L’action du mois : Fêter les fêtes bibliques d’automne

Les fêtes bibliques : une excellente occasion pédagogique pour (s’)édifier ! Source image : AJCF

En cette saison d’automne, à compter du 29 septembre, jusqu’au 20 octobre, les Juifs sont appelés à fêter Yom Terouah (le Jour des trompettes ou « la fête des trompettes », dans la Bible), le Yom Kippour (Jour d’expiation et du Grand Pardon) et Soukkot (Fête des tentes ou des tabernacles). Pour rappel, la journée juive commençant le soir, les fêtes commencent la veille de la date indiquée.

Quel intérêt d’en parler sur un blogue chrétien, me demanderiez-vous peut-être ?

Car certains chrétiens déclarent ne pas aimer fêter les fêtes religieuses [à la rigueur, en parler, les étudier, mais les fêter, non], qu’il s’agisse des « fêtes juives » ou des fêtes « chrétiennes », les estimant beaucoup trop…religieuses ou empreintes de formalisme rituel dénué de sens – cela peut être effectivement le cas. Et puis après tout, « nous ne sommes plus sous la loi mais sous la grâce ».

Sauf que les fêtes « juives » sont en réalité des fêtes bibliques. Instituées dans l’Ancien Testament, elles ont pour but de glorifier Dieu en se remémorant de façon objective son action dans l’histoire d’Israël (cf Exode 12v24-27). Elles n’ont pas un sens seulement social ou « festif », mais servent à communiquer la présence de Dieu avec son peuple et à transmettre l’enseignement de la foi aux générations successives. C’est pourquoi il serait dommage de passer à côté d’excellentes occasions pédagogiques pour (s’)édifier, en redonnant tout leur sens à ces fêtes et en se connectant à leur source : le Seigneur Jésus-Christ, lequel « est le même, hier, aujourd’hui et éternellement » (Hébr.13v8).

Ces fêtes bibliques d’automne sont donc les suivantes :

ROCH-HACHANAH, le Premier de l’an (1 et 2 tichri) aura lieu du 29 septembre au 1er octobre (2019). Dans la Bible, il s’agit de « Yom Terouah », « le jour (ou la fête) des trompettes ».
On commémore le jour de la création de l’Homme-Adam. On regarde aussi au dernier jour, le Jour du Jugement. On prie pour que la destinée de chacun soit inscrite, par la miséricorde de Dieu, selon un jugement favorable. La fête dure deux jours. Le premier jour, on lit dans les synagogues Genèse 21 (naissance d’lsaac) et 1 Samuel 1 et 2 (celle de Samuel). Le deuxième jour, Genèse 22 (ligature d’lsaac) et Jérémie 31v2-20 (souvenir de Rachel et Cantique d’Espérance). L’un des sommets de la liturgie est la sonnerie du chofar, destinée à rappeler le souvenir de Dieu et de sa miséricorde, à réveiller les cœurs pour la confession des péchés, et à annoncer la résurrection des morts, le Jugement dernier et la libération de toute l’humanité. Les 10 jours suivants que l’on appelle les Jours redoutables (Yamim noraïm) sont des jours de repentance, de réparation des fautes commises et de réconciliation avec le prochain (jeûne de Guedalyah, le mercredi 02 octobre).

YOM KIPPOUR Jour des expiations et du Grand Pardon (10 tichri) : du 08 octobre au 09 octobre
Ce jour achève les dix jours qui précèdent. C’est un jour d’humiliation et de jeûne complet qui comprend cinq offices à partir de la veille au soir. Les prières les plus solennelles de la liturgie implorent le Pardon de Dieu pour le cours de l’année qui vient et pour le jour du Jugement. On lit le matin Lévitique 16 et Esaïe 57 v 14-58. A midi, Lévitique 18 et le livre de Jonas. En Israël, l’absence totale de circulation dans tout le pays et le silence qui s’en suit donnent à ce jour un caractère unique et laisse toute la place aux chants des synagogues. La journée s’achève par l’office de Nella “fermeture des portes” (du Temple et de la Miséricorde), l’un des plus émouvants de la liturgie de la Synagogue. Dès le lendemain de Kippour, on commence à construire la souccah (cabane) qui doit être prête pour le 15 tichri.

SOUKKOTH, la Fête des Tentes ou des tabernacles (15 au 23 tichri) : du 13 octobre au 20 octobre

Fête joyeuse après l’austérité des fêtes précédentes. La souccah ou cabane rappelle les 40 années passées sous les tentes du désert et la précarité de la vie considérée comme un pèlerinage. On habite dans la souccah décorée de feuillages pendant toute la semaine et l’on y reçoit les hôtes et les amis. C’est une fête des récoltes abondantes des fruits d’automne. La fête dure 8 jours. On prie en tenant à la main un bouquet de 4 espèces de plantes aux significations symboliques : le loulav et l’etrog. Le premier jour, on lit Lévitique 23v26-44 et Zacharie 14v2-21. Le septième jour (13 octobre) est dite la Grande Prière Hochana Rabba pour la venue du Salut et la Résurrection des morts. Le huitième jour (14 octobre), Chemini-Atzéreth, clôt la fête, c’est un jour de jeûne.

Le neuvième jour (15 octobre), Simhat Torah, joie de la Torah, on chante et on danse avec exubérance dans toutes les synagogues illuminées. On termine la lecture annuelle de la Torah par Deutéronome 33 et 34 et l’on recommence une nouvelle année de lecture avec Genèse 1, c’est la fête mentionnée dans Jean 7(1).

En savoir plus sur l’esprit et le sens de ces fêtes, voir nos articles déjà publiés, ici et , sur la question.

 

 

 

Note : 

(1) http://blog.vraiment.net/?p=68

 

 

« Interview avec Dieu » : un film sage

Avant de pouvoir parler « directement » à Dieu via l’interview, le journaliste, diplômé en théologie, est formé pour parler de Dieu, mais sera-t-il capable de parler à Dieu, de le tutoyer, de l’interpeller…?

« Rentré d’un reportage en Afghanistan, Paul Asher a du mal à surmonter les séquelles de cette expérience. Son mariage est en perdition et sa foi est mise à l’épreuve, lorsqu’il se voit proposer une interview avec un homme qui prétend être Dieu. Si vous pouviez interroger Dieu, quelles questions lui poseriez-vous ? »

 

Vu récemment, « interview avec Dieu » est un film original par son sujet et plein de promesses, sans être nécessairement LE film à voir absolument au cinéma. Mais il aura réussi l’exploit de faire se déplacer en salles, un dimanche après-midi, un public majoritairement chrétien, certains habitués aux standards hollywoodiens, pour voir un film, certes bien joué, mais antispectaculaire au possible, et en VOST, qui plus est.

Ceci dit, « interview avec Dieu » s’avère plutôt décevant sur le fond et le choix du point de vue de Paul Asher, personnage principal de journaliste croyant, ne garantit pas l’identification du spectateur. Celui-ci, quoiqu’en « crise », est déjà acquis à l’existence de Dieu. Comble pour un journaliste professionnel, ses questions bien « trop sages » ne « malmènent » pas trop « le personnage de Dieu », lequel apparaît dans le film comme un père bienveillant en costume cravate, non dénué d’humour, mais plutôt consensuel.

De là cette question : pour qui ce film est-il ? A qui s’adresse-t-il ? Pour celui « qui se croit croyant », aurai-je envie de répondre.

En effet, le film nous invite à réfléchir sur ce qu’est être croyant, pointant deux obstacles majeurs nous empêchant de l’être vraiment : l’incapacité à parler à Dieu et de pardonner [la surprise du film vient de l’identité de qui doit pardonner à qui].

Ainsi, la foi est présentée dans le film comme un don de Dieu et « un processus » : le croyant est donc celui qui renouvelle sans cesse son acte de foi, de croyance (envers Dieu), qui le renouvelle régulièrement – sinon tous les jours – avec l’insistance du participe présent : « croyant »(1).

Le « croyant » est aussi celui qui sait s’adresser à Dieu et ne saurait s’étonner que Dieu puisse répondre à sa prière (2), à l’inverse de Paul Asher !

Avant de pouvoir parler « directement » à Dieu via l’interview, le journaliste, diplômé en théologie, est sans doute formé pour parler de Dieu, mais se montre incapable de s’adresser vraiment à lui, de le tutoyer, de l’interpeller, ne serait-ce pour récriminer ou blasphémer, comme le fait Job.

Paradoxalement, là est sans doute la limite du film (mais aussi sa force involontaire ?) pas tout à fait réussi, en nous donnant à voir cette incapacité. Et rarement sous-titre n’aura été aussi ironique : « Si vous pouviez interroger Dieu, quelles questions (meilleures que celles posées par le journaliste dans le film)  lui poseriez-vous ? »

 

En résumé :

Interview avec Dieu, de Perry Lang (USA, 2018). Avec Brenton Thwaites, Yael Grobglas, Charlbi Dean Kriek , David Strathairn. Distribué par SAJE.

Note d’intention du scénariste
Ken Aguado, scénariste et producteur du film a témoigné des raisons qui l’ont poussé à écrire et produire Interview avec Dieu.

« C’est la 1ère fois que j’écrivais un scénario, et probablement comme beaucoup de scénaristes débutants, je voulais écrire quelque chose de marquant, qui soit le fruit du coeur. J’ai été inspiré après un voyage en Israël. J’avais des idées très précises sur ce que je voulais aborder, alors j’ai voulu être authentique dans mon écriture. J’ai écrit mon script en six semaines environ, principalement pendant la période de Thanksgiving jusqu’au nouvel an où le travail est plus calme.

Je suis un professionnel d’Hollywood et je m’étais fait la promesse que ma version d’un film sur la foi contiendrait les valeurs narratives qui me tiennent à coeur. J’ai été particulièrement attentif à ne pas laisser mes convictions personnelles prendre le dessus sur ma créativité. Je pense que le message est altéré lorsque le spectateur est amené à trop réfléchir plutôt qu’à se laisser faire face au divertissement. Toutefois, cela permet aussi de pousser le spectateur à être concentré sur des personnages convaincants et à vouloir en savoir plus, scènes après scènes. C’est ce que j’ai essayé de faire avec Interview avec Dieu. Et si le film vous fait aussi réfléchir, j’en suis heureux. » (3)

 

 

 

Notes :

(1) https://www.la-croix.com/Archives/2009-08-13/Dossier.-Entretien-Erri-De-Luca-ecrivain-Je-reste-incapable-de-donner-le-tu-a-la-divinite-_NP_-2009-08-13-351360

(2) https://pepscafeleblogue.wordpress.com/2019/09/06/prier-est-un-acte-dangereux/

(3) https://www.sajedistribution.com/files/saje/films/Interview%20avec%20Dieu/DP-INTERVIEW%20AVEC%20DIEU.pdf

 

Mon témoignage inspire-t-il la crainte de Dieu ?

Voici une récente lecture du psaume 40, de David :

J’ai attendu, attendu le SEIGNEUR :
il s’est penché vers moi, il a entendu mon cri,

il m’a tiré du gouffre tumultueux,
de la vase des grands fonds.
Il m’a remis debout, les pieds sur le rocher,
il a assuré mes pas.

Il a mis dans ma bouche un chant nouveau,
une louange pour notre Dieu.

Beaucoup verront, ils craindront et compteront sur le SEIGNEUR.

 

Dans son chant de louange, le psalmiste témoigne d’une délivrance personnelle.

Il déclare avoir « attendu, attendu [ou : espéré] le Seigneur » dans une situation particulière de détresse. L’espérance n’est pas « l’espoir » (le probable) mais le possible de la foi, qui croit qu’à Dieu, le seul sauveur, tout est possible (cf Marc 9v23).

Le Seigneur « s’est penché », incliné, pour entendre le cri du psalmiste (cf Exode 2v23-25). Ce cri est un cri de détresse face au constat d’une situation sans issue, dans laquelle il s’est littéralement embourbé.

Le mouvement est descendant, le Seigneur allant vers celui qui est perdu. Le Seigneur se penche et, ayant entendu le cri, il ne reste pas sourd mais répond en retirant le psalmiste « de la fosse de destruction », sans faire de reproche et sans condition, sinon celle de départ : le psalmiste reconnaissant sa détresse. En effet, le Seigneur est le sauveur de celui qui reconnaît en avoir besoin !

Le Seigneur le sauve, le redresse et le rétablit.

Le salut vient de Lui seul : nous ne participons, ni ne contribuons à notre salut. Notre naissance, notre intelligence, notre richesse, notre force, nos relations, ne nous sont d’aucun secours pour nous en sortir. Même « le chant nouveau », spontané, de louange du psalmiste ne vient pas de lui, puisque le Seigneur le lui met dans la bouche !

Dieu « dresse ses pieds sur le roc » et « affermit ses pas », l’encourageant à se garder de toute rechute (cf Jean 5v14).

« Beaucoup le verront et auront de la crainte, ils se confieront dans le Seigneur » (v4). La délivrance n’est pas un simple « truc cool » qui m’est arrivé « juste pour moi ». Témoigner de ma délivrance est censé conduire de nouveaux adorateurs au Seigneur.

Ainsi, notre vie transformée inspire-t-elle la crainte de Dieu à ceux qui en sont témoins ? Sont-ils ainsi conduits à se confier en Lui seul et à faire alliance avec Lui ?

Foireux liens de septembre (35) : (in)cohérence des luttes

Les « Foireux liens » font leur rentrée en septembre

Bonjour ! Les « Foireux liens » font leur rentrée ! Au menu de cette 35ème édition : Amazonie, réforme des retraites, bioéthique, économie sous angle chrétien, lutte contre les violences faites aux femmes …..Bonne lecture !

 

1) L’Amazonie brûle. Le scepticisme flambe

Panorama : « La forêt du Midi aussi. Ça repousse et ça lui fait même du bien. » ; « Rien de nouveau. Mais ça permet d’attaquer un président souverainiste et qui défend les valeurs. Sinon comment vous expliquez cette hystérie alors que pendant des années les ONG n’ont rien dit ? » ; « Il y a autant d’incendies en Afrique et ça ne gêne personne. C’est bien la preuve que la forêt, en réalité, n’intéresse pas les écolos. ». « L’Amazonie n’est pas le poumon de la planète : un poumon ça absorbe l’oxygène, ça n’en produit pas ! » Voyons voir.

Voir aussi https://www.bastamag.net/Amazonie-incendies-deforestation-Bolsonaro-soja-boeufs-fazendeiros-corruption-peuples-autochtones

2) Baisse des pensions, creusement des inégalités : ce qu’annonce le projet de réforme des retraites

Les grandes lignes du projet de réforme de retraites de Macron ont été dévoilées en plein mois de juillet. Le passage au système à points, l’abandon du calcul sur les 25 meilleures années, et la possibilité d’un taux plein à seulement 64 ans auront une conséquence évidente : la réduction des pensions et le creusement des inégalités entre retraités, cadres et ouvriers, hommes et femmes. Tout en ouvrant un peu plus les retraites aux marchés financiers, via le système de la capitalisation.

L’argument des partisans d’un recul de l’âge de la retraite, on le connaît : l’espérance de vie augmente, donc il faut bien travailler plus longtemps pour financer la totalité des pensions. La logique semble imparable. Mais c’est oublier qu’espérance de vie et espérance de vie en bonne santé sont deux choses biens différentes……

3) « Bioéthique : les musulmans absents et les Evangéliques exclus des auditions »

C’est l’un des moments attendus du processus législatif sur la bioéthique. La commission spéciale chargée d’examiner le projet de loi a reçu le 29 août les représentants des cultes. En novembre 2012, les députés avaient reçus six représentants religieux pour entendre leur position sur le mariage entre personnes de même sexe. Cette année, ils ne seront que trois : Haim Korsia, Grand rabbin de France, Pierre d’Ornellas, archevêque de Rennes et responsable du groupe de travail des évêques de France sur la bioéthique, et François Clavairoly, président de la Fédération protestante de France (FPF).

PMA pour les couples de femmes et les femmes seules : la position de François Clavairoly

Auditionné lors de la commission spéciale bioéthique,  le  Président de la Fédération Protestante de France (FPF) se montre « réticent » à l’ouverture de la PMA à des femmes célibataires et aux couples de femmes. Il ne souhaite pas « encourager la fabrication d’enfants à la demande » et refuse « une médecine visant à satisfaire des souhaits ». Il dit « réticence et donc vigilance ».

4) Campus protestant fait peau neuve

Lancé le 18/10/17 à l’initiative de deux pasteurs également journalistes, Antoine Nouis et Jean-Luc Mouton, Campus protestant produit et met en ligne gratuitement des vidéos de conférences, de colloques, d’enseignements, de cours et de présentations de livres. Le site propose 5 rubriques thématiques : BibleThéologieEthiqueHistoireReligions, et 6 formats : Conférences et colloques, Les mots de la foi, Évangile du dimanche, En librairie, Cours et enseignements, 5 min pour comprendre. L’objectif : inciter tout un chacun à se former et à s’informer sur la pensée chrétienne de tradition protestante et sur les grands moments passés ou récents du Protestantisme et de ses composantes. Campus protestant est complété d’une chaîne YouTube, d’une page Facebook et d’un compte Twitter.

5) Comment étudier l’Economie sous un angle chrétien ?

Le sujet du Travail et de l’Economie est peut-être le moins abordé dans l’église évangélique, au point où l’on est persuadé que le christianisme et la Bible n’ont rien à dire sur notre modèle économique. Si jamais la Bible a quelque chose à en dire, c’est pour condamner le méchant socialisme et soutenir le « capitalisme » (mais allez savoir quelle définition…). Comment alors faire émerger une véritable vision chrétienne de notre étude de l’économie, en évitant les erreurs courantes dans les traitements évangéliques de l’Economie ? Un super article à ne pas manquer !

Voir aussi cette série sur les « emplois vains ».

6) Culte Michée France du 20 octobre : pour une économie généreuse

Une invitation à vivre un prochain culte Michée France du 20 octobre 2019 sur le thème de « L’économie généreuse » avec une emphase sur l’économie sociale et solidaire comme moyen pour l’Église de briller dans le tissu économique de la ville où elle se trouve. Plus d’infos sur

7) En panne ou épuisé : le burn out

« Essayons-nous de sauver le monde par nos propres forces ? »

Eglise de Nonza, Cap corse

 

8) Entendre l’appel de Dieu : pas sur portable !

[« Piqué » sur le blogue de Patrice de Plunkett, journaliste catholique]

 

 

 

 

 

9) (Le faux) évangile dit « de la prospérité » résumé dans cette vidéo :

10) (La) formation « Libérer » fait sa rentrée :

Libérer ! est une excellente formation certifiante à l’accompagnement spirituel, proposée par les Eglises protestante unies du Marais et de Belleville, à Paris. Libérer ! est avant tout destiné aux chrétiens de toutes dénominations (pasteurs/anciens, prêtres, et tout responsable « laïc » engagé dans un ministère) qui ont la volonté de s’engager en Eglise et/ou être renouvelés pour des ministères d’accompagnement spirituel, de relation d’aide et de conseil pastoral, incluant notamment les dimensions de la guérison spirituelle et de la délivrance. J’en parle ici.

Renseignement et inscription à la première session, qui aura lieu les 05 et 06 octobre 2019 à Paris, au palais de la femme.

11) Grenelle contre les violences faites aux femmes : Une pasteure baptiste réagit

Mardi 3 septembre, le Grenelle contre les violences faites aux femmes s’est ouvert à Matignon. Jusqu’au 25 novembre, il rassemblera acteurs de terrain, forces de l’ordre, familles de victimes et juristes. Joëlle Sütter-Razanajohary, pasteure de l’Église évangélique baptiste de Metz, s’exprime sur un fléau qui ne s’arrête pas aux portes des églises.

Lutte contre la violence faite aux femmes : l’incohérence

(Lu sur twitter) : « Incohérence pure que d’organiser d’un côté un #grenelledesviolencesconjugales afin que le corps des femmes ne soit plus martyrisé et de l’autre préparer le chemin de la #GPA qui transformera ce même corps en « supermarché à bébé » ! »

12) J comme … Jézabel ?

Beaucoup de femmes qui enseignent se sont déjà faites traiter de « Jézabel ». Il suffit pour s’en convaincre de lire les #thingsonlychristianwomenhear [#ChosesQueSeulesLesFemmesChrétiennesEntendent] sur Twitter ou de discuter brièvement avec des femmes en situation d’enseignement dans les Églises.

13) Hongrie : le christianisme de façade à l’index

Des églises rénovées et une rhétorique gouvernementale conservatrice qui s’appuie sur le christianisme : autant de paravents qui cachent en Hongrie une polarisation de la société avec un nombre croissant de sans-abri. Dans ce pays européen où le populisme bat son plein, reportage auprès de figures de résistance…

14) Le Grand Débat : Qui avait raison dans le conflit entre Paul et Barnabas ? 

Dans l’émission « Que dit la Bible », sur le blog Le Bon Combat, une question sur un passage bien connu du livre des Actes : « Qui avait raison dans le conflit entre Paul et Barnabas ? (Actes 15v36-40) Le fait que le récit suive Paul par la suite et le fait que l’Eglise ait recommandé Paul n’implique-t-il pas que c’est ce dernier qui avait raison ? » Afin de répondre à cette question, Guillaume Bourin traite des points suivants :  (1) Le contexte menant à ce conflit (2) Les motivations de chaque protagoniste (3) Peut-on réellement répondre à la question de départ ? (4) Peut-on réellement parler de conflit ou de division ?

15) « L’heure de vérité a sonné ». Grand mélomane, l’internaute « Jean-Luc 1er degré » a remarqué « que certains artistes ne se gênaient pas pour asséner des contre-vérités dans leurs chansons ». N’écoutant que son courage, il a décidé de nous les révéler sur twitter. « Et tant pis s’il faut écorner le mythe ! »

Ainsi, « Je me présente, je m’appelle Henri », affirme Daniel Balavoine dans « Le chanteur ». Son prénom n’est pourtant pas Henri mais Daniel.

U.S.A. for Africa signe un immense tube en 1985 avec « We are the World » (« Nous sommes le monde »). Un mensonge éhonté : le collectif ne réunit que 44 artistes alors que le monde compte 6 milliard d’habitants.

Dans « Rockollection » (1977), Laurent Voulzy déclare : « On a tous dans le cœur une petite fille oubliée. » En réalité, on a tous dans le cœur deux oreillettes et deux ventricules.

Etc…

16) Non, les jeunes ne sont pas de plus en plus violents ! Dix idées reçues sur la délinquance des mineurs

Les « jeunes délinquants » seraient plus violents, moins punis que leurs aînés. La justice serait à leur égard indulgente, lente, inefficace. Autant de préjugés non confirmés par les faits. Alors que la ministre Nicole Belloubet envisage de réformer par ordonnance la justice des enfants – donc sans débat parlementaire – voici dix idées reçues démontées par des professionnels du secteur.

Ce texte est issu du guide « Idées fausses sur la justice des mineurs : déminons le terrain ! 10 réponses pour en finir avec les préjugés ». Le texte complet est disponible à cette adresse.

17) Selon que vous serez médiatique ou misérable

Savez-vous qui a écrit de l’Abbé Pierre « Il est petit, épais comme un Juif version Buchenwald, porte des binocles pour mieux voir le fric (…) et une barbe de père Noël pouilleux qui serait resté trop longtemps à distribuer des cadeaux aux pensionnaires d’Auschwitz. Faut dire, vu le nombre de cheminées qu’il y avait là-haut, il devait y avoir du pain (grillé) sur ces planches qui ont servi à casser du Youpe, etc. » ? Ou bien encore à propos de la famine en Ethiopie « Après les six millions de Juifs soi-disant morts dans les camps en carton pâte que la Metro Goldwyn Meyer a fait construire un peu partout en Europe pour le compte (en banque) de quelques Juifs avides de pognon, on réinvente l’actualité pour renflouer les caisses de quelques dictateurs nègres dont le roseau de 30 cm ne suffit plus à aguicher les putains d’Adis-Abeba. » Et c’est encore le même qui a dit  « En fait, ces nègres maigres n’existent pas. Ce ne sont que les négatifs des photos truquées par les Juifs sur les prétendus camps de la mort. » ? Ces propos sont des écrits de jeunesse de Yann Moix. Révélés lundi par l’Express, ils étaient déjà   pardonnés dimanche par toute la communauté germanopratine, à commencer par son protecteur et mentor, BHL lui-même. Sauf que « l’indulgence pour l’erreur de jeunesse, il faut la plaider pour tous ou se taire ».

18) Signes, prodiges et miracles dans le Nouveau Testament

Une nouvelle série à suivre sur le blog de Timothée Minard, adaptation d’une conférence donnée lors de la cérémonie de clôture de l’Institut Supérieur de Théologie Évangélique (Antananarivo – Madagascar), le 13 juillet 2019.

Du même auteur : « la diversité des ministères : réflexions à partir d’Ephésiens 4 ».  La mention des « apôtres, prophètes, évangélistes, pasteurs et enseignants » en Éphésiens 4.11 est parfois utilisée pour organiser la vie de l’Église autour de ces « cinq ministères ». Cela a certes le mérite de questionner la tradition protestante qui s’est généralement focalisée autour du seul ministère de direction de l’Église locale, qu’il soit nommé pasteur ou ancien. Dans cet article, l’auteur montre néanmoins qu’il n’est pas forcément judicieux de se focaliser sur ces « 5 ministères », encourageant à retenir « l’esprit » de ce texte : celui-ci nous interpelle sur la nécessité de prendre en compte de la diversité des ministères, une diversité voulue par Dieu.

19) Taux élevé de fécondité en France : « Il faut chercher les explications ailleurs que dans la présence des immigrées »

Beaucoup de gens pensent que si le taux de fécondité est si élevé en France, […] c’est parce que les immigrées font beaucoup d’enfants. Les statistiques racontent une autre histoire. » Et ces chiffres balayent au passage plusieurs idées reçues

20) The Family… la face sombre d’un pseudo-évangélisme conquérant

Une enquête au cœur d’une organisation chrétienne conservatrice super secrète à Washington D.C. nommée The Fellowship Foundation, mais appelée en interne The Family. Selon Jeff Sharlet, l’auteur du livre publié en 2008 sur lequel se base la série, ses membres croient que « le vrai message du Christ n’est pas tant l’amour que la force ». Bien sûr, cela peut sembler quelque peu assez innocent au premier regard, enfin jusqu’à ce que tu réalises que l’organisation a beaucoup de pouvoir dans le monde entier, et qu’elle ne l’utilise pas vraiment forcément pour le meilleur…

Et le dernier pour la route :  Trouver des livres gratuits sur le web

 Certains parmi mes lecteurs me demandent parfois « où trouver des livres gratuits ». Personnellement, je n’en fournis pas, mais peux vous orienter vers certains sites ressources : ainsi, ce blogue au nom prédestiné, lequel fait la promotion et la catégorisation de livres électroniques chrétiens disponibles en français (près de 1000 ouvrages différents).

 

Ces « Foireux liens » sont terminés. J’espère qu’ils ont retenu toute votre attention. Prochaine édition en Novembre.

 

 

 

 

 

 

Avant d’être un « leader », tu es d’abord un « follower »

Hier, les disciples de Jésus lui demandaient de leur apprendre à prier. Les disciples d’aujourd’hui lui oseront-ils lui demander de leur apprendre à Le suivre ?
(Source : convergence bolcho-catholiques)

« Toi, suis-moi », dit Jésus (Jean 21v22)

Dans un monde et une Église, [soucieux] du »leadership » (et de la formation pour devenir « leader »), il est facile d’oublier que nous sommes d’abord à la suite du Christ, pas des « leaders » mais des « followers », des disciples. C’est la base de toute authenticité chrétienne. (Vu sur twitter – paru le 06/09/19)

Jésus-Christ devait-il être crucifié ? Quel est le sens de son sacrifice ?

Le sacrifice de Jésus-Christ à la croix : mais pourquoi ? Quel est son sens ?

« Pourquoi Jésus devait-il être crucifié ? Pourquoi Dieu ne pourrait-il pas simplement nous pardonner sans ce sacrifice terrible de son Fils ? » 

Telle est cette question posée par l’internaute « Eric » à l’équipe des Répondants du site 1001 questions, qui a reçu la réponse suivante :

« Le sens de la mort de Jésus, sa portée et sa cause font l’objet de beaucoup de remises en question depuis des décennies. Certains ne veulent y voir qu’un acte héroïque du témoin de la vérité et de la justice, une dénonciation de la violence des hommes (Matthieu 23,31). Ou une victoire sur les puissances de mort (Apocalypse 12,10ss) qui oppriment les humains. Ou encore, une preuve d’amour total de Jésus envers nous (év. Jean 15,13)  ou d’obéissance/confiance absolue envers le Père (voir Jean 14,31, ou l’attitude de Jésus crucifié face aux moqueries et aux défis qui lui sont lancés). Liste non exhaustive. Ces sens sont bien présents dans le Nouveau Testament, mais la question de l’internaute contient le terme le plus important parmi les interprétations que donne l’Ecriture de la mort de Jésus : « sacrifice ». Le fait que son sang a été répandu pour effacer nos fautes (idée de substitution), comme, symboliquement, le sang de l’animal répandu sur l’autel, effaçait les souillures (Lév 17,11) ». 

« Scandale » pour les uns et « folie » pour les autres (1 Cor.1v23), mais c’est par ce sacrifice ultime de Jésus-Christ, victime parfaite offerte une fois pour toutes,  que « Dieu dit « non » à ce que nous sommes ou tentons d’être sans lui », mettant fin « à tous les sacrifices et à toutes les tentatives humaines pour s’auto-purifier devant Dieu ».

La suite sur le site 1001 questions !

Le Psaume des assassins

« David demande à être lavé de (sa) faute, à être rendu plus blanc que neige… » (Source : public domain pictures)

On appelle psaume de pénitence le psaume 51, mais il n’est pas triste, ni plaintif ; il est au contraire tumultueux. David répond d’une faute grave, il l’expie et il épuise l’éloquence de sa peine. [David, en tant que roi d’Israël, était le représentant officiel de Dieu parmi son peuple; Mais, il a trahi cette confiance sacrée en commettant un crime de façon intentionnelle] : il a envoyé à la mort au combat un homme pour épouser sa femme, la splendide Batshéba. Du haut de sa volonté de roi, il a donné l’ordre scélérat qui a été exécuté : Urie le Hittite est laissé seul dans la mêlée. Dieu, en colère contre lui, lui enlève l’enfant premier-né de cette union et l’éloigne même du trône pour une longue période  [2 Sam.11 et 12]

(….)

David expie la peine infligée et ensuite, par ce psaume, demande à Dieu [qu’il n’appelle pas ‘‘YHWH’’ alors que c’est le nom caractéristique du livre II des Psaumes] d’effacer sa faute. Il emploie le verbe mahà que le prophète Esaîe attribue à Dieu en annonçant qu’il effacera une larme sur chaque visage [Es.25v8]. David demande à être lavé de cette faute, à être rendu plus blanc que neige et, au cours de sa requête, il décharge son terrible impératif à Dieu : Hazzilèni middammim, « libère-moi des sangs »(v16). Ce n’est pas une prière mais un ordre [ !] et qui contient le plus brutal des « tu » d’un homme à l’adresse de Dieu.

David a participé à de nombreux combats. Il a commencé enfant en abattant le colosse Goliath et en lui tranchant sa grosse tête, puis il a combattu pour Saül et puis pour son royaume. Il a commis des massacres, mais il doit répondre d’un seul sang versé : celui de Urie le Hittite, le mari de Batshéba. Et il emploie le pluriel « sangs » comme est au pluriel celui d’Abel versé par Caïn [Gen.4v10]

« Libère-moi des sangs » : l’impératif de David ne laisse pas de répit à Dieu, il ne penche pas vers une prière que l’on peut éluder. Dans le vers précédent, il lui a dit : « j’enseignerai tes chemins aux coupables ». C’est ainsi : un homme qui se repent et obtient le pardon peut enseigner les autres, parce qu’il a connu les chemins, les a perdus et puis a su les retrouver. Ce n’est pas celui qui enseigne sans discontinuer qui est un maître, mais celui qui brusquement apprend.

A la fin, le psaume offre une parole chère à ceux qu’irrite le faste de certaines cérémonies religieuses. David leur assure que : « les sacrifices d’Elohim sont un esprit brisé, un cœur brisé ». Dieu accueille près de lui l’homme blessé, tel est le sacrifice qui lui plaît, non pas la grande pompe de l’indemme. David l’a appris de Samuel, prophète et prêtre en Israël, qui l’oignit roi à la place de Saül. Il avait déjà vainement enseigné [à ce dernier] : « obéir est préférable au sacrifice, écouter est préférable au gras des moutons » (1 Sam.15v22). David va plus loin et définit la manière d’écouter et d’obéir : un cœur brisé.

Et au terme de cette lecture d’un psaume d’aventures : le monde est plein d’assassins, verseurs des sans d’autrui(1). [L’on peut alors souhaiter] à chacun d’entre eux, à chaque assassin, d’arriver à atteindre l’impératif de David. Hazzilèni middammim, qu’il paie ou non sa dette envers les hommes, c’est le vers 16 du psaume 51 qui est son but. Car il y a un moment où tout assassin sera de nouveau seul avec sa victime. Tout autour, il n’y aura ni guerre ni haine pour le soutenir, le justifier, l’approuver. Il sera seul et, sans le vers de David, il ne sera rien.

(D’après  « le psaume des assassins » IN De Luca, Erri. Première heure. Folio, 2012, pp 123-125)

 

 

Note : 

(1) Cf Matt.5v21-22

Prier est un acte dangereux….

« Vous donc, priez ainsi : Notre Père qui es aux cieux…. » (Matt.6v9-13)

Le Notre Père à la sauce « Sketch-up »(1) !

Un homme récite mécaniquement le Notre Père et surprise ! Voilà que Dieu lui répond. Le dialogue qui s’ensuit montre combien chaque demande de cette prière engage celui qui la formule, au point de changer radicalement sa vie et d’impacter ses relations.

En bonus, une piste de réponse pour ceux qui n’aiment pas réciter une prière pourtant enseignée par Jésus à ses disciples, se demandant si « elle est obligatoire pour bien prier » !

 

 

 

Note : 

(1) La compagnie théâtrale ! Voir cette interview de l’un de ses fondateurs et acteurs.

 

 

« Hevenu Shalom Alehem » : Pep’s café fait sa rentrée !

 « Hevenu shalom alehem » est un très beau chant en hébreu de cérémonies, célébrations et fêtes, dont le couplet est mainte fois répété. Il signifie « nous vous apportons la paix ». Est-ce là notre motivation constante ?

Shalom Alehem (hébreu שלום עליכם, yiddish שלום־עליכם (şolem aleyxem)) est une salutation hébraïque, signifiant « Paix sur vous ». Cette salutation est utilisée au pluriel, et est utilisée aussi bien pour une collectivité que pour un individu isolé.

Shalom, « la paix », n’est pas l’absence de ce qui dérange mais l’établissement de ce qui est bon. Cela vient de Shalem, la « plénitude », ce qui remplit chaque aspect de notre vie, tant mentale que physique, spirituel ou matériel. Une promesse qui garde toute sa plénitude…. dans le Prince de Paix (Esaïe 9v5), Celui [dont le Nom signifie « Dieu sauveur » et « Dieu élargit »] « en qui nous nous trouvons pleinement comblés » (Colossiens 2v10) et qui a dit « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. Que votre cœur cesse de se troubler et de craindre » (Jean 14v27).

Le prophète Jean [le baptiste] a rendu à Son sujet ce témoignage : « C’est celui dont j’ai dit: Celui qui vient après moi m’a précédé, car il était avant moi. Et nous avons tous reçu de sa plénitude, et grâce pour grâce….» (Jean 1v15-17).

C’est ce que je peux vous souhaiter de mieux pour cette nouvelle rentrée !