« La métaphysique pour les nuls » au cinéma

La métaphysique,

Questions par Peter Griffin

Questions par Peter Griffin

c’est l’art de se poser les bonnes questions.  Soit des questions dites fondamentales(en rapport au sens de la vie, à Dieu, à la mort…)que chaque être humain peut(doit ?) se poser.

Dans Genèse 3v9, la première question que Dieu pose à l’homme, qui venait de se cacher après avoir mangé le fruit défendu et vu qu’il était nu, est : « où es-tu ? »

Jeune famille recherchant par Vera Kratochvil

Jeune famille recherchant par Vera Kratochvil

Une question qu’il nous(vous) pose toujours aujourd’hui.

Chacun de nous a pu faire de la métaphysique sans le savoir (à l’instar de M. Jourdain, qui, lui, faisait de la prose sans le savoir). De même, le cinéma, un 7ème art qui ne se contente pas d’être une simple représentation de la réalité, sait avoir la tête dans les étoiles pour questionner, et même nous inviter à nous questionner au-delà des apparences et à partir en quête de sens.

Les trois films sélectionnés ci-dessous, exhumés de ma dvdthèque et vus cette année, traitent tous d’un sujet commun : quelle est notre place dans ce monde ?

Le tableau

Né en 1939 et vétéran de l’animation française, Jean-François Laguionie est l’auteur de Gwen, le livre des sables (1985), du Château des singes(1999) et de L’île de Black Mor(2004). « C’est sa double vocation, graphisme et théâtre, et sa rencontre déterminante avec Paul Grimault, qui ont conduit Jean-François vers la pratique de l’animation (…) Tous ses films sont adaptés de nouvelles ou récits dont il est l’auteur, et qui ont fait l’objet d’éditions ».

( http://www.la-fabrique.com/sarl/ficherea.php?id=13 )

Jean-François Laguionie tourne peu. Comme il le dit lui-même, il fait « un film tous les dix ans, ce qui ne veut pas dire (qu’il met) dix ans à faire un film ». Néanmoins, ses œuvres sont aussi perfectionnées et raffinées que celles de son ami et maître Paul Grimault, admirable auteur du Roi et l’oiseau. Le Tableau, son dernier-né, voit le jour en novembre 2011 après cinq ans de travail.

Le film mêle réflexions métaphysique/philosophique (« qui sommes-nous ? », « d’où venons-nous ? »…) sociale, artistique, et histoire d’amour impossible.

L’histoire

Pour des raisons mystérieuses, un peintre a disparu, en laissant inachevé un tableau composé d’un château, de jardins fleuris, d’une forêt menaçante, dans lequel vivent trois sortes de personnages: les Toupins (entièrement peints), les Pafinis (auxquels il manque quelques couleurs) et les Reufs (qui ne sont que des esquisses). Sans repères, tout est bouleversé :

Les Toupins se revendiquent alors supérieurs aux autres et prennent le pouvoir. Ils chassent les Pafinis du château et maltraitent les Reufs.

Scène du film "Le Tableau", de Jean-François Laguionie

Scène du film « Le Tableau », de Jean-François Laguionie

Un petit groupe composite décide de sortir du tableau pour partir à la recherche du peintre, seul capable de terminer le tableau et de restaurer la paix : il s’agit d’un toupin, Ramo, d’une pafinie, Lola et d’un reuf, Plume. Echappé du tableau de la Guerre, le jeune tambour Magenta les rejoint au cours du périple. Tous ont cette particularité de représenter trois étapes d’un même travail.

Chaque personnage du groupe a ses propres raisons de chercher leur créateur, mais plusieurs questions communes demeurent, comme un fil rouge : qu’est devenu le Peintre ? Pourquoi les a t-il abandonnés ? Pourquoi a-t-il commencé à détruire certaines de ses toiles ? Connaîtront-ils un jour le secret du Peintre ?….

Hommage au dessin, à la peinture et aux artistes en général, Le Tableau est l’histoire d’une quête : quête de soi et quête de sens, dans un monde en perte de repère, où l’on peut s’estimer insatisfait ou incomplet. C’est aussi une belle histoire nous invitant au respect de l’autre, avec ses différences, et au respect de soi, avec nos limites. Disponible en DVD, « Le Tableau » est un très beau film aux différents niveaux de lecture, source de discussions et qui s’adresse à tous les âges, à partir de 7 ans.

 

En bref :

Le Tableau

Un film de Jean-François Laguionie
Scénario original de Anik Le Ray
Création graphique de Jean Palenstijn, Jean-François Laguionie, Rémi Chayé & Julien Bisaro
Musique originale de Pascal Le Pennec
Chef décorateur et peintures: Jean Palenstijn
Directeur d’animation: Lionel Chauvin
Film fabriqué dans les studios Blue Spirit Studio, Sinematik
Durée: 1h16
Sortie nationale en France le 23 novembre 2011

Avec les voix de
Lola: Jessica Monceau • Ramo: Adrien Larmande • Plume: Thierry Jahn • Gom: Julien Bouanich • Garance: Céline Ronte • Magenta: Thomas Sagols • Orange de Mars: Magali Rosenzweig • Claire: Chloé Berthier • L’autoportrait et le peintre: Jean-François Laguionie • Le Grand Chandelier: Jacques Roehrich • Monsieur Gris: Jérémy Prévost • Le Capitaine: Michel Vigne • Le peintre de Venise: Jean Barney • Pierrot: Serge Faliu

http://www.letableau-lefilm.fr/_media/dossier_presse.pdf

http://www.mediacritik.com/critique.php?id_critique=1550

Dans un autre genre, on pourra également regarder :

Incassable

Cinémotif.fr

Cinémotif.fr

Il s’agit du deuxième film(et aussi le meilleur) de M. Night Shyamalan(2000), réalisateur américain d’origine indienne, après Sixième sens(1999). Bruce Willis et Samuel L. Jackson interprètent les rôles principaux.
Le réalisateur y questionne(comme dans tous ses films) le besoin de croire, ainsi que notre place dans le monde.

L’histoire

David Dunn (bien joué par un Bruce Willis très sobre) mène une vie très ordinaire, pour ne pas dire morne et terne, partagée entre son travail d’agent de sécurité et sa vie de famille plutôt fragile. Jusqu’à ce jour où il est victime d’une catastrophe ferroviaire, d’où il est déclaré seul survivant. Et ce, sans une seule égratignure ! Une curieuse rencontre, qui débute par une question posée, changera sa vie…

Incassable se distingue, d’une part, par son esprit très bande dessinée, ce qui se remarque d’une part dans le scénario, et d’autre part dans la réalisation. Celle-ci se caractérise par un usage du plan-séquence(qui rapproche de la BD et ses planches d’ images fixes), et par une curieuse tendance à nous donner à voir parfois  à l’envers (une petite fille qui regarde Dunn à l’envers au début du film ; un comic-book qui tombe à l’envers sur les genoux d’un personnage dans une boutique de comics…).

Bref, on retiendra un excellent scénario, plein de finesse et mêlant psychologie et fantastique(sans effets spéciaux), ainsi que des acteurs remarquables. La fin en forme de chute, loin de conclure, permet de saisir le véritable sens au film.

Et enfin :

L’Homme qui rétrécit, de Jack Arnold (USA, 1957). Adaptation du roman éponyme de Richard Matheson.

L'Homme qui rétrécit.Toutleciné.com

L’Homme qui rétrécit.
Toutleciné.com

Le film :

À la suite d’une contamination radioactive, un homme voit son corps rétrécir. Il consulte les sommités scientifiques du pays qui ne peuvent que constater le phénomène…

La filmographie de Jack Arnold est riche et variée (du polar au western-« une balle signée X »). Néanmoins, elle reste marquée par des films de SF des années 50, comme « Le Météore de la nuit », « L’Étrange créature du lac noir » ou « L’Homme qui rétrécit ». Jack Arnold avait lutté pour imposer son étonnante fin « métaphysique » à ce dernier, plutôt que d’accepter le happy end voulu par la Universal.  Il tenait son film pour « une quête sur le sens et les limites de l’identité humaine ».
Et comme le réalisateur le disait lui-même : « Je voulais créer un climat qui vous laisserait imaginer ce que ce serait si vous deveniez minuscule, que les choses banales et courantes de la vie quotidienne deviennent bizarres et menaçantes. Un chat que vous adorez devient un monstre hideux. Une araignée devient la chose la plus terrifiante que vous ayez jamais vue. Je voulais que le public s’identifie à cet homme et sente les mêmes choses que lui. Et je crois y être arrivé.
Dans L’HOMME QUI RETRECIT, comme dans tous mes autres films fantastiques, ce sont les gens qui m’intéressent avant tout, comment ils vont réagir dans telle circonstance précise. Le mécanisme technique par lequel la taille du héros est ramenée à quatre ou deux centimètres ne m’intéresse pas plus que ce qui le fait attaquer par un chat. Tout cela est très bien et m’amuse beaucoup, mais ce qui m’intéresse particulièrement, c’est la réaction supposée de quelqu’un qui se trouve dans une situation donnée.
Comment réagit-il ? Qu’éprouve-t-il ? Voilà ce qui me semble important dans un film et, plus encore, dans un film de science-fiction. Or, beaucoup de films de science-fiction me déplaisent parce que les metteurs en scène insistent davantage sur les effets spéciaux que sur les sentiments des héros. L’aspect humain est important dans n’importe quelle histoire et il est d’autant plus essentiel de l’introduire dans un film de science-fiction que l’imagination n’y connaît pas de limites, et que l’on s’y trouve confrontés à des événements qui sont peut-être réels, mais qui semblent tout à fait incroyables. Pour que les spectateurs réagissent favorablement, il faut qu’ils croient ce qu’ils voient, et c’est ce que j’ai toujours dit à mes acteurs: « J’ai besoin de croire. Vous devez croire à ce que vous faites car si vous n’y croyez pas alors moi non plus. »

http://www.canalplus.fr/c-cinema/cid124569-l-homme-qui-retrecit.html

Alors, bonne projection et…bonne réflexion !

Publicités

« Dépendance » ? Mais quelle « dépendance » ?

Pierre Carles, documentariste et réalisateur, entre autre, de « Fin de concession », constatait, en 2010 : « Ce qui est en train de se mettre en place autour du téléphone portable, des jeux vidéo et d’internet, avec l’état de dépendance que cette industrie génère chez le consommateur, constitue une entreprise d’occupation des esprits à côté de laquelle la télévision à l’ancienne est de la rigolade(…) À mon avis, la critique de l’information telle que nous l’entendons aujourd’hui sera totalement caduque dans dix ou quinze ans. Ce qu’il nous faudra critiquer, demain, c’est la société de la dépendance, celle qui nous rend accro à des jouets superflus pour mieux nous empêcher de réfléchir par nous-mêmes(…)L’iPhone, qu’on le veuille ou non, est une utopie, la promesse d’un monde meilleur où tous les services et les plaisirs seront à portée de main, sans effort, quasi-gratuitement. Un monde meilleur synonyme de sang et de larmes pour la majorité de la population mondiale… Mais nous, qui ne croyons pas en ces utopies bidon, nous ne parvenons pas à fabriquer les nôtres. (…) »  

Enfant avec un ordinateur portable par Alan Toniolo de CarvalhoOù commence la société de dépendance ? Et où s'arrêtera-t-elle ?

Enfant avec un ordinateur portable par Alan Toniolo de Carvalho
Où commence la société de dépendance ? Et où s’arrêtera-t-elle ?

Face à cette société de dépendance, nourrie par la société de consommation (et souvent défendue par les mêmes qui, paradoxalement, parlent « d’assistanat », en réponse à la pauvreté et aux inégalités sociales, comme pour ne pas voir les causes structurelles de telles réalités…), quelle alternative pouvons-nous proposer, nous chrétiens ?

Et comme par un fait exprès, à l’heure où l’on semble incapable de ne pas utiliser son portable, y compris dans les lieux publics, je découvre  justement le fort pertinent « utiliser la Bible comme son portable »(datant d’au moins 2011) : Pouvez-vous imaginer ce qui se passerait si nous traitions la Bible de la même manière que nous traitons notre téléphone portable ? La réponse ici.

De quoi inciter à redécouvrir la révolution technologique la plus audacieuse de tous les temps ! 

« Deux choses éternelles… »

« Qu’est-ce qui compte vraiment dans la vie ? Qu’est-ce qui est réellement important ?

Certains Tools par Vinicius de Carvalho VenâncioQu'est-ce qui est essentiel, dans la vie ?

Certains Tools par Vinicius de Carvalho Venâncio
Qu’est-ce qui est essentiel, dans la vie ?

A quoi devons-nous consacrer notre vie ? » Se demande W. Henrichsen dans Former des disciples (Editions Farel, 1995)

Effectuant une recherche intensive dans la Bible afin d’y trouver des réponses, il tombe sur 2 Pie.3v10 : Le jour du Seigneur viendra comme un voleur ; en ce jour, les cieux passeront avec fracas, les éléments embrasés se dissoudront, et la terre avec les œuvres qu’elle renferme sera consumée.

Un passage qui ne manqua pas de l’interpeller : «  Mon objectif, c’était d’être ingénieur de travaux publics et de construire des ponts…Quel choc ce fut alors pour moi de penser que (…) tout ce que j’avais prévu de construire, (Dieu) le détruirait un jour », témoigne-t-il.

Mais W. Henrichsen ne pouvait se résigner d’en rester là : «…Certainement, il doit y avoir quelque chose que Dieu n’a pas prévu de consumer…Par (la) grâce(de Dieu), (il découvrit dans les Écritures) au moins deux choses durables, auxquelles (il pouvait se) donner pleinement (…) » :

les gens et la Parole de Dieu.

Dans Jean 5v28-29(…) il est dit : « Ne vous étonnez pas de cela, car l’heure vient où tous ceux qui sont dans les sépulcres entendront sa voix, et en sortiront : ceux qui auront fait le bien, en résurrection de vie ; ceux qui auront pratiqué le mal, en résurrection de jugement. » (…)La deuxième chose qui dure éternellement, nous la voyons dans Esaïe 40v8 : « l’herbe se dessèche, la fleur se flétrit ; mais la parole de notre Dieu subsistera à toujours ! »

Texte de la Bible par Petr Kratochvil

Texte de la Bible par Petr Kratochvil

(…)En déterminant le choix d’objectifs pour ma vie, je vis que je pouvais me consacrer aux gens et à la Parole de Dieu (…) ces choses sont éternelles. »

(Henrichsen, W. Former des disciples. Editions Farel, 1995, pp148-150)

« Couverture » ou « emballement médiatique » ? « Info » ou « buzz » ?

Je n’aime pas l’expression : « faisons le buzz ! » qui a tendance à remplacer ou à se substituer (voire à se confondre)avec l’action d’ « informer ».

Or, « Buzz »,

Près d'une mouche par Petr Kratochvil

Près d’une mouche par Petr Kratochvil

ou bourdonnement en anglais, « est une technique marketing consistant à faire beaucoup de bruit autour d’un produit afin d’en faire la promotion. Ce genre de technique marketing est facilitée sur Internet, où le bouche à oreille peut parfois fonctionner de manière fulgurante (voire incontrôlée) ». http://dicoblog.canalblog.com/archives/2008/12/01/10873147.html

Un réflexe sain de journaliste consiste, face à n’importe quelle nouvelle, à se demander: «où est l’info?» Et « Pourquoi ça buzze ? »

Marie-Claude Ducas, journaliste, bloggueuse, et auteure, se questionnait ainsi, dans un billet pour son blog : « Quelle place feront les médias à Haïti dans un mois? »

C’était, à l’époque, le 22 janvier 2010.

Parlant du traitement médiatique, elle se demandait « quelle serait la prochaine manchette internationale, et, pour commencer, la première manchette tout court,  à détrôner Haïti ? Et pour ceux qui seraient portés à déplorer, pour cet état de choses, une récente escalade de la part des médias en cette ère d’information continue », elle suggérait de voir ou de revoir

Le traitement médiatique vu par Gotlib ou “le drame du Biafrogallistan”.

Source : Gotlib. « Désamorçage » In  La rubrique à brac tome 4, 1973, PP 64-65.

Doc 1

Doc 1

Doc 2

Doc 2

 

Doc 4

Doc 4

Doc 5

Doc 5

Doc 6

Doc 6

Doc 7

Doc 7

Doc 8

Doc 8

Doc 9

Doc 9

Doc 10

Doc 10

Doc 11

Doc 11

Doc 12

Doc 12

Doc 13

Doc 13

Doc 14

Doc 14

Doc 15

Doc 15

Doc 16

Doc 16

Doc 17 et fin

Doc 17 et fin

Enfin, l’histoire de « Marc L*** »  est devenu un cas d’école, surtout concernant l’histoire du buzz.
Le portrait « Google » peut se lire sur http://www.le-tigre.net/Marc-L.html ; l’analyse de l’auteur du portrait, revenant sur cette affaire : http://www.le-tigre.net/Marc-L-Genese-d-un-buzz-mediatique.html
L’analyse du buzz sur http://internetetopinion.wordpress.com/2009/03/02/le-tigre-marc-l-et-les-moutons/ et sur  http://www.nonfiction.fr/article-2377-marc_l_sur_internet_la_vie_reelle_ne_devient_pas_virtuelle.htm

« Matraquage »

Il y a une vingtaine d’années, lors d’une séance cinéma, j’avais été frappé par le fait que l’on avait fait suivre, sans transition, une bande annonce de film par une publicité pour jeux vidéo.

Y a-t-il une différence entre la bande annonce(ou « trailer ») et le clip publicitaire ? Le procédé serait-il le même ? Dans quel but ?

Analyser la bande annonce du film « Docteur Folamour ou : comment j’ai appris à ne plus m’en faire et à aimer la bombe » («  Dr. Strangelove or: How I Learned to Stop Worrying and Love the Bomb »), satire de la guerre froide sortie en 1964, est à cet égard intéressant.

Son auteur est le graphiste américain Pablo Ferro, qui avait conçu une bande annonce burlesque pour inciter à aller voir un film burlesque.

Effrayant jeune homme par Petr KratochvilUn procédé burlesque pour inciter à aller voir un film burlesque

Effrayant jeune homme par Petr Kratochvil
Un procédé burlesque pour inciter à aller voir un film burlesque

Véritable parodie de discours publicitaire, elle est composée de questions rhétoriques (un procédé très courant en publicité), conclues par une réplique absurde (car hors-contexte) des principaux acteurs. La tragédie de la situation (la menace d’un conflit nucléaire) s’en trouve alors désamorcée par un humour grinçant (d’autant plus que l’assassinat du président J.F. Kennedy a eu lieu la semaine de la sortie initiale du film).

Pablo Ferro procède à un savant montage sonore, marqué par une alternance saccadée de texte entrecoupé d’extraits du film.  Le tout fait l’effet d’un matraquage d’images subliminales.

Ce montage reposant sur la formule « mots + images + son » a sans doute inspiré TV is a drug de Beth Fulton. La créatrice multimédia y réinterprète « Télévision »*, un poème du scénariste Todd Alcott, dans cette vidéo datant d’août 2010 qui s’attaque sur le mode « matraquage » au mass media TV….par ailleurs accusé lui-même de nous matraquer ce que nous devons regarder, faire ou consommer !

La critique peut-être la plus lucide sur cette vidéo a été pêchée sur « Créanum », le magazine de la création numérique : « que l’on partage le message ou pas, c’est aussi l’utilisation d’un média – Internet – pour en critiquer un autre. Et pourtant, il me semble que le web n’est pas non plus exempt de tout reproche au niveau de l’exercice d’un « pouvoir d’influence dissimulé », comme tous les médias de masse d’ailleurs, mais ça, c’est une autre histoire… »

 

Television* — by Todd Alcott

Look at me. Look at me. Look at me, look at me,

look at me. Look at me. No no no, don’t look

over there, there’s nothing to look at over

there, look at me, look at me, look at me.

Are you looking at me? Is everybody looking at

me? Do I have your attention? Good.

Don’t get the wrong idea. I’m not trying to take over

your life. You need, what? What do you need?

You need to, what? Go to the bathroom? Fine.

Get up, go to the bathroom, come back, look at

me. You need, what? You need to get

something to eat? Fine. Get up, go to the

kitchen, get something to eat, come back, look

at me. You need to, what, sleep? Fine, get up,

go to bed, go to sleep, get up, come back, look

at me.

Okay. So we have an agreement. You will do what

you absolutely need to do, and when you’re

done, you will come back and look at me.

Don’t worry about your schedule. I am here for you.

I am here for you. Twenty-four hours a day,

seven days a week, I am here for you.

I am here for you. You need me, I’m here. Fair

and foul, thick and thin, I am here for you. I am

here for you. People try to tell you I’m bad? You

tell them that I am here for you. Twenty-four

hours a day, fair and foul, thick and thin, I am

here for you. I am here for you. People try to tell

you I’m bad, know what it sounds like to me?

Sour grapes.

You see what 1- hey, hey, hey, hey, hey, no, don’t

look over there, there’s nothing going on over

there, look at me, look at me, look at me.

I’ve got stuff you wouldn’t believe. Danger? Sex?

Action? Death? Thrills? Comedy? All here, all

in the next eight minutes.

Can you believe it? You can’t. It’s unbelievable.

You can’t believe it because it’s unbelievable!

It’s a miracle.

Just keep looking at me. Just keep looking at me.

Just keep looking at me. Look at me, look at

me, look at me, look at me, look at me.

 

**« Television » est paru dans le recueil « Spoken Word Revolution : Slam, Hip Hop & the Poetry of a new generation » de Billy Collins, édité par Mark Eleveld en 2003.

Le texte à lire ici.

« Son nom est merveilleux ; Il a fait une chose merveilleuse ! »

Note : ce sujet a été proposé à des enfants/préados(10-14 ans), dans le cadre d’une leçon d’ « école du dimanche ». Néanmoins, il peut tout à fait convenir à des adultes réunis pour une étude de groupe. A noter encore que ce thème suit l’étude sur le jeûne, avec l’idée suivante : si l’on jeûne de nourriture, de loisirs…que nous reste-t-il ? L’émerveillement et l’adoration, bien sûr !

Introduction/Accroche :

Qu’est-ce qui vous a déjà émerveillé ? La dernière fois que vous vous êtes émerveillés, c’était devant…. ?

(Pour ma part, c’était il y a plusieurs années,

Paysage du soir par Larisa Koshkina

Paysage du soir par Larisa Koshkina

dans un cadre serein, calme, beau, en pleine montagne)

Psaume 8v1-2 :

« Éternel, notre Seigneur ! Que ton nom est magnifique par toute la terre; tu as mis ta majesté au-dessus des cieux! Par la bouche des petits enfants et de ceux qui tètent, tu as fondé ta force, à cause de tes adversaires, afin de réduire au silence l’ennemi et le vengeur (ou le vindicatif, le rebelle). »

(Psaume de David)

« J’aime beaucoup ce texte »….et vous ?

 

Quel est ce texte ? Comment s’appelle ce type de texte ? (Un psaume) Qu’est-ce qu’un psaume ? Pourquoi en compose-t-on ?

Qui en est l’auteur ?

 

Q 1 : De quoi parle ce texte et pourquoi a-t-il été composé ?

C’est un psaume de David, roi et musicien. Un chant d’adoration à Dieu.

Q 2 : Quelle émotion s’en dégage ?

Le ton de ce texte est calme et majestueux.

David voit et contemple sereinement la gloire de Dieu dans la création.

Dieu la lumière de l'espoir par Robert NackeLe psaume, un chant d'adoration à Dieu

Dieu la lumière de l’espoir par Robert Nacke
Le psaume, un chant d’adoration à Dieu

Émerveillé, il célèbre, non pas la création, mais le créateur lui-même.

Q 3 : « David contemple » : que veut dire « contempler » ? (« Regarder avec attention ou admiration »)

David a le temps et prend le temps de contempler la création, ce que Dieu a fait. Il est possible que ce soit durant une période paisible de son règne que la vue du ciel étoilé, qu’il pouvait admirer de la terrasse de son palais, ait inspiré au roi David ce texte.

Prenez-vous le temps de contempler ce que Dieu a fait, de voir la gloire de Dieu dans la création ? Et d’adorer Dieu pour ce qu’Il est, ce qu’Il a fait ?

Q 4 : Qui est Dieu, pour David ? Comment l’appelle-t-il dans ce psaume ?

« L’Eternel », « notre Seigneur », Celui « dont le nom est magnifique par toute la terre » et « qui a mis sa majesté au-dessus des cieux » !

 « Notre Seigneur » (et pas « mon »). Le mot « notre » apparaît ici pour la première fois dans le recueil des Psaumes : Dieu est personnel pour David, qui exprime ses sentiments.  Le « notre » inclut tous ceux qui croient et qui ont mis leur confiance en Dieu. David n’a pas composé ce chant que pour lui. Ce psaume est destiné à être chanté par plusieurs et non par une seule personne, de façon égoïste.

Et pour vous ?

« Que ton nom est magnifique par toute la terre »…

Q 5 : Que nous apprend le nom de Dieu…sur Dieu ? (Sa gloire).

Q 6 : A quoi nous sert de connaître le nom de Dieu ?

Le nom est révélateur d’une personne. Dans la Bible, connaître le nom de quelqu’un c’est connaître intimement la personne et donc établir avec elle une relation privilégiée. Si nous aimons Dieu, nous voudrons le connaître mieux et l’appellerons par son nom. Lorsque nous prions Dieu, nous ne parlons pas à un inconnu.

Parce que nous le connaissons, nous pouvons l’appeler au secours en cas de besoin :

« Ceux qui connaissent ton nom se confient en toi. Car tu n’abandonnes pas ceux qui te cherchent, ô Éternel! »( Psaumes 9v10)

« … quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. » (Romains 10v13)

Le nom de l’Eternel est « magnifique » ou « merveilleux », « mystérieux » :

C’est par la Parole de Dieu, la Bible, que nous pouvons connaître les noms de Dieu. Dieu est unique et incomparable, Il est le seul vrai Dieu.

Esaïe 45:5 « Je suis l’Éternel, et il n’y en a point d’autre, hors moi il n’y a point de Dieu … »

Pour bien souligner ce caractère d’un Dieu unique, le nom « El » (= Dieu) s’accompagne toujours d’une épithète qui souligne un aspect, une vertu du même Dieu:  El-Schaddai – El-Elion – El-Olam – El-Ganna – El-Hai. Dieu s’est toujours révélé par un nom qui définit qui il est, quel est son pouvoir, sa nature et ses vertus.

Ex : El-Schaddaï : « Dieu Tout-Puissant » : cad qu’Il a le pouvoir de tenir et d’accomplir ses promesses….« Elohim » : « Dieu fort et puissant », « Créateur ».

… « Tu as mis ta majesté au-dessus des cieux ! » Il est plus grand que l’univers et l’univers témoigne de Sa grandeur.

Aux ennemis et aux rebelles, Dieu leur dit : « taisez-vous ! »

« Vous qui cherchez votre propre gloire et à vous plaire à vous-même, regardez par quoi j’ai choisi de fonder ma force ! »

Voyages par George Hodan

Voyages par George Hodan

Q 7 : Par quoi Dieu a-t-il fondé sa force ? Par quoi a-t-il choisit de se glorifier ?

« Par la bouche des enfants », hébreu : de ceux qui jouent. Aux incrédules, le psalmiste oppose les petits enfants que l’on voit jouer sur la rue et même ceux qu’on allaite encore. Ces petits qui savent être émerveillés  à la vue des grandes œuvres de Dieu. Leur témoignage, même inarticulé, est suffisant pour fermer la bouche aux adversaires[anecdote : un homme demanda un jour à une petite fille : « il est où ton Dieu ? » Et la petite fille répondit : « Il est suffisamment grand pour dépasser l’univers mais il est suffisamment petit pour entrer dans mon cœur »]. Comparez la parole du Seigneur Jésus : « Je te loue, ô Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents et de ce que tu les as révélées aux enfants… » (Matthieu 11.25).

« Dieu a choisi les choses folles du monde, pour confondre les sages ; et Dieu a choisi les choses faibles du monde, pour confondre les fortes ; et Dieu a choisi les choses viles du monde, et les plus méprisées, celles qui ne sont point, pour anéantir celles qui sont ; afin que nulle chair ne se glorifie devant Dieu ».(1 Cor.1v27-29)

C’est un mystère, le plus merveilleux : choisir de se glorifier et d’être glorifier par ce que l’homme, qui se croit sage, grand, fort intelligent (plus que Dieu !), considère comme faible, méprisable et comme une folie.

Q 8 : Quelle est son œuvre la plus merveilleuse, méprisée et considérée comme une folie par les hommes ?

Lire Juges 13v18-23 : une très belle histoire, celle de l’annonce d’une naissance !

 

[Raconter les passages de v1-16 : « Et les fils d’Israël firent de nouveau ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel; et l’Éternel les livra en la main des Philistins pendant quarante ans. 2Et il y avait un homme de Tsorha, de la famille des Danites, et son nom était Manoah; et sa femme était stérile et n’enfantait pas. 3Et l’Ange de l’Éternel apparut à la femme, et lui dit: Voici, tu es stérile et tu n’enfantes pas; mais tu concevras, et tu enfanteras un fils. 4Et maintenant, prends garde, je te prie, et ne bois ni vin ni boisson forte, et ne mange rien d’impur; 5car voici, tu concevras, et tu enfanteras un fils; et le rasoir ne passera pas sur sa tête, car le jeune garçon sera nazaréen de Dieu dès le ventre de sa mère; et ce sera lui qui commencera à sauver Israël de la main des Philistins. 6Et la femme vint, et parla à son mari, disant: Un homme de Dieu est venu vers moi, et son aspect était comme l’aspect d’un ange de Dieu, très-terrible; et je ne lui ai pas demandé d’où il était, et il ne m’a pas fait connaître son nom. 7Et il m’a dit: Voici, tu concevras, et tu enfanteras un fils; et maintenant, ne bois ni vin ni boisson forte, et ne mange rien d’impur; car le jeune garçon sera nazaréen de Dieu dès le ventre de sa mère, jusqu’au jour de sa mort. 8Et Manoah supplia l’Éternel, et dit: Ah, Seigneur! que l’homme de Dieu que tu as envoyé, vienne encore vers nous, je te prie, et qu’il nous enseigne ce que nous devons faire au jeune garçon qui naîtra. 9Et Dieu exauça la voix de Manoah; et l’Ange de Dieu vint encore vers la femme, comme elle était assise aux champs, et Manoah, son mari, n’était pas avec elle. 10Et la femme se hâta et courut et rapporta à son mari, et lui dit: Voici, l’homme qui était venu vers moi l’autre jour m’est apparu. 11Et Manoah se leva et suivit sa femme; et il vint vers l’homme, et lui dit: Es-tu l’homme qui a parlé à cette femme? Et il dit: C’est moi. 12Et Manoah dit: Quand donc ta parole arrivera, quelle sera la règle du jeune garçon, et que devra-t-il faire? 13Et l’Ange de l’Éternel dit à Manoah: La femme se gardera de tout ce que je lui ai dit. 14Elle ne mangera rien de ce qui sort de la vigne, et elle ne boira ni vin ni boisson forte, et ne mangera rien d’impur. Elle prendra garde à tout ce que je lui ai commandé. 15Et Manoah dit à l’Ange de l’Éternel: Laisse-nous te retenir, et t’apprêter un chevreau. 16Et l’Ange de l’Éternel dit à Manoah: Si tu me retiens, je ne mangerai pas de ton pain; et si tu fais un holocauste, tu l’offriras à l’Éternel. Car Manoah ne savait pas que ce fût l’Ange de l’Éternel. 17Et Manoah dit à l’Ange de l’Éternel: Quel est ton nom, afin que nous t’honorions, quand ce que tu as dit arrivera? 18Et l’Ange de l’Éternel lui dit: Pourquoi demandes-tu mon nom? Il est merveilleux. 19Manoah prit le chevreau et le gâteau, et il les offrit à l’Éternel sur le rocher. Et il fit une chose merveilleuse, tandis que Manoah et sa femme regardaient. 20Et il arriva que comme la flamme montait de dessus l’autel vers les cieux, l’Ange de l’Éternel monta dans la flamme de l’autel, Manoah et sa femme regardant; et ils tombèrent sur leurs faces contre terre. 21Et l’Ange de l’Éternel n’apparut plus à Manoah, ni à sa femme. Alors Manoah connut que c’était l’Ange de l’Éternel. 22Et Manoah dit à sa femme: Nous mourrons certainement, car nous avons vu Dieu. 23Et sa femme lui dit: Si l’Éternel eût pris plaisir à nous faire mourir, il n’aurait pas accepté de notre main l’holocauste et le gâteau, et il ne nous aurait pas fait voir toutes ces choses, et ne nous aurait pas fait entendre, dans ce moment, des choses comme celles-là. 24Et la femme enfanta un fils, et appela son nom Samson; et l’enfant grandit, et l’Éternel le bénit ».

 

Q 9 : Qui est « l’Ange de l’Eternel » ?

« Mon nom ? Il est merveilleux »(ou c’est un mystère).

Cela ne veut pas dire que l’Ange de l’Éternel s’appelle « merveilleux » : c’est une indication sur la personne, son caractère. Ce qu’Il est, sa relation avec Dieu et le fait qu’il semble qu’il soit Dieu lui-même est un mystère pour nous. De même, Dieu est mystérieux, insondable, pour nous (sinon, serait-il Dieu ?)

Qui peut nous faire connaître Dieu ? Comment Dieu s’est-il le mieux révélé à nous ?(en Jésus : « Personne ne vit jamais Dieu ; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, est celui qui nous l’a fait connaître », cf Jean 1v18)

Et dans le passage de Juges 13, Dieu se révèle à un couple sans enfant, de la tribu de Dan(la plus petite).

Q 10 : Qu’est-il offert à l’Ange de l’Eternel ?

Un « holocauste », un sacrifice entièrement brûlé » : tout est donné à Dieu.

« Il fit une chose merveilleuse » : « l’Ange de l’Éternel monta dans la flamme de l’autel ». L’Ange de l’Eternel se confond, s’identifie avec le sacrifice. Il est le sacrifice. Cela signifie qu’Il accepte ce sacrifice brûlé entièrement.

Q 11 : Qui s’est donné entièrement pour nous ?

 

La délivrance de la puissance du péché dont nous avons été l’objet : la victoire du Seigneur Jésus à la croix.Traverser par Radu Pasca

La Parole de la croix…pour nous qui sommes sauvés, la puissance de Dieu !
Traverser par Radu Pasca

Lire 1 Cor.1v18-25 :

… « la parole de la croix est une folie à ceux qui périssent ; mais pour nous qui sommes sauvés, elle est la puissance de Dieu. Car il est écrit : Je perdrai la sagesse des sages, et j’anéantirai l’intelligence des intelligents. Où est le sage ? où le scribe ? où le disputeur de ce siècle ? Dieu n’a-t-il pas rendu folle la sagesse du monde ? Car puisque, dans la sagesse de Dieu, le monde n’a point connu Dieu par la sagesse, il a plu à Dieu de sauver, par la folie de la prédication, les croyants. Et tandis que les Juifs demandent des signes, et que les Grecs cherchent la sagesse, nous, nous prêchons Christ crucifié, scandale pour les Juifs, et folie pour les païens ; mais pour ceux qui sont appelés, tant Juifs que Grecs, ce Christ est la puissance de Dieu et la sagesse de Dieu. Parce que la folie de Dieu est plus sage que les hommes, et la faiblesse de Dieu est plus forte que les hommes ».

Et maintenant ? « Soyons émerveillés ! »

Ecrivons des prières d’adoration et de louanges inspirées par ce nom merveilleux et cette œuvre merveilleuse, comme cadeaux à Dieu !

Verset à apprendre : « nous, nous prêchons Christ crucifié, scandale pour les Juifs, et folie pour les païens ; mais pour ceux qui sont appelés, tant Juifs que Grecs, ce Christ est la puissance de Dieu et la sagesse de Dieu. » (1 Cor.1v23-24)

Notre regard sur le pauvre : la loi

Le 17 janvier de cette année, nous avions publié une introduction à une thématique intitulée : « Notre regard sur le pauvre, l’étranger et l’éprouvé»

Le présent billet, constituant la première partie de l’étude(qui n’a pas la prétention d’être exhaustive, mais de s’efforcer de questionner), nous invite, à travers un examen approfondi des Ecritures(Ancien et Nouveau Testaments) à rejoindre Dieu Lui-même, dans Sa façon de considérer le pauvre.

Il s’agit là d’un sujet majeur dans la Bible, puisque plus de 2000 versets de la Bible traitent des questions d’équité et de justice….

Hippopotame sur la fenêtre par George HodanLa pauvreté, l'injustice sociale...des sujets souvent oubliés...

Hippopotame sur la fenêtre par George Hodan
La pauvreté, l’injustice sociale…des sujets souvent oubliés…

Pourtant, lorsqu’on parle des « valeurs » ou « principes bibliques », on y englobe rarement les causes de la pauvreté et de l’injustice sociale. « … Dans les questions de morale individuelle, du respect de la vie (avortement, euthanasie, …), de morale sexuelle (l’homosexualité, …), lorsque des croyants interpellent les gouvernants, demandent que la loi impose la morale et manifestent, parfois dans la rue, leur mécontentement, il est peu demandé de justifier bibliquement les actions de plaidoyer (…) Pourquoi faire deux poids deux mesures : au loin, au près, questions morales, questions sociales », alors qu’ « il n’y a pas dans l’Ancien Testament de disjonction entre la justice sociale et la morale sexuelle » ?

Philippe Malidor, journaliste à Réforme, auteur et traducteur, dans « Si j’étais président…  – Le sel du scrutin présidentiel », Publié le 16/02/2012 dans http://www.editions-mennonites.fr/blog/ questionne également : « Dans les milieux chrétiens, singulièrement évangéliques, les débats tournent souvent autour des affaires de bioéthique. Il est vrai que celles-ci engagent, et pour longtemps, des choix de société dont la facture se paiera dans une ou deux générations. Les discussions autour de l’avortement ou de l’euthanasie ne sont absolument pas méprisables. Faut-il pour autant faire de ces sujets l’alpha et l’oméga du choix à faire devant l’urne ? Faut-il insister davantage sur les deux extrémités de l’existence terrestre au point d’occulter tout ce qu’il y a entre deux, c’est-à-dire, en l’occurrence, 65 millions de citoyens vivants ? Quid de la justice, de l’équité, de l’honnêteté en affaires, de la santé, de l’emploi, de l’éducation, de la morale publique, du droit d’opinion et de religion ? » 

Dans notre introduction, nous relevions que la présence du pauvre parmi nous questionne et dérange souvent, dans des contextes d’abondance, des situations de tentations de repli(identitaire)sur soi et face à une logique de « rétribution »(« bénédiction » ou « malédiction » selon nos actions).

L’Ancien Testament semble valider cette logique binaire « simple » et « de bon sens » : puisque la richesse y apparaît comme une bénédiction de Dieu (Gen. 13v2; 24v35; 26v13-14; 30v43… Deut 28v 3-12; Ps 1v1-3; Job 42,v10-12…), la pauvreté est donc la conséquence d’un jugement de Dieu et un châtiment ou une malédiction (par ex. Dt 28, 15-46).

Néanmoins, nous le verrons : ce n’est pas si simple.

Pour appréhender ce regard sur le pauvre dans la Parole de Dieu, il est nécessaire de procéder à une longue recherche sur plusieurs niveaux : ce qu’en dit la loi, les livres de la sagesse (psaumes, proverbes, Job), et les prophètes, pour l’Ancien testament. Et à l’heure où l’on peut lire que « Jésus n’a rien fait pour les pauvres », il importe de redécouvrir la place du pauvre et de la pauvreté, dans le message du Seigneur, dans les évangiles (notamment Luc), et dans tout le Nouveau Testament.

 

Qu’est-ce qu’un pauvre ? La pauvreté ? Existe-t-il différentes sortes de pauvreté ? Lesquelles ?

1)      La loi :

Q 1 : Relevez le principe posé en Nombres 34 et Nombres 35v1-8, et Lévitique 25.

Q 2 : Comparer Deut.15v 4 : « Toutefois, il n’y aura point d’indigent chez toi, car l’Éternel te bénira dans le pays que l’Éternel, ton Dieu, te fera posséder en héritage » et v7-8, 11 : « S’il y a chez toi quelque indigent d’entre tes frères, dans l’une de tes portes, au pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne, tu n’endurciras point ton coeur et tu ne fermeras point ta main devant ton frère indigent. Mais tu lui ouvriras ta main, et tu lui prêteras de quoi pourvoir à ses besoins (…)Il y aura toujours des indigents dans le pays ; c’est pourquoi je te donne ce commandement : Tu ouvriras ta main à ton frère, au pauvre et à l’indigent dans ton pays. »

– Quelle peut être la raison de l’éventuelle présence du pauvre dans le pays, dans un contexte d’abondance ?

– Comment l’israélite doit-il considérer le pauvre, dans le pays ? Quelle attitude doit-il avoir envers lui ? (Bien lire le contexte de Deut.15)

Q 3 : Comparer Exode 20v 15 et Deut.5v19, avec Deut.23v25, 26 ; Deut. 24v19-21 ; Lévitique 19v9, 10 ; Lévitique 23v22 : quel droit prévoit la loi ? Pour qui ?

Q 4 : Que prévoit la loi la 7ème et la 50ème année ? (Lévitique 24v4-7, 11, 12)

Q 5 : Qu’est-il prévu, concernant l’offrande du pauvre ? (Lévitique 12v8, 14v21 et 27v8)

Q 6 : Qu’interdit la loi, concernant le faible ? (Exode 22v21-27)

: Qu’exige-t-elle vis-à-vis du pauvre ? (Exode 23v3, lévitique 19v15)

Q 7 : quels sont les devoirs du riche vis à vis du pauvre ?(Deut.16)

(A suivre)

40 jours sans viande, ni poisson : « soyons sobre pour veiller et prier »

Il y a quelques jours, je publiai un billet intitulé « jeûner pour avoir faim de Dieu », précédé d’un autre consacré à une étude de 1 Pierre 1-« une espérance vivante ».
On comprendra alors peut-être pourquoi mon attention a été retenue par une fort intéressante initiative, lors de la lecture d’un article de « Réforme » : « Initiative : un carême sans viande, ni poisson ».

Légumes frais par Mary LaFrance40 jours sans viande, ni poisson

Légumes frais par Mary LaFrance
40 jours sans viande, ni poisson

« Un chemin sans viande et sans poisson » pendant les 40 jours du carême, qui a commencé mercredi 13 février : voici une démarche originale proposée, sous forme de livret,  et dont la finalité est de « construire une espérance dans ce monde en proie au désespoir ». Les auteurs sont les « Chrétiens Unis pour la Terre »(CUT), un jeune mouvement qui allie foi et écologie. Et ce, alors que l’on découvre du cheval dans des lasagnes « pur bœuf » !

Une invitation à vivre une forme de sobriété radicale qui s’adresse à tout chrétien dans son quotidien. « Etre sobre » pour « veiller et prier » (1 Thes. 5 v 6 ; 1 Pier. 5 : 8)

Si je ne rejoins pas entièrement le mouvement CUT dans sa façon d’allier foi et écologie, j’estime que tout chrétien sera d’accord sur l’essentiel : veiller à ce que notre mode de vie ne soit ni une insulte, ni une menace, pour la création, dont Notre Père et Dieu sauveur est l’auteur, et dont nous sommes tous responsables. Ensuite, il est important qu’en toute chose, toute gloire et tout culte soit rendus à Dieu seul ! Chacun donc lira avec attention le livret et, « en éprouvant toute chose, retiendra ce qui est bon », en «s’abstenant de toute forme de mal» (1 Thes.5v21).

Les protestants-évangéliques se sentiront-ils concernés par une telle initiative ?  « De façon générale, les protestants ne font pas carême, une pratique considérée comme catholique et mettant l’accent sur les œuvres et le mérite », lit-on dans l’article de « Réforme ». Robin Sautter (pasteur à Arras, et l’un des animateurs du réseau « Bible et Création », qui participera à l’aventure) « rappelle que le jeûne était pratiqué par les Réformateurs ». Cette réalité est aujourd’hui plus répandue chez les évangéliques(certaines églises pratiquant un jeûne analogue, pour des raisons différentes) et les adventistes, dont la plupart sont végétariens. Le carême est aussi répandu « chez les luthéro-réformés hors de la France  », précise le pasteur. Cette année, en Allemagne, par exemple, les fidèles sont appelés à faire abstinence de… leur voiture pendant 40 jours. Cela s’appelle le « jeûne de l’auto ». De façon générale, les manières protestantes de faire carême sont plus sociales, c’est pourquoi Robin Sautter encourage ceux qui participent au carême sans viande et sans poisson à utiliser l’argent ainsi épargné pour faire un don ».

« Le peuple qui connaît son Dieu sera fort et agira » (Daniel 11v32)

Note : ce sujet a été proposé à des enfants/préados(10-14 ans), dans le cadre d’une leçon d’ »école du dimanche ». Néanmoins, il peut tout à fait convenir à des adultes réunis pour une étude de groupe. Le livre de James Packer « Connaître Dieu » a été une grande source d’inspiration dans la préparation de ce sujet.

Introduction/Accroche :

 

La texture du pain par Petr Kratochvil

La texture du pain par Petr Kratochvil

Préparer à la place de chaque enfant une assiette en carton avec une tartine de pain posée dessus, couverte par une serviette.  Sous la tartine, un carton avec le verset de Daniel 11v32.

Demander aux enfants d’observer et d’examiner (par la vue, le toucher, l’odorat…) leur tartine. Leur demander de donner une définition du pain (def. dico, encyclopédie) : de quoi leur tartine est-elle composée ? D’où vient chaque élément la composant ?

Normalement, en remontant jusqu’ au bout du dernier composant, on devrait trouver….Dieu !

Demander à un enfant de remercier Dieu pour le pain qu’il nous donne et que chacun va  maintenant manger (temps de prière court)

Sous le pain, découverte du verset de Daniel 11v32 : « Le peuple qui connaît son Dieu sera fort et agira »

Lecture, puis question :

« Qui d’entre vous connaît Dieu ? »

[Réponses…]

Jeu des fiches : « Pour moi, Dieu est…. »

Chacune présentant un caractère/nature se rapportant ou non à Dieu.

Chaque enfant doit en choisir trois et les poser au milieu de la table :

Dieu existe

Dieu a parlé et parle aux hommes et Sa Parole, c’est la Bible

Dieu est mon Seigneur

Dieu est mon Sauveur

Dieu est le créateur du ciel, de la Terre et de tout ce qui vit

Dieu m’a créé

Dieu est mon Père céleste

Dieu ne peut pas être connu

Dieu est injuste

Dieu est amour

Personne n’a jamais vu Dieu : Jésus l’a fait connaître

Dieu est lumière

Dieu est saint

Dieu aime punir

Dieu est sage

Dieu est juste

Dieu peut tout et sait tout

Dieu se cache

Dieu est silencieux

Dieu ne se préoccupe pas de moi, car Il est trop grand

Dieu ne peut pas tout

Dieu n’existe pas

Dieu veut avoir une relation personnelle avec moi

Dieu est parfois « cool » pour mes « petits péchés »

Dieu est partout (dans la nature…) et en toi

……

Question : Comment savez-vous ce que vous « savez » sur Dieu ?

[Réponses]

 

Citation : « on peut savoir énormément de choses sur Dieu sans connaître grand-chose de Lui ».

Rappeler le verset du jour : « Le peuple qui connaît son Dieu sera fort et agira » et non « le peuple qui connaît Dieu… »

 

Cœur d'Amour par George HodanConnais-tu ton Dieu...qui est infini ?

Cœur d’Amour par George Hodan
Connais-tu ton Dieu…qui est infini ?

« Connaître…son Dieu… »

 

Comment passer d’une connaissance sur Dieu à une connaissance de Dieu… ?

 

 I. Connaître son Dieu, c’est quoi ? Comment ?

 

Connaître Dieu est plus complexe que connaître un homme ; connaître mon voisin, mon camarade de classe, est plus complexe que connaître une maison, un livre, une langue étrangère.

On peut connaître une langue, une matière, en l’étudiant. On peut connaître une montagne en l’escaladant/l’explorant, on peut connaître un musée en le visitant.

 

Mais pour un être vivant (un homme, un animal) que faut-il pour le connaître ?

Par exemple, pour un cheval, il faut connaître son comportement et savoir comment le mener, se familiariser avec l’animal, l’avoir vu en action et le monter soi-même…

Plus difficile est de connaître un homme, car les hommes ne montrent pas à tous ce qu’ils sont en réalité, ce qu’ils ont au fond du cœur.

A quelle condition pouvons-nous bien et parfaitement connaître une personne ?

Cela dépendra plus de lui que nous ! Plus de son accord que de nos efforts.

De notre côté : il nous faut manifester de l’intérêt à la personne, être amical et ouvert.

De son côté : il lui faut répondre à notre marque d’intérêt ou d’amitié, décider de nous permettre de le connaître.

Imaginons : vous êtes présentés à une personne exceptionnelle et illustre, que vous considérez comme « supérieure » à vous sur tout ou en partie de ces plans : intellectuel, social, intellectuel….

Femme parlant au téléphone par Petr KratochvilVous êtes face à une personne illustre : qui parle le plus ?

Femme parlant au téléphone par Petr Kratochvil
Vous êtes face à une personne illustre : qui parle le plus ?

Qui va parler le plus ? Normalement, vous allez être attentif à ce que cette personne vous dit et vous allez la laisser parler.

Ensuite, vous aimeriez connaître cette personne : soit elle se contente de discuter de banalités avec vous ; soit elle se confie à vous et se livre, vous parle de ses projets, voire vous propose que vous l’aidiez, travailliez avec et pour elle…

Comment serait alors votre vie ? Qu’éprouveriez-vous d’être devenu un proche/un ami/un collaborateur de cette personne illustre ?

Cet exemple illustre ce que signifie « connaître Dieu » : « Ainsi dit l’Éternel: Que le sage ne se glorifie pas dans sa sagesse, et que l’homme vaillant ne se glorifie pas dans sa vaillance; que le riche ne se glorifie pas dans sa richesse. Mais que celui qui se glorifie, se glorifie en ceci, qu’il a de l’intelligence et qu’il me connaît…» (Jer.9v23-24).

Qu’il y a –t-il de glorieux à connaître l’Eternel ? Qu’est-ce que cela change pour nous ?

 

Imaginons encore : le Grand Dieu des cieux, plus grand que le plus illustre et le plus célèbre des hommes, le créateur tout puissant….vient vers toi et se met à te parler.

Comment te parle-t-il d’abord, en priorité ? Par la Parole de Dieu écrite, inspirée.

Peut-être que tu connais déjà toutes les histoires de la Bible. Mais un jour, tu t’éveilles, éveillé par Dieu, et tu comprends que Dieu te parle réellement à toi, personnellement. Il te parle et t’appelle par ton nom. Et c’est alors que tu écoutes attentivement ce que Dieu te dit, comme si c’était la première fois.

De quoi nous parle, te parle personnellement Dieu dans la Bible ?

D’abord, « une mauvaise nouvelle». Dieu nous appelle : « où es-tu ? »(cf Gen.3) et nous dit « je t’aime, je t’ai créé. Mais tu t’es éloigné, rebellé contre moi. » Dieu nous révèle que nous sommes pécheurs parce que nous nous sommes rebellés contre lui. Lorsque nous comprenons que nous avons besoin d’être sauvés, nous crions alors à Dieu : « pardonne-moi ! Sauve-moi ! »

Mais bonne nouvelle : Dieu veut et peut nous sauver !

(Rappel : comment pouvons-nous être pardonné et sauvé ?)

Pourquoi Dieu te parle-t-il ? Parce qu’Il veut une relation avec nous. Une relation d’amour de fils/enfants, mais aussi de serviteur : Il nous appelle à Lui obéir et à Le servir sans avoir honte de Lui mais en étant joyeux, reconnaissants et glorifiés de Le « glorifier »…

Dieu devient ton Dieu et nous devenons ses enfants.

En bref :

1) Connaître Dieu est une question de relation personnelle : Pardonné, sauvé et réconcilié avec Dieu par l’œuvre de Jésus à la croix, nous recevons la vie éternelle. Qu’est-ce que la vie éternelle que Jésus donne ? Lire Jean 17v3 : « La vie éternelle, c’est de te connaître, toi seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé Jésus Christ… ».

Nous connaissons peut-être l’image du livre (qui représente Dieu et le Seigneur Jésus) et du crayon (vie éternelle) : veux-tu la vie éternelle ? Si oui, que prends-tu ? (On doit prendre le livre contenant le crayon, et pas le crayon sans le livre, car pas de vie éternelle sans une relation personnelle avec Dieu et Jésus-Christ)

La vie que Dieu nous donne est une vie relationnelle.  On ne peut connaître Dieu que par Jésus Christ !

 

2) Connaître Dieu est une question d’engagement/volonté de notre part : il faut vouloir « fréquenter » Dieu, vouloir le connaître, « goûter combien Il est bon » cf Ps.34v9.

Appelez-moi par Petr KratochvilVeux-tu être à l'écoute de Dieu ?

Appelez-moi par Petr Kratochvil
Veux-tu être à l’écoute de Dieu ?

Pour cela,  il faut être à l’écoute de Dieu, en lisant Sa Parole, en étant dirigés par le Saint-Esprit (« une révélation du Saint-Esprit » ne contredira jamais la Parole écrite de Dieu); être attentif à ce que nous apprenons de Dieu par Sa Parole et ce qu’Il fait ; L’aimer, Lui obéir et désirer Le servir de tout notre cœur ; être reconnaissant et nous réjouir de l’amour de Dieu qui a pris l’initiative de nous aimer le premier, et de ce qu’Il nous permet de Le servir.

3) Connaître Dieu est une question de grâce : c’est Dieu qui prend l’initiative de la relation, qui se révèle à nous. « Je l’aime, parce qu’Il m’a aimé le premier ! » Ce n’est pas moi qui l’ait aimé, mais c’est Lui m’a aimé….(1 Jean 4, 10, 19)

 

 

L’important n’est pas que, moi,  je connaisse Dieu. Ce qui importe, c’est que Dieu me connaît !

 

 II. Que ferons-nous de notre connaissance de Dieu, une fois que nous l’aurons acquise ?

« Qui es-tu Seigneur ? Que veux-tu que je fasse ? » (cf Actes 9v5-6)

Si on ne se pose pas la deuxième question, ce n’est pas la peine de se poser la première !

Qu’est-ce que cela change pour moi, de connaître Dieu ?

1)      « Le peuple qui connaît son Dieu sera fort et agira » (Daniel 11v32) : il est zélé pour Dieu, il prend les intérêts de Dieu à cœur, il défend la cause de Dieu, il cherche à honorer Dieu.

2)      Pour ceux qui connaissent Dieu, Dieu n’est pas petit, mais très haut et très grand !

3)      Ceux qui connaissent Dieu sont prêts à témoigner hardiment pour Lui

4)      Ceux qui connaissent Dieu trouvent en Dieu joie et paix, assurance et espérance.

Désirons-nous connaître Dieu pour que Dieu soit notre Dieu ? Pour être fort et agir pour Sa cause ?

[Invitation à la prière silencieuse de chaque enfant et faire conclure en demandant une prière courte à voix haute]

 

 

Versets à apprendre :

 

« Ainsi dit l’Éternel: Que le sage ne se glorifie pas dans sa sagesse, et que l’homme vaillant ne se glorifie pas dans sa vaillance; que le riche ne se glorifie pas dans sa richesse. Mais que celui qui se glorifie, se glorifie en ceci, qu’il a de l’intelligence et qu’il me connaît…» (Jer.9v23-24).

« La vie éternelle, c’est de te connaître, toi seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé Jésus Christ… » (Jean 17v3)

« J’aime ceux qui m’aiment; et ceux qui me recherchent me trouveront » (Prov.8v17)

 

« Une espérance vivante ! » Questions pour l’étude de 1 Pierre 1v2-12

Après l’introduction de la Première épître à Pierre, exposée précédemment, je vous propose d’entrer dans le vif du sujet !

A noter que la version utilisée est la « Darby », qui me paraît particulièrement adaptée à l’étude systématique.

 

1 Pierre 1

« Pierre, apôtre de Jésus Christ, à ceux de la dispersion, du Pont, de la Galatie, de la Cappadoce, de l’Asie et de la Bithynie, qui séjournent parmi les nations(v1), élus selon la préconnaissance de Dieu le Père, en sainteté de l’Esprit, pour l’obéissance et l’aspersion du sang de Jésus-Christ : la grâce et la paix vous soient multipliées ! »(v2)

Voyage par George Hodan  Les  chrétiens : des "voyageurs", "en séjour", dans ce monde

Voyage par George Hodan
Les chrétiens : des « voyageurs », « en séjour », dans ce monde

Q 1 : les destinataires de la première épître de Pierre sont « étrangers » et « dispersés » (v1) : qu’est-ce qui, dans cette adresse, pourrait ici les encourager et les fortifier, dans leur isolement ?

Q 2 : qu’est-ce que « l’élection », sous l’ancienne Alliance ? Qui concernait-elle ? (Lire, par exemple, Es. 41v8 ; 43v20 ; Deut. 7v6 ; 9v4-6)

Q 2 bis : Quelle est la caractéristique de l’élection de Dieu, pour les chrétiens en général et les destinataires de l’épître en particulier ? (v2)

Q 3 : Qui intervient successivement et comment, dans cette élection, d’après 1 Pie. 1v2 ?

Q 3b : qu’est-ce que cette « préconnaissance » de Dieu ? (Lire, par exemple, Amos 3v2, 1 Cor.8v3, 1Pierre 1v20 ; Romains 8v28-29 ; Ephésiens 1v3-5). Sur quoi l’élection est-elle fondée ? Sur qui repose-t-elle ?

Q 3c : Dieu nous élit-il pour qu’ensuite nous agissions à notre guise ? Qui intervient ensuite, dans cette élection ? (cf 1 Pie.1v2 et lire 1 Thessaloniciens 4v7 ; 2 Thessaloniciens 2v13-14).

Q 3 d : dans quel but sommes-nous « appelés » et « sanctifiés », ou « mis à part » ?

Qu’est-ce que l‘aspersion du sang de Jésus-Christ ? A quel usage de l’Ancien Testament ce terme est-il emprunté ? Dans quel but ? (cf Exode 24v7 ; Lévitique 4v6, 17 ; 16v14 ; Hébreux 9v19 ; 12v24)

Remarque : « l’aspersion du sang de Jésus-Christ » est mentionné après la sainteté (ou sanctification)de l’Esprit, dans ce passage. Pourquoi ? Comparer avec 1 Jean 1v7.

 

Synthèse : compléter les trous, d’après vos réponses aux questions sur le passage de 1 Pie.1v2 : …..par le Père, …..par le Fils et ….. par l’Esprit. Ces trois actions forment un tout et sont indispensables à notre salut.

 

Quelles sont les deux conséquences, découlant de l’œuvre de Dieu (v2) : ………….et………….

Quelles conséquences, pour ma vie personnelle ?

 

« Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui, selon sa grande miséricorde, nous a régénérés pour une espérance vivante par la résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts »(v3)

Tombes dans la roche par Petr KratochvilUn tombeau vide : une espérance vivante

Tombes dans la roche par Petr Kratochvil
Un tombeau vide : une espérance vivante

Q 4 : Il est fait question de l’espérance vivante du chrétien(v3). Pourquoi est-elle « vivante » ?

 

« …pour un héritage qui ne se peut corrompre, ni souiller, ni flétrir, conservé dans les cieux pour vous »(v4)

Q 5 : L’objet de l’espérance, la vie éternelle, est appelée par Pierre un héritage : d’où vient cette désignation ? (Cf Genèse 13v15 ; 28v4 ; Deutéronome 4v21 ; 12v9 ; Galates 3v18, Ephésiens 5v5 ; Hébreux 9v15)

Q 5 b : Quelles sont les trois caractéristiques de notre héritage (v4) ?

 

«…qui êtes gardés par la puissance de Dieu, par la foi, pour le salut qui est prêt à être révélé dans les derniers temps ! »(v5)

Q 6 : Quelles sont les deux certitudes ou assurances, liées à cet héritage cf v4-5 ?

 

« C’est là ce qui vous fait tressaillir d’allégresse, bien que maintenant, pour un peu de temps, s’il le faut, vous soyez attristés par diverses tentations »(v6)

Des diverses tentations ou épreuves. Comparer avec Jacq.1v2

Q 7 : quelles sont les quatre indications que l’apôtre nous donne sur ces tentations ou épreuves (v6-7) ? Quelles conclusions en tirez-vous, pour chacune de ces indications ?

 

Le feu par Petr KratochvilL'épreuve de notre foi, bien plus précieuse que celle de l'or qui périt

Le feu par Petr Kratochvil
L’épreuve de notre foi, bien plus précieuse que celle de l’or qui périt

« afin que l’épreuve de votre foi, beaucoup plus précieuse que celle de l’or périssable, qui cependant est éprouvé par le feu, tourne à votre louange, et à votre gloire, et à votre honneur, lors de la révélation de Jésus-Christ »(v7)

Le mot rendu ici par l’épreuve ne se retrouve, dans le Nouveau Testament, que dans Jacques 1v3. Que signifie-t-il ?

Que nous enseigne l’image de « l’or éprouvé » sur le sens et la finalité(le but) de l’épreuve du croyant ?

 

« lui que vous aimez, sans l’avoir vu ; à l’égard duquel, sans le voir encore, mais en croyant, vous tressaillez d’une joie ineffable et glorieuse »(v8)

Q 8 : cette joie « ineffable et glorieuse » est produite par deux sentiments. Lesquels ? Pour qui ?

Quel est le lien entre ces deux sentiments ? Comment peut-on bien les nourrir ?

 

« remportant, ce qui est le but de votre foi, le salut des âmes »(v9)

Le mot remporter nous parle de prix ou de couronne obtenue par un vainqueur (1Pierre 5v4 ; 2Timothée 4v8 ; 2Corinthiens 5v10 ; Ephésiens 6v8…). Il semble qu’il ait ici le sens de « but » ou « fin(alité) ».

Quel est ce but de notre foi ? (v9) Quand pouvons-nous vivre cette espérance ?  

 

« C’est au sujet de ce salut que les prophètes, qui ont prophétisé touchant la grâce qui vous était destinée, ont fait leurs recherches et leurs investigations, scrutant pour quel temps et quelles circonstances l’Esprit de Christ qui était en eux, indiquait, en les attestant d’avance, les souffrances destinées à Christ, et les gloires dont elles seraient suivies »(v10-11)

Q 9 : de qui ce salut a-t-il été l’objet des désirs, des recherches et des espérances, dans les v10-12 ?

Q 10 : relevez les termes employés pour exprimer la nature de ces recherches et investigations. (Comparer avec Matthieu 13v17).

Q 11 : que cherchaient particulièrement à découvrir les personnes dont il est fait question dans ce passage ? Pourquoi ? (v11-12)

Q 12 : sous quelle inspiration cette enquête est-elle menée ? (V 11)

Q 13 : qui est au centre de cette œuvre de salut ? Ce dont l’Esprit de Christ rendait témoignage à l’avance ?

Précisions : De quoi parlent particulièrement les textes suivants de l’Ancien Testament, que Pierre avait sans doute à l’idée ? (cf 1Pierre 2v23-25)  Lire, par exemple, Psaume 22 et Esaïe 53…

Quel est le but de Pierre, en rappelant ces données à ses lecteurs ? Quel titre lui-même se donne-t-il ? (1Pierre 5v1)

 

« Il leur fut révélé que ce n’était pas pour eux-mêmes, mais pour vous, qu’ils administraient ces choses, qui vous ont été maintenant annoncées par l’entremise de ceux qui vous ont prêché l’Evangile par l’Esprit-Saint envoyé du ciel, et dans lesquelles les anges désirent plonger leurs regards »(v12)

Q 14 : le ministère des prophètes concernant le salut à venir fut-il sans utilité pour eux mêmes et pour leurs contemporains ?  Sinon, comment comprendre leur persévérance ?

Q 16 : de qui parle-t-on enfin, en rapport avec ce salut ? (v12)

Q 16bis : Comparer l’expression « qui désirent regarder de près » avec celle employée dans Jacques 1v25. Pourquoi les anges s’intéressent-ils au plan de salut de Dieu (Lire, par exemple, Luc 2v8-14, 15v10, Apocalypse 5v11 ; 7v11,12) ? Qu’est-ce que ce salut leur apprend du Dieu qu’ils servent ?