Anticipez d’offrir un cadeau de Noël aux sans-abri : La Bible de la rue

Le clip vidéo de la Bible de la rue

Et si vous anticipiez dès maintenant d’offrir un cadeau de Noël ? Mais pas n’importe quel cadeau : il s’agit de « la Bible de la rue » !  

Après l’élaboration d’une Bible pour les personnes incarcérées, d’un parcours biblique pour les migrants, de ZeBible pour les jeunes, de la Bible pour les surfeurs…voici maintenant le plus grand projet 2022 de l’Alliance Biblique Française : il consiste dans la création et l’impression d’une « Bible de la rue », à destination des sans-abri. 

Il s’est mis en place à la demande de structures œuvrant auprès des sans-abri [telles : Mission évangélique parmi les sans logis, l’Armée du Salut, Agapé Street….] et désireuses d’avoir à disposition une Bible à leur distribuer. En effet, celles existantes ne répondent malheureusement pas aux besoins de leurs bénéficiaires. L’objectif est que cette Bible de la rue soit disponible à la fin de l’année 2022 pour être distribuée aux sans-abri autour de Noël. Un beau cadeau en perspective !  

Un financement participatif vient d’être lancé pour récolter 30 000 € et financer ainsi 2 000 Bibles de la rue.

Quel sera le contenu de cette Bible ?  

En créant une Bible de la rue, l’intuition est d’avoir un outil qui répond aux besoins des sans-abri. Voici une liste non exhaustive du contenu de cette Bible, élaboré grâce à leurs remarques :  

– Utilisation de la version Parole de Vie, une traduction accessible au plus grand nombre et particulièrement adaptée pour des personnes d’origine étrangère. 

– Impression en caractères augmentés, car les sans-abri n’ont pas toujours un bon accès aux soins et peuvent avoir des problèmes de vue. 

– Mise en place de QR Codes pour renvoyer vers des sites utiles pour les sans-abri (115, Entourage, etc.). 

– Un format avec glissière pour que la Bible soit au maximum protégée des intempéries et que les sans-abris puissent s’en servir pour y ranger des papiers importants.

Pour s’informer du calendrier du projet, comprendre à quoi servira l’argent récolté, et faire un don pour soutenir le projet : La Bible de la rue

Trois questions fondamentales que Dieu te pose aujourd’hui : épisode 3

« Chrétiens, notre ego est crucifié avec Christ… mais il semble avoir tendance à redescendre de la croix ! » (Source image : public domain pictures)

Dernier volet de notre série en 3 épisodes de Jo, notre plume invitée*, que je remercie, orientée « jeunes » (« et moins jeunes! ») et consacrée aux premières questions fondamentales que pose Dieu aux humains. Aujourd’hui : « pourquoi as-tu fait cela ?… »Si vous prenez la série en route, ne manquez pas de (re)lire les épisodes 1 et 2, avant de commencer celui-ci.

Une fois que l’homme a trouvé justification à son acte par un « c’est la faute de cette femme que tu m’as donnée »,  Dieu se retourne vers la femme et lui demande:

« Pourquoi as-tu fait cela ? » (Genèse 3:13, NFC)

Encore une fois, Dieu n’accable pas la personne à qui il s’adresse mais il cherche à faire comprendre à la femme ce qui l’a réellement poussée à désobéir. Cela me semble être une bonne pédagogie !

Nous pouvons noter que, depuis le début, Dieu n’a pas ajouté à l’accablement de l’homme et de la femme : à aucun moment il n’a “rajouté une couche” ou cherché à “compter les points”. Au contraire, il semble vouloir engager un dialogue avec eux.

Voici la réponse de la femme au verset 13 : « Le serpent m’a trompée, et j’ai mangé du fruit. »

Par sa réponse, la femme reconnaît qu’elle a mangé du fruit mais en reporte la responsabilité sur le serpent. Ce dernier ne lui a pourtant pas mis le fruit dans la main !

La manière dont l’homme et la femme répondent est curieusement semblable à nos manières de rejeter la faute sur un tiers, lorsque nous sommes pris “la main dans le sac”. C’est en effet toujours plus agréable lorsqu’un tiers peut porter la responsabilité à notre place !

Sauf que ce n’est pas juste de se cacher derrière quelque chose ou quelqu’un pour justifier notre erreur.

Si la femme était allée jusqu’au bout de la réflexion, jusqu’à la racine du problème, elle aurait pu l’arracher, traiter le sujet en profondeur. En posant cette question, Dieu voulait peut être que la femme s’interroge sur sa motivation profonde, sur la raison qui l’a amenée à faire confiance à la parole du serpent.

Peut-être aurait-elle répondu à côté une première fois, puis, dans le dialogue avec Dieu, en conclure que c’était son désir de toute puissance, d’être « comme Dieu », qui avait déclenché la cascade d’événements malheureux.

C’est parfois ce qu’il nous manque : traiter nos péchés, nos fautes, en allant jusqu’à leur racine. En restant en superficie, sans réfléchir à ce qui nous a conduit à fauter/ « rater la cible » de Dieu pour nous, nous risquons de faire du sur-place au lieu de revenir vers Lui.

Etre responsable, assumer sa responsabilité dans une faute, requiert beaucoup de courage et d’humilité. Deux qualités précieuses.

Je crois que nous préférons le confort de la fuite, ou de blâmer autrui…Ainsi notre égo n’est pas mis au défi.

Or notre égo est l’un des plus gros obstacles pour bénéficier de la grâce de Dieu. Il est à l’origine de beaucoup de nos problèmes en fait !

Notre ego refuse de reconnaître qu’il puisse avoir tort, avoir mal fait et avoir besoin de « s’écraser » devant Dieu. C’est très inconfortable, d’où la difficulté à reconnaître notre part de responsabilité lorsque nous sommes pris en faute.

Paul dit en Galates 2:20 : « Avec le Christ, je suis mort sur la croix. Je vis, mais ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi. Maintenant, ma vie humaine, je la vis en croyant au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui a donné sa vie pour moi ». Ce qu’il veut dire, c’est que ce n’est plus mon ego qui vit mais Christ en moi.

Chrétiens, notre ego est crucifié avec Christ… mais il semble avoir tendance à redescendre de la croix !

C’est pourquoi nous avons besoin de rester vigilants, et de demander au Saint Esprit qu’il sonde nos cœurs et nous révèle notamment dans quels cas il s’agit de notre ego qui réagit plutôt que de notre esprit.

Je crois que Dieu, dans le jardin, appelait la femme et l’homme à faire preuve d’humilité, à confesser qu’ils avaient fait fausse route et à reconnaître qu’ils avaient besoin de l’aide divine pour changer.

Arrives-tu à identifier des sujets où ton égo se met actuellement en travers de Dieu et toi ?

Et si tu priais simplement avec le psaume 139 ?

Ô Dieu, regarde au fond de mon cœur et connais-moi,

Examine mes pensées et vois mes soucis.

Regarde si je suis sur un chemin dangereux,

Et conduis-moi sur ton chemin, ce chemin qui est sûr pour toujours (vv23-24).

Par son Esprit, le Seigneur peut nous révéler la cause ou l’origine de nos manquements, afin que nous puissions nous réaligner avec le projet de Dieu pour nous.

Cela demandera de passer par les cases de la confession puis de la repentance.

L’une comme l’autre ne sont pas des processus automatiques: il est recommandé de demander à Dieu le Saint Esprit ce que nous devons confesser et ce pourquoi nous devons vraiment nous repentir. Son efficacité et sa précision sont redoutables lorsque nous l’invitons, bien plus que le sont toutes nos capacités intellectuelles.

La démarche de confesser ses péchés devant des frères et soeurs dans la foi semble très saine et puissante si l’on se fie à Jacques 5:16 qui nous invite à la confession des péchés « les uns aux autres [et j’ajoute: sans jugement, car nous sommes tous pécheurs !], afin que nous soyons guéris ».

La repentance suit la confession : nous demandons pardon à Dieu et prenons la décision de vraiment changer avec son aide, de lâcher notre ancienne manière de voir les choses pour adopter la perspective de Dieu.

Il s’opère ainsi un changement à 180 degrés.

C’est seulement au bout de ce processus que nous aurons vraiment pris notre responsabilité devant le Seigneur, et serons prêts à recevoir son pardon et sa libération.

Ose donc t’humilier devant Dieu et demander son aide pour changer.

* De notre plume invitée : Jo est ingénieure, amatrice de réflexion, de lecture et discussions pour refaire le monde (dont l’Eglise!) entre amis et en famille. 

Fusillades aux USA : croyant que Christ est « le sacrifice ultime », les chrétiens devraient comprendre « qu’il est temps d’agir » contre « la culture et le supermarché de la mort »

« Génération massacre » sur Arte : Un documentaire de 2018 sur cette jeunesse qui refuse d’être une jeunesse sacrifiée sur l’autel de la culture de mort

L’incompréhension demeure : Combien de vies sacrifiées encore, dont des enfants, avant que l’on ne se décide enfin à restreindre l’accès aux armes aux Etats-Unis ?

Un homme âgé de 18 ans a tué 19 enfants et deux adultes mardi 24 mai 2022 dans une école élémentaire d’Uvalde, Texas, selon la police locale, avant d’être abattu par les forces de l’ordre dépêchées sur place. Il s’agit de l’une des trois plus importantes fusillades en milieu scolaire depuis le début des années 1970 et toutes ont eu lieu au cours de la dernière décennie, selon une base de données du CHDS, une école de formation à la sécurité intérieure. Le président des États-Unis, Joe Biden, a appelé à « faire comprendre à tous les élus de ce pays qu’il est temps d’agir » au sujet de la régulation du port d’armes.

Chaque année, les armes à feu provoquent la mort de plus de 30.000 personnes aux Etats-Unis. Depuis le 1er janvier 2022, 214 fusillades de masse ont eu lieu aux Etats-Unis. Les enfants tués ne sont pas seulement des enfants : ce sont des « nations » qui sont sacrifiées.

Restreindra-t-on un jour l’accès aux armes à feu aux États-Unis ?

Généralement et ce, en dépit des nombreuses tueries ayant notamment lieu dans les établissements scolaires, le « cycle infernal » est toujours le même aux USA : fusillade, indignation et prières, promesses, oubli. Malgré les bonnes volontés, la situation semble être condamnée à ne jamais évoluer, au nom « du culturel » (« la culture des armes ») et au nom du « sacro-saint » deuxième amendement, qui donne le droit constitutionnel aux Américains de « posséder et de porter des armes », et défendue âprement par le lobby des armes à feu, la National Rifle Association (NRA).

Sauf qu’en 2018, il y a eu la plus grande manifestation jamais organisée en faveur d’une régulation des armes à feu aux Etats-Unis.

Souvenons-nous, plus d’un million de personnes, dont de nombreux jeunes, ont marché sur Washington et dans de nombreuses villes des Etats-Unis, le 24 mars 2018, pour sensibiliser l’opinion américaine et les pouvoirs publics sur la question du contrôle des armes à feu et de la sécurité dans les établissements scolaires. Cette « Marche pour nos vies » a été initiée par les élèves survivants du lycée Stoneman Douglas, à Parkland, en Floride où a eu lieu la tuerie qui a fait 17 morts.

Ces jeunes – et non des adultes – ont compris qu’ « il est temps d’agir » au sujet de la régulation du port d’armes. C’est là un combat « pro-vie » contre une idéologie « pro-choice ». Mais ceux qui ont manifesté ont compris que la « culture de vie » ne se limite pas à condamner l’avortement et l’euthanasie. Et qu’être « pro-vie » n’est pas insister davantage et seulement sur les deux extrémités de l’existence terrestre au point d’occulter tout ce qu’il y a entre deux, c’est-à-dire, en l’occurrence, des millions de citoyens vivants.

Ils ont aussi compris que les belles paroles et les seules prières ne suffisent plus : ils veulent des actes et interpellent leurs élus – certains liés à la NRA.

De fait, ceux qui ont manifesté ont également compris d’emblée quel est le vrai problème : il n’est pas impossible en soi de légiférer sur les armes, sauf que certaines forces empêchent toute réforme en ce sens. Selon certains spécialistes, le combat pour mieux contrôler les armes à feu aux Etats-Unis serait même « perdu d’avance ». Découvrir également ici « ce qui bloque » toute avancée législative dans ce sens.

Ainsi, dire « c’est culturel, on n’y peut rien », en réponse aux survivants et aux proches des victimes des tueries, sonne comme une malédiction aux relents (pourris) de fatalisme. C’est aussi un aveu d’impuissance et un aveu (et un témoignage) que l’Eglise (certains évangéliques soutiennent par ailleurs la NRA, à moins qu’ils ne soient soutenus par elle) et par là même le Christ, fléchit les genoux devant une culture et un culte, des puissants et des puissances. Car les cultures sont des cultes et qui dit cultes dit religions. Et qui dit cultes dit sacrifices. Que sacrifie-t-on, sur quel autel ?

Or, le Christ, qui a rappelé que « tous ceux qui prennent des armes seront tués par des armes » (Matt.26v52), n’avait pas d’arme et ne m’a pas forcé à le suivre. Et il est le sacrifice ultime mettant fin à la logique des sacrifices.

Où sont les Églises, dans cette lutte spirituelle contre la « culture » et l’« industrie de la mort » ?

Prions pour la repentance des responsables évangéliques inactifs, ainsi que pour celle des dirigeants et des élus, pour que ceux-ci soient à même de légiférer avec courage, sans compromission et sans craindre la pression des lobbies. En effet, la repentance des plus hauts responsables est de nature à briser des verrous et à libérer une nation.

A voir et à faire voir : « Génération massacre », un documentaire, réalisé en 2019 par Sébastien Bellwinkel et visible sur Arte, lequel dresse un état des lieux de la question, tout en suivant le combat des lycéens rescapés de la tuerie de Parkland, survenue le 14 février 2018, qui avaient lancé un vaste mouvement de protestation, refusant d’être une jeunesse sacrifiée sur l’autel de la culture de mort.

Il est important qu’en France, les enseignants, dans les écoles et les lycées, parlent de ces manifestations à leurs élèves, dont certains peuvent être fascinés par le maniement des armes. Parce que ces lycéens sont un exemple, et un exemple particulièrement positif, parce qu’ils manifestent ainsi leur volonté de vivre dans un monde qui ait du sens, avec des adultes qui soient conscients de leurs responsabilités.

Trois questions fondamentales que Dieu te pose aujourd’hui : épisode 2

Source image : public domain pictures. Quand « (la voix de Dieu) doit résonner plus fort que toute autre voix dans nos vies »

Une nouvelle série en 3 épisodes de Jo, notre plume invitée*, que je remercie, orientée « jeunes » (« et moins jeunes! ») et consacrée aux premières questions fondamentales que pose Dieu aux humains. Aujourd’hui, l’épisode 2 : « qui t’a appris… »

Résumé de l’épisode précédent:

Lors du billet précédent, nous nous sommes attardés sur la première question fondamentale que Dieu posait aux humains dans le livre de la Genèse, à savoir :

“Où es-tu?”

Cette question résonne encore aujourd’hui dans nos vies, à chaque fois que, tout honteux, nous avons envie de nous cacher de Dieu, conscients de nos errements ou mauvais choix et encore plus conscients de sa sainteté – du fait que Lui est “autre”, sans péché.

Je vous invite à retourner à ce premier épisode de notre série afin de “raccrocher les wagons”.

Aujourd’hui, nous continuons avec la deuxième question que Dieu pose à l’homme.

Nous sommes toujours dans ce jardin d’Eden, juste après la désobéissance de l’homme et la femme.

A la question “Où es tu?” la réponse de l’homme au verset 10 de Genèse 3 (NFC) est : L’homme répondit : « Je t’ai entendu dans le jardin. J’ai eu peur, car je suis nu, et je me suis caché ».

Dieu aurait pu répondre par une affirmation ou négation, mais il pose une nouvelle question au v11 (NFC) : “Qui t’a appris que tu étais nu ?”

A nouveau il semble que la préoccupation du Seigneur n’est pas d’enfoncer l’homme à cause de ce qu’il a fait. Il ne nie pas que l’homme soit nu, mais il veut savoir “qui” le lui a dit ou fait comprendre.

En effet, non seulement l’homme a pris conscience qu’il est nu mais, en plus, cela a généré chez lui la peur et l’envie de se cacher…une réaction en chaîne!

Avant cet instant là, ce type de peur menant à la fuite ou la cachette n’était pas présent dans le vécu de l’homme et de la femme.

Ils vivaient dans le jardin en pleine confiance, l’un en l’autre, avec la nature et avec Dieu.

Mais voilà que leur écart de la volonté de Dieu leur ouvre les yeux sur leur vulnérabilité et leur imperfection. Ils prennent donc peur de ce qui pourrait leur arriver dans ce jardin et face à Dieu.

Pourtant, rien n’a vraiment changé par rapport à avant: ils étaient déjà nus !

Leur nudité n’était pas l’essentiel ou du moins ce n’était pas le centre de leur attention.

Cet épisode me rappelle un épisode du Nouveau Testament, où Pierre, dans un élan de foi, commence à marcher sur l’eau en allant vers Jésus puis prend peur lorsque la tempête gronde… et commence à sombrer à partir de là.

Il a prêté plus attention à cette tempête plutôt qu’à la voix de Jésus qui l’appelait, quel dommage.

Dans le jardin, l’homme n’avait pas de tempête pour l’intimider mais quelque chose a détourné son attention de ce qui comptait vraiment : la confiance qu’il pouvait avoir en Dieu.

La question “qui t’a appris que tu étais nu?” avait peut-être pour rôle de signaler à l’homme qu’il avait écouté une autre voix que celle de son Créateur et ouvert ainsi la porte à la peur.

Et toi, quelles voix t’influencent-elles aujourd’hui et que produisent-elles en toi ? Arrives-tu à discerner la voix de Dieu dans tout le brouhaha de notre vie hyper connectée?

Si nous écoutons les messages autour de nous, on peut vite devenir anxieux ou inquiet voire apeuré comme l’homme et chercher à se réfugier dans notre coquille.

Le Seigneur, lui, nous invite à sortir de la coquille pour vivre une vie pleinement confiante en Lui, le Tout-puissant, celui qui nous aime parfaitement, veille sur nous et nous apporte la paix.

Pour cela, Sa voix doit résonner plus fort que toute autre voix dans nos vies.

Et si tu prenais le temps de faire le tri parmi toutes les voix qui veulent t’influencer, voire te contrôler?

Je te propose de prendre du temps au calme avec Dieu et te mettre à son écoute par la lecture de la Bible et par la prière : ose Lui demander comment Il te voit, ce qu’il pense de toi. C’est peut-être cela, que l’homme dans le jardin d’Eden aurait pu faire : retourner vers son Créateur pour connaître la vérité sur son identité plutôt que rester avec le gros malaise de se savoir nu et la peur.

Tu pourrais également te réunir avec d’autres croyants et partager tes questions : parfois, c’est par les autres que Dieu nous rappelle qui nous sommes en Lui et quels sont ses projets pour nous.

Une chose est sûre: c’est l’étendue de son amour que le Seigneur veut et va te révéler.

C’est de cet amour parfait qu’il veut t’entourer, de sorte que toutes tes craintes (la peur d’être puni par Lui, la peur de l’avenir, la peur d’être rejeté des autres…) s’éteignent et que tu sois en paix.

“Il n’y a pas de crainte dans l’amour ; l’amour parfait exclut la crainte” lit-on dans 1 Jean 4:18 (NFC)

*De notre plume invitée : Jo est ingénieure, amatrice de réflexion, de lecture et discussions pour refaire le monde (dont l’Eglise!) entre amis et en famille. 

Trois questions fondamentales que Dieu te pose aujourd’hui : épisode 1

(News lovers in the)Planet of the Apps (2013) Huile sur toile 36” x 36” de Patrick McGrath Muñiz

 « La métaphysique », c’est l’art de (se) poser les bonnes questions, écrivions-nous il y a quelques années sur ce blogue.  Ces « bonnes questions » sont des questions dites « fondamentales » (en rapport au sens de la vie, à la mort, au bien et au mal, ou à Dieu…) que chaque être humain peut (ou est censé) se poser.

En réalité, comme nous le montre le début du premier livre de la Bible, la Genèse, ce n’est pas l’homme qui se les pose ou les pose à Dieu, ces questions. Mais c’est Dieu qui pose les toutes premières « questions premières » à l’humain, à un moment particulier où celui-ci est en faillite devant le projet divin. Dieu nous pose ces questions, non « pour savoir » (comme s’il ne savait pas !), mais parce qu’il est bon que nous les entendions.

Voici donc la nouvelle série en 3 épisodes de Jo, notre plume invitée*, que je remercie, orientée « jeunes » (« et moins jeunes! ») et consacrée à ces fameuses premières questions fondamentales que pose Dieu aux humains.

Aujourd’hui, l’épisode 1 : « où es-tu ? »

Un épisode sombre de l’histoire de l’humanité a lieu en Genèse 3.

Par leur désobéissance au seul interdit posé par Dieu sur leur vie, nos ancêtres, l’Homme et la Femme, deviennent conscients de leur nudité et surtout conscients que quelque chose s’est détérioré dans leur relation avec Dieu.

Genèse 3v7 : « Alors ils se virent tous deux tels qu’ils étaient, ils se rendirent compte qu’ils étaient nus. Ils attachèrent ensemble des feuilles de figuier, et ils s’en firent chacun une sorte de pagne ». (NFC)

Leur réaction : cacher leur nudité avec la première chose qu’ils trouvent ! Puis, lorsque qu’ils entendent Dieu le soir, dans le jardin, ils cherchent à se cacher de Lui.

Décidemment, se cacher ou cacher semble être un vrai sujet dans leur nouvel état.

T’es-tu déjà demandé pourquoi? Et surtout, si tu avais été à la place de Dieu, qu’aurais-tu fait ?

Pourquoi leur réflexe est-il de se cacher?

Pense à ton instinct lorsque tu fais ou faisais des bêtises et savais que cela arriverait aux oreilles de tes parents…Moi, j’aurais préféré être invisible.

Lorsque nous avons conscience que nous décevons des personnes qui nous ont fait confiance ou que nous avons désobéi à une consigne, nous avons tendance à culpabiliser ou même avoir honte. La culpabilité exprime notre conscience de notre mauvaise action, tandis que la honte a rapport plutôt à notre vision de nous-mêmes (“je suis mauvais.e”).

Ces deux sentiments sont parfois mélangés, et tous nous les avons expérimentés un jour (normalement!). L’Homme et la Femme, coupables et honteux, essayent de réparer ce qu’ils perçoivent comme une faute en se créant des pagnes en feuillage, puis ils essaient d’éviter la confrontation avec Dieu en se cachant car ils ont peut-être l’impression que Dieu ne les reconnaîtra plus comme ses créatures bien aimées.

Et toi, quelle est ta réaction lorsque tu sais que, devant Dieu, tu n’es pas tout à fait dans la cible ? Quelles pensées te traversent-elles? Et surtout, oses-tu en parler avec Lui?

Si j’étais Dieu (heureusement, je ne le suis pas) je les aurais cherchés pour les « engueuler un coup ». Après tout, ils avaient désobéi à la seule interdiction posée sur leurs vies !

La preuve que Dieu est loin de mes raisonnements humains, c’est qu’il s’approche de l’Homme et pose une question, comme si de rien n’était : “où es-tu?”.

Ceci m’interpelle car: Dieu ne les accuse pas, ne leur dit pas tout le mal qu’il pense d’eux, ne les rejette pas.

Au contraire, il cherche la relation: il veut savoir où se trouvent l’Homme et la Femme.

La relation semble être une priorité pour Dieu.

Il était surement bien au courant de ce qu’ils avaient fait, mais leur a donné l’occasion de venir à Lui, de rester connectés à Lui malgré leur erreur.

Y-a-t-il aujourd’hui une situation dans ta vie qui t’empêche de t’approcher de Dieu?

Sache qu’il est à ta recherche, et t’adresse cette même question “Où es-tu?”.

Dieu est au courant de ce qu’il s’est passé et veut un face à face avec toi : non pour ajouter à la honte et à la culpabilité mais pour t’aider à les évacuer définitivement.

A chaque fois que tu te sens loin de Dieu, ou indigne de t’approcher de Lui, souviens-toi que Lui te cherche. Il te précède dans les retrouvailles!

Prends le risque de répondre à son invitation, de lui dire “je suis là”. Peu importe la gravité de ta situation, ou l’intensité de ton combat contre la honte et la culpabilité.

Essaye.

* De notre plume invitée : Jo est ingénieure, amatrice de réflexion, de lecture et discussions pour refaire le monde (dont l’Eglise!) entre amis et en famille. 

Comment l’Eglise locale peut être un « havre de paix pour les homosexuels »

« Havre de paix pour toute personne fatiguée et chargée, lieu de sécurité pour le pécheur en reconversion, l’Eglise a un grand rôle à jouer dans un monde en perte de repères ». ( Source : Pixabay)

À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre l’homophobie, le Conseil National des Evangéliques de France (CNEF) rappelle, le 17/05 sur twitter, qu’« aucune violence physique ou psychologique envers une personne en raison de son orientation sexuelle ou son identité de genre ne peut être justifiée par l’Evangile ou l’exemple de Christ.  Les protestants évangéliques sont attachés à la protection des personnes et sont opposés à toute forme d’abus, notamment ceux commis sur les personnes en questionnement à propos de leur orientation sexuelle et de leur identité de genre. La Bonne nouvelle est pour tous, car nous sommes tous loin de l’idéal biblique et de notre modèle : Jésus-Christ ! »

Cette prise de position, relayée par « infochrétienne » notamment sur sa page Facebook, provoque, de la part d’internautes, un déluge de commentaires indignés/scandalisés, certains particulièrement inquiétants, au point où je me demande s’il ne s’agit pas là d’un phénomène « d’astro-turfing » [ou technique consistant en la simulation d’un mouvement spontané ou populaire à des fins de manipulation pour fabriquer l’opinion] pour tenter de décrédibiliser le mouvement évangélique en le présentant sous un jour systématiquement caricatural et outrancier.

Au-delà du bruit et de la fureur, il serait plus sain, comme nous y invite le Pasteur Gilles Boucomont « de se retrouver en Eglise pour penser les questions qu’ont fait surgir ces débats, avec un impératif que le Christ nous soumet : être dans sa vérité, et être dans la paix. En somme être en Lui, qui est Vérité et Prince de paix ».

Dans un article initialement paru dans « Homosexuel, mon prochain », hors-série n° 15, 4ème trimestre 2013,  des Cahiers de l’Ecole Pastorale, l’auteur, actuellement pasteur au temple de Belleville, après avoir exercé au Marais, nous explique comment « l’église locale (peut être un) havre de paix pour les homosexuels » dans un monde en perte de repères, en précisant qu’il ne s’agit pas du tout d’être « dans une perspective morale mais [de se montrer] plus préoccupés par la sortie d’une idolâtrie qui menace tout humain et tout croyant, [l’auteur] le premier.  Ce dont nous sommes redevables devant Dieu, c’est de faire bon usage de la grâce incomparable que nous avons reçue ». 

Extraits : 

Morale « judéo-chrétienne » ?

Toute Eglise protestante ou évangélique va donc prendre la question comme elle en a l’habitude, à l’aune de ce qu’évoque le texte biblique, qui fait autorité en matière de foi et de règles (Sola Scriptura). L’Ecriture est une source centrale bien qu’elle ne soit jamais purement unique. Si c’est l’Ecriture seule qui fait foi, nous savons combien notre culture est marquée par le paternalisme et le puritanisme du XIXème siècle, que nous confondons avec la « morale judéo-chrétienne », concept créé par les sociologues athées et les journalistes de la fin du XXème siècle.  Et nous confondons sans nous en apercevoir l’Ecriture et ses interprétations, dont nous avons intégré les lignes fortes pour ne plus pouvoir revenir à la source sans y apporter un goût extérieur, extra-biblique. Après tout qui se choque encore du nombre d’épouses et concubines de Salomon ? Qui encore, sinon les pharisiens, crie au scandale quand Marie sèche les pieds de Jésus avec ses cheveux ? Qui s’étonne que Joseph aille sans problème à Bethléem avec une Marie enceinte avant le mariage, n’étant lui-même blessé que par le fait qu’il ne soit pas à l’origine de cette grossesse ?  

Bref, il est objectif que la Genèse pose la complémentarité homme-femme. Mais trouver une morale immanente à la Bible en matière de sexualité, de conjugalité et de famille nécessite de tordre et déformer le texte biblique, à partir de nos principes et de notre actualité. La morale au temps d’Abraham n’a rien à voir avec celle au temps d’Esaïe, qui n’a rien à voir avec celle au temps des apôtres. Elle n’a rien à voir avec la nôtre, qui s’est surtout forgée dans les 150 dernières années…  

Quatre textes bibliques normatifs nous parlent d’homosexualités. 

Ils ne structurent pas une morale mais bien une Loi civile et religieuse, avec son aspect pénal. C’est le code de sainteté d’Israël. La première chose que nous remarquons c’est que, contrairement à ce que beaucoup de gens pensent, seul un texte interdisant l’homosexualité en Israël se trouve dans le premier testament (Lévitique 18,22 avec la punition assortie en Lévitique 20,13). Dans l’histoire de Loth, c’est le viol qui est condamné surtout (Genèse 19,5). De la même façon à Guibéah dans le viol d’un lévite (Juges 19,22). 

Trois textes se trouvent dans le nouveau testament, plus particulièrement dans les épîtres de Paul (Romains 1,28-31 1 Corinthiens 6,91 Timothée 1,8-11).  En 1 Corinthiens 6,9, Paul crée des mots nouveaux pour parler de l’homosexualité dans ses deux modes, passif (malakoï) et actif (arsekoïtai).  En Romains 1, il inclue l’homosexualité dans une série d’idolâtries comportementales. Son but est d’aboutir à Romains 3,23 : « Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu ». Il ne met pas un accent particulier au point que l’homosexualité fait partie d’une liste bien plus vaste.

En 1 Timothée 1,8-11, il déploie la même argumentation.     

La Loi et la morale  

Les Ecritures parlent donc clairement de l’homosexualité comme d’un péché. N’en déplaise à ceux qui sont prêts à tordre le texte pour affirmer le contraire, jusqu’à dire que Jésus l’admettrait, car sinon, il l’aurait condamnée explicitement…  En revanche, c’est la posture de Jésus face au péché et au pécheur qui nous importe pour comprendre l’économie nouvelle, la norme du Royaume. Comment nous positionner à notre tour non pas dans une attitude de jugement comme si c’était toujours la Loi qui prévalait pour nous, mais bien pour intégrer la grâce dont le Christ a voulu faire preuve, de la part du Père.  

Et c’est dans son attitude face aux pécheurs que nous pouvons comprendre la révolution Jésus.

En Jean 8, Jésus fait face à une femme adultère. Mais il n’est pas seul ; les tenants de la Loi sont avec lui, prêts à la lapider, mais rebroussant chemin dans la honte que fait monter en eux la conscience de leur péché.  Les tenants de la morale sont les nouveaux docteurs de la Loi et les nouveaux scribes ou pharisiens. A ceci près que, s’ils sont chrétiens désormais, ils se trompent de loi. C’est au nom d’une autre Loi que celle de Christ qu’ils agissent, au nom de cette loi morale prétendument judéo-chrétienne qui n’est autre qu’un paternalisme conservateur qui est surtout le fruit de la révolution industrielle, indispensable pour que les ouvriers soient disciplinés et serviles.  

Pourtant, bizarrement, si cette morale est très présente dans les Eglises, elle est exigeante contre l’homosexualité, mais elle est parfois moins véhémente contre l’adultère. Elle est tout à fait relâchée par rapport aux ivrognes, que l’on ne cherche pas toujours à sortir de leur mauvaise habitude au pays du bon vin. Que dire des cupides, qui eux sont dans les conseils pour administrer l’Eglise, alors que Paul en 1 Corinthiens 6,9-10 les met tous sur le même plan ? Sans distinction ni hiérarchie.     

L’amour et la vérité  

Il n’est pas insensé de considérer que tous ces péchés sont aussi graves les uns que les autres, dans la mesure où Paul proclame qu’ils nous privent du Royaume. Mais l’attitude de Christ en Jean 8 par rapport à la femme adultère devient la nouvelle norme du Royaume. L’Eglise, qui prolonge l’œuvre de Christ est donc le lieu où doit s’exprimer l’habile dosage de sévérité à l’égard du péché, et de compassion à l’égard du pécheur désireux de changer de vie.  C’est ainsi que les prostituées qui se convertissent sont souvent bien accueillies, les alcooliques en chemin vers la sobriété le sont aussi dans nos Eglises ; il doit en être de même pour ceux qui luttent en chemin contre l’homosexualité. L’Eglise est le lieu où les pécheurs (que nous sommes tous si nous relisons le sermon sur la montagne), viennent confesser leur misère devant celui qui les relève et leur dit : – Je ne te condamne pas, – Va, – Ne pèche plus.

Les trois éléments de ce cheminement sont capitaux. Jésus, par son délicat « ne pèche plus », signifie clairement qu’il n’a pas aboli le fait que l’adultère avéré de cette femme soit une occasion de rupture avec le monde, et avec Dieu et sa Loi. Il n’a pas aboli le code de sainteté. Et il n’hésite pas à dire les limites du possible. Il n’a pas de honte à dire que c’est invivable. Que c’est même contre Dieu. Il ne lui dit pas « Rien n’est grave, avance maintenant ». Selon le code de sainteté, elle devait être lapidée. Elle ne le sera pas. Mais combien de personne se disant homosexuelles sont lapidés verbalement ou simplement ostracisées jusqu’à ne plus revenir, dans des Eglises où leur péché a été promu au rang de péché supérieur. Qui sommes-nous pour établir des catégories que les Ecritures et le Christ n’ont pas posées, pour hiérarchiser les vertus ou les vices ? Sommes-nous ceux qui fixent la Loi ? De quelle autorité sortirions-nous un péché de cette liste, pour le rendre plus infâme ou le qualifier, au contraire, de bénin ?  Seul quelqu’un de totalement saint peut être en droit de mettre en application le code de sainteté, si nous sommes cohérents. Dieu seul peut donc punir l’adultère, en toute logique. Alors « que celui qui n’a jamais péché lui jette la première pierre », lance Jésus, qui est sans péché, et a donc autorité pour la lapider, lui ! Mais il choisit de ne pas le faire. Il ouvre la possibilité au changement de vie, qui commence avec la capacité à se repentir. « Car là où le péché a abondé, la grâce a surabondé. » (Romains 5:20). Et c’est pourquoi il peut lui dire : « Va ».     

Havres de paix  

Les Eglises sont donc appelées à être des lieux de sécurité et de refuge pour les personnes se disant homosexuelles, où elles peuvent être sûres d’être préservés de toute forme d’homophobie et de tout jugement. Nos Eglises doivent être des lieux où se dit la vérité, mais dans l’amour qui prévaut aux suiveurs de Christ. Elles sont appelées à être des lieux de grande sécurité spirituelle mais aussi émotionnelle pour que les pécheurs s’y retrouvent comme étant graciés, et apprenant à en tirer toutes les conséquences jusque dans chaque recoin de leur vie.  Mais comme pour tout pécheur, ce lieu de sécurité est aussi un lieu de vérité où la personne n’est pas confondue avec son comportement, mais définie dans ses vrais lieux d’identité. Personnellement, je ne suis pas un hétérosexuel, mais un homme marié à une femme. Nos Eglises ne bénissent pas des hétérosexuels. Elles bénissent des hommes et des femmes qui veulent vivre la conjugalité dans la fidélité que définit l’Ecriture, et qui fait de la vie comme de tout ce qui la constitue, une réalité éternelle.  

Tu n’es pas ce que tu fais  

Lire la suite sur le site de « Croire publications » ou sur le blogue de l’auteur.

Suffit-il- pour un chrétien se voulant « biblique »- que l’avortement soit interdit pour s’en réjouir ?

La première question que pose l’avortement est celle de la valeur de la vie humaine. Source image : public domain pictures

« Suffit-il- pour un chrétien se voulant biblique- que l’avortement soit interdit pour s’en réjouir ? Comment agir- de façon édifiante et glorifiant Dieu- pour prévenir l’avortement ? » 

Telle est la question posée par l’internaute « Nick » sur le site 1001 questions, et jugée « intéressante » par les répondants :

En effet, « être contre l’avortement, c’est bien. Mais comment faire, concrètement, pour rendre cet idéal possible ? L’avortement pose en effet des questions qui nous impliquent tous.

La première question que pose l’avortement me semble être celle de la valeur de la vie humaine dans notre culture. Qu’est-ce qui fait que nous valons quelque chose ? Nos capacités à réfléchir, à travailler ? Le regard que d’autres posent sur nous ? Le fait que nous soyons aimés, par un conjoint, par des parents, par des amis ? Notre richesse ? Dire que nous sommes contre l’avortement, c’est dire notre confiance dans le fait que la valeur de l’humain repose sur le fait que Dieu l’a désiré. Etre contre l’avortement, c’est donc agir pour que soit considérée la valeur de tout être humain. Je vous laisse donc imaginer à quel point ces considérations ont de larges implications, de la question de la maltraitance dans les EHPAD, à celle du harcèlement dans les collèges ou de la malnutrition dans les pays du Sud.


La seconde question que pose l’avortement est celle de la responsabilité. L’éthique chrétienne lie l’amour à l’engagement pour l’autre. Promouvoir une culture de l’engagement, c’est certainement limiter le nombre de femmes qui doivent avorter parce que leur conjoint ne veut pas de l’engagement que représente un enfant. C’est aussi permettre aux femmes de refuser les pressions qui laissent entendre qu’accueillir un enfant équivaut à gâcher sa vie.


La troisième implication relève de l’aide pratique. Comment peut-on épauler des femmes qui choisissent de garder leur enfant malgré des conditions économiques, psychologiques et relationnelles difficiles. Comment entourer les personnes qui ont des enfants et en particulier les femmes qui les élèvent seules ? Cette question s’adresse peut-être spécialement aux églises, qui se disent être une famille.

La quatrième relève de l’annonce de l’Evangile.

Lire l’intégralité de la réponse sur 1001 questions.

« Une nuée de témoins »…différents les uns des autres ! (Hébreux 11v32-40)

Les témoins sont une nuée, ils sont aussi différents les uns des autres. Prédication d’Isabelle Coffinet (Temple de Cergy) sur le texte d’Hébreux 11.32-40.

Es-tu prêt à recevoir les miracles de Dieu ? Et aussi tout ce qui n’est pas miraculeux ? Es-tu prêt à vivre le glorieux, mais aussi tout ce qui ne l’est pas ?

Alors, ce message est pour toi ! Ou comment comprendre que s’attendre à Dieu, c’est être prêt à crucifier nos propres attentes.

Forum des Attestants du 14 mai : « Transmettre l’Évangile, une question de vie ou de mort »

Source image : attester.fr

Le 14 mai 2022, de 9h30 à 17h00, a eu lieu un forum ouvert à tous, 100 % zoom, organisé par l’association des Attestants*, autour du thème: Transmettre l’Évangile : Question de vie ou de mort.

Pourquoi cette thématique ?

Les organisateurs du forum le justifient ainsi : « Alors que la guerre vient de faire son tragique retour à l’est du continent européen, provoquant son cortège de morts, de blessés et de réfugiés, le thème de ce Forum 2022 est hélas particulièrement pertinent et actuel. Nous sommes en pleine fin de crise du Covid en France et alors que le thème de l’héritage s’invitait dans la campagne présidentielle, la guerre en Ukraine lui donne une très forte dimension.

Dans le contexte du débat synodal de l’EPUdF sur Mission de l’Église et ministères, le thème de la transmission de l’Évangile doit bien évidemment prendre une place primordiale. En effet, parmi toutes les facettes de la mission de l’Église, le témoignage de la foi et la transmission de l’Évangile tiennent une place centrale et unique pour tous les chrétiens.

Dans un monde post-moderne où l’individualisme et le prétendu accomplissement personnel sont devenus norme absolue, comment dire le plan de Dieu pour chaque homme et chaque femme de notre temps ? Comment assumer cet héritage formidable que nous avons reçu, en vivre pleinement et le transmettre à notre tour pour que la vie du Ressuscité vienne remplir l’existence d’un maximum de nos contemporains ? Comment transmettre l’Évangile en tout temps et en tout lieu en commençant au plus près de nous, au sein de nos familles, auprès de nos amis, de nos collègues, et de tous ceux avec qui nous vivons au quotidien ? Indépendamment des circonstances sanitaires ou géopolitiques, la transmission de cet Évangile, qui remplit toute notre existence et fonde notre espérance, revêt une urgence pour notre monde tourmenté. Cette urgence est brûlante pour nos Églises.

Cette mission n’est pas celle des seuls spécialistes, théologiens, biblistes, etc. ; elle est celle de chaque chrétien membre du corps du Christ. Chacun à notre niveau et avec les dons que nous avons reçus, nous devons assumer l’Évangile reçu en héritage pour le transmettre à notre tour. C’est pourquoi dans le cadre de notre Forum 2022 nous allons réfléchir et nous former ensemble sur ce thème essentiel, afin d’être à même de remplir la mission que le Christ lui-même nous a confiée ».

Au programme [cliquez sur chaque intervenant ci-dessous pour (re)découvrir leur contribution]

De 9 h 30-12 h 30, table ronde animée par Marie-Christine CARAYOL, coach et intervenante en thérapie sociale, avec

  • Pierre-Yves KIRSCHLEGER, maître de conférences d’Histoire contemporaine, Université Paul-Valéry, Montpellier
  • Louis SCHWEITZER, professeur émérite d’éthique de la Faculté libre de théologie évangélique, Vaux-sur-Seine
  • Antoine NOUIS, docteur en théologie, co-fondateur de campusprotestant.com

14 h-17 h, Ateliers

  • Dire l’Évangile de façon compréhensible
  • Transmettre l’Évangile dans le scoutisme
  • Transmettre en manifestant son ouverture dans un accueil bienveillant, l’exemple des Parcours Alpha
  • Comment orienter sur l’essentiel en partant des préoccupations et questions posées ?
  • Transmettre l’Évangile dans une Œuvre sociale
  • Témoigner dans la famille
  • Transmettre et partager l’Évangile dans le couple
  • Témoigner auprès des enfants
  • Grands-parents témoins
  • Témoigner auprès des musulmans
  • Annoncer l’Évangile dans une société post-moderne
  • Témoigner en milieu sportif

Renseignements sur cet événement.

*Un événement organisé par les Attestants ; ce courant de l’Eglise Protestante Unie de France (EPUdF) s’est constitué suite au synode de Sète en 2015, qui a vu autoriser la bénédiction des couples de même sexe. L’idée du mouvement est « de mettre au centre des préoccupations le fait d’être une Eglise de témoins ». Il s’agit pour ces protestants confessants, non plus de « protester » mais « d’attester » d’une foi solide dans le Père, le Fils et le Saint Esprit, comme « d’attester » de l’autorité souveraine de la parole biblique pour la foi et la vie des croyants. Ils proposent des outils pour le réveil des églises de la Réforme et au service de l’Evangile de Jésus-Christ.

Découvrir leur site et mes articles sur ce mouvement.

Initialement paru le 06 mai 2022 et mis à jour pour l’occasion

« Bientôt Pâques ! » Un voyage biblique pour toute la famille

(Source image : BLF éditions)

Le saviez-vous ? Dieu est le Dieu de la fête et de la joie. Il a à cœur la réjouissance et a mis en nous le sens de la réjouissance !

Le saviez-vous ? Pâque (sans « s ») ou « Pessah » est l’une des fêtes bibliques majeures pour nos amis juifs, laquelle, selon le livre de l’Exode, est une fête de la mémoire, du souvenir de ce que Dieu a fait pour Son peuple, et de la liberté.

De même, la fête la plus importante – et le meilleur moment de l’année – pour les chrétiens n’est pas Noël…mais Pâques !

Cette fête célèbre en effet la résurrection de Jésus-Christ, de là son importance, car « si Christ n’est pas ressuscité, notre foi est vaine » (1 Cor.15v12-19), avec cette espérance que notre dernier ennemi, la mort, n’aura pas le dernier mot !

« Bientôt Pâques ! », c’est le cri de ceux qui accueillent une fête tant attendue, et aussi le titre d’un livre d’Ed Drew, paru chez BLF, qui nous propose de la vivre comme un voyage biblique pour toute la famille en 10 minutes par jour, grâce à des animations simples, courtes et adaptées à tous.

En effet, cette fête n’est pas faite ( !) pour être fêtée seul : elle est une occasion de se réjouir à plusieurs, à l’instar des hébreux qui devaient se retrouver à plusieurs familles dans les maisons, pour manger leur agneau pascal.

Ce voyage biblique nous fait cheminer à travers l’Évangile selon Luc et certains passages de l’Ancien Testament, pour découvrir l’histoire la plus époustouflante jamais racontée : la mort et la résurrection de Jésus-Christ.

Chaque jour, en marchant sur les traces de Jésus, nous découvrons une nouvelle histoire :

  • Louer le retour du roi lorsque Jésus entre dans Jérusalem sur un ânon.– Écouter comment un homme innocent est condamné à la punition suprême.
  •  Pleurer la mort du roi de l’univers.
  • Goûter au soulagement de savoir que la souffrance de Christ nous conduit dans son royaume.
  •  Contempler le roi ressuscité.
  •  Imaginer la colline à l’extérieur de Jérusalem, depuis laquelle les disciples regardent leur meilleur ami être enlevé au ciel pour régner.
  • Découvrir la plus grande histoire de toute l’Histoire de l’humanité.

Il suffit de consacrer dix minutes par jour pour se préparer à Pâques en famille, ou, s’il n’y a pas d’enfants, en couple ou entre amis.

Il y a cinq études par semaine, mais si le rythme de cinq études par semaine paraît irréaliste, les « histoires clés » sont indiquées dans le livre pour nous aider.

Le point fort du livre réside dans les animations dynamiques et créatives proposées, faciles à suivre, basées sur l’Évangile de Luc. Des questions sont adaptées à tous les âges, 3-4 ans, 5-7 ans, 7-12 ans, adolescents et adultes, pour n’oublier personne, et devraient susciter des discussions passionnantes en famille ou entre amis.

A bientôt, à Pâques ! « Le Seigneur est réellement ressuscité ! »

En bref : « Bientôt Pâques ! Un voyage biblique pour toute la famille en 10 minutes par jour », de Ed Drew. BLF éditions, 2022. Reçu gracieusement en service presse de la part de l’éditeur, que je remercie !

Disponible chez l’éditeur ou dans toutes les bonnes librairies, ici ou .

L’auteur : Pendant douze ans, Ed Drew a travaillé auprès des enfants dans une église de la banlieue londonienne. Il est actuellement le directeur de Faith in Kids (faithinkids.org). Il est marié à Mary et a trois enfants.

Table des matières

Avant de commencer

Tableau des histoires clés

Jour 1 : Le retour du Roi
Jour 2 : La promesse d’un Roi monté sur un ânon
Jour 3 : Le grand ménage dans le temple
Jour 4 : Tous contre Jésus
Jour 5 : Exactement comme Jésus l’avait dit
Jour 6 : Le corps et le sang
Jour 7 : Comme un agneau
Jour 8 : La grande déclaration de Pierre
Jour 9 : Jésus boit la pire coupe
Jour 10 : Arrêté par les gardes
Jour 11 : Abandonné
Jour 12 : Harcelé, battu, ridiculisé
Jour 13 : Je suis
Jour 14 : Il n’a rien fait de mal
Jour 15 : Crucifie-le ! Crucifie-le !
Jour 16 : Cloué sur une croix
Jour 17 : C’est par ses blessures que nous sommes guéris
Jour 18 : Sauve-toi toi-même
Jour 19 : Sauvé de justesse !
Jour 20 : Les ténèbres et le voile déchiré
Jour 21 : Traité comme un ver
Jour 22 : Il est mort
Jour 23 : Déposé dans un tombeau
Jour 24 : La mort promise
Jour 25 : Il n’est pas ici !
Jour 26 : Du grand n’importe quoi ?
Jour 27 : Vu (mais pas reconnu)
Jour 28 : Comme un feu dans notre cœur
Jour 29 : Il a reçu tout pouvoir pour l’éternité
Jour 30 : Vu, touché, nourri
Jour 31 : Proclamez son nom
Jour 32 : Il est parti, mais nous sommes dans la joie !
Jour 33 : Un Vendredi saint et bon !
Jour 34 : Quelle joie !

Chronologie biblique

Conseils pratiques