« Le chrétien et sa mission pour les nuls »

 

 

Qu’est-ce qu’un chrétien ?

 

 

 

 
Un « protestant »(« uni »), un « protestant(évangélique) », un « catholique », un « orthodoxe » ? Un « (déjà)né (dans une famille)chrétien(ne) » ? Ou un « né(e) de nouveau » ?

A moins qu’un chrétien ne soit quelqu’un « qui connaisse son Dieu » ?…Son Dieu comme Père ?

Un chrétien est-il quelqu’un qui « fait pour être » ou

Lampe par bruna pires

Lampe par bruna pires

« qui fait parce qu’il est » ?

Qu’est-ce la « mission du chrétien », « petit Christ » ?
Qu’est-il appelé à « faire » ou… »à être », tout simplement ?

Un chrétien est un « porteur » et un « semeur d’espérance »(et pas « d’espoir »)

Certains Tools par Vinicius de Carvalho Venâncio Qu'est-ce qui est essentiel, dans la vie ?

Certains Tools par Vinicius de Carvalho Venâncio
Qu’est-ce qui est essentiel, dans la vie ?

Un chrétien est un « ustensile », dont la vie est utile et a du sens.
Il est un « témoin » de Christ :

celui qui fait les présentations(entre Dieu et celui qui ne connaît pas encore Dieu)
« Evangéliser » lui est(devenu) »naturel » : « une façon de vivre ».
Il est appelé « sel de la terre » et « lumière du monde » par le Seigneur Jésus(Matt.5v13-14).
Il est appelé à « proclamer » et à « affirmer » l’évangile, qui est la bonne nouvelle de Jésus-Christ.

A vous de poursuivre la liste, en développant ces termes et expressions.

En guise de réflexion supplémentaire sur cet inépuisable sujet, voici, non pas un « guide pour les nuls » sur « le chrétien et sa mission », mais le « Top des 10 » de Pep’s Café !
Le Top des 10 livres(en papier, avec des pages qui tournent et qui font du bruit), bien sûr : de quoi vous inspirer à l’approche de Noël ?
Certains sont encore accessibles, d’autres épuisés.

Sur ce, bonne lecture !

Avant toutes choses, lire ou relire le sermon sur la montagne de Jésus-Christ dans Matt.5-7. Puis les 4 évangiles.

« A qui est cet enfant ? » de Bill Wilson : tout a changé pour le jeune Bill, le jour où un homme s’est demandé en le voyant seul, abandonné : « à qui est cet enfant ? »

« L’Audace de la foi » d’Alfred Kuen (édition Emmaüs, 2002)ou l’histoire de Georges Müller, un homme de foi qui a su mener une vie utile et pleine de sens.

« Le chrétien et les défis de la vie moderne »(vol.1) de John Stott. Ed. Sator, 1987(collection alliance). Entre être « lumière du monde » et » sel de la terre », faut-il choisir ?

« L’Evangélisation personnelle », un dossier de « Promesses », revue de réflexion biblique.

« Just people », du Défi Michée : mener « juste » sa vie ou mener une vie « juste » ? Un ouvrage de formation et de réflexion destiné à aider les chrétiens et les Eglises intéressés par la problématique de la pauvreté et de la justice sociale à s’investir de manière plus concrète.

« La saveur partagée » de Rebecca Pippert(Ed. Farel) : « évangéliser » ou « communiquer sa foi », n’est pas du « marketing », mais quelque chose « que le chrétien ne peut pas ne pas faire » : l’évangélisation est quelque chose de « naturel », « automatique », « spontanée ». « Une manière d’être », avec Jésus Christ comme source. » Rebecca Pippert sera intervenante à la conférence : « évangéliser : mission impossible ?  » à l’institut biblique Emmaüs, en Suisse, du 31 janvier au 1er février 2014.

« Lire la Bible avec les exclus », de Bob Ekblad. Ed. Olivetan, 2008 : pour une lecture réellement libératrice de la Bible avec les exclus ou les « damnés de la terre »(détenus, drogués, travailleurs clandestins, mères seules…)

« La Force d’aimer », de Martin Luther King. Ed. Empreinte, 2013(nouvelle édition) : 17 sermons. « Nous ne devons pas être des thermomètres qui indiquent la température de la majorité, mais des thermostats qui transforment et règlent la température de la société. »

« Une vie qui parle »,  de Jim Petersen, ed. « les Navigateurs » : le titre dit tout. Comment « parler » de l’évangile à nos contemporains, dans une société sécularisée ?

« Le Royaume équilibrée de Dieu » de Richard Borgman. Ed. Le lion et l’agneau, 1995 : « Le Royaume de Dieu » ou « Son règne sur tous les domaines de la vie »… »Jésus-Christ, le souverain roi, et rien d’autre ».

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Assisterons-nous « les bras ballants » à la mort des associations en France ?

Bientôt, une France « privée »….de ses associations ?

En France, une simple circulaire peut menacer la liberté d’association, pourtant garantie par la constitution.

En l’interdisant purement et simplement ? Plus subtilement, en se livrant à une interprétation extensive(abusive ?) de la réglementation européenne.

C’est ainsi que la discrète circulaire Fillon (du nom de celui qui était premier ministre à l’époque) de janvier 2010(toujours en vigueur à l’heure actuelle) affirme que puisqu’elles exercent parfois des « activités économiques », les associations pourraient se voir soumises au droit commun de la concurrence et privées de subventions. Elles deviendraient alors de simples et banales entreprises, réduites à l’état de « prestataires de services », comme l’avait révélé Didier Minot en janvier 2011, dans un article intitulé « De la « concurrence libre et non faussée  : Menace sur la liberté d’association en France », pour « Le Monde diplomatique ».

« En signant cette circulaire, le gouvernement franchit une nouvelle étape, décisive, dans une politique qui vise à affaiblir et à banaliser les associations », dénonçait encore monsieur Minot, par ailleurs Président de Réseau des écoles de citoyens (RECIT) et animateur du Collectif des Associations Citoyennes (CAC).
Il a publié « Des associations citoyennes pour demain », aux Editions Charles Léopold Mayer, en septembre 2013.

Cette initiative gouvernementale est d’autant plus singulière « que la réglementation édictée par Bruxelles laisse à chaque Etat une marge d’interprétation que le gouvernement français se garde bien d’utiliser », explique l’article du « Diplo ». En effet, « elle ne s’adresse qu’aux services économiques d’intérêt général (SIEG), c’est-à-dire aux structures qui exercent régulièrement une activité commerciale sur un marché de biens ou de services. Ce n’est évidemment pas le cas de la plupart des associations ni, pour celles que cela concerne, de la totalité de leurs activités.

L’initiative du gouvernement touche particulièrement les 130 000 associations qui emploient entre un et neuf salariés, et au total 180 000 personnes, qui sont loin de toutes mener des activités économiques : la gestion d’un foyer rural, la défense du patrimoine ou le soutien à des malentendants ne consistent pas à « vendre régulièrement des produits sur un marché ». Il s’agit souvent d’un travail désintéressé effectué par des bénévoles.
En outre, la circulaire met en place un modèle unique de convention » qui pénalise les petites et moyennes associations. En revanche, les « grosses » associations »-environ 3000 qui emploient plus de 100 salariés (et 330 000 salariés au total), fonctionnant souvent comme des entreprises(…)sont avantagées par le dispositif gouvernemental.

Bref(…) c’est la définition même des associations, fondée sur la gestion désintéressée et l’engagement des membres, qui est niée(…) Sont frontalement remis en cause le principe de libre administration des collectivités locales (article 34 de la Constitution) – qui distribuent la plupart des subventions – et la liberté d’association garantie par la loi du 1er juillet 1901. Ce droit a été solennellement réaffirmé par le préambule de la Constitution de 1958 et il est singulier qu’une simple circulaire (peu médiatisée) puisse y porter atteinte ».

Cela, c’était « hier ». S’il y a eu et s’il y a encore des mobilisations* pour défendre cette liberté essentielle, on est en droit de s’étonner qu’elles soient si peu médiatisées. **

Et demain ?

30.000 à 40 000 suppressions d’emplois sont prévues en 2014 : c’est le « plan social invisible qui frappe le secteur associatif » qui compte plus d’un million d’emplois, nous informe Nadia Djabali dans un article paru sur Basta mag le 18 novembre 2013.
« Les raisons de cette gigantesque vague de licenciements ? La baisse des budgets des collectivités locales, qui n’ont plus les moyens de soutenir les associations. Et la politique de l’État, dans la continuité de la circulaire Fillon, qui oriente ses subventions et ses appels d’offre vers les plus grosses structures, transformées en prestataires de services. Une politique jugée « aveugle et suicidaire » par nombre de représentants du secteur. »

Un exemple éloquent de l’absurdité de cette politique, en parfaite continuité avec le précédent gouvernement, relevé dans l’article : les structures associatives les plus subventionnées en France se trouvent au ministère des Finances. En effet, la cantine de Bercy, comme le comité des œuvres sociales du ministère, bénéficient, en tant qu’associations, un total d’aides de 67 millions d’euros. Si l’on retire le demi-milliard d’euros ainsi consacré à des organismes para-publics ou de cogestion, il reste 700 millions pour les associations, orientés en priorité vers les plus grosses, les mieux à même de répondre à un appel d’offre.

Une politique(« donner plus à ceux qui ont déjà beaucoup ») contraire à ces principes bibliques : Nombres 35v8 et 1 Cor.12v23-24

L’enquête dans le détail à lire ici.

Celle-ci lue, que faire ?
On peut estimer qu’il y a des problèmes plus importants (famille, éthique, éducation…) dans notre pays, et dans le monde, que ce type de bouleversement. Et que l’on ne peut pas être sur tous les fronts. C’est sans doute vrai. Mais assisterons-nous « les bras ballants » à la perte de la liberté associative (dans son principe et son essence) et à la désagrégation, voire à la disparition du tissu associatif en France ? Assisterons-nous « les bras ballants » à une « France privée »…de ses associations ?

En attendant, le CAC, qui les mesure bien, lui, les conséquences, ne baisse pas les bras. Il poursuit et multiplie les actions, recense les associations en difficulté et a lancé un appel à mobilisation qui a recueilli 7 500 signatures dont une centaine de réseaux nationaux, 200 associations régionales et départementales, et plus de 700 associations locales. Et les signatures continuent d’affluer.

Sinistre perspective pour un secteur associatif déjà sinistré !

Sinistre perspective pour un secteur associatif déjà sinistré !

Une preuve de plus que le secteur associatif sinistré a un sinistre avenir devant lui ?

 

 

 

 

 

 

A lire :

La fameuse circulaire Fillon ;

Son analyse, par Didier Minot, qui souligne que le contenu du texte, et notamment ses annexes, nous montre que le gouvernement procède par antiphrases : le titre d’un texte énonce l’inverse de son contenu.
Une interview de Didier Minot, présentant l’initiative menée contre la mise en place de cette circulaire.

 

 

Notes :

* Ainsi, le CAC (Collectif des Associations Citoyennes), créé en 2010.

** « Relais médiatiques » en 2013.

« Le Premier jour de la semaine » : dimanche, pas lundi

Et alors ?

« Le soir de ce jour, qui était le premier de la semaine, les portes du lieu où se trouvaient les disciples étant fermées, à cause de la crainte qu’ils avaient des Juifs, Jésus vint, se présenta au milieu d’eux, et leur dit : La paix soit avec vous !
Et quand il eut dit cela, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent dans la joie en voyant le Seigneur ».(Jean 20v19-20)

Ce jour est le premier de la semaine : lundi ? Non ! le dimanche.

C’est le premier jour de la semaine que Jésus, mort et enseveli trois auparavant, est ressuscité, « selon les Ecritures » (Jean 20v9 et cf Luc 24v25-27, 44-47, 1 cor.15v3-4).

Et alors ? Et alors, voici les conséquences de la résurrection de Jésus :

Sors ! Tombes dans la roche par Petr Kratochvil

Sorti !
Tombes dans la roche par Petr Kratochvil

-Une évidence : il n’est plus dans le tombeau. Il n’est plus parmi les morts. Il n’est donc pas à chercher là.(cf Matt.28v6)

– Jésus ressuscité se manifeste à ses disciples dans la crainte, qui s’étaient pourtant enfermés à double tour. Il leur déclare : « la paix soit avec vous ! »

Jésus ressuscité transcende les barrières, dépasse les murs et nous rejoint là où nous (en) sommes. Il vient au milieu de nous nous apporter la paix : la paix avec Dieu, la paix de Dieu, établissant des relations nouvelles et meilleures avec ceux qui étaient dans la crainte, enfermés sur eux-mêmes.

« Sans justice, pas de paix ». Or, justement, Jésus est ressuscité « pour nous rendre justes ».

-Jésus est réellement ressuscité. Il montre à ses disciples « saisis de frayeur et d’épouvante », qui croyaient voir un esprit », les preuves de sa résurrection : « il leur montra ses mains et son côté »(Jean 20v20) et « il leur dit(…)Voyez mes mains et mes pieds, c’est bien moi ; touchez-moi et voyez : un esprit n’a ni chair ni os, comme vous voyez que j’ai. Et en disant cela, il leur montra ses mains et ses pieds. Comme, dans leur joie, ils ne croyaient point encore, et qu’ils étaient dans l’étonnement, il leur dit : Avez-vous ici quelque chose à manger ? Ils lui présentèrent du poisson rôti et un rayon de miel. Il en prit, et il mangea devant eux ».(Luc 24v37-43)

-Et donc, « Les disciples furent dans la joie quand ils virent le Seigneur »(Jean 20v20).

Rencontrer Jésus ressuscité procure la paix et la joie.

Rencontrer Jésus ressuscité marque le début d’une nouvelle naissance, une nouvelle vie.

Jésus ressuscité fait renaître ses disciples : Après ces paroles, il souffla sur eux, et leur dit : Recevez le Saint Esprit (Jean 20v20 : comparer avec Gen.2v7)et les équipe.

Il les équipe-« il leur ouvre l’Esprit »-pour comprendre les Ecritures, qui déclarent que « le Christ souffrirait et qu’il ressusciterait des morts le troisième jour », et que la repentance et le pardon des péchés seraient prêchés en son nom à toutes les nations, à commencer par Jérusalem »(Luc 24v45-47), pour faire d’eux « les témoins de ces choses »(v48)

 

Tout ceci s’est passé « le premier jour de la semaine ».

Et alors ?

Savez-vous que Jésus est mort pour vos péchés et ressuscité pour vous rendre justes ? (Rom.4v25)

Avez-vous fait cette rencontre avec Jésus ressuscité ?

Ce « premier jour de la semaine » est-il le premier d’une nouvelle vie, pour vous ?

Si c’est oui, vous n’avez peut-être pas vu Jésus, comme l’ont vu les disciples. Néanmoins, la Bible, Parole de Dieu, vous le déclare :

« Heureux ceux qui n’ont pas vu, et qui ont cru ! » (Jean 20v29)

« (Jésus)que vous aimez sans l’avoir vu, en qui vous croyez sans le voir encore, vous réjouissant d’une joie ineffable et glorieuse… »(1 Pierre 1v8)

 

Je suis l’Eternel, ton créateur et je choisis qui je veux : contesteras-tu avec moi ? (Lisons ensemble Esaïe/6)

Suite de notre lecture des chapitres 40 à 66 du prophète Esaïe, entamée ici.

Le principe est toujours le même ! lire attentivement le chapitre et être attentif à :
1)ce que nous apprend le chapitre sur la nature et la personne de Dieu ;
2)ce que nous apprend le chapitre sur la nature et le caractère de l’homme,
et enfin, 3)ce que nous apprend le chapitre sur les engagements de Dieu vis à vis de l’homme.

On notera que le dernier verset du chapitre 44 et le premier du 45 sont artificiellement séparés alors qu’ils se complètent, parlant du même personnage. Voici comment les lire ensemble :

« Et je (l’Éternel) dis de Cyrus : « C’est mon berger, et il accomplira tout ce que je désire ».
Il dira de Jérusalem : « Qu’elle soit rebâtie », et il dira du Temple : « Posez ses fondations ! »
Ainsi dit l’Éternel à son oint, à Cyrus, qu’il a pris par la main pour abaisser les nations devant lui et désarmer les rois,
 pour ouvrir devant lui les deux battants afin qu’aucune porte ne lui reste fermée » (Ésaïe 44.28-45.1).

Concernant ce chapitre bien curieux, voici quelques suggestions d’étude supplémentaires :

Qui est ici « l’oint de l’Eternel » ? Que signifie « oint » ?
Celui qui est « oint », choisi par Dieu, s’en doute-t-il, ou est-il « loin de s’en douter » ?
Pourquoi mettre par écrit le nom de ce roi, choisi par Dieu pour être le libérateur de son peuple plus d’un siècle avant sa naissance ?

Comparer avec cette autre prophétie, qui annonce 700 ans à l’avance la venue d’un autre libérateur(Es.7v14 et voir aussi Es.9) :
Ce libérateur-là une fois né sait-il qu’Il est choisi par Dieu ? (Lire les 4 évangiles : Matthieu, Marc, Luc et Jean pour le découvrir)

Bonne lecture et bonne étude !

Esaïe 45
1    Ainsi dit l’Éternel à son oint, à Cyrus, dont j’ai tenu la droite pour soumettre devant lui les nations;… et je délierai les reins des rois, pour ouvrir les deux battants devant lui afin que les portes ne soient pas fermées:
2    Moi, j’irai devant toi, et j’aplanirai les choses élevées; je briserai les portes d’airain, et je casserai les barres de fer;
3    et je te donnerai les trésors des ténèbres et les richesses des lieux cachés; afin que tu saches que moi, l’Éternel, qui t’ai appelé par ton nom, je suis le Dieu d’Israël.
4    A cause de mon serviteur Jacob, et d’Israël, mon élu, je t’ai appelé par ton nom, je t’ai donné un nom, et tu ne me connaissais pas.
5    Moi, je suis l’Éternel, et il n’y en a point d’autre; il n’y a point de Dieu si ce n’est moi. Je t’ai ceint, et tu ne me connaissais pas;…
6    afin qu’ils sachent, depuis le lever du soleil et depuis le couchant, qu’il n’y en a point hors moi. Moi, je suis l’Éternel, et il n’y en a pas d’autre,
7    -moi qui ai formé la lumière et qui ai créé les ténèbres; qui fais la prospérité, et qui créé le malheur: moi, l’Éternel, je fais toutes ces choses.
8    Cieux, distillez d’en haut, et que les nuages fassent ruisseler la justice; que la terre s’ouvre, et que, à la fois, le salut se produise et la justice germe! Moi, l’Éternel, je l’ai créé.
9    Malheur à celui qui conteste avec celui qui l’a formé! Qu’un tesson conteste avec des tessons de la terre…! L’argile dira-t-elle à celui qui la forme: Que fais-tu? – et ton oeuvre: Il n’a pas de mains?
10    Malheur à celui qui dit à son père: Qu’as-tu engendré? et à sa mère: Qu’as-tu enfanté?
11    Ainsi dit l’Éternel, le Saint d’Israël, et celui qui l’a formé: Enquérez-vous de moi touchant les choses à venir; commandez-moi à l’égard de mes fils et à l’égard de l’oeuvre de mes mains.
12    Moi, j’ai fait la terre, et j’ai créé l’homme sur elle; c’est moi, ce sont mes mains qui ont étendu les cieux, et j’ai ordonné toute leur armée.
13    Moi, je l’ai suscité en justice, et je rendrai droites toutes ses voies: lui, bâtira ma ville, et renverra libres mes captifs, sans prix et sans présent, dit l’Éternel des armées.
14    Ainsi dit l’Éternel: Le travail de l’Égypte et le gain de l’Éthiopie et des Sabéens, hommes de haute taille, passeront vers toi et seront à toi. Ils marcheront après toi; ils passeront enchaînés, et se prosterneront devant toi; ils te supplieront, disant: Certainement Dieu est au milieu de toi; il n’y en a pas d’autre, point d’autre Dieu…
15    Certes, tu es un Dieu qui te caches, le Dieu d’Israël, le sauveur…
16    Ils auront honte, et seront aussi tous confus; ils s’en iront ensemble avec confusion, les fabricateurs d’idoles.
17    Israël sera sauvé par l’Éternel d’un salut éternel; vous n’aurez pas honte et vous ne serez pas confus, aux siècles des siècles.
18    Car ainsi dit l’Éternel qui a créé les cieux, le Dieu qui a formé la terre et qui l’a faite, celui qui l’a établie, qui ne l’a pas créée pour être vide, qui l’a formée pour être habitée: Moi, je suis l’Éternel, et il n’y en a point d’autre.
19    Je n’ai pas parlé en secret, dans un lieu ténébreux de la terre; je n’ai pas dit à la semence de Jacob: Cherchez-moi en vain. Je suis l’Éternel parlant justice, déclarant ce qui est droit.
20    Rassemblez-vous et venez, approchez-vous ensemble, réchappés des nations! – Ils n’ont point de connaissance, ceux qui portent le bois de leur image taillée et présentent leur supplication à un Dieu qui ne sauve pas.
21    -Déclarez, et faites-les approcher! Oui, qu’ensemble ils consultent! Qui a fait entendre cela d’ancienneté? Qui l’a déclaré dès longtemps? N’est-ce pas moi, l’Éternel? Et hors moi il n’y a pas de Dieu; – de Dieu juste et sauveur, il n’y en a point si ce
22    Tournez-vous vers moi, et soyez sauvés, vous, tous les bouts de la terre; car moi, je suis Dieu, et il n’y en a pas d’autre.
23    J’ai juré par moi-même, la parole est sortie de ma bouche en justice, et ne reviendra pas, que devant moi tout genou se ploiera, par moi toute langue jurera.
24    En l’Éternel seul, dira-t-on, j’ai justice et force. C’est à lui qu’on viendra, et tous ceux qui s’irritent contre lui auront honte.
25    En l’Éternel sera justifiée et se glorifiera toute la semence d’Israël.

Du « Hollande bashing » à la télévision iranienne : et si on allait au-delà du « voile » ?

« Et nous ne faisons pas comme Moïse, qui mettait un voile sur son visage, pour que les fils d’Israël ne fixassent pas les regards sur la fin de ce qui était passager.
Mais ils sont devenus durs d’entendement. Car jusqu’à ce jour le même voile demeure quand, ils font la lecture de l’Ancien Testament,
et il ne se lève pas, parce que c’est en Christ qu’il disparaît.
Jusqu’à ce jour, quand on lit Moïse, un voile est jeté sur leurs coeurs ;
mais lorsque les coeurs se convertissent au Seigneur, le voile est ôté.
Or, le Seigneur c’est l’Esprit ; et là où est l’Esprit du Seigneur, là est la liberté ».(2 Cor.3v13-17)

« Christine Boutin, voilée sur une chaîne iranienne » :
Christine Boutin et Jean-Claude Martinez se sont livrés mardi 12 novembre à une attaque en règle de François Hollande sur une chaîne d’information internationale iranienne diffusée en langue anglaise.
Dans l’émission, Christine Boutin apparaît voilée…

Et c’est tout. Tel est la brève très brève et très « neutre », datée du 22 novembre 2013(avec un lien vers une vidéo publiée sur le site du Figaro) que consacre le blog « actualités chrétiennes » à cet événement.
Une brève plutôt préoccupée par l’anecdote du voile, puisque l’on retrouve ce terme deux fois : une fois dans le titre et une fois dans le corps de la brève.

Cette histoire de "voile" : du vent !

Cette histoire de « voile » : du vent !

Mais, puisque l’on attend d’un journaliste qu’il explique, décrypte, et nous donne à comprendre, il aurait été plus pertinent d’expliquer ou de préciser que « La télévision iranienne exige que les femmes, qu’elles soient étrangères ou non, se drapent d’un voile pour respecter les bonnes mœurs ». Il s’agit là d’« un choix de cohérence » pour madame Boutin, « qui s’était opposée à la loi sur le voile et avait soutenu le choix d’une candidate NPA (extrême gauche) d’apparaître voilée », comme le rappelle le Huffingtonpost.
Mais il aurait été encore plus pertinent de se questionner quant à la pertinence de l’intervention de Mme Boutin sur Press TV, une chaîne de télévision, par ailleurs créée en 2007 sur le modèle de Russia Today, par l’État iranien et opérée par l’Islamic Republic of Iran Broadcasting(IRIB). Press TV s’était fait retirer sa licence par le Royaume-Uni en janvier 2012 pour manque d’indépendance éditoriale par rapport à Téhéran. « La chaîne satellitaire relaye à l’envie la propagande radicale du régime iranien, versant fréquemment dans le conspirationnisme à caractère antisémite. Press TV accuse ainsi régulièrement les Juifs d’avoir organisé les attentats du 11-Septembre, d’être derrière la crise financière ou, plus récemment, d’avoir commandité la tuerie de l’école de Sandy Hook. Elle accueille également sur son antenne plusieurs propagandistes négationnistes. Elle compte enfin au nombre de ses collaborateurs réguliers l’ancien député britannique Derek Conway, l’ex-maire de Londres Ken Livingston, le leader du Respect Party, George Galloway, ou encore l’islamologue suisse Tariq Ramadan ».

Car quitte à respecter les traditions, pourquoi ne pas respecter celle pourtant en usage pour les responsables politiques de ne pas critiquer leur pays lorsqu’ils sont à l’étranger ? « Qui plus est lorsque celui-ci est engagé dans un bras de fer international ? »

Car, précisons-le, le Président François Hollande, cible des attaques de Mme Boutin, est partisan d’une ligne dure dans les négociations sur le nucléaire iranien.
Aurait-t-elle fait(et de façon maladroite, de surcroit) « le jeu de la propagande iranienne », s’interroge BFMTV ?

D’ailleurs, il peut paraître curieux que la source d’information du blog ait été « Le Figaro » et non justement BFMTV, qui a pourtant été le premier à relayer l’événement….

Mais il est vrai que BFMTV a l’inconvénient d’apporter les précisions suivantes :

Que Jean-Claude Martinez, qui était aux côtés de Mme Boutin, ait été cadre du FN et que les deux se soient « associés cet été pour présenter des listes pro-famille(sous le label « Force vie »)aux élections européennes de juin 2014″.

Mais de tout cela, on ne le lira pas sur le blog d' »actualités chrétiennes ».

Mais cette emphase(révélatrice)mise sur le « voile de Mme Boutin » contribuerait-il justement à couvrir pudiquement ce qui aurait été utile et nécessaire de soulever ? Car, après tout, le rôle du journaliste n’est-il pas d’informer et non de faire diversion(ou de divertir ?) ?
Du coup, pour répondre à une exigence d’éthique journalistique qui ne serait pas en toc, nous pourrions paraphraser le passage de 2 Corinthiens 3 en en-tête de cet article comme suit :
« Jusqu’à ce jour, quand on lit l’actualité avec certaines lunettes, un voile est jeté sur l’entendement….et jusqu’à ce jour le même voile demeure
quand on lit l’actualité avec certaines lunettes…
Mais lorsque l’on recherche réellement et ardemment la vérité(ou si l’on s’attache à la vérité) et non confirmation, le voile (peut être) ôté ».

« La vérité est en Jésus », nous dit encore l’Ecriture(Eph.4v21). Jésus, qui est « le chemin, la vérité et la vie »(Jean 14v6)

A lire et à voir :

« A la télé iranienne, l’offensive musclée et voilée de Boutin contre Hollande », avec une vidéo. Le 21/11/2013 à 17:31. Info mise à jour le 21/11/2013 à 18:03

Et ce compte-rendu ici.

« L’aveugle et le boiteux n’entreront pas dans la maison ! »

Et pourtant…
(Méditation sur 2 Sam.5v6-8 et 9v1-13)

« Et le roi marcha avec ses hommes sur Jérusalem, contre les Jébusiens qui habitaient le pays ». (2 Sam.5v6)
Les Jébusiens, censés être chassés du pays de Canaan du temps de Josué, (Jos.15v63) ont encore le contrôle de Jérusalem au temps du Roi David. Ce dernier souhaite prendre le pouvoir de cette ville. Les Jébusiens se moquent de David (« Tu n’entreras pas ici, à moins que tu n’aies repoussé les aveugles et les boiteux ! C’était pour dire : David n’entrera point ici. »), mais le roi remporte tout de même la victoire, « (s’emparant) de la forteresse de Sion : c’est la cité de David. Et David dit ce jour-là : Quiconque battra les Jébusiens et atteindra les créneaux, et les boiteux et les aveugles, ennemis de David… C’est pourquoi l’on dit : L’aveugle et le boiteux n’entreront point dans la maison. » (2 Sam.5v6-8)
Comment comprendre une telle parole, si dure, contre « l’aveugle et le boiteux » ? Cela ne signifie nullement que Dieu rejette les handicapés. L’aveugle et le boiteux symbolisent les hommes pécheurs et évoquent une imperfection morale et spirituelle : La loi précise qu’un boiteux est exclu du service du Temple : «quiconque a un défaut corporel ne s’approchera pas: l’homme aveugle, ou boiteux (…) Nul homme de la semence d’Aaron, le sacrificateur, en qui il y aura quelque défaut corporel, ne s’approchera pour présenter les sacrifices de l’Éternel… » (Lévit.21 v17-21). De même, aucun sacrifice présentant un défaut corporel ne peut être sacrifié à Dieu et agréé par Lui (Lévit. 22v20 et Deut.15v19, 21). La parole de David  exclut les aveugles et les boiteux de la maison de Dieu et donc de la présence de Dieu. L’expression « Qui sont les ennemis de David » témoigne de cette haine de David pour le mal,  à l’image de l’attitude de Dieu face au péché : « Tes yeux sont trop purs pour voir le mal » (Habakuk 1v13) ; « tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » (Rom.3v23)
Plus tard, David est roi et vainqueur de tous ses ennemis.  Il se souvient alors d’une promesse : « … Est-ce qu’il y a encore quelque survivant de la maison de Saül ? Et je lui ferai du bien pour l’amour de Jonathan. » (2 Sam.9v1) David manifeste-là une bien grande bienveillance, pour l’époque ! Alors même lorsque Saül le pourchasse, cherchant à le tuer, David a eu deux occasions de tuer son ennemi mais l’a toujours épargné, voyant en lui l’ « oint de l’Eternel » et le père de Jonathan (1 Samuel 24 et 26). David aimait Jonathan, et « Jonathan » aimait David « comme son âme » (1 Sam.18v1). Ils s’étaient jurés une amitié inébranlable (1 Samuel 20v12-17). Plutôt que de se venger, David, au contraire,  souhaite manifester « une bonté de Dieu » (v3), c’est-à-dire, une très grande bonté, semblable à celle de Dieu, à celui que l’on trouverait de la maison de Saül qui l’avait tant persécuté.

« Et il y avait un serviteur de la maison de Saül, nommé Tsiba. Et on le fit venir vers David, et (…) le roi dit : Ne reste-t-il personne de la maison de Saül pour que j’use envers lui de la bonté de Dieu ? Et Tsiba dit au roi : Il y a encore un fils de Jonathan perclus des deux pieds. » (2 Sam.9v2-3)

Ce fils de Jonathan cumule un double handicap :

– Il est « Boiteux ». 2 Samuel 4:4 nous informe de l’origine de son infirmité, en même temps que son identité : à la « nouvelle de la mort de Saül et de Jonathan; sa nourrice le prit et s’enfuit, et, comme elle précipitait sa fuite, il tomba et resta boiteux ; son nom était Mephiboscheth » (qui signifie « exterminant la honte » des idoles).

– Il est « de la maison de Saül ».

Il avait donc deux raisons de craindre David ! Par nature, il aurait pu être compté parmi les boiteux et les aveugles qui avaient mérité la haine du roi. (Voir 2 Sam.5v8) Sans ressources,

Mephibosheth se cache, « à l’est du Jourdain, non loin de Mahanaïm à Lodebar » (nom qui signifie « lieu sans pâturage »), où quelqu’un l’a recueilli (v4).
« Et le roi David l’envoya chercher (…) Et quand Méphiboseth, fils de Jonathan, fils de Saül, fut arrivé auprès de David, il tomba sur sa face et se prosterna. Et David dit : Méphiboseth ! Et il dit : Voici ton serviteur.Et David lui dit : Ne crains point, car certainement je te ferai du bien pour l’amour [ou à cause] de Jonathan, ton père ; et je te ferai rendre toutes les terres de Saül, ton père, et toi tu mangeras toujours à ma table.» (2 Sam.9v4-7)

Mephiboseth pouvait s’attendre à être mis à mort, puisqu’il est boiteux et ennemi de David. De sa propre volonté, il ne serait jamais allé vers lui. Ainsi, l’homme qui se sait pécheur et qui ne connaît pas la grâce de Dieu ne peut que fuir la lumière divine. Or, il faut venir à la lumière et confesser son péché, pour être pardonné (1 Jean 1v7-9). David répète à nouveau (v 7) son intention bienveillante devant Mephiboseth et lui dit : « ne crains pas ». Cela nous rappelle les paroles du Seigneur Jésus à Pierre quand ils étaient ensemble dans la barque (Luc 5:8-11).

En entendant la parole de David, Mephibosheth « se prosterna de nouveau devant le roi et dit : « Qu’est ton serviteur, que tu aies regardé un chien mort tel que moi ?» (2 Sam.9v8) Il se sent indigne, conscient n’avoir aucun mérite de cette bienveillance à son égard. Il sait que David tient sa vie entre ses mains. Il se considère comme « un chien mort » (v 8). On se souviendra peut-être que David lui-même s’était estimé tel devant Saül (1 Sam. 24.15) : Mephibosheth se trouve donc devant « un sauveur » qui s’était lui-même abaissé et qui peut le comprendre. De même, nous connaissons l’abaissement du Seigneur Jésus jusqu’à la mort de la croix (Phil. 2.8) et sa « compassion pour nos faiblesses » (Heb.4v15).
Ainsi, de même que Méphiboseth était boiteux (incapable, indigne) et ennemi de David : « … lorsque nous étions encore sans force [boiteux], Christ, au temps marqué, est mort pour des impies. (….) Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs [indignes], Christ est mort pour nous.(….)Car si, lorsque nous étions ennemis [«de la maison de Saül], nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils » et « sauvés par sa vie ». (…) « Nous glorifions en Dieu par notre Seigneur Jésus Christ, par qui maintenant nous avons obtenu la réconciliation. » (Rom.5v6-11). David dit à Mephibosheth que certainement il lui fera du bien « à cause de Jonathan ». De même, Dieu nous pardonne en Jésus, Son Fils : « (nous sommes) justifiés (rendus justes) gratuitement par (la) grâce (de Dieu), au moyen de la rédemption (du salut) qui est en Jésus-Christ. »(Rom.3v24).

Mais David fait encore plus que pardonner à Mephibosheth : il l’enrichit et l’admet à sa table, comme quelqu’un de sa famille. « Méphiboseth mangea à la table [de David] comme un des fils du roi (…) et il était boiteux des deux pieds. » (2 Sam.9v11, 13). « Mephibosheth mangera à la table du roi ». Cette promesse, répétée 3 fois (v.7, 10,11) est respectée (v.13). En plus d’être élevé à la table du roi, les biens et les serviteurs de sa famille lui sont rendus (v10). Dieu nous invite « à Sa table », alors que nous sommes indignes. Il nous regarde avec bienveillance, de « cette bonté de Dieu », nous voyant à travers la justice de Son Fils.

On lira ou relira avec profit d’autres histoires de boiteux dans la Bible : la guérison des aveugles et des boiteux dans le temple par Jésus, marquant l’irruption dans le sanctuaire des rejetés et des exclus, « aveugles et boiteux », à qui Jésus redonne un accès direct à Dieu (Matt.21v1-17), une autre guérison d’un boiteux, « à la porte du temple »( Actes 3v1-26, 4v1-4) et la parabole des noces, qui se conclut par cette invitation : « convies les pauvres, les estropiés, les boiteux, les aveugles » (Luc 14v21)

L’APT : le traité transatlantique qui n’est pas notre AMI

Privé No Entry par George Hodan

Privé No Entry par George Hodan

« Imagine-t-on des multinationales traîner en justice les gouvernements dont l’orientation politique aurait pour effet d’amoindrir leurs profits ? Se conçoit-il qu’elles puissent réclamer — et obtenir ! — une généreuse compensation pour le manque à gagner induit par un droit du travail trop contraignant ou par une législation environnementale trop spoliatrice ? Si invraisemblable qu’il paraisse, ce scénario[qui ne fait guère la une des grands médias] ne date pas d’hier »,  explique Le Monde diplomatique dans un article* publié le 15 novembre 2013 et intitulé Le traité transatlantique un typhon qui menace les Européens :
Ce scénario « figurait déjà en toutes lettres dans le projet d’accord multilatéral sur l’investissement (AMI) négocié secrètement entre 1995 et 1997 par les vingt-neuf Etats membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Divulguée in extremis, notamment par Le Monde diplomatique, la copie souleva une vague de protestations sans précédent, contraignant ses promoteurs à la remiser. Quinze ans plus tard, la voilà qui fait son grand retour sous un nouvel habillage.

L'APT, une menace "sous-marine" ?

L’APT, une menace « sous-marine » ?

L’accord de partenariat transatlantique (APT) négocié depuis juillet 2013 par les Etats-Unis et l’Union européenne est une version modifiée de l’AMI. Il prévoit que les législations en vigueur des deux côtés de l’Atlantique se plient aux normes du libre-échange établies par et pour les grandes entreprises européennes et américaines, sous peine de sanctions commerciales pour le pays contrevenant, ou d’une réparation de plusieurs millions d’euros au bénéfice des plaignants.
D’après le calendrier officiel, les négociations ne devraient aboutir que dans un délai de deux ans. L’APT combine en les aggravant les éléments les plus néfastes des accords conclus par le passé. S’il devait entrer en vigueur, les privilèges des multinationales prendraient force de loi et lieraient pour de bon les mains des gouvernants. Imperméable aux alternances politiques et aux mobilisations populaires, il s’appliquerait de gré ou de force, puisque ses dispositions ne pourraient être amendées qu’avec le consentement unanime des pays signataires (…)
Rien ne doit filtrer. Instruction a été donnée de laisser journalistes et citoyens à l’écart des discussions : ils seront informés en temps utile, à la signature du traité, lorsqu’il sera trop tard pour réagir(…) L’impérieuse volonté de soustraire le chantier du traité américano-européen à l’attention du public se conçoit aisément. Mieux vaut prendre son temps pour annoncer au pays les effets qu’il produira à tous les échelons : du sommet de l’Etat fédéral jusqu’aux conseils municipaux en passant par les gouvernorats et les assemblées locales, les élus devront redéfinir de fond en comble leurs politiques publiques de manière à satisfaire les appétits du privé dans les secteurs qui lui échappaient encore en partie. Sécurité des aliments, normes de toxicité, assurance-maladie, prix des médicaments, liberté du Net, protection de la vie privée, énergie, culture, droits d’auteur, ressources naturelles, formation professionnelle, équipements publics, immigration  : pas un domaine d’intérêt général qui ne passe sous les fourches caudines du libre-échange institutionnalisé. L’action politique des élus se limitera à négocier auprès des entreprises ou de leurs mandataires locaux les miettes de souveraineté qu’ils voudront bien leur consentir(…) Sous un tel régime, les entreprises seraient en mesure de contrecarrer les politiques de santé, de protection de l’environnement ou de régulation de la finance mises en place dans tel ou tel pays en lui réclamant des dommages et intérêts devant des tribunaux extrajudiciaires.»

La suite et l’essentiel à lire ici.

Sans oublier de redécouvrir ce que pensait et disait le célèbre économiste Adam SMITH, qui apparaît aujourd’hui comme un visionnaire, et dont un rappel ne peut qu’être pertinent…surtout face à ceux qui passent leur temps à vénérer Adam SMITH, plus qu’à le lire :

Adam SMITH, connu comme l’apôtre du « laisser faire » et du « libre marché », savait aussi « que les marchés n’étaient pas parfaits. Ainsi, les marchés ne renforcent pas la loi, ne protègent pas les frontières et ne fournissent pas de biens publics, comme le nettoyage des rues, que tout le monde exige mais que personne n’est très enclin à effectuer ». Par ailleurs, « Adam SMITH ne pensait pas exactement que le gouvernement était dangereux pour les marchés. Il pensait que le danger venait des gros capitalistes qui dupaient le gouvernement pour que celui-ci leur accorde des faveurs »**.

Le message oublié d’Adam SMITH :

Le grand message oublié d'Adam SMITH. "Economix" de M. GOODWIN et D.E. BURR, ed. Les Arènes, 2013 p29

Le grand message oublié d’Adam SMITH.
« Economix » de M. GOODWIN et D.E. BURR, ed. Les Arènes, 2013 p29

 

 

 

 

 

 

Pour terminer, vous qui avez pris le temps de lire ce qui précède : vous êtes chrétien(ou non)et vous vous dites peut-être que vos priorités sont autres ou ailleurs que ce sujet « économique ».

Certes.

Mais resterons-nous « les bras ballants » face à la privatisation de l’Europe ? ***

Voir aussi :

http://www.contrelacour.fr/marche-transatlantique-le-projet-de-mandat-de-negociation-de-la-commission-europeenne-traduit-en-francais/ ; http://www.contrelacour.fr/marche-transatlantique-le-mandat-definitif-de-negociation-de-la-commission-europeenne-traduit-en-francais/ ; http://www.scoop.it/t/marche-transatlantique ; http://www.theorie-du-tout.fr/2011/09/billet-marche-transatlantique-synthese.html ; http://www.reporterre.net/spip.php?article5001

 

Notes :

*Article dont j’ai pris connaissance via une note du journaliste Patrice de Plunkett, intitulée Traité « transatlantique » : l’engrenage se met en marche, publiée le 11/11/13 sur son blog : http://plunkett.hautetfort.com/tag/libre-%C3%A9changisme

**D’après GOODWIN, Michael ; BURR, Dan E.. Economix. La Première histoire de l’économie en BD. Ed. Les Arènes, 2013, pp 26, 28

***Selon Le Tigre magazine, nous assistons déjà les bras ballants à la privatisation du web, voire même à celle du logement social….deux sujets dont bien peu de médias ont parlé, à l’instar du Traité transatlantique.

Chercher son intérêt ou celui de Dieu : David, un type de Christ(une méditation sur 1 Samuel 23v1-13)

Un récit plein de suspens ! Et c’est dans la Bible !

Mais avant de le découvrir, voici un petit test :

A la tête d’une troupe de marginaux et de bras cassés, vous êtes un proscrit, en fuite, face à un puissant et mortel ennemi….C’est alors que vous apprenez que vos frères sont attaqués :
-Vous foncez
-Vous réfléchissez à une stratégie
-Vous cherchez les conseils d’un plus sage que vous

Vos compagnons sont effrayés, découragés, et refusent de vous suivre dans cette expédition de secours :
-vous les traitez de poltrons ou de lâches
-vous choisissez des hommes plus courageux
-vous cherchez comment les rassurer

Pour sauver leur vie, les chefs de la ville que vous venez de libérer s’apprêtent à vous livrer entre les mains de votre pire ennemi qui mobilise toutes ces forces pour vous prendre :
-vous tentez d’inciter le peuple de la ville à la révolte contre ses chefs et organisez la défense
-vous vous vengez de la ville ingrate
-vous cherchez un moyen pour détourner votre ennemi de la ville

Résultats ?

Découvrons maintenant le fameux récit à suspens dans la Bible, qui se trouve dans le premier livre de Samuel, dans l’Ancien Testament, chapitre 23, versets 1 à 13 :

1″Et on rapporta à David, en disant: Voici, les Philistins font la guerre à Kehila et pillent les aires.
2Et David interrogea l’Éternel, disant: Irai-je, et frapperai-je ces Philistins? Et l’Éternel dit à David: Va, et tu frapperas les Philistins, et tu sauveras Kehila. 3Et les hommes de David lui dirent: Voici, même ici en Juda, nous avons peur, et comment irions-nous à Kehila, contre les troupes rangées des Philistins? 4Et David interrogea encore l’Éternel, et l’Éternel lui répondit et dit: Lève-toi, descends à Kehila; car je livrerai les Philistins en ta main. 5Et David alla avec ses hommes à Kehila, et combattit contre les Philistins et emmena leurs troupeaux, et leur infligea une grande défaite. Et David sauva les habitants de Kehila. 6Et il était arrivé que, lorsque Abiathar, fils d’Akhimélec, s’était enfui auprès de David à Kehila, il était descendu avec un éphod en sa main. 7Et on rapporta à Saül que David était entré à Kehila. Et Saül dit: Dieu l’a rejeté et livré en ma main; car il s’est enfermé en entrant dans une ville qui a des portes et des barres. 8Et Saül convoqua tout le peuple pour la guerre, pour descendre à Kehila, afin d’assiéger David et ses hommes. 9Et David sut que Saül méditait du mal contre lui, et il dit à Abiathar, le sacrificateur: Apporte l’éphod. 10Et David dit: Éternel, Dieu d’Israël! ton serviteur a appris comme une chose certaine que Saül cherche à entrer dans Kehila, pour détruire la ville à cause de moi: 11les hommes de Kehila me livreront-ils en sa main? Saül descendra-t-il, comme ton serviteur l’a entendu dire? Éternel, Dieu d’Israël! déclare-le, je te prie, à ton serviteur. Et l’Éternel dit: Il descendra. 12Et David dit: Les hommes de Kehila me livreront-ils, moi et mes hommes, en la main de Saül? Et l’Éternel dit: Ils te livreront. 13Et David se leva, et ses hommes, environ six cents hommes, et ils sortirent de Kehila et s’en allèrent où ils purent. Et on rapporta à Saül que David s’était échappé de Kehila, et il s’abstint d’entrer en campagne ».

Qui a entendu parler de Kehila* ? David, en fuite devant Saül, apprend que cette ville de Juda est attaquée par les philistins. Il consulte l’Eternel qui lui confirme qu’il doit intervenir et libère la ville. Saül apprend que David se trouve à Kehila et se met en route avec son armée pour détruire la ville et capturer David. Consultant alors à nouveau l’Eternel, David reçoit confirmation que rien ne pourra arrêter Saül, en marche pour détruire Kehila, et que les autorités de la ville n’hésiteront pas à le livrer.
David, bien que vainqueur, ne revendique pas ses droits, ne se révolte pas et renonce à la gloire qui lui était pourtant due : il s’enfuit de Kehila, détournant ainsi la colère de Saül sur lui et la ville est épargnée.

Il est possible de retenir quatre choses de ce récit :

– David apprend que Kehila est dans la détresse. Bien qu’en fuite, il tient à connaître et faire la volonté de Dieu avant d’agir, selon l’exemple du Seigneur Jésus (« je suis descendu du ciel pour faire, non ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé » cf Jean 6v38 et Jean 4v34, 5v30, 7v16-18, 8v29). Il consulte fréquemment l’Eternel et montre par là même son obéissance et sa dépendance envers Dieu. (Voir toutes les circonstances où Jésus prie dans Luc 5v16, 6v12, 9v18, 9v29, 11v1….) De plus, en choisissant d’aider Kehila, David sait qu’il prend des risques, en se « découvrant ».

Homme au cœur de berger, David tient à rassurer ses hommes dans la crainte, en se fondant sur la Parole de Dieu, et témoigne combien il est essentiel de se voir confirmer la Parole entendue.

 

Traverser par Radu Pasca

Traverser par Radu Pasca

Il intercède pour ceux qui sont sous le coup du jugement(les habitants de la ville de Kehila) et détourne sur lui-même la colère de Saül, illustrant ces paroles de l’Ecriture, se rapportant à l’œuvre rédemptrice du Seigneur Jésus : … « il a intercédé pour les coupables » (Es.53 v11-12) ; Jésus « est la propitiation pour nos péchés » ou  « a apaisé la colère de Dieu contre le mal en s’offrant en sacrifice pour nos péchés » (1 Jean 2v1-2, 4v10, traduction Semeur)
– Ceux que David est venu libérer sont prêts à le livrer. Malgré tout, David accepte le déshonneur à la place de la gloire qu’il aurait du recevoir, afin que la ville soit sauvée.
De même,  « (Jésus) vint chez soi; et les siens ne l’ont pas reçu. » (Jean 1v11) ; « à cause de la joie qui était devant lui, (il)a enduré la croix, ayant méprisé la honte, et est assis à la droite du trône de Dieu »(Hébr.12v2), et  « Christ a souffert pour vous, vous laissant un modèle, afin que vous suiviez ses traces, lui qui n’a pas commis de péché, et dans la bouche duquel il n’a pas été trouvé de fraude; qui, lorsqu’on l’outrageait, ne rendait pas d’outrage, quand il souffrait, ne menaçait pas, mais se remettait à celui qui juge justement; qui lui-même a porté nos péchés en son corps sur le bois, afin qu’étant morts aux péchés, nous vivions à la justice; par la meurtrissure duquel vous avez été guéris. »(1 Pie.2v21-24)

Et savez-vous la meilleure ? Kehila a voulu « sauver sa peau », en choisissant de « vendre » ou de livrer David à Saül.  Certes, à la fin du passage, Kehila est « sauvée ».

Néanmoins, si l’on sait encore aujourd’hui qui est (le roi)David, plus personne ne semble se souvenir qui (ou ce qu’)est Kehila….

Kehila ? C’est qui, ça ?

 

 

Notes :

*Kehila : ville de Juda. Il existe aujourd’hui un village en ruine, nommé Kurbeth-Kîla, à 11 km à l’est de Beth-Djibrin ou Eleuthéropolis. C’est dans cette partie importante du plateau de Juda du côté de l’ouest que se trouvent de grandes étendues de champs de blé.

« Président bashing » ou « Président blessing » ?

« Bashing », c’est une tendance tristement « tendance » : il suffit d’observer les couvertures de nos magazines et la une de nos quotidiens, qui proposent ainsi « un titre radical, un  mec à descendre, une tête à trancher ». ou…à « déprécier » – c’est la traduction officielle de « bashing ».
 D’après l’édition anglophone de Wikipédia : « Bashing is a harsh, gratuitous, prejudicial attack on a person, group or subject. » Pour les autres, traduction: « Le bashing est une attaque violente, gratuite et préjudiciable lancée contre une personne, un groupe ou un sujet ». Et de préciser que cette pratique s’applique à des domaines tels que « la religion, la nationalité, la sexualité et la politique ».

Mais ce qui « marche » le plus est le « Hollande bashing ».*

Tapez « Hollande bashing » sur Google et vous obtenez « environ 182 000 résultats. (0,17 secondes)

Plus simplement encore, tapez « Hollande » sur Google, et à ce nom se trouvent associés : « démission », « sondage », « Syrie », « hué »[un certain 11 novembre 2013], « popularité », « juif », « guignol »…..**
Après « l’hyperprésident », l’ « hypercontesté »*** ?

Mais ceci posé et constaté, que vous ayez voté François Hollande ou non, et que vous soyez « déçus » ou non par le Président de la République, notre réflexion se veut ailleurs : comment, dans une telle situation, les chrétiens peuvent-ils, ou doivent-ils, se positionner ? A quoi, d’ailleurs, sont-ils appelés à « être » ?

A ce sujet, Henri BLOCHER, ancien professeur de théologie systématique au « Wheaton College »(USA) et à la Faculté de théologie évangélique de Vaux-sur-Seine(France), rappelle, dans un article pour la revue « Promesses »****,  que « les deux volets principaux de la mission de l’Eglise dans le monde sont bien résumés par les deux images que le Seigneur Jésus utilise dans le Sermon sur la Montagne (Matt.5v13-16) :

Sel et poivre par Marina Shemesh Sel ou poivre de la terre ?

Sel et poivre par Marina Shemesh
Sel ou poivre de la terre ?

vous êtes le sel de la Terre ; vous êtes la lumière du monde ».

Etre « lumière du monde », « c’est la mission de l’Eglise, des chrétiens, de communiquer la Bonne Nouvelle » de Jésus-Christ, mort pour nos péchés et ressuscité pour nous rendre justes(op cit, p14).

Etre « le sel de la terre », c’est la mission des chrétiens « présents dans la cité terrestre, dans la société qui elle-même n’est pas chrétienne, en mission en faveur du bien, comme continuant la guerre de Dieu contre le mal.
En Jérémie 29, le prophète parle au nom de Dieu aux exilés du peuple qui sont en Babylone et dit au verset 7 : recherchez la paix de la ville où je vous ai exilés et intercédez pour elle auprès du Seigneur, car votre paix dépendra de la sienne ».
Ce mot paix(shalom)suggère aussi la prospérité, la bonne santé. La situation des chrétiens, dans le monde aujourd’hui, est assez semblable. en effet, ce verset(Jér.29v7)ne s’adresse pas à Israël dans son pays, avec un état spécialement construit par le Seigneur.
Il est donné aux Judéens, membres du peuple de Dieu, au coeur d’une société païenne. Or, nous sommes le peuple de Dieu dans une société païenne, et le Seigneur nous dit : recherchez la paix, la prospérité de cette société même. C’est le rôle de sel de la terre.
(…)Nous sommes engagés dans des relations interpersonnelles, de prochain à prochain(relations dites courtes).
C’est par exemple, le Samaritain qui, voyant l’homme[qui n’est même pas son « compatriote », bien au contraire ! Note perso]qui gît au bord de la route, s’arrête, le prend en charge, panse ses plaies et le conduit à l’auberge. Un amour du prochain qui s’exprime de manière immédiate(…)Mais notre relation avec ce prochain se réalise aussi dans la vie de la société entière, dans le cadre de toutes les structures qui déterminent notre façon de vivre :
ce sont les relations longues, indirectes à bien des égards. Elle s’exprimera, par exemple, en favorisant une politique anti-chômage, en votant une loi en faveur des exclus. »*****(op cit, pp 12-14)

Etre le sel de la terre, c’est donc rechercher la paix de la société où nous vivons en « étrangers », c’est prier et intercéder « pour tous les hommes » et particulièrement pour les autorités, « les rois et pour tous ceux qui sont élevés en dignité, afin que nous menions une vie paisible et tranquille, en toute piété et honnêteté. C’est bon et agréable devant Dieu notre sauveur, qui veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité. »******(1 Tim.2v1-4)

C’est prier positivement, à cette fin, pour le Président de la République et ses ministres, afin que ceux-ci gouvernent avec sagesse et justice.

Alors, « Président bashing » ou « Président blessing » ?******* 😉

 

 

Notes : 

*A ce sujet, concernant les médias dits « séculiers », « qui en a fait le plus (et est-ce que ça fait vendre) ? » (http://www.erwanngaucher.com/article/27/06/2013/hollande-bashing–qui-en-a-fait-le-plus-et-est-ce-que-ca-fait-vendre-/1120 )

 
Sur un blog d' »actualités chrétiennes », les mots-clés « Hollande » ou « François Hollande » renvoient aux pages suivantes : http://actualitechretienne.wordpress.com/tag/hollande/ ; http://actualitechretienne.wordpress.com/tag/hollande/page/2/ ; http://actualitechretienne.wordpress.com/tag/hollande/page/3/ http://actualitechretienne.wordpress.com/tag/francois-hollande/

Avec les qualificatifs suivants : « franc-maçon », « imposteur », « dangereux », « sans expérience »(pour Bernard Tapie), « élu grâce au vote musulman », « autiste »…et accusé de vouloir « supprimer la race »(par Alain Escada, militant et activiste belge issu du courant d’extrême droite national-catholique, secrétaire général de Civitas-groupement intégriste catholique proche des leféveristes-depuis 2009, ancien cadre du front nouveau de Belgique et lepéniste historique)
A l’inverse, et comparativement, les mots-clés « Marine Le Pen », « FN », « Front national »(et par extension, « extrême-droite », « identitaires »), renvoient à des articles généralement ou le plus souvent favorables-quand ils ne sont pas « neutres »-à cette personnalité et à ce mouvement politique : http://actualitechretienne.wordpress.com/tag/fn/ ; http://actualitechretienne.wordpress.com/tag/front-national/ ; http://actualitechretienne.wordpress.com/tag/marine-le-pen/ ; http://actualitechretienne.wordpress.com/tag/identitaires/ ; http://actualitechretienne.wordpress.com/tag/extreme-droite/

 
Mais le « bashing politique » n’est-il pas vain ? Car où mène-t-il ? « À la dépréciation de la politique en général. Bonne affaire pour les populistes de Droite et de Gauche, mais pas forcément pour une presse de plus en plus faiblarde. Déprécier, c’est ce qui reste quand à partir de trois dépêches d’agences on pond huit mille signes avec du goudron et des plumes… «  juge sévèrement Bakchich info.

**Une des fonctionnalités  du célèbre moteur de recherche appelé « Google Autocomplete » ou « saisie semi-automatique », qui nous permet « de rechercher des informations rapidement en nous proposant des requêtes de recherche similaires à la nôtre à mesure que nous saisissons notre requête dans le champ de recherche Google. » ( https://support.google.com/websearch/answer/106230?hl=fr  )
Et comment Google associe-t-il ces mots ? Tout simplement grâce à un algorithme qui brasse tous les termes tapés par les utilisateurs pour proposer les mots complémentaires les plus fréquemment utilisés.
En d’autres termes, si la saisie automatique associe le mot « démission » au nom du président de la république française, c’est parce que des millions de personnes ont, par exemple, cherché ou tapé sur Google la requête « Hollande démission ». Autrement dit si le moteur de recherche doit être reconnu fautif pour ses suggestions parfois tendancieuses, douteuses, voire racistes(http://www.metronews.fr/high-tech/google-a-l-origine-du-plus-grand-fichier-juif-de-l-histoire/mldB!9buB4r33l6ODs/ ; http://owni.fr/2012/05/23/le-vrai-faux-proces-google-suggest-juif/ ), les millions d’internautes à l’obsession « hollandaise » le sont tout autant.

 
***  Comme le titre Médiapart :
http://www.mediapart.fr/journal/france/291013/hollande-lhyperconteste
Après un an et demi seulement de pouvoir pour François Hollande, les mécontents seraient nombreux, y compris dans son camp, pour des raisons économiques et sociales, sociétales, fiscales….

**** »BLOCHER, Henri. La mission de l’église » in « Promesses », octobre-décembre 2013, numéro 186, pp 12-18.

*****John STOTT,  cf Le Chrétien et les défis de la vie moderne, vol.1. Ed. Sator(collec. Alliance), 1987, p 21., fait la distinction entre « l’action sociale »(la suppression des causes de souffrance humaine, la lutte contre les causes structurelles des inégalités et de la pauvreté, les activités politiques et économiques… »les relations longues ») et « le service social »(l’aide humanitaire, les actions caritatives et philanthropiques, le soutien des individus et des familles-les « relations courtes »). Deux formes d’actions inséparables et complémentaires

******« La fidélité d’une Eglise ne se mesurera pas au degré de contrôle qu’elle opèrerait par rapport à la société, mais par sa capacité de pouvoir vivre le projet divin comme signe et messagère du shalom. Dans cette perspective, la préférence est donnée à l’amour envers tous par rapport à la domination. Selon ce modèle, l’éthique se dégage de la pratique sociale préconisée en temps d’exil ou de diaspora par Jérémie (« Recherchez le shalom de la ville, car votre shalom dépend du sien », Jér. 29.7). C’est l’éthique que devaient adopter les synagogues juives du temps de la diaspora. Cette éthique est cohérente avec une eschatologie chrétienne en voie de réalisation ».

« Pour une éthique de la paix ». Claude Baecher. Directeur du Centre Mennonite du Bienenberg, Liestal.

******* A lire sur le site de l’hebdomadaire protestant « Réforme », cette fort intéressante analyse du pasteur Olivier Brès intitulée « Les athées du Hollandisme », une « analogie pertinente entre foi et politique ».

Simple « aller simple » : « Seuls les morts pourront rester »

« Le 4 octobre dernier, les quelque 400 noyés et disparus au large de l’île italienne de Lampedusa ont fait revenir le « problème migratoire » sur le devant de la scène. Une quinzaine de jours auparavant, un assaut en masse sur l’enclave espagnole de Melilla défrayait également la chronique », peut-on lire dans CQFD*.
« A la une des médias, un fait-divers chasse l’autre : la tragédie de Lampedusa, avec ses 155 rescapés et ses quelque 300 disparus – le compteur des cadavres repêchés affolant les dépêches d’heure en heure –, a fait oublier les images de l’assaut nocturne du mercredi 18 septembre sur le triple grillage de l’enclave espagnole de Melilla, au nord du Maroc.

(…) L’Italie a décrété un jour de deuil national. Le pape François Ier a parlé de « honte » pour un monde qui « globalise l’indifférence » et place l’argent au-dessus de l’humain. La maire de Lampedusa, en pleurs, a invité l’Europe à venir compter les morts avec elle(…) La mairie de Rome a proposé d’accueillir les survivants. Le chef du gouvernement italien a promis que « toutes les victimes » seraient naturalisées – mais, réflexion faite, les « victimes » ne sont que les morts et les survivants sont placés en centre de rétention, passibles d’une amende de 5 000 euros et d’une expulsion vers leur pays d’origine. Les pêcheurs et autres riverains qui se sont portés au secours des naufragés bien avant les frégates de la Guardia di finanza – ô le sibyllin symbole ! – sont également passibles de poursuites pour « trafic d’êtres humains »…
Un événement tristement médiatisé, qui nous ferait oublier que derrière les « chiffres » du « problème migratoire » se cachent des êtres humains, qui risquent le tout(leur vie) pour le tout pour un « aller simple ».

« Aller simple », c’est aussi le titre d’un magnifique recueil de poèmes** d’Erri de Luca, qui garde toute son actualité.
« Aller Simple, des lignes qui vont trop souvent à la ligne , marquées par le point final, le point fatal quelque part entre les deux rives méditerranéennes, cette grande bleue qui sépare le Sud, sa misère, ses tragédies, d’un Nord porteur de rêve, d’opulence et de liberté. C’est sur cet entre-deux que se déroule ce long et poignant poème d’Erri de Luca… ». 

Des chants homériques modernes à plusieurs voix :

– celles des « invisibles » anonymes réduits à des statistiques ou à une idée-force(ou un prétexte) d’un programme politique.
– celles des errants et des perpétuels voyageurs en quête d’un doux rivage.
Des chants homériques modernes à plusieurs voix, qui narrent et donnent à entendre(si on veut bien s’éloigner de tous les bruits médiatiques et démagogiques) leur odyssée infernale, à pied, de l’Afrique(« hauts plateaux incendiés par les guerres et non par le soleil ») vers l’Europe, à travers les déserts et les rivages de la Libye, puis sur des embarcations précaires vers l’île de Lampedusa, au sud de la Sicile.
Des chants tragiques et funèbres, qui font entendre la voix de ceux partis pour un « aller simple » et marqués par l’errance, le déracinement, le désespoir (et l’espoir), l’exploitation, les menaces et la mort(au bout du chemin).

Le même jour [de la parution du recueil en italien, en 2005], les ministres européens de l’Intérieur traitaient à Luxembourg de la coopération en matière migratoire avec la Libye. Ils ont parlé de patrouilles maritimes communes, de vedettes rapides, de sauvetage en mer, de formation policière, de documents falsifiés, de droit d’asile et de rapatriement. Ils se sont divisés sur le respect des droits de l’homme en regard des politiques de rapatriement. Leurs conclusions sont publiques. »***

Extraits :

Ce ne fut pas la mer à nous recueillir
Mais nous qui recueillîmes la mer à bras ouverts

Descendus des hauts-plateaux incendiés par la guerre et non pas par le soleil,
nous traversâmes les déserts du Tropique du Cancer.

Quand la mer fut en vue depuis une hauteur
c’était une ligne d’arrivée, une embrassade de vagues sur les pieds.

C’en était fini de l’Afrique semelle de fourmis
les caravanes apprennent seules à piétiner.

En colonne, fouettés par la poussière,
seul le premier doit lever le regard.

Les autres suivent le talon qui précède,
le voyage à pied est une piste d’échines.(…)

Ils veulent nous renvoyer, ils demandent où nous étions avant,
quel endroit nous avons laissé derrière nous.

Je leur montre mon dos, c’est tout le derrière qu’il me reste,
ils se fâchent, pour eux ce n’est pas une deuxième face.

Nous nous honorons la nuque, là où se précipite l’avenir
qui n’est pas devant, mais qui arrive par derrière et nous dépasse.

Tu dois rentrer à la maison. Si j’en avais eu une, je serais resté,
même les assassins ne veulent nous reprendre.

Remettez-nous sur le bateau, chassez-nous en hommes
Nous ne sommes pas des paquets et toi Nord tu n’es pas digne de toi-même

Notre terre engloutie n’existe plus sous nos pieds,
notre patrie est une barque, une coquille ouverte.

Vous pouvez repousser, mais pas ramener,
le départ est une cendre éparse, nous sommes des aller-simple.

 
Nous sommes les innombrables, nous doublons à chaque case de l’échiquier,
Nous pavons votre mer de squelettes pour marcher dessus.(…)

Nous serons vos serfs, les fils que vous ne faites pas,
nos vies seront vos livres d’aventures.

Nous portons Homère et Dante, l’aveugle et le pèlerin,
l’odeur que vous n’avez plus, l’égalité que vous avez subordonnée.
D’aussi loin que nous arriveront, à des millions de pas,
ceux qui vont à pied ne peuvent être arrêtés.(…)

 

 
Notes :
* « Seuls les morts pourront rester », un article plein de colère, paru dans CQFD n°115 (octobre 2013), rubrique Histoires de saute-frontières, par Nicolas Arraitz, illustré par L.L. de Mars. Mis en ligne le 26/10/2013 http://cqfd-journal.org/Seuls-les-morts-pourront-rester

(A lire également le communiqué de la CIMADE, publié le 23 octobre 2013)

CQFD est un journal alternatif  et indépendant « de critique et d’expérimentation sociales », sans pub, basé à Marseille. Il sort tous les 15 du mois en kiosques depuis 2003. Outre trois piliers, « les collaborateurs, une trentaines de rédacteurs et dessinateurs, sont tous bénévoles ». Ligne éditoriale : « dénoncer les injustices »(avec des sujets liés à la pauvreté, aux mouvements sociaux, à toutes les résistances sociales parmi les salariés, dans les périphéries urbaines, et aussi dans le milieu agricole), y compris dans son propre camp.
** Aller simple(Solo andata ) d’Erri de Luca ,  sorti en avril 2005 chez Feltrinelli.
Edition bilingue Gallimard(du monde entier)2012, trad. de l’italien par Danièle Valin, 16,50 €
http://www.magazine-litteraire.com/actualite/erri-luca-visions-surviennent-etat-veille-29-05-2012-36834 ;
http://www.laprocure.com/aller-simple-poemes-erri-luca/9782070775811.html
*** Info piquée ici : http://www.babelmed.net/component/content/article/245-italia/1494-erri-de-luca-solo-andata-migration-et-po-sie.html