Cette guerre est une guerre d’information

« La Guerre est déclarée ». Il s’agit d’une guerre d’information qui se tient contre une incroyable puissance de désinformation de la part de celui que Jésus appelle « le père du mensonge »
(« La Guerre est déclarée » : affiche du film-2011- de Valérie Donzelli)

Vingt ans après la seconde guerre mondiale, des soldats japonais ont été retrouvés dans les forêts des Philippines et d’Indonésie, qui n’étaient pas informés que la guerre était terminée et que leur camp avait perdu. Pendant toutes ces années, ils avaient vécu comme en temps de guerre, et ce fut très difficile pour eux d’accepter qu’ils s’étaient en quelque sorte laissé berner par leur propre zèle, à défaut d’avoir la bonne information. Ces 20 ans furent perdus pour eux(1).

Plus proche de nous : presque deux mois après la présidentielle américaine, Donald Trump refuse toujours de concéder sa défaite. A trois semaines de l’investiture de Joe Biden, le milliardaire continue de clamer qu’il a été victime d’une fraude électorale, même si la quasi-totalité de la cinquantaine de recours qu’il a engagés (dont deux devant la Cour suprême) ont été rejetés par la justice ou abandonnés. Alors que le Congrès doit avaliser la victoire de Biden le 6 janvier, le républicain s’accroche encore à un improbable retournement de situation au Capitole. Et il a appellé ses supporters à manifester ce jour-là à Washington pour accentuer la pression. Ces derniers ont d’ailleurs envahi le capitole où le congrès débattait de la certification de l’élection de Joe Biden (aujourd’hui confirmée), avec les dérapages que l’on sait. Selon Gallup, Trump recueille en décembre 87% d’approbation parmi les électeurs républicains, un chiffre toutefois en baisse par rapport à octobre (95%). Un autre sondage, réalisé mi-décembre par CBS News, montre que ses partisans le soutiennent dans sa cabale contre Joe Biden. 82% d’entre eux ne considèrent pas le démocrate comme légitime et 75% jugent que les républicains au Congrès devraient faire tout leur possible pour maintenir Donald Trump au pouvoir. 85% estiment enfin qu’il « dispose de preuves solides » quant aux fraudes qu’il dénonce. (2).

Et ce, alors que plusieurs autorités électorales américaines ont indiqué jeudi 12 novembre dans un communiqué commun, plus d’une semaine après la présidentielle, n’avoir trouvé « aucune preuve » de bulletins perdus ou modifiés, ou de systèmes de vote piratés.  « L’élection du 3 novembre a été la plus sûre de l’histoire des États-Unis », ont affirmé ces autorités locales et nationales en charge de la sécurité du scrutin – l’agence de cybersécurité et de sécurité des infrastructures (CISA), qui dépend du ministère de la sécurité intérieure [l’administration même du Président !], ainsi que le Conseil de coordination de l’infrastructure électorale et les Comités exécutifs de coordination de l’infrastructure électorale.  « Il n’existe aucune preuve d’un système de vote ayant effacé, perdu ou changé des bulletins, ou ayant été piraté de quelque façon que ce soit », soulignent-elles dans leur communiqué.  « Bien que nous sachions que notre processus électoral fasse l’objet de nombreuses affirmations sans fondement et de campagnes de désinformation, nous pouvons vous assurer que nous avons une confiance absolue dans la sécurité et l’intégrité de nos élections », insistent-elles (3).

Sur un plan spirituel, nous sommes aujourd’hui dans une guerre d’information de ce type. La victoire de Christ a été obtenue. La reddition de Satan est assurée. L’ennemi a été vaincu et ses soldats ont eu l’obligation de déposer les armes. C’est un état de fait, depuis maintenant 2000 ans ! Mais les gens ne sont pas (ou sont mal) informés et ils perdent des années de leur vie à lutter contre un ennemi déjà vaincu.

Comme dans toute reddition, des poches de résistance se forment avec des soldats ennemis qui refusent de se rendre, continuant de se battre, ne sachant pas qu’ils peuvent s’arrêter, ni qu’ils doivent même arrêter. Leur guerre n’a plus rien de légitime, dans la mesure où leurs autorités se sont rendues [c’est encore plus compliqué quand ce sont lesdites autorités qui refusent de se rendre et de reconnaître leur défaite], et pourtant ils tentent le baroud d’honneur. Ils n’en ont pas le droit mais ils le font quand même, par la simple ignorance de la réalité de la situation de celui qu’ils servent (cf Jean 12v31-32).

Tout le bluff spirituel de Satan aujourd’hui tient à cette guerre d’information. Beaucoup de chrétiens font comme si le diable n’avait pas perdu, comme s’il avait le droit de nous dominer et comme s’il était encore le prince régnant de ce monde. Ils sont responsables d’informer le monde entier de la victoire du Christ, étant équipés pour (cf Actes 1v8) mais ne la vivent pas eux-mêmes ! Ils se font prendre eux-mêmes au mensonge qu’ils dénoncent.

La guerre d’information nous conduit sur trois champs d’action au moins, avec des destinataires bien différents : les chrétiens, les non-chrétiens et les puissances des ténèbres.

« Piqué » sur le compte twitter du Pasteur Gilles Boucomont (19/12/18)

Aux chrétiens, nous avons à rappeler par l’encouragement, l’enseignement et la prédication, qu’ils sont vainqueurs avec Christ et qu’il est hors de question d’être dans le monde comme si Dieu n’en était pas le créateur, comme il est inimaginable d’être dans la vie comme si Jésus n’était pas ressuscité, et impensable d’être dans le combat de chaque jour comme si une puissance d’en haut (le Saint-Esprit) ne nous avait pas été donnée par Dieu le Père.

Aux non-chrétiens, « la guerre d’information » consiste tout simplement à leur annoncer l’Evangile, qui n’est pas « un conseil » (4) ou « une opinion », mais un fait, une grande nouvelle, et même « la meilleure des nouvelles » qui appelle une réponse immédiate (5). Cette nouvelle que nous annonçons est une parole de vie et une parole aussi puissante qu’une prédication, dans la mesure où elle aura manifesté ce que Dieu aura fait pour nous, dans notre vie personnelle (cf Rom.1v16 et 1 Cor.4v20)

Aux puissances des ténèbres, enfin, il s’agit de rappeler, lors de nos cultes et au travers de notre piété, mais aussi de notre vie, nos actions, nos décisions, nos pensées, notre libération et celle de nos frères et soeurs, qu’elles ont bel et bien perdu la bataille et qu’un seul est le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs (Apoc.19v16) : Jésus-Christ, Lui-même étant aussi « le chemin, la vérité et la vie » (Jean 14v6).

Dans une telle guerre, notre mission, si nous l’acceptons, est d’être son témoin fidèle et véritable.

L’enjeu est grand, car cette guerre d’information se tient contre une incroyable puissance de désinformation de la part de celui que Jésus appelle « le père du mensonge » (Jean 8v44). Ce dernier tente de nous impressionner par du spectaculaire, en faisant le show, comme il tente de nous faire croire que le Roi des rois lui aurait rétrocédé ses droits, alors qu’il n’est pas sans ignorer sa propre défaite et la destitution qui a déjà eu lieu : lui, « le prince de ce monde », sera en effet « jeté dehors » (Jean 12v31) !

 

D’après « Au Nom de Jésus : mener le bon combat », de Gilles Boucomont. Ed. Première Partie, 2011, pp 265-269.

 

 

 

Notes :

(1) Au total, cent vingt-sept soldats japonais restants, aussi appelés straggler (« traînards ») en anglais, ont été retrouvés, de 1947 à 1974, errant dans les différentes îles d’Asie du Sud-Est. Les raisons de la poursuite de la guerre sont soit un fort dogmatisme ou des principes militaires qui les ont empêchés de croire en une défaite, soit une ignorance de la fin de la guerre à cause de communications entre ces soldats et le Japon coupées lors de la stratégie du saute-mouton utilisée par les États-Unis. Teruo Nakamura, qui vivait sur Morotai en Indonésie et qui se rend en décembre 1974, est le dernier straggler confirmé.  Hirō Onoda, qui s’est rendu sur l’île de Lubang, Philippines, en mars 1974, avant-dernier straggler confirmé, est quant à lui, mort en janvier 2014. (Source https://fr.wikipedia.org/wiki/Soldats_japonais_restants )

(2) Le président sortant a pourtant été « lâché » par Mitch McConnell, le chef de la majorité républicaine au Sénat, redoutable stratège parlementaire qui, sur le tard, s’était rallié à lui.  Au lendemain du vote du Collège électoral, le 15 décembre, celui-ci a félicité Joe Biden et appelé les élus républicains à certifier ce résultat le 06 janvier. Onze sénateurs [trois sénateurs, dont Kelly Loeffler, battue en Géorgie, retireront leur objection au vote du collège électoral, en raison des violences jugées « inacceptables », provoquées par les supporters de Trump au capitole] et une centaine de députés républicains entendent s’y opposer le jour J. Donald Trump a aussi perdu le soutien d’un de ses conseillers respectés, l’ancien gouverneur du New Jersey Chris Christie, ou même de son ministre de la Justice, Bill Barr [dont le départ a été annoncé mi-décembre], qui a admis n’avoir vu aucune fraude organisée dans l’élection. Cf  Etats-Unis : deux mois après sa défaite, qui soutient encore Donald Trump et qui l’a lâché? et https://www.france24.com/fr/am%C3%A9riques/20210103-%C3%A9tats-unis-onze-s%C3%A9nateurs-r%C3%A9publicains-vont-refuser-de-certifier-la-victoire-de-joe-biden ; voir aussi https://www.washingtonpost.com/politics/trump-raffensperger-call-georgia-vote/2021/01/03/d45acb92-4dc4-11eb-bda4-615aaefd0555_story.html et https://www.liberation.fr/planete/2021/01/04/pression-sur-les-resultats-de-georgie-les-outrances-de-trump-destructrices-pour-le-parti-republicain_1810269 ; https://www.france24.com/fr/am%C3%A9riques/20210106-en-direct-suivez-la-certification-de-la-victoire-de-joe-biden-et-les-s%C3%A9natoriales-en-g%C3%A9orgie

(3) Source : Présidentielle américaine : « aucune preuve » de fraude, affirment les autorités

(4) Cf https://www.reveniralevangile.com/l-evangile-est-une-bonne-nouvelle-pas-un-bon-conseil-timothy-keller/

(5) Cf http://www.theologeek.ch/2015/02/27/evangeliser-dans-le-contexte-de-la-secularisation/

 

 

En réponse à Adam qui échoue, Yeshouh, Celui qui réussit

Jésus n’est pas venu dans ce monde adulte, comme un « super-héro », mais bébé, passant par toutes les étapes de la vie. Source image : bibleetpartage.com

Merci Père de nous avoir donné Jésus.

Voyant que nous n’arrivions pas à vivre ton projet, tu nous as envoyé Celui qui a réussi à vivre le projet et à être en harmonie avec toi : Non pas « le premier Adam », celui qui échoue, mais « le Nouvel Adam », Yeshouh (Jésus),  qui réussit.

Et merci de ne pas nous l’avoir envoyé adulte, comme un « messie botté et casqué », mais bébé, dans la faiblesse même, le faisant passer par toutes les étapes de la vie. Ce que nous avons vécu, il l’a aussi vécu et a été éprouvé comme nous, à part le péché (cf Jean 8v46 et Hébr.4v15)

 

« C’est ainsi qu’il est écrit : le premier homme Adam fut un être animal doué de vie, le dernier Adam est un être spirituel donnant la vie. Mais ce qui est premier, c’est l’être animal, ce n’est pas l’être spirituel ; il vient ensuite.

Le premier homme tiré de la terre est terrestre. Le second homme, lui, vient du ciel.

Tel a été l’homme terrestre, tels sont aussi les terrestres, et tel est l’homme céleste, tels seront les célestes. Et de même que nous avons été à l’image de l’homme terrestre, nous serons aussi à l’image de l’homme céleste ». (1 Cor.15v45-49)

« Oui, par un seul homme, par la faute d’un seul, la mort a frappé tout le monde. Mais par le seul Jésus-Christ, les êtres humains reçoivent beaucoup plus de Dieu : il leur donne gratuitement ses bienfaits et il les rend justes. Par le Christ, ils vivront et ils seront rois avec lui.

 Finalement, la faute d’un seul a eu pour résultat de condamner tous les êtres humains. De même, l’action juste d’un seul a pour résultat de rendre justes tous les êtres humains, et par là, ils ont la vie.

Autrefois, un seul homme a refusé d’obéir à Dieu, et un grand nombre de gens sont devenus pécheurs. De même, un seul homme a obéi, et un grand nombre de gens seront rendus justes ». (Rom.5v17-19)

 

 

« Et le Verbe s’est fait chair et il a demeuré parmi nous » (Jean 1v14)

Paroles :

Entrons dans la nuit en cette nuit bénie
Où le salut du monde a resplendi
Entrons l’adorer, l’enfant Dieu est né
Le verbe incarné vient nous sauver

Emmanuel, Emmanuel
Dieu se lève parmi nous
Emmanuel, Emmanuel
Voici l’heure éternelle

Un enfant nous est né
Un fils nous est donné
Voici venir le prince d’éternité
Unissons nos voix aux anges dans la joie
Honneur et louange à notre Roi

Emmanuel, Emmanuel
Dieu se lève parmi nous
Emmanuel, Emmanuel
Voici l’heure éternelle

Entrons dans la nuit en cette nuit bénie
Où le salut du monde a resplendi
Entrons l’adorer, l’enfant Dieu est né
Le verbe incarné vient nous sauver

Emmanuel, Emmanuel
Dieu se lève parmi nous

Emmanuel, Emmanuel
Dieu se lève parmi nous
Emmanuel, Emmanuel
Voici l’heure éternelle

Emmanuel, Emmanuel
Dieu se lève parmi nous
Emmanuel, Emmanuel
Voici l’heure éternelle

(« Emmanuel ». Glorious, 2013)

 

Lecture : Jean 1v1-18

En ce moment, j’écoute : « Voici Noël »

 

Paroles : 

Là dans l’ombre

Le silence

La terre espère un peu de lumière

Une voix s’élèvera

La voix de Celui qui vient pour nous

Il sauvera

L’humanité

Il vaincra notre péché

Voici Noël

L’Emmanuel

Est venu pour l’humanité

Voici Noël Il descend du ciel

Nous chantons pour l’éternité

Alleluia

La lumière

A percé

Les ténèbres de notre pensée

Et son coeur

A porté

Nos fardeaux et nos fragilités

Et sa vie

A gagné

Sur nos peurs à tout jamais

Il est là Il est roi

Voici Noël

L’Emmanuel

Est venu pour l’humanité

Les anges dans le ciel

Annoncent la nouvelle

Et chantent pour l’éternité

Alleluia

Jésus est là!

 

 

« Voici Noël », single de l’Ecole Pierre, une école de Louange, Leadership et d’Audiovisuel pour l’Eglise.

En savoir plus sur : https://www.ecolepierre.com/

 

 

 

« La culture de l’honneur » du Père envers le Fils

Dieu sera toujours le modèle de l’amour et de l’attention d’un père pour son fils (Source image : public domain pictures)

« C’est que le Père aime le Fils et lui montre tout ce qu’il fait… » (Jean 5v20)

Pour Dieu, « la culture de l’honneur » n’est pas un simple « slogan ».

En témoigne l’attention constante et touchante de Dieu le Père pour Dieu le Fils, particulièrement quand celui-ci était méprisé et haï par les hommes :

– Le roi Hérode veut tuer le futur roi des Juifs qui vient de naître. Mais au moyen d’une étoile, Dieu dirige des sages pour rendre au petit enfant Jésus les honneurs royaux (Matthieu 2. 11).

– Un homme religieux reçoit Jésus chez lui, mais l’accueille avec méfiance et sans grand respect : il ne lui offre pas d’eau pour se laver les pieds, selon la coutume. Mais Dieu pousse une femme à entrer au cours du repas pour répandre, par amour pour Jésus, un parfum sur ses pieds. Elle les arrose de ses larmes et les essuie avec ses cheveux, en signe d’adoration (Luc 7. 38).

– Judas, l’un des douze disciples, mûrit son sinistre projet, les chefs religieux complotent pour se débarrasser de Jésus. Mais Dieu conduit une autre femme, Marie de Béthanie, à offrir à Jésus ce qu’elle a de plus précieux : un vase rempli d’un parfum de très grande valeur. Quel réconfort fut pour lui cette adoration muette dans son chemin vers la croix (Jean 12. 3) ! (1)

– Judas l’a trahi, Pierre va le renier, Jésus va être pris, jugé et crucifié. À la perspective de porter nos péchés, il est saisi d’une terrible angoisse. Dieu lui envoie un ange pour le fortifier (Luc 22. 43).

– Jésus est sur la croix, entre deux malfaiteurs. Dieu pousse Pilate à mettre un écriteau qui établit la dignité royale du crucifié (Jean 19. 20-22).

– On va enterrer les crucifiés dans la fosse commune, mais Dieu envoie un homme riche qui met le corps de Jésus dans un tombeau neuf (Jean 19. 41)(2).

Je garde le meilleur pour la fin : qui parle ainsi de qui dans le passage qui suit ? 

« Il dit : Et que se prosternent devant lui tous les anges de Dieu. (….) Ton trône, Dieu, est établi à tout jamais ! et : Le sceptre de la droiture est sceptre de ton règne. Tu aimas la justice et détestas l’iniquité, c’est pourquoi, ô Dieu, ton Dieu te donna l’onction d’une huile d’allégresse, de préférence à tes compagnons. Et encore : C’est toi qui, aux origines, Seigneur, fondas la terre, et les cieux sont l’œuvre de tes mains. Eux périront, mais toi, tu demeures. Oui, tous comme un vêtement vieilliront et comme on fait d’un manteau, tu les enrouleras, comme un vêtement, oui, ils seront changés, mais toi, tu es le même et tes années ne tourneront pas court ».(Hébr.1v6-12)

 

 

Notes :

(1) Une très belle scène qui m’a inspiré cette méditation, au tout début de ce blogue.

(2) D’après le feuillet du dimanche 13/12/20, calendrier La Bonne Semence,

 

La prière façon « évangile de prospérité » n’est pas la prière biblique

Aurons-nous l’humilité de demander à Jésus de nous apprendre à prier, comme nous lui demanderions de nous apprendre à Le suivre ?
(Source : convergence bolcho-catholiques)

La prière façon « évangile de prospérité » (1) est la prière perçue comme une demande, un deal avec l’invisible en vue d’en retirer quelque avantage ; du spirituel qui apporte des bénéfices en termes de développement personnel, de santé, de productivité, et autres pratiques diverses destinées à connaître l’avenir…..

A ce stade, lorsque la prière est tellement centrée sur elle-même ou sur celui qui prie, au point que celui avec qui je suis censé être en relation ne compte plus, alors ce n’est déjà plus une prière….  Au contraire, rappelle Michael Reeves dans « Retrouver la joie de prier » (2), citant une expression de Jean Calvin, « la prière est le principal moyen d’expression de la vraie foi », que nous accueillons avec reconnaissance, et le principal moyen de la confiance authentique dans le Dieu vivant et vrai, lequel est un Dieu relationnel parce que « Trine », Père, Fils, Saint-Esprit (3).

 

 

Notes :

(1) Concernant « l’Evangile » dit de la prospérité, et l’Evangile tout court, voir le documentaire « American Gospel : Christ alone ».

(2) Voir notre recension de l’ouvrage.

(3) Avec l’honnêteté de dire que « la seule chose que nous sachons, c’est que nous ne savons pas prier » !

 

Hannouka : la lumière de la résistance et de l’espérance

[Un clip amusant et sympathique sur ce temps de célébration de Hannouka]

 

Le mois de décembre est rempli de célébrations autour de la lumière. Alors que les chrétiens se préparent à fêter Noël [Dieu entrant dans l’histoire comme « une petite chose », un petit bébé], Hannouka – la fête de lumières ou de la dédicace, tombe le 25 du mois hébraïque de Kislev, aux alentours du solstice d’hiver. Cette année, elle a débuté le jeudi 10 décembre au soir et durera jusqu’au vendredi 18 décembre au soir. Les Juifs allument chaque jour une bougie sur leur  » Hanoukkia » ou chandelier à 9 branches. Ils utilisent pour cela la branche centrale (appelée le Shamash c’est-à-dire le  » serviteur ») qui sert à allumer les 8 autres, soit au total 9 bougies.

Ce chandelier est généralement posé sur le rebord d’une fenêtre et, comme les lumières de l’avent, égayent l’obscurité de la saison même si leur origine diffère l’une de l’autre.

Dans un article publié sur Le Verbe.com, Sonia Sarah Lipsyc(1) nous parle de cette fête, laquelle commémore un fait historique, à l’instar de Pourim et de Pessah (= la Pâque). Ce fait historique, qui a eu lieu au 2e siècle avant l’Ère chrétienne et qui a servi de base à la décision rabbinique d’instituer la fête de Hannouka, est relaté dans les Maccabées – livres qui n’ont pas été retenus dans le canon de la Bible hébraïque (et absents de la plupart des éditions protestantes de la Bible). Sinon, cette fête est mentionnée pour la première fois dans la Bible…dans l’Evangile selon Jean, chapitre 10, verset 22, dans le Nouveau Testament !

« Cette fête célèbre à la fois la révolte victorieuse des Juifs sur la terre d’Israël contre l’emprise gréco-syrienne de la dynastie des Séleucides et le miracle d’une fiole d’huile retrouvée intacte et, selon les normes du rituel, dans l’enceinte du second Temple de Jérusalem ». Pour le peuple Juif, c’est aussi un symbole de la lumière de la création. »Que s’était-il passé à cette époque qui justifierait que les Juifs s’en souviennent et le fassent savoir au travers de leurs rites depuis des millénaires ? »

Sonia Sarah Lipsyc nous explique que les Juifs « avaient perdu leur souveraineté nationale et devaient subir, pour user d’un terme contemporain, l’impérialisme culturel et religieux d’un empire païen. Pire encore, ils étaient victimes de persécutions religieuses tant à l’encontre de leur personne que de la tradition juive monothéiste qu’ils incarnaient. On leur interdisait ainsi sous peine de mort, l’étude de la Torah, la pratique du jour consacré du shabbat, la circoncision et le respect d’autres commandements. On les obligeait aussi, sinon ils risquaient la mort, de transgresser les injonctions et l’éthique de la Torah en voulant leur faire manger publiquement, par exemple, des bêtes interdites à la consommation (porc) selon les règles exposées dans le livre du Lévitique et explicitées par la tradition orale juive. Le Temple et son sanctuaire avaient étés profanés par l’introduction d’idoles ou par d’autres humiliations.

Alors se leva un vieil homme de la tribu des Lévis, celle qui était dédiée au service du Temple, le prêtre Mathitiyaou de la famille des Hasmonéens. Il s’insurgea contre cette occupation et ce pouvoir coercitif qui menaçaient la pérennité nationale et spirituelle du peuple juif. Lui et ses fils, dont Judah Maccabée, qui prit sa succession, ont lutté alors qu’ils étaient peu nombreux. Contre toute attente, ils ont vaincu les oppresseurs. Maccabée est le sigle de leur étendard à partir des mots hébreux : « Qui est comme Toi parmi les dieux, Dieu » (Ex 15v11).

Ils ont nettoyé le Temple mais n’ont trouvé, pour allumer comme il se doit le candélabre du sanctuaire, qu’une fiole d’huile pure qui, au lieu de brûler une journée, brûla huit jours, le temps d’en produire d’autre conforme aux prescriptions bibliques.

C’est pourquoi avant d’allumer ces lumières, les Juifs rappellent dans leurs bénédictions : « Béni sois-Tu, Éternel notre Dieu, Roi de l’Univers, qui nous a sanctifiés par Ses commandements et nous a ordonné d’allumer les lumières de Hanouka (…) qui a fait des miracles pour ceux qui nous ont précédés en ces jours-là, en ce temps-ci (…) qui nous a fait vivre, exister et parvenir jusqu’à ce moment ».

 Ils rappellent également dans leurs prières au cours de cette période : « Tu as livré les puissants aux mains des faibles, les nombreux aux mains du petit nombre (…) Alors vinrent Tes ouailles (…) qui allumèrent des lumières dans les cours de Ton sanctuaire et instituèrent ces huit jours de Hanouka, pour remercier et louer Ton grand Nom ».

De là l’essentiel de cette fête pour les Juifs, laquelle célèbre « une persévérance non seulement identitaire, mais aussi dans la foi, et la capacité d’une résilience ».

Toutefois, précise Sonia Sarah Lipsyc, « si la défense de ces valeurs passe parfois par les armes, elle ne doit pas occulter la force de l’esprit. Et c’est le sens de ce passage du livre du prophète Zacharie (Za 4v6) que l’on récite durant cette fête : « Ni par la puissance, ni par la force, si ce n’est par mon esprit ».

Hanouka est l’occasion de raconter des histoires de martyrs (= témoins), comme celle de Hanna et de ses sept fils qui ont accepté d’être assassinés plutôt que de transgresser en public l’un des commandements de la Torah (2 Macc.7). Cette martyrologie illustre ce choix, dans la tradition judéo-chrétienne, de mourir pour sa foi (cad plutôt que d’abandonner sa foi), à mille lieux de celui de mourir au nom de sa foi, en assassinant d’autres personnes.

Tout ceci n’est très joyeux, me direz-vous. Au contraire, ce qui prédomine dans la célébration de Hanouka, ce sont la joie et le côté festif !

« Après l’allumage des bougies que l’on met bien en évidence pour donner de l’écho à ces miracles, on mange des mets frits, en rappel de la fiole d’huile, comme des latkes (galettes de pommes de terre) ou des soufganyot (des beignets). De l’argent ou des cadeaux sont offerts aux enfants qui jouent avec des toupies portant les initiales hébraïques de « un grand miracle s’est produit là-bas ». Là-bas, c’est ici chaque fois que l’on met un peu plus de lumière dans l’obscurité ».

Ce miracle nous rappelle un plus grand miracle encore : celui de Jésus-Christ, « Emmanuel » ou « Dieu avec nous » (Matt.1v23), qui est venu dans ce monde comme « une petite chose » aussi insignifiante que la petite fiole d’huile, et qui est entré dans le Temple en proclamant : « je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera plus dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie » (Jean 8v12). En Lui en effet se trouve la véritable lumière.

Jésus est aussi le « Shamash », « le parfait serviteur », puisqu’il est venu, « non pour être servi mais pour servir et donner (sa) vie (une fois pour toute) en rançon pour plusieurs » (Marc 10v45, cf Jean 13 et Hébr. 9v28)

Demandons-lui d’allumer chaque jour sur le « Hanoukkia de notre cœur » une bougie supplémentaire, pour que sa lumière nous illumine davantage, et disons-lui avec foi : « Seigneur, je veux t’aimer aujourd’hui plus qu’hier et bien moins que demain » avec le secours de ta grâce. Aide-moi, je t’en prie, à t’aimer vraiment en esprit mais aussi en vérité, en gardant et pratiquant ta Parole. Ainsi, je veux aussi aimer mon prochain « plus qu’hier et bien moins que demain », de sorte que de plus en plus de personnes que je rencontre reçoivent Ta lumière ! »

Malgré la sécularisation et le sentiment matérialiste qui prévaut aujourd’hui, et alors que les enseignes lumineuses des villes nous souhaitent « de bonnes fêtes de fin d’année », sans la mention de Noël, ayons ou gardons confiance en l’irrésistible et extraordinaire nature du message d’espérance de la naissance du Messie et Sauveur Jésus, la raison d’être de cette fête de la lumière. Aucune action qui tente de supprimer, ignorer ou étouffer l’histoire de la puissance salvatrice divine n’aboutira et ne pourra diminuer cette grande espérance en Jésus annoncée au monde. Cette espérance enracinée en Dieu « venu en chair » (Jean 1v14) est une profonde réalité qui donne aux croyants la force de résister aux attaques du doute et de surmonter le désespoir du monde, déçu par les faux messies politiques, religieux ou scientifiques.

Appuyons-nous alors sur cette espérance pour parler de la puissance qu’elle contient à ceux qui ne la connaissent pas encore, tout spécialement en ce temps inédit de célébrations. Des vies seront changées. Peut-être la vôtre, vous qui nous lisez ?

« Que le Dieu d’espérance vous remplisse de toute joie et de toute paix dans la foi pour que vous abondiez en espérance par la puissance de l’Esprit Saint » (Rom.15v13).

Hag Sameah Hannouka ! [Bonne fête d’Hannouka !], en attendant de se souhaiter prochainement un « Joyeux Noël » !

 

En bonus : Chaque soir de cette semaine, retrouvez Juifs pour Jésus [qui attestent que Yeshouah est le Messie attendu] sur leur chaîne youtube autour de l’allumage des bougies de Hannouka, pour découvrir les sens profonds de cette fête des lumières, porteuse d’Espérance.

 

 

Notes :

(1) Cf https://le-verbe.com/culture/hanouka-la-fete-juive-des-lumieres/

Sociologue, rédacteure en chef pour La Voix Sépharade, auteure et dramaturge, Sonia Sarah Lipsyc est également chercheuse associée à l’Institut d’études juives de l’Université Concordia.

 

Insolite : ces chrétiens qui attendent beaucoup du Pape à Noël….

Insolite, ces chrétiens qui attendent beaucoup du Pape à Noël…! (Piqué sur twitter ! Source image : public domain pictures)

Insolite : des chrétiens (les catholiques, mais aussi, qui l’eût cru, des protestants évangéliques !) attendent beaucoup du Pape à Noël…

Emballé par l’énigme, un « pepsman » pense pouvoir la résoudre en mettant Sherlock Holmes et Hercule Poirot (avec Columbo en renfort) sur l’Affaire. Il poursuit l’enquête pour en saisir le sens véritable.

Et vous ?

Le créateur des étoiles : histoire pour Noël

 

A 4 semaines de Noël, voici une initiative sympathique de BLF éditions (merci à l’éditeur !), qui vient de créer et mettre en ligne la version vidéo* du livre « Le Créateur des étoiles ». Cet album d’Helen Buckley (texte) et Jenny Brake (illustrations) raconte le vrai sens de Noël pour que les plus petits puissent le comprendre et s’en réjouir. Nous pouvons librement utiliser cette vidéo dans nos moments en familles ou lors de nos cultes de Noël et clubs d’enfants.

Voici un extrait qui m’a paru significatif : « au commencement, le créateur a parlé. Et ses paroles étaient tellement puissantes que tout ce qu’il a dit est arrivé ! Comme ça ! » Un Dieu qui fait ce qu’il dit est décidément un créateur merveilleux ! Ce qui est aussi extraordinaire, c’est que ce créateur si puissant, si intelligent, est devenu un jour un homme…un homme d’apparence ordinaire, acceptant de passer par toutes les étapes de la vie…Pour connaître la suite, ne manquez pas de regarder la vidéo !

 

*Montage stop-motion et bruitages : Mickaël Weyer ; voix d’introduction : Anne Christen ; Narrateur : Philip Kapitaniuk.

 

« Ne parlez pas de complot chaque fois que l’on parle de complot »

« La crainte de Dieu dans les Écritures (…)libère plutôt une grande force car celui qui craint Dieu ne peut craindre autre chose… » (Source : rawpixel)

Dans « La Dernière Bataille », le dernier tome de la série « Les Chroniques de Narnia » de CS Lewis, il y est notamment question de nains individualistes et sceptiques à un point qu’ils se retrouvent prisonniers dans une réalité alternative, « une prison mentale », celle qu’ils se sont forgée dans leur propre esprit. Ayant choisi « la rouerie plutôt que la foi » (ou la confiance), ils ne laissent plus personne les aider à discerner/reconnaître le réel [incapables de voir, sentir ou d’apprécier des mets succulents, persuadés de « manger du foin » ou de boire « de l’eau sale dans un auge qui aurait servi à un âne », quand il s’agit d’excellent vin dans une coupe d’or], « si soucieux de ne pas se faire avoir qu’on ne peut (plus) le leur faire savoir ».(CS Lewis. La Dernière Bataille, Les Chroniques de Narnia, T VII. Gallimard jeunesse 2008, folio junior, pp 169-175). Ils se retrouvent donc « immunisés » à la vérité, au réel.

Ceci dit, alors qu’il y aurait de bonnes raisons d’être « prudents » (pour employer cet euphémisme), Notre Dieu ne souhaite pas que nous entrions dans le discours paranoïaque et complotiste :

« Ne parlez pas de complot chaque fois que ces gens parlent de complot. N’ayez pas peur de ce qui leur fait peur. N’ayez pas peur d’eux.  Reconnaissez  que c’est le SEIGNEUR de l’univers qui est saint.  C’est lui que vous devez respecter,  c’est de lui que vous devez avoir peur(…)il sera un lieu saint,  une pierre qui fait perdre l’équilibre, un rocher qui fait tomber » (Esaïe 8v12-14. PDV), mais celui qui met en elle sa confiance ne sera pas déçu. il ne le regrettera pas (1 Pie 2v6 et Rom. 9v33).

En effet, craindre Dieu dans les Ecritures, loin de décourager, est en réalité libérateur, puisque celui qui craint Dieu ne peut craindre autre chose.

 

 

Et si vous cherchez une idée de lecture pour le week-end, voici notre recension de « La Joie de craindre Dieu », de Jerry Bridges.