J’ai besoin de la grâce de Dieu

C'est la grâce de Dieu qui nous sauve. Comment se manifeste-t-elle ?

C’est la grâce de Dieu qui nous sauve. Comment se manifeste-t-elle ?

Pour être sauvé. Et pour vivre.

Nous en avons tous besoin.

 

La vie du Roi Salomon – ou plutôt, la fin de sa vie, est de nature à nous interpeller(Lire 1 Rois 10 et 11). Comment, en effet, le roi le plus sage que la terre ait portée ait pu se laisser prendre à ces trois pièges : avoir beaucoup d’or, beaucoup de femmes(notamment étrangères, ayant chacune leurs propres dieux) et beaucoup de chevaux ? Trois choses qu’un roi d’Israël ne devait pas avoir beaucoup cf Deut.17v16-17.

La fin de sa vie, qui n’a pas été à la gloire de Dieu, est là pour enseigner que nous avons tous besoin de la grâce de Dieu, qui que nous soyons .

D’abord pour être sauvé, mais aussi pour vivre :

Lire Romains 3v23-24 ; Eph.2v8-10 ; Tite 2v11-14

 

Sur ce, bon week-end !

 

Pourquoi faire un blogue : Ce qu’il faut savoir avant de commencer

Le blogue : pensée en construction ou construction de la pensée ?

Le blogue : pensée en construction ou construction de la pensée ?

Vous décidez de créer votre propre blogue. Vous avez été encouragé à cela(les articles sur le sujet sont d’ailleurs légion sur internet)

Vous décidez de créer votre propre blogue, parce que, estimez-vous, vous êtes appelé à cela.

Vous estimez peut-être que votre blogue personnel servira d’abord, selon la formule du journaliste Henrik Lindell, « à promouvoir votre propre intelligence ».

Vous aimez écrire et estimez avoir quelque chose à transmettre aux autres…..
……dans un souci d’édification et de partage.
Vous discernez un besoin.

Vous êtes passionné et convaincu de ce que vous croyez
Dans ce cas,

Construisez et imaginez votre blog : donner lui du sens, une âme, un esprit, une esthétique propre…une ligne éditoriale…

Répondez aux questions suivantes :
Pourquoi, comment, quoi et pour qui écrire ?
Quel sera le centre de votre blogue ?
Qui voulez-vous servir ?

Vers qui orientez-vous ?

Évaluez le temps que vous allez (et que vous souhaitez)consacrer à votre blogue.

Stimulez et surprenez vos lecteurs. Suscitez la réflexion, quitte à bousculer les idées reçues.

Favorisez une certaine interactivité avec vos lecteurs, dans un esprit de respect mutuel et de réciprocité. Posez le cadre des futures discussions.

Privilégiez l’originalité, l’exigence, plutôt que le copier-coller ou la simple agrégation de contenu. Refusez les billets « fainéants » et respectez votre lecteur.

Préférez la qualité à la quantité

Soignez l’écriture. Soyez profond.

Offrez autre chose que de l’attendu. Ne cherchez pas à distraire les gens. Refusez le « buzz ».

Pensez global, « pour donner au lecteur un aperçu de mille choses qu’il ne soupçonne pas ». Soyez à contre-courant « de la consommation de l’information telle qu’elle se dessine de plus en plus, où l’on ne cherche plus que ce qu’on ce qu’on connaît déjà, à coups de fils rss, d’alertes google, ou de liens repérés par les amis Facebook, cultivant un entre-soi intellectuel assez dangereux »*.
Soyez régulier et rigoureux. Dans la forme comme dans le fond.
Ecrivez régulièrement, mais pas nécessairement tous les jours, et allez au-delà de la simple volonté de « créer du trafic ». Laissez le temps de digérer ce que vos lecteurs ont pris le temps de lire.

Suscitez l’émerveillement : apprenez à regarder, à lire, à écouter…suscitez le plaisir de la découverte…donnez du sens…donner à comprendre…Encouragez à penser mais ne dites pas ce qu’il faut penser.

Refusez d’être un gigantesque « publi-commercial » dont l’unique but serait de parler de livres, films ou CD d’ « actualité immédiate » pour encourager vos lecteurs à consommer au plus vite*… Inspirez-vous des sites ou médias qui se refusent à faire de la recension de l’actualité culturelle pour toutes ces raisons, mais qui fourmillent de créations d’auteurs contemporains. Encouragez à fréquenter les vraies librairies ou même les bibliothèques.

Pensez le choix et le traitement de vos billets : chaque article doit avoir un sens profond pour celui qui l’écrit. Plus de routine, plus de marronniers, mais du désir en amont… ce qui engendrera du désir en aval*.

Créez du lien
Intéressez-vous aux autres. Ou plutôt, intéressez-vous vraiment aux personnes qui prennent le temps de visiter votre blogue, au-delà de leurs commentaires, que vous recherchez et appréciez sans doute…

Soyez vivant et drôle. Et non moraliste.

Encouragez autrui à faire pour vous ce que vous faites déjà pour les autres.

 
Vous êtes toujours prêt à « faire votre blogue » ? Dans ce cas, foncez !

Des exemples de blogues ici.

 

Notes :

* Raphaël Meltz, l’un des fondateurs du « Tigre magazine » : http://www.le-tigre.net/Pourquoi-pas-Le-Monde-texte.html

« Dieu m’a dit…. » (1 Rois 13)

"Dieu m'a dit..." Ha bon ? Dieu ne m'a rien dit d'autre que ce qu'il m'a dit au départ...!

« Dieu m’a dit… »
Ha bon ? Dieu ne m’a rien dit d’autre que ce qu’il m’a dit au départ…!

Lecture de 1 Rois 13.

L’histoire de trois hommes déterminés  : un roi,  un « Homme de Dieu », et un vieux prophète. Sans oublier  un lion non moins déterminé et un âne…Un chapitre étrange, de par ses protagonistes et son déroulement. Qu’en penser ?

Trois hommes déterminés, donc.
Un roi idolâtre, déterminé à ne pas obéir à Dieu et donc à persévérer dans son attitude idolâtre(autant « avant » qu' »après » cf 1 Rois 12v26-33 ; 13v1, 33-34).
Un « Homme de Dieu », envoyé par Dieu et déterminé à accomplir sa mission(avec la puissance et la miséricorde de Dieu), comme à suivre un ordre de Dieu strict(1 Rois 13v8-10). Rien ne devrait le détourner, en tout cas certainement pas l’intimidation ou la promesse de cadeaux(v4, 7). Rien ? Ha, si ! Seul un autre prophète-un vieux prophète-a pu le détourner de la voie qu’il devait suivre : parce qu’il est « prophète comme lui »(v18) et parce que, soit disant, « Dieu lui a dit »…ou plutôt, parce qu' »un ange lui a parlé de la part de Dieu »(v18).

L’Homme de Dieu aurait du s’en tenir à ce que Dieu lui avait dit, à lui(Dieu serait-il une girouette ?), et se souvenir qu’il est vital d’être deux fois vigilant, surtout après une victoire. Il paiera de sa vie cette rébellion, attaqué par un lion(v21-22, 24). L’Homme de Dieu n’est donc pas un superhéros invincible.

Parlons maintenant du « troisième homme » : « le vieux prophète », qui entre en scène à partir du v11. Si la première partie du chapitre 13(v1-10)nous place tout d’abord en terrain familier, la seconde nous désarçonne et nous met mal à l’aise.  Car si « le vieux prophète » était un « faux prophète », encore ! Mais non, il s’agit bel et bien d’un prophète. Un vrai, sauf que là il ment à l’Homme de Dieu pour le détourner de sa route et l’inviter chez lui. Comment expliquer cela ?

Autant ses motifs paraissent peu clairs, autant son état spirituel semble l’être encore moins(clair). Car, peut-on être prophète de Dieu en résidant à Béthel, sanctuaire idolâtre ?(1 Rois 12v29)
Le poids des ans, l’expérience, la position(ou le titre-de prophète, comme d' »Homme de Dieu »), ne dispensent pas d’être obéissant et connecté à « la source des eaux vives »(cf Jer.2v13, comme de se garder de toute compromission. Ce vieux prophète ment. Ce qui ne l’empêchera pas de prononcer des paroles justes, venant de Dieu, qui se réaliseront plus tard…(1 Rois 13v21-24, 32)
Car, en dépit de la faiblesse humaine, Dieu reste souverain. Il n’a d’ailleurs pas permis que le lion, qui a tué l’Homme de Dieu, ne dévore celui-ci ou ne déchire son âne(v24-25, 28).

En fin de compte, face à la désobéissance humaine, ces animaux nous offrent un témoignage silencieux d’une réelle soumission à Dieu. Le lion, sans doute envoyé par Dieu, n’était-il pas déterminé à accomplir sa mission, lui aussi ? Mais sans aller au-delà de ce qui lui était permis…A moins qu’il ne s’agisse là d’une nouvelle démonstration de la puissance(dans le sens : « on ne se moque pas de Dieu ») et de la miséricorde de Dieu ?

Mais nous avons un meilleur(et parfait)exemple de soumission à Dieu, source de salut pour tous les hommes. Source de salut pour vous et pour moi. Le meilleur exemple d’une vie parfaite : le Seigneur Jésus-Christ, lequel ne s’est jamais laissé détourner, et de sa mission, et du chemin qu’Il devait prendre, pour notre salut : le chemin de la croix(cf Luc 9v51).

 

 

 

« Seules les montagnes sont éternelles… »

"Seules les montagnes sont éternelles"...Vraiment ?

« Seules les montagnes sont éternelles »…Vraiment ?

« Seules les montagnes sont éternelles… »

Peut-être un proverbe indien, en partie vrai. Et aussi le titre d’un premier cycle d’épisodes de la mini-série « Colorado »*(1979-diffusée en France en 1980), d’après l’œuvre de James A. Michener, auteur américain spécialisé dans le roman historique. L’un des personnages de cette saga, le trappeur français « Pasquinel »(interprété par Robert Conrad) explique que puisque « seules les montagnes sont éternelles », il s’agit de « vivre intensément ». Soit de se donner à fond dans ce que l’on fait, dans le but de donner réalité à ses rêves.

Plus exactement, je dirai : « vivre intensément », en se donnant à fond dans ce que l’on croit être bon, juste, vrai et sage(une cause plus grande que soi), et-tout aussi essentiel-vivre de façon responsable et respectueuse, envers soi et les autres.

Dans le but d’alimenter cette réflexion, voici, outre la série mentionnée plus haut, quelques textes :

-Les premiers tirés du livre de l’Ecclésiaste, dont l’enseignement nous fait passer du « rien »(ou du néant, des futilités) au « tout » : voir Eccl.11v9-10 ; Eccl. 12v1-8, 13-14[la clé du livre]

– Le résumé de « la loi et les prophètes », dont le mot-clé reste le « tout »(ce qui est plus essentiel que de philosopher sans fin sur le « rien ») : Matt.22v36-40

– Une autre « loi », de la nature, porteuse d’enseignement pratique en Galates 6v7-10.

– Cet autre rappel, en Hébreux 9v27

– Je disais plus haut que le « proverbe » cité plus haut était en partie vrai, puisque Actes 24v15 rappelle qu' »il y aura une résurrection des justes et des injustes »(voir l’analyse qu’en fait le philosophe Kierkegaard, dans l’une de ses « pensées qui attaquent dans le dos ». Ed. Première partie, 2014, pp 83-100)

– Un article du linguiste Alain Bentolila, publié dans le « Nouvel Obs » et repéré grâce au CPDH : http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1307412-charlie-hebdo-l-ecole-laique-doit-remettre-l-ethique-au-coeur-de-l-enseignement.html

Au lendemain des attentats contre « Charlie Hebdo », et alors que la notion de laïcité et la nature de l’enseignement français animent le débat public, il est urgent d’inscrire chaque démarche d’apprentissage dans sa dimension sociale : l’affirmation de soi-même et le respect de l’Autre. En clair, « l’école laïque doit remettre l’éthique au cœur de l’enseignement. »

– Et puisque l’on parle de laïcité, voici encore, si vous l’avez raté, cette autre analyse du philosophe et sociologue Raphaël Liogier, dans « Basta mag » : http://www.bastamag.net/Raphael-Liogier-Ce-populisme-qui

Il y est notamment rappelé que « La laïcité, c’est deux choses : la séparation des églises et de l’État, définie par la loi de 1905 – et non pas la séparation du religieux et du politique – et la neutralité des agents publics. Ce qui n’est pas la neutralité de l’espace public ! Si l’espace public devient un espace contraint en ce qui concerne l’expression des opinions, qu’elles soient politiques ou religieuses, c’est une régression. Ce qu’on nous propose aujourd’hui, ce n’est même pas la neutralité de l’espace public, c’est sa neutralisation, donc un retour à une situation antérieure à 1789, au nom de la laïcité. »

Sur ce, bonnes lectures et bonne réflexion !

Et un bon week-end !

 

Notes :

* Excellente « mini-série » en 2 épisodes de 150 minutes et 10 épisodes de 80 minutes, à la distribution étourdissante. Nous en reparlerons ultérieurement.

« Bereshit »

"Au commencement", c'est "deux"...

« Au commencement », c’est « deux »…

Ou ce qu’un seul mot, voire une seule lettre, peut nous apprendre….

 

« Nous traduisons d’habitude, avec assez de précision », souligne Erri de Luca dans « Noyau d’olive »*, « le premier mot de l’Ecriture sainte : Bereshit » qui équivaut à notre « en commencement » (ou « Au commencement », « premièrement »).

Noyau d'olive, d'Erri de Luca

Noyau d’olive, d’Erri de Luca

« Dans Berechit », poursuit l’écrivain napolitain, « il y a un « b » qui correspond à « en » et il y a « reshit », qui correspond plus ou moins à « commencement ». Reshit vient de rosh qui est la tête, c’est à dire une partie du corps. Elle n’indique pas un avant ou un après, une priorité temporelle. Elle indique un ordre d’importance et reshit est plus précisément la primeur**.
Pourquoi ne peut-t-il pas y avoir un avant et un après ? Parce que jusqu’à ce moment-là, il n’existait ni un avant, ni un après, le temps lui aussi est créé, il est même un effet de la création (…)
Celui qui agit, qui façonne le monde, c’est Elohim, non pas le plus solennel des noms de Dieu, non pas le tétragramme qui se manifestera plus loin (…)
Selon la tradition du commentaire biblique, le monde tient sur deux mesures : la justice et la miséricorde. Le nom Elohim préside à la justice, mais un monde fondé seulement sur la justice n’aurait pas réussi à subsister, car trop coupable.
Alors l’Ecriture intervient au terme des 7 jours de la création, le 7ème compris, pour ajouter le nom le plus sacré, le tétragramme, devant Elohim.
Ainsi avec le secours de la miséricorde contenue dans le tétragramme, le monde tient »(op. cit., pp44-46).

Nous apprenons donc ce que Dieu a fait et ce, dès le commencement. Et notamment ce qu’Il a créé en premier : la lumière, au milieu des ténèbres (Gen.1v1-3).
« Et quand Elohim dit : « ier or », « soit la lumière »(…), Il enseigne que c’est ce qu’Il dit qui fait naître la lumière et ainsi de suite tout le reste », ajoute Erri de Luca.
« Sa seule volonté muette ne suffit pas, il faut sa parole pour donner un élan à la création. Il n’existe pas d’exemple équivalent d’une importance aussi immense donnée à la parole. Nous qui en sommes ses usagers, pratiquants passifs (…), nous (la) considérons comme un (simple) mécanisme pour communiquer, mais ici Elohim est seul, il ne s’adresse à personne : la parole est directement son acte de création ». (op. cit., p 46)

Le texte nous enseigne aussi la nécessité d’être fidèle à sa propre parole.
« Et Il dit », et cela s’accomplit. Dès le commencement, Dieu témoigne qu’Il est digne de confiance. L’apôtre Jean rappelle que « la nouvelle que nous avons apprise de lui, et que nous vous annonçons, c’est que Dieu est lumière, et qu’il n’y a point en lui de ténèbres. Si nous disons que nous sommes en communion avec lui, et que nous marchions dans les ténèbres, nous mentons, et nous ne pratiquons pas la vérité. Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes mutuellement en communion, et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché. » (1 Jean 1v5-7 cf Jean 1v1-5, 9-13 ; Jean 8v12).
La prière de bénédiction, en Nombres 6v22-26, dit ceci : « Que l’Eternel te bénisse, et qu’il te garde! Que l’Eternel fasse luire sa face sur toi, et qu’il t’accorde sa grâce!Que l’Eternel tourne sa face vers toi, et qu’il te donne la paix ! »

En effet, puisse Sa lumière briller sur nous et en nous, chassant nos ténèbres et que nous-mêmes soyons ces personnes « lumineuses », de parole, produisant le fruit de la lumière(Matt.5v14-16, Eph. 5v8-13)

Zeugma : mémoire biblique et déluges contemporains, de M.A. Ouaknin

Zeugma : mémoire biblique et déluges contemporains, de M.A. Ouaknin

 

Enfin, Marc-Alain Ouaknin*** relève que « la Genèse du monde et de la vie commence par la lettre « bèt », qui signifie à la fois « maison » et « deux » ».
Un « petit clin d’oeil aux deux qui font un », dont il est fait question en Genèse 2v24 (rappelé par le Seigneur Jésus-Christ en Matt.19v4-6)

 

 

 

 

 

 
Notes :

* Erri de Luca. Bereshit IN Noyau d’olive. Folio, 2006, pp 44-46

** « Primeur » apparaissant, par exemple, dans le psaume 111v10 ou dans Jérémie 2v3.

*** Zeugma : mémoire biblique et déluges contemporains. Points seuil, 2013(Essais), p 98

Foireux liens (7) : « au-delà de l’émotion, Il n’est pas interdit de réfléchir… »

De nouveaux « foireux liens » sur « l’avant », et « l’après Charlie »…le bon usage de nos libertés, la laïcité…ou d’autres sujets, qui sont loin d’être secondaires…

 

Attentats : le cri d’alarme de Jamel Debbouze, français, humoriste, musulman, dans « Sept à huit ». A découvrir ici : http://www.wat.tv/video/attentats-cri-alarme-jamel-76wrt_2flv7_.html

 

Traumatisme collectif ? Attentats : « Cet événement nous rappelle à quel point la parole et donner du sens sont essentiels » par Agnès Rousseaux, pour « Basta mag » (19 janvier 2015)

Depuis dix jours, la consommation de psychotropes aurait augmenté en France. Les attentats ont provoqué un choc traumatique, d’autant plus important qu’il s’agit d’attaques ciblées. Et les Français – y compris les enfants – ont été très exposés aux images télévisées, souvent en direct, via les chaines d’information en continu. Au-delà des analyses politiques, quelles seront les conséquences psychologiques de ce traumatisme collectif ? Entretien avec Hélène Romano, docteur en psychopathologie, spécialiste des psycho-traumatismes et du suivi de victimes au CHU de Créteil. A lire sur http://www.bastamag.net/Helene-Romano-Cet-evenement-nous

Du même auteur et sur le même site :

Crises, populisme : un vrai casse-tête...

Crises, populisme : un vrai casse-tête…

 

Vigilance. Crise symbolique, frustration collective et fabrication d’un ennemi intérieur nourrissent le populisme qui vient(15 janvier 2015)

Une nouvelle période de populisme s’ouvre-t-elle, capable de mettre en péril la démocratie, comme dans les années 1930 ? Le populiste, qui prétend parler au nom du peuple, se nourrit de la peur d’un ennemi intérieur, « du sentiment d’être attaqué, qu’il y a un complot, que nos valeurs centrales sont menacées et qu’il faut s’unir pour les défendre », explique Raphaël Liogier, sociologue et philosophe. Sentiment de frustration collective, laïcité brandie comme étendard, évolution au gré des fluctuations de l’opinion publique… du Front national à Eric Zemmour ou Alain Soral, quelles sont les nouvelles formes du populisme ? Entretien.

Et extrait :

« La laïcité, c’est deux choses : la séparation des églises et de l’État, définie par la loi de 1905 – et non pas la séparation du religieux et du politique – et la neutralité des agents publics. Ce qui n’est pas la neutralité de l’espace public ! Si l’espace public devient un espace contraint en ce qui concerne l’expression des opinions, qu’elles soient politiques ou religieuses, c’est une régression. Ce qu’on nous propose aujourd’hui, ce n’est même pas la neutralité de l’espace public, c’est sa neutralisation, donc un retour à une situation antérieure à 1789, au nom de la laïcité.Cette absurdité est portée non seulement par les partis « populistes », mais aussi dans l’ensemble du champ politique. Quand François Hollande dit que la laïcité ne s’arrêtera qu’au seuil de l’intimité, cela signifie qu’on est libre d’exprimer ses opinions uniquement tout seul chez soi le soir… C’est insensé ! La neutralité des agents publics est justement là pour préserver l’expression publique, pour que l’espace public reste un espace révolutionnaire, où on peut exprimer ses opinions, sans influence. Il y a aujourd’hui un renversement total lorsqu’on dit « il faut laïciser l’espace public ». Cela ne veut rien dire, ce n’est pas logique ». La suite sur http://www.bastamag.net/Raphael-Liogier-Ce-populisme-qui

 

Charlie Hebdo : Comment faire bon usage de sa liberté d’expression ? Par Guillaume Bourin(15 janvier 2015)

….en tant que chrétiens, et ce, « dans le contexte que nous traversons, au milieu des réactions cacophoniques des uns et des autres » ? A découvrir sur http://leboncombat.fr/charlie-hebdo-comment-faire-bon-usage-de-sa-liberte-dexpression/ (voir aussi : Liberté, Egalité, Fraternité…vraiment ?! http://leboncombat.fr/liberte-egalite-fraternitevraiment/ )

 

Attaque contre « Charlie Hebdo » : Michel Onfray regrette que les médias n’aient été « que dans l’émotion »

Sur le plateau de « On n’est pas couché », le philosophe a regretté l’absence de « mise en perspective » par les médias des évènements tragiques de la semaine dernière. « Je n’ai pas vu de mise en perspective de ce qui avait eu lieu avec de la politique, de la géopolitique, avec des explications qui auraient pu nous expliquer pourquoi on en était arrivé là » a-t-il regretté. « J’ai juste vu de l’émotion », a-t-il poursuivi… A lire ici : http://www.ozap.com/actu/attaque-contre-charlie-hebdo-michel-onfray-regrette-que-les-medias-n-aient-ete-que-dans-l-emotion/461358

 

Cette réflexion, « pourquoi on en est arrivé là », le journaliste Patrice de Plunkett la tente et la propose. Et ce, dès le 08 janvier : http://plunkett.hautetfort.com/archive/2015/01/08/reflexions-sur-le-drame-d-hier-5528899.html#more

Voir aussi le décryptage de Guillaume de Prémare du choc « Charlie Hebdo » et du mouvement « Je suis Charlie » : http://www.ichtus.fr/jesuischarlie-en-etat-de-choc-on-fait-nimporte-quoi/ et http://plunkett.hautetfort.com/archive/2015/01/13/reflexions-sur-le-mouvement-je-suis-charlie-5532843.html

 

« Hors sujets » :

Comment Boko Haram prospère sur les inégalités, l’analphabétisme, la corruption et l’arbitraire

Au Nigeria, 2015 a commencé avec un massacre, probablement le plus meurtrier jamais perpétré par la secte islamiste Boko Haram. Plus de quinze villages totalement détruits, des centaines de personnes tuées. Le groupe né au début du 21ème siècle dans le nord-est du pays va toujours plus loin dans la violence. Au-delà de la religion, il prospère sur le terreau d’une zone de grande pauvreté, délaissée par le pouvoir central et qui ne profite pas de la manne pétrolière. Face à Boko Haram, les forces de sécurité sont elles aussi dénoncées pour leur brutalité arbitraire et leurs pratiques de la torture. La suite ici : http://www.bastamag.net/Comment-Boko-Haram-prospere-sur

 

Thomas More, le juriste blogueur fait peu à peu son retour. Avec notamment un billet sur le film « Tibumktu », que je n’ai pas encore vu. Soit, explique-t-il, « la tragédie de l’irruption de l’islamisme au milieu d’une communauté musulmane ; un islamisme présenté calmement sans démonstration pour montrer les méchants dans toute leur monstruosité. » (Voir https://thomasmore.wordpress.com/2015/01/17/timbuktu-ou-la-tragedie-de-lislamisme/ )

 

Transhumanisme : de quoi parle-t-on ?

Et parce qu’il faut bien que quelqu’un en parle, voir cette série d’article(en cours, à ce jour) : http://cahierslibres.fr/2015/01/transhumanisme-1-de-quoi-parle-t/ ; http://cahierslibres.fr/2015/01/transhumanisme-2-vers-une-humanite-augmentee/

 

Les 1 % les plus riches possèderont plus que le reste de la population mondiale en 2016

En amont de la réunion annuelle du Forum économique mondial à Davos, l’ONG Oxfam a calculé que l’an prochain, le patrimoine cumulé des 1 % les plus riches du monde dépassera celui des autres 99 % de la population, à moins de freiner la tendance actuelle à l’augmentation des inégalités. L’étude « Insatiable richesse : toujours plus pour ceux qui ont déjà tout », publiée le 19 janvier par Oxfam, montre que la part du patrimoine mondial détenu par les 1 % les plus riches est passée de 44 % en 2009 à 48 % en 2014, et dépassera les 50 % en 2016. En 2014, les membres de cette élite internationale possédaient en moyenne 2,7 millions de dollars par adulte. La majeure partie (46 %) des 52 % restant du patrimoine mondial se trouve entre les mains du reste du cinquième le plus riche de la population mondiale. Les autres 80 % de la population mondiale ne se partagent que 5,5 % et possédaient en moyenne 3 851 dollars par adulte, soit 700 fois moins que le patrimoine moyen des 1 %.

Le communiqué : http://www.oxfam.org/fr/salle-de-presse/communiques/2015-01-19/les-1-les-plus-riches-possederont-plus-que-le-reste-de-la et le rapport : http://www.oxfam.org/fr/rapports/insatiable-richesse-toujours-plus-pour-ceux-qui-ont-deja-tout?utm_source=oxf.am&utm_medium=ZiWb&utm_content=redirect . La méthode utilisée est clairement indiquée par Oxfam sur son site.

Des chiffres contestés ou « le discours de la méthode » en question :

Une information « partagée par France TV », laquelle « démonte une info partagée par… France TV Info » ! relève Arrêt sur image, qui souligne que c’est l’économiste Alexandre Delaigue, « qui a décortiqué les chiffres avancés par l’ONG Oxfam, sur son blog « Classe Eco » du site de FranceTV ». L’économiste cite également le journaliste anglais Félix Salmon qui va dans son sens. La critique a été reprise par certains médias, outre France TV(Slate  et Ouest France  : on y lit que « des économistes » et « des journalistes » contestent la méthode Oxfam, mais l’un et l’autre ne citent au mieux que deux ou trois contradicteurs).

Or, puisque l’on parle de « discours de la méthode », il aurait été intéressant de comparer la critique de M. Delaigue avec l’analyse de l’économiste Jean Gadrey sur son blog du site Alternatives économiques : Ce dernier  juge « ces critiques, (quoique bien qu’exactes sur certains points), globalement injustes et excessives, et dans certains cas dérisoires ». Il doute même que lesdites critiques « connaissent bien les difficultés que rencontrent les statisticiens pour mesurer les niveaux et les inégalités de patrimoine des ménages. Même dans un pays comme le nôtre, disposant à mes yeux d’institutions parmi les plus sérieuses au monde (l’Insee, les services statistiques des Ministères, la Banque de France, le CNIS comme outil démocratique imparfait mais précieux), c’est une affaire très compliquée. » Jean Gadrey estime qu’ « Oxfam a bien fait de réaliser et de publier cette étude, et ses chiffres, imparfaits sans le moindre doute, sont défendables et honnêtes, en ce sens qu’ils sont transparents sur la méthode (ce qui facilite d’ailleurs les critiques…) et qu’ils s’appuient sur les meilleures sources disponibles à ce jour ». Certes, dit-il, « ces sources sont elles-mêmes très imparfaites, mais s’il avait fallu attendre de bonnes données mondiales sur les patrimoines privés des ménages, produites par des institutions statistiques telles que celles des Nations Unies ou de la Banque mondiale, c’est peut-être dans vingt ans que nous aurions pu juger du niveau actuel et de l’évolution récente de ces inégalités ! Dans de nombreux domaines cruciaux, il faut dans un premier temps « faire avec ce qu’on a », et dans le cas présent ce qu’on a n’est pas nul au point qu’il faille le rejeter ».

Et pas au point de nier les faits, lesquels décrivent une réalité insupportable. Et pas au point de s’abstenir de rechercher les causes, ou de passer à côté des propositions d’Oxfam à ce sujet. Et pas d’oublier que la Bible elle-même contient plus de 2000 versets sur la justice et les inégalités sociales.

La source de ton salut. Ton trésor.

Le Seigneur domine la situation, il réside là-haut.

Partout dans Jérusalem, il a instauré le droit et l’ordre*.

Quant à toi, peuple du Seigneur, tu pourras vivre en sécurité. Être sage et connaître Dieu, c’est être riche du salut** ; honorer le Seigneur, c’est cela ton trésor ! (Es.33v5-6. BFC)

 

Notes :

* Il remplit Sion de droiture et de justice (LSG)

** La sagesse et l’intelligence sont une source de salut(LSG)

La condition d’une information « digne de ce nom », « crédible »

Ne rien voir, ne rien entendre et ne rien dire : les trois petits singes modernes

Ne rien voir, ne rien entendre et ne rien dire : les trois petits singes modernes

« La recherche de la vérité est la condition d’une information digne de ce nom, crédible », écrit Jean-Luc Martin-Lagardette, penseur et journaliste, dans son « Décryptez l’information »(Dangles éditions, 2014, p 16). Un ouvrage à l’angle original, dont nous parlerons à une autre occasion. L’auteur relève également que l’on oublie trop souvent que « l’information journalistique est un savoir, un ensemble de connaissances, avant d’être une opinion. Or, un savoir s’adresse à tous(…)Il doit avoir été vérifié, correspondre au réel dans sa complexité, et non à des préjugés, des fantasmes, des désirs et des intérêts plus ou moins masqués, etc… ». L’information est trop souvent réduite « à la seule expression d’une vision de l’actualité » ou du monde : l’opinion, « l’édito », le billet « coup de gueule », le commentaire, sont survalorisés, au détriment de l’enquête ou du reportage. (op. cit., p 29). Sur la toile comme sur d’autres médias, beaucoup s’expriment. Mais combien informent ? Combien recherchent-ils la vérité, condition d’une information digne de ce nom, crédible ?

De là une question essentielle : existe-t-il une vérité absolue ? (Est-ce là un « gros mot » ?) Peut-on la connaître ? Comment l’approcher ?

 

Jésus-Christ déclare être « le chemin, la vérité et la vie »(Jean 14v6). Lequel Jésus-Christ est « le Dieu véritable et la vie éternelle »(1 Jean 5v20-21), « la lumière du monde »(Jean 8v12. Comparer avec Eph.5v8-9). « La vérité est en Jésus », peut-on lire encore en Ephésiens 4v21.

La vérité est une personne, Jésus-Christ, la référence incarnée. Elle peut donc être connue. Comment ?

– Il est essentiel de l’aimer, la vérité, et de s’attacher à elle(cf Jean 8v31-32, 1 Cor.13v6, Jean 15)

– L’on connaîtra si ce que Jésus dit est vrai, ou si sa « doctrine est de Dieu », ou s’il « parle de son propre chef », si l’on « veut faire la volonté de Dieu »(Jean 7v17, cf 1 Thes.2v1-12). Car « celui qui parle de son propre chef cherche sa propre gloire ; mais celui cherche la volonté de Celui qui l’a envoyé, celui-là est vrai, et il n’y pas point d’injustice en lui »(Jean 7v18).

– Le témoignage personnel de Jésus-Christ(qu’Il rend à Lui-même)est vrai, car il sait d’où Il est venu et où Il va. (Son) « jugement est vrai, car (Il n’est) pas seul ; mais le Père qui (l’a)envoyé » est avec (Lui)…le témoignage de deux hommes est vrai ».(Jean 8v14-18 cf Matt.7v1-5)

-Jésus dit encore : « si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; vous connaîtrez la vérité, et la vérité fera de vous des hommes libres ». (Jean 8v31-32)

Comment approcher (Celui qui est)la vérité ?

Avec humilité, de façon pure, avec le désir de s’y conformer(voir ce contre-exemple en Genèse 3v1-12).

A l’inverse, « l’impiété et l’injustice retiennent la vérité captive », selon Rom.1v18. Nous sommes alors invités à « renoncer au mensonge et parler la vérité chacun à son prochain »(Eph.4v17-25), comme à « marcher comme des enfants de lumière » et à produire « le fruit de la lumière », lequel consiste en « toute sorte de bonté, justice et vérité »(Eph.5v8-9).

Néanmoins, il convient de se rappeler que « nous connaissons en partie »(1 Cor.13v9, 12)et que nous avons donc besoin des autres(1 Cor.12, Eph.4). Il est d’ailleurs intéressant de constater que l’Eglise ne « possède pas » la vérité, mais qu’elle est « la colonne et le soutien de la vérité »(1 Tim.3v15). Sa responsabilité est donc grande, dans ce monde. Et surtout, chacun a besoin de Jésus-Christ(le fondement de l’Eglise), qui est le seul à voir la réalité d’en haut, et de la voir de façon complète.

Jésus-Christ est d’ailleurs venu dans ce monde pour rendre témoignage à la vérité. « Quiconque est de la vérité écoute (Sa)voix »(Jean 18v37).  Et « celui qui fait la vérité vient à la lumière pour que ses œuvres soient manifestées, elles qui ont été accomplies en Dieu ».(Jean 3v21)

La parabole du « serviteur inutile » : une réponse « révolutionnaire » à l’esprit « utilitariste et comptable »

Nous sommes vendredi 09 janvier et cela fait aujourd’hui deux ans pour Pep’s café !, « né » un certain 09 janvier 2013. De même qu’à l’époque du premier anniversaire, je choisis de ne pas publier un bilan statistique du blogue, et vous propose à la place de méditer sur la parabole du « serviteur inutile », en Luc 17v7-10.

Le choix peut paraître singulier-surtout en pareille occasion-de prime abord. Mais avec un peu d’attention, il est possible de la trouver pleine d’enseignement pour nous, particulièrement à notre époque « utilitariste » et « comptable », où tout doit se justifier en terme de rentabilité, sous peine de disparaître. D’ailleurs, Notre Seigneur était-il « rentable », à vue humaine(voir l’ensemble du chap. 17 de Luc) ?

Mais commençons par le commencement. Dimanche 07/12, une discussion naturelle et spontanée a eu lieu, après le culte, entre quelques-uns(dont moi), à propos du « serviteur inutile ». Cette parabole soulève quelques difficultés, en plus d’être particulièrement dérangeante et « scandaleuse ». Plus exactement, ce qui est dérangeant et scandaleux ici est le terme « inutile ». Le texte biblique voudrait-il parler de « quelconque », ou « d’ordinaire » ? Il semble que non, puisque le mot grec « achreioi » utilisé ici renferme bien l’idée d’être « inutile » ou « sans profit »(ou « pas rentable »). Un terme que l’on retrouve dans la parabole des talents racontée par Matthieu(25v30), à propos de celui qui est jugé « inutile » ou « sans profit », parce qu’il avait caché(gâché ?)son talent.

Que veut nous enseigner le Seigneur à ce sujet ? Lancerait-il un « concours » de l’abnégation et de l’humilité, dans le genre « plus inutile que moi tu meurs » ? A moins qu’il n’y ait là une « voie alternative » du serviteur inutile(avec l’exemple de ce que Jésus a été Lui-même), applicable pour nous aujourd’hui ? Pour bien comprendre, il convient d’examiner ce qui précède et ce qui suit cette parabole dans tout le chapitre 17 de Luc. Quel est le rapport avec « le serviteur inutile » ?

 

Quelques réponses à notre appel à contributions : un grand merci à leurs auteurs !

Benoît (catholique, co-animateur du blogue « Les Cahiers libres ») :

Un texte qui m’a toujours beaucoup touché et notamment cette expression réputée dure « inutile ». Si le terme peut sembler difficile, il nous met cependant dans une belle humilité face à Dieu, sans qui nous ne pouvons rien faire (Jn 15) !

Claude (évangélique, un frère de mon église locale-du groupe d’où est partie la discussion originelle sur la parabole) :

Un qualificatif (« inutile ») qui caractérise tous ceux qui sont nés de nouveau et qui par voie de conséquence sont devenus des serviteurs. Mais de qui sommes-nous devenus des serviteurs?​ De Jésus, de nos prochains ou de nous-mêmes ? Aïe….Il est évident, avec une approche formatée par tout ce qui a contribué à faire de nous ce que nous étions avant notre nouvelle naissance, que l’on a plus tendance à vouloir se valoriser et non à se sentir inutile.

Avons-nous de la valeur ? Mais oui sinon Jean 3:16 ne s’expliquerait pas. Est-ce de cela que Luc 17:10 parle ? Pas du tout. Mais pourquoi donc parle-t-il de serviteur inutile ? Ce verset nous invite simplement à cultiver l’humilité, à donner sans attendre en retour, à pratiquer un amour désintéressé.

Quand ma main gauche donne à ma main droite, elle n’attend rien en retour, quand mon cerveau pense pour le reste de mon corps, il n’attend pas une récompense du reste du corps, quand mes pieds déplacent l’ensemble de mon corps d’un point à un autre à la demande de mon cerveau, ils n’attendent pas un remerciement de mon cerveau ni une valorisation quelconque. C’est ainsi que fonctionne le corps de Christ : nous sommes tous complémentaires. Je fais ce que j’ai à faire sans attendre un retour.

Ludivine (Evangélique. Bloggeuse de « Bible et partage ») :

Jésus avait-il décelé quelque chose dans leur coeur ?

Peut-être que certains pensent que Dieu a de la chance qu’on le serve, que Jésus est bien content et honoré qu’on le suive.  Il devrait nous donner tout ce que nous lui demandons et nous récompenser largement…..

« Vous de même dîtes nous sommes des serviteurs inutiles » : le Seigneur nous dit : voilà ce que devrait être votre état d’esprit : considérer votre service comme quelque chose de normal, après Dieu lui-même jugera de votre service.

 « unprofitable- unworthy » : peu lucratif, indigne >> pas de mérite, pas digne de.

 « Doit- il de la reconnaissance à ce serviteur ? » Non, le maître ne doit rien et Dieu ne nous doit rien. C’est nous qui lui devons cet honneur d’être à son service. En plus, nous serons payés pour notre travail, récompensés (cf paraboles des talents) mais cela ne fait pas de nous des personnes dignes de recevoir ses louanges. Nous les recevrons, car la Bible le dit, mais ce sera encore un effet de sa grâce, Dieu ne doit rien à personne.

 Je ne vois pas l’absence de profit dans ce passage comme elle est mentionnée dans la parabole des talents. Le serviteur inutile ne faisait « rien » là. Le serviteur fait quand même son boulot dans les champs. Je suis partisane du « c’est un honneur d’être utilisé par Dieu » et non le contraire. Je ne suis pas grand-chose mais il m’emploie dans ses champs. Ma réponse est « merci Seigneur je n’en étais pas digne » et non « Dieu me doit la reconnaissance et un bon repas en sa compagnie ».

La parabole des talents est plus un enseignement sur le fait qu’il est important de faire les oeuvres que Dieu a préparé pour nous et que nous les fassions en fonction des talents que nous recevons. Nous devons porter du fruit, c’est la normalité aux yeux de Dieu.

 

Pour ma part, tout en partageant les excellentes réflexions ci-dessus, je dirai, en complément, que cette parabole est révélatrice de ce dont Dieu se préoccupe le plus. Dieu se préoccupe en effet plus que nous le connaissions(ou cherchions à le connaître)-que de ce que nous faisons(ou cherchons à faire)pour Lui. De même, que nous nous intéressions plus aux autres-à ce qu’ils sont-qu’à ce qu’ils font ou à ce que nous pourrions faire pour eux. De cette priorité découle le reste.

L’esclave hébreu, en Exode 21v2-6, qui avait servi 6 années, était libre de partir la 7ème année. Mais seul, si son maître lui avait donné une femme, et que sa femme lui a donné des enfants entretemps. Or, il choisit de rester, déclarant aimer « son maître, sa femme et ses enfants », et ne souhaitant pas « sortir libre »(v5).

Mais nous sommes appelés à Le connaître sur un autre plan. Comme un Père. Et nous sommes invité à « voir de quel amour le Père nous a témoigné(ou fait don), que nous soyons appelés enfants de Dieu. »(1 Jean 3v1). Et c’est ce que nous sommes, « nés non du sang, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu », nous dit Jean (Jean 1v13). Soit « tous ceux qui ont reçu » Celui qui est « la lumière du monde », « ceux qui croient en Son nom »(Jean 1v12 et cf 1-11, 14 ; 8v12).

Dieu est-il Votre Père ? Savez-vous que « le Père Lui-même vous aime » ? (Jean 16v27). Comment Il vous a aimé ? (Jean 3v16). Et pourquoi ?(1 Jean 4v10)

De même, Jésus, le Fils de Dieu, souhaite que nous le connaissions, individuellement, comme « Seigneur et Maître », en tant que « serviteurs »(Jean 13v13), et en tant qu’ « amis »(Jean 15v13-15 ; 21), voire « frères »(Jean 20v17, Hébreux 2v11-17). Ainsi que, tous ensembles, en tant qu’ « épouse » (Eph. 5v22-32)Et, les uns les autres, en tant que membres d’un même corps(cf 1 Cor.12)

Bref, nous sommes appelés à vivre des relations « de famille », le seul cadre où l’humilité et la gratuité sont (devraient être) la seule norme(avec l’amour).

Enfin, Le connaître, Lui « le seul vrai Dieu, et Celui (qu’Il a)envoyé, Jésus-Christ »(Jean 17v3 cf 1 Jean 5v21), c’est là « la vie éternelle ». C’est pourquoi Dieu se préoccupe que nous le connaissions et que nous nous attachions à Lui.

L’attachement à Dieu, c’est la piété. Plus que jamais, c’est ce qui fait la différence (1 Tim.4v7 ; 1 Tim. 6 cf 1 Tim.3v16). Et ce n’est pas une question « intéressée » ou de performance !

 

Et vous ? Qu’en pensez-vous ? Partagez donc vos remarques au pied de cet article !

Attentat du 07/01/12 contre « Charlie Hebdo » : face au drame, comment réagir ?

Surtout face aux réactions les plus primitives : La peur, la colère et la haine. Ou le silence. Ou encore à l’opportunisme.
Le cerveau enregistre, mais j’ai encore du mal à réaliser vraiment ce qui s’est passé. Je suis même un peu sonné.
Pour ma part, même si je comprends la volonté d’exprimer une certaine solidarité, « je ne suis pas Charlie ». Je ne le suivais, ni ne le lisait, d’ailleurs, ne me reconnaissant ni dans le ton, ni dans le type de dessins ou la ligne éditoriale. « Charlie Hebdo » ne m’a jamais fait rire. Mais aujourd’hui et depuis mercredi, il fait pleurer.

La place est pour l'instant à l'indignation et à la compassion...en attendant de chercher à comprendre...

La place est pour l’instant à l’indignation et à la compassion…en attendant de chercher à comprendre…

Ceci dit, comme l’a très bien exprimé quelqu’un d’autre, ne rajoutons rien d’autre face à la barbarie : le temps est à l’indignation et à la condamnation, unanime et dans l’unité, d’un tel acte. Le temps est aussi au refus de tout amalgame. Sans oublier la compassion pour les victimes et leurs proches. Ce qui n’exclue pas de chercher à comprendre…
Chacun a pu s’exprimer librement sur cette journée. D’autres s’exprimeront encore, certains bénéficiant d’une tribune médiatique que d’autres n’ont pas. Je pense à ce verset, sur la liberté et la responsabilité : « Que votre privilège ne soit pas un sujet de calomnie. Car le royaume de Dieu, ce n’est pas le manger et le boire, mais la justice, la paix et la joie, par le Saint-Esprit. Celui qui sert Christ de cette manière est agréable à Dieu et approuvé des hommes. Ainsi donc, recherchons ce qui contribue à la paix et à l’édification mutuelle ».(Rom.14v16-19).

 
Quelques réactions ou analyses, parmi les plus significatives :

http://cahierslibres.fr/2015/01/seigneur-fais-de-moi-un-instrument-de-ta-paix/

http://cahierslibres.fr/2015/01/freres/

http://notreeglise.com/charlie-hebdo-comment-reagir-face-a-horreur/

https://catherinenbocher.wordpress.com/2015/01/07/les-tares-de-dieu-font-12-morts-a-charlie-hebdo/

http://laplumedaliocha.wordpress.com/2015/01/07/je-suis-charlie/

http://www.reforme.net/une/societe/apres-lattentat-texte-joel-dahan

http://www.la-croix.com/Editos/Cohesion-face-au-terrorisme-2015-01-07-1289523

http://plunkett.hautetfort.com/archive/2015/01/07/le-carnage-de-charlie-hebdo-5528399.html

http://plunkett.hautetfort.com/archive/2015/01/08/reflexions-sur-le-drame-d-hier-5528899.html#more

http://www.koztoujours.fr/etre-ou-ne-pas-etre

http://www.lavie.fr/actualite/france/la-france-unie-pour-la-liberte-08-01-2015-59247_4.php

http://www.arretsurimages.net/articles/2015-01-07/Cabu-Charb-Tignous-Wolinski-et-Bernard-Maris-tues-dans-la-fusillade-de-Charlie-Hebdo-id7354

http://www.arretsurimages.net/articles/2015-01-08/Je-ne-suis-pas-Charlie-Et-croyez-moi-je-suis-aussi-triste-que-vous-id7366

http://welovewords.com/documents/pourquoi-vous-netes-pas-charlie

http://www.legorafi.fr/2015/01/07/monde-de-merde/

Sans oublier les déclarations de la FPF(Fédération Protestante de France) et du CNEF(Conseil National des Evangéliques de France)

Le dernier mot sera peut-être celui du Seigneur Jésus-Christ, en Luc 13v1-5, face à deux faits divers dramatiques : une invitation à un autre regard et à une autre priorité, pour couper court à l’inévitable question de la culpabilité ou de la responsabilité de « l’autre », soit ceux qui sont morts. Une invitation à lire correctement « l’avertissement » donné par le drame pour prendre une décision personnelle, la seule qui vaille.