Du rapport entre les chrétiens et les autorités : martyr chrétien (Etienne) vs martyr juif (Massada)

Le pasteur Sébastien Fresse, de Beaucourt, nous présente une nouvelle vidéo « excursus » de la série « Adorez Dieu / honorez les autorités », disponible sur le compte youtube « vous êtes le temple ». À cette occasion, il nous parle du rapport entre les chrétiens et les autorités civiles (et plus largement du pouvoir – politique ou religieux), à partir des exemples du martyr chrétien d’Étienne et du martyr juif de Massada. Textes bibliques : Actes 6v8-15 et Actes 7v54-60.

Bonne vision et bonne méditation !

Christianisme : les privilèges politiques nuisent gravement à sa santé

Le favoritisme : un piège pour la vitalité chrétienne ! (Source image : public domain pictures)

Qui l’eut cru ?  La plus grande menace à la vitalité chrétienne n’est pas la persécution, la richesse, le niveau d’éducation ou le pluralisme. C’est le soutien de l’État. 

De quoi battre en brèche l’espoir illusoire en un « défenseur de la chrétienté » pour « des questions de survie ».

Espoir d’autant plus illusoire – et dangereux – s’il se donne une caution théologique.

Une analyse de 166 nations à ce sujet à lire, dans la langue de Molière, sur Christianity Today, laquelle analyse relève trois paradoxes ayant trait à la vitalité du christianisme : le paradoxe du pluralisme, le paradoxe des privilèges et le paradoxe de la persécution.

Comment exercer sa responsabilité pastorale, face à la question du vaccin contre la COVID-19 ?

« Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités » : un sage enseignement que « Spiderman » a appris à ne jamais oublier…

Les chrétiens sont divisés sur la question : certains préconisent la vaccination par amour pour le prochain, d’autres laissent ce choix à la conscience de chacun et d’autres encore la proscrivent absolument.

Compte tenu de ces divergences, comment les pasteurs devraient-ils aborder le sujet du vaccin contre la COVID-19 avec leurs assemblées ? Devraient-ils encourager les gens de leur Église à se faire vacciner ?  Comment exercer sa « responsabilité pastorale » et comment équiper les membres de l’église dans un tel contexte ? Comment manifester concrètement l’amour du prochain ?….

 Cinq pasteurs américains ont bien voulu expliquer à Christianity Today comment des facteurs tels que l’origine ethnique, la théologie et la composition de la congrégation influencent leur approche du problème. Une chose est sûre, de l’aveu de certains d’entre eux : « nous ne devrions pas laisser la question nous diviser entre chrétiens » et « s’il y a une chose que la pandémie nous a montrée, c’est que nos vies et notre santé sont étroitement liées à celles des autres »(1).

En savoir plus dans cet article de Christianity Today, compilé par Rebecca Randall. Traduit en français par Simon Fournier et révisé par Léo Lehmann

Note :

(1) Commentaire d’un ami et frère pasteur français, exerçant son ministère en France, après la lecture de cet article : « Personnellement, et vues les circonstances entourant ce virus, je ne dirais pas aux gens de se faire vacciner ou pas. Ils sont libres de leur décision. Par contre, nous avons un devoir de dé-diaboliser le vaccin et d’informer le plus justement possible ceux qui souhaitent des conseils. Nous avons besoin de sagesse. Merci.

Tous les points de vue doivent être examinés. Ce qui est dommage, c’est que nous ne disposons pas d’enquête du même genre en France, car la situation américaine est totalement différente, la culture aussi ».

« Régionales » et « départementales » : indices de discernement pour « bien voter »

[Source image : public domain pictures]

Vous les avez peut-être oubliées : les élections régionales et départementales auront finalement lieu en France les 20 et 27 juin 2021. Initialement prévues en mars 2021, elles ont été reportées de plusieurs mois en raison de la pandémie de Covid-19 en France, à la suite des préconisations de la mission Debré rendu le 13 novembre 2020.

Ces élections permettront de renouveler les conseils régionaux de 12 régions métropolitaines, de la Guadeloupe et de La Réunion, ainsi que les 95 conseils départementaux.

Disposant d’un statut différent de celui des régions, la Corse, la Martinique et la Guyane organiseront dans le même temps des élections territoriales destinées à renouveler leurs assemblées. 

Pour savoir « comment bien voter », il importe de bien comprendre de quelles élections il s’agit, et quelles sont les compétences des régions et des départements. Ainsi, si un candidat ou une candidate émet des promesses qui n’entrent dans aucun de ces domaines, il y a de fortes chances pour qu’il ne puisse pas les tenir s’il/elle est d’aventure élu(e).

C’est le cas, par exemple, des déclarations de certains candidats concernant « la sécurité » et la lutte contre la délinquance pendant la campagne des régionales, alors que la sécurité n’est pas une compétence du conseil régional. C’est même le seul échelon qui n’a quasiment aucune prérogative sur la question. La protection de la population sur le territoire dépend principalement de l’État. Mais le maire, qui est aussi officier de police judiciaire, a la possibilité de créer une police municipale. Les départements doivent, eux, gérer la police de circulation et la sécurité incendie(1). 

Ce sujet en appelant un autre : une autre candidate, à sa succession à la tête d’une des régions, entend créer « une agence des travaux d’intérêt général »…sauf que celle-ci existe déjà !

Il serait donc temps de savoir enfin à quoi « servent » votre région et votre département.

Ainsi les départements sont compétents dans trois grands domaines: la solidarité et la cohésion territoriale, l’éducation, l’aménagement et les transports, auxquels s’ajoutent certaines actions partagées (culturelles, sportives, tourisme, langues régionales, éducation populaire) avec les autres collectivités territoriales. 

L’action sociale de solidarité représente souvent plus de la moitié du budget de fonctionnement du département et porte sur différents pôles, dont premièrement celui de l’enfance: aide sociale à l’enfance (ASE), protection maternelle et infantile (PMI), adoption, soutien aux familles en difficulté financière. Il y a aussi le pôle des solidarités personnes handicapées: politiques d’hébergement et d’insertion sociale, prestation de compensation du handicap (PCH), maisons départementales des personnes handicapées (MDPH). A cela s’ajoute le pôle lié aux personnes âgées: création et gestion de maisons de retraite, politique de maintien des personnes âgées à domicile (allocation personnalisée d’autonomie). Enfin, il y a le pôle des prestations légales d’aide sociale, dont la gestion du revenu de solidarité active (RSA) au montant fixé par l’État.

En coordination avec l’État, le département élabore un schéma départemental d’amélioration de l’accessibilité des services aux publics, dont l’objet est de réduire les zones marquées par un déficit d’accessibilité.

S’il est question d’éducation lors de ces « départementales », seuls les collèges sont concernés.

Les départements sont compétents pour la construction, l’entretien et l’équipement des collèges (Code de l’éducation, art. L. 213-1 et s.). Ils sont également responsables du recrutement et de la gestion des agents techniciens, ouvriers et de service (TOSpour les collèges. Ces agents ont pour mission d’entretenir et nettoyer les locaux, d’assurer la maintenance des installations et l’entretien des matériels de nettoyage. Ils s’occupent également de la restauration, du magasinage et des fonctions d’accueil.

Enfin, le département partage certaines compétences avec les communes, les régions et les collectivités à statut particulier. C’est notamment le cas des compétences culturelles (financement de manifestations culturelles et artistiques; bibliothèques; musées; services d’archives; conservation du patrimoine), sportives (animations sportives; accessibilité pour tous; financement et promotion du sport amateur et à haut niveau), de tourisme (comité départemental du tourisme; élaboration, promotion et commercialisation de produits touristiques), de promotion des langues régionales (signalétique et documents touristiques bilingues; apprentissage dans les écoles primaires, collèges, lycées et instituts d’études) et d’éducation populaire (aides à la formation d’animateurs; Contrats territorialisés de jeunesse et d’éducation populaire; aides aux associations locales et fédérations d’éducation populaire).

Autant de secteurs sinistrés par la crise sanitaire, et sur lesquels on attend beaucoup des départements comme des autres collectivités territoriales(2).

La région, quant à elle, est un rouage essentiel du “développement économique, social, sanitaire, culturel et scientifique de la région, le soutien à l’accès au logement et à l’amélioration de l’habitat, le soutien à la politique de la ville et à la rénovation urbaine et le soutien aux politiques d’éducation et l’aménagement et l’égalité de ses territoires, ainsi que pour assurer la préservation de son identité et la promotion des langues régionales” selon le Code général des collectivités territoriales (art. L 4221-1). L’économie régionale passe donc par le soutien aux entreprises et les infrastructures de transport régionaux, l’aménagement numérique, ou encore le “soutien à l’internationalisation”, les “aides à l’investissement immobilier et à l’innovation des entreprises, ainsi que les orientations relatives à l’attractivité du territoire régional” (art. L 4251-13).

Promulguée le 7 août 2015, la loi portant sur la Nouvelle Organisation Territoriale de la République (NOTRe) confie de nouvelles compétences aux Régions et redéfinit les compétences attribuées à chaque collectivité territoriale.  

Moins nombreuses mais plus fortes, les Régions sont en charge de la coordination sur leur territoire de toutes les actions en faveur de l’économie et de l’animation des pôles de compétitivité. Elles sont seules compétentes pour définir les aides et les régimes d’aides générales (subventions, prêts, avances remboursables, etc.) en faveur de la création ou de l’extension d’activités économiques ou des entreprises en difficulté.

L’aménagement du territoire et environnement compte encore parmi leurs compétences exclusives. Elles pilotent toutes les politiques en matière de transport par trains express régionaux (TER), ainsi que les transports inter-urbains.

Elles disposent de l’autorité de gestion des fonds européens depuis 2014. Elles sont pleinement responsables en matière de formation professionnelle, apprentissage et alternance depuis le 1er janvier 2015.

Depuis les premières lois de décentralisation, la Région s’occupe de la construction, de l’entretien et du fonctionnement des lycées d’enseignement général, des lycées professionnels et des établissements d’enseignement agricole. Depuis 2004, elles sont chargées des formations sanitaires et sociales (infirmier, aide-soignant, ambulancier, sage-femme, masseur-kinésithérapeute, assistant de service social, éducateur spécialisé, etc.).

 Enfin, les régions partagent les compétences suivantes avec les autres collectivités : Sport et Culture, tourisme, logement, éducation populaire, lutte contre la fracture numérique, et santé(3).

Ceci dit, en quoi ces élections très « terre à terre », et bien « peu fun » de prime abord, peuvent-elles intéresser le citoyen lambda – ou même le chrétien (qui est aussi citoyen) « engagé en politique » ?

Vous l’avez compris, savoir qui sera élu au sein des exécutifs départementaux et régionaux a une très grande importance, puisque le champ de compétence de ces derniers est en rapport avec notre réalité (très) quotidienne. 

Les chrétiens, quant à eux, ne doivent pas réduire leur participation citoyenne à la seule « présidentielle » (ou même aux seules législatives). Engagés « en politique », dans l’esprit de leur Seigneur, qui a dit être venu, « non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour plusieurs », ils doivent témoigner qu’ils ne réclament pas le pouvoir suprême – la Présidence de la République – mais plutôt se concentrer à viser les exécutifs départementaux et régionaux (comme locaux), pour être en mesure de montrer sur le terrain comment et pourquoi leurs solutions dans l’esprit de l’Evangile changent la vie et contribuent à améliorer (et non à rendre plus compliqués) les quotidiens des citoyens. Ils gagneront ainsi en crédibilité et en efficacité avec un tel programme et/ou en soutenant de tels candidats qui ne se tromperont pas d’élection ! (4)

Mise à jour le 18/06 : Andreï VAITOVICH, journaliste franco-bélarusse, annonce, quant à lui, que le 20 juin, il votera pour la 1ère fois en France. « J’entends souvent « ça sert à rien » ou encore « on est dans une dictature ». J’ai connu la vraie dictature au Bélarus, où les élections sont volées et le désaccord avec le pouvoir mène en prison. Voter renforce la démocratie », explique-t-il sur son compte twitter.

Notes :

(1) « La sécurité au coeur de la campagne mais quelles sont réellement les compétences des régions ? » (sur France 3) et « quelles promesses les candidats pourront-ils tenir aux départementales ? » (« Les Surligneurs »). Voir aussi les professions de foi des candidats aux régionales et aux départementales 2021.

(2) Voir « quelles promesses les candidats pourront-ils tenir aux départementales ? » (« Les Surligneurs »)

(3) Sur les compétences des régions, voir ici et ou .

(4) D’après cet article de Claude-Marie Vadrot publié dans « Politis », initialement en rapport avec les écologistes, mais qui m’a paru aisément transposable du côté des chrétiens engagés « en politique ».

Une vision chrétienne du journalisme : « Laissez-vous conduire par l’Esprit Saint ! »

« On t’a fait connaître », ô média chrétien, »ce qui est bien » (Michée 6v8). Source : Découvert sur le compte twitter de Gilles Boucomont(3 mai 2017)

La fête de Pentecôte est derrière nous, mais « de Babel à la Pentecôte, c’est l’Esprit Saint qui doit nous guider sur ce chemin de restauration d’une communication libre, vraie et charitable ». Tel est le dernier conseil donné par le pape François aux communicateurs catholiques, pour éviter tous les dangers, lors d’une rencontre avec des journalistes au début de son pontificat en 2014 : « Laissez-vous conduire par l’Esprit Saint ! »

Le même pape François affirmait de manière percutante lors de la rencontre que « la communication authentique n’a pas pour vocation de frapper ». Selon lui, le monde des médias vit une grave crise éthique, alors que : « la communication est souvent pilotée par la propagande, les idéologies, les objectifs politiques, économiques ou techniques ».

Retour sur une leçon qui gagne en actualité, susceptible d’intéresser aussi les protestants évangéliques, comme toute personne « de bonne volonté », dans cet article de Simon Lessard, initialement publié dans le numéro spécial Journalisme de la revue Le Verbe(1), et également disponible sur le site web éponyme(1)

L’information authentique s’effondre sous les coups de l’alarmisme, du catastrophisme et du désengagement social. Nous sommes en train d’ériger une nouvelle tour de Babel qui succombe de mille manières à la désinformation. Souhaitant réveiller la lourde responsabilité des journalistes, le Saint-Père nous livre une brève mais profonde leçon de communication en trois points : liberté, vérité et charité.

1. La liberté de celui qui parle

La première qualité du journaliste est d’être libre. Libre pour dire la vérité, la liberté servant toujours la vérité. Pas libre de mentir, de manipuler et de provoquer, mais libre de s’exprimer avec franchise même contre les pouvoirs économiques et politiques qui cherchent à contrôler l’information. Et pour que sa liberté serve réellement la vérité, le journaliste doit lui-même affranchir sa pensée des idéologies, modes, lieux communs et formules toutes faites qui annulent la véritable capacité de communiquer en la noyant dans les opinions dominantes.

Pour que sa liberté serve réellement la vérité, le journaliste doit lui-même affranchir sa pensée des idéologies, modes, lieux communs et formules toutes faites.

Le droit de tous à une culture humaine et civile, martèle l’Église, implique « la liberté d’accès aux moyens de communication sociale, pour laquelle toute forme de monopole et de contrôle idéologique doit être évitée, ainsi que la liberté de recherche, de divulgation de la pensée, de débat et de confrontation » (Compendium de la doctrine sociale de l’Église [CDSE], no 557). 

2. Dire toute la vérité 

Il ne suffit pas de dire vrai, il faut dire toute la vérité, même si cela est plus exigeant. Répondre à l’exigence de la vérité implique donc que le journaliste travaille à livrer une information complète et profonde « afin que les gens parviennent à voir au-delà de l’immédiat, d’un présent qui risque d’être oublieux du passé et craintif par rapport à l’avenir », affirme le pape.

Pour y arriver, il recommande d’éviter la multiplication des slogans faciles qui bloquent la réflexion en livrant du prêt-à-penser. Le journaliste catholique, au contraire, préfèrera la lenteur à la vitesse, la profondeur à la superficialité, la complexité de la réalité à une simplification facile et abstraite. Pour tous ceux qui travaillent dans le domaine des communications sociales, l’avertissement de saint Paul résonne encore fortement et clairement : « Dès lors, plus de mensonge : que chacun dise la vérité à son prochain ; ne sommes-nous pas membres les uns des autres ? » (Ép 4,25)

3. La charité pour celui qui écoute

Enfin, le journaliste chrétien ne peut pas se préoccuper seulement de lui-même et de son message, il doit toujours avoir à l’esprit celui à qui il s’adresse. La charité oriente toutes les actions des chrétiens, et les journalistes n’y font pas exception. C’est probablement le point le plus négligé aujourd’hui. La liberté et la vérité ne justifient pas tout. Amour et vérité doivent se rencontrer pour que justice et paix s’embrassent ! Le journaliste est donc appelé à demeurer conscient qu’il s’adresse à des personnes tout entières et que la manière de livrer son message est capitale pour que l’information soit reçue en vérité et porte le fruit espéré.

La communication est au service des personnes, et non l’inverse. « Le service à la personne par l’édification d’une communauté́ humaine basée sur la solidarité, sur la justice et sur l’amour, et la diffusion de la vérité sur la vie humaine et sur son accomplissement final en Dieu sont les exigences éthiques essentielles des moyens de communication sociale » (CDSE, no 562).

Les trois péchés des médias 

Le pape François nous met aussi en garde contre trois péchés très répandus dans les médias et contraires à ces trois vertus. Premièrement, la désinformation, contraire à la vérité, qui porte entre autres à dire les choses à moitié pour en manipuler la compréhension. Deuxièmement, la diffamation ou la médisance, contraire à la charité, qui porte inutilement atteinte à l’honneur des personnes. Troisièmement, la calomnie, qui est le plus grave des trois péchés en ce qu’elle s’oppose à la fois à la vérité et à la charité, blessant profondément l’unité du corps social. 

En aucun cas, la liberté du journaliste et la vérité de son message ne peuvent être des prétextes pour attaquer ceux dont on parle ou ceux à qui l’on parle. « De votre bouche ne doit sortir aucun mauvais propos, mais plutôt toute bonne parole capable d’édifier, quand il le faut, et de faire du bien à ceux qui l’entendent » (Ép 4,29). Le communicateur authentique n’a pas pour vocation de frapper, comme l’affirme le Saint-Père ; il faut au contraire qu’il touche les esprits et les cœurs.

« La question essentielle à propos du système d’information actuel est de savoir s’il contribue à rendre la personne humaine vraiment meilleure, c’est-à-dire spirituellement plus mure, plus consciente de la dignité de son humanité, plus responsable et plus ouverte aux autres, en particulier aux plus nécessiteux et aux plus faibles » (CDSE, no 415). 

De Babel à la Pentecôte 

Liberté, vérité et charité résument bien l’enseignement de l’Église, qui affirme que « l’information médiatique est au service du bien commun. La société a droit à une information fondée sur la vérité, la liberté, la justice et la solidarité » (Catéchisme de l’Église catholique, no 2494). Devant le désordre actuel et « à la lumière de la foi, la communication humaine doit se considérer comme un parcours de Babel à la Pentecôte, c’est-à-dire comme l’engagement, personnel et social, à surmonter l’effondrement de la communication en s’ouvrant au don des langues, à la communication rétablie par la force de l’Esprit, envoyé par le Fils » (CDSE, no 562).

De Babel à la Pentecôte, c’est l’Esprit Saint qui doit nous guider sur ce chemin de restauration d’une communication libre, vraie et charitable. C’est le dernier conseil que le Saint-Père donne aux communicateurs catholiques pour éviter tous les dangers : « Laissez-vous conduire par l’Esprit Saint ! »

Merci à Simon Lessard et à l’équipe du Verbe, pour m’avoir aimablement autorisé à publier cet article sur Pep’s café !

Le Verbe.com témoigne de l’espérance chrétienne dans l’espace médiatique en conjuguant foi catholique et culture contemporaine. La joyeuse équipe produit un magazine bimensuel de 20 pages (distribué gratuitement dans les places publiques), un dossier spécial biannuel  (mook) d’environ 100 pages (envoyé gratuitement par la poste aux abonnés), un site web animé par une quarantaine de collaborateurs réguliers et une émission de radio hebdomadaire, On n’est pas du monde (diffusée sur les ondes de Radio Galilée, Radio VM et aussi disponible en baladodiffusion).

Notes :

(1) https://www.le-verbe.com/wp-content/uploads/2015/03/Le-Verbe-complet.pdf#page=36 et https://le-verbe.com/idees/le-journalisme-selon-le-pape-francois/

Le jeûne est-il un « kung fu » spirituel ?

 

Le jeûne est l’un des thèmes de recherche qui conduit régulièrement les internautes sur Pep’s café! le blogue(1). Et ce, en tout temps, avec des « pointes » à certaines périodes du calendrier. Personnellement, je serai heureux que vous me racontiez et me partagiez ce que vous trouvez en cherchant ici. Ceci dit, ce type de recherche me paraît révélatrice d’une préoccupation constante, qui ne devrait pas étonner, puisque généralement comprise comme étant liée à une certaine « pratique » (religieuse ou non).

Dans la Bible, le jeûne fait partie de ce que l’on pourrait appeler « les postures de combat »(2), en lien avec le « combat spirituel » évoqué dans le Nouveau Testament. S’agit-il d’un « kung fu » spirituel pour autant ? Paul l’explique très bien dans sa lettre aux chrétiens d’Ephèse : Ce type de lutte n’est pas « contre des êtres humains » ; mais « contre les pouvoirs, les autorités, les maîtres de ce monde obscur, contre toutes les puissances spirituelles mauvaises qui sont dans les cieux » (Eph.6v12). On ne peut s’y exercer comme à un sport ou un art martial, mais la vie en Eglise [la communauté de ceux qui appartiennent à Jésus-Christ et le reconnaissent comme Seigneur, pas le bâtiment…] peut rapidement devenir une « salle d’entraînement », où nous luttons pour que les règles du jeu du Règne de Dieu soient mises en place.

L’enjeu est en effet celui-ci : à la suite du Christ, dont le message est « le moment favorable est venu, le règne de Dieu est tout proche ! Changez de vie et croyez à la Bonne Nouvelle » (Marc 1v15), la mission de ceux qui lui appartiennent, et reconnaissent qu’Il est Seigneur, consistent à proclamer et à affirmer, « réaliser » le règne de Dieu là où il n’est pas encore. « Réaliser » signifie d’abord en comprendre les tenants et aboutissants (cf Luc 17v20-21), mais aussi le faire advenir à la réalité. Comment alors installer le Règne de Dieu ?

Certains ont voulu le faire par la force (L’Inquisition) et ont échoué. D’autres ont voulu le faire par le retrait du monde : même échec, conduisant au sectarisme. D’autres ont pensé y parvenir par la politique (théocratie, césaropapisme, théologies de la libération), espérant en des « messies politiques », avec les résultats désastreux (encore récents)que l’on connaît.

Or, pour installer le Règne de Dieu, il faut planter la bannière du Christ. Mais ce n’est pas parce que vous portez un tee-shirt (ou déposez dans l’urne un bulletin) « Jésus », et une Bible dans votre sac, que le Règne de Dieu – ou le Christ – est là. C’est là où Christ est reconnu comme le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs, que Christ règne.

Les « postures de combat » installant le Règne de Dieu sont, de fait, la louange, l’adoration, la discipline intérieure(proclamer que Christ règne dans « ce temple » de mon corps, dans mes pensées et dans ma volonté), l’obéissance, la prière, et le jeûne.

Le jeûne fait partie de la discipline offerte par le Seigneur pour nous disposer à la disponibilité spirituelle. Le principe du jeûne est de se priver de quelque chose pour laisser advenir autre chose. Il n’est pas forcément un jeûne de nourriture d’ailleurs ! Il peut être un jeûne d’écrans, de distractions, d’activités, d’achats et toute autre chose dont nous pouvons être convaincus de nous priver pendant ce temps. En Matthieu 6v16-18, Jésus insiste sur le fait qu’il s’agit d’une pratique personnelle [Pierre fera ainsi son jeûne, Jacques le sien et Daniel le sien…], et discrète, enseignant que le meilleur jeûne est celui que l’on ne connaît pas et ne soupçonne pas. Jésus prolonge ainsi les exhortations des prophètes avant lui, qui critiquaient justement les jeûnes proclamés, les dénonçant comme étant l’occasion d’un déballage d’une piété ostentatoire, plus préoccupée par les apparences.

Contrairement à ce que disent certains, le jeûne n’amène pas de puissance d’après la Bible. Il offre juste du temps et de l’espace intérieur. Ce sont les sorciers qui jeûnent pour la puissance. Le prophète Esaïe a bien repositionné de la part de Dieu ce qui doit être l’objectif du jeûne : un temps de consécration ou de reconsécration afin que la justice de Dieu (plutôt que l’injustice) puisse paraître . Car « le jeûne tel que je l’aime, le voici, vous le savez bien », dit Dieu : « c’est libérer ceux qui sont injustement enchaînés, c’est les délivrer des contraintes qui pèsent sur eux, c’est rendre la liberté à ceux qui sont opprimés, bref, c’est supprimer tout ce qui les tient esclaves. C’est partager ton pain avec celui qui a faim, c’est ouvrir ta maison aux pauvres et aux déracinés, c’est fournir un vêtement à celui qui n’en a pas, c’est ne pas te détourner de celui qui est ton frère ». (Esaïe 58v6-7)

Un rappel utile quand certains voient en effet dans le jeûne une façon de négocier avec Dieu, pour lui soutirer des grâces. C’est là une conception marchande de Dieu, un désir de l’instrumentaliser pour nos projets les plus autocentrés ou les plus religieux. A l’inverse, le jeûne, comme les autres « postures de combat spirituel », nous conduit à demeurer veilleurs et veillant, comme Jésus nous y exhorte en Luc 21v36 : « Ne vous endormez pas, priez en tout temps ; ainsi vous aurez la force de surmonter tout ce qui doit arriver et de vous présenter debout devant le Fils de l’homme. »(2)

 

 

 

 

 

Notes :

(1) De même que les plans de lectures bibliques et les articles sur l’éducation aux médias comptent parmi les documents les plus téléchargés sur ce même blogue.

(2) D’après « Au Nom de Jésus (T2) : Mener le Bon Combat », de Gilles Boucomont. Editions Première Partie, 2011, pp 284-288

« En exil à Babylone », les chrétiens protestent sans crainte face au projet de loi « contre le séparatisme »

« Etrangers », mais pas « victimes », dans la cité (Source image : première de couverture de « Etrangers dans la cité » de Hauerwas/Willimon)

Voici un très intéressant et très encourageant article à lire en français sur Christianity Today (20 avril 2021), avec, en bonus, un « flash prière » du CNEF et bien d’autres choses encore.

Les protestants français sont en profond désaccord avec un projet de loi sur le séparatisme, mais n’adoptent pas pour autant une mentalité de victime dans leur défense de la liberté religieuse.

Alors que la forme finale du projet de loi pour le « respect des principes républicains », désormais appelé « Loi pour l’affirmation des principes républicains et la lutte contre les séparatismes » (1) [actuellement débattue en commission mixte paritaire, après que le Sénat a adopté une version durcie du texte de loi le 12 avril 2021] reste en suspens et que des organismes chrétiens tels que la Fédération Protestante de France (FPF) et le Conseil National des Evangéliques de France (CNEF) poursuivent leurs efforts afin de faire mieux prendre en compte leurs positions et font pression pour que l’impact de la loi soit moins contraignant, les Églises françaises commencent à se préparer à ce que pourraient être les nouvelles règles.

Cependant, malgré l’évolution du projet de loi qui s’éloigne de la laïcité intelligente telle qu’ils la conçoivent, la stratégie des dirigeants protestants français – tant à l’égard du gouvernement que des fidèles – a été remarquablement exempte d’alarmisme. Au lieu de cela, ils ont demandé à leurs sœurs et frères d’éviter d’adopter une posture de victimisation, même s’ils reconnaissent la gravité du moment (…).

« Faut-il avoir peur ? Non », déclare C. Diedrichs, du CNEF. « Dans Jérémie, il est dit que nous devons rechercher le bien de la ville dans laquelle nous nous trouvons. Cette ville n’est pas Jérusalem, c’est Babylone. Beaucoup d’évangéliques préféreraient que nous soyons à Jérusalem plutôt qu’à Babylone. Beaucoup d’évangéliques aimeraient bien être encore dans une société chrétienne qui les protège ». Mais puisqu’ils ne sont plus dans une société chrétienne, dit-il encore, les évangéliques français doivent être des témoins de l’Évangile comme l’étaient les premiers chrétiens dans leur société non chrétienne.(…)

L’ article à lire en français

En bonus, voir aussi le FLASH PRIÈRE du CNEF (sur sa page FB) ou quelques sujets de prière à partager largement afin qu’ensemble nous restions mobilisés pour favoriser l’annonce et la pratique de l’Évangile en France :

🙏 Prions pour que les membres de la commission mixte paritaire en passe d’être nommés le soient pour de bonnes raisons [Composition inconnue à cette date]

🙏 Prions que notre Dieu incline le cœur des membres de la commission mixte paritaire pour qu’ils prennent conscience de leur responsabilité vis-à-vis de la liberté de conscience, de religion et d’éducation.

🙏 Prions que cette commission puisse parvenir à un équilibre du texte et plus particulièrement qu’elle évite l’accumulation de mesures restrictives envers les cultes.

🙏 Prions que les deux hautes juridictions (Conseil constitutionnel et Conseil d’État) aient une juste appréciation du texte et de ses effets sur la vie des cultes en France.

[Le Conseil d’État a ainsi admis en premier dans son avis : « Les mesures du projet de loi concernent pratiquement tous les droits et libertés publiques ». Le Conseil a également souligné, tout comme le Défenseur des droits, que [le contrat d’engagement républicain] comporte des « notions sujettes à interprétations antagonistes » et des « incertitudes » qui ne manqueraient pas d’introduire de sérieux risques d’arbitraire. Par ailleurs, le Défenseur des droits s’inquiète de ce que ce projet participe d’un « renforcement global du contrôle de l’ordre social »]

🙏 Prions que face à cette inflexion de la politique religieuse du gouvernement, majoritairement soutenue par les parlementaires, les Églises protestantes évangéliques ne se découragent pas mais au contraire prient, comme les fils d’Issacar autrefois, pour discerner les temps. [1 Chroniques 12.32]

En savoir plus sur le site du CNEF.

 

Aller plus loin :

Notre recension de « Etrangers dans la cité » de Hauerwas/Willimon ou quand l’Eglise ne doit plus avoir honte d’être l’Eglise ;

Notre recension de « Plaidoyer pour la véritable liberté, égalité, fraternité » d’Edouard Nelson ;

Notre analyse : « Doit-on espérer en un « défenseur de la chrétienté » pour des questions de « survie » ?

Un article d’Olivier Keshvajee, le « théologeek », publié sur son blogue : « Évangéliser dans le contexte de la sécularisation »

 

 

 

 

 

Note :

(1) Mesure phare du projet de loi, le contrat d’engagement républicain (Chapitre II – Dispositions relatives aux associations. Article 6 : « Art. 10‑1 ») prévoit que « toute association qui sollicite l’octroi d’une subvention au sens de l’article 9‑1 de la présente loi auprès d’une autorité administrative ou d’un organisme chargé de la gestion d’un service public industriel et commercial s’engage, par un contrat d’engagement républicain, à respecter les principes de liberté, d’égalité, notamment entre les femmes et les hommes, de fraternité, de respect de la dignité de la personne humaine et de sauvegarde de l’ordre public ». A noter que les associations disposant d’un agrément sont également concernées. Le projet de loi prévoit que la délivrance de ces agréments soit désormais soumise au respect de ce contrat.

Eric Lemaître : départ d’un « éveilleur »

« Veillez, priez, résistez », dirait encore aujourd’hui cet « éveilleur » des consciences (Source image : public domain pictures)

C’est avec une grande surprise – et beaucoup de tristesse – que j’ai appris le décès soudain d’Eric Lemaître, mercredi 14/04.

Je me sens peu légitime pour en parler, d’autres le connaissaient bien mieux que moi et ont pu partager de très beaux textes en hommage.

Ceci dit, je garde de ma rencontre avec Eric le souvenir d’un homme passionné, se voulant un « éveilleur des consciences » (à Reims et au-delà), que j’ai appris à connaître et à aimer sur une très courte période (2017-2021) grâce à un ami commun – Alain Ledain. J’ai eu l’honneur d’échanger à de nombreuses reprises avec Eric…..avec une seule (et unique) rencontre « en vrai » chez lui, à Reims, à l’occasion d’une conférence sur Jacques Ellul. Un comble pour ce frère dans la foi qui privilégiait les relations « incarnées » aux relations « désincarnées » !

Eric était chrétien, dans son expression évangélique, refusant les étiquettes. Sa vie a changé le jour où l’Evangile de Jésus-Christ eût une résonance déterminante sur son parcours et sa trajectoire de vie, comme il me l’a expliqué lors de cette rencontre au sujet de la sortie de « la déconstruction de l’homme », en 2018, un ouvrage collectif sur les enjeux du transhumanisme, réalisé à son initiative et sous sa direction.

Eric est auteur de plusieurs autres ouvrages co-écrits avec Alain Ledain et d’autres auteurs : « Masculin et/ou Féminin : Peut-on choisir » publié en 2014 par FAREL et « Vers une société d’Uniformisation » publié par Ethique Chrétienne en 2015 qui préfigurait la sortie de l’essai « La Déconstruction de l’homme ».

Il a contribué à plusieurs blogues et sites (« Ethique sociale chrétienne », « Phileo-sophia »…), sans oublier sa contribution encourageante au « défi biblique de l’été » sur Pep’s café!, avec des textes sur les livres de Nahum et du Lévitique. En juin 2018, il fonde son propre blogue intitulé « la Déconstruction de l’homme ».

Homme engagé, également influencé par Ivan Illich[1926-2002] et Jacques Ellul [1912-1994], il était conscient que « la vie chrétienne se traduit en actes, non seulement en actes qui touchent à ta propre personne et à l’attitude que tu manifestes envers les autres, mais également à l’engagement social que nous pouvons avoir au sein même de notre environnement pour nous emmener à une société plus conviviale ». Ce cheminement l’a conduit notamment à accompagner un projet de quartier dans sa ville de Reims, un jardin partagé avec des habitants. Ses engagements au sein de son église, dont il a été l’un des pasteurs, l’ont aussi conduit à secourir ceux qui sont dans le besoin, des familles pauvres à des amis migrants.

Je retiens enfin de ma rencontre avec Eric que toute rencontre est un cadeau et une grâce, en ce qu’elle nous permet de découvrir en l’autre, notre prochain, notre frère en Christ (pour mieux l’aimer), ce qui fait de lui un être unique, comme il n’y avait pas avant et comme il n’y en aura jamais après.

C’est pourquoi tout départ est une tristesse et une perte pour ceux qui restent, même si je sais que là où est Eric est le meilleur endroit, et que nous partageons une même espérance en la résurrection, attendant « de nouveaux cieux et une nouvelle terre où la justice habitera », où « la mort ne sera plus, et (où) il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur » ( 2 Pie.3v13 et Apoc.21v1, 4).

Merci Seigneur pour cette rencontre avec Eric !

 

 

« Car nous sommes sans pouvoir contre la vérité »

« Piqué » sur le compte twitter du Pasteur Gilles Boucomont (19/12/18)

« Nous avons dit non aux procédés secrets et honteux, nous nous conduisons sans fourberie, et nous ne falsifions pas la parole de Dieu, bien au contraire, c’est en manifestant la vérité que nous nous recommandons nous-mêmes devant Dieu à la confiance de tous ». (2 Cor.4v2)

« Car nous sommes sans pouvoir contre la vérité, nous n’en avons que pour la vérité » (2 Cor.13v8).

« Ceux qui sont remplis de l’Esprit se parlent »

La convivialité retrouvée ou comment parler ensemble de ce qui est édifiant et encourageant.
Affiche du film « Jimmy’s Hall » de Ken Loach, (2014)

Ceux qui sont remplis de l’Esprit se parlent et s’encouragent…..« par des psaumes, des hymnes et des cantiques spirituels », nous dit l’Ecriture. Ils chantent et célèbrent le Seigneur de tout leur cœur…. (Eph.5v18-19).

Et quitte à parler ensemble, profitez-en pour parler de Pep’s café! autour de vous.

Invitez vos amis, à l’heure du café du matin ou de l’après-midi, à prendre le temps d’une pause « Pep’s café! » sur ce blogue d’édification, deux à trois fois dans la semaine [mercredi, vendredi et samedi], pour échanger, partager, discuter, se laisser surprendre…. et découvrir à quel point Jésus-Christ est le « Dieu sauveur » et le « Dieu qui élargit », non seulement « hier », mais « aujourd’hui » et « toujours », comme à découvrir à quel point Il est concerné par toutes les réalités de la vie, et qu’il n’y a pas de domaine où il ne règne pas !

Pep’s café! : un blogue diversifié, proposant fidèlement, depuis 2013, des articles documentés et de fond et invitant très simplement son lecteur à pousser sa réflexion un peu plus loin ; un blogue témoignant d’une manière de parler de la foi, de sa foi.

Parmi les articles proposés : des méditations et études bibliques, des encouragements et conseils pour lire et étudier la Bible seul ou en groupe, des rencontres/grands entretiens avec des personnes engagées, des articles culturels et des analyses sur ce qu’est (s’)informer dans une perspective chrétienne, une revue de presse bimestrielle…..

 

En bonus, voici quelques heureuses (ou résultats de) rencontres avec des personnes engagées : 

Dans les coulisses de « Promesses », revue de réflexion biblique

« Ils ont aimé leur prochain », 4 ans après : interview exclusive de Nicolas Fouquet

Pep’s café a lu « un tête de nuage et vu son auteur, Erri de Luca

« Une année de grâce » : genèse d’un recueil de méditations quotidiennes

Ce que l’Eglise, communauté chrétienne, peut apporter à la génération Z : compte-rendu d’atelier

Et avec des témoignages de l’actualité de la Bible dans une vie

 

Dans la joie de vous lire prochainement !