Deux albums (sinon rien) pour parler du deuil et du pardon

Peut-on espérer une nouvelle vie quand tout est brisé ?

Voici deux albums récents, reçus en service presse de la part de BLF éditions, que je remercie, pour nous parler de deux sujets sensibles et essentiels : « Plus jamais d’au-revoir » de Lauren Chandler (l’épreuve face à la maladie et le deuil suite au « départ » d’un proche) et « l’ami qui pardonne » de Dan Dewitt (le pardon de ce qui semble impardonnable et la restauration de relations brisées) – mon préféré. Tous deux superbement illustrés par Catalina Echeverri, dont j’ai aussi apprécié les partis pris graphiques.

« Plus jamais d’au revoir » ou l’espérance d’une vie où l’on dira « au revoir » à tous les « au revoir »….

Le premier album raconte « la vraie histoire », tirée de l’évangile selon Jean, de ce que n’a pas fait et a fait Jésus, lorsqu’il a appris que son ami Lazare est mort des suites d’une maladie.
Le second album raconte une autre « histoire vraie », également tirée des évangiles (Notamment Marc 14, Jean 18 et 21). « L’ami qui pardonne », c’est Jésus. Celui qui a eu besoin de son pardon est Simon Pierre, qui a fait semblant, par trois fois, de ne pas le connaître. Pourtant, il s’était déclaré ami de Jésus, prêt à mourir pour lui et jurant de ne jamais le laisser tomber.

Mais, par-delà ces sujets éternels, ces lectures sont autant d’occasions d’apprendre aux plus jeunes que ces « histoires vraies » ne sont pas uniquement des « histoires » (même « vraies »). Ce qui nous est raconté est toujours actuel. Il nous est ainsi possible d’espérer en une nouvelle vie et un avenir, surtout quand nous pensons que « tout est fini », et d’avoir toute confiance en Celui qui est la source de notre espérance.

Jésus est cet ami fidèle et fiable, qui nous pardonne.

Jésus est en effet ici présenté comme un ami, compatissant et consolateur, lorsque nous sommes dans le deuil, suite au « départ » d’un proche. Il est aussi celui qui nous aime, toujours fidèle et digne de confiance – alors que nous sommes pas du tout fiables et dignes de confiance – nous relevant (plutôt que de nous ‘ »enfoncer ») « encore, encore et encore » quand nous tombons « encore, encore et encore ».

Deux beaux albums touchants et parfois drôles, d’une grande portée théologique, et facilitant l’échange sur des sujets difficiles pour des enfants, comme pour des adultes. A découvrir et à faire découvrir, en guise de témoignage que Celui en qui nous mettons notre confiance fait « toutes choses nouvelles » (Apoc.21v5) !

 

En bref : 

« Plus jamais d’au revoir. Jésus, Lazare et la tombe vide : la vraie histoire », de Lauren Chandler. Illustrations de Catalina Echeverri. Blf éditions, 2019.

« L’Ami qui pardonne. Pierre a mal agi et Jésus lui a pardonné : la vraie histoire », de Dan Dewitt. Illustrations de Catalina Echeverri. Blf éditions, 2019.

 

Le 1er janvier 2020 : un jour comme les autres

Encourageons-nous à ne pas trop parler en ce 1er janvier ( Source : Pixabay)

Chers lecteurs, nous sommes aujourd’hui le 1er janvier 2020. Lequel 1er janvier (à l’instar des autres jours de l’année) ne nous donne aucun pouvoir surnaturel en soi.

Dès lors, amis chrétiens, essayons donc de ne pas trop parler devant Dieu à l’occasion du changement d’année.

« Ne te rends pas à la légère dans la maison de Dieu. Vas-y avec l’intention d’écouter. Cela vaut mieux que d’offrir le sacrifice des gens stupides qui ne comprennent pas qu’ils agissent mal ». (Eccl.4v17) et « Devant Dieu, ne te presse pas de parler, ne te hâte pas d’énoncer une parole ; Dieu est dans les cieux et toi, tu es sur la terre. Mesure donc tes paroles. En effet, plus on a de soucis, plus on rêve ; et plus on parle, plus on dit de sottises. Si tu fais une promesse à Dieu, accomplis-la sans retard, car Dieu n’aime pas ceux qui agissent sans réfléchir. C’est pourquoi tiens ce que tu promets. Il vaut mieux ne pas promettre que de promettre sans tenir parole. Évite de te rendre coupable par tes propos. Ne dis pas au prêtre : « C’est une erreur. » Autrement, Dieu s’irritera à cause de tes paroles et détruira ce que tu entreprends. Les paroles abondantes sont aussi vaines que les rêves en grand nombre. Reconnais donc l’autorité Dieu ». (Eccl.5v1-6).

Le mieux que je puisse nous souhaiter, à nous qui sommes « en Christ » (cf Eph.1) et nous reconnaissons parmi ceux qui Lui appartiennent (Jean 17v6, 9, 24), est de sortir des crispations identitaires et postures clivantes, pour mieux vivre cette prière de Notre Seigneur, avec pour seul soucis (qui est aussi celui de Dieu) de le rendre visible auprès de ceux qui ne lui n’appartiennent pas encore. De sorte que ceux qui nous rencontrent ne nous rencontrent pas nous, mais plutôt fassent une réelle rencontre avec Jésus-Christ, « le Dieu véritable et la vie éternelle » (1 Jean 5v20), et « le Prince de la paix » (Es.9v5).

Pour vous, lecteurs, qui n’appartenez pas encore à Jésus-Christ, Celui-ci ne prie pas seulement pour les siens, mais aussi pour ceux qui croiront en Lui grâce à ce que les siens diront de Lui (Jean 17v20).

C’est aussi notre prière et le but de ce blogue : que ceux qui connaissent pas Jésus-Christ viennent à Lui, que ceux qui se sont éloignés de Jésus-Christ reviennent à Lui, et que ceux qui sont en Christ demeurent en Lui. Et, globalement, que tous le Suivent. En Lui se manifeste cette promesse : « voici, je fais toutes choses nouvelles » (Apoc.21v5)

Quels sont les plaisirs défendus ?

« Il semble préférable de poser quelques principes motivant le renoncement à certains plaisirs »….(Source image : public domain pictures)

“Tout m’est permis, dites-vous, mais tout n’est pas utile ; tout m’est permis, mais je ne me laisserai pas asservir par quoi que ce soit” (1 Cor.6v12)

“Tout m’est permis, mais tout n’est pas utile ; tout est permis, mais tout n’édifie pas” (1 Cor.10v23)

 

Vous me demandez : « Quels sont les plaisirs interdits ? »

Que faut-il que je vous réponde ? Qui peut le faire ? Si l’on faisait une liste des plaisirs interdits, n’y figureraient pas le roman infect publié demain ni le spectacle malsain affiché dans quelques semaines !

C’est pourquoi, il semble préférable de poser quelques principes motivant le renoncement à certains plaisirs. Un chrétien doit se priver des plaisirs qui peuvent :

  • Altérer l’intégrité de sa conscience,
  • Arrêter sa croissance spirituelle,
  • Fausser son jugement ou sa raison,
  • Souiller son imagination,
  • Altérer sa santé et ses facultés intellectuelles ou manuelles,
  • Donner une fausse notion des devoirs conjugaux,
  • Prendre du temps inutilement,
  • Utiliser vainement de l’argent…

Vous-mêmes dites que vous constatez avec douleur la dislocation de bien des familles à cause des plaisirs de ce monde (….)

C’est pourquoi, ne vous accordez que les plaisirs auxquels Jésus puisse s’associer !

D’ailleurs, la barrière entre ce qui vous est « permis » et ce qui vous est « défendu » est le respect que vous vous devez à vous-même, en tant que Temple du Saint-Esprit.

(D’après “Quels sont les plaisirs défendus” de Ruben Torrey IN “Une année de grâce” : pensées journalières, de Louis-Michel Fillatre. Editions du Cèdre, 2016, p 391)

« Noël, cette fête qui révèle que Jésus est né dans l’étable de mon cœur »

Quel est le vrai message de Noël ?

“Noël, c’est cette fête qui révèle que Jésus est né dans mon cœur ! Dans l’étable de mon cœur devrais-je dire ! Là où il y avait des ténèbres, il a mis sa lumière ! Là où il y avait dispute et colère, il a mis sa paix ! Là où il y avait ignorance, il a mis sa connaissance ! Là où il y avait l’égoïsme, il a mis le don de soi ! Là où il y avait blessure, il a mis sa guérison ! Là où régnait le péché, il a accordé son pardon…Noël, c’est Jésus ! Tout simplement” ! (1) Mais, comme l’a dit un autre, il serait « totalement vain » de se contenter de savoir que « le baby de Bethléem » est né dans la mangeoire (2), si, justement, « tu ne l’accueille pas dans (cette) étable de ton coeur ! ». Et pourquoi ne pas commencer par s’adresser à lui et lui parler ? On appelle ça prier.

Joyeux Noël et à bientôt !

 

Lectures bibliques : Esaïe 9v1-6, Matthieu 1v18-2v1-18, Luc 12

 

Notes :

(1) La fête de Noël IN Une année de grâce, de Louis-Michel Fillatre. Editions du Cèdre, 2016, p 403

(2) Comme le chantait en 2008 « Noshame », ce groupe d’artistes de la région parisienne mobilisé pour que tous découvrent ce qui fait la véritable lumière de Noël. Cela avait donné « Noël No Hell ». Avec : Dré Bonny – Jeanne Dumeige et Jean-marc Reyno. Clip réalisé par Piero Battery – Production : ERF du marais – Conception : Gilles Boucomont.

Les Paroles

Regarde vers le haut,
Les collines enneigées,
Regarde comme c’est beau,
L’hiver n’a pas changé.
Regarde cette étoile,
Qui guide les bergers,
Quand l’horizon se voile,
De nuages légers.

Jours de douceur,
Les flocons blancs
Tombent du ciel.
Jours de bonheur
Pour les enfants,
C’est ça Noël ?

Te voilà enfin Noël
Oui nous t’attendions Noël
Tant attendu, mais inattendu
Te voilà enfin Noël !
Frère, atterris, c’est pour tes thunes
Qu’ils veulent t’enterrer.
Tu rêves, endormi,
Mais tu te réveilleras, plus qu’atterré !
Sourires faussés, Noël, c’est fou, c’est
L’arnaque qui pompe le plus… un fric fou !
Il passe à l’action, le
Gros type en rouge à la barbe blanche
Qui chaque jour, eh yo, planche
Sur comment tout te prendre
Jusqu’à ton caleçon. Ma parole !
Fais attention, garçon, pour tes gosses.
Infini : ils l’ont cloné par millions, de toute façon,
Avec sa barbe en plastoc,
Rires, sourires en toc,
L’arnaque du siècle,
Mec, je t’assure, elle est mastoc !
Et c’est ça Noël ! Hein.

Jours pour rêver,
Bonheur suprême
La vie est belle.
Jours pour aimer
Ceux qui nous aiment
C’est ça Noël ?

Te voilà enfin Noël
Oui nous t’attendions Noël
Tant attendu, mais inattendu
Te voilà enfin Noël

Trop de monde, trop de sacs,
Trop de trucs, trop de vrac,
Trop de stress, trop de fous,
Trop de jouets, trop de tout !
Les super, les hyper-marchés
Ont leurs lumières déclenchées,
C’est l’enfer, pour bien te faire cracher.
Frère, faut tout acheter !
C’est ça Noël ? Pfff…
J’ai plutôt l’impression que
Je viens de me faire crocheter !

Noël, no hell ! No more hell ! No more hell !
Noël, no hell ! No more hell ! No more hell !
Noël, no hell ! No more hell !

Fini l’enfer, c’est une nouvelle bonne !
Fini l’enfer, c’est une nouvelle donne!

Dieu est sur la paille, comme toi,
Lui aussi n’a pas de toit,
In X L 6 D O gloria
Paix sur la terre pour les hommes
Aux femmes, salam, peace, shalom.
Est-ce fini les flingues en plastique pour nos fistons
Pour les fillettes, les plans « string & séduction » ?

C’est ça le Noël que j’aime
Le baby de Bethléem.

Te voilà enfin Noël
Oui nous t’attendions Noël
Tant attendu, mais inattendu
Te voilà enfin Noël

Ecœuré par la réalité,
Ma parole ! J’ai réalisé
Que l’étable de Bethléem
Dans nos rues s’est dématérialisée.
J’suis pas déshumanisé,
Alors si tu m’entends, eh, Dieu,
Si jamais tu passes dans le coin
Oui, toi qu’on aime tellement idéaliser :
J’ai un tas de choses à partager ;
Dans l’étable de mon cœur,
Tu pourras t’allonger…

Noël, no hell, no more hell !…

Source : noel.nohell.fr

 

Pourquoi « faire croire au Père Noël » est une désobéissance pour le chrétien

« …tout l’imaginaire du Père Noël est faussé, c’est une idole du capitalisme et de la surconsommation » (Dessin d’Andy Singer)

« Comment gérer le Père Noël dans une famille chrétienne ? », questionne cet internaute sur le site « 1001 questions ».

Et voici la réponse du répondant, laquelle se doit d’être « radicale, pour anticiper le jour où notre enfant apprendra que « le Père Noël n’existe pas », et faire face à un « et Jésus aussi, c’est un mensonge ? »

Et le répondant de « l’expliquer en montrant que faire croire au Père Noël à son enfant est une désobéissance à six des dix commandements. Rien que ça…  

1er. « Tu n’auras pas d’autre dieu » – ce personnage soi-disant bénissant répond à nos prières et nos demandes avec automatisme, hors de toute grâce et il récompense seulement nos bonnes oeuvres. 

2ème. « Tu ne te feras pas d’image » – tout l’imaginaire du Père Noël est faussé, c’est une idole du capitalisme et de la surconsommation. 

3ème. « Tu n’emploieras pas le nom de Dieu en vain » — le Père Noël est un faux « père qui est dans les cieux ». Et Jésus nous demande justement d’appeler Dieu « Notre Père » 

8ème. « Tu ne voleras pas » – nous savons bien que l’hyperconsommation est la base même des injustices les plus profondes entre Nord et Sud. 

9ème. « Tu ne feras pas de faux témoignage » – parce que mentir à nos enfants je peux jamais être édifiant. 10ème. « Tu ne convoiteras pas » – et nous savons que si nos enfants veulent ces jouets, c’est parce que des tiers les leurs imposent, souvent : la télé, la pub, les groupes d’amis… qui les poussent à vouloir ce qu’ont les autres. 

 Alors ? Père Noël ou pas Père Noël ? »

 

Que puis-je offrir de bon à mon enfant ?

Quel serait CE cadeau dont mon fils ou ma fille aurait véritablement besoin ? (Source image : public domain pictures)

Quelle joie de donner à ceux qu’on aime !

En cette période de l’Avent, nombre de parents vont dépenser leurs économies pour procurer à leurs enfants ce qu’ils considèrent comme le plus beau cadeau de Noël : le jouet dont l’enfant rêve ? Cet objet longuement désiré toute l’année ou convoité dans l’immédiateté ? Ou encore ce jeu à la mode et plébiscité par tous ses camarades ? Quant aux grands-parents, qui ne peuvent plus courir cette course effrénée de fin d’année, sans doute se contenteront-ils d’une enveloppe de billets pour l’adolescent, afin de lui donner la possibilité de « s’acheter ce qu’il ou elle veut » ? En fin de compte, LA question demeure : quel serait CE cadeau dont mon fils ou ma fille aurait véritablement besoin ?

La suite de l’article sur Croire et vivre.

Les Jeunes sont-ils « l’avenir de l’église » ?

Devons-nous nous réjouir lorsqu’une église assemble essentiellement des « jeunes » ? (Source : rawpixel)

Enfin une génération de jeunes qui se lèvent pour Jésus ! C’était super de voir une église dans laquelle il n’y a que des jeunes … ça bouge enfin ! Il n’y avait pas de vieux, personne de plus de 50 ans. Les responsables c’était les jeunes ! Enfin une église de jeunes, et ça c’est vraiment l’avenir de l’église !

Je crois que c’est le temps que Dieu a choisi pour lever une grande armée de jeunes—une génération de Josué. Des jeunes qui brûlent de passion pour Jésus et qui ont le coeur de voir une transformation radicale dans leur nation.

*

« Voilà. Ce sont les générations Josué, Daniel ou encore Joseph ! Il y en a autant que de « jeunes » dans les pages de la Bible. Et chacun y va de son personnage biblique. Etrangement la seule « jeune » qu’on ne trouve pas … c’est Marie. Et oui ! Pas de « Génération Marie » sur le web évangélique. Pas de Génération Timothée non plus (c’est plutôt la mode des « Formations Timothée). Et comme il faut faire « dans le temps » pour être crédible, on affuble de sigles improbables les nouvelles formations. « Génération Joseph 2.0 » … pourquoi pas. Inventons un slogan : « La nouvelle mise à jour des jeunes qui s’engagent pour ranimer le feu dans l’église ».

Ceci dit « franco » par Yannick Imbert,  professeur d’apologétique et doyen de la Faculté Jean Calvin à Aix-en-Provence dans…« un vieil article » mais ô combien d’actualité.

Et ce qui précède ne « ne sont que quelques commentaires » qu’il déclare avoir « entendu assez régulièrement », tout en étant « bien certain que ce genre de commentaires (nous) sont aussi bien familiers. Ils font les titres des journaux chrétiens, et font l’objet de livres et articles de mission, d’évangélisation. On appellera le « feu » du renouveau à venir sur « cette » génération—sans préciser pour autant de quelle génération il peut bien s’agir ! C’est bien en tous cas le sens des commentaires dans le deuxième paragraphe en italique en début d’article ».

« Cependant », précise-t-il, « c’est le premier commentaire en italique qui me perturbe particulièrement. Alors autant le dire de suite, ce n’est pas je pense que les jeunes ne sont pas importants dans l’église. Leur place est très importante et je ne suis pas convaincu qu’ils l’aient encore vraiment trouvée. Je ne veux donc pas insinuer dans le reste de ces quelques pages que nous n’avons pas à nous préoccuper des jeunes dans l’église. Je crois même que lorsque nous disons que les jeunes sont « l’avenir » de l’église nous insinuons en fait sans le vouloir qu’ils sont l’avenir de l’église et pas son présent. Ce qui est une sérieuse erreur ». Plus encore, Yannick Imbert se dit « plus que sceptique quant à cette réjouissance irréfléchie face à une « église de jeunes ». Pour le demander clairement : devons-nous nous réjouir lorsqu’une église assemble essentiellement des « jeunes »—ce par quoi beaucoup veulent dire les moins de 30 ans ? Faut-il se réjouir qu’il y ait plus de jeunes que de « vieux »—ce par quoi d’autres veulent dire les plus de 35-40, dont je fais donc quasiment partie ? »

Yannick Imbert nous répond et nous explique en deux temps trois mouvements pourquoi « il ne faut pas forcément s’en réjouir, et que dans la situation présente il ne faut peut-être pas du tout s’en réjouir ».

L’une des clés de réponse concerne la nature du mandat missionnaire de l’église, lequel mandat, « résumé par l’envoi de Matt.28 », concerne le monde entier. Ce mandat commence « par ceux qui nous sont proches, déjà au niveau national. Il nous faut aller par toute la terre faire des disciples, les baptiser et leur enseigner à garder le fondement biblique communiqué par Dieu dans sa révélation. Il nous faut donc aller vers. Et vers qui ? Vers tous ceux qui composent la diversité démographique du monde dans lequel nous vivons !

En d’autres termes, il faut que notre ministère, que l’effort missionnaire, diaconal, et évangélisateur de nos églises reflète (plus ou moins) les conditions de notre société. Conditions ethniques, socio-économiques, et bien sûr, démographiques. Autant dire qu’une église manifeste que son ministère est pertinent pour notre société lorsqu’elle manifeste qu’elle est prémices du royaume, c’est à dire qu’elle proclame qu’elle est ambassadrice de la réconciliation. On pense souvent que cette réconciliation touche d’abord, et essentiellement, les rapports entre hommes et femmes, ou encore entre peuples et personnes d’origines religieuses différentes. Mais cette réconciliation ne s’applique-t-elle pas finalement à tout ce qui divise les autres communautés humaines ? Là où des pays sont divisés à cause de la « race » ou de l’origine ethnique et tribale. Là où des communautés étaient divisées par leur genre biologique, notre société contemporaine n’est-elle pas divisée … démographiquement ? Ne sommes-nous pas dans une société du mythe de la jeunesse éternelle, une société qui valorise la jeunesse et parce que ses seniors dans des lieux soit disant « adaptés » lorsqu’ils ne sont plus productifs ou « utiles » pour la société ? L’église, ambassadrice de la réconciliation n’aurait-elle pas un message d’espérance à proclamer ? Et d’ailleurs, ne faudrait-il pas le vivre ? »

Lire la suite sur son blogue.

 

 

Le Combat de la jeunesse

L’art de bien « mener le bon combat » : un défi pour les jeunes….et les moins jeunes !

Curieuse coïncidence (un « hasard avec un grand D » ? ). Hier, mercredi, je publie ma recension du livre de Joseph Gotte, « vivre sa jeunesse autrement : 20 défis pour ma génération », et le lendemain, jeudi, je tombe sur le texte du jour d’un recueil de méditations quotidiennes :

Le Combat de la jeunesse, par Adèle Pélaz (1850-1940)

« La loi de l’Esprit de vie, qui est en Jésus-Christ, m’a affranchi de la loi du péché et de la mort ». (Romains 8v2)

Le jeune homme, résolu à triompher de sa mauvaise nature, se forge parfois un idéal et, pour l’atteindre, essaie d’adopter certaines méthodes :

–           Il fait appel à son énergie,

–           Il s’impose des règles strictes,

–           Il répète des formules, des prières,

–          Il cherche à stimuler sa volonté,

–           Il décide des résolutions plus austères les unes que les autres,

–           Il se soumet à des pratiques très physiques,

–           Il s’applique à posséder une bonne morale,

–           Et met en œuvre ses méthodes jour après jour…

Mais voici, il a beau frapper, tirer, mordre, piétiner son mauvais caractère, il en voit les tendances émousser tous les marteaux ! Alors, vient le temps du découragement, et même du désespoir ! Mais c’est une illusion que de vouloir compter sur toutes ses méthodes, ses efforts personnels si déterminé soit-il !

Ce qu’il faut, c’est : L’INSTAURATION EN SOI D’UNE FORCE DU DEHORS, et c’est celle du Saint-Esprit. La loi de l’Esprit nous affranchis en Jésus-Christ, ne limitons donc pas son action ! Un homme de Dieu disait : « Fixer une limite à la puissance du Saint-Esprit, pour notre guérison, est insensé ! » Nous ne parviendrons jamais à la victoire sur nous-mêmes avec nos méthodes. C’est en laissant Dieu agir dans nos cœurs que la victoire sera acquise, car cette victoire, Christ l’a obtenue pour nous à Golgotha !

Le Combat de la jeunesse ».(14/11) d’Adèle Pélaz IN FILLATRE, Louis-Michel. Une année de grâce. Edition Diffusion du Cèdre, 2016, p. 360. Avec l’aimable autorisation de l’auteur.

Peut-on rendre un culte aux morts ? « Fêter la mort » à la manière d’Halloween ou de « Santa Muerte » ?

Aller fleurir une tombe, est-ce rendre un culte aux morts ? (Source image : Wikipedia)

Que dit l’Ecriture sur « le culte des morts » ? Aller fleurir une tombe, est-ce rendre un culte aux morts ? Peut-on « fêter la mort » à la manière d’Halloween ou de la « Santa Muerte » mexicaine ?

Telle est la question à multiples tiroirs posée sur le site « 1001 questions ». Voici la réponse du « répondant » à l’internaute :

Deutéronome 18v10-14, dans l’Ancien Testament, est clair : « qu’on ne trouve chez toi personne qui parle avec les morts ». C’est l’interdiction de l’occulte et du spiritisme, l’interdiction du chamanisme. Le monde des morts est bien séparé du monde des vivants car Jésus a insisté sur le fait qu’il faut « laisser les morts s’occuper des morts » (Luc 9v60). Cela s’applique donc au fait de s’adresser à une personne morte, fût-elle considérée comme sainte selon la compréhension catholique (ce qui inclue donc aussi Marie, mais pas Jésus puisque lui est le seul ressuscité à ce jour d’après Jean 11 et Colossiens 1v11). Cela s’applique aussi à toutes les fêtes spirites de type Halloween et Santa Muerte.

Pour ces deux dernières, il y a surtout une célébration de mort comme étant une puissance avec laquelle on peut jouer, parfois pour conjurer le sort. C’est un jeu dangereux, car Paul nous dit bien que « la mort est le dernier ennemi » (1 Corinthiens 15v26). Maintenant, ce que l’on appelle « culte des morts », c’est parfois tout simplement prier pour ceux qui sont morts. Et là, ça ne sert juste à rien.

La suite ici.

Voir aussi : Un chrétien peut-il tolérer ou fêter Halloween ?

« Quand je vois de la pub, cela me dégoûte »

S’agit-il de s’indigner face à certaines publicités ou face à la publicité en général ?Source : Reflets.info

« Quand je vois ces pubs, ça me dégoûte », exprime Benjamin E. sur l’excellent blogue jeunesse de La Rebellution.

Et le lecteur sait « à quelles pubs » il fait référence : « ces publicités qui mettent en avant la débauche plutôt que la pureté, la nudité plutôt que l’élégance, la sensualité plutôt que la vérité. Que ce soit à la télé, dans la rue, ou sur internet, ces pubs sont partout. Nous les croisons chaque jour du regard (c’est d’ailleurs ce qui rend le combat pour la pureté dans les regards encore plus difficile) ». Et Benjamin de conclure : « Oui, l’indignation est une juste réaction face à ces publicités. Cependant, cette indignation devrait nous amener à être des témoins encore plus actifs de la grâce de Dieu en Jésus-Christ. Seule cette grâce transforme véritablement ».

Il a raison, Benjamin, de nous partager ainsi son indignation face à ces publicités-là, dans le but de nous sensibiliser à un réel enjeu spirituel.

Néanmoins, sommes-nous autant, sinon plus, indignés face à des publicités d’autres natures, telles les pubs de paris en ligne – particulièrement omniprésentes – ou celles insérées dans les programmes pour enfants ? Bien entendu, ce type de pub ne véhicule pas de sexe ou de sang, mais elle se véhicule elle-même, en tant que pub, avec tout ce que cela suppose ensuite.

Au final, s’agit-il de s’indigner face à ces publicités-là ou face à la publicité en général ? Selon la synthèse par Serge Lellouche du « bonheur conforme » de François Brune, un essai sur la normalisation publicitaire (publié en 1985 et réédité en 2012), « on ne s’en affranchira pas tant que l’on ne reconnaîtra pas les finalités du monde publicitaire pour ce qu’elles sont : une colonisation accélérée de nos imaginaires et de notre langage, une conquête sans répit de nos inconscients psychiques et de nos âmes, destinées à nous maintenir dans l’utérus artificiel de nos pulsions infantiles, savamment stimulées, remodelées et orientées vers un seul et unique réflexe pavlovien : ACHETER. Avec ses «créneaux», ses «cibles» et ses «campagnes», l’armée des publicitaires livre une guerre d’une violence et d’une perversion abyssales, soigneusement camouflées sous l’apparence sucrée et souriante de ses messages séducteurs, sexy et rigolos. Ce déchaînement quotidien de violence à l’allure festive n’a qu’un but : que l’être ne se vive plus autrement (sans même qu’il ne le sache) que comme un consommateur standardisé, docile et policé, ayant fini par prendre goût à sa confortable condition d’esclave, et même à l’aimer. En novlangue militaro-publicitaire, cela s’appelle faire rêver les gens».

Dit sous un autre angle, « le fait n’est pas que la publicité manipule le consommateur ou influence directement ses choix. Le fait est que cela fait du consommateur un toxicomane, incapable de vivre sans des pertes de plus en plus importantes de stimulation et d’excitation d’origine externe ».

De fait, une théologie digne de ce nom – et au Nom de Jésus (= « Dieu sauve » et « Dieu élargit », celui qui est venu pour libérer et affranchir les prisonniers et les esclaves) devrait analyser et renverser les mécanismes de la société de la dépendance, celle qui nous rend accro à des jouets superflus pour mieux nous empêcher de réfléchir par nous-mêmes. Et de là, conduire à une prise de conscience qu’au sein même de la captivité il est possible d’espérer autre chose : c’est là le sens de l’Evangile, qui est, non seulement « la Bonne Nouvelle », mais « la meilleure » et « la plus grande » des nouvelles.