Les 7 Samouraïs : réflexion, action !

Une scène du film « Les 7 Samouraïs » d’Akira Kurosawa. Au premier plan, l’acteur Toshiro Mifune.

Un nouvel épisode de la série « watch it (again) », une invitation à revisiter les grands classiques, ou quand mon frère et ami Pierre-Louis s’essaye – avec succès, comme vous allez le voir – au difficile exercice de chroniqueur cinématographique. Qu’il en soit remercié !


De quoi ça parle ?

Les 7 samouraïs est un film japonais réalisé par Akira Kurosawa, en 1954.

Le scénario de ce film met en avant, dans un Japon du XVIe siècle, les paysans d’un village isolé, faisant alliance avec des samouraïs, contre la menace de bandits.

Dans le souci de ne priver personne d’une belle découverte, voyons ci-dessous une proposition de séquencement en 5 actes principaux :

  1. La mauvaise nouvelle : le village apprend le projet de pillage des bandits.
  2. Le recrutement : la conviction du vieux samouraï de donner sa vie (contre un bol de riz).
  3. La stratégie défensive : une nécessaire prise de hauteur, préparation du village.
  4. La bataille : la gestion du groupe dans l’effort, la gestion des crises internes.
  5. Le rétablissement : morale de l’histoire sur le sens de la vie, la justice (etc.)

Comment ça nous parle ? Clés de décryptage

Jusque-là, pas de difficulté à comprendre de quoi traite le film. Pourtant, si l’on dispose de 3h20 pour se plonger dans cette réalité fictive, ayant pu prendre place dans un contexte (temporel, géographique, relationnel, culturel) spécifique, il peut y avoir 2 approches :

  • Une approche passive : consiste à lancer le DVD et bien voir ce qui arrivera
  • Une approche « semi-avertie » : consiste à partir dans cette aventure avec un trousseau de clés de compréhension. Elle permet au spectateur de décoder rapidement les éléments de contexte pour aller au cœur du message, et se laisser interroger par l’œuvre.

Les éléments de forme fluidifient notre compréhension du contexte et de l’histoire, en apportant un grand nombre d’informations (explicites ou abstraites) pour enrichir notre immersion.

Dans notre film, chaque prise de vue est une histoire dans l’histoire, au sein de laquelle l’auteur associe plusieurs éléments de forme :

  • Les expressions et postures individuelles :

Le jeu d’acteurs est (volontairement ou culturellement) franc et marqué, dans les expressions et les postures. Cela a pour effet de fluidifier notre compréhension des émotions, prises de parole et des relations entre personnages. Les nombreux rictus des personnages nous permettent de décoder avec aisance les personnalités et tempéraments de chaque personnage.

  • Les éléments de décor :

Le climat météo, les matières, les objets… Rien n’est laissé au hasard, pour nous donner des indices sur le contexte émotionnel de l’histoire en général et de chaque scène individuellement. La pluie vient souvent appuyer un effet de solitude, d’intimité, ou de deuil.

  • Le séquencement et les techniques de prise de vue :

Les effets de groupe, les déplacements, la durée des prises de vue, les transitions et les ruptures, résultent d’un choix judicieux pour amener le spectateur dans un effet de mouvement. Par exemple, une scène filmant un groupe pourra servir à amplifier un passage clé dans l’histoire. A contrario, une scène filmant un personnage seul nous permettra d’en savoir plus sur son contexte et sa personne.

L’histoire du film nous amène à obtenir une interprétation personnelle des faits relatés :

Au-delà d’une forme richement travaillée, Les 7 samouraïs est une œuvre s’appliquant à livrer une image fidèle de chaque personnage et du contexte temporel au spectateur. Cela nous aide à nous identifier aux personnages.

Dans sa version non-coupée, d’une durée de 3h20 environ, l’auteur alterne sur le fonds entre des scènes sur le contexte social et culturel des paysans et des scènes d’actions nous emmenant dans le déroulement de l’intrigue.

L’auteur, lui-même issu d’une famille de samouraïs, propose une œuvre riche de sens. Sur le fonds, l’auteur s’appuie sur une description fidèle du contexte des samouraïs et des paysans de l’époque.

Il peint un tableau avantageux de Kanbei, le samouraï selon son cœur. Ce chef de groupe est un samouraï faisant preuve de sagesse, de patience, de leadership, de concentration, de prise de recul, témoignant d’un amour certain pour son prochain.

Il associe autour de ce personnage des paysans et d’autres samouraïs. Les paysans sont craintifs, grégaires, et révèleront le courage et l’esprit d’équipe en eux une fois mis en confiance. Les samouraïs, eux, sont avantageusement mis en contraste avec une société violente et égoïste, qui renie, marginalise, et violente les faibles.

On penserait que l’auteur propose d’associer samouraïs et paysans dans une nouvelle relation où les deux camps font alliance contre l’ennemi. Il faut cependant attendre le final pour comprendre le constat tiré par l’auteur sur cette perspective.

Pourquoi ça nous parle ?

Je recommanderais de voir ce film pour ce qu’il est et, au-delà de ce qu’il dit, pour la manière dont il questionne le spectateur sur lui-même. Il nous encourage à prendre position par rapport aux situations complexes du point de vue relationnel et émotionnel (prêter attention à la manière dont le contact se crée entre samouraïs et paysans).

De nombreuses analogies sont possibles entre les scènes de ce film et notre manière d’agir au sein d’un groupe, de celui qui prend la tête des opérations à celui qui agit dans son coin. L’auteur s’applique à mettre en exergue ce qu’il considère bien (charisme, enthousiasme, sagesse, primauté du groupe sur l’individu) et mal (peur, rejet, injustice etc.).

En ouverture, ce film m’a ouvert à réfléchir sur la marche du chrétien. Au départ, semblables à des moutons égarés, on voit les paysans prendre peu à peu confiance en Kanbei, chef des samouraïs (notre chef étant Christ). Dès lors qu’ils avouent leur faiblesse, sortent de leur zone de confort, et se positionnent de son côté (cf. notre confiance Christ, et non en notre intelligence, ou dans les choses matérielles), ils s’approprient leur salut. Ils se disciplinent, revêtent leurs armes et remportent leur victoire selon le plan que Kanbei avait décrit. La fin du film illustre également un des pièges majeurs de notre marche en Christ, et nous questionne sur le motif fondateur de notre relation avec Jésus.

Bon visionnage.

 

Le voir : en salle ou en DVD, grâce à cette édition récente :

Les 7 Samourais (Shichinin no Samurai), d’Akira Kurosawa (Japon, 1954). Ed. 2 DVD Joker, 8 novembre 2017. N&B, 3h27. Avec Toshirô Mifune (Kikuchiyo), Takashi Shimura (Kanbei, le chef des samouraïs)….

Nouveaux sous-titres adaptés et écrits par Catherine Cadou. Bonus : « Kurosawa, la voie » de Catherine Cadou, avec Martin Scorsese, Clint Eastwood, Bong Joon Ho… (49′), « Un western diluvien » : rencontre avec certains membres de l’équipe du tournage (20′), Making of promotionnel de 1954 (muet), Bandes-annonces (ressortie Japon + ressortie salles françaises 2013)

Bonus : la bande annonce du film

 

 

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Radicalement ordinaire : Un appel pressant à cultiver la joie de l’humilité

Un appel à choisir « d’embrasser l’obscurité », soit à nous satisfaire d’être « relativement inconnu », pour que Christ soit, Lui, « plus reconnu ».

Voici « Radicalement ordinaire », un livre….peu ordinaire sur un thème bien peu populaire, reçu gracieusement de la part des éditions BLF éditions, que je remercie pour leur amabilité. Le livre contient une invitation « pressante » à « cultiver la joie de l’humilité ». L’appel est « pressant », d’abord pour nous, chrétiens, parce que l’humilité ne nous est pas naturelle, et parce que nous oublions trop souvent que nos critères de ce que serait « une vie réussie » (conditionnés par les possessions et les positions)  sont plus influencés par les critères du monde qu’inspirés de Dieu. Mais pourquoi et comment cultiver l’humilité, « la vraie » ? Comment peut-elle être « une joie » ?

Son auteur a choisi d’être « anonyme », parce qu’il ne pouvait guère aborder ce sujet et se mettre en avant dans le même temps. Bien entendu, il est tentant de chercher à savoir de qui il s’agit. Mais ce serait là passer à côté de l’essentiel du message. De fait, ce choix volontaire de l’anonymat nous conduit à porter toute notre attention sur le contenu du livre, plus que sur les titres et renommée supposée de son auteur, à l’instar de cet autre anonyme, le mystérieux rédacteur de l’épître aux Hébreux, dans le Nouveau Testament.

Ce livre est quelque peu dérangeant, puisqu’il touche au plus profond de nos aspirations les plus secrètes, lesquelles sont liées à notre identité. Nous définissons généralement notre identité par ce qui nous rend unique. Notre préoccupation devient alors : comment le faire (sa)voir ? Comment réussir à « devenir quelqu’un », à « être connu » ?

Je saurai donc « qui suis-je » si je sais « qui » je suis ou ce à quoi je tiens le plus, après quoi est-ce que je cours, soit « ce qui me tient ».

Mais par quoi devrais-je être davantage préoccupé ? De laisser mes traces « quelque part dans ce monde », ou de suivre les traces de « mon humble roi », dont l’exemple m’est notamment rappelé en Philippiens 2v5-10, un passage biblique qui est aussi le « fil rouge » du livre ?

Enfin, ce livre édifiant, reçu « au bon moment », m’est aussi « défiant », en ce qu’il m’implique et m’invite à « choisir » :

Choisir de faire ce voyage « au cœur de l’humilité du Christ » et « d’embrasser l’obscurité », soit de nous satisfaire d’être « relativement inconnu », pour que Christ soit, Lui, « plus reconnu ».

Choisir, à l’instar du jeune garçon anonyme, dans la scène de la multiplication des pains(Jean 6v9), « d’avoir faim pour un temps pour que beaucoup d’autres soient nourris ».

Choisir de cultiver « l’esprit de service », plutôt que de faire « des actes de service ».

Choisir « le mystère » ou de paraître « fou » et « décalé » aux yeux du monde.

Choisir « les projecteurs », non « pour se brûler » mais pour briller de la lumière du Christ, pour Sa gloire et non la mienne.

En clair, invité à choisir, je suis invité à renoncer pour mieux saisir ce qui en vaut la peine. Soit, accepter, avec confiance, de « perdre » pour « mieux gagner » : gagner l’approbation de Dieu (« bon et fidèle serviteur, entre dans la joie de ton maître »), plutôt que celle des hommes.

Alors ? Que choisirez-vous ?

Ce livre se trouve dans toute bonne librairie chrétienne proche de chez vous. Vous pouvez aussi le commander auprès de l’éditeur.

Bonne lecture et bonne réflexion !

 

 

En bref :

« Radicalement ordinaire : Un appel pressant à cultiver la joie de l’humilité », par un auteur anonyme (Titre original : Embracing obscurity : Becoming nothing in light of God’s everything ). JPC France – BLF Éditions, avril 2017

Table des matières

Introduction. Pourquoi choisir l’obscurité ?
1. Un sur un milliard
2. Choisir ce qui nous définit
3. Choisir l’humble roi
4. Choisir la vraie valeur
5. Choisir le vrai succès
6. Choisir de servir
7. Choisir la souffrance
8. Choisir le mystère
9. Choisir les projecteurs
10. Choisir l’espérance

Extraits :

L’intro : « pourquoi choisir l’obscurité ? » et le premier chapitre : « un sur un milliard ».

http://www.blfeditions.com/tu-es-une-capsule-magique/

http://www.blfeditions.com/se-mefier-des-reseaux-sociaux/

« The Bible » : « c’est spirituellement qu’on en juge… »

tout ce qui brille est-il or ?

tout ce qui brille est-il or ?

La foi, « c’est croire sans voir ». C’est par ce moyen que l’on peut s’approprier la grâce de Dieu, qui seule nous sauve.
Néanmoins, pour faire la critique d’un livre ou d’un film, il est indispensable d’avoir lu ou vu d’abord l’œuvre en question, avant de faire une quelconque analyse ou commentaire. Une « évidence » qui ne semble pas partagée par certains, notamment sur la toile et les blogues d’infos. Jugeons-en plutôt avec ce qui suit et tâchons d’en tirer des leçons concernant une certaine éthique ou déontologie nécessaire.

Où l’on retrouve notre bon vieux « débat » : « pertinence » ou « popularité » ?

Voici un billet « plein de colère », à l’approche de Noël, que l’on peut lire sur un blogue « d’actualités chrétiennes ». Non toutefois pas cette colère-là…ou celle du Seigneur Jésus Christ chassant les marchands du temple(Luc 19v45)….Son animateur, Paul Ohlott, « enrage » de ce que le Nouvel Obs, selon lui, « enrage(rait) » face à « l’incroyable succès de The Bible » (c’est le titre de son billet coup de gueule, daté du 8 décembre 2013). « La Bible » ou « The Bible »(à ne pas confondre avec « Ze Bible »), la mini série américaine(que je n’ai pas vu, à part quelques extraits sur internet et que je ne commenterai donc pas), pas la Parole de Dieu écrite.

Paul Ohlott(« Rédaction »),  qui réussit le tour de force de rédiger une « critique »(plus une « critique de la critique  », en réalité) sur ce qu’il n’a visiblement pas vu* (comme il le reconnaît lui-même à demi-mot-les commentaires ci-dessous le prouvent) »enrage » de ce que Marie Lemonnier, journaliste en charge des questions religieuses pour le Nouvel Observateur,  ait jugé mauvais « The Bible », la série, au point d’estimer qu’« il doit falloir être néocréationniste fanatisé ou télévangéliste à paillettes pour réellement goûter le spectacle ».
« Vous savez ainsi ce que vous êtes aux yeux du Nouvel Obs, si vous avez le malheur d’apprécier cette horrible série qui fait la promotion du message biblique ! » [sic-rien moins !] prévient Paul Ohlott en conclusion de son billet.

Mais quel est, en fait, le problème ?

Que l’article de Marie Lemonnier ait le (seul) »défaut » de ne pas reconnaître « l’incroyable succès de la série télévisée « The Bible »(…)la superproduction de Mark Bunett (également producteur des shows « Survivor » ou « The Voice »), qui a cartonné « tout d’abord aux Etats-Unis(…)mais également en Australie, où la série a même battu les records d’audience de la célèbre émission « MasterChef » ?

Au fait, est-il possible d’être évangélique, « né de nouveau » ou même « fondamentaliste » et de trouver(« objectivement ») la série mauvaise ?

Au final, cette « critique de la critique » de Paul Ohlott(qui se contente de reprendre certains termes ou infos de l’article de Marie Lemonnier et n’apporte rien de neuf) « n’a d’autre intérêt » que de révéler le manque de rigueur professionnelle de son auteur.

Quel est le problème ?

Une façon de juger sans voir et sur de mauvaises bases, qui peine à convaincre et à faire avancer la réflexion.

Une façon de juger sans voir et sur de mauvaises bases, qui peine à convaincre et à faire avancer la réflexion.

Que, quand il ne lit pas « en diagonale », Paul Ohlott ne fait pas ce qui est le minimum requis pour un journaliste, avant la diffusion d’un programme télévisuel :  le regarder avant de commenter, ce qui lui aurait permis de donner un véritable avis sur une production qui se donne tout de même pour ambition de donner « à voir »(et à comprendre)toute la Bible. Et ce qui lui aurait permis de comprendre enfin qu’une critique négative(surtout si elle est justifiée) d’un mauvais film(surtout s’il est attesté comme tel) n’est pas(forcément) une « attaque » contre la Bible, l’évangile ou les évangéliques. Plus grave et dangereux, Paul Ohlott semble ici défendre « l’idée » que l’essentiel est « l’étiquette »(ici, « série évangélique »), ou même « le succès »(en chiffre d’audience), la popularité, lesquels suffiraient pour donner toute légitimité à une oeuvre, court-circuitant ou décrétant « hérétique »/ »blasphématoire » toute analyse ou esprit-critique du contenu. Un état d’esprit contradictoire avec l’esprit des Béréens cf Actes 17v11(qui ne se sont pas laissés impressionnés par la renommée de Paul et dont la noblesse n’est pas liée à un titre mais à l’attitude), de 1 Cor.14v29(« éprouver les prophéties ») ou même de Deut.13. A noter que l’inverse est vrai : une « mauvaise » étiquette(« de gauche », « catholique »…)suffit à rendre illégitime.
On appréciera d’autant plus, parmi les nombreux commentaires en réaction(plus de 90 à ce jour), certaines interventions pertinentes et intelligentes(par contraste), pour ne pas dire spirituelles(voir « Yves », « Sergio3 », « Bucer », et surtout, « Pneumatis »). Et on se rassurera en se disant que Paul Ohlott n’est heureusement pas représentatif des évangéliques :

Yves
8 décembre 2013 • 12 h 46 min
La critique du Nouvel Obs est sévère mais j’attendrai d’avoir vu un épisode pour juger si elle est pertinente… Vous-même Paul, qu’en avez-vous vu et qu’en pensez-vous ?

o
Rédaction
8 décembre 2013 • 13 h 00 min
Pour ma part, je me moque de la « french manucure » des ongles d’Eve… et les divers extraits m’ont montré une grande qualité. D’ailleurs, à mille lieux du Nouvel OBS, la présentation de Paris Première souligne qu’il s’agit d’un « phénomène télévisuel mondial » qui a été « salué par la critique ». Il n’y a donc pas besoin d’etre « néocréationniste fanatisé ou télévangéliste à paillettes » pour apprécier la série.
o
Yves
9 décembre 2013 • 6 h 44 min
Mais vous ne m’avez pas dit Paul si vous aviez vu la série pour contester la pertinence de la critique de l’Obs, car le seul avis de la chaine qui la diffuse me parait de bien peu d’objectivité…

sergio3
8 décembre 2013 • 17 h 09 min
Le problème des films, c’est que les images s’impriment dans nos mémoires. Il suffit d’une expression du visage ou de quelques mots inventés pour nous donner une autre compréhension de l’Evangile…
Certains chrétiens sont tellement habitués à se gaver de films qu’ils ne réalisent pas le danger.
J’espère que cette superproduction aura un impact positif sur les pécheurs et qu’elle ne fera pas de dégâts dans les rangs de la famille de Dieu.

o
Rédaction
8 décembre 2013 • 21 h 02 min
Un film ne déforme pas plus l’Evangile qu’une prédication. L’un comme l’autre comporte une dimension humaine et se voit transmis par le biais d’un canal humain, par définition imparfait.
.
o
Bucer
9 décembre 2013 • 17 h 02 min
Comment c’était hier soir?
Ma critique, ici:
http://blog-confessant.blogspot.fr/2013/12/la-bible.html
o
Bucer
9 décembre 2013 • 17 h 17 min
Et je dois ajouter que le début est un peu guignolesque avec Noé qui raconte magistralement le récit de la Création dans une arche construite en bois bien poncé acheté chez Casto et où l’une des planches de 2 cm d’épaisseur qui constituent la coque commence à prendre l’eau au point qu’il s’en va retaper un clou pour colmater la brèche. A première vue, l’arche de Aronofsky semble plus solide et ressemble moins à un bâtiment sorti du Monde de Narnia.
C’était là le truc à éviter: ne pas sembler raconter un conte de fées pour grands naïfs. Et je pense que la série (en tout cas les deux premiers épisodes) est tombée en plein dans cette erreur.
Je pensais voir un vrai Abraham ou un vrai Moïse, dans leur vraie vie, avec leurs vraies craintes et leurs vraies appréhensions devant un appel qui les dépasse… mais, hier, je n’ai vu que des anges sortis de Star Wars et des héros sortis d’un nanar et dont on sent bien qu’après le tournage, ils vont aller manger un cheesburger au Mcdo du coin.

Yves
10 décembre 2013 • 7 h 32 min
Merci Bucer. Avec vous on a au moins ici une critique chrétienne sérieuse de quelqu’un qui a réellement vu un épisode, ce qui ne semblait pas le cas de Paul Ohlott dans sa contestation de la critique sévère du nouvelObs….
o
Rédaction
10 décembre 2013 • 8 h 52 min
La critique de bucer concernant les anges n’a rien de sérieux et je prépare un article a ce sujet, avec extrait vidéo de la série pour ceux qui ne l ont pas vu…
o
Bucer
10 décembre 2013 • 11 h 09 min
Rien de sérieux?
On voit l’ange qui sort deux petites épées de son dos et se met à faire une scène de moine shaolin en démonstration de kung fu à Bercy!
Une vraie niaiserie dont la série n’avait pas besoin.

Pneumatis
10 décembre 2013 • 11 h 20 min
Je suis catholique pratiquant, je suis passionné d’exégèse, et je confirme la critique du Nouvel Obs (et celle ci-dessus de Bucer). J’ai vu les deux premiers épisodes, qui sont une daube monumentale. Cette série n’a rien de biblique, c’est une série d’action qui utilise des images et des références bibliques. La culture et l’esprit de la Bible n’y sont pas. Avoir réussi à faire tout un épisode sur Abraham sans même évoquer l’alliance de la circoncision, c’est quand même du grand art ! Par contre les scènes de bagarre et d’action, ça y va. Comme si c’était l’essentiel. Quant à l’histoire de Moïse, c’est pareil. Là il aurait fallu ouvrir le Livre plutôt que de tenter un remake du film avec Charlton Heston en moins bien. C’est désastreux, et cela induit complètement le spectateur en erreur sur la réception de la Révélation. Que cette série rencontre un tel succès est une vraie tragédie, si vous voulez mon avis, pour ce qui est d’ouvrir l’esprit à l’intelligence des Ecritures (ce qui fut l’oeuvre de Jésus avec ses disciples jusqu’à son Ascension).

o
Rédaction
10 décembre 2013 • 11 h 31 min
C’est intéressant, parce que lorsque je pense à l’histoire d’Abraham, je ne pense absolument pas à la circoncision. Ce n’est pas, personnellement, ce qui me marque dans la vie d’Abraham !
Contrairement à vous, je trouve ça très bien que l’on présente la Bible d’une nouvelle manière, afin d’attirer des gens qui ne s’intéressaient pas à la Bible. En outre, nous avons des représentations conventionnelles de la Bible , qui ne sont absolument pas biblique… et je vais en parler dans un article à propos des Anges.
o
Pneumatis
10 décembre 2013 • 11 h 43 min
« C’est intéressant, parce que lorsque je pense à l’histoire d’Abraham, je ne pense absolument pas à la circoncision. » Et demandez-vous pourquoi, alors que c’est le centre de gravité de toute l’histoire d’Abraham, celle dans laquelle s’enracine jusqu’à l’accomplissement par le Christ. Comment voulez-vous comprendre l’étendue de ce que peut signifier « Voici le sang de l’alliance nouvelle et éternelle » si vous ignorez tout de ses racines spirituelles ? Et le problème, c’est qu’il n’est pas question que de la circoncision, mais de l’alliance en général, qui même avec Moïse est passée sous silence. Enfin quoi, retirer l’alliance de l’Ancien Testament, c’est comme retirer la Cène et l’institution de l’eucharistie du Nouveau.
La focalisation sur les batailles et les scènes d’action n’est pas plus dans l’esprit biblique. Et je passe sur des détails qui réitèrent toujours les mêmes images populaires convenues de la Bible , comme le sacrifice d’un Isaac enfant qui, de mémoire, n’avait pas l’air hyper consentant dans la série. Il y a un moment, quand on s’intéresse un peu à la Bible , où il faut mettre à jour ses connaissances. Je ne comprends pas où vous voyez du « nouveau » dans cette présentation des récits bibliques, à part dans les techniques de combat qui sont mises en scènes, et dans les étranges coupes dans le récit.
Et vous voyez, la tragédie est celle-ci : c’est qu’au final, certains arrivent à trouver ça bien. Là où l’Eglise, les chercheurs, les catéchistes (du moins ceux qui sont formés pour ça) essaient de faire avancer un peu la connaissance biblique, cette série fait revenir les gens un siècle en arrière, avec des airs d’actualité. C’est effrayant.
o
Rédaction
10 décembre 2013 • 11 h 47 min
Votre vision des choses est très catholique… Non seulement, on n’a pas besoin de mettre l’emphase sur la circoncision pour comprendre le sacrifice du Christ… mais en outre, il n’y a pas lieu non plus de mettre l’emphase sur la Cène … c’est juste un symbole commémoratif. Ce n’est pas le coeur de l’Evangile. Incroyable mais vrai, je me suis converti seul dans ma chambre, loin de la circoncision abrahamique et de l’eucharistie catholique !
Ce genre de séries Tv n’a pas pour objectif d’être un cours théologique, mais de montrer un aperçu du message biblique de manière attrayante pour une génération majoritairement déchristianisée. Ce n’est pas avec les programmes de KTO ou avec le « Jour du Seigneur » que les foules vont s’intéresser à la Bible …
C’est bien d’avoir de la connaissance biblique, mais c’est bien également de créer des supports qui vont se mettre à la portée du grand public. Le jour où l’Eglise le comprendra, elle commencera à communiquer l’Evangile différemment.

Pneumatis
10 décembre 2013 • 11 h 47 min
Et je me permets de vous inviter à lire cette critique constructive de la série, qui parait poser les bonnes questions.
http://www.20minutes.fr/television/1259715-20131205-bible-enfer-scenaristes-tele
Pneumatis
10 décembre 2013 • 11 h 50 min
Et croyez-moi, ce n’est pas non plus avec cette série que la jeune génération déchristianisée va s’intéresser à la Bible. Au mieux, elle va s’intéresser à la série (ce qui semble déjà être le cas), ce qui est bien différent. Attention, encore une fois à ne pas confondre cette série et la Bible elle-même, qui en est très éloignée.

o
Rédaction
10 décembre 2013 • 11 h 52 min
Relisez plus posément mon commentaire et essayez de réfléchir aux différentes manières de communiquer la Parole de Dieu. Oui, c’est notamment grâce à ce genre de séries, que certains vont commencer à s’intéresser à la Bible. On attire pas les gens avec des cours de catéchisme. D’ailleurs, c’est comme cela que le Catholicisme a su dégoûter la majorité des jeunes… heureusement que le mouvement évangélique a su développer une approche différente pour communiquer l’Evangile.

Pneumatis
10 décembre 2013 • 12 h 21 min
Je relis plus posément votre commentaire. Et je sais trouver un juste milieu entre mettre l’emphase sur quelque chose et faire comme si la Bible n’en parlait pas. Et j’espère que vous êtes aussi capable d’envisager un juste milieu entre une catéchèse classique et une série qui trahit le message biblique.
Je suis convaincu que c’est au contraire ce genre de travestissement populaire, qui n’a rien de nouveau, qui a largement contribué au désintérêt pour la Bible. Cette série est de l’anti-évangélisation.

o
Rédaction
10 décembre 2013 • 12 h 24 min
Je ne connais personne qui a été dégoûté de la foi et qui a rejeté Dieu après avoir regardé une série biblique qui n’est pas totalement fidèle au message biblique. En revanche, on ne compte plus les millions de personnes – rien qu’en France – qui ont rejeté Dieu après s’être profondément ennuyés dans les cours de catéchisme…
Et pour rappel, le film  » la Passion du Christ », malgré toutes les critiques, a eu un impact positif sur des millions de gens.
o
Pneumatis
10 décembre 2013 • 12 h 32 min
Très bien. Quant à moi, je ne connais personne qui se soit converti au Christ en s’abrutissant devant une superproduction américaine. Et je suis plus que sceptique quant à la faisabilité.
o
Rédaction
10 décembre 2013 • 12 h 39 min
Soyons honnête… Même si vous ne connaissez personne qui se soit converti par le biais d’un film américain, vous n’en connaissez pas davantage qui se sont éloignés de la foi et de Dieu à cause d’un film biblique américain. En revanche, vous en connaissez beaucoup qui ont rejeté le catholicisme, après avoir suivi le catéchisme, fait la communion, confirmation… pourtant, vous êtes trop attaché à la religiosité catholique pour le reconnaître. Vous préférez critiquer le films américains, plutôt que de critiquer le catholicisme qui s’est embourbé dans une religiosité qui n’a plus rien d’évangélique…
o
Pneumatis
10 décembre 2013 • 13 h 02 min
Des qui se sont éloignés de la foi et de Dieu à cause d’un film biblique américain ? Mais ouvrez les yeux, ça s’appelle le monde d’aujourd’hui, dans lequel plus on passe de temps à s’abrutir devant ce genre de superproduction moins on a de chance, proportionnellement d’avoir envie d’ouvrir un livre… alors de prier, n’en parlons même pas. Pour le reste, je ne rentrerai pas avec vous dans une controverse catho/évangéliques, ce serait glissant. Je suis très nettement favorable au dialogue interreligieux, et sur un tel sujet, il me semblerait mal engagé. J’ai aussi un regard sur l’histoire religieuse, et croyez-moi, je sais l’Eglise largement coupable d’avoir éloigné ses fidèles de la Bible , mais je la sais vivante et pas enfermée dans ses erreurs du passé… Je n’ai pas de temps à perdre dans des combats de chapelles, quand le Christ nous veut unis.
Aussi, je retourne à cette religion qui n’a plus rien d’évangélique, à laquelle je me suis converti à 25 ans, qui m’a appris à aimer le Christ de tout mon coeur, de toute mon âme et de toute ma force, et à aimer les hommes d’un amour semblable. Je retourne à cette religion qui n’a plus rien d’évangélique, mais qui parie sur mon intelligence de la foi, plus que sur mon goût pour le marketing américain, et que je remercie pour cela.
Ceci dit, je peux vous suggérer un prochain article : comment la dernière publicité pour l’offre de Noël sur les abonnements canal+, mettant en scène les rois mages à la crèche s’extasiant devant un écran de télé, contribue à la découverte du nouveau testament par les téléspectateurs. C’est du même acabit.
Bonne journée.
o
Rédaction
10 décembre 2013 • 13 h 27 min
(….)c’est dommage que vous vous soyez converti à la religion catholique et non à Christ. C’est là ce qui nous sépare.

Le mauvais débat : beaucoup de bruit et surtout, beaucoup de fumée. En clair, nocif.

Le mauvais débat : beaucoup de bruit et surtout, beaucoup de fumée. En clair, nocif.

Bref, Paul Ohlott, qui semble se focaliser sur le fait que l’internaute « Pneumatis »(alias Joël Sprung) se soit présenté comme « catholique pratiquant », fait de l’anticatholicisme primaire(alors qu’il sait être « autre » face à des journalistes catholiques ou orthodoxes, lorsqu’il est parfois invité sur Radio Notre Dame pour commenter l’actualité), ignorant que « Pneumatis », bien que non évangélique, et certaines divergences doctrinales mises à part, est un croyant(voir ce portrait). Ce dernier est aussi animateur du blog éponyme(qui est aussi le nom de son association) qui a pour sous-titre : « Pour annoncer la bonne nouvelle aux pauvres (ls 61, 1 ; Lc 4, 18) », et dont le but est de « promouvoir les études bibliques faisant plus particulièrement appel aux racines juives de la foi chrétienne ».
Bref, « ce qui le sépare » de pneumatis n’est pas forcément ce que croit Paul Ohlott.

Paul, écrivant à Timothée, chargeait celui-ci de reprendre certains, qui « égarés dans de vains discours(…)veulent être docteurs de la loi », alors qu' »ils ne comprennent ni ce qu’ils disent, ni ce qu’ils affirment »(1 Tim.1v6-7).
Ce besoin est toujours d’actualité. Mais où sont les « Timothée » d’aujourd’hui ?

Et le plus beau est toujours à venir : en guise de « réponse », Paul Ohlott choisit de consacrer son billet suivant-qui ressemble plus à une autojustification ou à une diversion-à un énième « débat » sur « le sexe des anges »(dans le genre de celui qui occupa la hiérarchie ecclésiastique durant le siège de Constantinople), ou plutôt sur « les anges-ninjas » à partir d’un extrait vidéo. Choisir de se recentrer sur les anges, mêmes « ninjas » : un choix à la fois artistique et éditorial discutable, mais qui ne mérite pas que l’on s’enfonce dans une énième dispute.
Mais pendant que l’on débat sur le sexe des anges…

Notes :

*On appréciera aussi sa « critique » de mauvaise foi de la critique de télérama qu’il juge de… »mauvaise foi » datée du 09 mars 2013, et ce, d’autant plus qu’il n’a pas vu lui-même l’oeuvre en question à l’époque de la critique(datée du 06/03/13).

D’autres critiques intéressantes et pertinentes sur cette série :

Celle de Télérama(datée du 06-07/03/13) et celle-ci.

Margaret Thatcher : la dame d(u « laisser)faire »

Pommes putréfiées par Petr Kratochvil

Pommes putréfiées par Petr Kratochvil

Cueille-t-on du raisin sur des épines, ou des figues sur des chardons ?
Ainsi tout bon arbre produit de bons fruits, mais l’arbre mauvais produit de mauvais fruits. Un bon arbre ne peut pas produire de mauvais fruits, ni un arbre mauvais produire de bons fruits. Tout arbre qui ne produit pas de bon fruit est coupé et jeté au feu. Ainsi vous les reconnaîtrez à leurs fruits. (Matt.7v16-19)

Faut-il se dispenser de dresser un bilan des figures politiques qui nous ont gouverné, au minimum pendant cinq ans, voire au moins une décennie, et dont l’action a eu des implications sur des millions de personnes ?

En France, que ce soit celui de l’ancien président sortant ou, dans cinq ans,  celui de l’actuel (qui a par ailleurs souhaité être jugé sur « la justice et la jeunesse »), ou encore en Angleterre,

Verre à moitié vide ou à moitié plein ? Tout dépend du point de vue !

Verre à moitié vide ou à moitié plein ? Tout dépend du point de vue !

celui de Margaret Thatcher, ancienne premier ministre de 1979 à 1990(première et seule femme à avoir exercé ces fonctions) et décédée lundi 08/04/13 ?

Laisser tomber par Rostislav Kralik

Laisser tomber par Rostislav Kralik

Tout bilan d’un gouvernant (tout dépend lequel !),  en fin de mandat ou d’un ancien gouvernant tout juste décédé, peut-il être soluble dans « l’imagerie pieuse » ?

A moins qu’il ne s’agisse là d’un exercice incontournable et sain ?

Le chroniqueur Glenn Greenwald (pour le Guardian), explique pourquoi il est permis de critiquer « les morts célèbres » et que « la règle selon laquelle on ne crache pas sur un cadavre n’a pas lieu d’être avec les figures politiques ». Car, «ceux qui admirent la figure publique décédée (et ses politiques), eux, ne gardent pas le silence. Ils exploitent sans vergogne les émotions générées par cette mort pour instituer une hagiographie. (…) Exiger qu’aucune critique ne s’élève pour contrer cette hagiographie, c’est ouvrir la voie à une relecture de l’histoire (…).»

http://www.guardian.co.uk/commentisfree/2013/apr/08/margaret-thatcher-death-etiquette

Patrice de Plunkett, journaliste catholique, choisit de dresser « Le vrai bilan de Margaret Thatcher...que les libéraux ne donnent pas, préférant saluer son idéologie » dans un billet publié sur son blog, le 09/04/13 :

– dérégulation de la finance

– dégradation des infrastructures

– délabrement des services publics

– salariat précaire

– baisse de qualité de l’éducation

– doublement du nombre des pauvres

– accroissement des disparités régionales

– réforme fiscale favorable aux riches, et aggravation des disparités sociales : 60 % de défavorisés ou de précarisés, 40 % de privilégiés.(….)

« Entre le bilan du thatchérisme et la doctrine sociale de l’Eglise catholique, notamment dans l’encyclique Caritas in veritate, l’incompatibilité est donc flagrante à tous points de vue », poursuit Patrice de Plunkett. « C’est que les deux démarches sont antinomiques. Mme Thatcher disait : « les marchés et les intérêts individuels sont la seule réalité, je ne vois rien qu’on puisse appeler ‘la société’ « . Cette affirmation est « à l’opposé de la pensée sociale de l’Eglise », soulignaient à l’époque les journaux catholiques du Royaume-Uni ».

Que diront, quant à eux, les protestants-évangéliques ?

Et le journaliste de questionner encore : « Pourquoi les libéraux français vouent-ils un culte à cette personne ? Parce qu’elle incarne la dictature de leur idéologie sur la réalité. Mme Thatcher se résumait tout entière dans son leit-motiv », qui était aussi son surnom : TINA ou « There Is No Alternative ». C’est toujours le gimmick de nos libéraux, en dépit du désastre (de leur idéologie en 2008). Aujourd’hui Berlin et Bruxelles disent elles aussi « no alternative » pour imposer un carcan aux peuples de l’Europe. Voilà feue Mme Thatcher réconciliée avec cette Europe qu’elle a tant haïe ! … ».

 Ironie du sort : « si les conservateurs ont évincé Mme Thatcher en 1990, c’est qu’elle venait de créer… un impôt supplémentaire. » Nul n’est parfait, « off course ».

http://plunkett.hautetfort.com/archive/2013/04/09/le-vrai-bilan-de-margaret-thatcher.html#more

Voir aussi d’autres analyses pertinentes et complémentaires :

http://www.alternatives-economiques.fr/margaret-thatcher-ou-la-dame-de-fer-et-du-laisser-faire_fr_art_834_42844.html

http://www.atlantico.fr/decryptage/pourquoi-heritage-politique-margaret-thatcher-est-tout-sauf-reductible-liberalisme-economique-pierre-francois-gouiffes-jacques-l-691895.html

http://lexpansion.lexpress.fr/economie/comment-margaret-thatcher-a-marque-l-angleterre_282964.html

http://www.courrierinternational.com/article/2013/04/09/margaret-thatcher-et-le-lait-renverse

On relèvera enfin, parmi les diverses réactions, celle « politiquement non correcte » du cinéaste Ken Loach, qui a sans doute décrit le mieux dans ses films les conséquences des « réformes » Thatcher sur la vie des ouvriers anglais :

« Margaret Thatcher fut le premier ministre le plus diviseur et destructeur des temps modernes : chômage de masse, fermeture d’usines, des communautés détruites, voilà son héritage(…)Comment lui rendre hommage ? En privatisant ses obsèques. Faisons jouer la concurrence et allons au moins offrant. C’est ce qu’elle aurait fait. »

http://lci.tf1.fr/cinema/news/ken-loach-sur-margareth-thatcher-privatisons-ses-obseques-7918337.html?google_editors_picks=true