« Read it (again) » : 5 méditations (et un bonus) pour célébrer et donner tout son sens à Pâque/Pessah

Faisons la fête : Notre Pâque a été sacrifiée pour nous. (I Corinthiens 5v7).

Cette année, Pessah et Pâque(s) tombent aux mêmes dates, ce qui est un phénomène très rare. Ainsi, alors que les Juifs célèbrent Pessah du 19 avril au soir jusqu’au 27 avril, les chrétiens d’Occident célèbrent Pâques le dimanche 21 avril et les chrétiens d’Orient le dimanche 28 avril.

S’y préparer est l’occasion de redécouvrir des billets déjà publiés à ce sujet sur Pep’s café, pour comprendre le sens de (la) Pâque(s) et vivre cette fête de façon la plus biblique possible :

Deux lectures originales pour Pâque(s), à partir de l’Évangile selon Jean :

« C’est maintenant ou jamais où se décide le sort de ce monde » et « deux verbes et une phrase-clé pour comprendre » des paroles du Seigneur Jésus-Christ…. »dures à entendre » !

Si demain, ton fils te demande « que signifie ceci ? » que lui répondras-tu ?

Vivre l’esprit de (la) Pâque(s)

Et parce que Pessah/Pâque(s) commémore une libération, il est important de comprendre de quoi chacun doit être libéré et qui nous libère aujourd’hui.

Le savoir nous conduit à remercier notre Libérateur pour toutes ses oeuvres de libération. Voici une façon quelque peu « décoiffante » de le faire !

Hag Pessah Sameah ! « Le Seigneur est réellement ressuscité ! »

La question « théo » du mois : Dieu va-t-il détruire la Terre lors du retour de Jésus-Christ ?

Nommez ces marques ; nommez ces plantes (Source : Adbusters)

Il y a quelques années, j’ai eu l’occasion de proposer ce test « nommez ces logos, nommez ces plantes » à trois leaders d’église évangélique, respectivement âgés de la vingtaine, 30 et 50 ans. Evidemment, si les trois ont su rapidement (en quelques secondes) nommer les marques, ils ont eu quelques difficultés pour nommer ne serait-ce qu’un quart des plantes. Mais le plus éloquent a été leur incapacité unanime d’en tirer des conclusions théologiques, sociologiques et pratiques (en gros, ils « ne voyaient pas le problème », « n’y pouvant de toute façon rien »), estimant les enjeux écologiques « secondaires »….Ils ne sont sans doute pas les seuls parmi les chrétiens évangéliques.

Pour nous aider à discerner la portée de cet enjeu, voici une question « théo » posée sur le site « 1001 questions » : « lors du retour du Seigneur, la Terre sera-t-elle régénérée ou bien complètement détruite, puis remplacée par la Jérusalem céleste ? »

Comme l’explique le répondant, « certains passages de l’Ecriture abordant la fin des temps décrivent une sorte de destruction totale, effectivement, comme dans la 2e lettre de Pierre, au chapitre 3, qui rappelle le précédent du déluge. Mais ce qui disparaîtra, est-il précisé au v.10, ce sont les éléments célestes (les astres etc), qui désignent, dans ce langage codé qu’est le style dit « apocalyptique », l’ordre actuel du monde. Les astres y figurent les puissances spirituelles qui prétendent le régenter à la place de Dieu (comparer avec Marc 13,24-25). La Terre et ce qu’elle contient sera, pour sa part, jugée, toujours selon le même verset. Ce passage de l’épître (de Pierre) se termine par le célèbre « nous attendons de nouveaux cieux et une nouvelle terre où la justice habitera », au v 13.

L’adjectif utilisé dans le texte grec original pour « nouveau » est kainos, ce qui est « renouvelé », et non neos, ce qui est neuf, au sens d’inédit. Autrement dit, ce n’est pas un autre monde que le Seigneur prépare par son règne à venir, c’est ce monde abîmé, blessé, en souffrance, marqué par le mal et la mort, mais qu’il vient totalement relever, purifier, transformer, délivrer (1)…..Le jugement du monde ancien est intervenu à Golgotha, à la mort de Jésus[…..] et la nouvelle création a commencé le 3e jour après, au matin de sa Résurrection ».

De fait, loin d’être « secondaire », cette question est en réalité très pertinente, entraînant une réponse aux conséquences pratiques très importantes, comme nous pouvons le constater en lisant la suite de l’explication du répondant sur 1001 questions.
Note : 
(1) Nous retrouvons la même idée dans « Dieu, l’écologie et moi » de Dave Bookless, directeur théologique d’A Rocha, selon laquelle, à la fin des temps, Dieu ne va pas détruire ou anéantir la terre, mais va plutôt la renouveler et la purifier. Et comme toute bonne orthodoxie entraîne une bonne orthopraxie, de telles convictions théo-écologiques, fondées bibliquement, entraînent plusieurs conséquences pratiques, liées à la formation de disciple, la louange, le style de vie et la mission.

 

« Inculture au poing » : Qu’est-ce que la Bible ? Un moyen de grâce

La Bible est « un moyen de grâce », « dans la logique de l’incarnation ; « un moyen terrestre, de notre réalité ici-bas par lequel Dieu lui-même agit » (Source : Rawpixel)

« Qu’est-ce que la Bible, et comment comprendre sa nature spécifique qui, selon les confessions chrétiennes, lui donne un rôle unique parmi tous les autres livres ? » questionne Karsten Lehmkühler, professeur de théologie systématique à la Faculté de théologie protestante (Strasbourg), lors du 4ème Forum annuel des Attestants qui s’est déroulé à Paris, le 2 février 2018, sur le thème : Qui parle ? Quand nous lisons la Bible… « Pour (nous permettre d’)avancer », il nous pose « une autre question, plus facile peut-être : dans une dogmatique chrétienne, où placer notre question, à savoir celle de la Parole de Dieu ? Dans les « prolégomènes » ? dans la pneumatologie ?

Les prolégomènes traitent des méthodes de la dogmatique. Ils présentent l’Écriture Sainte comme critère de la dogmatique, étudient la relation Parole-Écriture et proposent une réflexion herméneutique.

La pneumatologie parle de l’Esprit Saint comme un sujet agissant qui opère ses œuvres dans le croyant.

Si nous plaçons la réflexion sur la Bible dans le cadre de la pneumatologie, nous indiquons toute de suite que la Bible est un moyen par lequel l’Esprit de Dieu s’exprime. Les anciens dogmaticiens parlaient à cet endroit de certains moyens de l’Esprit : les moyens de grâce »

Une telle expression ne se trouve pas dans la Bible mais, précise Jean-Philippe Bru, professeur-coordinateur de théologie pratique à la Faculté Jean Calvin (Aix-en-Provence), « elle est utilisée pour désigner les moyens extérieurs (« humainement perceptible ») que Dieu a choisis pour communiquer sa grâce à son peuple ». Et « bien qu’une définition large puisse inclure des moyens comme l’Église, la prière ou la communion fraternelle, la définition traditionnelle en limite le nombre à trois : la Parole et les sacrements (c’est-à-dire le baptême et la cène). Cette définition stricte fait une distinction entre « moyen » de grâce et « fruit » de la grâce ». En effet, « bien que Dieu puisse se servir de la prière et de la communion fraternelle pour nous fortifier, elles sont d’abord des fruits de la grâce, alors que la Parole et les sacrements sont d’abord des moyens par lesquels Dieu fortifie son peuple ». Une distinction pertinente, vu que, selon Jean-Philippe Bru,« chez les évangéliques, ce n’est pas le sacramentalisme qui menace la suffisance des moyens de grâce, mais une certaine confusion entre les moyens de grâce et les fruits de la grâce »

D’autre part, souligne Karsten Lehmkühler, ces « moyens de grâce que sont la Parole et les sacrements peuvent même devenir les notions clé dans la définition de l’Église, laquelle Eglise, selon l’article 7 de la Confession d’Augsbourg « est l’assemblée des saints, dans laquelle l’Évangile est enseigné dans sa pureté et les sacrements sont administrés dans les règles.» 

Un tel « moyen de grâce » est toujours une donnée de ce monde, accessible pour nos sens, comme l’eau du baptême ou le pain et le vin de la Sainte cène. Ainsi, les théologies luthérienne et calvinienne soulignent (toutes deux !) que dans le sacrement, une réalité corporelle devient véhicule d’une réalité spirituelle, à savoir porteuse de salut offert par Dieu. Les données de la création sont ainsi valorisées : la matière physique est nécessaire pour pouvoir célébrer le sacrement, puisque ce sont la matière (elementum) et une parole divine (verbum) qui se marient et qui constituent le sacrement : « Sacramentum est invisibilis gratiae visibilis forma », le sacrement est la forme visible d’une grâce invisible. Il en va de même pour la Bible comme Parole de Dieu : il s’agit d’un moyen de notre monde ici-bas, relevant du concret (un texte, un livre, et surtout une voix humaine qui lit ce texte ou qui fait une prédication sur ce texte : « viva vox »). C’est donc un moyen terrestre, de notre réalité ici-bas par lequel Dieu lui-même agit.

Ainsi la Parole de Dieu peut être comparée à l’incarnation et aussi aux sacrements. On pourrait parler ici d’une logique de l’incarnation : Dieu assume la concrétude du monde créé ; il s’en sert pour entrer en relation avec nous ».

Question subsidiaire : si la Bible est « un moyen de grâce, dans la logique de l’incarnation », est-il cohérent et pertinent de la lire sur téléphone/en ligne, pratique dématérialisée et désincarnée s’il en est ? 😉

A vous la parole !

 

« De qui est cette effigie ? » (2)

Dieu dit : « Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu’il soumette les poissons de la mer, les oiseaux du ciel, les bestiaux, toute la terre et toutes les petites bêtes qui remuent sur la terre ! » Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa ; mâle et femelle il les créa. Dieu les bénit et Dieu leur dit : « Soyez féconds et prolifiques, remplissez la terre et dominez-la. Soumettez les poissons de la mer, les oiseaux du ciel et toute bête qui remue sur la terre ! »  (Gen.1v26-28)

« L’image de ce que (l’homme) est, et de ce qu’il représente doit décider de sa destinée. Il a été créé à l’image de Dieu et lui appartient. Il a été créé pour prier Dieu », publions-nous ici-même la semaine précédente. Mais quel rapport entre le fait de « représenter Dieu » et la prière, nous demandions-nous ?

Selon Andrew Murray, la prière fait partie intégrante de cette merveilleuse ressemblance d’origine divine et est à l’image et la ressemblance (1) terrestre de la communion qui existe entre le Père, le Fils et le Saint-Esprit (2).

Plus nous méditons sur ce que représente la prière, plus nous méditons sur sa merveilleuse puissance auprès de Dieu, plus nous sommes portés à nous demander ce que l’homme est en réalité. Qui est l’homme pour que Dieu lui accorde une telle influence auprès de Lui au ciel ? Le péché nous a tellement avilis que nous n’avons plus la moindre notion de ce que nous sommes vraiment ou de ce que nous devrions être. Nous devons nous tourner vers le récit de Dieu sur la création de l’homme pour découvrir le but véritable de la création. C’est dans Genèse aussi que nous retrouvons les qualités dont Dieu a revêtu sa créature pour lui permettre d’atteindre le but fixé par lui.

La destinée de l’homme a été clairement établie par Dieu dès l’instant de la création. Sa destinée était de peupler la terre et d’établir sa domination sur tout ce qui existe sur la planète. Ces expressions nous démontrent que la destinée de l’homme était de représenter Dieu et de gouverner le monde entier. L’homme devait agir [au nom de Dieu] en qualité de vice-roi (gouverneur). Etant lui-même soumis à Dieu, il devait garder toutes choses soumises à Dieu (….). La position que l’homme devait occuper et la puissance dont il devait disposer se devaient d’être à la mesure de sa destinée.

(….) L’homme, en qualité de représentant de Dieu, devait donc gouverner le monde. Tout aurait dû s’accomplir selon la volonté et l’autorité de l’homme. Suivants les conseils et les requêtes de l’être humain, le ciel aurait répandu de bien riches bénédictions sur la terre. La prière était le canal naturel, le moyen de communication direct, pour assurer et maintenir une relation constante entre le Roi dans les cieux et son fidèle serviteur (….). Les destinées de la terre étaient confiées aux désirs de l’homme et à sa volonté, par la puissance de la prière.

[L’homme devait donc gouverner la terre comme représentant de Dieu, agissant au Nom de Dieu et comme Dieu, mais pas sans Dieu, et non pas dans le but d’asservir/détruire la création]

Hélas ! Le péché a tout changé. La chute de l’homme a entraîné la malédiction de Dieu sur toute la création. Mais grâce à la rédemption, le début d’une glorieuse restauration de la dignité humaine a déjà pu se réaliser. C’est en considérant tous ces faits, que nous pouvons voir quelle puissance se dégage de la prière du fidèle serviteur de Dieu, une force assez puissante pour influencer les destinées de ceux qui entrent en contact avec le Seigneur. Nous pouvons le constater avec Abraham, lorsque Dieu a décidé de se former un peuple duquel seraient issus des rois (…..).

Voilà ce que devait être la destinée de l’homme, suivant les desseins de Dieu. En plus de nous révéler cette destinée, les Ecritures nous démontrent aussi comment Dieu avait pu confier à l’homme une œuvre aussi élevée, [en le créant] à sa propre image. Dieu n’avait pas imposé de décrets sans confier à l’homme une aptitude correspondant à ses lois [« Justice et droit », « bonté et fidélité » cf Ps.89v15]. Etre à l’image de Dieu et dominer (…) ne pouvait être possible pour l’homme à moins qu’il ne fut d’une essence compatible à celle Dieu. Il existait donc un accord et une harmonie internes entre Dieu et l’homme. Il y avait chez l’homme un début de ressemblance avec Dieu qui lui donnait une capacité réelle, une aptitude lui permettant de devenir le médiateur du monde devant Dieu. L’homme devait être prophète, sacrificateur et roi, pour interpréter la volonté de Dieu, pour représenter la nature dans ses besoins, pour recevoir et dispenser les richesses de Dieu. C’était sa ressemblance à Dieu qui rendait l’homme capable de porter la règle divine. Il ressemblait véritablement à Dieu ; il pouvait comprendre et interpréter ses plans, et il devait les accomplir. C’est pourquoi Dieu lui avait confié ce merveilleux privilège qui lui permettait de tout demander et de tout obtenir.

Le péché a « frustré » les plans de Dieu pour un certain temps, mais la prière est demeurée ce qu’elle était avant la chute de l’homme. La prière représente la preuve tangible de notre ressemblance à Dieu, elle reste le véhicule de notre communion avec l’infini et l’invisible (…). La prière n’est pas seulement un cri d’appel à la pitié, elle est la plus haute expression de l’homme conscient de ses origines divines, conscient d’avoir été créé pour exécuter les décisions de l’Eternel. La grâce a restauré ce que le péché a détruit. Ce que le premier Adam a perdu, le deuxième l’a reconquis. En Jésus-Christ, l’homme reprend sa première place, et l’Eglise qui demeure en Christ hérite de la promesse : demandez…et vous le verrez s’accomplir.

Une telle promesse ne peut en aucun cas servir premièrement à des fins personnelles. Elle s’adresse aux sarments qui portent du fruit (…) ceux qui demeurent en Christ (….), ceux qui ne vivent que pour l’œuvre et la gloire du Père. A tous ceux-là, il a été donné de comprendre comment la nouvelle naissance les a ramenés sur le chemin de leur destinée originale, et de comprendre aussi comment l’image de Dieu et sa ressemblance a été restaurée en eux (….).

Tout avait été confié à l’homme, parce qu’il avait été créé à l’image de Dieu sur la terre. Et tout est tombé avec lui dans sa chute : la création tout entière souffre et gémit…mais l’homme a été racheté, la restauration de sa première dignité a débuté. Et la grande pensée de Dieu, son but éternel et la venue du royaume [ou du règne de Dieu] dépendent de son peuple. Nous devons demeurer en Christ, prendre position en lui, le Souverain sacrificateur, et prier avec assurance devant Dieu. Effigie de Dieu, représentant (de) Dieu, l’homme racheté doit déterminer l’histoire de cette terre par ses prières. L’homme a été créé, il a été racheté pour prier et il doit dominer par la prière !(2)

 

Notes :

(1) Notons que Dieu souhaite au départ créer l’humain « à son image » et « selon sa ressemblance ». Cependant, il s’avère que l’homme n’est créé « qu’à l’image de Dieu », et non « à sa ressemblance ». (Gen.1v27). Que nous manque-t-il pour qu’à l’image s’ajoute la ressemblance ? Une réponse à ce manque se trouve en 1 Cor.15v45-49 : vivre en homme spirituel !

(2) D’après « De qui est l’effigie ? » IN Andrew Murray. Voici comment vous devez prier : méditations sur la prière. Distributions Évangéliques du Québec, 1982, pp 105-110.

 

 

 

De qui est cette effigie ?

De qui est ton effigie ? De la réponse à cette question dépend ta destinée ! (« Denier de Tibère », empereur romain à l’époque de Jésus)

« Ils lui présentèrent un denier. (Jésus) leur demanda : de qui sont cette effigie et cette inscription ? » (Matt.22v20)

« Puis Dieu dit : faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance » (Gen. 1v26)

« De qui est cette effigie ? »

C’est par cette question que Jésus réussit à déjouer ses ennemis qui voulaient le prendre en défaut. Il trancha ainsi la question du tribut à payer. Cette question et le principe qui en découle peuvent être appliqués d’une façon plus générale et universelle. Et nous pouvons l’appliquer encore davantage à l’homme lui-même.

L’image de ce qu’il est, et de ce qu’il représente doit décider de sa destinée. Il a été créé à l’image de Dieu et lui appartient. Il a été créé pour prier Dieu »(1).

Quel rapport entre le fait de « représenter Dieu » et la prière ? Nous le saurons mercredi prochain !

 

 

 

Note :

(1) « De qui est l’effigie ? » IN Andrew Murray. Voici comment vous devez prier : méditations sur la prière. Distributions Évangéliques du Québec, 1982, p 105.

 

L’action du mois : soyons « des hommes de la Parole et de parole » (2)

Il n’est jamais trop tôt pour devenir « un homme de la Parole » !

Cette « action du mois » est en réalité celle de toute l’année !

Chers frères, encourageons-nous encore, cette année, à être premièrement des hommes de la Parole, surtout quand il peut paraître anti-spectaculaire d’étudier, méditer et partager la Bible seul ou en groupe.

Puissions-nous déclarer, à l’instar d’Adolphe Monod(1802-1856), que toutes nos recherches et nos études, « soit de l’Ecriture, soit de notre propre cœur, et que toutes les discussions [sur les forums ou IRL] relatives à l’inspiration et l’autorité divine de la Parole de Dieu », n’auront fait que nous « confirmer dans la conviction inébranlable » que « quand l’Ecriture Sainte parle, c’est Dieu qui parle ! » [Et que Dieu ne cesse pas d’être Seigneur quand Il parle]

« Et que, quand elle proclame sa volonté, la voie du salut, les grandes doctrines du péché, de la grâce du Père, du Fils et du Saint-Esprit, ce qu’elle nous dit n’est pas moins véritable et moins assuré que si le ciel s’ouvrait au-dessus de nos têtes en cet instant, et si la voix de Dieu retentissait comme autrefois en Sinaï, nous disant les mêmes choses »(1).

Jérémie disait : « J’ai recueilli tes paroles, et je les ai dévorées; Tes paroles ont fait la joie et l’allégresse de mon coeur; Car ton nom est invoqué sur moi, Éternel, Dieu des armées » (15v16)

Cette Parole de Dieu n’est pas inaccessible – ni trop haute dans le ciel, ni trop bas dans l’abîme – mais « elle est tout proche de nous, dans notre bouche et dans notre cœur, pour que nous la mettions en pratique » (Deut.30v11-14 et Rom.10v8).

De là, soyons aussi des hommes de parole et soyons de ceux qui ont la joie d’aller au bout – et d’achever – ce qu’ils ont commencé. Soyons des hommes à la ressemblance de Dieu, lequel, qui a constaté à chaque étape de Sa création que « c’était bon » (Gen.1v4, 10, 12, 18, 21, 25)et même « très bon » (v31) au final, « a achevé Son œuvre qu’Il avait faite au septième jour ». C’est ainsi qu’ll a pu « se reposer de toute Son œuvre qu’Il avait faite » (Gen.2v2-3).

Soyons confiants qu’Il est aussi puissant pour faire Son œuvre en nous, et qu’Il poursuivra et achèvera ce qu’Il a commencé en nous. Livrons-nous avec espérance à l’action de Sa puissance créatrice !

« Toute Ecriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, pour réfuter, pour redresser, pour éduquer dans la justice, afin que l’homme de Dieu soit accompli, équipé pour toute oeuvre bonne » (2 Tim.3v16-17)

 

 

 

Note :

(1) D’après « L’Ecriture » d’Alfred Monod. Méditation datée du 10/01 et joyau découvert dans ce recueil de méditations journalières commencées depuis début janvier. Le recueil a pour auteur principal Louis-Michel Fillatre, et s’intitule « Une année de grâce » (éditions du Cèdre, 2016)

« Viens, toi, règne sur nous » : la leçon de la parabole des arbres (Juges 9v8-15)

« Qui est le chef ? » Une telle demande est le reflet d’un certain état spirituel, comme de (l’in)conscience collective, d’un peuple

« Comment puis-je impacter » est une préoccupation qui peut être légitime, mais susceptible de s’avérer angoissante sur le long terme.

Si vous vous posez, comme moi, ce type de question, voici une étonnante et percutante parabole (ou fable) pour nous. Écoutons :

« Les arbres partirent pour oindre un roi et le mettre à leur tête. Ils dirent à l’olivier : ‘‘Règne sur nous.’’ Mais l’olivier leur répondit : ‘‘Comment pourrais-je renoncer à mon huile, qui me vaut l’estime de Dieu et des hommes, pour aller m’agiter au-dessus des arbres ?’’ Les arbres dirent alors au figuier : ‘‘Viens, toi, régner sur nous.’’ Mais le figuier leur répondit : ‘‘Comment pourrais-je renoncer à ma douceur et à mon excellent fruit pour aller m’agiter au-dessus des arbres ?’’ Les arbres dirent à la vigne : ‘‘Viens, toi, régner sur nous.’’ Mais la vigne leur répondit : ‘‘Comment pourrais-je renoncer à mon vin, qui réjouit Dieu et les hommes, pour aller m’agiter au-dessus des arbres ?’’ Alors tous les arbres dirent au buisson de ronces : ‘‘Viens, toi, régner sur nous.’’ Et le buisson de ronces répondit aux arbres : ‘‘Si vous voulez vraiment me sacrer roi et me mettre à votre tête, venez vous réfugier sous mon ombrage. Sinon, un feu sortira du buisson de ronces et dévorera les cèdres du Liban. (Juges 9v8-15)

« Les Arbres partirent pour oindre un roi et le mettre à leur tête… » (v8)(1). Une bien drôle d’idée, d’ailleurs : pourquoi les arbres chercheraient-ils un roi, alors qu’ils sont heureux et libres ?

Pas fous, ceux qui sont sollicités refusent, ayant d’autres priorités que « d’aller planer sur les arbres » : 

L’Olivier, parce qu’il ne veut pas renoncer à « son huile, qui lui assure les hommages [ou l’estime] de Dieu et des hommes »  (v9) ;

Le Figuier, parce qu’il ne veut pas renoncer à « sa douceur et à son excellent fruit » (v11) ;

La Vigne, parce qu’elle ne veut pas renoncer à son vin, « qui réjouit Dieu et les hommes » (v13).

Ces trois arbres, absolument essentiels dans la Palestine de l’époque, sont conscients de ce qu’ils auraient le plus à perdre en acceptant une telle demande. Ils sont unanimement soucieux de servir et non d’être servi (Marc 10v45) – et encore moins d’asservir – et « de porter beaucoup de fruits », non pour eux mêmes mais pour le bien de tous, la joie et la gloire de Dieu (cf Jean 15v8).

Un seul accepte sans hésiter de « régner sur les arbres » : le buisson d’épines !(v15). Celui-ci n’a que « le refuge de son ombrage » à proposer à ceux qui veulent bien, « de bonne foi »(rire), l’oindre pour leur roi. Son seul « fruit » est un feu destructeur pour ceux qui estimeront que ses ordres sont des options discutables. « There is no alternative » : « acceptez ma domination totale ou mourez », tel est la condition (et la loi impitoyable) du buisson d’épines. Celui-ci n’a d’ailleurs rien à perdre/ à renoncer, puisqu’il ne porte (et n’apporte) rien.

En fin de compte, nous ne devrions pas nous obstiner à rechercher un homme/une femme providentiel(le) « pour régner sur nous ». Cela ne devrait pas être notre prière. Nous ne devrions pas mieux accepter de « régner » ou « dominer » sur les autres, pour ne pas perdre ce que nous portons de plus précieux : notre fruit, manifestation visible de ce que nous sommes. Le fait que les trois arbres susceptibles d’apporter le plus à la communauté aient refusé « le job » devrait nous alerter sur le caractère vain de cette démarche [4 demandes, la 4ème étant la bonne, alors que les deux premières réponses négatives étaient déjà en elles mêmes éloquentes].

Nous ne devrions pas nous préoccuper de savoir « qui sera (notre) chef ? » [une telle demande et un tel choix sont révélateurs de l’état spirituel d’un peuple] mais plutôt de la manière d’entrer collectivement dans notre appel et notre vocation : vivre un authentique esprit de service, joyeux, doux et paisible, dans l’amour et la confiance, à l’image de notre Seigneur, « le Roi Serviteur »(cf Marc 10v42-45, Luc 22v24-27, Jean 13v12-17), afin de recevoir de ce dernier la seule estime qui vaille : « c’est bien, bon et fidèle serviteur, tu as été fidèle en peu de choses, sur beaucoup je t’établirai ; viens te réjouir avec ton maître » (cf Matt.25v20-23)

 

 

 

 

Note : 

(1) Contexte : le texte de la parabole est tirée du livre des Juges, dans l’Ancien Testament, lequel nous décrit la période d’Israël qui suit immédiatement la conquête de Canaan par Josué. A cette époque, « il n’y avait pas de roi en Israël, et chacun faisait ce qui était bon à ses yeux »(Juges 21v25). Cette période trouble de déclins spirituels est marquée par plusieurs cycles d’abandons de Dieu/idolâtries, entraînant jugements, oppressions et servitudes pour le peuple, livrés aux mains de leurs ennemis.  Seule la repentance à Dieu et l’abandon du mal conduisent à la délivrance et à la restauration, incarnée par l’envoi d’un « juge » (ou « chef »), une personne ayant reçu de Dieu une onction spéciale de libérateur, puis de gouverneur (pour un temps court) d’une ou plusieurs tribus d’Israël.

Cet extrait fait partie de l’épisode de la malédiction de Jotham contre son frère Abimélec. Abimélec est le fils du juge Gédéon, qui avait libéré Israël de la domination du royaume de Madian. À la mort de son père, Abimélec fait tuer tous les autres fils de Gédéon, à l’exception du plus jeune d’entre eux, Jotham, qui parvient à s’échapper. Puis, alors que Gédéon avait déclaré : « Je ne dominerai pas sur vous et mes descendants non plus : c’est l’Éternel qui dominera sur vous » (Juges 8v23), Abimélec se fait proclamer roi de Sichem (ville au centre d’Israël). Cet épisode marque la première apparition du pouvoir royal en Israël et c’est également la première fois qu’une autorité n’est pas consentie par l’Eternel. Face à cette prise de pouvoir d’Abimélec, le jeune rescapé Jotham lance une malédiction du haut du mont Garizim (le mont qui surplombe la ville de Sichem et normalement le lieu d’où sont prononcées les bénédictions cf Deut.11v29)….

 

« Stratégiquement vôtre » : David et Goliath ou l’histoire d’une victoire annoncée

« Goliath avait autant de chance face à David qu’un guerrier avec une épée de l’âge de bronze face à un calibre 45 ! » (Georges Hilton, dans « le temps du massacre », un « western spaghetti » de Lucio Fulci, 1966)

Les Philistins étaient vers la montagne d’un côté, et Israël était vers la montagne de l’autre côté: la vallée les séparait. Un homme sortit alors du camp des Philistins et s’avança entre les deux armées. Il se nommait Goliath, il était de Gath, et il avait une taille de six coudées et un empan. Sur sa tête était un casque d’airain, et il portait une cuirasse à écailles du poids de cinq mille sicles d’airain. Il avait aux jambes une armure d’airain, et un javelot d’airain entre les épaules. Le bois de sa lance était comme une ensouple de tisserand, et la lance pesait six cents sicles de fer. Celui qui portait son bouclier marchait devant lui. Le Philistin s’arrêta; et, s’adressant aux troupes d’Israël rangées en bataille, il leur cria: Pourquoi sortez-vous pour vous ranger en bataille? Ne suis-je pas le Philistin, et n’êtes-vous pas des esclaves de Saül? Choisissez un homme qui descende contre moi! S’il peut me battre et qu’il me tue, nous vous serons assujettis; mais si je l’emporte sur lui et que je le tue, vous nous serez assujettis et vous nous servirez. Le Philistin dit encore: Je jette en ce jour un défi à l’armée d’Israël! Donnez-moi un homme, et nous nous battrons ensemble. Saül et tout Israël entendirent ces paroles du Philistin, et ils furent effrayés et saisis d’une grande crainte (…) A la vue de cet homme, tous ceux d’Israël s’enfuirent devant lui et furent saisis d’une grande crainte. Chacun disait: Avez-vous vu s’avancer cet homme? C’est pour jeter à Israël un défi qu’il s’est avancé! Si quelqu’un le tue, le roi le comblera de richesses, il lui donnera sa fille, et il affranchira la maison de son père en Israël.(1 Sam. 17v3-25)

Ce récit est l’un des plus connus de la Bible. Son interprétation classique, d’après la tradition, en est que David, un petit berger de 17 ans, affronte Goliath un homme de guerre aguerris mesurant plus de 2,90 m. Sa victoire est perçue comme hautement improbable, et relève du miracle, d’une aide divine expliquée par les motifs purs de David.

En stratégie, l’histoire de David et Goliath est devenue un archétype, celui du challenger de l’adversaire sous-estimé victorieux. Ce concept est popularisé en anglais sous le terme « Underdog ». Nous percevons cette histoire comme un miracle. Pour nous, David n’aurait techniquement pas du vaincre. Pour nous, Goliath était le plus fort et David le plus faible. 

Et si nous avions tort et si nous n’avions pas compris la portée stratégique de cette histoire ? Et si le sens original de ce qui est maintenant légende avait été perdu avec la création de la tradition ? Et si notre conception de la force et des géants était incorrect ?

Lorsqu’on eut entendu les paroles prononcées par David, on les répéta devant Saül, qui le fit chercher. David dit à Saül: Que personne ne se décourage à cause de ce Philistin! Ton serviteur ira se battre avec lui. Saül dit à David: Tu ne peux pas aller te battre avec ce Philistin, car tu es un enfant, et il est un homme de guerre dès sa jeunesse. David dit à Saül: Ton serviteur faisait paître les brebis de son père. Et quand un lion ou un ours venait en enlever une du troupeau, je courais après lui, je le frappais, et j’arrachais la brebis de sa gueule. S’il se dressait contre moi, je le saisissais par la gorge, je le frappais, et je le tuais. C’est ainsi que ton serviteur a terrassé le lion et l’ours, et il en sera du Philistin, de cet incirconcis, comme de l’un d’eux, car il a insulté l’armée du Dieu vivant. David dit encore: L’Eternel, qui m’a délivré de la griffe du lion et de la patte de l’ours, me délivrera aussi de la main de ce Philistin. Et Saül dit à David: Va, et que l’Eternel soit avec toi! Saül fit mettre ses vêtements à David, il plaça sur sa tête un casque d’airain, et le revêtit d’une cuirasse. David ceignit l’épée de Saül par-dessus ses habits, et voulut marcher, car il n’avait pas encore essayé. Mais il dit à Saül: Je ne puis pas marcher avec cette armure, je n’y suis pas accoutumé. Et il s’en débarrassa. Il prit en main son bâton, choisit dans le torrent cinq pierres polies, et les mit dans sa gibecière de berger et dans sa poche. Puis, sa fronde à la main, il s’avança contre le Philistin.

Le Philistin s’approcha peu à peu de David, et l’homme qui portait son bouclier marchait devant lui. Le Philistin regarda, et lorsqu’il aperçut David, il le méprisa, ne voyant en lui qu’un enfant, blond et d’une belle figure. Le Philistin dit à David: Suis-je un chien, pour que tu viennes à moi avec des bâtons? Et, après l’avoir maudit par ses dieux, il ajouta: Viens vers moi, et je donnerai ta chair aux oiseaux du ciel et aux bêtes des champs. David dit au Philistin: Tu marches contre moi avec l’épée, la lance et le javelot; et moi, je marche contre toi au nom de l’Eternel des armées, du Dieu de l’armée d’Israël, que tu as insultée. (1 Sam.17v31-45)

Les Goliath sont grands mais ils ne sont pas forts partout.

Les anciennes armées avaient trois catégories de guerriers :

1- la cavalerie: Des hommes montés sur des chevaux ou des chars.

2- l’infanterie: Des hommes à pied en armure avec des boucliers et des épées

3- l’artillerie: Des archers et des frondeurs.

Etre un frondeur demande énormément de compétences. Et l’histoire retient que la fronde fut une arme puissante. Un frondeur expérimenté pouvait tuer ou blesser grièvement à une distance de plus de 180 m.

Selon l’historien Baruch Halpern, la fronde était si importante qu’un équilibre entre les trois armées existe. La cavalerie, par sa vitesse, échappe à l’artillerie et l’écrase. Mais l’infanterie la stoppe, infanterie qui ne peut faire face longtemps à la cavalerie. C’est un jeu de pierre papier ciseaux.

Goliath est donc « de l’infanterie lourde ». Cependant il ne se comporte pas exactement comme un homme de guerre victorieux. Goliath est dans l’attente de David, il lui demande de s’approcher de lui, c’est une position statique qui ne convient pas à son identité d’homme de guerre (V.33). Un homme porte son bouclier et fait rempart entre lui et David (V.41). De plus ses armes sont nombreuses et peu complémentaires. Certes, elles sont imposantes mais Goliath ne peut pas manipuler l’épée le bouclier et la lance et le javelot simultanément. Il a 2 bras et 4 armes dont 2 plutôt similaires. Goliath a des problèmes de vue: il observe plusieurs bâtons (V.43). Or, David n’en a qu’un (V.42). Certains commentateurs parlent d’une maladie – l’acromégalie – causée par une tumeur de l’hypophyse, augmentant la production d’hormone de croissance, ce qui expliquerait la taille de Goliath mais aussi ses problèmes de vue (la glande finissant par pincer les nerfs optiques).

Aujourd’hui l’Eternel te livrera entre mes mains, je t’abattrai et je te couperai la tête; aujourd’hui je donnerai les cadavres du camp des Philistins aux oiseaux du ciel et aux animaux de la terre. Et toute la terre saura qu’Israël a un Dieu. Et toute cette multitude saura que ce n’est ni par l’épée ni par la lance que l’Eternel sauve. Car la victoire appartient à l’Eternel. Et il vous livre entre nos mains. Aussitôt que le Philistin se mit en mouvement pour marcher au-devant de David, David courut sur le champ de bataille à la rencontre du Philistin. Il mit la main dans sa gibecière, y prit une pierre, et la lança avec sa fronde; il frappa le Philistin au front, et la pierre s’enfonça dans le front du Philistin, qui tomba le visage contre terre. Ainsi, avec une fronde et une pierre, David fut plus fort que le Philistin; il le terrassa et lui ôta la vie, sans avoir d’épée à la main. Il courut, s’arrêta près du Philistin, se saisit de son épée qu’il tira du fourreau, le tua et lui coupa la tête. Les Philistins, voyant que leur héros était mort, prirent la fuite.(1 Sam.17v46-51)

David, quant à lui est stratégiquement le plus fort : il reste calme et choisit ses armes et son terrain. (V.39) Il impose son rythme au combat et bénéficie de l’effet de surprise et de la rapidité de sa condition physique (V.49).

Selon Eitan Hirsch, un expert en balistique des forces de défense Israélienne, une pierre du type qu’a utilisé David lancé par un frondeur expérimenté à une distance de 35 mètres aurait frappé la tête de Goliath avec une vitesse de 34 mètres par secondes. Plus que suffisant pour pénétrer le crâne d’un homme. David était en mesure de toucher Goliath en moins de 1 seconde, ce qui laisse très peu de temps à ce dernier pour parer le coup. Qu’aurait pu faire Goliath ? Son équipement très lourd l’a rendu complétement vulnérable à l’attaque de David. Il a d’abord observé David avec mépris puis avec surprise pour certainement terminer par de l’horreur.

Pour l’historien Robert Dohrenwend, Goliath avait autant de chance face à David qu’un guerrier avec une épée de l’âge de bronze face à un calibre 45 !

Interprétation stratégique : L’identité

« Si vous connaissez vos ennemis et que vous vous connaissez vous -même, mille batailles ne pourront venir à bout de vous »(Sun TZU)

Pourquoi n’avons-nous pas compris ? La tradition, le manque de compréhension contextuelle, le manque de curiosité et de révélation.

La victoire de David est logique ! Mais pas automatique. David  est ouvert aux suggestions. Mais il se connait et reste ferme dans ses voies quand elles sont justes. Si David avait écouté Saul, il serait mort. La compréhension de son identité est une clé.

Se connaitre, c’est connaitre Christ et l’Esprit de Dieu en nous [si c’est bien le cas cf Rom.8v9]. Mais c’est aussi s’accepter.

Accepter ce que Dieu dit de nous et ainsi reconnaitre les armes qui sont les nôtres, afin de livrer le combat sur le bon terrain et avec notre plein potentiel.

C’est aussi accepter nos limites, et ne pas chercher à les compenser mais plutôt tirer profit de nos forces. David n’a pas voulu affronter Goliath en face à face viril comme les grands héros de son temps le faisaient. Il a accepté sa condition sociale et a cherché son point fort. Il ne s’agit donc pas de se satisfaire de ce que l’on a mais de savoir qui l’on est profondément.

Le combat entre David et Goliath est une partie de « pierre-feuille-papier-ciseau ». Goliath est une pierre très dure. Mais David, le meilleur frondeur, une feuille de papier. C’est ainsi que les frondeurs battent l’infanterie lourde.

 

[De notre plume invitée « Iyasou Antoine », un frère en Christ. Qu’il soit remercié pour sa contribution]

 

 

 

 

« De l’unité en crise à l’unité en Christ » : le défi des hommes réunis pour l’étude biblique

Ezéchiel 37v22 : « Je ferai d’eux une seule nation dans le pays, dans les montagnes d’Israël : ils auront tous un même roi, ils ne formeront plus deux nations, et ne seront plus divisés en deux royaumes. »

Jean 17v11 : « Qu’ils soient un comme nous sommes un. »

« …rappelons que notre destinée éternelle (…) est liée à un appel communautaire. Il ne peut s’envisager en marchant seul dans les ténèbres ». Source : Pixabay

Depuis cette prière du Fils au Père [rapportée par Jean dans son évangile], nous sommes promis à une existence unie et interdépendante. Nous ne formons plus « deux royaumes », à l’image d’Israël et Juda au temps du prophète Ezéchiel, mais nous avons à jamais un « même roi », et une même destination à atteindre dans la communion de l’Esprit. Ce même Esprit a été répandu sur tous les membres du corps de Christ (Joël 3v1).

Quant à parler du « corps de Christ », nous nous rappelons que notre destinée éternelle (incluant notre passage dans le monde) est liée à un appel « communautaire ». Il ne peut s’envisager en marchant seul dans les ténèbres. Si nous pensons avoir à choisir entre avancer seul ou ensemble, rappelons-nous seulement que les deux sont interdépendants. Tout comme Dieu est « un et trois » à la fois, Dieu nous a « réglé » de la même manière, afin d’être au milieu de nous (extrait de Matthieu 1v23 : « Et on lui donnera le nom d’Emmanuel, ce qui signifie Dieu parmi nous »).

Selon 1 Jean 1v7 notre marche doit être « dans la lumière, comme le Père est lui-même dans la lumière, mutuellement en communion, purifiés de tout péché par le sang de Jésus son Fils. »

Qualifierions-nous aujourd’hui notre marche comme une marche « unie » ? Cette prière du Seigneur Jésus, « Qu’ils soient un comme nous sommes un. » (Jean 17v11) demeure dans nos Bibles, mais nous approprions-nous le fruit de cette prière prophétique ? En d’autres termes : « vivons-nous », pratiquons-nous notre unité en Christ ? Si oui, de quelle manière ?

Il faut admettre que notre vision du « corps de Christ » est mise à l’épreuve, quand le monde nous enjoint au développement « personnel » et à un amour propre qui dépasse l’amour du prochain. A ce sujet, il est bon de méditer sur le second plus grand commandement de Dieu (semblable à son premier), selon Matthieu 22v34-40 : « Aime ton prochain comme toi-même. »

Nous positionnant sur la vérité de la Parole, posons-nous à présent 4 (remises en) questions :

  1. De quoi avons-nous réellement, et visiblement, le plus soif ?
  2. Comment le partage entre frères, l’étude de la Parole et le soutien mutuel peut-il y contribuer ?
  3. Selon moi, suis-je vraiment membre du corps de Christ ? [Et de son expression locale ?] Comment le savoir, et surtout comment le vivre ?
  4. Comment « ma » marche en Christ peut-elle devenir « notre » marche en Christ ?

Ne doutons pas que Dieu ait véritablement pourvu à nos besoins : sa Parole en est un témoin fidèle ! Il se pourrait simplement que nous ayons du mal à le percevoir.

En ce sens, il est bon de se rappeler quelques bénéfices pour les hommes de (la) Parole qui entreprennent de « Lire et étudier la Bible », et de la lire, l’étudier ensemble : 

  1. C’est notre nature selon Dieu ! Le mâle, « zakar » en hébreu, signifie « celui qui se souvient ». Dieu a adressé ses commandements au genre masculin. Les hommes ont ainsi le devoir de les retenir, et de les transmettre dans leurs sphères d’influences (famille, église, société).
  2. Jésus nous donné une promesse (Matthieu 18v20) que « là où nous sommes deux ou trois en son nom, Il est là au milieu de nous »: nous connaissons donc une plus grande faveur dans la révélation de Jésus, Parole vivante, lorsque nous venons nous soumettre ensemble à sa Parole. La Parole de Dieu a donc vocation à être étudiée en groupe, pour expérimenter la communion du Fils de Dieu.
  3. Dieu désire que nous le connaissions pleinement, et que nous connaissions toute sa Parole. Voici un grand bénéfice de notre étude en groupe : lorsque nous sommes seul nous nous heurtons à nos limites, et lorsque nous sommes en fraternité, notre faiblesse est compensée dans les forces de nos vis-à-vis.

Gardons également en vue des objectifs pertinents et communs à l’ensemble du groupe :

  1. Croître en conviction : connaître et comprendre la personne de Jésus-Christ
  2. Croître en caractère : vivre en homme à l’image et à la ressemblance de Dieu
  3. Croître en compétence : connaître toute la Bible pour mieux la comprendre, garder et transmettre fidèlement son message à d’autres.

POUR FINIR EN MAJUSCULE : UNE BONNE ÉTUDE NOUS CONDUIT A L’HUMILITE, EXALTE LE SAUVEUR ET PROMEUT LA SAINTETÉ

 

[Une nouvelle contribution de mon frère en Christ Pierre-Louis, par ailleurs très impliqué dans mon groupe d’étude et de partage biblique pour hommes : qu’il en soit remercié !]

Comment savoir si tu es retourné en Egypte

Un étonnant tract, plutôt bien vu, de la CGT(“Christ Gloire à Toi” ?)

(La citation de la semaine) « Si tu ne te reposes pas le 7ème jour, c’est que tu es retourné en Egypte ! »  

Textes bibliques :

« le Seigneur vous a dit : non, vous ne retournerez plus par cette route [vers l’Egypte, ce pays où tu étais esclave 24/7] ! » (Deut.17v16)

« Qu’on garde le jour du sabbat pour le sanctifier, comme le SEIGNEUR ton Dieu te l’a ordonné. Tu travailleras six jours, faisant tout ton ouvrage, mais le septième jour, c’est le sabbat du SEIGNEUR ton Dieu. Tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bœuf, ni ton âne, ni aucune de tes bêtes, ni l’émigré que tu as dans tes villes, afin que ton serviteur et ta servante se reposent comme toi. Tu te souviendras qu’au pays d’Egypte tu étais esclave, et que le SEIGNEUR ton Dieu t’a fait sortir de là d’une main forte et le bras étendu ; c’est pourquoi le SEIGNEUR ton Dieu t’a ordonné de pratiquer le jour du sabbat ». (Deut.5v12-15)