Libé1 et Libé2 bientôt et partout !

« Libérer! C’est possible bientôt et partout ! »

Pâque(s), ou la fête d’une libération et de la naissance d’un peuple, comme de la résurrection et de la victoire du Seigneur Jésus-Christ sur notre ennemi ultime, la mort, qui sera détruit, semble derrière nous.

En réalité, Jésus-Christ est le même, non seulement hier, mais surtout aujourd’hui, comme il le sera éternellement (Hébr.13v8). Et pas seulement le seul jour de Pâque(s).

Sinon, le saviez-vous ? Faire une formation Libérer! 1 et une formation Libérer! 2, presque partout, sans que ce soit uniquement face à son écran, c’est également bientôt, et, surtout, possible aujourd’hui !

L’équipe a en effet franchi le pas de faire cette formation à l’accompagnement spirituel en mode hybride, c’est-à-dire en partie par écran interposé et en partie sur site, en respectant les normes sanitaires de chaque pays. Oui, vous lisez bien de chaque pays car les prochains Libé 1 et 2 auront lieu en même temps en France, en Suisse, à l’île Maurice, en Angleterre, etc…

Pour s’inscrire (depuis la mi-mars), il faudra donc pouvoir choisir un lieu pour vivre la partie « en présence ». Dans certains pays il y aura des sessions sur Zoom à la maison, et dans d’autres pays où il n’y a pas de couvre-feu, ces mêmes sessions auront lieu dans les lieux de cultes qui accueilleront la formation (près de 20 lieux dans le monde).

Retenez les dates :

Libérer! 1 — week-end de l’Ascension, 13-15 mai 2021
> 2 sessions le jeudi 13 mai 2021 : l’après-midi sur site, et le soir à la maison sur Zoom
> 1 session le vendredi 14 mai 2021 : le soir à la maison sur Zoom
> 3 sessions le samedi 15 mai 2021 : le matin sur site, l’après-midi sur site, et le soir à la maison sur Zoom.

Libérer! 2 — week-end du 28-30 mai 2021
> 1 session le vendredi 28 mai 2021 : le soir à la maison sur Zoom
> 3 sessions le samedi 29 mai 2021 : le matin sur site, l’après-midi sur site, et le soir à la maison sur Zoom
> Dimanche 30 mai : le soir à la maison sur Zoom

Plus d’infos et pour suivre l’actualité de la formation ici.

Découvrir notre présentation de cette excellente formation, que je recommande chaudement.

Initialement paru le 24/03/21 et republié, avec une mise à jour, pour l’occasion.

« Libé ! confinés » : formation par zoom ouverte à tous

Pas de formation Libérer! possible en présentiel, du fait du « confinement 2.0 » ? Heureusement, il y a « Libé!confinés » par zoom !
Affiche du film « Jimmy’s Hall » de Ken Loach, (2014)

Bonne nouvelle !

En lieu et place du séminaire prévu à Paris du 06/11 au 08/11, qui ne pouvait avoir lieu « en présentiel » vu le confinement « 2.0 », l’équipe Libérer!* propose sur Zoom une formation ouverte à toustous les vendredis de 20h à 21h30, du 06 novembre au 27 novembre, que l’on ait déjà suivi ou non des séminaires Libérer!*.

Le contenu de cette formation sera adapté à la saison que nous vivons, déployant les thèmes fondamentaux de Libérer! en contexte.

Au programme : 

Vendredi 6 novembre 2020, à 20h
Autorité vs. Toute-puissance
Comment restaurer et déployer notre autorité en Jésus-Christ, notamment dans la prière ou le combat spirituel, sans pour autant basculer dans la pensée toute-puissante où nous finirions par croire que notre volonté est forcément celle de Dieu ?

Vendredi 13 novembre 2020, à 20h
Grâce vs. Sentimentalisme
Au nom de l’Amour que n’a-t-on pas fait ? De l’Amour de Dieu en particulier. Le meilleur et le pire. Comment la grâce inconditionnelle de Dieu reste une « grâce qui coûte » conformément à la formule du théologien Dietrich Bonhoeffer ? Et non pas une excuse bon marché pour cautionner nos défaillances.

Vendredi 20 novembre 2020, à 20h
Loi vs. Légalisme
La Loi a été donnée par Dieu ; juste et nécessaire. Quand l’amour pour la Loi devient plus fort que l’amour pour Dieu, des systèmes d’oppression se mettent en place, en nous ou entre les personnes. Comment articuler un juste rapport à la Loi après la venue de Christ ?

Vendredi 27 novembre 2020, à 20h
Dans le monde vs. Du monde
Dans la prière sacerdotale (Jean 17), Jésus rappelle à ses disciples qu’ils sont présents dans le monde mais pas issus du monde. Qu’est-ce que cela change dans nos vies et notre posture face à la société ?

Si jamais le confinement venait à être prolongé, des soirées supplémentaires seront proposées.

Pour les personnes n’ayant jamais participé à un séminaire Libérer!, est proposé en plus de chaque soirée du vendredi (sauf exception annoncée) un atelier de reprise et de partage sur le thème de la veille, le lendemain, samedi, de 10h à 11h30 sur Zoom.

La formation est gratuite mais il est possible de bénir ce ministère.

Infos et inscriptions sur Libé! confiné – Libérer!

Note : Libé+ zoom [pour ceux qui ont fait les 3 sessions de Libérer!] reporté en janvier 2021.

*Libérer! est une excellente formation certifiante à l’accompagnement spirituel, proposée par les églises protestantes unies du Marais et de Belleville. Plus d’infos sur le séminaire Libérer!

 

 

« Tricho » ou « dicho » : « bullshit débat » ?

Dans une perspective pastorale, l’approche « trichotomiste » permet un traitement holistique, ainsi qu’un vrai discernement de ce qui est l’ordre du « psy » et du « spi »….

A l’instar des « bullshits jobs », mis en lumière par l’anthropologue David Graeber (1961-2020) dans son célèbre ouvrage éponyme(1), il existe des « bullshits débats » (ou « débats vains »). La définition est à peu près la même : un débat à ce point inutile, absurde, stérile, voire néfaste, qu’il n’est pas possible d’en justifier l’existence, et dont l’absence ne nous priverait pas, bien au contraire !

Ainsi, « à titre d’exemple », ce type de questionnement – « L’être humain est-il « corps, âme et esprit » ou « corps et âme/esprit » ? Faut-il privilégier les représentations « Tricho » ou « dicho » tomistes de l’homme ? » – serait-il typique de ces nouveaux débats stériles, qui n’auraient aucune conséquence sur notre relation à Dieu ?, comme se le demande Michaël Demange, pasteur baptiste, en introduction à son article consacré sur ce sujet et publié sur Point théo(2).

Effectivement, il s’agit bien là d’un nouveau « débat stérile » ou de « débat vain ». Et Michaël, pour qui l’approche « dichotomiste » répondrait mieux aux données bibliques, aurait pu s’en tenir là.

Malheureusement, il ne s’en tient pas là, souhaitant évoquer dans son argumentaire « quelques incidences » lui paraissant « loin d’être anodines sur la spiritualité chrétienne et sur la pratique de l’accompagnement pastoral ».

« Penser l’être humain en trois parties (le corps matériel, l’âme et l’esprit immatériels) est considéré comme assez naturel », constate-t-il. Avant d’opposer une anthropologie trichotomiste dite « irrationnaliste » [parce que cette anthropologie, « dans sa version contemporaine »(sic), réserve à l’âme les activités psychiques (intelligence, émotions, volonté…) et à l’esprit la dimension spirituelle, la relation avec Dieu] à une trichotomie dite « rationaliste » (« représentée par quelques Pères de l’Église »), parce qu’elle place « l’intelligence dans l’esprit, au cœur donc de la relation au divin ».

D’autre part, persuadé que l’approche « trichotomiste » impliquerait « un rapport dualiste au monde »(sic)(3), et que « la trichotomie irrationaliste » entraînerait une rupture de l’unité en l’être humain », il cite « à titre d’exemple » de cette trichotomie irrationnaliste la pratique d’accompagnement spirituel mise en place par le Pasteur Gilles Boucomont au sein de l’Eglise réformée du Marais à Paris[mais aussi à Belleville, où il exerce actuellement], et relatée dans son ouvrage « au nom de Jésus : libérer le corps, l’âme, l’esprit » (Editions Première Partie). Cette pratique d’accompagnement, d’abord « maison », est aujourd’hui enseignée via le ministère Libérer!, dont nous avons déjà parlé sur ce blogue (4).

Au final, pour avoir lu et relu les ouvrages de Gilles Boucomont depuis 2014 et pour avoir suivi les trois modules de la formation Libérer depuis 2016 [Je bénéficie actuellement depuis juillet 2020 de la formation continue « Libé + zoom »], je peux dire que nous avons là un article plutôt réducteur des propos de Gilles Boucomont [Michaël a certainement dû lire en diagonal « Au Nom de Jésus : libérer le corps, l’âme, l’esprit »], manifestant une incompréhension totale de la représentation trichotomiste (ou tripartite) défendue dans le ministère Libérer! Par ailleurs, le type de classification, telle qu’effectuée par Michaël, dénote d’une méconnaissance flagrante de l’existence d’une vision trichotomiste ou tripartite judéo-hellénistique (notamment présente dans les écrits de l’apôtre Paul).

Quoiqu’en dise Michaël, la vision tripartite de l’être humain (corps, âme, esprit), finalement assez répandue en Occident depuis 2000 ans [et non purement « contemporaine »], a tout de même eu la faveur des courants majoritaires du judéo-christianisme [les 5 derniers siècles av JC et le Christianisme naissant jusque dans les années 1200’s]. D’autre part, l’approche de Michaël passe sous silence que, dans la Bible, certains textes sont manifestement plutôt « bipartites », considérant que l’homme est corps et souffle (âme et/ou esprit), quand d’autres sont « tripartites » (corps, âme, esprit : par ex, « Que le Dieu de paix vous sanctifie lui-même tout entiers, et que tout votre être, l’esprit, l’âme et le corps, soit conservé irrépréhensible, lors de l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ ! » dans 1 Thessaloniciens 5v23).

Ensuite, il conviendra de discerner si les termes que nous utilisons pour « âme » et « esprit » sont tirés des représentations gréco-romaines ou de la représentation sémitique et hébraïque, et si notre français rend bien justice au bon sens des termes « âme » et « esprit ». Mais l’important reste la représentation qui avait cours à l’époque de Jésus-Christ, laquelle est à la charnière entre nos deux racines hébraïque et grecque.

Enfin, si l’on se place dans une perspective pastorale,  l’approche trichotomiste ou tripartite – qui considère que Dieu nous a fait corps, âme, esprit – me paraît pertinente, en ce qu’elle nous aide à discerner si nous avons à faire à du somatique, du psychique ou du spirituel, comme à un « traitement holistique », et permet un vrai discernement/distinction de ce qui est l’ordre du « psy » et du « spi », sachant qu’aucun de ces domaines n’est véritablement étanche. Confondre l’un et l’autre me paraît compliquer la tâche d’accompagnement pastoral et de libération.

Au final, si le ministère Libérer! privilégie l’anthropologie tripartite à partir d’une pratique de délivrance, c’est parce qu’elle correspond parfaitement à ce que ce qui est expérimenté dans ce cadre. Des milliers de gens libérés sur cette base peuvent en témoigner. Il serait donc plus sage de ne pas se tromper de combat et de ne pas renverser leur expérience, par ailleurs bibliquement fondée, au risque de décrédibiliser une œuvre de Dieu(5).

 

« Jean lui dit: Maître, nous avons vu un homme qui chasse des démons en ton nom; et nous l’en avons empêché, parce qu’il ne nous suit pas. Ne l’en empêchez pas, répondit Jésus, car il n’est personne qui, faisant un miracle en mon nom, puisse aussitôt après parler mal de moi. Qui n’est pas contre nous est pour nous.… »(Marc 9v38-40)

 

Notes :

(1)Voir https://phileosophiablog.wordpress.com/2019/09/10/de-vacivae-industriae-des-jobs-vains/

(2) Voir https://point-theo.com/letre-humain-corps-et-ame-un-debat-sterile/

(3) Face à une logique d’affrontement d’un monde « binaire » (« bon/mauvais »), la vision biblique me paraît privilégier une approche « ternaire ». L’on constate que, dès qu’un tiers intervient, la parole peut circuler, de sorte qu’il y a dialogue et échange. Et n’y-a-t-il pas « circulation » entre le Père, le Fils et le Saint-Esprit ? L’Eglise (un minimum de « deux ou trois » réunis au nom de Jésus) n’est-elle pas une sorte de « pile » (composée d’un minimum de trois éléments reliés et chargés), où le Saint-Esprit peut circuler ?

(4) Voir notre article https://pepscafeleblogue.wordpress.com/2017/11/24/laction-du-mois-suivre-la-formation-liberer/

(5) Voir cette vidéo introductive au module 1 de la formation Libérer!

Libérer ! Formation continue en Libé+Zoom !

Une formation continue en accompagnement spirituel : Libé+zoom ! (Source image : première de couverture de « Au Nom de Jésus, libérer le corps, l’âme, l’esprit » de Gilles Boucomont. ed. Première Partie)

Bonne nouvelle pour ceux qui ont déjà participé à une formation Libérer! 3 [après avoir suivi Libérer ! 1 et Libérer ! 2] et ayant commencé, peu ou prou, à mettre en pratique leurs acquis,

La formation Libérer! continue en Libé+Zoom !

De quoi s’agit-il ?
Six réunions sur l’année 2020-2021
Le vendredi soir de 20h à 22h
Une formation continue et complémentaire via Zoom.fr
Un sujet précis abordé chaque soirée

Si cela vous intéresse, renseignements ici.

En savoir plus sur la formation Libérer!

Passez votre prochain week-end Libérer !

« Libérer! », une formation très équilibrée sur les plans théologiques et pratiques, et se voulant un lieu d’enseignement et de témoignage de l’action du Saint-Esprit dans la vie des chrétiens.

Libérer! fait sa rentrée en France.

Cette excellente formation certifiante à l’accompagnement spirituel est proposée par les Eglises protestante unies du Marais et de Belleville, à Paris. Elle s’inscrit dans le cadre du panier de formation inter-Eglises au sein de la Fédération protestante de France, intitulé byReformation.

Libérer! est avant tout destiné aux chrétiens de toutes dénominations (pasteurs/anciens, prêtres, et tout responsable « laïc » engagé dans un ministère) qui ont la volonté de s’engager en Eglise et/ou être renouvelés pour des ministères d’accompagnement spirituel, de relation d’aide et de conseil pastoral, incluant notamment les dimensions de la guérison spirituelle et de la délivrance.

Enracinée dans les Écritures Bibliques, elle s’appuie sur plus de 10 ans d’expérience-« maison » novatrice de l’Église Protestante Unie du Marais en matière d’accompagnement spirituel (50 personnes formées à l’accompagnement, soit un peu plus de 80 heures de formation).

Une formation équilibrée

J’ai déjà suivi les modules 1 et 2 en 2016 et 2017, et le module 3 en juillet 2019 et peut attester que la formation est très équilibrée sur les plans théologiques et pratiques. Elle se veut un lieu d’enseignement et de témoignage de l’action du Saint-Esprit dans la vie des chrétiens.

Prochains séminaires et plus d’informations ici

Attention, pour pouvoir faire Libérer! 2, il faut d’abord faire Libérer! 1, et pour pouvoir faire Libérer!3, il faut d’abord faire Libérer!2.

 

 

A lire, en guise de préparation aux séminaires, les ouvrages du Pasteur Gilles Boucomont : « Au Nom de Jésus : libérer le corps, l’âme, l’esprit » (T.1) et « Au Nom de Jésus : mener le bon combat » (T.2), tous deux édités chez Première Partie.

Un message pour Pâque : « sortez maintenant de vos Egyptes et de vos servitudes », crie Dieu

Démarque-toi ! Sors de tes « Egyptes » et de tes servitude !
(Source : une du numéro 12, sept.2002 de « La Décroissance »)

Lecture : Esaïe 58v6-12

Dieu, dans son souci d’être compréhensible et proche de nous, se présente exactement comme nous :
— Je suis… et je fais ça…
Quand vous vous adressez à lui, quand vous priez, en somme, cela se passe de la façon suivante : [c’est vous qui commencez]
— Bonjour, à qui ai-je l’honneur ? dites-vous.
— Je suis l’Éternel ton Dieu qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte, de la maison de servitude, dit Dieu.

Les présentations sont faites, on peut commencer à bavarder.
L’être de Dieu se joue donc dans un « Je suis » qui n’est pas qu’un prénom (son prénom à lui : l’Éternel) ou une fonction (Dieu), mais tout cela à la fois et même un petit peu plus :
— Je suis l’Éternel ton Dieu.
— Et dans la vie, ça fait quoi un Dieu ?
— Eh bien ça libère son peuple du pays d’Égypte, de la maison de servitude.
— Et, vous faites ça souvent ? Une fois que le travail est fait, vous devez être tranquille ?
— Figurez-vous, répond Dieu, que le problème, c’est qu’il faut sans cesse sortir d’Égypte : Jacob a dû sortir d’Égypte, Joseph le patriarche a dû sortir d’Égypte, Moïse a dû sortir d’Égypte, Jésus même a dû sortir d’Égypte. Mon peuple a un éternel besoin de sortir d’Égypte.
N’est-ce pas étonnant ce schéma transversal, valable pour tous : sortir d’Égypte ! (…..) Mais comme vous le savez, Dieu ne se contente pas seulement de l’Égypte géographique, mais plutôt de ce que certains ont appelé l’Égypte intérieure. Il nous faut sortir de tous les esclavages, de toutes les servitudes (…) des panthéons de tous les temps. Il y a une urgence à être sauvé du polythéisme pratique. Et la trajectoire du Dieu d’Israël, c’est de nous libérer de toutes les pyramides, celles que l’on doit construire sous un soleil de plomb ou ces pyramides, futiles et subtiles, de nos sociétés hiérarchiques et hiératiques.

Le Dieu de Moïse, le Dieu d’Israël et le Dieu de Jésus Christ est bien le même Dieu, il n’est pas un quarteron de divinités naturelles, instrumentalisées par les pouvoirs humains pour que règnent les régnants, pour que triomphent les forts, pour que s’élèvent des Khéops et Kephren qui sont les tombeaux des idoles, les tombeaux des impérialismes, et les tombeaux de la liberté.

— Sortez d’Égypte ! crie Dieu depuis la création du peuple.
— Sortez d’Égypte ! de toutes vos Égyptes et de toutes vos servitudes.
— Sortez maintenant, ne pensez pas que la pâte ait le temps de lever et de cuire avant de partir, partez maintenant.
Désormais s’ouvre le temps du salut, le temps de la sortie, de la course devant tous les Ramsès de tous les temps. Et cette libération, c’est maintenant. C’est toujours maintenant. C’est maintenant depuis trois mille deux cents ans. Car Dieu ne supporte plus de voir son peuple esclave, esclave des petits tyrans locaux, esclaves des prêtres de toutes religions, esclaves des bonnes consciences de tous les temps, esclaves des projets pharaoniques d’hommes qui se mettent à la place de Dieu.
— Sortez d’Égypte ! C’est moi qui vous libère de l’esclavage.

Libérer les esclaves est désormais la tâche première des croyants. C’est une tâche hautement politique et franchement spirituelle. C’est une tâche extrêmement pratique et totalement urgente puisque c’est maintenant, maintenant, et toujours maintenant, depuis l’Exode.

Voilà le vrai culte, voilà ce qui plaît à Dieu :
— Détache les chaînes de la méchanceté, 
Dénoue les liens de la servitude, renvoie libres les opprimés, Et que l’on rompe toute espèce de joug, [et tant d’autres choses encore].

Le culte qui plaît à Dieu n’est pas de lui élever des pyramides ou de le nommer avec des superlatifs comme en attendent les pontifes. Le culte qui plaît à Dieu se trouve dans l’abaissement de ceux qui rejoignent les esclaves pour contribuer à rompre leurs chaînes. Parce qu’on ne peut pas les regarder de haut et les appeler à la liberté, puisque Dieu lui-même est descendu des hauteurs célestes où l’humanité voulait le confiner, afin de libérer ses enfants enchaînés.
En tant que chrétiens, nous avons reçus l’assurance d’être accueillis comme enfants de Dieu. « Voici mon Fils bien-aimé en qui je mets toute mon affection » (Matthieu 3:17). Vous êtes enfants d’un Dieu qui hurle chaque jour à son peuple : « Sortez d’Égypte ! maintenant ! Traversez ! ». Vous êtes les traversants, ceux qui viennent de l’autre côté, ceux qui passent sur l’autre rive : et en hébreu, ça se dit hibry, les hébreux, hibry, ceux qui vont passer leur temps à traverser de l’esclavage à la liberté, de la servitude au service. Vous êtes ceux qui ont leur esclavage derrière eux car ils ont changé de bord. Oui, nous tous, nous sommes les enfants de la libération, nous sommes le peuple qui a été expulsé de la matrice totalitaire qui veut tout régenter à toutes les époques. Nous sommes les enfants qui sont nés d’une expulsion hors du ventre confortable de l’Égypte, de cette Égypte où rien n’est à désirer, rien n’est à vouloir, puisqu’on décide de tout pour vous. Nous sommes les enfants du Dieu de Moïse, de ceux qui traversent miraculeusement pour naître à leur destinée, un peuple qui ose sortir quand la Mer(e) Rouge a perdu les eaux. Nous sommes enfin le peuple de ceux qui sont passés par les eaux vivifiantes du baptême qui nous a fait naître.
Le Dieu de Moïse, le Dieu de Jésus, votre Dieu, mon Dieu, est celui qui tient les clefs de toutes nos libertés, de toutes nos libérations. Et à des français, à ce peuple occidental qui a été le plus marqué par l’égyptomanie, celle de Louis XIV, celle de Napoléon ou des loges maçonniques, Dieu continue à dire :
— Sortez d’Égypte, même quand elle ne s’appelle plus Égypte !
A nous qui sommes sur l’axe de l’obélisque, de la pyramide transparente et des sarcophages sous la colonne de juillet, Dieu dit :
— Continuez à sortir d’Égypte, surtout si elle s’est donné un autre nom. Je suis l’Éternel ton Dieu qui t’ai fait sortir, qui t’ai libéré de la maison de la servitude.
Au peuple qui a pensé pouvoir sortir d’Égypte en coupant lui-même la tête de ses rois, Dieu dit : « Sortez d’Égypte, mais comme je l’ai voulu, selon mes façons de faire, mes procédés, dans le refus de la violence. C’est moi qui tiens la clef de votre libération et de votre liberté ».

En hébreu, Égypte se dit Mitzraïm, et ce mot veut aussi dire « les angoisses, la dépression » (….) c’est au peuple qui consomme le plus d’antidépresseurs au monde que le Dieu de Moïse et de Jésus rappelle que c’est lui qui détient la posologie de notre libération : « Je suis l’Éternel ton Dieu qui te fais sortir du pays des angoisses, je suis l’Éternel ton Dieu qui te libère du pays de la dépression ; et c’est moi qui le fais ».

Oui, Dieu nous sauve de tous les esclavages, et c’est tellement dans son projet pour nous qu’il a même décidé de l’inscrire jusque dans le nom de son fils, afin que nul ne puisse oublier que son plaisir, sa délectation n’est pas dans nos pieux épanchements ou dans nos bâtons d’encens, mais dans notre capacité à nous inscrire dans son projet de libération. C’est pour cela que le Fils de Dieu s’appelle du beau nom de Jésus. Yéshouah, Dieu sauve, Dieu élargit. Dieu sauve et élargit comme on le fait pour un esclave qu’on sauve et qu’on élargit quand on le libère. Ce projet n’est pas pour un peuple lointain du nôtre dans le temps ou dans l’espace. Ce projet de Dieu est pour nous qui sommes ici maintenant. Alors sortons d’Égypte ! Maintenant !
Amen !

 

(D’après la prédication donnée par le pasteur Gilles Boucomont l’été 2005 au Temple du Marais, à Paris. Disponible sur le blogue Au Nom de Jésus.

 

 

L’action du mois : suivre la formation Libérer !

« Libérer ! » Le temps d’une formation pour vivre une transformation et expérimenter, sur un fondement de vérité, que Jésus « est le même » : certes « hier » mais aussi « aujourd’hui » et « éternellement ».

Libérer ! est une excellente formation certifiante à l’accompagnement spirituel, proposée par les Eglises protestante unies du Marais et de Belleville, à Paris. Elle s’inscrit dans le cadre du panier de formation inter-Eglises au sein de la Fédération protestante de France, intitulé byReformation.

Pour qui ?

Libérer ! est avant tout destiné aux chrétiens de toutes dénominations (pasteurs/anciens, prêtres, et tout responsable « laïc » engagé dans un ministère) qui ont la volonté de s’engager en Eglise et/ou être renouvelés pour des ministères d’accompagnement spirituel, de relation d’aide et de conseil pastoral, incluant notamment les dimensions de la guérison spirituelle et de la délivrance.

Enracinée dans les Écritures Bibliques, elle s’appuie sur plus de 10 ans d’expérience-« maison » novatrice de l’Église Protestante Unie du Marais en matière d’accompagnement spirituel (50 personnes formées à l’accompagnement, soit un peu plus de 80 heures de formation).

Une formation équilibrée

J’ai déjà suivi les modules 1 et 2 en 2015, et le module 3 en juillet 2019 et peut attester que la formation est très équilibrée sur les plans théologiques et pratiques.

Libérer ! ne propose pas « de truc » ou de « technique », mais nous invite à nous exercer à l’écoute de la Parole de Dieu – plutôt que d’agir de manière systématique et stéréotypée – et à mettre cette Parole en pratique. Il ne s’agit pas de souhaiter d’être « plus » ou « mieux » informés, mais de nous laisser transformer pour expérimenter, sur un fondement de vérité, que Jésus « est le même » : certes « hier » mais aussi « aujourd’hui » et « éternellement »(Hébr.13v8). Cette formation se veut donc tout à la fois « un lieu d’enseignement et de témoignage de l’action du Saint-Esprit », toujours actuel, « dans la vie des chrétiens ». L’on peut venir aussi « pour soi », pour vivre une guérison et une libération personnelle, dans la perspective de le retransmettre à d’autres. Personnellement, j’y ai beaucoup appris quant aux enjeux pratiques liés à l’autorité et au mandat libérateur du chrétien (délivrance, combat spirituel, guérison).

Ensuite, l’équilibre de cette formation vient de ce qu’elle nous invite à sortir hors des « disputes théo » clivantes (et parfois stériles), entre les supposés partisans d’un « modèle ekbalistique » (du grec « ekballô« =  « chasser » –  des démons, s’entend) et les partisans d’un supposé « modèle pastoral » ou « biblique » de l’accompagnement (ces derniers, sauf erreur, s’opposent généralement à la pratique de la délivrance sous prétexte qu’à partir du moment où nous sommes « en Christ », il ne peut y avoir d’autre présence de Christ en nous).

Enfin, la vision tripartite de l’homme (Dieu nous a fait corps, âme, esprit) de Libérer ! nous permet de résoudre certaines difficultés, liées aux limites des approches exclusivement « spirituelles »/ « spiritualisantes » ou exclusivement « psychiques » (celle de la « relation d’aide », avec une vision anthropologique et intellectuelle inspirée de la psychanalyse/la psychologie). Elle nous permet ainsi de discerner si nous avons à affaire à du somatique, du psychique ou du spirituel, et d’apporter un « traitement holistique » adapté, sachant qu’aucun de ces domaines n’est véritablement étanche. Elle nous permet enfin de sortir de l’impasse due à l’opposition entre « délivrance » et « accompagnement » (pastoral), alors que les deux sont liés. En effet, apprend-t-on dans cette formation, selon les situations, certaines personnes auront d’abord besoin d’être libérées, avant de pouvoir être accompagnées. Et dans les deux cas, la repentance joue un rôle majeur. Elle est même une clé de la vie chrétienne.

C’est où ? C’est quand ? Comment s’inscrire ?

Sur le plan pratique, le cycle de formation, qui forme un tout, se compose de trois modules, chacun comportant des séquences d’enseignements, de travail en groupes et des temps de prière.

Libérer! 1 : Libérer le corps, l’âme et l’esprit
En développant une conception tripartite de l’humain (corps, âme, esprit), le Nouveau Testament nous éclaire sur les strates où doit se déployer la guérison de notre être. Le règne de Dieu s’étend sur toutes ces zones de notre intériorité.

Libérer! 2 : Libérer, délier, délivrer
Nous ne luttons pas contre la chair et le sang, nous ne nous battons pas contre les personnes, mais en Christ nous obtenons la victoire sur des puissances spirituelles qui agissent. Forts de l’expérience de Jésus, des apôtres, d’une part, et de l’anthropologie moderne (psychologique notamment), comment marcher vers la liberté ?

Libérer! 3 : Pratique de l’accompagnement spirituel et transmission

Pour être éligible au Certificat Libérer! il faut avoir fait les trois stages et avoir validé l’examen final.

La formation est gratuite mais il est possible de faire une offrande pour soutenir ce ministère. Note : coût réel estimé au minimum à 200 euros/personne, sachant que les questions financières ne doivent pas être un frein à l’inscription)

En savoir plus et pour connaître les prochaines dates de formation : http://www.liberer.fr/

 

[Article mis à jour le 24/08/19]