-Revoyez vos priorités. Ne vous dispersez pas. Ne passez pas à côté de l’essentiel.

-Soyez fidèle et vrai. Recherchez ce qu’est l’amour(cf 1 Jean 4v10)

 

Sur ce, je vous souhaite une heureuse et excellente année 2015 ! Rendez-vous le 9 janvier, date d’anniversaire du blogue.

 

Les voeux de Pep’s Café pour 2014 : pour une année d’harmonie et d’équilibre

Premier janvier 2014.

Le début d’une nouvelle année et presqu’un an pour ce blogue, né le 11 janvier 2013. Et le temps des voeux.

Justement, quels vœux formuler, outre « une bonne année, une bonne santé et prospérité » ?

Deux séries de mots me sont venus à l’esprit, durant la semaine suivant Noël, ainsi que deux CDs et deux livres que l’on m’a offert.

« Force et pertinence »

Tout d’abord, un premier CD que j’ai en ma possession depuis douze ans environ et que j’ai été incité à réécouter durant Noël : il s’agit de « Place Grand Clément »(Bésaou production) de Jean-Marc L., album enregistré et mixé au « studio de la cave »(Lyon 8ème) entre janvier et septembre 1998. Jean-Marc est membre de mon ancienne église de la banlieue lyonnaise(que j’ai fréquentée dans les années 1990, jusqu’à début 2000)et qui était engagé à l’époque dans un ministère dans les prisons et auprès des jeunes délinquants(infos supplémentaires bienvenues !).

Douze ans après, en réécoutant ce CD(précieux car devenu rare : je n’ai retrouvé aucune trace sur internet et je ne suis plus certain qu’il soit encore disponible en librairie chrétienne), je reste frappé par la force de ces textes et de cette musique(écrits et composée pour l’essentiel par Jean-Marc L), ainsi que pour leur pertinence et leur sincérité.

L’album est dédié « à tous les enfants qui un jour ont eu froid, peur, faim, et qui n’ont pas eu le privilège d’être aimés ». A ceux-là, l’auteur-compositeur leur dit : « Pardonne à la bêtise humaine. Jésus t’aime : Il est le chemin, la vérité et la vie »(Jean 14v6), et rend « grâce » et « donne gloire » à Dieu pour la force donnée pour l’écriture et l’accomplissement de cet album ».

Extraits :

« Quand j’ai froid ou quand j’ai peur, quand j’ai mal au fond du coeur, Quand le monde est trop grand pour moi, Seigneur, je tends les mains vers toi(bis)…Toute ma vie elle est à toi, toi qui pour moi es seul roi, tout mon être t’appartient Seigneur tiens moi fort par la main »(bis) – « Quand j’ai froid » – Auteur et compositeur inconnu

« Prendre quelques instants, vivre le temps présent, et faire silence. Dans cette paix du moment, du soleil au firmament, j’aspire à ta présence. Te chercher ABBA Père, te faire une prière, pour te dire je t’aime, je t’aime…. » – Ma Prière – Jean-Marc L.

« Force et pertinence », également, pour « La Force d’aimer » de Martin Luther King, ouvrage essentiel dont la réédition toute récente(2013) est salutaire, assortie d’une préface inédite du sociologue et historien du protestantisme(CNRS) Sébastien Fath(Critique ici ). Là aussi, je reste frappé par la force et l’actualité de ces 17 sermons, publiés en 1963. L’on en retire qu' »aimer », face à la haine, à l’extrémisme, au fanatisme, au fatalisme ou au cynisme, est une grande force à la portée révolutionnaire(dans le sens d’un pouvoir de transformation et de changement radical). Et  certainement pas la caractéristique des « bisounours », comme voudraient nous le faire croire les promoteurs d’un esprit « pitbull », placé sous le sceau du « bon sens ».

« Harmonie et équilibre »

« La Force d’aimer » de Martin Luther King, soit d’aimer de l’amour de Christ, avec l’amour de Christ et comme Christ(Rom.5v5)trouve sa pertinence dans l’harmonie d' »un coeur tendre et d’un esprit ferme » : Un « esprit ferme », capable de discerner le vrai du faux, et (non pas « ou »)un « coeur tendre », capable de compassion authentique(celle de Christ). « La grandeur de notre Dieu tient au fait qu’Il est à la fois ferme d’esprit et tendre de coeur »(op.cit., p26)

Une harmonie qui n’est possible qu’en Christ : « c’est pourquoi (une telle)espérance ne trompe point »(Rom.5v5).

Cette harmonie en Christ, du Christ , est celle des (quatre)évangiles.

« L’harmonie des évangiles » est le titre d’un autre ouvrage que l’on m’a offert à Noël, dont l’auteur est Cor Bruins, ex-missionnaire au Moyen-Orient. Cette harmonie est celle d’un message toujours actuel(le seul véritablement « révolutionnaire »), celui de « la Bonne nouvelle de Jésus-Christ »(Marc 1v1)qui réconcilie : d’abord avec Dieu, puis avec les autres et avec soi.

Enfin, pour célébrer une « harmonie retrouvée », voici des « Improvisations » dites « messianiques » : une « musique messianique » par des Juifs qui ont trouvé leur identité dans leur foi en « Jésus, le Messie ».

A écouter ici.

Bref, pour 2014, nous vous souhaitons une nouvelle, heureuse et harmonieuse année, « équilibrée » :

L’harmonie avec vous-même(corps, âme et esprit), avec les autres, avec et en Dieu par Jésus-Christ. Jésus-Christ, pleinement Dieu et pleinement homme, sans péché (Hébr.4v14-16, Jean 8v6)

L’harmonie et l’équilibre(qui n’est pas la compromission), pour nous garder de tout extrémisme et pour que nous ne soyons ni paresseux, ni fanatique(1 Pie.4v7)

Bonne année harmonieuse 2014 !

Sur ce, je vous donne rendez-vous après le 11 janvier, jour anniversaire du blogue.