Louer Dieu : c’est facile et compliqué « en même temps »

« Louez Dieu » ? Répondre à la question est un jeu d’enfant. Le vivre est plus compliqué…

« Louez Dieu », ça veut dire quoi ?

La réponse à cette question n’est pas difficile. Louer Dieu fait partie de notre vie : par son Esprit, Dieu fait monter en nous une reconnaissance de qui il est et pour qui il est. La louange est donc une attitude qui, tout à la fois, dit qui est Dieu et l’honore. C’est l’oeuvre du Saint Esprit en nous.

Nous trouvons dans les Ecritures plusieurs versets qui nous parlent de ce sujet :

  • Dans le Premier Testament, le livre de louange par excellence, c’est le livre des Psaumes. Les psalmistes invitent les fidèles à dire comment Dieu est bon, fidèle, puissant, miséricordieux et juste. Cet appel est lancé non seulement aux peuples, mais aussi à toute la création – les montagnes, la mer, la lune, les astres, le monde animal.
  • Dans le psaume 33, il est dit que la louange de Dieu est quelque chose qui est propre aux justes ; comme il est propre aux oiseaux de voler et aux poissons de nager, il est propre aux hommes droits de louer Dieu. Mais louer uniquement en paroles n’est pas ce que désire Dieu.
  • Dans le livre du prophète Esaïe, Il reproche à son peuple de le louer avec leurs bouches, tandis que leurs cœurs sont éloignés de lui (Esaïe 29:13).
  • Jésus reprend cette idée, en disant que « l’heure vient, et elle est déjà là, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité. En effet, ce sont là les adorateurs que recherche le Père » (Jean 4:23).
  • Dans ce même évangile, Jésus explique que le Père sera glorifié si nous portons beaucoup de fruit (Jean 15:8). Dieu attend donc de nous que nous le louions par nos actes. Et plus tard, l’apôtre Pierre écrira que même les non-croyants seront amenés à louer Dieu quand ils remarqueront notre « belle manière d’agir » (1 Pierre 2:12).

Alors, oui, il n’est pas si difficile de répondre à la question : « qu’est-ce que la louange? ». Ce qui est très compliqué, c’est d’appliquer cette réponse à notre vie de tous les jours.

La suite ici.

 

« Vivre sa jeunesse autrement : 20 défis pour ma génération », de Joseph Gotte

Un livre écrit tout en vérité, sensibilité, lucidité et humilité, dans un souci de justesse

« Vivre sa jeunesse autrement : 20 défis pour ma génération » est le premier livre de Joseph Gotte, paru le 10 octobre 2019 aux éditions Première Partie.

L’auteur, que j’ai eu l’occasion et la joie de rencontrer à plusieurs reprises, est un jeune chrétien de 22 ans, graphiste de formation et étudiant en entrepreneuriat. Il a également créé en 2016 le blog « Vivre sa jeunesse autrement », au travers duquel il exhorte les jeunes de son âge à vivre leurs « jeunes » années sainement.

Le titre éponyme de son livre sonne comme un défi. Tout d’abord, un défi d’écriture pour celui qui nous partage, lors de la soirée de lancement de l’ouvrage (le 11/10, à la librairie CLC de Paris), que « l’écriture n’a jamais été intuitive » ou même « innée », ni même « une perspective » pour lui. Jusqu’à ce que « Dieu le surprenne », en venant « faire tomber petit à petit (toutes) les étiquettes faussées » collées « sur (sa) vie ».

En 2016, il vit une profonde remise en question qui le pousse à s’interroger sur le sens de la vie. Joseph se met alors en quête de vérité et commence à lire de nombreux livres, ce qui était alors inédit pour lui. A travers ses lectures, il trouve peu à peu des réponses et prend goût à l’écriture.

Dans la continuité de son blog qui fête ses trois ans, il « développe ce nouveau rêve » : celui « de compiler ses réflexions et expériences pour d’autres » et de « publier les grâces de l’Eternel », à la manière du prophète Esaïe, dans un « vrai livre en papier ».

Paradoxalement, le « digital native » qu’est Joseph prend sa génération à contre temps, en l’invitant, à l’heure de la surinformation et de l’omniprésence de la vidéo, à « se déconnecter des flux d’informations et des notifications… », pour prendre le temps de saisir un « vrai livre », soit de « prendre le temps de perdre le temps », pour mieux se retrouver face à soi-même et face à Dieu.

Au-delà du livre, « qui, désormais, ne lui appartient plus », son désir est de voir le lecteur de sa génération prendre conscience de son identité et du sens de sa vie, pour oser faire la différence dans ce monde. Chacun est alors invité à faire un pas dans une quête personnelle de vérité, même si la foi n’est pas une réalité pour tous.

Citant Elisabeth Eliot – « la peur débute lorsque nous commençons à croire que toutes choses dépendent de nous », lui-même témoigne à quel point il est libérateur – libérateur de la peur et de l’échec – de se confier en Quelqu’un de plus grand que soi, Tout Puissant et plein d’amour. Etre (r)assuré du regard de Dieu nous libère ainsi de la peur du regard des autres.

L’autre défi, relevé par le jeune auteur, a consisté à se dévoiler et à s’exposer devant ses lecteurs, au risque de se rendre vulnérable. C’est ainsi que Joseph aborde le besoin de redevabilité (envers ses parents et ceux qu’il appelle « ses mentors »), la quête de sens, l’image de soi, l’orientation scolaire et professionnelle, les relations amoureuses, l’amitié, la vie spirituelle et la religion, la vocation et l’engagement sous toutes ses formes au service d’une cause et des autres (humanitaire, missionnaire ou politique)….sans oublier ses zones d’ombre, qui sont celles de nombreux adolescents, tels le harcèlement scolaire, sa lutte pour sortir de la pornographie, le piège de l’activisme et son addiction aux technologies.

« Vivre sa jeunesse autrement » a été pensé en 20 chapitres, comme l’indique son sous-titre. Chaque chapitre est introduit par une citation – autant de portes d’entrée à la culture populaire ou biblique – et habillé par une illustration symbolique, au parti pris graphique étonnant, en lien avec le contenu. Joseph débute à chaque fois par un vécu personnel, ce qui permet au lecteur de mieux s’identifier et de se sentir concerné par ce qu’il lit. Chaque témoignage introduit avec authenticité un enjeu et une thématique susceptible de toucher la jeune génération, laquelle est invitée à la réflexion et au défi, pour agir en toute conscience et cohérence.

Certes, il existe d’autres ouvrages s’adressant aux jeunes, les invitant à « vivre une vie pleine de défis » – tels « Génération Challenges » des frères Harris ou encore le récent « une vie de défis » de Benjamin E. et Nicolas B., de La Rebellution. Tous ces livres s’apparentent à la démarche du livre de Joseph, mais, comme me l’explique ce dernier, « Vivre sa jeunesse autrement » est unique 1)dans l’importance qu’il accorde au témoignage, 2)dans sa volonté de dresser des ponts avec la culture et les grands sujets de société (l’écologie, le consumérisme…), 3) dans son approche plus axée « évangélisation » qu’ « édification », à destination d’un public non encore chrétien ou même se croyant chrétien, et 4) pour sa vocation œcuménique, à destination des milieux catholiques (voire réformés) et pas exclusivement évangéliques.

Pour ma part, j’ai apprécié l’esprit du livre, écrit tout en vérité, sensibilité, lucidité et humilité, dans un souci de justesse.

Si l’ouvrage s’adresse d’abord aux jeunes lecteurs (de 16 à 22 ans environ), il peut être également apprécié par des lecteurs plus âgés comme une ressource susceptible de les rendre plus lucides, bienveillants et inspirés pour mieux dialoguer avec les jeunes.

A noter que les droits d’auteur sont intégralement reversés à l’ONG FREE, qui lutte contre le traffic sexuel en Roumanie et en Europe.

 

En bref :

Vivre sa jeunesse autrement : 20 défis pour ma génération, de Joseph Gotte. Editions Première Partie, 2019

Disponible dans toutes les bonnes librairies ou chez l’éditeur.

En bonus, l’histoire derrière le livre :

 

Voir aussi ce portrait dans La Croix : « Joseph Gotte, un fils de pasteurs certifié anticonformiste ».

Foireux liens de Novembre (36) : « mythes et légendes »

Les « Foireux liens » de Novembre : une édition qui nous donne l’occasion d’explorer et d’écorner quelques mythes….

Bonjour ! Vos « Foireux liens » tant attendus sont de retour ! Cette édition nous donne l’occasion d’explorer et d’écorner quelques mythes, qu’il s’agisse de la « pensée unique » et de la liberté d’expression, de la mémoire et de l’apprentissage, de « laisser agir notre colère pour se sentir mieux », de Greta Thunberg ou des 30 ans de la chute du mur de Berlin. Egalement au menu de ces « foireux liens » : fermetures d’églises en Algérie, laïcité, accusations de « prosélytisme », réforme de l’Assurance-Chômage et privatisations en France, conversions de célébrités au Christianisme, reconnaissance faciale …..

1) Fermetures d’églises en Algérie : « L’État invoque la loi, mais il existe d’autres explications »

Les autorités algériennes ont procédé à la mise sous scellés de plusieurs églises depuis le 15 octobre. Si ces fermetures n’ont rien d’exceptionnel, c’est surtout leur multiplication récente qui interpelle, d’autant plus qu’elles touchent principalement les églises protestantes de Kabylie.

2) La laïcité bousculée par le voile

Après trois semaines de polémiques ininterrompues sur le voile musulman, des représentants religieux s’inquiètent de voir poindre une définition plus rigide de la laïcité, qui voudrait renvoyer les religions au domaine strictement privé.

3) Réponse des AFP et du CNEF aux propos de Madame la sénatrice sur « les évangélistes ».

Lettre cosignée par la fédération nationale des associations familiales protestantes et le CNEF (Conseil National des Evangéliques de France) adressé à Madame la sénatrice Laurence Rossignol en réponse à ses propos sur les  » évangélistes  » sur France Inter.

4) Accusé de prosélytisme pour avoir fait étudier la Bible : « L’acharnement contre cet enseignant est aberrant »

L’Éducation nationale fait appel de la réhabilitation d’un professeur accusé de prosélytisme pour avoir fait étudier la Bible à ses élèves. Pour l’historien François Huguenin, le débat sur la laïcité souffre d’une confusion entre la religion en elle-même, et l’usage politique qui peut en être fait.

5) Ce n’est pas Eric Zemmour le problème mais la légitimité que lui confèrent les médias

« Je ne suis pas d’accord avec vous, mais je me battrai pour que vous ayez le droit de le dire » : la phrase de Voltaire que les défenseurs d’Éric Zemmour s’emploient à réactiver n’est-elle pas des plus commodes ?

Tout démocrate est pour la liberté d’expression, sauf à se l’octroyer de façon exclusive. Mais la question concernant Éric Zemmour, nouveau chroniqueur attitré de CNews n’est pas là. Elle est dans ce phénomène nouveau de notre société postmoderne : les modes de diffusion et de circulation de la parole. Toute parole personnelle, dès lors qu’elle se répand dans les réseaux sociaux et qu’elle est prise en relais par les médias d’information, devient ce qu’on appelle une « parole publique ». La question est : qu’est-ce qui légitime une parole publique ?

Ce n’est donc pas ses propos que l’on examine ici, mais leur légitimité comme parole publique.

Voir aussi https://philitt.fr/2019/10/11/ce-que-revele-le-mythe-de-la-censure-deric-zemmour/

6) Climat : Finissons-en avec Greta Thunberg (et avec les excuses foireuses)

Quand on peut lire ceci sur un certain site que je ne nommerai pas : « Je suppose que si on écoute un peu les nouvelles il est impossible de ne pas avoir entendu parler de Greta Thunberg et son discours extraordinaire(ment culpabilisant) aux Nations Unies [« culpabilisant » ? Pour qui ?]. Elle est certaine que la fin du monde c’est dans dix ans… Et la planète se fait faire la morale par une fillette (sic)de 16 ans…Sainte-Greta, une fillette de 16 ans… », l’on peut lire mieux ailleurs sur le même sujet : « Oui, arrêtons avec Greta Thunberg. Ça suffit. Personne n’a été autant injurié en public par notre classe politique et médiatique en ce siècle, pas même les terroristes les plus barbares, que Greta dans cet incroyable défilé compilé sur son compte Twitter. « Vestale fiévreuse », a vociféré l’un d’eux : mesdemoiselles, surtout suédoises, votre job c’est d’être sexy pour faire vendre des bagnoles. Compris ? ». Pour le grand public, ce qu’elle dit est nouveau, sorti de nulle part (…) Pour (les) écolos de terrain, (qui réunissent) depuis des décennies données, études, expériences de terrain, le phénomène Greta Thunberg ne change rien sur le fond. Son message ? Mais c’est (celui des écologistes). Sa présence n’est que la concrétisation du fait que l’alerte écologique venue de la science a fini par assez imprégner société pour que de telles figures émergent. Une tendance sans visage a fini par s’en donner une. Voilà tout. Elle n’apporte, si l’on peut dire, « rien » qu’un espoir nouveau d’être entendus ».

Voir aussi l’analyse du « rapport du club de Rome » par Jean-Marc Jancovici :

Le rapport Meadows & al. fait probablement partie, comme le rapport du GIEC sur le changement climatique aujourd’hui, de ces documents que 99% des personnes qui le citent n’ont pas lu, vu la quantité de conclusions que l’on attribue à ce papier dont on ne trouve pas trace lecture faite. Ainsi, il est fréquent d’entendre que le Club de Rome (en fait l’équipe Meadows) aurait « prédit » la fin du pétrole pour l’an 2000, ce qui n’est pas arrivé, et donc qu’il y a urgence à ne tenir aucun compte de ce travail prospectif, qui ne peut être qu’une oeuvre fantaisiste de quelques farfelus terrorisés par l’avenir. Mais il n’y a nulle trace d’une telle prévision sur la pénurie de pétrole en l’an 2000 dans ce rapport Meadows ! (…) En fait, non seulement ce rapport n’a pas « prédit » la fin du pétrole en 2000, mais il n’a pas plus prédit quoi que ce soit d’autre de manière précise. Sa seule conclusion forte est que la croissance matérielle perpétuelle conduira tôt ou tard à un « effondrement » du monde qui nous entoure, et que, même en étant très optimiste sur les capacités technologiques à venir, l’aptitude à recycler ou à économiser les matières premières que nous consommons, le contrôle de la pollution, ou encore le niveau des ressources naturelles (…), l’effondrement se produit avant 2100.

7) Aux États-Unis, les fous du climat

Parmi les soutiens farouches au climatosceptique Donald Trump, une majorité chrétienne conservatrice, dont des évangéliques. En Suisse romande, leur discours ne passe pas. Au contraire.La Haute école de théologie (HET-pro), institution protestante de sensibilité évangélique, organise en novembre prochain une journée d’étude sur l’environnement. Cette journée doit «donner à chacun la possibilité de se construire une position fondée bibliquement sur la question de l’écologie» à travers de nombreux exemples théologiques et pratiques. A mille lieues du climatoscepticisme de leurs coreligionnaires américains.

8) Berlin 1989-2019 : derrière la saga de la “Chute-du-Mur”

Le peuple de RDA ne s’était pas débarrassé du SED (et de la Stasi) pour être jeté en masse au chômage par le capitalisme de la RFA. C’est pourtant ce qui lui est arrivé….

9) « Je n’ai jamais vu ça, un durcissement aussi violent » : des agents de Pôle emploi « horrifiés » par la réforme

La réforme de l’Assurance-chômage entre en vigueur ce 1er novembre. 1,3 million de demandeurs d’emploi, dont les plus précaires, verront leurs indemnités baisser dans l’année qui vient. Basta ! a rencontré des agents de Pôle emploi qui décryptent le nouveau système et ses conséquences.

10) Privatisation d’Aéroports de Paris : les réseaux Macron en plein conflits d’intérêts ?

De la loi votée à l’Assemblée nationale privatisant Aéroports de Paris jusqu’aux acheteurs potentiels de l’entreprise publique, on retrouve les réseaux Macron à la manœuvre. Une forte interconnexion entre politique et intérêts privés qui pose question. La loi dite Pacte, pour « plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises », adoptée au printemps 2019, prévoit la privatisation d’Aéroports de Paris (ADP), de la Française des Jeux, mais aussi d’Engie et de GRTgaz, sa filiale en charge des gazoducs et des terminaux gaziers français.

11) Interdiction de la reconnaissance faciale : la lettre adressée par la CNIL à la présidence de la région PACA
La CNIL a  estimé que le dispositif de reconnaissance faciale installé à l’entrée de deux lycées de la région PACA était illicite au regard du RGPD. La situation provoque la fureur des élus locaux Christian Estrosi, Eric Ciotti et Renaud Muselier. Next INpact diffuse la lettre adressée par la CNIL à la présidence de la région PACA.

12) Mastodon, Diaspora, PeerTube… : des alternatives « libres » face aux géants du Net et à leur monde orwellien

En vingt ans, Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft ont investi notre quotidien, colonisé nos imaginaires, mis la main sur nos données personnelles. Peut-on leur échapper ? Pour chacun de ces services, les alternatives aux « Gafam » existent déjà, et rassemblent, pour certaines d’entre elles, plusieurs millions d’utilisateurs. Basta ! nous les présente.

13) Avez-vous une mémoire visuelle ou auditive ?

Nous pensons tous avoir des facilités plutôt dans l’une ou l’autre, mais c’est une idée reçue. Chaque information est traitée par plusieurs aires cérébrales. Pour apprendre et retenir mieux, il faut être capable d’étudier un sujet sous différents angles. Encore un neuromythe qui tombe !

14) Est-ce bénéfique de libérer sa colère ?

Un mythe existe : il est sain d’exprimer sa colère. Et s’il faut la libérer, quoi de mieux que de se lâcher sur un punching ball. Un coussin ! Mythe ou réalité ?  Lisez le résultat d’études sur le sujet.

15) Les droits culturels, un chemin vers l’altérité

Les « droits culturels » sont souvent méconnus. Pourtant, en permettant à chacun de composer sa manière d’être au monde, ils confèrent le droit de participer à la vie de la cité et rendent possible la relation, au-delà de nos différences.

16) Jésus, l’Eglise, et Kanye West

Tout le monde n’est pas enchanté de la conversion de Kanye West et de la sortie de son dernier album. Si ce n’est pas très étonnant venant des milieux athées, cela me pose des questions quand cela vient des milieux chrétiens. Et si nous apprenions plutôt à nous en réjouir ?

Voir aussi : Kanye West, Justin Bieber, que faire avec les conversions de célébrités ?

Quand une célébrité se réclame du christianisme, nous voyons se manifester une paire de réactions parmi les chrétiens. Certains se précipitent pour louer la superstar et pour partager, tous azimuts, les grandes choses qui sont dites au sujet de l’amour et de la grâce de Dieu. D’autres jettent un œil circonspect sur cette célébrité, répondant avec cynisme pour ce qui concerne les paroles et les actions de la star. Qu’y a-t-il sous la surface de ces réactions courantes ? Je me demande parfois si notre réponse à des conversions de célébrités n’en dit pas plus sur nous que sur les célébrités en question. Voici pourquoi.

17) Pourquoi tant de chrétiens ne veulent plus fréquenter nos églises ?

Au milieu des années 80, tous les chrétiens étaient fiers d’appartenir à une Église locale. Mais ça, c’était il y a 30 ans. Aujourd’hui, les chrétiens sans Église ne cessent d’augmenter. Ce n’est pourtant pas les Églises qui manquent, surtout si on ajoute toutes celles qui s’implantent ici et là. Alors, pourquoi l’idée d’appartenir à une communauté chrétienne locale déplaît-elle autant maintenant ?

Et le dernier pour la route :  Osez la Parole !

Nos choix de chants pourraient suggérer que c’est moi qui dis à Dieu pourquoi je suis là et ce que j’attends de Lui. On serait ainsi tombé dans une conception anthropocentrique de la louange. Cependant, si le but de la louange est de rencontrer le Dieu de la Bible, de l’entendre, de l’écouter, j’aimerais suggérer qu’écouter ses paroles plutôt que les nôtres ne peut qu’être bénéfique.

 

Ces « Foireux liens » sont terminés. J’espère qu’ils ont retenu toute votre attention. Prochaine édition en janvier.

« Aime, ma fille, aime ! » Résilience, amour et liberté

Un livre qui célèbre la résilience, l’amour et la beauté de la vie…

« Aime, ma fille, aime ! » est avant tout un cri. Le cri de celle qui ne peut plus taire la tragédie qu’elle a personnellement vécue sept ans auparavant au Cameroun.

En juillet 2012, son époux, Eric de Putter, un jeune théologien français, était assassiné au couteau à son domicile, sur le campus de l’Université protestante de Yaoundé, dans des circonstances mystérieuses, la veille de son retour pour la France. Un crime non élucidé à ce jour, les meurtriers et les commanditaires courant toujours. Homme bon et intègre, face au favoritisme et à la corruption ambiante (au sein même de l’Université !), Eric de Putter enseignait la théologie protestante. Marie-Alix, son épouse qu’il venait d’épouser, était enceinte de quatre mois de sa fille Rachel, quand il a expiré dans ses bras.

Sept ans plus tard, elle revient sur ce drame et sur la façon dont elle a pu rebondir, dans un récit et un témoignage autobiographique publié fin septembre 2019 aux éditions Ampelos.

« Aime, ma fille, aime ! » est aussi – et surtout – une « explosion de vie » – invitant sa fille Rachel, aujourd’hui âgée de sept ans, à emprunter « le chemin par excellence ». Face à la corruption, la bêtise et le racisme – lequel n’a pas de couleur – et en réponse au mystère et au scandale du mal, elle-même a choisi le mystère de l’amour et la beauté de la vie – « option courageuse et téméraire ».

Une leçon d’espérance pour toutes les filles et les femmes, notamment les mères seules « qui subliment le quotidien même dans l’adversité » (op. cit., p 196).

 

En bref : 

Aime, ma fille, aime ! Résilience, amour et liberté, de Marie-Alix de Putter. Ed. Ampelos, 2019

Un ouvrage que m’a offert gracieusement la librairie Jean Calvin de Paris « en service presse ». Qu’elle en soit remerciée !

Extrait : 

« Chère Rachel, tu auras bientôt sept ans. Cela fait longtemps que je voulais te raconter cette histoire et, je pense que le moment est venu. Je sais que tu aimes les histoires. Celle-ci est un peu spéciale. C’est celle d’une femme qui était censée être forte, imperméable aux malheurs. Cette histoire qui est la mienne, est aussi un peu la tienne et celle de tous ceux qui ont connu l’amputation de ce à quoi ils tenaient le plus. Et pourtant, à la fin, tu verras, elle parle aussi de détermination, de l’amour et de la beauté de la vie.

La mort est inéluctable. Les tragédies, elles, ne surviennent que dans la vie de quelques-uns. Ton papa a été tué à Yaoundé, au Cameroun, dans ce pays où j’ai passé mon enfance et mon adolescence, dans ce pays où j’ai vécu avec lui, où tu as été conçue, où nous avons famille et amis. Qui a fait ça ? Pourquoi ? Comment ça s’est passé ? Jusqu’à présent, je n’avais rien dit. Il fallait être forte et avancer. 

Vois-tu, être forte ne veut rien dire quand tout va bien. Les épreuves de vérité, ce sont les tourments. En lisant ces lignes écrites pour toi, tu comprendras d’où viennent ces principes que je te répète sans cesse, afin que tu les fasses tiens si tu les veux » (op. cit., pp1-2)

Interview de Marie-Alix de Putter sur Campus Protestant

« Mes Voies ne sont pas vos voies » : continueriez-vous à suivre Jésus si cela vous paraissait absurde ?

Un livre percutant et déstabilisant, propre à renverser nos manières de penser (et de voir) la persécution des disciples de Jésus-Christ partout dans le monde.

Une trouvaille salutaire que je dois à mon épouse, interpellée par le titre de l’ouvrage, lors d’une escale à la librairie Jean Calvin, à Paris. Ce livre, qui traite de la persécution des disciples de Jésus-Christ dans le monde sous un angle original, garde toute son actualité.

L’auteur, qui écrit sous le pseudonyme de « Nik Ripken », a choisi d’attendre 20 ans pour nous rapporter certains faits et témoignages, pour des raisons évidentes de sécurité.  Initialement parti avec les siens « pour aider » en Somalie dévastée par la guerre, il expérimente la réalité de la souffrance dans sa propre famille et affronte la destruction de tout ce qu’il se sentait appelé à faire, au point de se sentir parfois submergé par le mal. De quoi nous inciter à relativiser nos propres échecs !

Il traverse alors une profonde crise spirituelle et existentielle. Avec honnêteté et humilité, il nous témoigne sans fard de sa lenteur à croire et à comprendre les voies et les pensées de Dieu. A contre-courant du « story telling » triomphaliste et de toute vision romantique de la mission, Nik Ripken se pose – et nous pose – des questions troublantes :

Dieu promet-il vraiment la sécurité ? Les choses s’arrangent-elles toujours pour ceux qui lui obéissent ? Le Seigneur nous demande-t-il des sacrifices – de tout sacrifier ? Que se passe-t-il quand nos meilleures intentions et nos idées les plus créatives ne suffisent pas ? Dieu travaille-t-il dans les Zones les plus difficiles, les plus « ténébreuses » ? Nous demande-t-il de le rejoindre là-bas ? Comment peut-on dire que Dieu est bon au sein de telles ténèbres ? Comment peut-on dire que le Christ est victorieux alors que des amis proches meurent en martyrs ? Le Christ a-t-il vraiment toute autorité lorsque les circonstances disent le contraire ? Que veut dire Dieu quand il affirme que « ses voies ne sont pas nos voies ? » Permet-il à ceux qui l’aiment d’échouer ? Si tel est le cas, peut-il utiliser nos erreurs pour réaliser ses plans ? Pourquoi tant de chrétiens souffrent-ils sur la Terre ? Comment mettre fin à la persécution des chrétiens dans le monde ? Pourquoi, nous chrétiens occidentaux, ne sommes-nous pas persécutés ?

A la recherche de réponses à ces questions, les Ripken se rendent dans plus de 60 pays, à commencer par l’ex-URSS et la Chine, pour entendre l’histoire de plus de 700 hommes et femmes qui ont appris à être suffisamment forts et prêts pour marcher avec Jésus dans un environnement de persécution. Au bout du voyage, des réponses non moins troublantes, mais percutantes et déstabilisantes, propres à renverser nos manières de penser (et de voir) la persécution des disciples de Jésus-Christ partout dans le monde.

 

En bref : 

Mes voies ne sont pas vos voies : continueriez-vous à suivre Jésus, si cela vous paraissait absurde ? Nik Ripken. Ed. Portes Ouvertes/Excelsis, 2014. Disponible chez l’éditeur ou dans toute bonne librairie.

 

 

 

Foireux liens de septembre (35) : (in)cohérence des luttes

Les « Foireux liens » font leur rentrée en septembre

Bonjour ! Les « Foireux liens » font leur rentrée ! Au menu de cette 35ème édition : Amazonie, réforme des retraites, bioéthique, économie sous angle chrétien, lutte contre les violences faites aux femmes …..Bonne lecture !

 

1) L’Amazonie brûle. Le scepticisme flambe

Panorama : « La forêt du Midi aussi. Ça repousse et ça lui fait même du bien. » ; « Rien de nouveau. Mais ça permet d’attaquer un président souverainiste et qui défend les valeurs. Sinon comment vous expliquez cette hystérie alors que pendant des années les ONG n’ont rien dit ? » ; « Il y a autant d’incendies en Afrique et ça ne gêne personne. C’est bien la preuve que la forêt, en réalité, n’intéresse pas les écolos. ». « L’Amazonie n’est pas le poumon de la planète : un poumon ça absorbe l’oxygène, ça n’en produit pas ! » Voyons voir.

Voir aussi https://www.bastamag.net/Amazonie-incendies-deforestation-Bolsonaro-soja-boeufs-fazendeiros-corruption-peuples-autochtones

2) Baisse des pensions, creusement des inégalités : ce qu’annonce le projet de réforme des retraites

Les grandes lignes du projet de réforme de retraites de Macron ont été dévoilées en plein mois de juillet. Le passage au système à points, l’abandon du calcul sur les 25 meilleures années, et la possibilité d’un taux plein à seulement 64 ans auront une conséquence évidente : la réduction des pensions et le creusement des inégalités entre retraités, cadres et ouvriers, hommes et femmes. Tout en ouvrant un peu plus les retraites aux marchés financiers, via le système de la capitalisation.

L’argument des partisans d’un recul de l’âge de la retraite, on le connaît : l’espérance de vie augmente, donc il faut bien travailler plus longtemps pour financer la totalité des pensions. La logique semble imparable. Mais c’est oublier qu’espérance de vie et espérance de vie en bonne santé sont deux choses biens différentes……

3) « Bioéthique : les musulmans absents et les Evangéliques exclus des auditions »

C’est l’un des moments attendus du processus législatif sur la bioéthique. La commission spéciale chargée d’examiner le projet de loi a reçu le 29 août les représentants des cultes. En novembre 2012, les députés avaient reçus six représentants religieux pour entendre leur position sur le mariage entre personnes de même sexe. Cette année, ils ne seront que trois : Haim Korsia, Grand rabbin de France, Pierre d’Ornellas, archevêque de Rennes et responsable du groupe de travail des évêques de France sur la bioéthique, et François Clavairoly, président de la Fédération protestante de France (FPF).

PMA pour les couples de femmes et les femmes seules : la position de François Clavairoly

Auditionné lors de la commission spéciale bioéthique,  le  Président de la Fédération Protestante de France (FPF) se montre « réticent » à l’ouverture de la PMA à des femmes célibataires et aux couples de femmes. Il ne souhaite pas « encourager la fabrication d’enfants à la demande » et refuse « une médecine visant à satisfaire des souhaits ». Il dit « réticence et donc vigilance ».

4) Campus protestant fait peau neuve

Lancé le 18/10/17 à l’initiative de deux pasteurs également journalistes, Antoine Nouis et Jean-Luc Mouton, Campus protestant produit et met en ligne gratuitement des vidéos de conférences, de colloques, d’enseignements, de cours et de présentations de livres. Le site propose 5 rubriques thématiques : BibleThéologieEthiqueHistoireReligions, et 6 formats : Conférences et colloques, Les mots de la foi, Évangile du dimanche, En librairie, Cours et enseignements, 5 min pour comprendre. L’objectif : inciter tout un chacun à se former et à s’informer sur la pensée chrétienne de tradition protestante et sur les grands moments passés ou récents du Protestantisme et de ses composantes. Campus protestant est complété d’une chaîne YouTube, d’une page Facebook et d’un compte Twitter.

5) Comment étudier l’Economie sous un angle chrétien ?

Le sujet du Travail et de l’Economie est peut-être le moins abordé dans l’église évangélique, au point où l’on est persuadé que le christianisme et la Bible n’ont rien à dire sur notre modèle économique. Si jamais la Bible a quelque chose à en dire, c’est pour condamner le méchant socialisme et soutenir le « capitalisme » (mais allez savoir quelle définition…). Comment alors faire émerger une véritable vision chrétienne de notre étude de l’économie, en évitant les erreurs courantes dans les traitements évangéliques de l’Economie ? Un super article à ne pas manquer !

Voir aussi cette série sur les « emplois vains ».

6) Culte Michée France du 20 octobre : pour une économie généreuse

Une invitation à vivre un prochain culte Michée France du 20 octobre 2019 sur le thème de « L’économie généreuse » avec une emphase sur l’économie sociale et solidaire comme moyen pour l’Église de briller dans le tissu économique de la ville où elle se trouve. Plus d’infos sur

7) En panne ou épuisé : le burn out

« Essayons-nous de sauver le monde par nos propres forces ? »

Eglise de Nonza, Cap corse

 

8) Entendre l’appel de Dieu : pas sur portable !

[« Piqué » sur le blogue de Patrice de Plunkett, journaliste catholique]

 

 

 

 

 

9) (Le faux) évangile dit « de la prospérité » résumé dans cette vidéo :

10) (La) formation « Libérer » fait sa rentrée :

Libérer ! est une excellente formation certifiante à l’accompagnement spirituel, proposée par les Eglises protestante unies du Marais et de Belleville, à Paris. Libérer ! est avant tout destiné aux chrétiens de toutes dénominations (pasteurs/anciens, prêtres, et tout responsable « laïc » engagé dans un ministère) qui ont la volonté de s’engager en Eglise et/ou être renouvelés pour des ministères d’accompagnement spirituel, de relation d’aide et de conseil pastoral, incluant notamment les dimensions de la guérison spirituelle et de la délivrance. J’en parle ici.

Renseignement et inscription à la première session, qui aura lieu les 05 et 06 octobre 2019 à Paris, au palais de la femme.

11) Grenelle contre les violences faites aux femmes : Une pasteure baptiste réagit

Mardi 3 septembre, le Grenelle contre les violences faites aux femmes s’est ouvert à Matignon. Jusqu’au 25 novembre, il rassemblera acteurs de terrain, forces de l’ordre, familles de victimes et juristes. Joëlle Sütter-Razanajohary, pasteure de l’Église évangélique baptiste de Metz, s’exprime sur un fléau qui ne s’arrête pas aux portes des églises.

Lutte contre la violence faite aux femmes : l’incohérence

(Lu sur twitter) : « Incohérence pure que d’organiser d’un côté un #grenelledesviolencesconjugales afin que le corps des femmes ne soit plus martyrisé et de l’autre préparer le chemin de la #GPA qui transformera ce même corps en « supermarché à bébé » ! »

12) J comme … Jézabel ?

Beaucoup de femmes qui enseignent se sont déjà faites traiter de « Jézabel ». Il suffit pour s’en convaincre de lire les #thingsonlychristianwomenhear [#ChosesQueSeulesLesFemmesChrétiennesEntendent] sur Twitter ou de discuter brièvement avec des femmes en situation d’enseignement dans les Églises.

13) Hongrie : le christianisme de façade à l’index

Des églises rénovées et une rhétorique gouvernementale conservatrice qui s’appuie sur le christianisme : autant de paravents qui cachent en Hongrie une polarisation de la société avec un nombre croissant de sans-abri. Dans ce pays européen où le populisme bat son plein, reportage auprès de figures de résistance…

14) Le Grand Débat : Qui avait raison dans le conflit entre Paul et Barnabas ? 

Dans l’émission « Que dit la Bible », sur le blog Le Bon Combat, une question sur un passage bien connu du livre des Actes : « Qui avait raison dans le conflit entre Paul et Barnabas ? (Actes 15v36-40) Le fait que le récit suive Paul par la suite et le fait que l’Eglise ait recommandé Paul n’implique-t-il pas que c’est ce dernier qui avait raison ? » Afin de répondre à cette question, Guillaume Bourin traite des points suivants :  (1) Le contexte menant à ce conflit (2) Les motivations de chaque protagoniste (3) Peut-on réellement répondre à la question de départ ? (4) Peut-on réellement parler de conflit ou de division ?

15) « L’heure de vérité a sonné ». Grand mélomane, l’internaute « Jean-Luc 1er degré » a remarqué « que certains artistes ne se gênaient pas pour asséner des contre-vérités dans leurs chansons ». N’écoutant que son courage, il a décidé de nous les révéler sur twitter. « Et tant pis s’il faut écorner le mythe ! »

Ainsi, « Je me présente, je m’appelle Henri », affirme Daniel Balavoine dans « Le chanteur ». Son prénom n’est pourtant pas Henri mais Daniel.

U.S.A. for Africa signe un immense tube en 1985 avec « We are the World » (« Nous sommes le monde »). Un mensonge éhonté : le collectif ne réunit que 44 artistes alors que le monde compte 6 milliard d’habitants.

Dans « Rockollection » (1977), Laurent Voulzy déclare : « On a tous dans le cœur une petite fille oubliée. » En réalité, on a tous dans le cœur deux oreillettes et deux ventricules.

Etc…

16) Non, les jeunes ne sont pas de plus en plus violents ! Dix idées reçues sur la délinquance des mineurs

Les « jeunes délinquants » seraient plus violents, moins punis que leurs aînés. La justice serait à leur égard indulgente, lente, inefficace. Autant de préjugés non confirmés par les faits. Alors que la ministre Nicole Belloubet envisage de réformer par ordonnance la justice des enfants – donc sans débat parlementaire – voici dix idées reçues démontées par des professionnels du secteur.

Ce texte est issu du guide « Idées fausses sur la justice des mineurs : déminons le terrain ! 10 réponses pour en finir avec les préjugés ». Le texte complet est disponible à cette adresse.

17) Selon que vous serez médiatique ou misérable

Savez-vous qui a écrit de l’Abbé Pierre « Il est petit, épais comme un Juif version Buchenwald, porte des binocles pour mieux voir le fric (…) et une barbe de père Noël pouilleux qui serait resté trop longtemps à distribuer des cadeaux aux pensionnaires d’Auschwitz. Faut dire, vu le nombre de cheminées qu’il y avait là-haut, il devait y avoir du pain (grillé) sur ces planches qui ont servi à casser du Youpe, etc. » ? Ou bien encore à propos de la famine en Ethiopie « Après les six millions de Juifs soi-disant morts dans les camps en carton pâte que la Metro Goldwyn Meyer a fait construire un peu partout en Europe pour le compte (en banque) de quelques Juifs avides de pognon, on réinvente l’actualité pour renflouer les caisses de quelques dictateurs nègres dont le roseau de 30 cm ne suffit plus à aguicher les putains d’Adis-Abeba. » Et c’est encore le même qui a dit  « En fait, ces nègres maigres n’existent pas. Ce ne sont que les négatifs des photos truquées par les Juifs sur les prétendus camps de la mort. » ? Ces propos sont des écrits de jeunesse de Yann Moix. Révélés lundi par l’Express, ils étaient déjà   pardonnés dimanche par toute la communauté germanopratine, à commencer par son protecteur et mentor, BHL lui-même. Sauf que « l’indulgence pour l’erreur de jeunesse, il faut la plaider pour tous ou se taire ».

18) Signes, prodiges et miracles dans le Nouveau Testament

Une nouvelle série à suivre sur le blog de Timothée Minard, adaptation d’une conférence donnée lors de la cérémonie de clôture de l’Institut Supérieur de Théologie Évangélique (Antananarivo – Madagascar), le 13 juillet 2019.

Du même auteur : « la diversité des ministères : réflexions à partir d’Ephésiens 4 ».  La mention des « apôtres, prophètes, évangélistes, pasteurs et enseignants » en Éphésiens 4.11 est parfois utilisée pour organiser la vie de l’Église autour de ces « cinq ministères ». Cela a certes le mérite de questionner la tradition protestante qui s’est généralement focalisée autour du seul ministère de direction de l’Église locale, qu’il soit nommé pasteur ou ancien. Dans cet article, l’auteur montre néanmoins qu’il n’est pas forcément judicieux de se focaliser sur ces « 5 ministères », encourageant à retenir « l’esprit » de ce texte : celui-ci nous interpelle sur la nécessité de prendre en compte de la diversité des ministères, une diversité voulue par Dieu.

19) Taux élevé de fécondité en France : « Il faut chercher les explications ailleurs que dans la présence des immigrées »

Beaucoup de gens pensent que si le taux de fécondité est si élevé en France, […] c’est parce que les immigrées font beaucoup d’enfants. Les statistiques racontent une autre histoire. » Et ces chiffres balayent au passage plusieurs idées reçues

20) The Family… la face sombre d’un pseudo-évangélisme conquérant

Une enquête au cœur d’une organisation chrétienne conservatrice super secrète à Washington D.C. nommée The Fellowship Foundation, mais appelée en interne The Family. Selon Jeff Sharlet, l’auteur du livre publié en 2008 sur lequel se base la série, ses membres croient que « le vrai message du Christ n’est pas tant l’amour que la force ». Bien sûr, cela peut sembler quelque peu assez innocent au premier regard, enfin jusqu’à ce que tu réalises que l’organisation a beaucoup de pouvoir dans le monde entier, et qu’elle ne l’utilise pas vraiment forcément pour le meilleur…

Et le dernier pour la route :  Trouver des livres gratuits sur le web

 Certains parmi mes lecteurs me demandent parfois « où trouver des livres gratuits ». Personnellement, je n’en fournis pas, mais peux vous orienter vers certains sites ressources : ainsi, ce blogue au nom prédestiné, lequel fait la promotion et la catégorisation de livres électroniques chrétiens disponibles en français (près de 1000 ouvrages différents).

 

Ces « Foireux liens » sont terminés. J’espère qu’ils ont retenu toute votre attention. Prochaine édition en Novembre.

 

 

 

 

 

 

Lui, il vous baptisera du Saint-Esprit et de feu

« Le baptême de l’Esprit doit produire le fruit du Seigneur, sinon il est vanité ou illusion… » (Adèle Pélaz)

« Moi, je vous baptise dans l’eau en vue de la conversion ; mais celui qui vient après moi est plus fort que moi : je ne suis pas digne de lui ôter ses sandales ; lui, il vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu ». (Matt.3v11).

 

« Si nous n’avons pas le feu de Dieu, notre travail auprès des âmes est sans puissance. Le feu de l’Esprit Saint permet une démonstration de puissance de la part du Seigneur Jésus. Il peut renverser les forteresses de Satan dans les coeurs, convaincre de péché, de justice et de jugement.

Quand l’Esprit de Dieu rayonne sur le front du maître, l’élève comprend, saisit, et met son zèle à appliquer la leçon. Quand l’Esprit illumine le regard du prédicateur, il transfigure celui à qui la vérité se révèle !

Sans l’Esprit, sans ce rayon enflammé, notre vie serait languissante et sans intérêt. Mais si notre travail est traversé par le feu du Seigneur, toutes nos facultés seront renouvelées : l’imagination, la créativité, la foi, la volonté, le zèle…

Le baptême de l’Esprit doit produire le fruit du Seigneur, sinon il est vanité ou illusion. L’Esprit doit couler dans notre coeur et dans nos oeuvres, et le centre en est l’amour des âmes ! »

(Méditation d’Adèle Pélaz – 1850-1940 – IN Fillatre, Louis-Michel. Une année de grâce. Editions diffusion du Cèdre, 2016, p 185)

Eduquer à la paix : une urgence

A quelle condition peut-on avoir une paix durable…une « vraie paix » ?

Le 8ème Salon de l’Education chrétienne a eu lieu le week-end des 12-13 avril. Son thème était « Eduquer à la paix : quelles alternatives ? »

Plus qu’un thème d’actualité, éduquer à la paix est avant tout une urgence : « recherche la paix et poursuis-la », tel est l’impératif du psaume 34 de David, qui s’adresse à nous encore aujourd’hui. Et ce, d’autant plus que la paix ne nous est pas naturelle : il nous faut l’apprendre sans cesse, d’une génération à l’autre.

Ainsi, par exemple, pour commémorer le centenaire de la guerre de 1914-1918, les élèves de CM2 ont été invités à participer à un grand projet pédagogique national en Histoire-géographie et en Education aux médias, intitulé « les enfants pour la paix », avec des journées académiques prévues (« le printemps pour la paix ») en avril, dans le but de développer leurs connaissances sur la première guerre mondiale mais aussi à les amener à réfléchir et à débattre sur la notion de paix. Cela est fondamental, d’autant plus que la guerre de 1914-1918 s’est terminée par une fausse paix, laquelle a préparé la guerre suivante !

Ceci dit, pour paraphraser Jacques Ellul, le fait de parler sans cesse de paix est à la fois une bonne chose et un très mauvais signal. Car, écrit le penseur protestant, « quand on parle avec insistance d’une chose, c’est qu’elle n’existe pas »(1). Tant parler de paix est en soi révélateur que nous ne vivons pas la paix, quand bien même nous jouirions d’une relative tranquillité.

De fait, chaque génération doit redécouvrir et vivre la paix véritable, laquelle n’est pas l’absence de ce qui nous dérange, mais l’établissement de ce qui est juste et bon.

A ce sujet, et en guise d’illustration, voici une anecdote(2) de l’écrivain napolitain Erri De Luca, à l’époque où il était chauffeur de convois humanitaires en Bosnie, fin 1993, à la demande d’un groupe de catholiques d’Emilie-Romagne (Italie du Nord). Ces « pratiquants fervents recueillent toute une masse de dons spontanés dans leur région et les distribuent là-bas en différents endroits, chez les Bosniaques : catholiques, musulmans et Serbes, là où on en a besoin. Au milieu de cette guerre minutieuse dont les multiples fronts passent même entre deux maisons, ils cherchent un geste de paix et d’amitié. ils ne vont pas décharger leurs camions dans des dépôts(….)mais dans de nombreuses localités, apportant avec leurs marchandises de dépannage la valeur ajoutée d’un petit groupe, escorte solidaire ». Erri De Luca les accompagne, car, seul, reconnaît-il, il n’aurait « jamais trouvé ou même pas cherché la paix, la piste pour y accéder ». Il se contente de nous partager le témoignage exemplaire de ce petit groupe, qui a compris le sens de la prière et l’impératif du psaume 34 de David : « recherche la paix et poursuis-la ».

 

[Prochain billet mercredi prochain]

 

 

Note :

(1) Ellul, Jacques. Vivre et penser la liberté. Labor et Fides, 2019, p 157

(2) De Luca, Erri. L’ordre de D. IN Alzaia. Bibliothèque Rivages, 1998, pp 105-106

 

 

« Foireux liens » de mars (32) : « retour à la source »

Les « Foireux liens » de Mars : une actualité à temps et à contre-temps….

Bonjour ! Voici notre 32ème édition des « Foireux liens ». Au menu, des sujets économiques et sociaux, sociologiques, médiatiques et théologiques classés par ordre alphabétique : Attentats, Babel, contrôle médiatique, Dieu et nous, engagement et témoignage de l’Eglise, immigration, impôts, la Poste, les jeunes et l’information, santé et sécurité au travail, Trinité….

Bonne lecture !

 

Babel : plaidoyer pour la diversité culturelle

Et s’il fallait lire autrement la fameuse histoire de la tour de Babel ? À la suite des récits de Caïn et Abel et du Déluge, l’histoire de Babel (c’est-à-dire Babylone) a une portée théologique, présentant les suites de la rupture en Éden. Au-delà de l’événement, elle dénonce un phénomène récurrent au travers des âges. Ésaïe et l’Apocalypse, dans la suite des Écritures, évoqueront ainsi Babylone comme l’archétype de la cité orgueilleuse des hommes, en contraste avec Jérusalem, cité et montagne de Dieu. Le récit de Babel, bien compris, nous interroge sur notre rapport au monde et à la diversité culturelle.

Cinq mythes au sujet de la Trinité

Réfutations de 5 affirmations – qui sont autant de mythes – sur la Trinité : « c’est réservé aux experts en théologie », « une invention de l’église primitive », « ça sert à rien pour la vie spirituelle »

Comment La Poste tente de constituer une base de données géantes sur « tous les Français »

Une entreprise française sait beaucoup de choses sur vous : où vous habitez, quand vous déménagez, de combien de membres se compose votre famille, quel type de colis vous recevez et de qui… Cette entreprise, c’est La Poste, déjà connue pour revendre des fichiers d’adresses à des entreprises pour leurs prospections commerciales. Un nouveau cap pourrait être franchi : La Poste a racheté une start-up grenobloise spécialisée dans l’intelligence artificielle, qui permet de collecter et d’organiser des milliards de données personnelles.

Le Postillon, journal local isérois partenaire de Basta !, a enquêté sur ces pratiques. Ou comment l’ex-établissement public utilise sa position pour s’approprier un gigantesque patrimoine de données privées.

Comment les jeunes s’informent-ils ?

Une question à laquelle répond le Cnesco* (Conseil national d’évaluation du système scolaire) dans une enquête dévoilée fin février.

La plupart des jeunes s’informent (54% en 3e, 68% en Terminale), surtout par le biais de la télévision (à 80%). Viennent ensuite l’entourage, les réseaux sociaux, les vidéos en ligne. Qu’on ne s’y trompe pas « les élèves sont perspicaces », souligne l’enquête : ils ne font que très peu confiance aux réseaux sociaux et s’en remettent plutôt aux médias traditionnels. L’enquête pointe que les élèves issus de milieux défavorisés s’informent moins que les autres (46% contre 67% en 3e, 59% contre 78% en Terminale). Ils font aussi davantage confiance aux réseaux sociaux que les autres élèves. De manière générale « les enfants dont les parents ne s’intéressent pas à l’actualité sont moins nombreux à s’informer eux-mêmes ».

* supprimé et remplacé par un « Conseil d’évaluation de l’Ecole » sous tutelle du ministère de l’Éducation nationale, dans le projet de loi « pour une école de la confiance », actuellement en débat et adopté en première lecture à l’Assemblée nationale le 19 février. Le projet de loi sera examinée au Sénat dans un calendrier qui n’est pas encore connu, mais peut-être pas avant avril-mai, avant passage en commission mixte paritaire.(https://www.vousnousils.fr/2019/02/19/que-retenir-de-la-loi-pour-une-ecole-de-la-confiance-621003 ). Intégré en partie dans « les attributions actuelles du Conseil national d’évaluation du système scolaire »(CNESCO), ce conseil « permettra l’existence, pour la première fois, d’un système d’évaluation de toutes [les] écoles et [des] établissements ».

 

Comment une nouvelle « loi travail » pourrait bientôt s’attaquer à la santé et à la sécurité des salariés

Le gouvernement s’apprête-il à faire voler en éclat la législation sur les risques professionnels, censée protéger les salariés des atteintes à leur santé ? La ministre du Travail Muriel Pénicaud pourrait bientôt s’inspirer du récent rapport Lecocq pour modifier les lois actuelles. Ce dernier recommande d’assouplir plusieurs règles, notamment en renvoyant leur négociation à l’entreprise et non plus à la loi, dans la droite ligne des précédentes réformes. Et d’exonérer le plus possible la responsabilité de l’employeur en cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle. Syndicats, experts et associations de victimes craignent un grand retour en arrière. Explications.

Dieu a-t-il besoin de nous ?

Nous n’oserions jamais dire que Dieu a besoin de quelque chose, comme s’il avait un manque. Nous savons qu’il est Dieu, et qu’il se suffit donc à lui-même. Pourtant, je crains que souvent, dans notre manière de parler de Dieu ou dans certains de nos chants, nous laissons penser que Dieu a besoin de nous. (Au risque) de faire le rabat joie, mais voici des exemples qui me semblent ne pas refléter la manière dont la Bible parle de Dieu.

Dieu est-il contre les impôts ?

Une question qui implique des enjeux politiques forts si Celui qui gouverne l’univers doit servir de référence. Quelle est la position de Jésus : conservateur, ou libéral ? Et s’il y avait une troisième voie ?

Voir aussi « Que dit la Bible des impôts ? » 

Emmanuel Macron, le journalisme de cour et le contrôle des médias

Quand le Président de la république « réfléchit à voix haute » : son inquiétant projet de contrôle des médias.

Lors d’un échange avec quelques journalistes triés sur le volet, comme dans «l’ancien monde», le président a confié ses projets de mise au pas de la presse…

L’ensauvagement du web

À l’heure où plusieurs rédactions sont en ébullition suite aux révélations sur les agissements de la « Ligue du LOL », The conversation republie l’analyse d’Arnaud Mercier sur la propagation de l’agressivité en ligne.

L’ordre et les regrets

Le nouveau président brésilien Jair Bolsonaro, élu début janvier 2019, affiche ouvertement sa foi chrétienne. Les Églises – catholiques comme protestantes – ont eu un rôle déterminant dans cette élection. Mais peut-on se dire « pro-vie » tout en affichant autant de sympathie pour un candidat ouvertement pro-armes et anti-paysans ?

La (bonne) fiction stimule le cerveau

88% des Français sont lecteurs. Pourtant, peu d’études ont été réalisées sur le cerveau durant cette activité. L’une d’elles a montré que lire de la fiction littéraire améliore notre compréhension du comportement des autres, plus que la lecture de fiction dite populaire. Deux zones du cerveau sont stimulées et interagissent davantage. De quoi nous aider à choisir nos prochaines lectures

La méditation : le nouvel « esprit » du capitalisme ?

Comment cette pratique, qui fut longtemps associée (en Occident) à des conduites jugées « exotiques » voir excentriques, a-t-elle pu se retrouver légitimée par la science, l’économie et le politique ? Pourquoi un tel engouement et surtout qu’est-ce que ce succès peut-il nous dire en retour sur nos sociétés ? Trois éléments pouvant expliquer – bien que partiellement – les raisons de la diffusion de la méditation aujourd’hui.

La théologie face à l’amélioration de l’homme

La discussion théologique à propos de l’homme augmenté oscille entre deux arguments : d’un côté, le human enhancement est considérée comme un essai de playing God ou comme une conséquence de l’hybrisdes humains ; de l’autre, il passe comme une réalisation positive de la vocation de l’homme et de sa capacité d’intervenir sur la création, en la modifiant et en créant une culture. L’appréciation théologique d’un projet concret d’enhancement se fera cas par cas ; elle dépendra de plusieurs critères qui s’inspirent de l’anthropologie biblique, comme notamment le souci pour le corps et ses besoins, la lutte contre les maladies et les souffrances, le respect pour autrui qui ne doit jamais devenir une création ou une fabrication d’autrui, la protection des plus faibles, la justice et la prudence par rapport à des projets à risque.

Une passionnante contribution du théologien Karsten Lehmkühler dans la Revue d’éthique et de théologie morale 2015/4 (n° 286)

La Trinité est-elle une notion juive ?

Toutes les idées sur le Christ [=le Messie] sont anciennes : la nouveauté, c’est Jésus » : la Trinité chrétienne, « plus juive que grecque ».

La Trinité est-elle juive ? Cette question peut paraître iconoclaste. Le dogme de la Trinité et l’affirmation que Jésus est Dieu ne sont-ils pas précisément ce qui distingue le christianisme du judaïsme ? Pourtant, l’étude du judaïsme antique conduit à nuancer cette opposition confessionnelle : les idées théologiques ayant abouti à la formulation de la doctrine de la Trinité, comme la nature divine du Messie, sont acceptées par certains courants juifs de l’Antiquité avant même la naissance du christianisme.

Le débat du mois, sur la revue « Projet » : L’éducation a-t-elle un genre ?

Parler du genre permet de révéler les inégalités entre hommes et femmes. C’est aussi l’occasion de se confronter à ce qui nous est le plus intime : le rapport de chacun à son corps et les représentations transmises d’une génération à l’autre. Comment le fait d’être un garçon ou une fille influe-t-il sur l’éducation reçue à l’école ou en famille ? Ils et elles sont sociologues, historiens, éducateurs, chercheurs, philosophes, intervenants en milieu scolaire, parfois militants … et ont accepté de confronter leurs opinions…

Les Attestants ont quatre ans

Près de quatre ans après la naissance des Attestants, où en est le mouvement ? Quelle est sa place dans l’EPUdF ? Sa naissance a permis de limiter du moins en partie le départ de pasteurs et de fidèles après le synode de 2015. Mais en vue de quoi ? Pour vivre quoi dans notre Église qui, pour une large part ne comprend pas ce que représente ce mouvement. Sur cette question Pascal Geoffroy propose quelques réflexions à l’usage des Attestants dont il est membre, élu au conseil d’administration comme à usage de l’EPUdF dont il est un ministre.

“Les chrétiens face aux migrants”

Une enquête de Pierre Jova, co-fondateur de Limite et journaliste au Pélerin, sur un sujet qui déboussole tant de catholiques français…..

Nietzsche a-t-il tué Dieu ?

« Dieu est mort ! » : c’est sans nul doute l’expression la plus connue de Nietzsche, tirée du Gai savoir . Ainsi, Nietzsche est devenu le père des déicides libérés de l’esclavage du divin. Vous entendrez dire que grâce à Nietzsche, la science et l’homme ont échappé à l’emprise du divin. « Hommes, femmes, vivons pleinement, car Dieu est mort ! » Des blogs athées aux livres de Michel Onfray, tous, y compris les chrétiens, prennent cette affirmation pour argent comptant, comme si elle résumait une revendication anti-chrétienne de Nietzsche. Ce serait tout d’abord oublier le reste de cette fameuse citation….

Pour une approche réaliste de l’immigration

François Héran, sociologue, anthropologue et démographe français, directeur de recherche à l’INED et professeur au Collège de France sur la chaire « Migrations et sociétés », règle leur compte aux polémiques et aux discours irréalistes sur l’immigration.

Pourquoi l’Eglise ferait bien de ne « prendre position » sur rien
Parce qu’ il est contre-productif, voire dangereux de s’engager dans ces dénonciations, prises de positions et déclarations officielles que l’on demande de partout à l’Eglise.

Pourquoi notre relation avec Dieu est unique et précieuse

La défaite des israélites lors d’un bataille nous rappelle ce qui est vraiment important dans notre relation avec Dieu, à quel point elle est unique et précieuse. Mais comme les israélites nous pouvons passer complètement à côté de l’essentiel…Une méditation de 1 Samuel 4v1-11.

Pourquoi regarde-t-on la vidéo d’un homme qui en massacre d’autres ?

La vidéo du massacre de Christchurch en Nouvelle-Zélande, commis dans deux mosquées par un suprémaciste blanc, se revendiquant ouvertement identitaire et fasciste, s’est produite le 15 mars. Elle était encore en ligne le 16 mars au matin à 8h30 sur Twitter. Le lendemain de l’attentat. Elle était même la première qui ressortait lorsque l’on cliquait sur le hashtag #Christchurch dans l’onglet vidéo.

« Ce que nous tolérons indique ce que nous sommes vraiment ». Ce que nous tolérons à l’échelle d’une société dont nous ne cesserons jamais d’être acteurs même si nous avons l’impression de n’en être que spectateurs, ce que nous tolérons indique ce que notre société est vraiment. Le 15 Mars 2019 nous avons toléré qu’un homme se filme en direct en train de répandre froidement la mort sur une plateforme réunissant plus de deux milliards et demi d’utilisateurs.

Voir aussi les 4 réflexions du sociologue Sébastien Fath sur ces Attentats terroristes islamophobes

Qu’est-ce qu’une communauté inspirante ?

Parmi les communautés qui inspirent, questionnent et encouragent le pasteur Philippe Golaz dans son ministère, en voici une qui se définit et se distingue dans le fait que « laïc » est « un mot interdit », « honorer » « un mot-clé », « diversité » est « une réalité à vivre »…..

Quelles pédagogies pour quelles finalités ?

La notion de « pédagogies alternatives » recouvre des réalités hétérogènes et conduit à se poser des questions sur la finalité des pédagogies et de la mission de l’éducation.

Trop occupés pour aimer : vaincre l’indifférence et le consumérisme dans l’Église

A l’heure où les chrétiens sont pointés du doigt pour leur soutien dans la montée au pouvoir du nouveau président brésilien Jair Bolsonaro, ou encore dans l’affirmation de la mandature de Donald Trump à l’occasion des midterms, la perception du christianisme dans le monde semble en crise.

Aux yeux de beaucoup, l’amour du prochain et la défense des plus vulnérables paraissent s’éclipser pour laisser place au populisme, à l’homophobie ou encore au sectarisme. Une réaction naturelle et intuitive serait de critiquer un traitement médiatique défavorable, clairement caricatural (….) Mais ne passons-nous pas ainsi devant l’opportunité d’adresser un mea-culpa (« ma faute » en latin) ou de nous mettre aux bénéfices d’une remise en question ? Car si les fléaux évoqués précédemment ne sont pas les caractéristiques de la plupart des chrétiens qui (nous) entourent, un peu d’honnêteté (nous) pousse à affirmer qu’ils restent une réalité. Il apparaît plus que jamais nécessaire pour les chrétiens de renouer avec l’ADN de l’Église « primitive » !

Une réflexion de Joseph Gotte, à lire sur son blog, lequel encourage à « Vivre sa jeunesse autrement », pour livrer un nouveau regard sur le monde et présenter ce qu’être jeune chrétien signifie réellement aujourd’hui.

 

 

 

Ces « Foireux liens » sont terminés : merci d’avoir pris le temps de les lire attentivement. Prochaine édition en mai.

 

 

 

 

 

 

Vous n’êtes pas arrivés ici par hasard

Prendre le temps d’une pause « Pep’s café », c’est encore mieux à plusieurs ! Pour échanger, partager, discuter….

Vous n’êtes pas arrivés ici par hasard.

Ce sont vos questionnements et vos interrogations qui vous ont conduits sur ce blogue.
La question fondamentale reste celle-ci : pourquoi êtes-vous ici ? Que, ou plutôt : qui cherchez-vous ?
 
Profitez de cette « pause pep’s café » pour explorer et découvrir : 
 
un blogue diversifié, proposant des articles documentés et de fond et invitant très simplement son lecteur à pousser sa réflexion un peu plus loin*.
 
un blogue témoignant d’une manière de parler de la foi, de sa foi*.
 
En vous souhaitant une bonne visite enrichissante et édifiante sur Pep’s café le blogue, et dans la joie de futurs échanges avec vous ! 

* Selon ce que de fidèles lecteurs et abonnés en disent…