Croyons-nous vraiment en l’ Evangile que nous annonçons ?

"De loin", l'Eternel se montre à toi : que fais-tu ?

Quand un verset te « harponne », c’est que Dieu t’invite à le scruter sérieusement !

L’ Evangile, qui est « une puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit… » (Rom.1v16).

 

Il peut paraître « difficile », pour ne pas dire « fastidieux », de « lire sa Bible régulièrement », surtout si « le passage du jour à l’air de premier abord peu engageant par exemple ». Et par exemple, « relire les actes peu reluisants (d’un personnage biblique) dès le matin ».  Ou encore, Néhémie 3, ou même Matthieu 1v1-17.

Mais l’inverse est aussi vrai. Je trouve personnellement stimulant et encourageant, alors que je lis mes chapitres quotidiens, d’être « harponné » par un verset particulier. « Harponné », et alors invité à méditer longuement le verset. Une « alerte » et un « signe » qu’il est important et à considérer sérieusement. Jeudi 10/09, « le verset-harpon » était 2 Corinthiens 4 vv3-4, considéré ce jour-là sous un autre angle :

« si notre Evangile est voilé, il est encore voilé pour ceux qui périssent ; pour les incrédules dont le dieu de ce siècle a aveuglé les pensées, afin qu’ils ne voient pas resplendir le glorieux Evangile du Christ, qui est l’image de Dieu ».

Lorsque nous lisons : « ceux qui périssent », « les incrédules »….nous pensons généralement « aux autres », à ceux qui « ne croient pas encore », et « n’ont pas encore accepté l’Evangile ».

Mais pouvons-nous être concernés par ce verset, nous « croyants », qui affirmons que « Jésus est notre Sauveur et Seigneur » ? Pouvons-nous être « incrédules », aux « pensées aveuglées » par « le dieu de ce siècle », de sorte que ce « glorieux Evangile du Christ » que nous annonçons, nous est « voilé » ?

Comment serait-ce possible ? 1)Par notre façon de vivre, « en tant que chrétiens », et 2)par notre façon de parler de l’Evangile.

1) L’Evangile n’est pas seulement « un message » à annoncer. C’est « une puissance pour le salut de quiconque croit », selon Rom.1v16. « Une puissance pour le salut….de quiconque croit« . « Quiconque », c’est vous, c’est moi, c’est nous. Nous en avons tous besoin. Pas seulement « pour aller au ciel » ou « pour le dimanche », mais « pour chaque jour de la semaine »*. Y croyons-nous ? Comment le vivons-nous, personnellement ? Par exemple, le fait que « Christ, notre paix », a, par la croix, « fait mourir[ou « détruit »] l’inimitié » ? (Eph.2v14, 16).

Dans quelle mesure, lorsque, à notre retour à la maison, nous sommes submergés par la fatigue, une dure journée de travail, les factures, le quotidien, les loisirs…nos pensées sont-elles « aveuglées » par « le dieu de ce siècle » ? Dans quelle mesure nos regards sont-ils fixés sur ce dernier (plutôt que sur « le Soleil de justice » cf Mal.4v2, Jésus-Christ), nous empêchant de voir et de vivre la puissance de l’Evangile ?

« On ne peut voir deux Soleils à la fois » : détournons-nous donc de celui qui « se déguise en ange de lumière »(2 Cor.11v14) pour contempler Celui qui est « la lumière du monde »(Jean 8v12) et s’attacher à « la source des eaux vives » (Jér.2v13).

 

2) L’Evangile, que nous annonçons ou prêchons, est donc « une puissance pour le salut de quiconque croit »(Rom.1v16). Encore une fois, y croyons-nous ? Question évidente ou stupide, c’est selon, mais pas tant que cela. En réalité, la réponse est donnée par notre façon de le considérer et d’en parler. A ce sujet, le penseur chrétien danois Soren Kierkegaard estime qu’ un tel Evangile n’a pas besoin d’être défendu(ce qui est une « extraordinaire sottise »**), mais d’être proclamé(et affirmé) par ceux qui y croient. Lui-même « déclare incrédule celui qui (le défend) »**. Car, « s’il croit, l’enthousiasme de sa foi n’est jamais une défense, c’est toujours une attaque, une victoire ; un croyant est un vainqueur. »***

Le croyant est donc un témoin qui déclare ce qu’il a vu, entendu et vécu, avec fidélité et autorité. Un témoin de Christ ne « défend » donc pas l’Evangile, comme s’il s’agissait d’une simple « opinion », ou de quelque chose dont on devrait « s’excuser ». Mais il le proclame et l’affirme comme « une bonne nouvelle, qui exige une réponse immédiate » ****(cf Matt.28v18-20), parce qu’il y croit !

« J’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé »(2 Cor.4v13)

 

 

Notes :

*Cf Jerry Bridges. L’Evangile pour la semaine. Europress, 2003

** S. Kierkegaard. Traité du désespoir. Gallimard, 1988(Folio Essais), pp 176-177. Dans ce passage, l’auteur parle plus exactement de « défendre le Christianisme ».

*** C’est à dire un vainqueur, toujours offensif. Dans ses « Pensées qui attaquent dans le dos »(Ed. première partie, 2014, p.19), le même Kierkegaard affirme que « le Christianisme n’a besoin d’aucune défense ; il n’est servi par aucune défense ; il attaque ; le défendre, c’est de toutes les altérations la plus injustifiable, la plus erronée et la plus dangereuse ; c’est le trahir avec une inconsciente perfidie. Le christianisme est militant et il va de soi que, dans la chrétienté, il attaque par derrière[ou dans le dos] ». C’est à dire, dans le sens qu’il cherche à désarmer l’auditeur ou le lecteur. « Edifier », pour Kierkegaard, c’est renvoyer l’homme à son péché, réveiller ceux qui sont endormis, inquiéter ceux qui sont trop apaisés. C’est pousser l’individu dans ses derniers retranchements, pour l’inviter à se mettre en règle avec Dieu[Amos 4v12], et à suivre Jésus-Christ.

**** Lire cette anecdote, rapportée dans « L’Essentiel dans l’Eglise. Apprendre de la vigne et de son treillis », de C. Marshall et T. Payne (Ed. Clé, 2014. Collection IBG, pp57-58) : « après avoir été évangélisé par un homme très poli », Penn Jillette, illusionniste et athée « assumé », évoque cette rencontre :…. »si tu crois vraiment qu’il y a un ciel et un enfer et si tu crois que des gens pourraient aller en enfer ou ne pas atteindre la vie éternelle – peu importe ta conviction-, et si tu dis qu’il ne vaut pas tellement la peine d’en parler, pour la seule raison que, sur le plan social, cela te ferait passer pour un cinglé(…)à quel point devrais-tu détester quelqu’un pour croire que la vie éternelle est possible sans même lui en toucher un mot ? »

 

 

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« Deux messages essentiels de l’Évangile…»

 

"Venez comme vous êtes"... à Jésus ! (ce n'est pas une chaîne de fast-food qui l'a inventé !) Affiche du film "Etre et avoir" de Nicolas Philibert(2002)

« Venez comme vous êtes »… à Jésus ! (ce n’est pas une chaîne de fast-food qui l’a inventé !)
Affiche du film « Etre et avoir » de Nicolas Philibert(2002)

L’Evangile a « deux messages essentiels »….. a rappelé mon pasteur lors du culte de dimanche dernier :

-Tel que je suis, je viens à Jésus. Il m’assure qu’ « Il ne mettra point dehors celui qui vient à Lui »(Jean 6v37-40, cf Rom.5v6-8, 1 Jean 4v10), car Il m’aime.

-Il ne me laisse jamais tel que j’étais avant (cf 2 Cor.5v17-18 ; Tite 3v4-7)
Parce qu’Il m’aime, Il me change.

 

Lire : Zach. 3v1-5Eph.2v1-10 ; Luc 18v9-14 ; Rom.3v21-Rom. 8
Christ nous a gagné une position devant Dieu, au prix de Sa vie : si nous pouvons « librement »(ou avec « hardiesse ») nous approcher de Dieu, ce n’est pas à cause de nos mérites(cf Hébr.10v10-23).
Notre espérance n’est donc pas dans ce que nous faisons (pour espérer « être »), mais dans ce que nous sommes en Christ.

Pourriez-vous chanter « tel que je suis… » ?

 

 

Kérygme*

« Qui disent les hommes que je suis », a demandé Jésus à ses disciples. Avant d’ajouter : « Et vous(mes disciples), qui dites-vous que je suis ? »(Marc 8v27-38)

« Le monde se divise en deux catégories », a dit un célèbre personnage de western spaghetti :
-D’un côté, « ceux qui disent » au sujet de Jésus. Peut-être faites-vous partie de cette catégorie…
-De l’autre, « les disciples de Jésus »(ceux que Jésus appellent « vous ») : en êtes-vous ?

Donc : Qui est Jésus-Christ, pour vous ? Qu’a-t-il fait pour vous ? Pourquoi(pour quelles raisons, par quel biais) le croyez-vous ?
Prenez le temps d’y réfléchir et d’y répondre !

Ensuite et une fois ensuite, consultez ces déclarations sur Jésus** :

Marc 8v29 ; Jean 1v1-36, 45-49 ; 11v27 ; Actes 2v22-40, 3v13-26, 4v10-12, 5v30-32, 13v23-39 ; Rom.10v9-13 ; 1 Cor.15v3-11….

Ainsi que ces déclarations de Jésus lui-même à son sujet :

Jean 3, 4v26, 58 ; 10 ; 12 ; 1415 ; Matt.12v22-30, 38-42

 


Notes :
* Billet inspiré par une conversation, lors d’une soirée « Cahiers libres », vendredi 13 juin.

**On peut avoir le nom de Jésus à la bouche, mais veillons à ne pas faire de Jésus, une « bannière sans contenu », nous met en garde Francis Shaeffer, dans son « démission de la raison » :

« Le mot(Jésus) n’est employé par (certains) théologiens(« de la mort de Dieu ») que pour ce qu’il évoque dans la mémoire de la race humaine.
Leurs théologies ne sont plus qu’un humanisme auquel le nom de Jésus sert de bannière, dont la signification est celle qui leur plaît.
(…)
Les « évangéliques » doivent se montrer prudents en face de certains d’entre eux qui affirment que l’important n’est pas de prouver la véracité
ou la fausseté d’une doctrine, mais « de rencontrer Jésus »[ou « de faire une expérience avec Jésus »]….Une rencontre avec Vishnu ne serait-elle pas tout aussi valable ? Et pourquoi ne pas chercher une telle « expérience », sans référence à quelque nom que ce soit, dans la drogue ?

J’en suis arrivé au point de craindre l’énoncé du mot « Jésus » – ce mot si rempli de sens, pour moi, à cause de la personne du Jésus de l’histoire et de son oeuvre –,car ce mot est devenu une bannière sans signification sous laquelle nos contemporains sont invités à se ranger.
N’étant plus soumis aux critères de la Parole de Dieu et de la raison, le mot sert à communiquer un enseignement contraire à celui de Jésus. (…)
Face à cette situation en rapide évolution, je me demande si Jésus ne pensait pas à cela lorsqu’il annonçait qu’à la fin des temps il y aurait d’autres Jésus.
N’oublions jamais que l’ennemi, c’est l’Anti-Christ, c’est-à-dire celui qui cherche à prendre la place du vrai Christ, et non une apparence illusoire.
Au cours des dernières années, ce « Jésus »-ci, déconnecté de l’Ecriture, est devenu l’ennemi du Jésus de l’histoire, le Jésus qui est mort et ressuscité,
et qui va revenir, le Fils éternel de Dieu. Soyons sur nos gardes.
Si les « évangéliques » se mettent, à leur tour, à accepter la dichotomie entre les deux « niveaux » de la connaissance et s’ils considèrent possible une rencontre personnelle avec Jésus en dehors de l’enseignement de l’Ecriture (même des parties vérifiables de celle-ci), ils se retrouveront, sans l’avoir voulu, prisonniers, avec la génération montante, du système moderne, système monolithique consensuel et englobant ».

(Francis Shaeffer. Démission de la raison. Chapitre 6-« La Folie », p 53-55
La Maison de la Bible, Genève 1971. Traduction revue : Pierre Berthoud, 5e édition, 1993)
A lire ici : http://www.samizdat.qc.ca/cosmos/philo/Demission_FS.pdf
Ou à se procurer là : http://www.maisonbible.net/mb3262/demission-de-la-raison

« 95 thèses »(alternative version)

Vous êtes chrétien, protestant, protestant évangélique, catholique…croyant ou non, ou alors historien, simple curieux…et vous connaissez « les 95 thèses de Luther », publiées en 1517.

Mais connaissez-vous

Les "95 thèses", alternative version de la femme de Luther Par Andy Singer

Les « 95 thèses », alternative version de la femme de Luther
Par Andy Singer

 

 

 

 

la version « alternative » de ces thèses ? 😉

 

 

 

 

 

 

« Plus sérieusement »(quoique, le fond du dessin est à considérer sérieusement, au-delà de son ironie, puisqu’il invite les époux, particulièrement ceux « engagés dans le ministère » à « redescendre sur Terre » et considérer les bonnes priorités, dans le couple et le foyer), les « véritables » 95 thèses-celles de Luther-sont à (re)découvrir ici.

 

 

 

Les voeux de Pep’s Café pour 2014 : pour une année d’harmonie et d’équilibre

Premier janvier 2014.

Le début d’une nouvelle année et presqu’un an pour ce blogue, né le 11 janvier 2013. Et le temps des voeux.

Justement, quels vœux formuler, outre « une bonne année, une bonne santé et prospérité » ?

Deux séries de mots me sont venus à l’esprit, durant la semaine suivant Noël, ainsi que deux CDs et deux livres que l’on m’a offert.

« Force et pertinence »

Tout d’abord, un premier CD que j’ai en ma possession depuis douze ans environ et que j’ai été incité à réécouter durant Noël : il s’agit de « Place Grand Clément »(Bésaou production) de Jean-Marc L., album enregistré et mixé au « studio de la cave »(Lyon 8ème) entre janvier et septembre 1998. Jean-Marc est membre de mon ancienne église de la banlieue lyonnaise(que j’ai fréquentée dans les années 1990, jusqu’à début 2000)et qui était engagé à l’époque dans un ministère dans les prisons et auprès des jeunes délinquants(infos supplémentaires bienvenues !).

Douze ans après, en réécoutant ce CD(précieux car devenu rare : je n’ai retrouvé aucune trace sur internet et je ne suis plus certain qu’il soit encore disponible en librairie chrétienne), je reste frappé par la force de ces textes et de cette musique(écrits et composée pour l’essentiel par Jean-Marc L), ainsi que pour leur pertinence et leur sincérité.

L’album est dédié « à tous les enfants qui un jour ont eu froid, peur, faim, et qui n’ont pas eu le privilège d’être aimés ». A ceux-là, l’auteur-compositeur leur dit : « Pardonne à la bêtise humaine. Jésus t’aime : Il est le chemin, la vérité et la vie »(Jean 14v6), et rend « grâce » et « donne gloire » à Dieu pour la force donnée pour l’écriture et l’accomplissement de cet album ».

Extraits :

« Quand j’ai froid ou quand j’ai peur, quand j’ai mal au fond du coeur, Quand le monde est trop grand pour moi, Seigneur, je tends les mains vers toi(bis)…Toute ma vie elle est à toi, toi qui pour moi es seul roi, tout mon être t’appartient Seigneur tiens moi fort par la main »(bis) – « Quand j’ai froid » – Auteur et compositeur inconnu

« Prendre quelques instants, vivre le temps présent, et faire silence. Dans cette paix du moment, du soleil au firmament, j’aspire à ta présence. Te chercher ABBA Père, te faire une prière, pour te dire je t’aime, je t’aime…. » – Ma Prière – Jean-Marc L.

« Force et pertinence », également, pour « La Force d’aimer » de Martin Luther King, ouvrage essentiel dont la réédition toute récente(2013) est salutaire, assortie d’une préface inédite du sociologue et historien du protestantisme(CNRS) Sébastien Fath(Critique ici ). Là aussi, je reste frappé par la force et l’actualité de ces 17 sermons, publiés en 1963. L’on en retire qu' »aimer », face à la haine, à l’extrémisme, au fanatisme, au fatalisme ou au cynisme, est une grande force à la portée révolutionnaire(dans le sens d’un pouvoir de transformation et de changement radical). Et  certainement pas la caractéristique des « bisounours », comme voudraient nous le faire croire les promoteurs d’un esprit « pitbull », placé sous le sceau du « bon sens ».

« Harmonie et équilibre »

« La Force d’aimer » de Martin Luther King, soit d’aimer de l’amour de Christ, avec l’amour de Christ et comme Christ(Rom.5v5)trouve sa pertinence dans l’harmonie d' »un coeur tendre et d’un esprit ferme » : Un « esprit ferme », capable de discerner le vrai du faux, et (non pas « ou »)un « coeur tendre », capable de compassion authentique(celle de Christ). « La grandeur de notre Dieu tient au fait qu’Il est à la fois ferme d’esprit et tendre de coeur »(op.cit., p26)

Une harmonie qui n’est possible qu’en Christ : « c’est pourquoi (une telle)espérance ne trompe point »(Rom.5v5).

Cette harmonie en Christ, du Christ , est celle des (quatre)évangiles.

« L’harmonie des évangiles » est le titre d’un autre ouvrage que l’on m’a offert à Noël, dont l’auteur est Cor Bruins, ex-missionnaire au Moyen-Orient. Cette harmonie est celle d’un message toujours actuel(le seul véritablement « révolutionnaire »), celui de « la Bonne nouvelle de Jésus-Christ »(Marc 1v1)qui réconcilie : d’abord avec Dieu, puis avec les autres et avec soi.

Enfin, pour célébrer une « harmonie retrouvée », voici des « Improvisations » dites « messianiques » : une « musique messianique » par des Juifs qui ont trouvé leur identité dans leur foi en « Jésus, le Messie ».

A écouter ici.

Bref, pour 2014, nous vous souhaitons une nouvelle, heureuse et harmonieuse année, « équilibrée » :

L’harmonie avec vous-même(corps, âme et esprit), avec les autres, avec et en Dieu par Jésus-Christ. Jésus-Christ, pleinement Dieu et pleinement homme, sans péché (Hébr.4v14-16, Jean 8v6)

L’harmonie et l’équilibre(qui n’est pas la compromission), pour nous garder de tout extrémisme et pour que nous ne soyons ni paresseux, ni fanatique(1 Pie.4v7)

Bonne année harmonieuse 2014 !

Sur ce, je vous donne rendez-vous après le 11 janvier, jour anniversaire du blogue.

« Le mystère de la piété est grand » : un condensé de l’évangile ?

Un « mystère », selon la Bible, est quelque chose de caché, en attente d’être révélé.

Voici aujourd’hui, en guise de « partage » et de « méditation biblique », un passage d’une très grande profondeur, qui me touche particulièrement :

« Et, sans contredit, le mystère de la piété est grand: – Dieu a été manifesté en chair, a été justifié en Esprit, a été vu des anges, a été prêché parmi les nations, a été cru au monde, a été élevé dans la gloire. »(1 Tim.3v16)

– « Le mystère de la piété » : Il s’agit là d’un condensé de l’évangile, qui nous révèle le secret d’une véritable consécration ou d’un véritable attachement à Dieu.
– « Dieu manifesté en chair » : il s’agit de Jésus-Christ(cf Jean 1v14, Rom.8v3*, 1 Jean 4v2) et de Lui seul, qui a rendu visible le Dieu invisible(Jean 1v18, Jean 14v9 ;
Colossiens 1v15; 2v9)et qui est le seul médiateur entre Dieu et les hommes(1 Tim.2v5-6). « Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec Lui-même« (2 Cor.5v19).
L’homme, à l’inverse, « est né de la chair »(Jean 3v6), et non « manifesté en chair ».
– « A été justifié par l’Esprit » : « justifié », dans le sens d’un témoignage positif, d’une approbation. Cette approbation, c’est celle de Dieu : Jésus a été approuvé de Dieu dans Sa vie, Ses actions(Matt.3v17, 12v18, 17v5 ; Jean 12v28), Son oeuvre expiatoire à la croix(Hébr.9v14) et dans Sa résurrection(qui rend juste et qui atteste que Jésus n’est pas mort sur la croix à cause de Ses péchés ou dans Ses péchés : Rom.1v4, 1 Cor.15v3-4, Actes 2v22-36-cf Ps.16)
– « Vu des anges » : ceux-ci ont été les témoins de sa naissance, de sa vie parfaite, de ses souffrances et de sa mort, de sa résurrection et de sa glorification(Luc 12, 22v43 ; Luc 24…).
– « Prêché au monde » : à tous les hommes et non pas à une minorité de privilégiés. Par ailleurs, il est souvent rappelé dans les évangiles que Christ est venu pour les pécheurs.(Matt.9v12-13)
– « Cru dans le monde » : le salut est gratuit et il se reçoit par la foi-et non par les oeuvres-par ceux qui sont convaincus d’en avoir besoin(Matt.9v12).
– « Elevé dans la gloire » : la réponse de Dieu le Père, glorifié par le Fils sur la Terre(Jean 17v1)

Ce « mystère de la piété » commence donc par l’incarnation et l’abaissement du Fils de Dieu, et se conclue par l’élévation du Fils de l’Homme glorifié.
Ce « mystère » n’est pas abstrait, mais fondé sur la personne même de Jésus-Christ, qui « incarne » l’évangile.

Il est le « Dieu véritable et la vie éternelle ».

« Séparé de (Lui), nous ne pouvons rien faire ».

 

 

« Attachons-nous » donc à Lui !

 

 

 

 

 

 

 

 

Notes :

*« Dieu a accompli ce qui était impossible pour la loi de Moïse, parce que la faiblesse humaine la rendait impuissante : pour enlever le péché,
il l’a condamné dans la nature humaine en envoyant son propre Fils vivre dans une condition semblable à celle de l’homme pécheur ».(Rom.8v3 – version français courant)

Un Poisson dans le Net : « nettement » au service de l’évangile

Il y a beaucoup de poissons dans la Bible.
Le plus connu est sans doute celui* qui a avalé le prophète Jonas** et l’a gardé trois jours avant de le « vomir » sur la terre ferme. Un récit dont l’authenticité et l’historicité ont été attesté par Jésus Lui-même et dont le principal protagoniste-Jonas-est « un signe », « le seul miracle » qui a été donné à sa génération. De même, Jésus est le seul signe donné à sa génération, cette génération qu’Il appelle « méchante et adultère », elle-même friande de miracle(cf 1 Cor.1v22). « Car de même que Jonas fut trois jours et trois nuits dans le ventre d’un grand poisson, de même le Fils de l’homme sera trois jours et trois nuits dans le sein de la terre ».(Matt.12v39-41 et Luc 11v29-32)

En grec, « poisson » se dit « ikhthús » (« ichtus ») : un terme adopté comme symbole par les chrétiens persécutés(Ier siècle-IVe siècle), puisqu’il parle de Christ par acrostiche ou acronyme : on retrouve en effet dans ce mot les initiales de « Iêsous Christos Theou Uios Sôtêr »(« Jésus-Christ, Fils de Dieu, Sauveur »)

L’image ou le nom « ikhthús » (« ichtus ») se trouvait fréquemment sur les murs des catacombes, nous apprend le Nouveau dictionnaire biblique « Emmaüs ».

Aujourd’hui, on trouve un poisson dans le net, qui est aussi le nom d’un site chrétien francophone de ressources évangéliques-l’un des premiers du genre, ouvert le 1er mars 1996 :

Un poisson dans le net : un site au service de l’évangile
Animé par une équipe de chrétiens évangéliques de la Fédération Évangélique de France, parrainé par les éditions CLÉ, Il est composé d’un blog(contenu proposé : Étude biblique, Événement chrétien, Livre chrétien, Méditation biblique, Réflexion, Site chrétien) et d’un site web classique. Celui-ci s’explore par thèmes à l’aide du « méga-nuage de mots-clés » !
Il est possible de s’abonner par courriel aux nouveautés parues sur le site.
Depuis, « petit poisson » est devenu grand, et propose actuellement un éventail très complet et édifiant de ressources en ligne et des centaines de documents !
Ainsi, on relève ses :
1)Faire découvrir :
-l’évangile : pour ceux qui ne le connaissent pas encore. Et pour les chrétiens désireux de trouver des ressources pertinentes sur lesquelles s’appuyer pour en parler le mieux autour d’eux : des études, des guides de découverte, des ouvrages en texte intégral dans lesquels puiser de l’inspiration.
– Études/découvertes de la Bible : foire aux questions … des chrétiens vous répondent (12 thèmes), outils pour l’école du dimanche ! La famille … des hommes et des femmes face à face (13 études)
– Et « en exclusivité » :
Le Messie, qui est-il ? (ouvrage en texte intégral)
Et après ?, Que se passe-t-il après la mort ? (ouvrage en texte intégral)  Ancien site
Au commencement … Dieu ? Dieu a-t-il vraiment créé le monde ?
La réincarnation analysée à la lumière de la Bible (ouvrage en texte intégral)
Art Chrétien
2)Approfondir ses connaissances : De très nombreuses ressources pour son édification personnelle. Des séries consacrées à des livres bibliques. Des dossiers et autres ressources.
3)Bibles du net (de nombreuses versions francophones proposées)
4)Ses (sites) incontournables

A consulter sans modération !

Notes :

* »Un grand poisson » anonyme, et non une « baleine » : on ne connaît ni son nom, ni son espèce, mais on parle encore de lui aujourd’hui. Dieu l’aurait-il créé spécialement pour cette mission(avaler Jonas) ?

**Le message de ce prophète est le plus court de toute la section des « Prophètes », dans l’Ancien Testament, puisqu’il se résume à un demi-verset. L’essentiel de son message est donc ailleurs, plus particulièrement dans sa personne et son comportement. Nous avons eu l’occasion de parler de Jonas ici.

Définir l’évangile : pour aller « de l’autre côté du périph’ ! »

Comment définir l’évangile ?
Huit définitions, cinq propositions, une conclusion.

La question(à laquelle j’ai déjà répondu notamment à plusieurs reprises sur ce blogue) n’est pas si saugrenue que cela, puisqu’elle m’a déjà été posée par un jeune adulte de mon église.

Cette question n’est pas non plus saugrenue pour Don CARSON, puisque ce dernier s’efforce d’y répondre dans un article intitulé « Comment définir l’évangile : une étude du texte de 1 Corinthiens 15v1-19″(pp 21-29), paru dans le dernier numéro(186) de « Promesses »(Revue de réflexion biblique) d’octobre-décembre 2013 et consacré à « l’évangélisation personnelle ».

Extraits :

« Plusieurs ont fait observer que dans le monde occidental, l’Eglise passe par une phase de fragmentation notoire. Cette division touche jusqu’à notre compréhension de l’Evangile », constate Don CARSON en introduction(p 21).

« La tendance la plus courante de nos jours », explique-t-il notamment, « est peut-être d’accepter l’Evangile, tout en déployant beaucoup d’énergie et de passion créatives pour développer d’autres thèmes : le mariage, le bonheur, la prospérité, l’évangélisation, les pauvres, la lutte contre l’islam, la lutte contre la sécularisation galopante, la bioéthique, les dangers à gauche, les dangers à droite…..c’est ignorer que nos auditeurs sont inévitablement attirés par ce qui nous passionne le plus(…)

Si nous acceptons l’Evangile sans conviction, alors que des sujets périphériques enflamment notre passion, nous formerons une génération qui minimisera l’Evangile et manifestera du zèle pour ce qui est périphérique(…)Si on réfléchit sérieusement à l’Evangile et si celui-ci reste au centre de notre préoccupation et de notre vie, nous constatons qu’il aborde aussi de façon pertinente toutes les autres questions. »(p22)

C’est pourquoi, à partir de 1 Corinthiens 15v1-19, Don CARSON se propose de résumer l’Evangile en huit mots :

-« L’Evangile est christologique ». Cela signifie que Christ n’est pas « un homme quelconque, ni même le Dieu-homme qui vient nous aider, une sorte d’agent d’assurance-un « très brave Dieu-homme » qui, quand on fait des erreurs, vient réparer. L’Evangile est christologique dans un sens beaucoup plus fort : Jésus est le Messie promis qui est mort et ressuscité. »(p23)

Traverser par Radu Pasca

Traverser par Radu Pasca

« L’Evangile est théologique » : Christ est mort et ressuscité « pour nos péchés », soit, outre de leur pouvoir asservissant, de leurs conséquences.

« L’Evangile est biblique » : « Christ est mort pour nos péchés, selon les Ecritures ; il a été enseveli, il est ressuscité le troisième jour, selon les Ecritures »(1 Cor.15v3-4)
L’Evangile est ancré dans les Ecritures, « l’Ancien Testament », et dans le témoignage des apôtres, le Nouveau Testament.

« L’Evangile est apostolique » : Jésus « a été vu par Céphas[Pierre], puis par les douze(v5) ; ensuite, il a été vu par Jacques, puis par tous les apôtres…il s’est fait voir à moi…le moindre des apôtres »(v7-9). La succession des pronoms(« moi », « eux », « nous », « vous »)est importante, puisqu’elle devient un puissant moyen de relier le témoignage et l’enseignement des apôtres à la foi de tous les chrétiens des siècles suivants.

« L’Evangile est historique » : « Jésus est la seule révélation possible de Dieu, entrée dans l’histoire par l’incarnation »(cf 1 Jean 1v1-2). La résurrection de Jésus est historique et valide la foi(pp25-26).

« L’Evangile est personnel » : il indique la voie du salut individuel et personnel. « Un Evangile historique qui ne serait ni personnel, ni puissant, serait une antiquité ; un évangile théologique qui n’est pas reçu par la foi et ne transforme pas la vie est pure abstraction ».(pp26-27)

« L’Evangile est universel » : « il ne l’est pas au sens où il transformerait et sauverait tout le monde sans exception(…)Mais cet évangile est merveilleusement universel dans l’étendue de son appel. Il ne comporte aucune trace de racisme ».

« L’Evangile est eschatologique » : « l’Evangile nous prépare pour les nouveaux cieux et la nouvelle terre dans un corps de résurrection »(p 27).

Suivent cinq propositions simples(pp 27-29) :

« Cet Evangile est normalement diffusé par la proclamation » : la Bonne nouvelle doit être annoncée, proclamée, expliquée ; « Dieu lui-même visite et revisite les êtres humains par Sa Parole ».

-« Cet Evangile se reçoit efficacement par une foi authentique et persévérante ».

-« Cet Evangile se dévoile à celui qui s’humilie ».

-« Cet Evangile se présente comme la confession centrale de toute l’Eglise », et non pas comme une prédication, un enseignement propre à une église particulière(ou « originale »)

« Cet Evangile progresse hardiment sous le règne contesté et la victoire inévitable de Jésus le roi ».

« Ce résumé de l’Evangile-huits mots pour le définir et cinq propositions pour le clarifier, tous pris dans (le seul chapitre de 1 Cor.15)-débouche sur un résultat surprenant : la nature cognitive de l’Evangile qu’il faut comprendre, croire et à quoi il faut obéir. Mais cet Evangile ne reste jamais une simple question de connaissances et de savoir, comme le démontre toute cette épître. Un christianisme qui ne produit pas des croyants patients et bons, mais des gens particulièrement jaloux, fiers et vantards, impitoyables, qui se mettent facilement en colère et gardent le souvenir des torts subis, n’est pas un christianisme du tout. Paul a jugé nécessaire de souligner les effets de l’Evangile dans tous les domaines de la vie des Corinthiens(…). Faisons de même aujourd’hui(…)il faut que l’Evangile se traduise dans la vie des croyants et soit mis en évidence dans la vie de l’Eglise pour entraîner leur affranchissement des chaînes de l’idolâtrie, trop subtile pour être nommée et trop enivrante pour s’en défaire. »(p29)

« (In)culture au poing ! » Le dico de PEP’S CAFE !

Flaubert avait son dictionnaire des idées reçues.
Pep’s café ! vous propose son propre dictionnaire : des idées reçues ou pas reçues, sans prétention aucune à l’exhaustivité ou à l’exclusivité. Une façon de revisiter une certaine actualité, ainsi que certains thèmes abordés sur ce blogue.
N’hésitez pas à vous prêter à ce petit jeu (littéraire et intellectuel) et nous proposer vos propres définitions !

Adhérence : coller à. Pour le meilleur et pour le pire.

Amalgame (voir inculture) : Confusion, écran de fumée.
Exemple 1 : Gitans, Rroms, Tsiganes, Gens du voyage : « Quand ils jouent du violon, ce sont de gentils Tsiganes. Quand ils font du jazz, ce sont des Manouches. Dans les films de Kusturica, c’est des Gitans. Quand ils mendient dans le métro, c’est des Roumains. Quand ils habitent dans une caravane, c’est des gens du voyage. Quand ils habitent dans des bidonvilles, c’est des Rroms. Quand ils habitent dans une maison, c’est des « Tsiganes sédentarisés ». Quand ils sont très pauvres, c’est des voleurs. Quand ils ont de belles voitures, c’est aussi des voleurs ».
Exemple 2 : Diaconesse de Reuilly : elle porte une robe. Elle est forcément « bonne sœur ».

Art : mot magique, prétexte, justification (voir débat)

Autre(l’) : Point de vue.  Prochain.

Bible : N’a pas été donné pour augmenter nos connaissances mais pour inspirer notre conduite. S’y (re)plonger, plutôt que dans les programmes politiques.

Bouc émissaire : on en recherche encore aujourd’hui, parce que l’on a rejeté ou oublié Celui qui a été l’ultime bouc émissaire. Sa recherche a été rendue vaine par Celui qui a été l’ultime bouc émissaire. Voir Jésus-Christ. Jésus Christ crucifié.

CDD : engagement moderne

Communiste : quelqu’un qui demande pourquoi les pauvres sont pauvres (voir saint)

Débat : mot magique, prétexte, justification (voir Art). Ne vise pas toujours l’accord. Lui préférer le dialogue et la discussion. A Pep’s café ! on aime tellement le débat qu’on lui a consacré une page et un billet :   ;

Champ de mission : toujours à l’étranger.

Chrétien(voir « en séjour ») : « petit Christ ». Injure, surnom dérisoire(donné par dérision) avant de devenir un titre de gloire.

Cœur : à garder plutôt qu’à suivre ou à écouter. Trompeur.

Convictions, opinions : ne pas y tenir. Tenir à la vérité. En changer si elles contredisent la vérité.

Culture biblique : dans l’église postmoderne d’aujourd’hui, on lui préfèrerait la culture du débat.

Culture du débat : c’est le « donnez-nous de la viande » moderne. Jugé urgent, prioritaire, pour l’Eglise.

Diagonale : marche du fou(voir lecture)

Dieu : au commencement, Dieu. Doit être replacé au centre de la prédication. Défenseur de la veuve, de l’orphelin, du pauvre et de l’étranger. Celui pour qui la fin ne justifie jamais les moyens.

Ecriture manuelle : en danger d’être perdue

En séjour (voir étranger) : chrétien sur Terre.

Etranger(voir en séjour) : aimé de Dieu. L’accueillir, c’est accueillir Christ. Chrétien sur Terre.

Etre humain : être humain, créé à l’image de Dieu (voir étrangers, Rroms…)

Etude biblique : sucres lents

Extrême-droite, Front national : mouvement ayant la prétention de répondre au prétendu « besoin d’un chef pour la France  » ; pour les uns, mouvement politique censé véhiculer « des idées de bon sens » ; pour un autre, « A l’heure actuelle, l’extrême-droite ne (représenterait) pas un danger en France », et « donc non, aucune raison de lutter contre ». Et, pour d’autres, c’est : non non et non !

Evangile : une évidence. Premièrement annoncé aux pauvres (Voir Grâce et paix, Jésus-Christ, Jésus-Christ crucifié). Ce dont on ne doit pas avoir honte.

Evident/évidence : De nos jours, plus rien ne semble l’être….(mariage, apprentissage manuel de l’écriture…)semble-t-il….

Facebook : peut-être le plus stupéfiant hold up de l’histoire

Généraliser : stigmatiser(voir amalgame, inculture)

Grâce(voir évangile) : révèle la colère de Dieu contre l’impiété et toute marche sans loi, sans frein.

Hérétique : celui qui sépare, divise, oppose(par exemple, le spirituel du matériel)

Humour : difficile à manier. Rare, donc difficile à trouver. Donc précieux.
: détachement de soi. Savoir rire de soi.(à ne pas confondre avec ricanement)

Inculture : au poing. Snobisme. Voir amalgame.

Informer(ou s’informer) : c’est choisir. Entre la pertinence et la popularité.
: Renseigner sur ce que l’on ignore.
: Aujourd’hui, conforter l’autre dans son ignorance. Donner de l’attendu.

Ironie : trompe-l’œil dont le plaisir est de se faire passer pour vraie un certain temps. Ce qui redonne du sens aux mots employés par les politiciens. Ce qui permet de tester la capacité de révolte d’un auditoire. Préférer l’ironie à la diatribe et au ricanement.

« Iste » : étiquette(voir stigmatiser, généraliser).

Intellectuel : Gros mot. Celui qui entre dans une bibliothèque même quand il ne pleut pas.

Interprète de la Bible : le plus mauvais interprète est celui qui reste persuadé qu’il ne l’interprète pas.

Jésus-Christ (voir Jésus-Christ crucifié) : pas nos bannières ou nos croisades.

Jésus-Christ crucifié(voir Jésus-Christ)  : scandale et folie pour les uns, « puissance et sagesse de Dieu » pour d’autres.

Journaliste : celui qui ne lit pas(ou ne donne pas à lire) en diagonale. Celui qui explique « qu’un qu’un tract raciste dans une boîte aux lettres propre, c’est plus grave qu’un graffiti sur un mur sale ».

Laisser-faire : crédo économique. Loi du renard dans le poulailler.

Lecture(moderne) :  souvent en diagonale

Livre : révolution technologique sans précédent

Paix(voir évangile) : quelque chose de bon et de durable. A ne pas confondre avec la tranquillité.

Pauvre : souvent « mal fichu » ou en mauvaise santé.
: l’outrager, c’est outrager celui qui l’a fait.

Périphérique : « ce qui est autour » ; ce qui nous passionne plus que l’évangile. Proposer plutôt d’aller « de l’autre côté du périph’ ».

Prier : écouter

Prochain : pour certains, le « lointain »

Racisme : « réalisme », « bon sens », pour certains(voir Extrême droite).

Roi : Celui qui ouvre sa bouche pour le muet.

Ricanement : « humour » au service des forts et des dominants. Se moquer des autres. Particulièrement des faibles(les pauvres, les chômeurs, les précaires), de ceux qui sont différents(les étrangers…). Abusivement confondu avec humour ou ironie.

Riche : Quelqu’un qui a beaucoup d’amis. Mieux vaut l’être et bien portant. (Voir pauvre)

Rroms : également appelés tantôt gitans, tantôt tsiganes, tantôt gens du voyage… Sur les routes, ils sont les seuls à avoir tant de panneaux indicateurs à leur usage.
Cible peu émouvante, au regard de certains….(voir amalgame)

Saint : quelqu’un qui donne à manger aux pauvres(voir communiste)

Se faire tout seul : facile pour celui qui a des griffes, des ailes et des serres.

Stigmatiser : marquer, piquer. Voir généraliser.

Témoin : fidèle. Rendre compte exactement et fidèlement ce que l’on a vu et vêcu. A ses risques et périls. Toujours lumineux.
: aujourd’hui, il serait « tendance » de parler et faire parler sur ce que l’on n’a ni vu, ni vécu, ni su(voir inculture).

Tomate : aujourd’hui, Diogène serait à la recherche d’une tomate, d’une vraie.

Travail du dimanche : lobby

Verre d’eau : simple comme. A donner en Son nom. L’évangile en bleu de travail.

Vrai, honorable, juste, pur, aimable(ce qui est), ce qui mérite l’approbation, ce qui est vertueux et digne de louange : que ce soit l’objet de nos pensées.
(Mais alors, de quoi allons-nous parler ?)

Avoir soif d’une eau éternelle

L’on trouve beaucoup d’invitations, dans la Bible.

 

Notamment une, « à celui qui a soif », que l’on peut découvrir dans Esaïe 55, l’Évangile selon Jean 4 et 7, et(l’invitation ultime) dans Apocalypse 21v5-7.

 

 

 

 

Qui a soif ? Soif de quoi ?

Par exemple :

1)soif d’authenticité, de vérité. De savoir « qui je suis ? »

2)soif d’amour, de compassion, de pardon

3)soif de « nouveau »

4)soif d’une vie abondante

5)soif de justice, soit vivre de la meilleure façon qui soit(avec quels standards ?)

6)soif d’appartenance

7)soit de sens et d’utilité

 

Aussi simple que d'offrir un verre d'eau en Son nom...

Aussi simple que d’offrir un verre d’eau en Son nom…

Qui peut étancher de telles soifs ?

Un seul, Jésus-Christ.

L’Évangile de Jean est sans doute l’évangile qui nous permet de découvrir comment et pourquoi le Seigneur Jésus-Christ est le seul capable de répondre à toutes ces soifs :

L’on peut lire Jean 8v12-18, 28-32 ; Jean 14v1-11, 23…pour découvrir ce que Jésus dit de Lui-même.

Jean 7, 8 et 11v1-46 nous permettent de découvrir la compassion de Jésus et son pouvoir miraculeux de changer les vies.

Jean 3 et 4 contiennent les réponses de Jésus à un théologien et à une femme de mauvaise réputation.

Jean 10 et 19(ainsi que Marc 89) nous révèlent pourquoi Jésus devait mourir.

Et Jean 20 rappelle que Jésus n’est plus dans le tombeau et qu’il est ressuscité(voir aussi Luc 24). Ce qui est essentiel(voir 1 Cor.15)

Selon Florent Varak, celui qui a soif est « celui qui cherche Dieu(…)son salut »(…)et « l’essence du christianisme(c’est)être rassasié d’une eau éternelle ».* Le prix de cette eau ? « Elle est gratuite ! Ou plutôt, elle a été (payée)par quelqu’un d’autre, en sorte qu’on en bénéficie par pure grâce(Eph.2v8-9)….la seule nécessité est de se repentir dans la foi. Seul Christ ouvre l’accès à cette promesse(Actes 4v12).

 

Pour celui qui a accepté Christ comme sauveur et seigneur, il importe aussi d’avoir soif. Notamment de la présence de Jésus et de désirer son retour.

Sel et poivre par Marina Shemesh Sel ou poivre de la terre ?

Sel et poivre par Marina Shemesh
Sel ou poivre de la terre ?

D’avoir soif et de donner soif de Celui qui, seul, peut satisfaire nos soifs…en étant « sel de la terre »(Matt.5v13).

Le sel, en effet, donne soif,  « conserve »(préserve de la corruption), augmente la tension(ou l’attention !), donne de la saveur ou « relève » celui qui est abattu(Es.40v29-31, Col.4v6)…à condition de saler avec mesure et à bon escient !

*Varak, Florent. « Le Nouvel univers »(Apocalypse 21v1-8) IN Promesses juillet-septembre, numéro 185(« L’Apocalypse : l’avenir pour le présent »), pp 36-40