« L’Affaire Mila » : « vies privées »

« L’affaire Mila » ou le révélateur d’une crise de notre époque, dans laquelle nous vivons l’oubli ou la négation de l’intime….

« L’affaire Mila » – du prénom d’une lycéenne de 16 ans – est révélatrice d’un phénomène inquiétant : après avoir tenu des propos insultants envers la religion musulmane dans une « story » instagram, elle est persécutée et menacée par des milliers de jeunes, des deux sexes, nés en France et de nationalité française. « Outre les insultes et les menaces de mort ou de viol, certains internautes, qui l’ont reconnue, dévoilent son identité, son adresse, celle de son lycée » (1).

« Plusieurs vidéos massivement partagées et commentées sur les réseaux sociaux reprennent les extraits de cette story Instagram (…)Depuis la publication de ces vidéos, plusieurs hashtags ont émergé (#JesuisMila et #JesuispasMila), symbolisant un débat extrêmement polarisé autour de la jeune fille, désormais cible de cyberharcèlement »(2).

Ceci dit, ce qui se vit est également révélateur d’une crise de notre époque, à l’heure où il est normal, banal et « moderne » de s’exprimer « en live » et en public sur les réseaux @sociaux, sans soucis de protéger son identité numérique. Un peu comme si l’on ouvrait la porte de sa chambre à une foule d’inconnus. En effet, Internet, ce n’est pas « privé ». Cette crise est perçue par Marc-Alain Ouaknin, rabbin et docteur en philosophie, comme une « crise de l’intimité ».

Comme il l’explique très bien dans son « Zeugma : mémoire biblique et déluges contemporains » (3), nous vivons en effet « l’époque de l’oubli [ou de la négation ?] de l’intime, catégorie essentielle fondatrice de toute société ». Or, poursuit-il, « l’éthique n’est possible qu’à partir de l’existence de l’intime. L’intime de la maison n’est pas fuite du monde et de l’autre, mais la condition même de leur rencontre…. » (Zeugma, p 497).

Selon Ouaknin, le texte biblique est de nature à nous ouvrir de nouvelles perspectives sur cette question de l’intime. Il cite en particulier « cet épisode [de Genèse 9v20 et ss] où, après être sorti de l’arche, Noé (…) plante une vigne et s’énivre de son vin, pour finir dénudé dans l’intimité de sa tente. Un des trois fils, Cham, entre dans la tente et voit son père nu. « Et Cham, le père de Canaan, vit la nudité de son père et il raconta à ses deux frères à l’extérieur »[v22]. Des commentateurs estiment que « ce texte suggère (….) que la faute de Cham n’est pas d’avoir vu la nudité de son père, mais de n’avoir regardé que cette nudité et de l’avoir racontée à ses frères » (op .cit., p 499). Dès la sortie de l’arche, le langage est perverti dans son utilisation par Cham qui entre dans le monde de la médisance. Et, souligne Marc-Alain Ouaknin, « médire, ce n’est pas mentir, mais réduire la complexité d’une situation ou d’un être à une seule dimension. La médisance réduit la conscience que l’on peut avoir de la complexité d’autrui en le réduisant à une seule de ses fonctions, en n’en voyant qu’un point sans le mettre en relation avec les autres, sans prendre en considération les interactions, les liens et les marges (…). Cham est dans une pulsion qui transforme son voir en parole sans attendre que son père puisse prendre la parole, dire quelque chose, expliquer, s’expliquer. Cham est dans l’aussitôt. Il voit et aussitôt se met à parler sans laisser à son père le temps d’une parole, d’un commentaire, et sans se laisser à lui-même la possibilité d’élaborer un discours, une raison, un logos. Il ne se fait pas accueil pour une parole (…). Aucune parole ne peut résider chez lui, en lui. Il est sans intériorité et ne comprend ni ne respecte l’intériorité de l’autre, ici son père. Il raconte à ses frères qui sont à l’extérieur. Sa bouche est toujours tournée vers cette extériorité sans retenue, ce que l’hébreu nomme l’insolence, houtspa, mot qui veut dire littéralement « extérieur-bouche ».

La médisance, c’est nier chez l’autre le droit à l’intime et chez soi l’existence de cet intime, lieu d’un temps de maturation d’une parole qui pourra être dite ou retenue. Et en niant le droit de l’autre à l’intime, c’est le réduire à son dévoilement, son apocalypse [« révélation » et non « catastrophe »], sans lui donner le temps de retrouver son for intérieur dans lequel il pourrait se ressaisir et élaborer une parole d’explication et de transmission. Médire, c’est ne pas respecter la part de mystère qui est à l’origine de toute créature.

Cham maudit son père et est maudit en retour, comme s’il se maudissait lui-même. Pris dans l’émotion produite par la nudité de son père, aucune place n’est donnée au discours et aux commentaires qui auraient pu être faits. Une forme de ressenti obstrue la possibilité d’une pensée rationnelle et devient fondement du non-entendement, de la pulsion et de l’intolérance ».(op.cit., pp 500-501)

Le propre de cette génération, piégée par des polarisations extrêmement violentes ?

Face aux deux écueils d’une vie marquée par la démesure (la croyance dans le mythe moderne du « tout est possible »), et d’une vie marquée par la seule nécessité, conduisant au déterminisme et au fatalisme, il est heureusement permis d’espérer.

Marc-Alain Ouaknin, dans son commentaire de cet épisode biblique, rappelle que « Shem et Yafet, les deux autres frères, vont à la fois réparer la faute de Cham » et rendre possible « une éthique de la juste parole (4), du bien dire, (c’est-à-dire), de la bénédiction. Ils font réparation de la médisance, réparation qui sera ritualisée plus loin dans le texte biblique dans le rituel de guérison [et purification] du lépreux [l’ostracisé de l’époque, cf Lévitique 14].

Le bien dire de la bénédiction consiste tout d’abord à rétablir l’intime de l’autre. C’est ainsi que les frères prennent une couverture [qui est autre que les « couvertures médiatiques »] qu’ils posent sur leurs épaules pour la déposer sur le corps de leur père en marchant en arrière, sans regarder sa nudité. » (op.cit., p 502)

« (Car j’étais) nu, et vous m’avez vêtu (…) Alors les justes lui répondront : “Seigneur (….) quand nous est-il arrivé de te voir (…) nu et de te vêtir ? Et le roi leur répondra : “En vérité, je vous le déclare, chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits, qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait ! » (Matt.25v36, 38, 40)

« Vêtir ceux qui sont nus », telle est la réponse à cette nouvelle « théoulogie » [de : « t’es où ? »] qui promet, de façon illusoire, un monde sans vie privée. Sans doute l’un des plus grands dangers qui nous menace, à l’instar des déluges contemporains médiatiques.

 

Aller plus loin : https://pepscafeleblogue.wordpress.com/2017/12/15/limitation-de-jesus-christ-veiller-a-son-intimite/ et https://pepscafeleblogue.wordpress.com/2017/09/20/le-pseudonymat-nest-pas-un-anonymat/

 

 

Notes :

(1) Le déroulé de l’histoire : https://www.lci.fr/justice/jesuismila-menacee-de-mort-et-de-viol-pour-avoir-insulte-l-islam-sur-instagram-mila-16-ans-porte-plainte-2143516.html

(2) https://www.liberation.fr/checknews/2020/01/22/mila-une-jeune-femme-de-16-ans-a-t-elle-ete-exfiltree-de-son-lycee-par-la-police-suite-a-une-video-a_1774539

(3) Seuil, 2008 et en édition de poche chez « Points seuil », 2013. Voir notre article sur l’ouvrage.

(4) Bénir, c’est effectivement dire du bien de quelqu’un, mais pas dans le sens de quelque chose que nous trouverions « sympa » ou « cool ». C’est tout simplement dire une chose que Dieu a déclaré bonne : c’est ainsi que cette chose est juste et vraie. D’autre part, bénir, c’est aussi se mobiliser pour que ce bien énoncé par la parole devienne une réalité.

 

 

Deux albums (sinon rien) pour parler du deuil et du pardon

Peut-on espérer une nouvelle vie quand tout est brisé ?

Voici deux albums récents, reçus en service presse de la part de BLF éditions, que je remercie, pour nous parler de deux sujets sensibles et essentiels : « Plus jamais d’au-revoir » de Lauren Chandler (l’épreuve face à la maladie et le deuil suite au « départ » d’un proche) et « l’ami qui pardonne » de Dan Dewitt (le pardon de ce qui semble impardonnable et la restauration de relations brisées) – mon préféré. Tous deux superbement illustrés par Catalina Echeverri, dont j’ai aussi apprécié les partis pris graphiques.

« Plus jamais d’au revoir » ou l’espérance d’une vie où l’on dira « au revoir » à tous les « au revoir »….

Le premier album raconte « la vraie histoire », tirée de l’évangile selon Jean, de ce que n’a pas fait et a fait Jésus, lorsqu’il a appris que son ami Lazare est mort des suites d’une maladie.
Le second album raconte une autre « histoire vraie », également tirée des évangiles (Notamment Marc 14, Jean 18 et 21). « L’ami qui pardonne », c’est Jésus. Celui qui a eu besoin de son pardon est Simon Pierre, qui a fait semblant, par trois fois, de ne pas le connaître. Pourtant, il s’était déclaré ami de Jésus, prêt à mourir pour lui et jurant de ne jamais le laisser tomber.

Mais, par-delà ces sujets éternels, ces lectures sont autant d’occasions d’apprendre aux plus jeunes que ces « histoires vraies » ne sont pas uniquement des « histoires » (même « vraies »). Ce qui nous est raconté est toujours actuel. Il nous est ainsi possible d’espérer en une nouvelle vie et un avenir, surtout quand nous pensons que « tout est fini », et d’avoir toute confiance en Celui qui est la source de notre espérance.

Jésus est cet ami fidèle et fiable, qui nous pardonne.

Jésus est en effet ici présenté comme un ami, compatissant et consolateur, lorsque nous sommes dans le deuil, suite au « départ » d’un proche. Il est aussi celui qui nous aime, toujours fidèle et digne de confiance – alors que nous sommes pas du tout fiables et dignes de confiance – nous relevant (plutôt que de nous ‘ »enfoncer ») « encore, encore et encore » quand nous tombons « encore, encore et encore ».

Deux beaux albums touchants et parfois drôles, d’une grande portée théologique, et facilitant l’échange sur des sujets difficiles pour des enfants, comme pour des adultes. A découvrir et à faire découvrir, en guise de témoignage que Celui en qui nous mettons notre confiance fait « toutes choses nouvelles » (Apoc.21v5) !

 

En bref : 

« Plus jamais d’au revoir. Jésus, Lazare et la tombe vide : la vraie histoire », de Lauren Chandler. Illustrations de Catalina Echeverri. Blf éditions, 2019.

« L’Ami qui pardonne. Pierre a mal agi et Jésus lui a pardonné : la vraie histoire », de Dan Dewitt. Illustrations de Catalina Echeverri. Blf éditions, 2019.

 

L’Espérance ultime des chrétiens

Qu’est-ce que les chrétiens espèrent de l’avenir ? Vous serez surpris de l’apprendre !

Noël est derrière nous !

Mais savez-vous que les premiers chrétiens ne fêtaient pas Noël, mais uniquement la Résurrection corporelle du Christ, avec la grande fête de Pâques – sans oublier une célébration hebdomadaire ?

Ce qui en dit long sur le fondement de l’espérance future et ultime du christianisme des premiers temps, laquelle était fermement centrée sur cet événement historique. Et il y a de quoi être « surpris par (une telle) espérance », souligne le théologien N.T. Wright dans un passionnant ouvrage récemment publié(1), que je suis en train de lire.

« Les premiers chrétiens ne se satisfaisaient pas simplement de croire en la vie après la mort ; ils n’ont quasiment jamais parlé d’un transfert vers le ciel après la mort (….). Et lorsque ces chrétiens parlaient du ciel comme d’une destination post-mortem, ils semblaient envisager cette vie céleste comme une étape temporaire en route vers la résurrection finale du corps. Lorsque Jésus rassure le brigand sur la croix » qu’« aujourd’hui », il sera avec lui « au paradis » (Luc 23v43), ce « paradis » ne peut être leur destination finale, comme l’atteste Luc au chapitre suivant. « Le paradis » est plutôt le lieu où les morts en Christ (cf 1 Cor.15) se ressourcent en attendant la résurrection. Lorsque Jésus déclare à ses disciples « qu’il y a de nombreuses demeures dans la maison de (son) père » (Jean 14v2), le terme employé en grec, monè, désigne un séjour provisoire, une halte. Lorsque Paul désire « s’en aller pour être avec Christ, ce qui est bien préférable » (Philippiens 1,21-23), « il pense effectivement au bonheur de vivre auprès de son Seigneur immédiatement après sa mort, mais ce n’est qu’un prélude à la résurrection elle-même » (2).

En clair, explique encore N.T. Wright, l’espérance chrétienne d’un avenir en Dieu repose sur la conviction « d’un processus futur en deux étapes » (2) : 1) A la mort, « le corps de l’homme s’en retourne à la terre d’où il a été tiré [Gen.3v9] et le souffle de vie (l’esprit) retourne à Dieu qui l’a donné » (cf Ecclésiaste 12v7 et aussi Luc 23v46). L’espérance du chrétien est de demeurer auprès du Seigneur, dans l’attente de 2) son espérance ultime, laquelle est la Résurrection des morts, et une existence nouvelle dans une Création renouvelée [des « nouveaux cieux » et une « nouvelle terre »], selon Apocalypse 21v1, 4, où « la mort ne sera plus » et où « il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni souffrance. »

Au final, « Surpris par l’espérance » nous montre que ce que nous croyons à propos de la vie après la mort affecte directement ce que nous croyons de la vie avant la mort. En effet, si Dieu veut renouveler toute la création et non la détruire, cela signifie que la mission de l’Église ne peut se limiter au seul « salut des âmes » : elle doit travailler pour le royaume (ou le règne) de Dieu, dans le monde entier, en apportant guérison et espérance dès la vie présente.

Qu’en est-il pour vous ?

Une bonne idée de première lecture, pour bien débuter la nouvelle année !

Voir aussi, sur le même sujet, cette question « théo » très pratique :  https://pepscafeleblogue.wordpress.com/2019/03/20/la-question-theo-du-mois-dieu-va-t-il-detruire-la-terre-lors-du-retour-de-jesus-christ/

 

Notes :

(1)Wright, N.T. Surpris par l’espérance. Excelsis, 2019 (Sel et lumière). Voir ici ou dans toutes les bonnes librairies.

(2) Ibid, p 85

Le 1er janvier 2020 : un jour comme les autres

Encourageons-nous à ne pas trop parler en ce 1er janvier ( Source : Pixabay)

Chers lecteurs, nous sommes aujourd’hui le 1er janvier 2020. Lequel 1er janvier (à l’instar des autres jours de l’année) ne nous donne aucun pouvoir surnaturel en soi.

Dès lors, amis chrétiens, essayons donc de ne pas trop parler devant Dieu à l’occasion du changement d’année.

« Ne te rends pas à la légère dans la maison de Dieu. Vas-y avec l’intention d’écouter. Cela vaut mieux que d’offrir le sacrifice des gens stupides qui ne comprennent pas qu’ils agissent mal ». (Eccl.4v17) et « Devant Dieu, ne te presse pas de parler, ne te hâte pas d’énoncer une parole ; Dieu est dans les cieux et toi, tu es sur la terre. Mesure donc tes paroles. En effet, plus on a de soucis, plus on rêve ; et plus on parle, plus on dit de sottises. Si tu fais une promesse à Dieu, accomplis-la sans retard, car Dieu n’aime pas ceux qui agissent sans réfléchir. C’est pourquoi tiens ce que tu promets. Il vaut mieux ne pas promettre que de promettre sans tenir parole. Évite de te rendre coupable par tes propos. Ne dis pas au prêtre : « C’est une erreur. » Autrement, Dieu s’irritera à cause de tes paroles et détruira ce que tu entreprends. Les paroles abondantes sont aussi vaines que les rêves en grand nombre. Reconnais donc l’autorité Dieu ». (Eccl.5v1-6).

Le mieux que je puisse nous souhaiter, à nous qui sommes « en Christ » (cf Eph.1) et nous reconnaissons parmi ceux qui Lui appartiennent (Jean 17v6, 9, 24), est de sortir des crispations identitaires et postures clivantes, pour mieux vivre cette prière de Notre Seigneur, avec pour seul soucis (qui est aussi celui de Dieu) de le rendre visible auprès de ceux qui ne lui n’appartiennent pas encore. De sorte que ceux qui nous rencontrent ne nous rencontrent pas nous, mais plutôt fassent une réelle rencontre avec Jésus-Christ, « le Dieu véritable et la vie éternelle » (1 Jean 5v20), et « le Prince de la paix » (Es.9v5).

Pour vous, lecteurs, qui n’appartenez pas encore à Jésus-Christ, Celui-ci ne prie pas seulement pour les siens, mais aussi pour ceux qui croiront en Lui grâce à ce que les siens diront de Lui (Jean 17v20).

C’est aussi notre prière et le but de ce blogue : que ceux qui connaissent pas Jésus-Christ viennent à Lui, que ceux qui se sont éloignés de Jésus-Christ reviennent à Lui, et que ceux qui sont en Christ demeurent en Lui. Et, globalement, que tous le Suivent. En Lui se manifeste cette promesse : « voici, je fais toutes choses nouvelles » (Apoc.21v5)

Quels sont les plaisirs défendus ?

« Il semble préférable de poser quelques principes motivant le renoncement à certains plaisirs »….(Source image : public domain pictures)

“Tout m’est permis, dites-vous, mais tout n’est pas utile ; tout m’est permis, mais je ne me laisserai pas asservir par quoi que ce soit” (1 Cor.6v12)

“Tout m’est permis, mais tout n’est pas utile ; tout est permis, mais tout n’édifie pas” (1 Cor.10v23)

 

Vous me demandez : « Quels sont les plaisirs interdits ? »

Que faut-il que je vous réponde ? Qui peut le faire ? Si l’on faisait une liste des plaisirs interdits, n’y figureraient pas le roman infect publié demain ni le spectacle malsain affiché dans quelques semaines !

C’est pourquoi, il semble préférable de poser quelques principes motivant le renoncement à certains plaisirs. Un chrétien doit se priver des plaisirs qui peuvent :

  • Altérer l’intégrité de sa conscience,
  • Arrêter sa croissance spirituelle,
  • Fausser son jugement ou sa raison,
  • Souiller son imagination,
  • Altérer sa santé et ses facultés intellectuelles ou manuelles,
  • Donner une fausse notion des devoirs conjugaux,
  • Prendre du temps inutilement,
  • Utiliser vainement de l’argent…

Vous-mêmes dites que vous constatez avec douleur la dislocation de bien des familles à cause des plaisirs de ce monde (….)

C’est pourquoi, ne vous accordez que les plaisirs auxquels Jésus puisse s’associer !

D’ailleurs, la barrière entre ce qui vous est « permis » et ce qui vous est « défendu » est le respect que vous vous devez à vous-même, en tant que Temple du Saint-Esprit.

(D’après “Quels sont les plaisirs défendus” de Ruben Torrey IN “Une année de grâce” : pensées journalières, de Louis-Michel Fillatre. Editions du Cèdre, 2016, p 391)

« Noël, cette fête qui révèle que Jésus est né dans l’étable de mon cœur »

Quel est le vrai message de Noël ?

“Noël, c’est cette fête qui révèle que Jésus est né dans mon cœur ! Dans l’étable de mon cœur devrais-je dire ! Là où il y avait des ténèbres, il a mis sa lumière ! Là où il y avait dispute et colère, il a mis sa paix ! Là où il y avait ignorance, il a mis sa connaissance ! Là où il y avait l’égoïsme, il a mis le don de soi ! Là où il y avait blessure, il a mis sa guérison ! Là où régnait le péché, il a accordé son pardon…Noël, c’est Jésus ! Tout simplement” ! (1) Mais, comme l’a dit un autre, il serait « totalement vain » de se contenter de savoir que « le baby de Bethléem » est né dans la mangeoire (2), si, justement, « tu ne l’accueille pas dans (cette) étable de ton coeur ! ». Et pourquoi ne pas commencer par s’adresser à lui et lui parler ? On appelle ça prier.

Joyeux Noël et à bientôt !

 

Lectures bibliques : Esaïe 9v1-6, Matthieu 1v18-2v1-18, Luc 12

 

Notes :

(1) La fête de Noël IN Une année de grâce, de Louis-Michel Fillatre. Editions du Cèdre, 2016, p 403

(2) Comme le chantait en 2008 « Noshame », ce groupe d’artistes de la région parisienne mobilisé pour que tous découvrent ce qui fait la véritable lumière de Noël. Cela avait donné « Noël No Hell ». Avec : Dré Bonny – Jeanne Dumeige et Jean-marc Reyno. Clip réalisé par Piero Battery – Production : ERF du marais – Conception : Gilles Boucomont.

Les Paroles

Regarde vers le haut,
Les collines enneigées,
Regarde comme c’est beau,
L’hiver n’a pas changé.
Regarde cette étoile,
Qui guide les bergers,
Quand l’horizon se voile,
De nuages légers.

Jours de douceur,
Les flocons blancs
Tombent du ciel.
Jours de bonheur
Pour les enfants,
C’est ça Noël ?

Te voilà enfin Noël
Oui nous t’attendions Noël
Tant attendu, mais inattendu
Te voilà enfin Noël !
Frère, atterris, c’est pour tes thunes
Qu’ils veulent t’enterrer.
Tu rêves, endormi,
Mais tu te réveilleras, plus qu’atterré !
Sourires faussés, Noël, c’est fou, c’est
L’arnaque qui pompe le plus… un fric fou !
Il passe à l’action, le
Gros type en rouge à la barbe blanche
Qui chaque jour, eh yo, planche
Sur comment tout te prendre
Jusqu’à ton caleçon. Ma parole !
Fais attention, garçon, pour tes gosses.
Infini : ils l’ont cloné par millions, de toute façon,
Avec sa barbe en plastoc,
Rires, sourires en toc,
L’arnaque du siècle,
Mec, je t’assure, elle est mastoc !
Et c’est ça Noël ! Hein.

Jours pour rêver,
Bonheur suprême
La vie est belle.
Jours pour aimer
Ceux qui nous aiment
C’est ça Noël ?

Te voilà enfin Noël
Oui nous t’attendions Noël
Tant attendu, mais inattendu
Te voilà enfin Noël

Trop de monde, trop de sacs,
Trop de trucs, trop de vrac,
Trop de stress, trop de fous,
Trop de jouets, trop de tout !
Les super, les hyper-marchés
Ont leurs lumières déclenchées,
C’est l’enfer, pour bien te faire cracher.
Frère, faut tout acheter !
C’est ça Noël ? Pfff…
J’ai plutôt l’impression que
Je viens de me faire crocheter !

Noël, no hell ! No more hell ! No more hell !
Noël, no hell ! No more hell ! No more hell !
Noël, no hell ! No more hell !

Fini l’enfer, c’est une nouvelle bonne !
Fini l’enfer, c’est une nouvelle donne!

Dieu est sur la paille, comme toi,
Lui aussi n’a pas de toit,
In X L 6 D O gloria
Paix sur la terre pour les hommes
Aux femmes, salam, peace, shalom.
Est-ce fini les flingues en plastique pour nos fistons
Pour les fillettes, les plans « string & séduction » ?

C’est ça le Noël que j’aime
Le baby de Bethléem.

Te voilà enfin Noël
Oui nous t’attendions Noël
Tant attendu, mais inattendu
Te voilà enfin Noël

Ecœuré par la réalité,
Ma parole ! J’ai réalisé
Que l’étable de Bethléem
Dans nos rues s’est dématérialisée.
J’suis pas déshumanisé,
Alors si tu m’entends, eh, Dieu,
Si jamais tu passes dans le coin
Oui, toi qu’on aime tellement idéaliser :
J’ai un tas de choses à partager ;
Dans l’étable de mon cœur,
Tu pourras t’allonger…

Noël, no hell, no more hell !…

Source : noel.nohell.fr

 

Pourquoi « faire croire au Père Noël » est une désobéissance pour le chrétien

« …tout l’imaginaire du Père Noël est faussé, c’est une idole du capitalisme et de la surconsommation » (Dessin d’Andy Singer)

« Comment gérer le Père Noël dans une famille chrétienne ? », questionne cet internaute sur le site « 1001 questions ».

Et voici la réponse du répondant, laquelle se doit d’être « radicale, pour anticiper le jour où notre enfant apprendra que « le Père Noël n’existe pas », et faire face à un « et Jésus aussi, c’est un mensonge ? »

Et le répondant de « l’expliquer en montrant que faire croire au Père Noël à son enfant est une désobéissance à six des dix commandements. Rien que ça…  

1er. « Tu n’auras pas d’autre dieu » – ce personnage soi-disant bénissant répond à nos prières et nos demandes avec automatisme, hors de toute grâce et il récompense seulement nos bonnes oeuvres. 

2ème. « Tu ne te feras pas d’image » – tout l’imaginaire du Père Noël est faussé, c’est une idole du capitalisme et de la surconsommation. 

3ème. « Tu n’emploieras pas le nom de Dieu en vain » — le Père Noël est un faux « père qui est dans les cieux ». Et Jésus nous demande justement d’appeler Dieu « Notre Père » 

8ème. « Tu ne voleras pas » – nous savons bien que l’hyperconsommation est la base même des injustices les plus profondes entre Nord et Sud. 

9ème. « Tu ne feras pas de faux témoignage » – parce que mentir à nos enfants je peux jamais être édifiant. 10ème. « Tu ne convoiteras pas » – et nous savons que si nos enfants veulent ces jouets, c’est parce que des tiers les leurs imposent, souvent : la télé, la pub, les groupes d’amis… qui les poussent à vouloir ce qu’ont les autres. 

 Alors ? Père Noël ou pas Père Noël ? »

 

Que puis-je offrir de bon à mon enfant ?

Quel serait CE cadeau dont mon fils ou ma fille aurait véritablement besoin ? (Source image : public domain pictures)

Quelle joie de donner à ceux qu’on aime !

En cette période de l’Avent, nombre de parents vont dépenser leurs économies pour procurer à leurs enfants ce qu’ils considèrent comme le plus beau cadeau de Noël : le jouet dont l’enfant rêve ? Cet objet longuement désiré toute l’année ou convoité dans l’immédiateté ? Ou encore ce jeu à la mode et plébiscité par tous ses camarades ? Quant aux grands-parents, qui ne peuvent plus courir cette course effrénée de fin d’année, sans doute se contenteront-ils d’une enveloppe de billets pour l’adolescent, afin de lui donner la possibilité de « s’acheter ce qu’il ou elle veut » ? En fin de compte, LA question demeure : quel serait CE cadeau dont mon fils ou ma fille aurait véritablement besoin ?

La suite de l’article sur Croire et vivre.

La philosophie pour les Nuls : « en éthique, une question, beaucoup de réponses »

[« Piqué » sur le compte twitter de Foi & vie, la revue protestante de culture, publié le 16/10/19. Né le 06 décembre 1980, Simon Butticaz est professeur ordinaire à la Faculté de théologie et de sciences des religions de l’Université de Lausanne. Il collabore à l’enseignement ainsi qu’à la recherche en Nouveau Testament et traditions chrétiennes anciennes au sein de l’Institut romand des sciences bibliques (IRSB), dont il est l’actuel Directeur]

Louer Dieu : c’est facile et compliqué « en même temps »

« Louez Dieu » ? Répondre à la question est un jeu d’enfant. Le vivre est plus compliqué…

« Louez Dieu », ça veut dire quoi ?

La réponse à cette question n’est pas difficile. Louer Dieu fait partie de notre vie : par son Esprit, Dieu fait monter en nous une reconnaissance de qui il est et pour qui il est. La louange est donc une attitude qui, tout à la fois, dit qui est Dieu et l’honore. C’est l’oeuvre du Saint Esprit en nous.

Nous trouvons dans les Ecritures plusieurs versets qui nous parlent de ce sujet :

  • Dans le Premier Testament, le livre de louange par excellence, c’est le livre des Psaumes. Les psalmistes invitent les fidèles à dire comment Dieu est bon, fidèle, puissant, miséricordieux et juste. Cet appel est lancé non seulement aux peuples, mais aussi à toute la création – les montagnes, la mer, la lune, les astres, le monde animal.
  • Dans le psaume 33, il est dit que la louange de Dieu est quelque chose qui est propre aux justes ; comme il est propre aux oiseaux de voler et aux poissons de nager, il est propre aux hommes droits de louer Dieu. Mais louer uniquement en paroles n’est pas ce que désire Dieu.
  • Dans le livre du prophète Esaïe, Il reproche à son peuple de le louer avec leurs bouches, tandis que leurs cœurs sont éloignés de lui (Esaïe 29:13).
  • Jésus reprend cette idée, en disant que « l’heure vient, et elle est déjà là, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité. En effet, ce sont là les adorateurs que recherche le Père » (Jean 4:23).
  • Dans ce même évangile, Jésus explique que le Père sera glorifié si nous portons beaucoup de fruit (Jean 15:8). Dieu attend donc de nous que nous le louions par nos actes. Et plus tard, l’apôtre Pierre écrira que même les non-croyants seront amenés à louer Dieu quand ils remarqueront notre « belle manière d’agir » (1 Pierre 2:12).

Alors, oui, il n’est pas si difficile de répondre à la question : « qu’est-ce que la louange? ». Ce qui est très compliqué, c’est d’appliquer cette réponse à notre vie de tous les jours.

La suite ici.