Aimez-vous les uns les autres

Ce passage de Jean 13v34-35 nous est tellement familier que l’on pourrait poursuivre notre parcours chrétien exactement comme Pierre dans cette conversation. Source : Rawpixel

Voici une contribution de notre « plume invitée » du jour. Merci à elle !

Jean 13v34-36 (Parole Vivante) : Je vous donne une directive nouvelle: aimez-vous les uns les autres. Oui, tel est mon commandement: comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres. La marque par laquelle tous les hommes pourront reconnaître si vous êtes mes vrais disciples, c’est l’amour que vous aurez les uns pour les autres. Simon Pierre lui demanda: Seigneur, où vas-tu?

Si nous avons choisi la transcription dynamique de ces paroles de Jésus données à ses disciples peu de temps avant d’être livré et crucifié, c’est pour attirer notre attention. En effet, ce passage nous est tellement familier que l’on pourrait poursuivre notre parcours chrétien exactement comme Pierre dans cette conversation : Il se croit prêt à « remuer ciel et terre » pour suivre Jésus mais ne prête pas vraiment attention à Ses paroles, ni à l’exemple qu’il vient de laisser en lavant les pieds de Ses disciples ! (voir aussi les v 12 à 17)
Ici, Jésus choisit de nous confier le moyen de Le suivre : l’amour fraternel. Si nous voulons Le suivre et « entrer dans notre destinée », alors la mise en pratique de ce commandement nouveau est la clef d’accès ainsi que l’oxygène indispensable pour cheminer en Christ. Le Premier Testament enseignait « d’aimer notre prochain comme nous-mêmes », ce qui semble difficile même pour le chrétien aguerri. Mais Jésus va plus loin en nous demandant d’aimer nos frères et sœurs en Christ comme lui-même nous a aimés. (Voir Jean 13v14 et 15 et Jean 15 v 8 à 10)

Alors devant cette impossibilité apparente, il se peut que nous inventions le chemin de « l’entre deux », nous imaginant que Dieu l’acceptera. Pourtant, il n’y a que deux chemins : l’étroit qui mène à la vie et l’autre qui mène à la mort. Peut-être nous mentons-nous à nous-mêmes, nous rassurant que nous faisons mieux que certains, pratiquant ainsi le péché d’orgueil spirituel ? Ou alors, nous donnons-nous des excuses en argumentant que tel frère ou telle sœur ne marche pas assez dans l’amour, ou la vérité, ou la sainteté ? Et qu’être dans sa proximité nous empêcherait de vivre une plénitude spirituelle, de trouver notre place ou de rentrer dans notre appel ? Quels mensonges! « Or si quelqu’un prétend aimer Dieu tout en détestant son frère, c’est un menteur. Car s’il ne peut aimer son frère qui est là sous ses yeux, il ne saurait aimer Dieu qu’il ne voit pas »(1 Jean 4 v20.Voir aussi chap 3 et 4 de l’épître)

Justement, Dieu a placé dans Son Corps juste à côté de nous, des membres différents, qui peuvent sembler plus faibles ou pénibles à supporter. Cela nous donne l’occasion de crucifier notre chair qui, ELLE, nous empêchera toujours de saisir notre destinée individuelle et collective. Ainsi, puisque nous faisons tous partie du Corps de Christ, étant des membres interdépendants, il s’agit  donc de vivre concrètement cet amour aussi bien avec tous les chrétiens (sans exception volontaire) de notre assemblée locale, de nos églises sœurs mais aussi des églises d’une même ville ou région, en nous donnant nous-mêmes les uns aux autres.

Saisissons donc le don de repentance sur ce point, par lequel Dieu nous donnera le moyen de mettre en pratique d’un cœur entier ce commandement « de nous aimer les uns les autres », à l’instar de Jésus.

(La Pep’sette, « Plume invitée »)

 

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Un verset et une question (2) : « Et nous, nous avons tout quitté et nous t’avons suivi. Qu’avons-nous donc à attendre ? »

Scène de « Lagaan »(« Once Upon a Time in India »), un film indien réalisé par Ashutosh Gowariker(2001)

« Et nous, nous avons tout quitté et nous t’avons suivi. Qu’avons-nous donc à attendre ? » (Matt.19v27)

Qu’avons-nous quitté, volontairement, pour suivre Jésus ? Pourquoi ?

Foireux liens de juillet-août(22) : « mission/démission », « réformer/déformer »

Les « Foireux liens » de l’été 2017 : une actualité placée sous le signe de la « réforme », laquelle soulève des protestations !

Voici nos « foireux liens » de juillet-août : il y sera question, entre autres, de « génération Y », de « super-pouvoirs », de réformes autour du code du travail en France et de la santé aux USA, et de la meilleure façon de la théologie avec le hand-spinner ! A lire, bien entendu pas « d’un seule traite » mais à votre rythme, pendant l’été.

 

1) Pourquoi la génération Y est-elle en train de démissionner ?

« Née dans les années 80, elle est réputée difficile à manager, à rester concentrée, accusée d’être instable, paresseuse même parfois, elle fait l’objet de diverses études cherchant à comprendre pourquoi elle rencontre tant de difficultés à s’intégrer en entreprise. Ceux qui la composent disent rechercher une mission davantage qu’un travail, un mentor plutôt qu’un chef et veulent avant tout avoir de l’impact, de l’influence dans ce qu’ils font. Quitte à prendre le risque de tout abandonner s’ils ne l’obtiennent pas. (…) La génération Y continuera de démissionner tant que l’on sera incapable de faire le bon diagnostic et réorganiser le travail de façon à s’adapter aux modes de vies d’aujourd’hui ».

« Je vais sauver notre mariage », « Tu vas arrêter de boire, de me tromper, de me battre et tu vas consulter? », « Mon Dieu non ! Je vais voter pour interdire le mariage gay ! »

2) « Dieu est-il homophobe » ? Un rapport soumis au vote du Synode de l’Église anglicane en 2016 réaffirmait la vue traditionnelle du mariage entre un homme et une femme. Ce rapport valorisait toutefois certains aspects de l’homosexualité. Sam Allberry, chrétien et pasteur, et aussi attiré par les personnes du même sexe, s’est réjouit du maintien de cette vue traditionnelle. Il s’inquiète pourtant devant la forte pression qui est faite pour permettre à l’Église anglicane de bénir les couples homosexuels. Il est l’auteur du livre Dieu est-il homophobe ?, paru aux éditions BLF le 15 juin 2017.

Écouter sa prise de position, à cette occasion, ici, dans cette vidéo.

Et lire le témoignage de celui « qui a su replacer l’attirance pour les personnes du même sexe dans la perspective d’une vie de disciple. Loin de présenter une injuste spécificité des personnes attirées par le même sexe, en réalité », Sam relève que la vie de disciple a un coût, « qui est le même pour tous » : renoncer à « laisser libre-court à ses convoitises en matière de désirs charnels ».

3) Qu’est-ce qui constitue une approche pastorale ? Ou qu’est-ce que signifie « être pastoral » ? Par Kevin DeYoung. Selon nous, une «approche pastorale» implique la douceur, la patience et beaucoup d’écoute. Si quelqu’un est «pastoral», il est relationnel, sensible et a un effet calmant sur le autres. Le « soin pastoral », cela suppose de réconforter les malades, rendre visite aux veuves et prêter une épaule pour pleurer. Ce sont tous de bons exemples qui qualifient un bon pasteur. (…) ‪Mais ces exemples ne viennent pas à bout de ce que la Bible entend par le «ministère pastoral». Nous ne devons pas permettre aux vertus douces du soin pastoral d’en éclipser les vertus dures, de sorte qu’une «approche pastorale» devienne synonyme de ce qui est inoffensif, thérapeutique et réconfortant….

4) « Vaincre les idoles cachées » : une méditation de 2 Rois 17v9-19 proposée par Laurent Descos, pasteur et blogueur : C’est donc « en secret » que les Israélites s’étaient bâti des hauts lieux, qu’ils s’étaient fait des pierres levées et des poteaux cultuels sur toutes les collines. Étonnant, n’est-ce pas ? En secret de qui, si c’était à la vue de tous ? En secret d’eux-mêmes ! Combien de compromis en effet, cachés à nos propres yeux, faisons-nous avec l’ennemi dans nos vies ?

« Grand pouvoir….grandes responsabilités ! » (Source : blog du SEL)

5) Des pistes d’action contre la pauvreté en dessinVoici la 3ème série de dessins que le SEL publie sur le sujet de la pauvreté. Après une série sur le combat contre la pauvreté et une autre sur les causes de la pauvreté, cette série a pour but de nous amener à réfléchir sur certains passages de la Bible. Bien souvent on les connait bien, mais on les applique peu… Que le Seigneur nous change, au moyen de ces dessins, pour nous amener à vivre une vie d’amour et de service auprès des autres !

6) L’intox du « grand remplacement musulman »L’Europe a peur. Un des épouvantails agité aujourd’hui par les partis xénophobes et nationalistes qui prospèrent sur le Vieux Continent est le « grand remplacement ». Décryptage par le sociologue Sébastien Fath.

 7) Vivre en « chrétien engagé » est-il (in)compatible avec un engagement d’homme politique ? Bien entendu, un chrétien peut s’engager en politique, s’il perçoit un appel particulier à ce sujet, et même, pourquoi pas, faire partie des hautes instances dirigeantes d’un parti. Néanmoins, personne ne devrait douter que sa foi est plus importante, à ses yeux, que la politique. Et comme par un fait exprès, l’éternel débat de la compatibilité de la foi chrétienne avec l’engagement politique me paraît être relancé par la récente décision de l’ « évangélique » britannique Tim Farron, qui est aussi le chef du parti libéral-démocrate. « Déchiré » entre sa foi chrétienne et son rôle d’homme politique, Tim Farron a finalement choisi…..de démissionner de ses fonctions, le 14 juin, à la surprise générale. Deux journalistes chrétiens, l’évangélique Henrik Lindell, pour « La Vie », et le catholique Pierre Jova, pour « Famille chrétienne », analysent l’un et l’autre les raisons dans deux articles complémentaires. 

8) Le chiffre insolite au second tour des élections législatives françaises- surtout postprésidentielles : 57 % d’abstentions. Ailleurs en Europe, l’élection nationale aurait été invalidée faute de participants !

9) « Un incroyable talent », et bientôt « des superpouvoirs ». Pour quoi faire ? (Publié avant les résultats des législatives). Le président Emmanuel Macron va obtenir « des super-pouvoirs que de Gaulle n’avait pas eus. Sa victoire annoncée est énorme. Pratiquement pas d’opposition ; une vie parlementaire circonscrite à des centaines de députés macroniens, au garde-à-vous dans les débuts ; néanmoins, des ordonnances pour mener au pas de charge des réformes graves dont il aurait fallu débattre. Jusqu’à quel point peut-on déréguler ? Peut-on accepter que ce gouvernement exhume le faux dogme du « ruissellement », selon lequel enrichir les plus riches finit par profiter aux pauvres ? Peut-on laisser plafonner les dommages-intérêts dus aux salariés abusivement licenciés (ce qui encouragera les abus) ? Voilà le genre de questions qui ne seront posées à l’Assemblée que par une poignée de gens, dans l’indifférence de l’énorme majorité », représentant « les heureux de la mondialisation ».

10)  Non à une République qui marche «au pas»! Une note de blogue publiée le 15 juin de Barbara Romagnan, député sortante candidate à sa succession…avant d’être « sortie » le 18 juin face à une candidate LREM : « En République, c’est le Parlement qui contrôle le Gouvernement, et non l’inverse. En République, c’est aux citoyens qu’il appartient de décider si les représentants sont dignes de confiance. En République, un député élu par des citoyens libres doit être une voix libre – et non pas la voix du Président. En somme, une République qui « marche », ce n’est pas une République qui marche « au pas ».

 

11) Faut-il assouplir le code du travail ? Flexibiliser le code du travail, comme le gouvernement projette de le faire à la rentrée, est-il efficace pour lutter contre le chômage ? En réalité, 30 ans de dérégulation n’ont pas réussi à endiguer le phénomène… Mais le mauvais procès instruit contre le code du travail est tenace. Explications en vidéo. Trois minutes pour comprendre.

12) Loi travail bis : La France va-t-elle suivre le modèle allemand et transformer ses chômeurs en travailleurs pauvres ? Après les lois Macron, Rebsamen et El-Khomri(1) sous le précédent quinquennat, le gouvernement d’Edouard Philippe prépare une réforme encore plus profonde du droit du travail(2), précédant une remise à plat de l’assurance chômage. Ce big bang annoncé a un modèle : les réformes « Hartz »(3), engagées en Allemagne au début des années 2000, aujourd’hui parées de toutes les vertus par de nombreux commentateurs avec, en apparence, l’un des taux de chômage les plus bas d’Europe. La réalité des chiffres montrent au contraire que ces réformes du marché du travail n’ont pas radicalement réduit le chômage et la sous-activité et, surtout, ont provoqué une explosion des travailleurs pauvres, dont le nombre est l’un des plus élevés d’Europe.

13) La libéralisation du transport ferroviaire « en marche », en France ? Deux sénateurs ont mis en chantier une proposition de loi qui pourrait encadrer l’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire de voyageurs. Une chose à ne pas faire, vu qu’au Royaume-Uni, « 20 ans après », « la privatisation des chemins de fer déraille » : Hausse incontrôlée du prix des billets, trains supprimés et réduction du personnel, conduisant près de deux Britanniques sur trois à souhaiter une renationalisation complète.

14) Pollution atmosphérique et hausse du prix des titres de transport en IDF :  Gel du tarif des tickets « origine-destination » et du ticket de métro, augmentation du Pass Navigo, ticket Mobilis « grande banlieue »… Voyager en illimité dans toute l’Île-de-France coûtera plus cher à partir du 1er août 2017. Le prix du Pass Navigo augmentera de 3% pour atteindre 75,20 euros contre 73 euros aujourd’hui, comme l’annoncera Valérie Pécresse, la présidente de la région d’IDF lors du conseil d’administration du Stif (Syndicat des Transports d’Île-de-France), le 28 juin prochain, dévoile Le Parisien mardi. Les usagers ne manqueront pas de s’interroger sur de telles hausses, alors que le service rendu ne s’est guère amélioré ces derniers mois. Et ce, alors que s’est déclenchée une nouvelle procédure d’information et de recommandation(4) par la préfecture de police, pour la journée du mardi 20 juin, en IDF, concernant la pollution atmosphérique, selon les données transmises par AIRPARIF.

 

« Jésus-Christ guidant Donald Trump dans son offensive contre l' »Obamacare » ? Un chromo délirant et inquiétant qui se propage sur la toile de façon virale depuis le 20/01/17 !

15)  USA : Comment Trump tente de défaire l’Obamacare…..

Les Etats-Unis détiennent deux tristes records. Celui des coûts de santé par habitant, qui s’élevaient à plus de 9 451 dollars en 2015, contre 3 612 dollars en France, selon l’OCDE. Et celui des inégalités de santé. C’est un pays riche en équipements de pointe pour soigner et réparer les corps. C’est en même temps un pays où des individus se retrouvent lourdement endettés après une opération chirurgicale dont le coût peut atteindre plusieurs dizaines de milliers de dollars. Alors que le président Donald Trump lance une virulente offensive législative pour revenir sur l’Obamacare, l’emblématique réforme du système de santé de son prédécesseur, essayons de comprendre ce qui se joue outre-Atlantique. Que peut-il advenir de ce système d’assurance maladie particulièrement complexe, à l’issue des manœuvres en cours ?

….. et se retrouve dans le bourbier de la réforme de santé : Après avoir promis d’abroger l’assurance santé mise en place par Obama, Donald Trump est confronté à la division des sénateurs républicains, et à l’opposition de citoyens (dont des handicapés) attachés à l' »Obamacare ».

16) Insolite(bis) : le « Covfefe Act » : Le député démocrate Mike Quigley a introduit une proposition de loi baptisée Covfefe Act (abréviation de Communications Over Various Feeds Electronically for Engagement ) !! L’objectif de cette proposition de loi est de modifier le Presidential Records Act pour y inclure les publications du Président des Etats-Unis sur les réseaux sociaux. Cela inclurait notamment les tweets publiés par Donald Trump et ses successeurs sur leur compte Twitter personnel. Ces publications ne pourraient ainsi plus être effacées et devraient être obligatoirement archivées en tant que communications présidentielles officielles, au même titre que les communiqués de la Maison Blanche et autres documents écrits.

Et pour finir :

17) Insolite (ter) : Faire de la théologie avec le « hand spinner » ? C’est possible !

 C’est le gadget à la mode : un petit objet que l’on fait tourner entre ses doigts et aurait des effets positifs contre le stress et pour la concentration. Vertus auxquelles on pourrait donc ajouter… la théologie trinitaire.

 

 

 

Notes : 

(1) Code du travail 2017 – PDF en ligneLe texte intégral du Code du travail de 2017, à jour de la loi Macron, de la loi Rebsamen et de la loi travail parues en 2015 et 2016, est librement téléchargeable ici sous la forme d’un fichier PDF de 3040 pages. Ce document comprend tous les articles figurant dans les parties législative et réglementaire du Code du travail. Vous pourrez notamment y retrouver les règles applicables au licenciement, au paiement du salaire, aux congés payés, à la période d’essai, à la procédure de rupture conventionnelle ou à la démission.

Important : le Code du travail a été modifié en profondeur en 2016 avec la nouvelle loi travail promulguée en août dernier. Pour en savoir plus sur les changements intervenus, voir loi El Khomri (loi travail) – Ce qui a changé. Le contenu du Code devrait à nouveau être grandement modifié en 2017 avec l’entrée en vigueur de la réforme du Code du travail voulue par Macron.

(2) Code du travail, la réforme Macron : Le président Macron souhaite que la réforme du Code du travail soit mise en oeuvre dès cet été 2017. Le point sur le contenu de cette réforme qui modifiera en profondeur le droit du travail français.

(3) La loi dite Hartz, du nom de Peter Hartz, ancien DRH de Volkswagen qui a dirigé la commission ayant concocté ces réformes sous le gouvernement du social-démocrate Gerhard Schröder. Trois autres réformes ont suivi, lesquelles se sont attaquées à l’assurance chômage, en réduisant la durée d’allocation et en renforçant les contrôles et la surveillance des chômeurs, et ont ouvert grand la porte au développement des emplois à bas-salaire. A noter que pour le sociologue Sébastien Fath, ce que Gerhard Schröder a accompli en Allemagne  est comparable, en dépit de différences notables, avec les propositions  qu’il estime « assez proches et profondément respectables » – et qu’il range sous la « bannière réformiste du courage politique » – d’ Emmanuel Macron et François Fillon, deux hommes selon lui « pondérés et très déterminés ».

(4) Pour en savoir plus sur la procédure.

 

 

A l’école de Jésus

« Mettez-vous à mon école », dit Jésus (Matt.11v29)

 

 

Paroles en musique de la chanson « A l’école de Jésus », tirée de l’album « Je suis petit et alors ? », de Noshame for Kids.
Compo G. Boucomont, arrangement J. Chaumont, Chant M. Arbaoui Westphal. Vous pouvez acheter le titre ou l’album sur http://PremierePartie.com ou toutes les plateformes en ligne.

Découvert sur cantiques.fr 

« Cherem »

¡No pasarán! Sachons dire non si nécessaire et faire preuve de discernement

« Cherem » : en hébreu moderne, le terme signifie aussi « boycott de l’inaccessibilité ».

…ou le « dévouement éternel ».

 

L’ordre donné par Dieu au roi Saül est clair : « Samuel dit à Saül : C’est moi que l’Eternel a envoyé pour t’oindre roi sur son peuple, sur Israël : écoute donc ce que dit l’Eternel. Ainsi parle l’Eternel des armées : Je me souviens de ce qu’Amalek* fit à Israël, lorsqu’il lui ferma le chemin à sa sortie d’Egypte. Va maintenant, frappe Amalek, et dévouez par interdit tout ce qui lui appartient; tu ne l’épargneras point, et tu feras mourir hommes et femmes, enfants et nourrissons, boeufs et brebis, chameaux et ânes ». (1 Sam.15v1-3. Voir Ex.17v8-16, Deut.25v17-19)

Saül remplit bien son contrat, mais en partie seulement : il « battit Amalek depuis Havila jusqu’à Schur, qui est en face de l’Egypte. Il prit vivant Agag, roi d’Amalek, et il dévoua par interdit tout le peuple en le passant au fil de l’épée. Mais Saül et le peuple épargnèrent Agag, et les meilleures brebis, les meilleurs boeufs, les meilleures bêtes de la seconde portée, les agneaux gras, et tout ce qu’il y avait de bon; ils ne voulurent pas le dévouer par interdit, et ils dévouèrent seulement tout ce qui était méprisable et chétif » (vv7-9).

Epargner les meilleures bêtes, alors que Dieu avait ordonné de les lui dévouer par interdit, n’est que « pure logique » à vue humaine. Car ce qui a été épargné n’est pas mauvais en soi, puisque susceptible d’être « utile » : sacrifice pour l’Eternel ou nourriture, et même-s’agissant du roi Agag-« trophée de guerre » pouvant signifier que la victoire a bien été remportée !

Sauf que… « la logique humaine » n’entre pas en compte ici. Seule compte la Parole de l’Eternel : « obéissance est meilleure que sacrifice » et « désobéissance est aussi coupable que la divination » !(vv22-23)

Le mot « interdit » se dit « Herem »(ou « Cherem ») en hébreu, généralement traduit par « dévoué », « interdit », « filet », « extermination », « destruction », « piège ». Il se rapporte à tout ce qui est éternellement dévoué, consacré à Dieu. Et ce qui est consacré à Dieu(un bien, par exemple) ne peut être repris. Car reprendre le « cherem », c’est voler Dieu.

Ex : Lévit.27v21, 28 : « Et quand l’acquéreur en sortira au jubilé, ce champ sera consacré à l’Eternel, comme un champ qui a été dévoué; il deviendra la propriété du sacrificateur(…)Tout ce qu’un homme dévouera par interdit à l’Eternel, dans ce qui lui appartient, ne pourra ni se vendre, ni se racheter, que ce soit une personne, un animal, ou un champ de sa propriété; tout ce qui sera dévoué par interdit sera entièrement consacré à l’Eternel ».

Ex : Deut.7v25-26 (relative aux idoles-appelées « choses abominables »-que l’on serait tenté d’introduire chez soi) : « Vous brûlerez au feu les images taillées de leurs dieux. Tu ne convoiteras point et tu ne prendras point pour toi l’argent et l’or qui sont sur elles, de peur que ces choses ne te deviennent un piège; car elles sont en abomination à l’Eternel, ton Dieu. Tu n’introduiras point une chose abominable dans ta maison, afin que tu ne sois pas, comme cette chose, dévoué par interdit; tu l’auras en horreur, tu l’auras en abomination, car c’est une chose dévouée par interdit ».

Il y a de quoi nous interpeller. Et cela m’interpelle particulièrement. A ce sujet, je ne suis pas encore « arrivé », mais suis « en chemin », comme vous. Cette question, sérieuse, vaut la peine d’être creusée, à la lumière de la Parole de Dieu. A moins de dire que « ces trucs juifs » ne nous concernent pas, nous chrétiens. Sauf que 1 Cor.6v19-20 nous le rappelle : « Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous ne vous appartenez point à vous-mêmes? Car vous avez été rachetés à un grand prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit, qui appartiennent à Dieu ».

Cela signifie que quelqu’un-le Seigneur Jésus-Christ-a payé un grand prix, à la croix, pour vous. Parce qu’Il vous aime et parce que votre vie est précieuse à ses yeux. Cela signifie que si Jésus est bien, outre « votre Sauveur », « le Seigneur de votre vie », vous n’avez plus de droit sur votre vie. Vous ne pouvez plus « faire n’importe quoi avec ». Votre vie, désormais entre les mains de Jésus, votre Seigneur, est maintenant « sainte » à Ses yeux (voir 2 Cor.5v15, Romains 14v7-8, Galates 2v20…)

Ce qui signifie qu’être chrétien, et donc « disciple de Jésus-Christ », n’est pas être « un touriste spirituel » ou un « dilettante », quelqu’un « qui joue au chrétien ». Vous n’avez certes « plus de droit sur votre vie », mais le Seigneur Jésus vous aime. Il connaît (et vous enseigne) la meilleure façon (la plus juste, la plus sage, qui ait du sens) de l’utiliser dans ce monde, pour Sa gloire et le bien des autres.

Nous n’avons qu’une vie, et la vie est courte : qu’allons-nous en faire ? Pour qui allons-nous vivre ? Sommes-nous décidés à relever le défi ?

 

Notes :

*On a vu en Amalek « la chair », l’ennemi de nos âmes, tout ce qui est en rébellion contre Dieu : http://www.preparezlechemin.com/article-16343155.html ; http://www.bibliquest.org/BriemC/BriemC-at02-Ch17_Amalek.htm

 

 

 

 

 

Kérygme*

« Qui disent les hommes que je suis », a demandé Jésus à ses disciples. Avant d’ajouter : « Et vous(mes disciples), qui dites-vous que je suis ? »(Marc 8v27-38)

« Le monde se divise en deux catégories », a dit un célèbre personnage de western spaghetti :
-D’un côté, « ceux qui disent » au sujet de Jésus. Peut-être faites-vous partie de cette catégorie…
-De l’autre, « les disciples de Jésus »(ceux que Jésus appellent « vous ») : en êtes-vous ?

Donc : Qui est Jésus-Christ, pour vous ? Qu’a-t-il fait pour vous ? Pourquoi(pour quelles raisons, par quel biais) le croyez-vous ?
Prenez le temps d’y réfléchir et d’y répondre !

Ensuite et une fois ensuite, consultez ces déclarations sur Jésus** :

Marc 8v29 ; Jean 1v1-36, 45-49 ; 11v27 ; Actes 2v22-40, 3v13-26, 4v10-12, 5v30-32, 13v23-39 ; Rom.10v9-13 ; 1 Cor.15v3-11….

Ainsi que ces déclarations de Jésus lui-même à son sujet :

Jean 3, 4v26, 58 ; 10 ; 12 ; 1415 ; Matt.12v22-30, 38-42

 


Notes :
* Billet inspiré par une conversation, lors d’une soirée « Cahiers libres », vendredi 13 juin.

**On peut avoir le nom de Jésus à la bouche, mais veillons à ne pas faire de Jésus, une « bannière sans contenu », nous met en garde Francis Shaeffer, dans son « démission de la raison » :

« Le mot(Jésus) n’est employé par (certains) théologiens(« de la mort de Dieu ») que pour ce qu’il évoque dans la mémoire de la race humaine.
Leurs théologies ne sont plus qu’un humanisme auquel le nom de Jésus sert de bannière, dont la signification est celle qui leur plaît.
(…)
Les « évangéliques » doivent se montrer prudents en face de certains d’entre eux qui affirment que l’important n’est pas de prouver la véracité
ou la fausseté d’une doctrine, mais « de rencontrer Jésus »[ou « de faire une expérience avec Jésus »]….Une rencontre avec Vishnu ne serait-elle pas tout aussi valable ? Et pourquoi ne pas chercher une telle « expérience », sans référence à quelque nom que ce soit, dans la drogue ?

J’en suis arrivé au point de craindre l’énoncé du mot « Jésus » – ce mot si rempli de sens, pour moi, à cause de la personne du Jésus de l’histoire et de son oeuvre –,car ce mot est devenu une bannière sans signification sous laquelle nos contemporains sont invités à se ranger.
N’étant plus soumis aux critères de la Parole de Dieu et de la raison, le mot sert à communiquer un enseignement contraire à celui de Jésus. (…)
Face à cette situation en rapide évolution, je me demande si Jésus ne pensait pas à cela lorsqu’il annonçait qu’à la fin des temps il y aurait d’autres Jésus.
N’oublions jamais que l’ennemi, c’est l’Anti-Christ, c’est-à-dire celui qui cherche à prendre la place du vrai Christ, et non une apparence illusoire.
Au cours des dernières années, ce « Jésus »-ci, déconnecté de l’Ecriture, est devenu l’ennemi du Jésus de l’histoire, le Jésus qui est mort et ressuscité,
et qui va revenir, le Fils éternel de Dieu. Soyons sur nos gardes.
Si les « évangéliques » se mettent, à leur tour, à accepter la dichotomie entre les deux « niveaux » de la connaissance et s’ils considèrent possible une rencontre personnelle avec Jésus en dehors de l’enseignement de l’Ecriture (même des parties vérifiables de celle-ci), ils se retrouveront, sans l’avoir voulu, prisonniers, avec la génération montante, du système moderne, système monolithique consensuel et englobant ».

(Francis Shaeffer. Démission de la raison. Chapitre 6-« La Folie », p 53-55
La Maison de la Bible, Genève 1971. Traduction revue : Pierre Berthoud, 5e édition, 1993)
A lire ici : http://www.samizdat.qc.ca/cosmos/philo/Demission_FS.pdf
Ou à se procurer là : http://www.maisonbible.net/mb3262/demission-de-la-raison

Soif d’utilité…

….surtout après un sentiment ou une expérience d’échec.

 

Note : Ce sujet a été proposé à des enfants/préados(10-14 ans), dans le cadre d’une leçon d’ « école du dimanche ». Néanmoins, il peut tout à fait convenir à des adultes réunis pour une étude de groupe.

Objectifs :

-Découvrir que le Seigneur Jésus s’intéresse avant tout « là où tu en es avec Lui »(si tu t’attaches à Lui)avant de te confier quelque chose(à faire)avec Lui et pour les autres.
-Une magnifique leçon de restauration et une toute aussi magnifique démonstration de l’amour de Jésus pour l’un de ses disciples.
-Qui peut être « utile » pour Dieu ? Comment et pourquoi ?

Accroche :

Faire jouer un sketch aux jeunes. L’histoire : un grand joueur de foot, renommé pour son talent et son honnêteté, a été accusé à tort par l’un des membres de son équipe(un proche, jaloux)d’avoir triché ou truqué un match. Les autres membres de l’équipe, qui sont aussi ses amis, l’abandonnent dans cette épreuve. Pire, son bras droit le renie au procès.
Plus tard, les membres de l’équipe ont arrêté le foot. L’ex bras droit décide de reprendre son ancien métier de pécheur en mer : six autres de l’ancienne équipe décident de l’accompagner. Mais la pêche s’avère infructueuse. A leur retour, quelqu’un les attend : leur ancien chef d’équipe. Comment celui-ci va-t-il les accueillir ? Et toi ? Comment accueillerais-tu tes anciens amis qui t’ont trahi, renié et abandonné ?

Lecture : Jean 21v1-22(not.v15-19)

Contexte :
Jésus est ressuscité. Il se montre à ses disciples à plusieurs reprises. Au v14 du dernier chapitre de l’évangile de Jean, nous apprenons qu’il s’agit « de la troisième fois ».
La première : aux disciples moins Thomas(absent) cf Jean 20v19v25
La seconde : huit jours plus tard, un dimanche, aux mêmes, plus Thomas
La troisième : dans le passage étudié(Jean 21v1-22)

Jésus est ressuscité et Il s’est montré au moins deux fois aux disciples. Ces derniers ont donc la preuve qu’Il est vivant. Pourtant, quelques-uns d’entre eux, emmenés par Pierre, décident de « retourner pécher » et donc de revenir à ce qui était leur première activité, avant que Jésus ne les appelle à Le suivre(cf Luc 5v1-11 ; Matt.4v18-22 ; Marc 1v14-20). Comme si cette période de trois ans avec Jésus(au cours desquels ils ont été témoins de ses miracles, ses enseignements…) n’avait qu’une « parenthèse » de leur vie. Comment cela se fait-il ? Découragement ? Constat d’échec ?(pour Pierre)

Premier temps : une pêche miraculeuse
Ils retournent(en arrière) pécher(ou reviennent à leur condition première de pécheurs !) : quel a été le résultat de leur activité nocturne ?(Jean 21v3-5). Pourquoi ?(Indice : Jean 15v1-6 – idée que, séparé de Jésus, toute entreprise est infructueuse, sans fruit)
A leur retour, quelqu’un sur le rivage. Les disciples ne savent pas qui c’est. L’inconnu leur donne un conseil. Ils obéissent, ce qui s’avère payant : une pêche miraculeuse, cf Luc 5.
L’un d’eux reconnaît le Seigneur. Pierre s’habille et se jette à l’eau pour rejoindre Jésus. Celui-ci les attend sur le rivage, ayant allumé un feu et préparé un repas pour eux. Les disciples s’approchent.

Deuxième temps : restauration de Pierre
Les disciples présents se retrouvent pour un temps particulier avec le Seigneur. Comment se sentent-ils, en sa présence ? Imaginez l’ambiance du repas ?
Tous l’avaient abandonné, mais Pierre l’avait renié trois fois. A ce propos, ce dernier a dû avoir un choc, puisque plusieurs éléments de la scène ont dû lui rappeler bien des souvenirs-certains douloureux pour lui.

Quels sont ces éléments (ceux qui viennent de se passer et ce qui se passe maintenant) ? Indices : Jean 21v6 (la pêche miraculeuse), 9 et 13(un feu de braises, du pain et du poisson préparés par Jésus), 15-17(les trois questions de Jésus)

Quels sont ces souvenirs douloureux pour Pierre ?
-La pêche miraculeuse rappelle la première à laquelle avait assisté Pierre en Luc 5v4-11, et, surtout, sa confession (v8)
-Le feu de braises rappelle un autre feu, celui du compromis, où Pierre était venu se chauffer avec les ennemis de Jésus pendant que son maître, arrêté, était interrogé, moqué et maltraité par les religieux. Cette même nuit où Pierre avait renié trois fois son maître, notamment avec imprécations ou jurons (Marc 14v71 ; Matt.26v74) : Jean 18v15-18, 25-27 ; Luc 22v54-62.
-Du pain et du poisson rappellent la multiplication des pains(Jean 6v1-13)par Jésus, qui, ému de compassion, avait nourri une foule affamée de 5000 personnes avec cinq pains et deux poissons.

Quel peut être le sentiment de Pierre, face à ces souvenirs ? Face à Jésus ? Que va lui dire Jésus ?
-Les trois questions de Jésus, comme insistantes (v15-17) lui rappellent ces trois fois où il avait renié son maître. Étudions ces questions et les réponses de Pierre(un dialogue qui a lieu en présence des autres disciples).
Lecture dans la version « Parole vivante », avec quelques modifications :

-Simon, fils de (Jonas), m’aimes-tu…plus que ceux-ci ?
-Oui Seigneur, tu sais bien que je suis ton ami
-Sois berger de mes agneaux
-Simon, fils de (Jonas), m’aimes-tu ?
-Oui Seigneur, tu sais que je suis ton ami
-Conduis (pais) mes petites brebis
-Simon, fils de (Jonas)….es-tu mon ami ?

Pierre est peiné de ce que cette troisième fois Jésus lui demande « es-tu mon ami ? »(es-tu attaché à moi ? Tiens-tu à moi ?) Il répond :
Seigneur, tu sais tout, tu sais que je suis ton ami.
-Sois un berger pour mes brebis

Remarques :
-Jésus appelle son disciple « Simon »(son vrai nom) et non pas Pierre(le surnom qu’il lui avait donné). Sans doute pour lui révéler ce qu’il est par nature, de lui-même(livré à lui-même cf Jacob et l’ange dans la Genèse)
Jésus utilise le mot grec « agapao »(« agapé ») pour dire « aimer » : c’est à dire un amour jusqu’au sacrifice(celui dont Dieu nous a aimé cf Jean 3v16 et 1 Jean 3v16, 4v9-10). Il ajoute « plus que ceux-ci ? » parce que Pierre, avant que Jésus soit livré et crucifié, s’était vanté de l’aimer jusqu’à la mort : Luc 22v33 ; Marc 14v29-31 ; Matt.26v31-35
-La réponse de Pierre : il l’appelle Jésus « Seigneur » et utilise à chaque fois le mot « phileo », moins fort qu’ « agapao », qui signifie « affection », « attachement », « amitié ». Il se rend compte qu’il ne peut pas aimer Jésus de cet amour de Dieu.
Mais « il est peiné » de ce que Jésus lui demande la troisième fois : « es-tu attaché à moi ? » Ou « es-tu mon ami ? »

Pierre peut-il prétendre même à cet amour-là, alors qu’il a renié…son ami ?
Pierre ne peut que se reposer sur Jésus, qui le connaît mieux que lui-même : « tu sais tout(mes manquements, mon infidélité, ma faiblesse, mon incapacité, ma réputation…), tu sais que je suis ton ami… » (et « je reconnais que je ne peux rien sans toi, sûrement pas diriger ma vie-ma barque-seul : Seigneur, prends en main la direction de ma vie-ma barque »)

Pierre est restauré, dans sa relation avec Jésus. Son attachement sincère(malgré ses manques) à Jésus est confessé, confirmé. Le maître peut donc le restaurer (le rétablir) dans le service qu’Il a prévu pour lui.

Quel service ? (Jean 21v15-17)
« Paître » les brebis, les agneaux (du Seigneur); « être un berger pour les agneaux »(du Seigneur)
Caractéristiques/qualités d’un berger et en quoi consiste le service de « paître » ?
Nourrir, guider, protéger, soigner et non « dominer sur » (cf Jean 10v1-4, 10-11, 14-15 ; Ezéch.34v11-16). Un service qui nécessite de la maturité, de la fidélité, de l’humilité, de l’amour et de la compassion.

Le caractère du service de l’appelé :
A la fois en rapport avec son domaine d’activité d’origine (« pêcheur d’hommes ») et éloigné (« pais mes brebis »). En fait, deux services complémentaires, à l’instar du métier de Jésus et ce qu’Il a été pendant son ministère terrestre (charpentier-construisant des maisons/ »Le Bon Berger »)
C’est ce que sera Pierre plus tard. Voici l’exhortation que lui-même donnera à d’autres bergers : 1 Pierre 5v1-4

"Comparaisons", par Andy Singer

« Comparaisons », par Andy Singer

Comment le serviteur inutile pourra-t-il être utile pour le maître ?
– En suivant personnellement Jésus, sans regarder(ou se comparer) aux autres (cf Jean 21v19-23)
-En s’attachant personnellement à Jésus (cf Jean 15v5)
-En se fiant, non à lui-même, mais à Jésus.

Important : Jésus s’intéresse davantage là où tu en es avec Lui, que de ce que tu prétends faire pour Lui. Car c’est de ton attachement, de ton amour sincère pour Lui que découle ton service pour lui et envers les autres. Plus tu aimeras Jésus, plus tu aimeras les autres et tu pourras les servir de la même façon que Jésus. : 1 Jean 4v7-11

Pierre sera-t-il capable d’ « aimer jusqu’à la mort », comme son maître ?
Apparemment oui : cf Jean 21v18-19
D’autant plus que, cette fois-ci, Pierre laisse vraiment ce qui aime le plus (son bateau, sa pêche) pour suivre Jésus. De même, Jésus « laisse » ce à quoi Il tient le plus, en les confiant à l’homme qu’il vient de restaurer et rétablir : ses brebis.

Les trois questions de Jésus à Pierre sont toujours d’actualité. Pour toi, qui veut servir Jésus, Celui-ci te demande : M’aimes-tu « plus que »…ce que tu aimes, tes ambitions…. ? M’aimes-tu sincèrement, sans te faire passer pour un autre que tu n’es pas…sans te vanter, malgré tes manques, tes défauts, tes faiblesses ?….Es-tu attaché à moi ? Es-tu mon ami ? Si oui, dit Jésus, alors, viens, suis-moi ! Tu seras utile avec moi et pour les autres !

 

 

A lire : Eph.2v8-10 ; Philémon v10-11(l’histoire d’un esclave inutile, qui a fini par bien porter son nom-« Onésime », qui signifie « utile »)

Quand lire l’étiquette ou l’emballage ne suffit plus

http://www.publicdomainpictures.net/pictures/10000/nahled/2614-1275330318vcZV.jpg Un "chrétien d'étiquette" : ça n'emballe pas !

http://www.publicdomainpictures.net/pictures/10000/nahled/2614-1275330318vcZV.jpg
Un « chrétien d’étiquette » : ça n’emballe pas !

Un geste écocitoyen simple consiste à lire les emballages des produits alimentaires que l’on achète.

Or, depuis le scandale de la découverte de la présence de viande de cheval dans des lasagnes pourtant étiquetées « pur boeuf », ce geste ne suffit plus.

De même, il ne suffit pas de revendiquer une étiquette « chrétienne », même s’il est toujours délicat d’affirmer qu’un tel n’est pas un « vrai » chrétien et donc susceptible d’être un « faux/mauvais chrétien ».

Pourtant, deux principes contenus dans la Bible, la Parole de Dieu(pour peu qu’on prenne la peine de la lire, et « pas en diagonale »), devraient nous aider à y voir clair :

« Dieu est amour »(cf 1 Jean 4v8) : on devrait donc reconnaître ses enfants comme ceux qui aiment(cf v7), comme on devrait reconnaître les disciples du Seigneur Jésus-Christ(ou ceux qui se revendiquent comme tels) « à l’amour qu’ils ont les uns pour les autres »(Jean 13v35).

« Et en ceci est l’amour »(le vrai) : « non en ce que nous, nous ayons aimé Dieu, mais en ce que lui nous aima et qu’il envoya son Fils pour être la propitiation pour nos péchés ». (1 Jean 4v10)

« Dieu est lumière et il n’y en a en Lui aucune ténèbres »(1 Jean 1v5) : Dieu ne triche pas, ne fait pas de compromis, ne se contredit pas avec Lui-même, et n’estime pas que « la fin justifierait les moyens ». On devrait donc reconnaître ses enfants(ou ceux qui déclarent Lui appartenir) comme « les « enfants de lumière », « marchant comme les enfants de lumière » qu’ils sont censés être et pratiquant « le fruit de la lumière : bonté, justice, vérité ».(Eph.5v8-9)

« Celui qui pratique la vérité vient à la lumière, afin que ses oeuvres soient manifestées, qu’elles sont faites en Dieu. »(Jean 3v21).

On ne saurait avoir l’un(l’amour) sans l’autre(la lumière), les deux étant indissolublement liés. Car « Celui qui dit qu’il est dans la lumière, et qui hait son frère, est encore dans les ténèbres. »(1 Jean 2v9 et ss)