Aimez-vous les uns les autres

Ce passage de Jean 13v34-35 nous est tellement familier que l’on pourrait poursuivre notre parcours chrétien exactement comme Pierre dans cette conversation. Source : Rawpixel

Voici une contribution de notre « plume invitée » du jour. Merci à elle !

Jean 13v34-36 (Parole Vivante) : Je vous donne une directive nouvelle: aimez-vous les uns les autres. Oui, tel est mon commandement: comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres. La marque par laquelle tous les hommes pourront reconnaître si vous êtes mes vrais disciples, c’est l’amour que vous aurez les uns pour les autres. Simon Pierre lui demanda: Seigneur, où vas-tu?

Si nous avons choisi la transcription dynamique de ces paroles de Jésus données à ses disciples peu de temps avant d’être livré et crucifié, c’est pour attirer notre attention. En effet, ce passage nous est tellement familier que l’on pourrait poursuivre notre parcours chrétien exactement comme Pierre dans cette conversation : Il se croit prêt à « remuer ciel et terre » pour suivre Jésus mais ne prête pas vraiment attention à Ses paroles, ni à l’exemple qu’il vient de laisser en lavant les pieds de Ses disciples ! (voir aussi les v 12 à 17)
Ici, Jésus choisit de nous confier le moyen de Le suivre : l’amour fraternel. Si nous voulons Le suivre et « entrer dans notre destinée », alors la mise en pratique de ce commandement nouveau est la clef d’accès ainsi que l’oxygène indispensable pour cheminer en Christ. Le Premier Testament enseignait « d’aimer notre prochain comme nous-mêmes », ce qui semble difficile même pour le chrétien aguerri. Mais Jésus va plus loin en nous demandant d’aimer nos frères et sœurs en Christ comme lui-même nous a aimés. (Voir Jean 13v14 et 15 et Jean 15 v 8 à 10)

Alors devant cette impossibilité apparente, il se peut que nous inventions le chemin de « l’entre deux », nous imaginant que Dieu l’acceptera. Pourtant, il n’y a que deux chemins : l’étroit qui mène à la vie et l’autre qui mène à la mort. Peut-être nous mentons-nous à nous-mêmes, nous rassurant que nous faisons mieux que certains, pratiquant ainsi le péché d’orgueil spirituel ? Ou alors, nous donnons-nous des excuses en argumentant que tel frère ou telle sœur ne marche pas assez dans l’amour, ou la vérité, ou la sainteté ? Et qu’être dans sa proximité nous empêcherait de vivre une plénitude spirituelle, de trouver notre place ou de rentrer dans notre appel ? Quels mensonges! « Or si quelqu’un prétend aimer Dieu tout en détestant son frère, c’est un menteur. Car s’il ne peut aimer son frère qui est là sous ses yeux, il ne saurait aimer Dieu qu’il ne voit pas »(1 Jean 4 v20.Voir aussi chap 3 et 4 de l’épître)

Justement, Dieu a placé dans Son Corps juste à côté de nous, des membres différents, qui peuvent sembler plus faibles ou pénibles à supporter. Cela nous donne l’occasion de crucifier notre chair qui, ELLE, nous empêchera toujours de saisir notre destinée individuelle et collective. Ainsi, puisque nous faisons tous partie du Corps de Christ, étant des membres interdépendants, il s’agit  donc de vivre concrètement cet amour aussi bien avec tous les chrétiens (sans exception volontaire) de notre assemblée locale, de nos églises sœurs mais aussi des églises d’une même ville ou région, en nous donnant nous-mêmes les uns aux autres.

Saisissons donc le don de repentance sur ce point, par lequel Dieu nous donnera le moyen de mettre en pratique d’un cœur entier ce commandement « de nous aimer les uns les autres », à l’instar de Jésus.

(La Pep’sette, « Plume invitée »)

 

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