« Aime, ma fille, aime ! » Résilience, amour et liberté

Un livre qui célèbre la résilience, l’amour et la beauté de la vie…

« Aime, ma fille, aime ! » est avant tout un cri. Le cri de celle qui ne peut plus taire la tragédie qu’elle a personnellement vécue sept ans auparavant au Cameroun.

En juillet 2012, son époux, Eric de Putter, un jeune théologien français, était assassiné au couteau à son domicile, sur le campus de l’Université protestante de Yaoundé, dans des circonstances mystérieuses, la veille de son retour pour la France. Un crime non élucidé à ce jour, les meurtriers et les commanditaires courant toujours. Homme bon et intègre, face au favoritisme et à la corruption ambiante (au sein même de l’Université !), Eric de Putter enseignait la théologie protestante. Marie-Alix, son épouse qu’il venait d’épouser, était enceinte de quatre mois de sa fille Rachel, quand il a expiré dans ses bras.

Sept ans plus tard, elle revient sur ce drame et sur la façon dont elle a pu rebondir, dans un récit et un témoignage autobiographique publié fin septembre 2019 aux éditions Ampelos.

« Aime, ma fille, aime ! » est aussi – et surtout – une « explosion de vie » – invitant sa fille Rachel, aujourd’hui âgée de sept ans, à emprunter « le chemin par excellence ». Face à la corruption, la bêtise et le racisme – lequel n’a pas de couleur – et en réponse au mystère et au scandale du mal, elle-même a choisi le mystère de l’amour et la beauté de la vie – « option courageuse et téméraire ».

Une leçon d’espérance pour toutes les filles et les femmes, notamment les mères seules « qui subliment le quotidien même dans l’adversité » (op. cit., p 196).

 

En bref : 

Aime, ma fille, aime ! Résilience, amour et liberté, de Marie-Alix de Putter. Ed. Ampelos, 2019

Un ouvrage que m’a offert gracieusement la librairie Jean Calvin de Paris « en service presse ». Qu’elle en soit remerciée !

Extrait : 

« Chère Rachel, tu auras bientôt sept ans. Cela fait longtemps que je voulais te raconter cette histoire et, je pense que le moment est venu. Je sais que tu aimes les histoires. Celle-ci est un peu spéciale. C’est celle d’une femme qui était censée être forte, imperméable aux malheurs. Cette histoire qui est la mienne, est aussi un peu la tienne et celle de tous ceux qui ont connu l’amputation de ce à quoi ils tenaient le plus. Et pourtant, à la fin, tu verras, elle parle aussi de détermination, de l’amour et de la beauté de la vie.

La mort est inéluctable. Les tragédies, elles, ne surviennent que dans la vie de quelques-uns. Ton papa a été tué à Yaoundé, au Cameroun, dans ce pays où j’ai passé mon enfance et mon adolescence, dans ce pays où j’ai vécu avec lui, où tu as été conçue, où nous avons famille et amis. Qui a fait ça ? Pourquoi ? Comment ça s’est passé ? Jusqu’à présent, je n’avais rien dit. Il fallait être forte et avancer. 

Vois-tu, être forte ne veut rien dire quand tout va bien. Les épreuves de vérité, ce sont les tourments. En lisant ces lignes écrites pour toi, tu comprendras d’où viennent ces principes que je te répète sans cesse, afin que tu les fasses tiens si tu les veux » (op. cit., pp1-2)

Interview de Marie-Alix de Putter sur Campus Protestant

« Mes Voies ne sont pas vos voies » : continueriez-vous à suivre Jésus si cela vous paraissait absurde ?

Un livre percutant et déstabilisant, propre à renverser nos manières de penser (et de voir) la persécution des disciples de Jésus-Christ partout dans le monde.

Une trouvaille salutaire que je dois à mon épouse, interpellée par le titre de l’ouvrage, lors d’une escale à la librairie Jean Calvin, à Paris. Ce livre, qui traite de la persécution des disciples de Jésus-Christ dans le monde sous un angle original, garde toute son actualité.

L’auteur, qui écrit sous le pseudonyme de « Nik Ripken », a choisi d’attendre 20 ans pour nous rapporter certains faits et témoignages, pour des raisons évidentes de sécurité.  Initialement parti avec les siens « pour aider » en Somalie dévastée par la guerre, il expérimente la réalité de la souffrance dans sa propre famille et affronte la destruction de tout ce qu’il se sentait appelé à faire, au point de se sentir parfois submergé par le mal. De quoi nous inciter à relativiser nos propres échecs !

Il traverse alors une profonde crise spirituelle et existentielle. Avec honnêteté et humilité, il nous témoigne sans fard de sa lenteur à croire et à comprendre les voies et les pensées de Dieu. A contre-courant du « story telling » triomphaliste et de toute vision romantique de la mission, Nik Ripken se pose – et nous pose – des questions troublantes :

Dieu promet-il vraiment la sécurité ? Les choses s’arrangent-elles toujours pour ceux qui lui obéissent ? Le Seigneur nous demande-t-il des sacrifices – de tout sacrifier ? Que se passe-t-il quand nos meilleures intentions et nos idées les plus créatives ne suffisent pas ? Dieu travaille-t-il dans les Zones les plus difficiles, les plus « ténébreuses » ? Nous demande-t-il de le rejoindre là-bas ? Comment peut-on dire que Dieu est bon au sein de telles ténèbres ? Comment peut-on dire que le Christ est victorieux alors que des amis proches meurent en martyrs ? Le Christ a-t-il vraiment toute autorité lorsque les circonstances disent le contraire ? Que veut dire Dieu quand il affirme que « ses voies ne sont pas nos voies ? » Permet-il à ceux qui l’aiment d’échouer ? Si tel est le cas, peut-il utiliser nos erreurs pour réaliser ses plans ? Pourquoi tant de chrétiens souffrent-ils sur la Terre ? Comment mettre fin à la persécution des chrétiens dans le monde ? Pourquoi, nous chrétiens occidentaux, ne sommes-nous pas persécutés ?

A la recherche de réponses à ces questions, les Ripken se rendent dans plus de 60 pays, à commencer par l’ex-URSS et la Chine, pour entendre l’histoire de plus de 700 hommes et femmes qui ont appris à être suffisamment forts et prêts pour marcher avec Jésus dans un environnement de persécution. Au bout du voyage, des réponses non moins troublantes, mais percutantes et déstabilisantes, propres à renverser nos manières de penser (et de voir) la persécution des disciples de Jésus-Christ partout dans le monde.

 

En bref : 

Mes voies ne sont pas vos voies : continueriez-vous à suivre Jésus, si cela vous paraissait absurde ? Nik Ripken. Ed. Portes Ouvertes/Excelsis, 2014. Disponible chez l’éditeur ou dans toute bonne librairie.

 

 

 

Prochaines lectures pour Pep’s café!

Voici un aperçu de mes prochaines lectures, suite à d’heureuses découvertes effectuées cet automne. Chaque titre – acquis ou reçu dans des circonstances particulières – présenté sommairement ci-dessous fera l’objet d’une prochaine recension.

Mes Voies ne sont pas vos voies : continueriez-vous à suivre Jésus si cela vous paraissait absurde ? de Nik Ripken. Ed. Portes Ouvertes/Excelsis, 2014.

Un livre percutant et déstabilisant (mais ce n’est pas un slogan), propre à renverser nos manières de penser (et de voir) la persécution des disciples de Jésus-Christ partout dans le monde. L’auteur, qui écrit sous pseudonyme, a choisi d’attendre 20 ans pour nous rapporter certains faits et témoignages, pour des raisons évidentes de sécurité.  Lui-même a connu la réalité de la souffrance dans sa propre famille et en situation de guerre, et a affronté la destruction de tout ce qu’il se sentait appelé à faire, au point de se sentir parfois submergé par le mal. Comment peut-on dire que Dieu est bon au sein de telles ténèbres ? Comment peut-on dire que le Christ est victorieux alors que des amis proches meurent en martyrs? Le Christ a-t-il vraiment toute autorité lorsque les circonstances disent le contraire ? (Lecture terminée. Recension à découvrir ici)

Aime, ma fille, aime ! de Marie-Alix de Putter. Ed. Ampelos, 2019

Un ouvrage que m’a offert gracieusement la librairie Jean Calvin de Paris (que je remercie) « en service presse ». En juillet 2012, un jeune théologien français, Eric de Putter, était assassiné au couteau à Yaoundé, au Cameroun, par de mystérieux visiteurs, la veille de son retour pour la France. Un crime non élucidé à ce jour, puisque sept ans plus tard, la justice française est contrainte de clore l’enquête, et l’assassin court toujours. Musicien accompli, poète à ses heures, épris de justice et de la femme qu’il venait d’épouser, Eric de Putter enseignait la théologie protestante. Marie-Alix, son épouse, était enceinte de quatre mois quand il a expiré dans ses bras. Sept ans plus tard, elle livre pour la première fois son témoignage sur la tragédie qu’elle a vécue, dans un récit qui célèbre aussi la résilience, l’amour et la beauté de la vie (Lecture terminée. Recension à découvrir ici)

Vivre sa jeunesse autrement : 20 défis pour ma génération, de Joseph Gotte. Ed. Première Partie, 2019

Le livre d’un jeune chrétien de la génération dite « Z », communicant et blogueur du blog éponyme, exhortant sa génération à vivre une jeunesse saine, engagée et affranchie des dérives de la société. Néanmoins, il se définit plus simplement comme « un jeune ordinaire passionné par un Dieu extraordinaire », refusant les étiquettes. J’ai eu la joie de le rencontrer récemment.  « Vivre sa jeunesse autrement » est construit autour de 20 thématiques auxquelles la jeunesse est confrontée, tels la quête de sens, les réseaux (a)sociaux, l’image de soi, l’orientation scolaire et professionnelle, les relations amoureuses, les dépendances ou encore la vie spirituelle et missionnaire. Chacun des enjeux abordés est introduit et nourri par 20 épisodes personnels, relatant expériences, questionnements, luttes, réussites ou « zones d’ombre » dans la vie de l’auteur. Autant de défis concrets lancés au lecteur, pour (ré)orienter sa vie, sans pour autant s’isoler du monde. (Lecture terminée. Recension à découvrir ici.)

Le Pasteur chrétien, de Richard Baxter. Ed. Impact, 2017

Un ouvrage que je cherchais à lire depuis longtemps ! « The Reformed Pastor » (selon le titre original – « le pasteur réformé », au sens de l’exhortation de Rom.12). L’auteur, un pasteur et théologien puritain du XVIIe siècle, souligne les responsabilités attachées aux fonctions du pastorat, tout en fournissant des conseils et des avertissements propres à alarmer et à réveiller ceux qui regardent le ministère chrétien comme une simple profession qui leur assure un rang honorable dans le monde, mais dont ils ne connaissent ni les glorieuses prérogatives ni la grave responsabilité. Pertinent et actuel. (Lecture terminée. Recension à découvrir ici.)

 

 

« Quand je vois de la pub, cela me dégoûte »

S’agit-il de s’indigner face à certaines publicités ou face à la publicité en général ?Source : Reflets.info

« Quand je vois ces pubs, ça me dégoûte », exprime Benjamin E. sur l’excellent blogue jeunesse de La Rebellution.

Et le lecteur sait « à quelles pubs » il fait référence : « ces publicités qui mettent en avant la débauche plutôt que la pureté, la nudité plutôt que l’élégance, la sensualité plutôt que la vérité. Que ce soit à la télé, dans la rue, ou sur internet, ces pubs sont partout. Nous les croisons chaque jour du regard (c’est d’ailleurs ce qui rend le combat pour la pureté dans les regards encore plus difficile) ». Et Benjamin de conclure : « Oui, l’indignation est une juste réaction face à ces publicités. Cependant, cette indignation devrait nous amener à être des témoins encore plus actifs de la grâce de Dieu en Jésus-Christ. Seule cette grâce transforme véritablement ».

Il a raison, Benjamin, de nous partager ainsi son indignation face à ces publicités-là, dans le but de nous sensibiliser à un réel enjeu spirituel.

Néanmoins, sommes-nous autant, sinon plus, indignés face à des publicités d’autres natures, telles les pubs de paris en ligne – particulièrement omniprésentes – ou celles insérées dans les programmes pour enfants ? Bien entendu, ce type de pub ne véhicule pas de sexe ou de sang, mais elle se véhicule elle-même, en tant que pub, avec tout ce que cela suppose ensuite.

Au final, s’agit-il de s’indigner face à ces publicités-là ou face à la publicité en général ? Selon la synthèse par Serge Lellouche du « bonheur conforme » de François Brune, un essai sur la normalisation publicitaire (publié en 1985 et réédité en 2012), « on ne s’en affranchira pas tant que l’on ne reconnaîtra pas les finalités du monde publicitaire pour ce qu’elles sont : une colonisation accélérée de nos imaginaires et de notre langage, une conquête sans répit de nos inconscients psychiques et de nos âmes, destinées à nous maintenir dans l’utérus artificiel de nos pulsions infantiles, savamment stimulées, remodelées et orientées vers un seul et unique réflexe pavlovien : ACHETER. Avec ses «créneaux», ses «cibles» et ses «campagnes», l’armée des publicitaires livre une guerre d’une violence et d’une perversion abyssales, soigneusement camouflées sous l’apparence sucrée et souriante de ses messages séducteurs, sexy et rigolos. Ce déchaînement quotidien de violence à l’allure festive n’a qu’un but : que l’être ne se vive plus autrement (sans même qu’il ne le sache) que comme un consommateur standardisé, docile et policé, ayant fini par prendre goût à sa confortable condition d’esclave, et même à l’aimer. En novlangue militaro-publicitaire, cela s’appelle faire rêver les gens».

Dit sous un autre angle, « le fait n’est pas que la publicité manipule le consommateur ou influence directement ses choix. Le fait est que cela fait du consommateur un toxicomane, incapable de vivre sans des pertes de plus en plus importantes de stimulation et d’excitation d’origine externe ».

De fait, une théologie digne de ce nom – et au Nom de Jésus (= « Dieu sauve » et « Dieu élargit », celui qui est venu pour libérer et affranchir les prisonniers et les esclaves) devrait analyser et renverser les mécanismes de la société de la dépendance, celle qui nous rend accro à des jouets superflus pour mieux nous empêcher de réfléchir par nous-mêmes. Et de là, conduire à une prise de conscience qu’au sein même de la captivité il est possible d’espérer autre chose : c’est là le sens de l’Evangile, qui est, non seulement « la Bonne Nouvelle », mais « la meilleure » et « la plus grande » des nouvelles.

 

Passez votre prochain week-end Libérer !

« Libérer! », une formation très équilibrée sur les plans théologiques et pratiques, et se voulant un lieu d’enseignement et de témoignage de l’action du Saint-Esprit dans la vie des chrétiens.

Libérer! fait sa rentrée en France.

Cette excellente formation certifiante à l’accompagnement spirituel est proposée par les Eglises protestante unies du Marais et de Belleville, à Paris. Elle s’inscrit dans le cadre du panier de formation inter-Eglises au sein de la Fédération protestante de France, intitulé byReformation.

Libérer! est avant tout destiné aux chrétiens de toutes dénominations (pasteurs/anciens, prêtres, et tout responsable « laïc » engagé dans un ministère) qui ont la volonté de s’engager en Eglise et/ou être renouvelés pour des ministères d’accompagnement spirituel, de relation d’aide et de conseil pastoral, incluant notamment les dimensions de la guérison spirituelle et de la délivrance.

Enracinée dans les Écritures Bibliques, elle s’appuie sur plus de 10 ans d’expérience-« maison » novatrice de l’Église Protestante Unie du Marais en matière d’accompagnement spirituel (50 personnes formées à l’accompagnement, soit un peu plus de 80 heures de formation).

Une formation équilibrée

J’ai déjà suivi les modules 1 et 2 en 2016 et 2017, et le module 3 en juillet 2019 et peut attester que la formation est très équilibrée sur les plans théologiques et pratiques. Elle se veut un lieu d’enseignement et de témoignage de l’action du Saint-Esprit dans la vie des chrétiens.

Prochains séminaires et plus d’informations ici

Attention, pour pouvoir faire Libérer! 2, il faut d’abord faire Libérer! 1, et pour pouvoir faire Libérer!3, il faut d’abord faire Libérer!2.

 

 

A lire, en guise de préparation aux séminaires, les ouvrages du Pasteur Gilles Boucomont : « Au Nom de Jésus : libérer le corps, l’âme, l’esprit » (T.1) et « Au Nom de Jésus : mener le bon combat » (T.2), tous deux édités chez Première Partie.