La carte de l’Inconnu (celle que vous n’avez pas)

« Vous l’avez, la carte de l’inconnu ? » (Montage original par Jacques B.)

Un jour de soleil, j’arrivai avec mon neveu de 10 ans pour son cours de foot-bol.
A peine arrivé au terrain, il courut de l’autre côté du champ pour rejoindre une petite foule d’enfants réunis en cercle. Ces derniers criaient des noms que je ne pouvais pas comprendre. Au fur et à mesure que je m´approchais, l’un des noms est parvenu à mes oreilles : « Seigneur de la mort ! Ouais, trop bien ! Wesh, c’est la tête de la mort qui gagne ! »
J’ai été frappé ! Le coup de sifflet de l’entraineur a réveillé tout le monde, et les enfants se lancent et pendant 30 minutes ils courent avec un sourire aussi grand que leur sueur ! Fini le match, les enfants se réunissent rapidement au-dessous du toit. Ils s’installent par terre et de leurs sacs sortent des paquets de cartes ! « La pieuvre ! Lord Magus ! Soldat du trident ! Sorcière de Baal ! Zombie ! Troll vertigo ! L’aveugle tordu ! Angelo Furioso ! » Et j’ai crié : « LA CARTE DE L´INCONNU ! »
Les enfants se tournent vers moi avec les yeux grands comme des œufs ! Je leur dis : « vous l’avez, la carte de l’Inconnu ? »
-(L’un des enfants avec un T-shirt blanc) : il est comment, l’Inconnu ?
(silence)
– (Moi) Vous ne connaissez pas celui « qui a les yeux de feu ? (1) Par sa bouche sort une épée à double tranchant » (2) ?!
– (Enfant avec les yeux noirs) Quoi ?
-(Moi) L’Inconnu est celui qui vit au-dehors du temps et de l’espace, Il traverse le ciel et le centre de la terre jusqu’à l’extrémité de l’univers, il « monte sur un cheval blanc » indestructible et « derrière lui une armée de millions d’anges » (3) qui lui obéit, rien ne peut l’arrêter, rien ne peut le vaincre. IL est le tout-puissant ! (4) Quand il n’y avait rien de créé, Il était déjà là ! (5)
Leur regard était fixé et leur bouche ouverte…
-(Moi) Vous voulez connaitre le mystère de l’Inconnu ?
-Oui ! continue s’il te plaît (dit un jeune de cheveux frisés) et j’ai continué :
– (Moi) la carte de l’Inconnu a « un Nom qui est au-dessus de tous les autres noms » des autres cartes créées ! « IL est le Roi » sur toutes les cartes ; tous les démons, les zombies, les dragons et les géants « fléchissent leurs genoux devant Lui » et le reconnaissent comme Le Héros imbattable ! (6) Le prince de l’obscurité et le seigneur de la mort tremblent de peur et s’enfuient devant Lui ! (7) Il est la vraie lumière et son visage brille mille fois plus fort et plus puissant que le soleil ! (8) Son feu purifie et détruit tout ! Quand il avance, le ciel et la terre font silence !
(Silence)
– (Moi) Je vais vous dire son nom… c’est un secret qui vient du ciel…vous êtes choisis aujourd’hui pour connaitre le nom de l’inconnu… Approchez-vous !
(Ils s’approchent avec une soif curieuse et retiennent leur respiration)
– (Moi, je leur murmure) …Yeshoua
– Trop bien ! ça veut dire quoi ?
– Oui ! ça veut dire quoi ?
– (Moi) Sauveur… ça veut dire Yeshoua Le sauveur.
– Trop cool ! Et il a sauvé qui ? (a répondu le plus petit d’entre eux, placé à ma droite.)
– Wesh, il les gagne comment ses ennemis ? (enfant à chemise bleu)
– (Moi) Vous avez tous écouté le mystère de la carte de l’inconnu et son Nom révélé est Yeshoua, parce qu’il a sauvé ses amis et sa famille avec son sang ! (9) Car ses ennemis l’ont tué ! Il est mort pendant trois jours et trois nuits (10) …
– Quoi ? Wesh ! pour l’Inconnu !
– Pas vrai ! Je savais que quelque chose était pas bien dans ce truc…
-(Moi) Écoutez la suite ! L’histoire continue… Il a vaincu la mort ! (11) Il s’est réveillé avec toute la force et la puissance de la vie en Lui ! Il a pris la tête de la mort et il l’a écrasé ! (Geste avec mon pied) CRASH !!!
(Encore les yeux comme des œufs)
Si ça vous dit, je vous la raconterai le prochain samedi.
Et j’ai pris mon neveu, qui en me regardant, me demande :
– Tonton, tu en as une ?
– (Moi) une quoi ?
– (Neveu) …et bien une carte de Yeshoua pour gagner tout le monde !
J´l´a trouve comment ?
(Et je souriais).

« La carte de l’Inconnu » (celle que vous n’avez pas). Initialement parue sur Pep’s café le 20/12/17. Anecdote inédite et véridique racontée par Jacques Broquet, notre plume invitée que je remercie chaleureusement. Jacques est artiste chorégraphe, danseur, metteur en scène, père de 3 filles – Gabriela, Clara et Camila. Plus de 37 ans marié et heureux avec Adriana. Le nom inconnu du sauveur s’est révélé à lui et maintenant il vit dans le royaume de Yeshoua en France avec toute sa famille.

Notes :

(1) Apoc.1v14, 2v18 
(2) Apoc.1v16 
(3) Apoc.19v11, v14 
(4) Apoc. 1v8 
(5) Prov.8v23 et ss, Jean 1v1-2
(6) Philip.2v9-11, Apoc. 17v14, 19v16 
(7) Cf Col.2v15, 1 Jean 3v8, Jacq.2v19 
(8) Apoc. 1v16, Jean 8v12 
(9) Apoc.1v5 
(10) Marc 9v31 
(11) 1 Cor.15v4, 1 Cor.15v24-26, Hébr.2v14 , Apoc.1v18

Bien s’informer, c’est déjà s’engager

A quoi rends-tu ton cerveau « disponible » ?

Vous le savez sans doute déjà : une grande « bataille de l’information » se prépare en toile de fond de la présidentielle 2022.

Et ce, d’autant plus que le phénomène de concentration dans les médias en France [avec un risque d’interventionnisme de milliardaires propriétaires, pour tenter d’influer sur ladite élection ?] interpellent et inquiètent particulièrement les parlementaires français, au point d’installer une commission d’enquête ad-hoc du Sénat, dont la liste de ses membres a été officiellement arrêtée 18 novembre, en séance. Au total, 21 sénateurs vont être chargés durant plusieurs mois de « mettre en lumière les processus ayant permis ou pouvant aboutir à une concentration dans les médias en France et d’évaluer l’impact de cette concentration sur la démocratie ». Parmi les sujets d’actualité mis en avant dans l’exposé des motifs de cette commission, figurent le projet de fusion entre TF1 et M6 mais aussi les « nombreuses prises de contrôle directes » de médias par le groupe Bolloré, notamment dans le groupe Lagardère (Europe 1, Journal du Dimanche). Sont également mentionnés les anciennes acquisitions et participations du groupe Drahi (BFMTV, Libération ou encore L’Express) ou encore le mouvement de concentration à l’œuvre dans la presse locale. « La presse quotidienne régionale est désormais aux seules mains de cinq ou six acteurs », ont rappelé les sénateurs (1).

Il est donc vital de faire vivre l’écosystème des médias indépendants, non pas « d’opinion » ou véhiculant la vision du monde de tel magnat à la tête d’un empire médiatique, mais traitant sérieusement d’une information d’intérêt général pour contrer la saturation du débat public et proposer d’autres sujets que les obsessions identitaires et anti-immigrés (2).

Soutenir de tels médias indépendants qui reposent sur un modèle économique participatif, sans pub, sans subvention et sans actionnaires, c’est un outil de démocratie, et un bon moyen de s’informer et de débattre (3).

Comme l’explique Christophe Deloire, secrétaire-général de Reporters Sans Frontières (RSF), à France culture (4): « On a vu aux États-Unis ce que peut produire un champ médiatique totalement polarisé, où des médias servent tel ou tel candidat et ne sont plus au service de l’information ou de l’intérêt public, mais au service de visions du monde opposées. Un monde où les médias scandent ces visions du monde plutôt que de faire de l’enquête et du reportage, plutôt que de faire du journalisme. C’est un grand risque pour notre paysage médiatique de se retrouver dans une telle dérive, avec des conséquences démocratiques au bout du compte ».

Dans un contexte où l’on confond opinion/vision du monde avec information et où place est laissée à l’individu d’exercer en toute liberté sa propre rationalité et moralité, et puisque certaines chaînes de TV sont célébrées comme menant une oeuvre de « réinformation culturelle chrétienne » dans le grand public, il est essentiel de comprendre ce que l’on entend justement par « Christianisme », « chrétiens », ou « Evangile ».

Or, comme le souligne le « théologeek » Olivier Keshavjee dans une note de blogue (5), l’Église est vue comme une association volontaire de gens qui veulent promouvoir certaines valeurs pour eux-mêmes et la société. Ces valeurs seraient affaire de choix personnel, pas des faits que tout le monde doit accepter. Et donc le succès de ces valeurs dépendrait du nombre de ses adhérents. Vu ainsi, selon un certain point de vue, « l’évangélisation » serait alors l’effort de répondre à un certain déclin de civilisation, dans une obsession permanente identitaire « de pureté de la race ». Il en découle l’angoisse existentielle suivante : il serait alors impératif que nous réussissions, quitte à vendre un nouveau « sauveur », attendu comme le « messie » politique, « défenseur de la chrétienté » et censé « sauver la France », au risque d’être « perdus ». Imaginez alors une telle vision du monde véhiculée via une stratégie d’achat/de rachat de médias, allant jusqu’à soutenir une personnalité controversée, multi-condamnée pour provocation à la haine raciale, et pourtant candidat à la prochaine Présidentielle…..

Il est pourtant édifiant de constater que la première évangélisation du Nouveau Testament est l’annonce par Jésus-Christ, non pas de ce Christianisme « Canada Dry »[« la couleur et le goût », mais « pas le Christianisme » de la Bible], mais que le Royaume de Dieu s’est approché. Il ne s’agit pas d’une nouvelle ecclésiale, « identitaire », « exclusive », mais mondiale et publique. Ce n’est pas une question de « valeur », mais de « fait ». C’est une grande nouvelle, qui exige une réponse immédiate. 

Ce Royaume advient quand toute la volonté de Dieu est accomplie, quand sa justice est observée, quand son règne de paix devient réalité, ainsi que le prédisaient les prophètes de l’Ancien Testament. Jésus résume la nature de ce royaume en deux grands commandements : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée et de toute ta force », et « Tu aimeras ton prochain comme toi-même », soit deux priorités comme autant d’antidotes aux tentations du tribalisme, du nationalisme et d’un pseudo « christianisme » identitaire et d’exclusion.

Car : « Si nous aimons notre famille par-dessus tout, nous finirons par choisir le bien de notre famille au détriment du bien d’autres familles. Si nous aimons notre pays par-dessus tout, nous choisirons les intérêts de notre pays et nous ignorerons ceux des autres pays. Si nous aimons notre intérêt personnel par-dessus tout, nous choisirons de nous servir nous-même au détriment des besoins des autres. C’est seulement si nous aimons Dieu lui-même par-dessus-tout que nous pourrons aimer et servir tout le monde, toutes les familles, toutes les catégories, tous les peuples » (Jonathan Edwards, cité par Gilles Geiser, « un moi pour aimer l’essentiel », p 127)(6)

Jésus vient renverser l’ordre établi de nos vies pour y établir son règne de justice, de paix et de joie. Il attend le sacrifice de notre « oui » d’acceptation et nous invite à le suivre, comme à manifester que « le règne de Dieu s’est approché ».

Cela consiste à faire, au Nom de Jésus et à Sa suite, des choses significatives dans la vie des gens, portant un fruit immédiat dans leur vie : non pas rompre des lances avec des inconnus sur les réseaux @sociaux, relativement sur des sujets futiles ou clivants, ou servir de caisse de résonance à tous les tapages médiatiques, mais « guérir les malades, chasser les démons, purifier les lépreux et ressusciter les morts » (Marc 16v15-18Matt.10v7-8Luc 10v1-9.…), sans oublier : laver les pieds des autres croyants, prendre un repas en Sa mémoire, baptiser et enseigner les personnes, même issues des nations non juives, – aimer les ennemis….

Tout cela « au Nom de Jésus », le seul Seigneur, « Dieu sauve » mais aussi « Dieu élargit ». Et non pas « Dieu enferme » ou « nous nous enfermons » par crainte des autres (Jean 20v19). C’est ainsi que Jésus est venu aussi renverser les murs de séparation (ou de « confort » ?) (Eph.2v14 et ss), et non pour les renforcer ou en construire d’autres.

De tout temps et encore aujourd’hui, c’est au Nom de Jésus, avec amour et humilité, que les chrétiens agissent et font ce qu’ils ne sauraient pas faire par eux-mêmes : élargir l’horizon de leurs frères et/ou de leurs prochains en les faisant sortir de là où ils (se) sont enfermés, pour leur faire connaître « une vie (toujours plus) abondante », et autres choses significatives de nature à porter un fruit immédiat dans leur vie.

Profitons alors de cette période de fêtes de Noël et de fin d’année pour décoller nos yeux des discours politiques et faire une cure des chaînes d’opinion et autres plateaux TV, pour nous (re)plonger dans le message de l’Evangile et de la Bible :

« Jésus-Christ est venu pour détruire les œuvres du diable » (1 Jean 3v8), lequel est l’accusateur, le menteur, le diviseur et le meurtrier « dès le commencement ».

Jésus-Christ est le sacrifice ultime (Hébr.7v27), rendant vains et inutiles tous les discours et raisonnements du style « vous avez peur, vous avez raison d’avoir peur, on vous comprend, voici les bouc-émissaires ». 

Dieu, qui ne fait pas de favoritisme, est le Dieu des orphelins, des veuves, des pauvres et des étrangers (cf Deut.10v17-19). Nous ne sommes pas « ici chez nous » (justifiant que « d’autres » n’auraient pas leur place) mais bien « chez Lui », « comme des émigrants et des hôtes » (Lévit. 25v23).

« La véritable pratique religieuse » selon Dieu n’est pas «  saisir une bonne affaire, ni malmener ses employés », ou se quereller, se disputer, donner des coups de poing, mais plutôt, notamment : « libérer ceux qui sont injustement enchaînés, les délivrer des contraintes qui pèsent sur eux, rendre la liberté à ceux qui sont opprimés, supprimer tout ce qui les tient esclaves » (Esaïe 58v3-6. Voir aussi Jacques 1v27, pour « la vraie religion »).

Redécouvrons dans la Bible que l’accueil de l’étranger est une préoccupation transversale de l’Ancien Testament (cf Deut.10v17-19, Ps.146v9, Lévit.25v23, Ex.22v21, Deut.27v19….) et que la non stigmatisation des personnes (ou des groupes de personnes) est une préoccupation permanente du Nouveau Testament. Ainsi, par exemple, comme nous l’enseigne la généalogie de Jésus en Matt.1, le Messie n’est pas obsédé par « la pureté de la race » (7). Voir aussi Luc 9v51-56, 10v25-37 ; Eph.2v11-18…..

Souvenons-nous enfin, durant cette période de Noël, que Dieu est ancré dans le réel et nous a rejoints dans le réel, en Jésus-Christ, lequel est « la vérité » (Jean 14v6).

Méditons cette scène de « La Dernière Bataille », le dernier tome de la série « Les Chroniques de Narnia » de CS Lewis, où il y est notamment question de nains individualistes et sceptiques à un point qu’ils se retrouvent prisonniers dans une réalité alternative, « une prison mentale », celle qu’ils se sont forgée dans leur propre esprit. Ayant choisi « la rouerie plutôt que la foi » (ou la confiance), ils ne laissent plus personne les aider à discerner/reconnaître le réel [incapables de voir, sentir ou d’apprécier des mets succulents, persuadés de « manger du foin » ou de boire « de l’eau sale dans un auge qui aurait servi à un âne », quand il s’agit d’excellent vin dans une coupe d’or], « si soucieux de ne pas se faire avoir qu’on ne peut (plus) le leur faire savoir ».(CS Lewis. La Dernière Bataille, Les Chroniques de Narnia, T VII. Gallimard jeunesse 2008, folio junior, pp 169-175). Ils se retrouvent donc « immunisés » à la vérité, au réel.

Réajustons-nous donc dans notre rapport avec la vérité et le réel, sachant que « les faits résistent à l’interprétation, le réel résiste à l’imaginaire, et la loi résiste au désir » (8). Soyons de ceux qui aiment la vérité (2 Thes.2v10). Relisons 1 Jean 1v8 et ss qui concerne le rapport à la vérité, et la façon dont nous pouvons nous replacer dans la justice de Dieu en étant réalistes quant à ce que nous vivons vraiment intérieurement.

Et, particulièrement, reconnaissons nos limites, en réfrénant nos appétits. Apprenons de Moïse, qui a été un « géant ». Sauf que, « comme pour tous les humains, sa mission n’a pas été couronnée de succès à cent pour cent puisqu’il est mort à la veille d’entrer en terre promise. Il a eu du mal à accepter cet inachèvement, mais personne n’est immortel, tout le monde a ses limites. Chacun à un Jourdain qu’il ne franchira jamais ! » (9)

Notes :

(1) Le dossier « commission d’enquête sur la concentration des médias » est à découvrir sur Public Sénat. Avec des propositions pour réformer les dispositifs existants.

(2) A lire, cet excellent article de Caroline Bretones, intitulé « Qui a peur du grand remplacement »[ce vieux fantasme agité notamment par certains candidats à chaque élection] et publié sur le site des Attestants : « Cette peur tapie tout au fond de nous, vieille comme Caïn, qui nous fait voir en l’autre un danger plutôt qu’un frère et nous fait croire que notre place est menacée. L’étranger tout seul ne nous fait pas peur quand il s’agit d’une personne que nous pouvons identifier, accueillir, soutenir, aimer. Mais quand l’étranger se conjugue au pluriel, cette altérité nous questionne, nous déstabilise et nous inquiète. Parce qu’elle nous rappelle douloureusement que nous ne sommes pas capables d’assumer vraiment la diversité, qu’elle soit culturelle, ethnique, liturgique ou théologique ; mais plus encore, parce qu’elle vient questionner notre identité, tout autant que notre manque de convictions, d’enthousiasme et d’audace ».

(3) Parmi ces médias indépendants :

Bastamag, un média d’intérêt général, indépendant, sans publicité et en accès libre en ligne, investi sur les enjeux sociaux, écologiques et démocratiques. Un journalisme d’impact, nourri de reportages et d’enquêtes. [découvrir pourquoi et comment soutenir ce média, notamment via le moteur de recherche Lilo] ;

Brief Me, la newsletter qui nous donne rendez-vous chaque soir, par mail, pour tout comprendre des grands sujets de l’actualité, sans parti pris, de façon sobre et sans pub. L’accent est mis sur l’international, l’environnement et les technologies, avec une mise en avant des informations positives telles que des projets ou des initiatives permettant de trouver des solutions à des problèmes. Dans la perspective de la Présidentielle 2022, Brief Me propose également une édition spéciale, baptisée « Des idées pour la France ». Deux fois par mois, la rédaction de B‌r‌i‌e‌f‌.‌m‌e analyse une des propositions présentes dans le débat de la campagne, en nous expliquant le contexte de la proposition et en présentant les arguments pour et contre pour nous permettre d’affiner votre propre opinion.
Brief Me, c’est aussi, notamment une fois par mois un panorama, ou une synthèse complète sur un sujet d’actualité, qui le replace dans son contexte, en récapitule les grandes étapes et en explique les implications. Et encore : Brief Me éco et Brief Me science.

Il est possible de tester Brief Me gratuitement et sans engagement pendant 30 jours, comme de découvrir ses coulisses ici.

(4) Lire cet entretien sur le site de France culture

(5) Voir sur http://www.theologeek.ch/2015/02/27/evangeliser-dans-le-contexte-de-la-secularisation/

(6) Voir notre recension de cet ouvrage.

(7) Voir notre article à ce sujet

(8) Formule du Pasteur Boucomont, publiée sur son compte twitter (10/11/21)

(9) Antoine Nouis, Découvrir la Bible en 100 pages. Editions Bibli’O, 2021, p 24

« The Chosen », ou quand « le Verbe s’est fait chair et a habité parmi nous »

Bande annonce de la saison 1 de the Chosen

Vous n’y avez sans doute pas échappé : « The Chosen » est d’emblée présentée comme « la » première série multi-saisons phénomène sur la vie de Jésus-Christ et – particulièrement – de ceux qui l’ont rencontré et entouré durant son ministère public.

La trame de fond est l’Evangile selon Jean, avec d’autres scènes tirées des évangéliques synoptiques (Matthieu, Marc et Luc).

Sortie aux Etats-Unis en 2019, la série a trouvé son public outre-Atlantique, grâce notamment à un modèle de diffusion gratuite via la plateforme VidAngel et l’application the Chosen, soutenu par un financement entièrement participatif, et non par de grands studios américains. A ce jour, deux saisons de huit épisodes chacune sont disponibles. Une troisième est en cours de financement et devrait être visible en 2022. Sept, au final, sont prévues.

Réalisée par le chrétien évangélique Dallas Jenkins, dont le but est d’atteindre, à terme, un milliard de vues pour découvrir un « Jésus authentique », elle est considérée comme « une série catholiquement correcte » par le site web Le Verbe.com et a fait l’objet de commentaires favorables de la part d’autres médias catholiques, mais aussi de quelques sites protestants et évangéliques, dont TGC – Evangile 21.

En France, « The Chosen » est distribué par la société de distribution de films d’inspiration chrétienne Saje [lire l’interview de son directeur ici] et par la fondation ZeWatchers, qui investit dans des sociétés ou associations fondées par des chrétiens. Une première diffusion « en prime time » de la saison 1 à la télévision, sur une chaîne privée, est prévue durant les vacances de Noël, les 20 et 27 décembre 2021.

Certains reconnaissent en être devenus « accros », au point de visionner « en rafale » (ou d’une traite) plusieurs épisodes, voire même les deux saisons (8 épisodes chacun) actuellement disponibles en une nuit…. Et je #bingeJesus [littéralement « devenir obsessionnel pour Jésus »] est le hashtage promotionnel de la série !

Sinon, il est possible de visionner simplement et gratuitement, sans qu’il soit nécessaire de créer un compte, les premières saisons disponibles sur la plateforme VidAngel citée plus haut. Mais déjà, le premier épisode de la saison 1 (que j’ai vu, ainsi que les épisodes 2 à 8, et toute la deuxième saison, à ce jour, depuis samedi 18/12) permet de se faire une idée.

[La série est regardable en anglais sous-titrés. Pour sélectionner les sous-titres en français, disponibles parmi 100 autres langues, cliquer en bas, à droite, de chaque vidéo et choisir « french »]

Pour ceux qui s’apprêtent à visionner le premier épisode sans savoir à quoi s’attendre et en ayant en tête les adaptations précédentes de la vie et de l’œuvre de Jésus-Christ, il me paraît utile de les prévenir qu’ils risquent d’être surpris, vu l’angle choisi de la série. Celle-ci, très intelligente et subtile, est fort bien réalisée et interprétée avec justesse. Elle tourne autour des personnes évoquées dans les Évangiles, adultes et enfants, hommes et femmes, qui ont rencontré le Christ, tout à la fois « vrai Dieu et vrai homme », venu les rejoindre dans « le creux de leur vie », et montre en quoi leur vie a ainsi changé à son contact. De là certaines extrapolations qui ne sont pas dans les textes bibliques, mais aussi certains éléments intéressants et bienvenus de contexte politique et religieux de l’époque.

En cela, « The Chosen » est distinct des « 4 Évangiles, les films » (Lumno, 2014-2015 et édités en France par Bibli’O, en 2019, sous la forme d’un coffret de 4 DVD), lesquels proposaient déjà une expérience immersive pour découvrir la vie, les actes et les enseignements du Christ, avec le texte intégral narré, sans rien enlever/rajouter, et magnifié par l’image.

Certains dialogues ou choix narratifs de The Chosen peuvent surprendre, ou paraître très anachroniques, voire même franchement osés, mais la plupart sont bien vus et sonnent paradoxalement justes, avec une certaine cohérence et fidélité avec les Evangiles.

Alors, certes, on est tout à la fois en terrain connu et désarçonnés, puisque l’on retrouve Simon Pierre et André, Marie de Magdala, Matthieu, Nicodème, Jean le Baptiste, Thomas, Marie et Joseph….et Jésus, qui tarde à apparaître au début [par la suite, il se fera bien plus présent], dans des situations inattendues. Sont aussi surprenantes dans leur traitement et l’angle choisi, certaines scènes marquantes des Évangiles (ou susceptibles d’être connues de la plupart), telles que Jésus et les enfants(épisode 3 – mon préféré), la pêche miraculeuse (épisode 4), les noces de Cana (épisode 5), le paralytique conduit à Jésus (épisode 6), ou encore la rencontre nocturne entre Jésus et Nicodème (épisode 7).

Le déroulé de l’action peut être aussi difficile à suivre au début, et certains enjeux paraîtront complexes, voire incompréhensibles, pour qui n’est pas familier des Évangiles. D’où la nécessité de s’accrocher et/ou de se référer aux textes bibliques pour ne pas être perdu.

Au final, un parti pris artistique qui nous garde d’un Christ désincarné ou d’une lecture « mythologique, moralisante et édifiante » de l’Evangile, pour nous donner à découvrir la foi de gens réels, résultat d’une rencontre non moins réelle, dans des lieux réels, avec une personne bien réelle : Celui qui est « le Verbe (ou la Parole) fait chair » (Jean 1v14).

De l’aveu du réalisateur, l’idée est de donner envie à ceux qui connaissent (ou croient connaître) les Evangiles, comme à ceux qui ne les connaissent pas, peu ou mal, de s’y (re)plonger.

Néanmoins, une telle série peut-elle être de nature à rapprocher du Christ ?

A condition de bien faire la différence entre la réalité et la fiction, entre les choix artistiques, l’imagination et l’interprétation des scénaristes, et ce que dit vraiment le texte de l’Évangile.

Et à condition de ne pas passer tout son temps à « binger » [visionner d’une traite] cette série ;-), au point de devenir obsessionnel d’un produit artistique – « l’ombre » – qui deviendrait « culte » (un comble !), en oubliant Celui qui est la réalité, Christ – d’autant plus que 7 saisons sont annoncées (ce qui me paraît beaucoup), avec un premier tome du livre de la série !

Il s’agit en effet de se laisser rejoindre, dans notre vie réelle, non pas par un Christ d’une série télévisée, ou interprété par un acteur, aussi juste soit-il, mais par le Christ authentique des Evangiles et de la Bible, Celui qui est « le Dieu véritable et la vie éternelle » (1 Jean 5v20). Et ce, pour vivre une relation vivante et véritable, d’amour et de confiance, avec Lui, en découvrant à quel point que Dieu est concerné par toutes les réalités et qu’il n’y a pas de domaine de notre vie où Jésus-Christ ne règne pas.

The Chosen me paraît donc être une approche originale à tester et à découvrir. Mais je recommanderai toutefois de prendre le temps de lire ou de relire les 4 Evangiles, avant de commencer cette série, comme de revenir sur les textes déjà lus entre chaque épisode, pour mieux échanger ensuite en petits groupes ou entre amis.

En bonus, une scène de l’épisode 3 de la première saison, illustrant combien Jésus est l’ami des enfants et rappelant à quel point il convient d’être « comme les enfants », pour entrer dans le Royaume de Dieu (Marc 10v14) :

La grâce : (s’)en parler en large et en travers

Ceux qui sont remplis de l’Esprit Saint « se parlent et s’encouragent les uns les autres, par des psaumes, des hymnes et des cantiques inspirés par l’Esprit », pour chanter et célébrer le Seigneur « de tout leur coeur » (Eph.5v18-19). Pour quelle raison ? Pour la grâce, par exemple !

En effet, la Grâce est le message central de la Réforme, mais plus encore de la Bible, et de la prédication de Jésus-Christ ! Dans cette nouvelle vidéo Libérer!, voici les bons et les mauvais usages de la grâce, vus par des accompagnants spirituels. Par les pasteurs Caroline Bretones (EPU Marais) et Gilles Boucomont (EPU Belleville).

Plus d’infos sur le ministère Libérer!

Un Noël au goût de livres et de lectures !

Source image : rawpixel

Noël approche, synonyme pour les uns de solidarité, de convivialité et de partage, et pour d’autres, l’anniversaire du plus beau des cadeaux, dans une ambiance festive mêlée de lumières, de douceurs et de bonnes odeurs, de récits, de chants, et de musique. Il y en a pour tous les goûts !

Et si ce Noël était l’occasion d’inviter les enfants à vivre un Noël savoureux, au goût de livre et de lecture ? Donner du goût, c’est donner du sens. Ce goût ne demande qu’à être encouragé, ravivé, et stimulé, par de multiples rencontres avec le livre. En voici quelques-unes.

 « Au commencement était le verbe »

Les histoires répondent à un besoin aussi fondamental que la nourriture, et qui se manifeste de la même façon que la faim : « Raconte-moi une histoire », demande l’enfant. « Raconte-moi une histoire, s’il te plaît, papa ». Bien avant qu’il sache lire, vous pouvez lui lire des histoires à voix haute, et dialoguer avec lui au sujet du texte lu. L’enfant peut ainsi goûter le livre avant même de goûter la lecture.

Des expériences sensorielles

Un « vrai livre » dans les mains fait appel à tous les sens avant d’être porteur de sens. La manipulation du livre pendant la lecture est riche en informations sensorielles et motrices. Une étude de 2019 montre l’intérêt de privilégier la lecture de livres imprimés qui faciliterait la compréhension et la mémorisation de ce qui est lu.

Créer des occasions

Vous pouvez aussi créer avec votre enfant le rituel de l’emmener à la bibliothèque de votre quartier, aménager des coins lecture douillets et intimes à la maison, ou encore lui offrir un livre à Noël. Un livre en papier est un bel objet qui pourra être, plus facilement qu’une tablette, donné, prêté, ou judicieusement « abandonné », jusqu’à trouver « son » lecteur.

Lire des livres rend libre !

En latin, « liber » signifie « livre » mais aussi « libre ». Liberté par le livre ! Liberté de vivre sans risque des aventures extraordinaires, de réfléchir ou s’émouvoir pour des personnages quittés à regret, une fois le livre terminé, mais avec l’assurance de les retrouver à nouveau en recommençant sa lecture !

Des menus adaptés   

Donner le goût de lire comme on mange, en veillant à un menu varié et équilibré ! A quand une prescription de cinq bons livres, à l’image des « cinq fruits et légumes par jour » ?*

Le saviez-vous ?

Le jour de ses trois ans, le petit enfant juif mange des gâteaux de miel en forme de lettres de l’alphabet. Douce première lecture et douce entrée dans le monde des livres, dont il se souviendra longtemps !

*Suggestions de lectures et de livres à offrir :

L’amour de Dieu dans mon cœur, de Nadine Wickenden. Bibli’O, 2020 (2-5 ans).

Plus haut que le sommet des arbres, plus vif que les couleurs d’un arc-en-ciel, assez brillant pour éclairer un ciel noir, l’amour de Dieu est fabuleux. De manière poétique et rythmée, ce livre cartonné met en scène deux adorables lapins, Maxi et Mini, qui apprennent qu’avec l’amour de Dieu tout est possible.

Gustave perd le contrôle : quand tu as trop envie de quelque chose, de David Powlison. Excelsis (4-6 ans).

Ce livre joliment illustré invite les enfants à se souvenir que Jésus peut nous venir en aide quand nous sommes tentés. Gustave, le raton laveur qui raffole de tout ce qui est sucré, découvre ce qui arrive quand on a trop envie de quelque chose. Après l’avoir attrapé en train de voler des bonbons, son papa lui rappelle que la tentation peut être trop forte pour nous, mais qu’elle ne l’est pas pour Jésus. Gustave apprend ainsi qu’il peut compter sur Celui qui sera toujours son soutien.

Sophie la vache musicienne, de Geoffroy de Pennart. L’Ecole les loisirs, 1999 (6-8 ans)

Depuis toujours, Sophie régale sa famille et ses amis avec ses concerts. Tout le monde est donc très triste quand elle annonce qu’elle va se rendre à la ville pour participer à un concours de musique organisé par le roi. Mais ne participe pas à un concours qui veut… il faut faire partie d’un orchestre. Et n’est pas admis dans un orchestre qui veut… il faut appartenir à un clan. Pauvre Sophie ! Elle qui rêvait de faire de la musique pour la musique…

Pierre et sa montgolfière. Conte musical de Serge Hubert et Elvine. Scriptura, 2021 (6-10 ans)

Pierre est orphelin. Pour survivre, il ramasse des bouteilles dans la grande décharge en échange de quelques pièces. Un jour, il fait une découverte inattendue : une bouteille contenant une invitation pour le pays des Adoptés. Pierre s’embarque alors dans une formidable aventure pour rejoindre ce mystérieux pays. Parviendra-t-il au pays des Adoptés ? Et que trouvera-t-il au bout du voyage ?

La Bible Manga : le Messie, de Shinozawa Kozumi. BLF éditions, 2008 (10 ans)

L’histoire la plus extraordinaire jamais racontée… Au sujet de l’homme le plus controversé qui ait vécu… Sous la forme BD la plus populaire au monde !

Le Merveilleux voyage de Nils Holgersson à travers la Suède, de Selma Lagerlof. L’Ecole des loisirs, 2019 (10 ans)

Pour s’être moqué d’un lutin, Nils devient, à son tour, tout petit. Il décide alors de voyager à travers son pays, jusqu’en Laponie, tenant fermement par le cou Martin, un jars qui l’emporte dans les airs. Grâce à ce voyage, Nils va découvrir le monde et réfléchir à ses erreurs passées.

Ouvrages disponibles chez l’éditeur ou dans toutes les bonnes librairies.

Article initialement paru dans Croire et Vivre, décembre 2021, N°202, et complété par l’auteur pour l’occasion.

Réguler ou ne pas réguler, suspendre ou ne pas suspendre : Pour un réseau « vraiment social »…en 1883 !

« On t’a fait connaître, ô homme,ce qui est bien » (Michée 6v8). Source : Découvert sur le compte twitter de Gilles Boucomont (3 mai 2017)

Un abonné à un réseau social voit son compte suspendu : Twitter ou Facebook, 2021 ? Que nenni : le téléphone….en 1883 !

C’est ainsi qu’il n’y a « rien de nouveau sous le soleil » concernant le débat autour des enjeux de réguler les réseaux sociaux, tout en préservant l’idéal démocratique, comme en témoigne « Le téléphone et la morale », un texte paru anonymement en 1883 dans la revue Lyon médical et repris dans plusieurs périodiques dans les mois qui suivent.
Selon ce texte, paru quelques années seulement après l’invention du téléphone, « il s’est posé récemment en Amérique la question assez curieuse de savoir si un abonné au réseau téléphonique avait ou n’avait pas le droit d’employer, dans sa conversation, un langage trop fleuri d’épithètes malsonnantes et de jurons plus ou moins grossiers. L’abonné ayant résisté à toutes les sollicitations de la Compagnie, celle-ci prit le parti de lui supprimer la communication et fit un règlement interdisant l’usage de mots grossiers dans les conversations téléphoniques. L’affaire a été portée devant le tribunal, et la cour a donné gain de cause à la Compagnie, objectant avec raison que le téléphone était entre les mains d’un grand nombre de familles, qu’une conversation téléphonique peut arriver, par erreur, aux oreilles d’autres personnes que le destinataire, et qu’enfin les employés des bureaux téléphoniques sont, le plus souvent, des jeunes filles ou des dames d’excellente éducation auxquelles on devait le respect. La décision est juste autant que morale ; un instrument de civilisation comme le téléphone ne doit servir à propager électriquement qu’un langage plein de politesse et d’urbanité. » [Anonyme. Le téléphone et la morale. Lyon médical, 6 mai 1883, p. 477. Texte repris dans différentes publications comme L’Électricien du 15 juillet 1883 ; Le Moniteur industriel belge, n° 30, août 1883….]
Il faut savoir qu’à l’époque, les lignes téléphoniques pouvaient être partagées entre plusieurs abonnés. Le réseau n’était donc pas totalement privé, ce qui ne garantissait nullement l’intimité des conversations. Le procédé créait ainsi des réseaux sociaux téléphoniques qui n’étaient pas forcément désirés.

Plusieurs juristes de l’époque s’interrogent sur la légalité d’une telle suspension. Cette dernière serait-elle le signe que « l’esprit de tyrannie » squatterait le réseau téléphonique ? En 1884, Georges Vidal, professeur agrégé de droit à la faculté de Toulouse, discute dans « le téléphone du point de vue juridique » (Vidal, 1884-85) du statut légal et réglementaire de l’usage du téléphone par l’abonné : « il y a abus de la part de l’abonné lorsqu’il (…)s’en sert soit pour causer un préjudice à autrui, par exemple en communiquant une fausse nouvelle, en causant une émotion à des tiers, soit pour commettre un délit ou un acte immoral, par exemple en diffamant, injuriant, tenant des propos grossiers et immoraux, organisant un complot, excitant des mouvements révolutionnaires, facilitant la fuite, le recel d’un criminel ou de choses volées » (Vidal, 1884-85, p 308). A croire que ce texte ait été écrit dans les années 2020 !

Il est intéressant de noter que les conditions générales d’utilisation de 1883 prévoient de signaler, avertir, suspendre : l’usager du téléphone est d’abord signalé par les autres usagers et les employées de la compagnie téléphonique. Ensuite, la compagnie prend contact avec l’abonné, afin de lui rappeler les règles de politesse. Enfin, elle le suspend, énonçant un règlement à destination de l’ensemble des abonnés, afin de prévenir d’autres comportements du même type. Enfin, la régulation est confirmée au niveau judiciaire : après saisie de la justice par l’abonné suspendu [criant au « complot » ?], un tribunal confirme la sanction.

Aujourd’hui, les conditions générales d’utilisation des plateformes donnent le cadre de l’usage. Leur acceptation (obligatoire, mais que l’on ne lit jamais) par l’usager expose à une sanction de la part de la plateforme en cas d’infraction à des CGU. Les recours contre les réseaux sociaux restent rares. Ainsi, si ta vidéo publiée sur telle plateforme a été supprimée, n’y vois pas là une manifestation de « l’esprit de tyrannie » : c’est simplement que tu as cru (à tort) possible d’utiliser une plateforme sans lire et respecter son mode d’emploi, ainsi que ses conditions générales d’utilisation. Aujourd’hui, à l’heure des usages et mésusages, pour ne pas parler d’abus d’usages, des réseaux sociaux [qu’il s’agisse de l’internaute « lambda » ou « alpha » – tel un ancien chef d’État battu aux dernières élections], un texte comme « le téléphone et la morale » est utile pour montrer que dès le moment où l’usage de la communication par un réseau se répand, des questions légales et éthiques se posent obligatoirement. La conclusion de « le téléphone et la morale » annonce par ailleurs la netiquette proposée par Sally Hambridge en 1995, pour faire d’internet un réseau vraiment social. Le droit d’expression s’exerce ainsi dans le respect de l’éthique et des règles juridiques et une telle formation à l’éthique peut aussi passer par l’apprentissage de l’auto-régulation des usagers, pour un usage éclairé, libre, et donc responsable. 

En clair, « tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le vous-même pour eux (Matt.7v12) », « aime ton prochain comme toi-même » (Marc 12v31), et « ne devez rien à personne, sinon de vous aimer les uns les autres », y compris sur les réseaux, « car celui qui aime les autres a accompli la loi » (Rom.13v8). « L’amour ne fait aucun tort au prochain ; l’amour est donc le plein accomplissement de la loi »(v10).


D’après « Suspendre le compte d’un abonné et réguler les réseaux…en 1883 ! » un article d’InterCDI, Nov-Déc 2021, pp 11-14.

Il n’a pas de compte sur les réseaux @sociaux, mais….

Hier, les disciples de Jésus lui demandaient de leur apprendre à prier. Les disciples d’aujourd’hui lui oseront-ils lui demander de leur apprendre à Le suivre ? (Source : convergence bolcho-catholiques)

….cela ne vous empêche pas de le suivre !

A lire, en guise de méditations bibliques : Marc 1v16-20 et Matthieu 9v9.

A noter que le plus remarquable, dans les scènes décrites dans les versets ci-dessus, n’est pas la promptitude des personnes appelées par Jésus à le suivre, mais plutôt l’autorité de Jésus, lorsqu’il appelle des personnes à le suivre : Jésus appelle et aussitôt il est suivi. Cette autorité de Jésus est celle de Dieu, lequel a, dès le commencement, appelé ce qui n’était pas à l’existence et a été obéi ! Imaginerait-on une seconde la lumière refuser d’apparaître, à l’appel de Dieu ?

Aujourd’hui, si Jésus t’appelle, que fais-tu ?

Bonnes lectures et bonnes réflexions !

Noël : une bonne nouvelle pour les grévistes !

« Si vous voulez offrir un cadeau à Dieu ce Noël, sortez de la chaîne de montage du péché et n’y retournez jamais. Prenez votre place dans le piquet de grève de l’amour. Joignez-vous à la grève de Noël… ». Scène du film « Le Sel de la terre », de Herbert J. Biberman (1954)

« Le Fils de Dieu a paru afin de détruire les œuvres du diable. » (1 Jean 3v8)

Que veut Jésus, pour ce Noël ?

Vous avez bien lu : il s’agit en effet de ce que Jésus veut, et non de ce que nous désirerions pour Noël.

En clair, il s’agit pour nous de discerner quel cadeau offrir à Jésus à cette occasion et non d’en attendre, d’un hypothétique (faux) « Père Noël ».

L’Avent ou la période de l’attente de « l’arrivée » du Sauveur est censée être propice pour un tel exercice. C’est un temps pour adorer Jésus. Dans « La Bonne Nouvelle d’une grande joie » de John Piper, sorti en 2021 chez BLF, 25 méditations quotidiennes nous sont proposées pour nous aider dans cette préparation à recentrer nos regards et nos cœurs sur Jésus, notre plus beau cadeau, pendant la période de l’Avent. 

L’une de ces méditations est une savoureuse parabole, rappelant que Noël est aussi une bonne nouvelle pour…. les grévistes ! Jugez-en plutôt :

« La chaîne de montage de Satan produit des millions de péchés chaque jour. Il les emballe dans d’immenses avions-cargos et les transporte aux cieux et les répand devant Dieu en riant et riant et riant.

Certaines personnes travaillent à plein temps sur la chaîne de montage. D’autres ont quitté leur emploi là-bas et n’y reviennent que de temps à autre.

Chaque minute de travail sur la chaîne de montage fait de Dieu la risée de Satan. Le péché relève de Satan parce qu’il déteste la lumière, la beauté, la pureté et la gloire de Dieu. Rien ne lui plaît plus que lorsque les créatures ne font pas confiance et désobéissent à leur Créateur.

Par conséquent, Noël est une bonne nouvelle pour l’homme et une bonne nouvelle pour Dieu.

« C’est une parole certaine et entièrement digne d’être reçue, que Jésus-Christ est venu dans le monde pour sauver les pécheurs, dont je suis le premier. » (1 Timothée 1.15)

C’est une bonne nouvelle pour nous. « Le Fils de Dieu a paru afin de détruire les œuvres du diable » (1 Jean 3.8), lesquelles sont manifestes, vu que le diable est l’accusateur, le diviseur, le menteur et le meurtrier.

C’est aussi une bonne nouvelle pour Dieu. Noël est une bonne nouvelle pour Dieu parce que Jésus est venu mener une grève à l’usine d’assemblage de Satan. Il est entré directement dans l’usine, a appelé à la solidarité des fidèles et a commencé une grève massive.

Noël est un appel à se mettre en grève à l’usine de montage du péché. Pas de négociations avec la direction. Pas de marchandage. Juste une opposition résolue et inébranlable au produit. Nous ne participerons plus à sa fabrication.

La grève de Noël a pour but d’immobiliser les avions-cargos. Elle n’utilisera ni la force ni la violence, mais avec une dévotion inébranlable à la vérité, elle exposera les conditions destructrices de l’industrie du diable.

La grève de Noël ne cessera pas tant qu’un arrêt complet n’aura pas été opéré.

Quand le péché aura été détruit, le nom de Dieu sera entièrement exonéré. Personne ne rira plus.

Si vous voulez offrir un cadeau à Dieu ce Noël, sortez de la chaîne de montage du péché et n’y retournez jamais. Prenez votre place dans le piquet de grève de l’amour. Joignez-vous à la grève de Noël jusqu’à ce que le nom majestueux de Dieu soit blanchi, et qu’il se tienne debout glorieux parmi les accolades des justes ».

D’après John Piper – La Grève de Noël IN La Bonne nouvelle d’une grande joie : 25 méditations quotidiennes pour l’Avent. BLF éditions, 2021.

Ouvrage reçu gracieusement en service presse de la part de l’éditeur, que je remercie.

Comment l’accueilleras-tu ?

Quand « Dieu vient sur la Terre en mode silencieux » (Slam de Noël de Gilles Geiser, par ailleurs auteur de « Un Moi pour aimer l’essentiel »)

Longtemps attendu, il est finalement arrivé. Mais d’une manière tellement inattendue que très peu l’ont remarqué. L’Évangile nous dit qu’en venant dans ce monde – le nôtre – « il est venu chez les siens » (ou : « dans son propre bien »). Seulement, « les siens ne l’ont pas reconnu » et l’ont mal reçu (Jean 1v10-11).

Qui « il » ? Dieu, entrant dans l’histoire comme « une petite chose », un petit bébé.

A sa naissance, il y a :

-Ceux qui sont troublés (Matt.2v3)

– Ceux qui sont censés l’attendre et savent déjà où le trouver, mais qui s’en moquent (Matt.2v4-6)

– Ceux qui ne l’attendaient pas, mais qui sont venus de loin pour le voir et lui rendre hommage (Matt.2v1-2)

– Ceux pour qui la nouvelle est un grand sujet de joie et qui en parlent à tout le monde ! (Luc 2v20)

Et toi ? Comment l’accueilleras-tu aujourd’hui ?

Hannouka : la lumière de la résistance et de l’espérance

[Un clip amusant et sympathique sur ce temps de célébration de Hannouka]

Hannouka – la fête de lumières ou de la dédicace, a débuté le soir du 28 novembre, en même temps que le premier dimanche de l’Avent [ou « l’arrivée », un temps de préparation pour les chrétiens, à cette attente de Dieu entrant dans l’histoire comme « une petite chose », un petit bébé], et se déroulera jusqu’au 06 décembre au soir. Nos amis Juifs allument chaque jour une bougie sur leur  » Hanoukkia » ou chandelier à 9 branches. Ils utilisent pour cela la branche centrale (appelée le Shamash c’est-à-dire le  » serviteur ») qui sert à allumer les 8 autres, soit au total 9 bougies.

Ce chandelier est généralement posé sur le rebord d’une fenêtre et, comme les lumières de l’avent, égayent l’obscurité de la saison même si leur origine diffère l’une de l’autre.

Dans un article publié sur Le Verbe.com, Sonia Sarah Lipsyc(1) nous parle de cette fête, laquelle commémore un fait historique, à l’instar de Pourim et de Pessah (= la Pâque). Ce fait historique, qui a eu lieu au 2e siècle avant l’Ère chrétienne et qui a servi de base à la décision rabbinique d’instituer la fête de Hannouka, est relaté dans les Maccabées – livres qui n’ont pas été retenus dans le canon de la Bible hébraïque (et absents de la plupart des éditions protestantes de la Bible). Sinon, cette fête est mentionnée pour la première fois dans la Bible…dans l’Evangile selon Jean, chapitre 10, verset 22, dans le Nouveau Testament !

« Cette fête célèbre à la fois la révolte victorieuse des Juifs sur la terre d’Israël contre l’emprise gréco-syrienne de la dynastie des Séleucides et le miracle d’une fiole d’huile retrouvée intacte et, selon les normes du rituel, dans l’enceinte du second Temple de Jérusalem ». Pour le peuple Juif, c’est aussi un symbole de la lumière de la création. »Que s’était-il passé à cette époque qui justifierait que les Juifs s’en souviennent et le fassent savoir au travers de leurs rites depuis des millénaires ? »

Sonia Sarah Lipsyc nous explique que les Juifs « avaient perdu leur souveraineté nationale et devaient subir, pour user d’un terme contemporain, l’impérialisme culturel et religieux d’un empire païen. Pire encore, ils étaient victimes de persécutions religieuses tant à l’encontre de leur personne que de la tradition juive monothéiste qu’ils incarnaient. On leur interdisait ainsi sous peine de mort, l’étude de la Torah, la pratique du jour consacré du shabbat, la circoncision et le respect d’autres commandements. On les obligeait aussi, sinon ils risquaient la mort, de transgresser les injonctions et l’éthique de la Torah en voulant leur faire manger publiquement, par exemple, des bêtes interdites à la consommation (porc) selon les règles exposées dans le livre du Lévitique et explicitées par la tradition orale juive. Le Temple et son sanctuaire avaient étés profanés par l’introduction d’idoles ou par d’autres humiliations.

Alors se leva un vieil homme de la tribu des Lévis, celle qui était dédiée au service du Temple, le prêtre Mathitiyaou de la famille des Hasmonéens. Il s’insurgea contre cette occupation et ce pouvoir coercitif qui menaçaient la pérennité nationale et spirituelle du peuple juif. Lui et ses fils, dont Judah Maccabée, qui prit sa succession, ont lutté alors qu’ils étaient peu nombreux. Contre toute attente, ils ont vaincu les oppresseurs. Maccabée est le sigle de leur étendard à partir des mots hébreux : « Qui est comme Toi parmi les dieux, Dieu » (Ex 15v11).

Ils ont nettoyé le Temple mais n’ont trouvé, pour allumer comme il se doit le candélabre du sanctuaire, qu’une fiole d’huile pure qui, au lieu de brûler une journée, brûla huit jours, le temps d’en produire d’autre conforme aux prescriptions bibliques.

C’est pourquoi avant d’allumer ces lumières, les Juifs rappellent dans leurs bénédictions : « Béni sois-Tu, Éternel notre Dieu, Roi de l’Univers, qui nous a sanctifiés par Ses commandements et nous a ordonné d’allumer les lumières de Hanouka (…) qui a fait des miracles pour ceux qui nous ont précédés en ces jours-là, en ce temps-ci (…) qui nous a fait vivre, exister et parvenir jusqu’à ce moment ».

 Ils rappellent également dans leurs prières au cours de cette période : « Tu as livré les puissants aux mains des faibles, les nombreux aux mains du petit nombre (…) Alors vinrent Tes ouailles (…) qui allumèrent des lumières dans les cours de Ton sanctuaire et instituèrent ces huit jours de Hanouka, pour remercier et louer Ton grand Nom ».

De là l’essentiel de cette fête pour les Juifs, laquelle célèbre « une persévérance non seulement identitaire, mais aussi dans la foi, et la capacité d’une résilience ».

Toutefois, précise Sonia Sarah Lipsyc, « si la défense de ces valeurs passe parfois par les armes, elle ne doit pas occulter la force de l’esprit. Et c’est le sens de ce passage du livre du prophète Zacharie (Za 4v6) que l’on récite durant cette fête : « Ni par la puissance, ni par la force, si ce n’est par mon esprit ».

Hanouka est l’occasion de raconter des histoires de martyrs (= témoins), comme celle de Hanna et de ses sept fils qui ont accepté d’être assassinés plutôt que de transgresser en public l’un des commandements de la Torah (2 Macc.7). Cette martyrologie illustre ce choix, dans la tradition judéo-chrétienne, de mourir pour sa foi (cad plutôt que d’abandonner sa foi), à mille lieux de celui de mourir au nom de sa foi, en assassinant d’autres personnes.

Tout ceci n’est très joyeux, me direz-vous. Au contraire, ce qui prédomine dans la célébration de Hanouka, ce sont la joie et le côté festif !

« Après l’allumage des bougies que l’on met bien en évidence pour donner de l’écho à ces miracles, on mange des mets frits, en rappel de la fiole d’huile, comme des latkes (galettes de pommes de terre) ou des soufganyot (des beignets). De l’argent ou des cadeaux sont offerts aux enfants qui jouent avec des toupies portant les initiales hébraïques de « un grand miracle s’est produit là-bas ». Là-bas, c’est ici chaque fois que l’on met un peu plus de lumière dans l’obscurité ».

Ce miracle nous rappelle un plus grand miracle encore : celui de Jésus-Christ, « Emmanuel » ou « Dieu avec nous » (Matt.1v23), qui est venu dans ce monde comme « une petite chose » aussi insignifiante que la petite fiole d’huile, et qui est entré dans le Temple en proclamant : « je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera plus dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie » (Jean 8v12). En Lui en effet se trouve la véritable lumière.

Jésus est aussi le « Shamash », « le parfait serviteur », puisqu’il est venu, « non pour être servi mais pour servir et donner (sa) vie (une fois pour toute) en rançon pour plusieurs » (Marc 10v45, cf Jean 13 et Hébr. 9v28)

Demandons-lui d’allumer chaque jour sur le « Hanoukkia de notre cœur » une bougie supplémentaire, pour que sa lumière nous illumine davantage, et disons-lui avec foi : « Seigneur, je veux t’aimer aujourd’hui plus qu’hier et bien moins que demain » avec le secours de ta grâce. Aide-moi, je t’en prie, à t’aimer vraiment en esprit mais aussi en vérité, en gardant et pratiquant ta Parole. Ainsi, je veux aussi aimer mon prochain « plus qu’hier et bien moins que demain », de sorte que de plus en plus de personnes que je rencontre reçoivent Ta lumière ! »

Malgré la sécularisation et le sentiment matérialiste qui prévaut aujourd’hui, et alors que les enseignes lumineuses des villes nous souhaitent « de bonnes fêtes de fin d’année », sans la mention de Noël, ayons ou gardons confiance en l’irrésistible et extraordinaire nature du message d’espérance de la naissance du Messie et Sauveur Jésus, la raison d’être de cette fête de la lumière. Aucune action qui tente de supprimer, ignorer ou étouffer l’histoire de la puissance salvatrice divine n’aboutira et ne pourra diminuer cette grande espérance en Jésus annoncée au monde. Cette espérance enracinée en Dieu « venu en chair » (Jean 1v14) est une profonde réalité qui donne aux croyants la force de résister aux attaques du doute et de surmonter le désespoir du monde, déçu par les faux messies politiques, religieux ou scientifiques.

Appuyons-nous alors sur cette espérance pour parler de la puissance qu’elle contient à ceux qui ne la connaissent pas encore, tout spécialement en ce temps inédit de célébrations. Des vies seront changées. Peut-être la vôtre, vous qui nous lisez ?

« Que le Dieu d’espérance vous remplisse de toute joie et de toute paix dans la foi pour que vous abondiez en espérance par la puissance de l’Esprit Saint » (Rom.15v13).

Hag Sameah Hannouka ! [Bonne fête d’Hannouka !], en attendant de se souhaiter prochainement un « Joyeux Noël » !

En bonus : Chaque soir de cette semaine, retrouvez Juifs pour Jésus [qui attestent que Yeshouah est le Messie attendu] sur leur chaîne youtube autour de l’allumage des bougies de Hannouka, pour découvrir le sens profond de cette fête des lumières, porteuse d’Espérance.

Et avec ce clip du groupe…The Maccabeats !

Initialement publié sur Pep’s café! le 12/12/20, et mis à jour pour l’occasion.

Notes :

(1) Cf cet article « Hanouka, la fête juive des lumières » sur le site web du Verbe.

Sociologue, rédacteure en chef pour La Voix Sépharade, auteure et dramaturge, Sonia Sarah Lipsyc est également chercheuse associée à l’Institut d’études juives de l’Université Concordia.