Watch it (again) : « American Gospel : Christ Alone »

Croyons-nous en l’Evangile que nous prêchons ? Sommes-nous concernés par cet Evangile ? En avons-nous besoin tous les jours ? Le connaissons-nous bien ? Notre Evangile est-il « un autre Evangile » ? Les critiques comme quoi nous déformerions Jésus et l’Evangile sont-elles fondées ? Qu’est-ce être chrétien ? Et qu’est-ce que l’Evangile, en fin de compte ? Devenir de « bonnes personnes » ? Est-ce possible ? Est-ce là le cœur du message biblique ? La Bible est-elle ce « livre dont je suis le héros » ?

Autant de questions soulevées dans le documentaire « American Gospel : Christ Alone », écrit et réalisé par Brandon Kimber en 2018, et qui m’avait jusque-là échappé. Je l’ai découvert le 24 août grâce à une analyse du pasteur suisse Philippe Golaz, publiée sur son blogue « Théologiquement vôtre », dont je vous recommande la lecture après le visionnage du documentaire.

J’ai pu notamment apprendre que l’évangéliste américain Todd White, après avoir initialement refusé de regarder ce film et l’avoir vivement critiqué, s’est finalement repenti publiquement le 25 juillet « pour avoir prêché un évangile incomplet ».

De quoi parle « American Gospel : Christ Alone » ?

Son sujet est l’Evangile. Durant 2h19, le documentaire présente et réfute, de manière biblique et argumentée, les différents fondements théologiques et anthropologiques de « l’évangile » dit « de la prospérité ». Pour cela, interviennent ou témoignent plusieurs théologiens, pasteurs et apologistes, tels Matt Chandler, Bryan Chapell, Phil Howell, Jackie Hill-Perry, Michael Horton, Julius Kim, Paul Washer, mais aussi Katherine Berger (atteinte de plusieurs maladies génétiques), Justin Peters (né avec une paralysie cérébrale) et Costi Hinn, le neveu de Benny Hinn.iv

Il est possible de regarder une version de 58 minutes du film [inclus : les 40 premières minutes du documentaire, suivies d’une bande annonce et de témoignages, ainsi qu’une avant première de sa suite : « American Gospel : Christ crucified »], en accès gratuit sur le site du film et en VOST.

A l’instar de Philippe Golaz, je dirai aussi qu’« American Gospel : Christ Alone » est effectivement « une oeuvre précieuse qu’il nous faudrait regarder attentivement ». Car, loin de nous montrer une réalité à des années-lumière de la nôtre, ce film est réellement interpellant sur nos manières de vivre et d’annoncer l’Evangile, nous conduisant à examiner nos propres fondements.

Nous pouvons rejeter (avec raison) l’Evangile de la prospérité comme un « faux Evangile » ou « un autre Evangile », dénoncé par Paul dans sa lettre aux Galates, tout en nous persuadant d’être peu concernés en Europe par ce phénomène venu des Etats-Unis.

En réalité, nous sommes susceptibles d’être exposés, même en Europe, « à ses sous-produits », ersatz de « programme d’amélioration morale » ou de « développement personnel » [« soyez une bonne personne et Dieu vous aimera »], et de reprendre sans discernement des « recettes » qui semblent « marcher » ailleurs. Autant de messages non pas « sous-chrétiens » mais bien « anti-chrétiens », plaçant l’homme – et non plus Dieu – au centre, et condamnant à l’orgueil ou au désespoir, sans la repentance qui libère, selon les intervenants du documentaire !

A voir : les 40 premières minutes du documentaire, suivies de bandes annonces et de témoignages, lesquelles sont en accès gratuit et en VOST sur le site du film ou sur youtube.

A lire ensuite : l’analyse du pasteur Philippe Golaz sur son blogue « Théologiquement vôtre ».

L’auteur présente quatre aspects de l’évangile de la prospérité tels que mis en avant dans « American Gospel : Christ Alone », ainsi que la manière dont il retrouve cette même dimension dans la théologie post-libérale. A chaque fois, il accompagne son analyse d’un extrait de la Bible qui vient questionner ces fondements.

En toute humilité, le pasteur-blogueur « espère que cette analyse nous permette de prendre un peu de recul par rapport à nos théologies respectives afin de progresser ensemble vers le sommet, vers le véritable Evangile, en ayant à l’esprit ces mots de Paul » dans sa lettre aux Philippiens, ch.3v12-16 :

« Ce n’est pas que j’aie déjà remporté le prix ou que j’aie déjà atteint la perfection ; mais je poursuis (ma course) afin de le saisir, puisque moi aussi, j’ai été saisi par le Christ-Jésus. Frères, pour moi-même je n’estime pas encore avoir saisi (le prix) ; mais je fais une chose : oubliant ce qui est en arrière et tendant vers ce qui est en avant, je cours vers le but pour obtenir le prix de la vocation céleste de Dieu en Christ-Jésus. Nous tous donc qui sommes des hommes faits ayons cette pensée, et si sur quelque point vous avez une pensée différente, Dieu vous révèlera aussi ce qu’il en est. Seulement, au point où nous sommes parvenus, avançons ensemble ».

 

En bref :

« American Gospel: Christ Alone », un documentaire écrit et réalisé par Brandon Kimber (USA, 2018). Durée : 2h19

Avec la participation de Katherine Berger, Russell Berger, Robert M. Bowman Jr., Marshall Brandon, Dan Burgoyne, Matt Chandler, Bryan Chapell, Scott Clark, Ray Comfort, Kenneth Copeland, Amber Demars, Sean Demars, Mark Dever, Michael Durham, Mike Gendron, J.D. Greear, Don Green, Jackie Hill-Perry, Benny Hinn, Costi Hinn, Michael Horton, Phill Howell, Phil Johnson, David W. Jones, Sanj Kalra, Julius Kim, Steve Kozar, Steven J. Lawson, John MacArthur, Justin Peters, Nate Pickowicz, Nabeel Qureshi, Emilio Ramos, Todd White, Simeon Williams, Trevin Wax, Paul Washer, Constance Troutman, Anthony Silvestro, Chris Rosebrough, Anthony Wood.

En bonus, à écouter le chant « In Christ alone »(« en Jésus seul »)

 

 

Ce que l’Eglise, communauté chrétienne, peut apporter à la génération « Z » (ou « Digitals Natives »)

Ce que l’Eglise, laquelle est la communauté chrétienne, peut apporter aux « Z/Digitals Natives »… (Source : rawpixel)

La semaine dernière, nous vous invitions à (re) découvrir les enseignements et échanges du séminaire « L’Eglise qui croît 3.0 » (08-09 mai 2020), lequel s’était attaqué au défi suivant : « ce qui va, peut et doit mourir/survivre/vivre », suite à la crise du Covid-19.

Parmi les ateliers proposés, retenons notamment celui-ci, intitulé « Greta Thunberg, Killian Mbappé et Billie Eilish entrent dans une église… » – L’Évangile et la génération Z – animé par Joseph Gotte et Edouard Vandeventer.  Les notes et réflexions  (dépassant largement le cadre d’un simple compte-rendu d’atelier) qui suivent sont d’une participante, Josiane Ngongang, que je remercie (ainsi que Joseph), pour son aimable autorisation à les partager ici.

Loin d’être « ringarde », ce que l’Eglise, communauté chrétienne, peut apporter à la génération « Z » (ou « Digitals Natives ») :

– un lieu de sécurité et de confiance: face à la peur et à l’angoisse auxquelles ils sont confrontés au quotidien (infos anxiogènes, surinformation,…), l’Eglise/les chrétiens peuvent leur apporter de la sécurité, des relations basées sur la confiance, des exemples de foi en Dieu, de l’aide concrète aussi – si besoin de refuge par ex.

– un lieu de relations incarnées : face à la virtualisation et digitalisation, l’église peut être le lieu de rencontres et partage de séquences de vie avec les Z. Grace à cela ils pourront voir concrètement comment l’Evangile est pertinent dans le concret et l’ordinaire de la vie et des relations.

Authenticité, vulnérabilité, pardon, vérité, écoute…autant de choses à découvrir et expérimenter via les relations.

– un lieu de relations constantes: face au désengagement (divorces, relations sans lendemain, parentalité absente..) l’Eglise peut être présente sur la durée, être une constante dans leur vie, toujours prête à les accueillir -même et surtout quand ils sont en situation délicate, en proie à la culpabilité et la honte. Persévérance, accueil, cheminement, accompagnement sont les mots clés.

– un laboratoire pour expérimenter: face à la soif spirituelle et l’ouverture à toutes les spiritualités, l’Eglise peut faciliter des expériences/rencontres avec le Saint Esprit pour les jeunes eux-mêmes ou du moins être le lieu où ils voient l’Esprit à l’œuvre tangiblement et profondément pour transformer les vies. Surprise et déplacement seront au rdv.

– un lieu de de formation et action: face au désir de se dépasser, de faire bouger les choses dans son époque, l’Eglise peut mobiliser les jeunes dans la mission que Dieu a pour leur vie. Les aider à la découvrir et les encourager à se joindre à ce que le Seigneur fait déjà – une cause énorme. L’Eglise peut les former au service et prendre des risques pour les faire progresser. Elle peut aussi les former à discerner le.s combat.s spirituel.s qui font rage autour d’eux et à se battre avec les armes spirituelles de Dieu pour tenir ferme et étendre le règne de Christ dans leur vie dans leur monde.

Enfin, l’Eglise est le lieu où les jeunes pourront être sensibilisés à la justice « holistique » de Dieu et se battre pour qu’elle progresse dans ce monde.

– un lieu de découverte: face à la grande question « qui suis je? » qui taraude la société et cette génération, l’Eglise peut être l’instrument par lequel chacun découvre qui il est vraiment, l’identité qui lui a été donnée en Christ et qui va donner un  sens à leur vie.

L’Eglise peut les aider à se libérer des injonctions à rentrer dans des cases souvent enfermantes et prévues par leur entourage ou la société.

Par l’Eglise chaque jeune peut rencontrer Jésus Christ et se mettre à marcher à sa suite, en communauté et en confiance.

Et c’est cela qui nous est demandé: faire des disciples de Christ (En les accueillant, en les découvrant, en les accompagnant, et …en apprenant d’eux.)

Le défi est de les rejoindre là où ils en sont et avec l’aide de Dieu les propulser bien plus loin, et en premier lieu dans les bras de leur Père Céleste.

Au-delà des programmes qui marchent bien (et qu’il ne faut pas forcément abandonner!), des bonnes prédications et illustrations,  nous avons un trésor inestimable et un flambeau à transmettre: la relation avec Dieu, et les uns avec les autres.

A la fin de la journée, les jeunes ne se souviendront pas forcément des programmes mais de comment ils auront été accueillis, encouragés, défiés, soutenus, pardonnés et AIMÉS par l’Eglise.

 

Que notre priorité soit d’aimer et transmettre l’amour de Dieu aux jeunes. Allons-y avec nos imperfections et faiblesses mais aussi avec la force, la sagesse et la persévérance que nous donnera le Saint Esprit !

Le Défi biblique de l’été : le livre du prophète Aggée, par Annabelle

Sortez de votre zone de confort ! (Out the box)

Annabelle, que je remercie pour son texte et pour avoir relevé un double défi biblique, nous présente le livre du prophète Aggée.

 

Quel est ce livre?

Le livre d’Aggée a été écrit par la personne du même nom, vers 520 avant JC et environ 18 ans après la conquête de Babylone par Cyrus. Cyrus a donné un décret en 538 AVANT JÉSUS CHRIST pour permettre aux Juifs captifs de retourner en Judée et de reconstruire le temple. Cela était nécessaire pour que les Juifs restaurent leurs pratiques et revivent leur culture pleinement après 70 ans d’exil.

En quoi (ou pourquoi) la lecture de ce livre représente un défi pour moi?

Pour moi, le défi du livre se trouve au début du chapitre 1, où le peuple d’Israël est si préoccupé par la construction de ses propres maisons et de ses propres vies, qu’il ne considère pas un instant le Temple de Dieu qui se trouve en ruines.

Je peux le comprendre dans une certaine mesure. En soixante-dix ans d’exil, ils ont manqué et souffert de vivre à Babylone et tout ce qu’ils veulent, c’est retrouver leur confort, reconstruire leur propre vie ! Après tout, ils ont été libérés de Cyrus ! Mais Aggée n’est pas d’accord. Il soutient que c’est à cause de leur manque de préoccupation pour la reconstruction de la maison de Dieu qu’ils luttent pour cultiver, qu’il n’y a pas de pluie, qu’ils sèment beaucoup mais récoltent peu, mangent et boivent mais sont insatisfaits, se vêtent eux-mêmes, mais ne peuvent pas se réchauffer. Ils ne retirent pas la quantité de ce qu’ils ont semés !

C’est alors que Josué et Zorobabel, le Grand Prêtre, écoutent les paroles d’Aggée, obéissent à la voix du Seigneur, et décident qu’il serait peut-être bon de mettre d’abord en priorité la reconstruction du Temple. Ils ont également été corrigés dans le fait que leur attitude du cœur n’était pas juste et leurs mains étaient donc impures, même dans la reconstruction du Temple. Dans le verset 14, Dieu est mécontent : le travail de leurs mains est impur et leurs offrandes le sont aussi.

Faire passer Dieu avant tout, plutôt que ma propre vie, est probablement la chose la plus évidente qui me défie. Si les choses dans ma vie ne vont pas aussi bien que je le voudrais, malgré tous les efforts et le travail, peut-être que je ne considère pas ce que Dieu veut que je fasse pour lui d’abord dans ma vie, et alors mes propres choses commenceront à travailler naturellement et seront fructueuses. Aussi, mon attitude du cœur doit être juste, faisant l’œuvre de Dieu gracieusement et non avec mépris et ressentiment. La repentance et le changement de cœur sont nécessaires.

Le verset de ce livre qui m’inspire

Verset 9 du chapitre 2 : « La dernière gloire de cette maison sera plus grande que la première, dit le Seigneur des armées […] Et en ce lieu, je donnerai la paix… » Et la fin du verset 19 : « Mais à partir de ce jour, je vous bénirai ».

La fidélité de Dieu, toujours, même après avoir jugé le peuple d’Israël. Il permet leur libération, et leur permet de reconstruire la maison du Seigneur. Il a refusé sa bénédiction, mais c’était temporaire. Il les bénit vraiment alors qu’ils se tournent vers Lui avec un cœur pur et des mains pures. Même quand nous suivons notre propre chemin, faisons notre propre chose et réalisons que nous ne sommes pas féconds parce que nous ne prêtons pas attention à l’œuvre de Dieu ; si nous nous humilions, nous nous repentons et choisissons de faire l’œuvre de Dieu en premier dans notre vie et de Le mettre en premier dans ce que nous faisons, dans nos choix, alors il nous pardonne et comme un bon père, nous bénit au-delà de nos attentes..

Le Défi biblique de l’été : les Actes des Apôtres, par Annabelle

Les Actes des Apôtres : un livre rempli de rebondissements ! Et quand les choses paraissent au plus sombre, il y a toujours un miracle qui se fait et de nombreuses personnes inattendues deviennent aussi des disciples de Jésus. ( Source : Pixabay)

Annabelle, que je remercie pour son texte et pour avoir relevé un double défi biblique, nous présente les Actes des Apôtres, lesquels sont plus exactement « les actes du Saint-Esprit » !

 

Quel est ce livre?

Les Actes ou les Actes des Apôtres,

D’après ce que j’ai appris, le livre a été écrit par Luc. L’Evangile selon Luc précède le livre des Actes.

Pourquoi sa lecture représente-elle un défi pour moi?

Ce livre était un véritable défi, rien que dans le nombre de chapitres et dans la quantité d’événements qui ont eu lieu. Ayant lu ce livre déjà plusieurs fois dans mes lectures annuelles de la Bible, je suis toujours dans l’émerveillement de ce que je lis. Je suis toujours défiée par le courage des Apôtres, leur  persévérance de partager cette nouvelle vie en Jésus. Ils ne sont intimidés ni par les religieux ni par les autorités Romaines ni par aucune crainte de mourir. Au contraire, ils attirent beaucoup d’attention et les accusations n’aboutissent pas à une concrète preuve de malfaisance, mais pour apaiser les foules, les autorités sont toujours menées à les punir sous quelque forme, mais sans un manque de témoignage d’amour et d’espoir en Jésus. Le livre est rempli de rebondissements, et quand les choses paraissent au plus sombre, il y a toujours un miracle qui se fait et de nombreuses personnes inattendues deviennent aussi des disciples de Jésus.

Qu’est ce qui m’a bousculé/interpellé, impressionné dans cette lecture?

Tout d’abord, on lit l’ascension de Jésus. Ce livre commence avec son départ, mais il précise bien qu’il ne les laisse pas seuls. En effet, il leur parle d’une aide : l’Esprit Saint qui va venir. C’est lui qui sera avec eux sur leur chemin pour partager cette Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu. Et en peu de temps, les 120 sont baptisés du Saint-Esprit qui vient sur eux comme des langues de feu, et ils commencent à parler des langues différentes. Ils sont là pour Shavouot ou la Pentecôte et sont parmi des Juifs de plusieurs nations qui sont montés à Jérusalem pour cette fête. C’est la Torah qui continue à être accomplie via la vie de Jésus le Messie, d’abord avec la Pâque et maintenant avec Shavouot/Pentecôte. Tout le monde n’est pas convaincu et il y a tout de même des personnes très sceptiques qui pensent qu’ils ont simplement fait trop la fête en buvant plus qu’ils n’auraient dû. Et c’est vraiment à partir de ce moment, que l’église primitive commence à s’accroitre. De plus en plus de Juifs acceptent Jésus comme leur Messie et ils commencent à vivre en communauté, à partager leurs biens et leur argent. Ce qui leur à été enseigné dans la Torah, est totalement accompli. Ceux qui sont pauvres, ne manquent pas, ce qui sont riches partagent et vendent leurs terres. Hommes et Femmes, esclaves ou libres, sont égaux dans cette communauté. Le joug de statut social et culturel a été soulevé. Oui, la bonne nouvelle est de nous rendre libre de ces choses du monde.

Pierre et Jean vont dans les villes en parlant de Jésus et son Royaume et c’est là où les miracles commencent: des malades, des infirmes et ceux possédés de démons sont guéris, sont libérés. Cela provoque un malaise avec les autorités et les hommes se retrouvent en prison. Mais l’histoire ne finit pas là, ils sont libérés par un ange pendant la nuit! Cela ne les empêchent pas de continuer a proclamer la bonne nouvelle. Ils ne sont pas craintifs de se retrouver en prison.

Pierre a eu aussi sa vision des animaux impurs (pas casher), pour qu’il puisse tuer et manger. Pierre reste perplexe : dans quoi les Gentils ont-ils une part dans cette bonne nouvelle ? Est-elle pour eux aussi?

Après cela, il se retrouve dans la maison de Corneille, un Centurion Romain qui croit en Jésus et sa famille. Nous avons également l’eunuque Ethiopien qui se convertit et demande à être baptisé.

Etienne sera un autre disciple rempli du Saint-Esprit qui proclamera cette vie en Jésus jusqu’à être lapidé par les gens religieux. Justement Etienne met au défi les juifs religieux. Ils les accusent eux et leurs ancêtres d’avoir toujours rejetés les envoyés de Dieu, les prophètes.

Malgré cela, il les pardonne et voit les cieux s’ouvrir au-dessus de lui. La Paix de Jésus sera plus fort que la lapidation.

Plus tard dans le livre, mon héros : Paul ou d’abord Saul de Tarse, qui était présent lors de la lapidation d’Etienne.  Un « pharisien des Pharisiens » zélé à tuer tous ces chrétiens de « la Voie ». Enseigné par Gamaliel, il connaissait bien la Tanakh et pourtant, cet incident ne lui fait rien. Au contraire, il pense bien servir Dieu.

Et le voilà arrêté par Jésus Lui-même sur la route de Damas. Nous connaissons tous cette histoire incroyable de conversion de quelqu’un tellement anti-Dieu et qui se retrouve à être l’apôtre qui va nous écrire maintes livres du nouveau testament: Corinthiens, Thessaloniciens, Galates, Ephésiens, Romains, Philippiens, Timothée, Tite, Philemon. Et ces livres ont été écrits, lorsqu’il s’est retrouvé de nombreuses années en prison!  Paul a connu des moments faciles, des moments très difficiles, il a été battu, il a fait naufrage à plusieurs reprises, bref, il a du tout subir afin d’apporter la bonne nouvelle et d’encourager, réprimander les nouvelles églises d’où viennent les livres dont il a écrit et qui font partie du Nouveau Testament.

Le verset de ce livre qui m’inspire:

Actes 1 v 8 LSG: “Mais vous recevrez une puissance, le Saint Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre.”

Ce verset nous explique, que Jésus nous a donné Sa puissance, et que Sa bonne nouvelle est pour le Juif et toutes les nations.

Le Défi biblique de l’été : le livre de Job, par Louis-Michel

Le feu par Petr Kratochvil
Job ou l’histoire d’un homme confronté à une terrible épreuve de souffrance…

Louis-Michel, que je remercie pour son texte et pour avoir relevé de nombreux défis bibliques, nous présente le livre de Job, dont le nom est lié à une expression proverbiale…

 

Le livre :

La Bible de Jérusalem commence ainsi : « Il y avait jadis un homme … ». C’est ainsi que tous les contes commencent selon la tradition. Celui-ci est pourtant un récit bien réel. Il raconte l’histoire de Job. Cet homme est confronté à une terrible épreuve de souffrance. Son affaire est l’affaire de Dieu. Lui, il combat sur terre. Dieu combat au ciel face à Satan, ange déchu.

Le livre de Job est un hymne à Dieu qui occupe le rôle principal, et montre qu’Il est un Dieu plein de compassion (J. MacArthur).

Un défi pour moi

Ce livre me place devant un incroyable défi : tout accepter de la main de Dieu et savoir lui ouvrir mon coeur comme l’a fait Job, avec liberté.

Interpellation

S’il y a une chose importante dans la vie d’un homme, c’est l’amitié. Pourtant, j’ai expérimenté que l’amitié s’arrête là où se situe la faiblesse de nos amis. C’est aussi une des souffrances de Job. Suis-je moi-même un véritable ami pour mes frères ? Un proverbe dit : « L’ami aime en tout temps » …

Le verset

« As-tu un bras comme celui de Dieu ? » (chapitre 40:4a). Le Nouveau Testament révèle que Jésus est le « bras de l’Eternel » ou « sa droite ». Le prophète Esaïe avait dit « Non, le bras de l’Eternel n’est pas trop court pour sauver » (Esaïe 59). N’est-ce pas Jésus le Sauveur (Yoshoua) ?

Que vois-je dans ce magnifique récit ?

Le fait que Dieu accepte une réunion du conseil divin montre qu’il est le Tout-Puissant (1:6-12). Il laisse même Satan siéger … Jésus a choisi Judas pour faire partie des 12 … Qu’est-ce que cela m’enseigne sur la personnalité de Dieu ?

Alors, Dieu peut aider Job dans son dialogue avec ses amis. Oui, Dieu est compatissant ! Alléluia !

 

Le Défi biblique de l’été : le livre d’Esther, par Nadine

Esther, film d’Amos Gitaï (1985), une histoire de survie et de résistance (Source image : amosgitai.com)

Nadine, que je remercie pour son texte et pour avoir relevé ce défi biblique, nous présente le livre d’Esther.

 

Ce livre pourrait s’apparenter à un conte de fée moderne : une jeune fille Esther est choisie comme reine à la place de l’ex reine à cause de sa beauté et douceur de caractère mais le conte ne s’arrête pas à « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants ».

L’histoire nous dévoile ce qui se passe après avec toutes les intrigues de la cour. C’est un livre qui se lit facilement puisqu’il raconte une histoire. Le mal est partout et il s’agit de réprimer coûte que coûte celui ou celle qui se révolte contre l’ordre établi ; c’est réussi dans le cas de Vashti mais échoue pour Mardochée.

Aussi est-il impressionnant de constater que ce livre, loin d’être ringard, cadre parfaitement à l’actualité de ce que nous vivons et particulièrement en cette période de confinement imposé.  Il y est question de juifs confinés suite à un décret visant leur mise à mort. Les circonstances de la publication de ce décret et les mesures de courage par lesquelles il a été déjoué, constituent l’objet du livre. Sans que Dieu ne soit cité, on voit cependant sa main qui agit par une remarquable série de providences pour protéger le peuple Juif d’une destruction quasi certaine.

Et moi-même, devant les manipulations et les oppressions du monde d’aujourd’hui, suis-je capable d’agir à la fois avec la même docilité et le même courage tout en faisant confiance à la providence de Dieu ?

Le verset qui m’inspire dans ce sens est Esther 4 : 14 : Ne suis-je pas comme Esther placée en bon endroit au bon moment pour parler et agir dans un temps comme celui-ci ? Ce sont des questions que chacun de nous devrait se poser après la lecture de ce livre.

L’acte du mois : penser ensemble « l’Eglise d’après »

« L’Eglise qui croît…quand même ! » Troisième édition les 8-9 mai 2020 pour penser « l’Eglise d’après » la « corona-crise » (Source image : public domain pictures)

Initialement publié le 04 mai 2020 et mis à jour pour l’occasion.

A la veille de la première vague de déconfinement, les 8 et 9 mai 2020, j’ai eu la joie de participer à la troisième édition du séminaire « L’Eglise qui croît », avec Anne-France de Boissière, Raphaël Anzenberger et bien d’autres. Nous étions 380 inscrits environ, d’horizons ecclésiaux différents, certains venant de Mayotte et de l’île Maurice !

Cette conférence était initialement prévue en présentiel à Paris et consacrée au « réveil » et à la croissance selon l’Evangile.

(Heureuse) surprise, les organisateurs – quatre Eglises Attestantes(1) du Marais, de Belleville, de Cergy et de Saint-Germain-en-Laye – ont décidé de changer de fusil d’épaule, vu le contexte, pour nous inviter à réfléchir ensemble par zoom « sur ce qui va, peut ou doit mourir, ce qui va, peut ou doit survivre, et ce qui va, peut, ou doit vivre avec les défis que nous lance la Corona-crise ».

Ont été proposés trois modules de 2h, avec conférences et ateliers en ligne (2), de 50 min chacun, structurés de la façon suivante :

Vendredi 8/5 à 14h — MOURIR

Avec Anne-France de Boissière, Raphaël Anzenberger, et Julien Coffinet, pasteur EPUDF de Saint-Germain-en-Laye

Vendredi 8/5 à 20h30 – SURVIVRE

Avec Anne-France de Boissière, Raphaël Anzenberger, et Caroline Bretones, pasteure EPUDF du Marais (Paris)

SAMEDI 9/5 à 10h – VIVRE

Avec Anne-France de Boissière, Raphaël Anzenberger, et Gilles Boucomon, pasteur EPUDF de Belleville.

 

Pour ma part, j’ai trouvé la qualité…croissante, repartant avec beaucoup plus de questions que de réponses au final !

J’ai aussi apprécié que nous ayons été, dans l’ensemble, sur la même longueur d’onde, concernant l’essence et la raison d’être de l’Eglise, avec sa forme incarnée.

Il est possible de (ré)écouter les trois tables rondes ici.

 

La semaine prochaine, nous verrons ce qu’il en est ressorti de l’un des ateliers intitulé « Greta Thunberg, Killian Mbappé et Billie Eilish entrent dans une église… » ou « L’Évangile et la génération Z », via les notes et réflexions d’une participante : « Ce que l’Eglise, communauté chrétienne, peut apporter à la génération « Z » (ou « Digitals Natives ») ».

 

 

Note :

(1) Attestants : mouvement de chrétiens confessants né en 2015 « du désir de renforcer au sein de l’Eglise protestante unie de France (EPUdF) les piliers de la Réforme (Sola Scriptura, bien entendu, avec Sola Gratia, Sola Fide,, Solus Christus, Semper Reformanda et Soli Deo Gloria). Certaines décisions prises en synode leur ont semblé affaiblir la dynamique de l’Eglise et négliger son enracinement dans la révélation biblique ». De fait, les Attestants « partagent une même foi au Père créateur, au Christ Seigneur et sauveur, à l’Esprit Saint consolateur et puissant. Ils enracinent leurs convictions dans les Ecritures. La liberté chrétienne n’exclut pas mais implique une interprétation respectueuse des textes, pour tout ce qui fonde la foi et structure la vie ».

« Courant de conviction parmi d’autres dans l’EPUdF », ils souhaitent « promouvoir une façon de vivre la foi, la vie de famille, la formation, à la lumière d’une lecture exigeante de l’Evangile ». Ils se veulent, notamment, « force de proposition en matière de prière, de lecture de la Bible, d’édification pour la foi, de formation, d’accueil des plus humbles ».

Découvrir leur site et mes articles sur les Attestants.

(2) Aperçu des ateliers :

MOURIR : « Quand les ossements sont desséchés… comment redonner le souffle de l’Evangile aux vieilles Eglises »  ; « Changer les mentalités des leaders »; « devenir comme des enfants » ; « partir de rien »…..

SURVIVRE : « Une louange parfaite » ; « L’Eglise au temps de l’effondrement : comment préparer nos Eglises (les personnes et les activités, la façon d’être ensemble) à un monde qui va changer très vite ? » ; « Réparer les vivants au lieu de s’occuper des morts » et le règne de Dieu dans mon travail.

VIVRE : porter la dimension sociale de l’Evangile » ; « les modèles d’Eglise adéquats aux révolutions post-confinement » ; L’Évangile et la génération Z ; « Une Eglise créative qui inspire la société ».

 

Le Défi biblique de l’été : Malachie, par Joël

Je dois aussi comprendre comment les mêmes principes mauvais que Malachie dénonce continuent d’exister dans mon cœur, même si la forme peut changer : ainsi, si ma louange n’est plus que formelle, c’est la même chose que d’offrir « une bête boiteuse » à Dieu ! (Source image : public domain pictures)

Joël, que je remercie pour son texte et pour avoir relevé plusieurs défis bibliques, nous présente le livre du prophète Malachie.

 

Quel est ce livre ?

Malachie est le dernier prophète de l’Ancien Testament. Il écrit autour de la période de Néhémie : une partie du peuple remonté de captivité à Babylone est revenu vivre dans Jérusalem reconstruite mais leur état moral laisse bien à désirer. D’où les sept messages vigoureux de ce livre, où Dieu répond aux objections effrontées de son peuple quant à son amour, aux offrandes, à l’enseignement de la loi, à la fidélité à l’alliance, à sa justice, aux dîmes et à l’orgueil.

En quoi la lecture de ce livre représente un défi pour moi ?

Comme pour chacun des prophètes, je dois ne pas me laisser rebuter par un style littéraire assez éloigné de mes habitudes. Je dois aussi comprendre comment les mêmes principes mauvais que Malachie dénonce continuent d’exister dans mon cœur, même si la forme peut changer. Par exemple, je n’offre plus de bête — et donc pas de bête boiteuse — mais quand ma louange ne devient qu’une habitude formelle qui ne vient pas de mon cœur, c’est au fond la même chose !

Qu’est-ce qui m’a bousculé/interpellé/impressionné dans cette lecture ?

La pertinence et l’actualité du message de Malachie. Mais je ne le prendrai vraiment au sérieux que si je réalise que c’est « le Seigneur, le maître de l’univers » qui parle (l’expression revient 24 fois !).

Le verset de ce livre qui m’inspire

Dieu tient compte de ceux qui tiennent compte de lui : « Ceux qui craignent l’Éternel se parlèrent l’un à l’autre ; l’Éternel fut attentif, et il écouta. Un livre de souvenir fut écrit devant lui pour ceux qui craignent l’Éternel et qui respectent son nom. » (3.16) Parlons ensemble de notre foi pour nous stimuler à être fidèles à notre Dieu !

« Pour les chrétiens de dénomination youtubienne vient l’heure du retour à l’Eglise réelle »

« Pourquoi les Eglises vont être vraiment changées par le confinement et le déconfinement : quelle est la surprise qui nous attend ? » ( Source : Pixabay)

Une réflexion de Gilles Boucomont intitulée « COVID et relocalisation ». Ou pourquoi les Eglises vont être vraiment changées par le confinement et le déconfinement. Quelle est la surprise qui nous attend ?

 

Ce n’est pas tant le virus du COVID en lui-même mais plutôt les choix de la riposte gouvernementale qui auront créé, par le fait du confinement/déconfinement, un événement à la fois politique, économique, culturel, social, mais aussi certainement ecclésial.

Youtube, Facebook et Instagram sont devenus les principaux locaux d’Eglise fréquentés le dimanche et même la possibilité nouvelle de se retrouver en présentiel comme on le dit désormais avec cet horrible terme, cette possibilité retrouvée n’a pas permis aux assemblées chrétiennes de se retrouver à l’identique.

Un ami pasteur m’évoquait une statistique symbolique, fondée sur le seul ressenti, mais que je trouve intéressante de partager :
– 40% des paroissiens sont revenus au culte,
– 30% restent en contact avec l’Eglise par les vidéos et répondent aux mails et téléphones,
– 30% sont partis et ne donnent plus signe de vie,
– auxquels il faut rajouter, malgré les 100% déjà atteints, 30% de nouveaux, majoritairement jeunes (20-30 ans essentiellement) dont la moitié sont des gens qui ont été saisis par Dieu dans ce temps différents, et l’autre moitié sont des jeunes issus d’autres assemblées où ils ne peuvent ou ne veulent plus se réunir.

L’autre tendance, c’est la relocalisation. L’accès à une offre mondialisée, en français comme en anglais, a fait que les chrétiens ont pris l’habitude de vivre le culte de façon plus flottante, en pyjama, en différé, à la maison. L’idée d’un retour à la contrainte du temps et de l’espace est compliquée pour certains. C’est sans compter sur la belle diversité de théologies auxquelles ils ont été confrontés, jusqu’à en avoir les idées troublées. Pour ceux qui finissent par souffrir d’être des chrétiens de dénomination youtubienne vient l’heure du retour à l’Eglise réelle, c’est-à-dire l’Eglise en chair et en os et pas qu’en Esprit, puisqu’elle est le corps du Christ, lui même incarnation du Verbe de Dieu.

Ce retour à l’Eglise en communion dans le temps et physiquement pose des questions en région parisienne notamment.

La suite à lire ici, sur le blogue de Gilles Boucomont

Le Défi biblique de l’été : Esdras-Néhémie, par David M

Le récit de la reconstruction du temple nous enseigne aussi la nécessité de mettre la croix au centre de nos vies (Source image : public domain pictures)

David, que je remercie pour ses textes et pour avoir relevé un double défi biblique, nous présentent les livres d’Esdras et de Néhémie.

 

Esdras

Quel est ce livre ?

Les deux livres historiques d’Esdras et de Néhémie en forment un seul dans les manuscrits hébreux (intitulé simplement Esdras). Ils ont été séparés vers 270 av. J-C lors de la traduction en grecque des manuscrits hébreux (traduction dite de la Septante). Ce sont des livres d’une importance capitale car ils sont, avec Esther, les derniers livres historiques (hors livres apocryphes) avant les Evangiles et nous racontent la période qui vient après la destruction de Jérusalem et l’exil du peuple Juif.

Pourquoi sa lecture représente-t-elle un défi pour moi ?

La lecture d’Esdras est un défi  qui doit prendre en compte son caractère historique et son style narratif. Il faut bien comprendre l’intrigue, mais aussi les personnages divers qui vivent dans un contexte particulier. Ce n’est pas tout : il faut s’approprier le point de vue du  narrateur qui va utiliser ses propres images, comparaisons et figures de styles… Dans le cas d’Esdras, le narrateur semble jouer avec  la chronologie pour nous montrer quelque chose de plus important encore…

Qu’est-ce qui m’a bousculé/interpellé/impressionné dans cette lecture ?

Il est tout fait extraordinaire dans ce livre de discerner la souveraineté et la fidélité de Dieu. C’est lui et lui seul qui initie le réveil en parlant aux cœurs de rois aussi païens que Cyrus ou Artaxerxès, lui encore qui choisit ses ouvriers et déjoue les plans de l’ennemi.

Le récit de la reconstruction du temple nous enseigne aussi la nécessité de mettre la croix au centre de nos vies (la première chose que fait le peuple juif est de reconstruire l’autel), la nécessité de travailler ensemble et de persévérer en dépit de l’opposition. C’est aussi un appel à au courage et à une foi sans compromis (attention aux mariages mixtes !).

Le verset qui m’inspire

« Car Esdras avait appliqué son cœur à étudier et à mettre en pratique la loi de l’Eternel, et à enseigner au milieu d’Israël les lois et les ordonnances. » (Esdras 7.10)

Lorsqu’on vient à Dieu, nous ne venons pas sans invitation de sa part (Source image : public domain pictures).

Néhémie

Quel est ce livre ?

Le récit de Néhémie, qui vient à la suite de celui d’Esdras (avec lequel il ne formait à l’origine qu’un seul livre), nous fait découvrir la restauration des murailles, des portes et des habitations de Jérusalem. Néhémie est un personnage au caractère original et passionné.  Sa double qualité de fonctionnaire du roi de Perse et de Juif profondément attaché à sa foi et à son peuple font de lui l’homme idéal pour restaurer civilement Jérusalem…

Pourquoi sa lecture représente-t-elle un défi pour moi ?

Néhémie est un livre assez dense et il est parfois difficile de sortir des applications du type « école du dimanche ». Ce n’est pas seulement une invitation à bâtir des murailles autour de nous pour nous protéger des « méchants ». Il y a beaucoup plus que cela et tout le défi est là : que veut vraiment m’enseigner ce livre ? Où est  l’Evangile ? Comment séparer dans ma vie quotidienne ce qui est saint et ce qui est profane ?

Qu’est-ce qui m’a bousculé/interpellé/impressionné dans cette lecture ?

Ce livre de Néhémie m’a interpellé car c’est l’antidote du relâchement dans notre cheminement en Christ.  Il nous raconte un magnifique réveil victorieux… semé d’embûches.

Néhémie va faire face à toutes sortes d’attaques extérieures et intérieures. Son arme  pour se défendre est toute simple : une prière fervente qui s’appuie sur les promesses de Dieu.

Je trouve tout à fait extraordinaire dans ce livre de voir que lorsqu’on vient à Dieu, nous ne venons pas sans invitation de sa part. Toutes les actions et les réactions de Néhémie sont le résultat, les conséquences de sa foi immense dans un Dieu souverain…. sans que cela ne l’empêche d’être un travailleur acharné et méticuleux !

Le verset qui m’inspire

« Le roi m’a demandé : « Que voudrais-tu ? » J’ai alors prié le Dieu du ciel. » (Néhémie 2:4)